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Le contraire du Courage, c’est le conformisme, c’est l’acceptation d’être comme tous les autres ou d’être comme les autres désirent que l’on soit.  Il faut  du Courage pour se tenir debout face à ses rêves, ses principes et ses valeurs.

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Il ne sortira rien du Sommet de Copenhague, sur le plan du climat, car les émissions anthropiques de CO2 ne peuvent contribuer ni au réchauffement planétaire ni au refroidissement planétaire. La science à façon du GIEC est à l’image de la science agronomique moderne qui a oublié que le sol est un organisme vivant et non pas le réceptacle inerte d’un cocktail de poisons et de fertilisants de synthèse; à l’image de la science médicale moderne qui a oublié que le corps humain est un organisme vivant et non pas le réceptacle d’un cocktail d’aliments empoisonnés, de vaccins pourris et transgéniques et de remèdes de synthèse iatrogéniques. La science réductionniste du GIEC a réussi l’exploit de réduire le climat de l’être planétaire à une équation unique à une seule molécule, le dioxyde de carbone; elle a oublié que l’être planétaire est un organisme vivant dont la complexité échappe, et échappera toujours, à la petite compréhension du bipède qui s’est auto-proclamé le maître de la création; et elle a évacué de sa vision globale climatique la présence du soleil et de l’entièreté du cosmos. C’est une immense farce.

Dominique Guillet - Président de KOKOPELLI

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La liste des pratiques agro-écologiques permettant de régénérer les sols agricoles est longue: le compost, les engrais verts, le BRF, les Microorganismes du Professeur Teruo Higa, l’agriculture de Fukuoka, la permaculture, les préparats de la biodynamie, les purins d’ortie et autres extraits fermentés, etc.

Et, bien sûr, la Terra Preta, “Black Earth”, les terres “noires” d’Amazonie. S’il est une technique qui illustre à merveille notre propos, la Révolution par le Carbone, c’est bien celle-là. Le cadre de cet article ne nous permet pas de développer cette technique quasi-miraculeuse (du point de vue de la science qui depuis 20 ans n’a pas réussi à en percer les mystères) et nous renvoyons le lecteur à des articles qui se trouvent sur la toile, ou au chapitre consacré à ce thème dans l’ouvrage “1491” et à un article de Bernard Leclercq, d’Auroville en Inde, sur le site de Liberterre.

N’est-il pas proprement fantastique que la Terra Preta (des “terres noires” créées par l’incorporation de charbons de bois activés en sus de débris de poteries d’argile et d’autres matières carbonées) puisse perdurer dans le sol durant des milliers d’années (qui plus est dans des zones tropicales où le lessivage est tel que les sols sont normalement très pauvres) et se “régénérer” naturellement au fil des années! Un gramme de charbon actif possède une surface “éclatée” de 500 mètres carrés.

Cela fait des années que nous avons mis en application les “Terra Preta” dans le sud de l’Inde: en l’espace d’une saison, des cultures de légumineuses croissent à 20 cm de hauteur, dans des sols hyper pauvres, et à 1m50 dans les mêmes sols agrémentés de ces charbons de bois actifs.

L’auto-régénération des sols agricoles par les charbons de bois actifs: c’est véritablement tout un programme politique.

Dominique Guillet Président de KOKOPELLI

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Nul homme ne peut vous révéler quoi que ce soit qui ne sommeille déjà dans l'aube de votre connaissance.
Car la vision d'un homme ne prête pas ses ailes à un autre homme.
Et comme chacun de vous se tient seul dans le savoir de Dieu ainsi chacun de vous doit rester seul dans sa connaissance de Dieu et dans sa compréhension du monde.
                Le Prophète - Khalil Gibran

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  • : 07/04/1963
  • : Paris
  • : politique écologie économie mes enfants
  • : Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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L’Euro, la spéculation et le salami hongrois

Une nouvelle peur hanterait « les marchés », celle du déficit public. Une blague ! En fait les spéculateurs ont mis au point une stratégie destinée à obtenir des intérêts toujours plus élevés. Ils s’en prennent d’abord à la Grèce et au Portugal. Mais les autres, tous les autres suivront.


kentwang (Flickr - cc)  En 1947, lors de la première conférence du Kominform (successeur du Komintern dissous en 1941), un dirigeant communiste hongrois avait  défini la tactique que devaient suivre les communistes dans les démocraties. Il comparait alors les partis non communistes de son pays à un salami : « Je découpe une première tranche et je la mange. Ensuite je découpe une seconde, que j’avale. Puis une troisième et ainsi de suite … » L’anecdote est restée célèbre sous le sobriquet de « tactique du salami hongrois », qui désigne un processus de conquête de l’hégémonie par étapes successives.  Le mur est tombé en 1989, et ce sont aujourd’hui les spéculateurs qui nous resservent le salami hongrois, mais agrémenté à leur propre sauce.
Car à quoi avons nous assisté cette semaine ? D’abord à un assaut sur la dette grecque. Après une campagne de presse intense sur le thème de la « dette insupportable de la Grèce », et de ses soi-disant « mensonges statistiques », le taux d’intérêts exigibles sur les emprunts à 10 ans de la Grèce sont désormais à 7%. Soit 6% au-dessus de l’inflation !  C’est évidemment insupportable pour un petit pays qui doit emprunter 50 milliards cette année. Mais c’est ainsi. L’agence Moody’s ayant dégradé la note de la Grèce, les « marchés » considèrent, ou plutôt font semblant de considérer tant c’est improbable, que la Grèce a quatre fois plus de chance de faire défaut que le Maroc ! On est en plein conte de fées, auquel certains journaux donnent  foi. C’est ainsi que le Figaro de samedi titre « les déficits publics inquiètent les marchés », ou encore « les investisseurs tétanisés par la montée des risques ». Le raisonnement est simple : les épargnants seraient chagrins de la montée des dettes publiques. (30000 milliards de dollars). Et demanderaient une juste rémunération du risque lorsqu’ils prêtent de l’argent aux Etats qui ont besoin de se financer à crédit.  Comme els Etats européens comptent « lever » 2200 milliards d’euros en 2010, les taux d’intérêts montent aussi. On nage dans la « pensée inique ».
 
La vérité est bien plus sordide : des fonds à risques, hedge funds, ont bien compris qu’il y a de l’argent à se faire sur la montagne d’emprunts que doivent lancer les Etats. Grâce au système de CDS (consolidated default swaps) qui sont une assurance soi-disant sur le risque, ils obtiennent de faire monter artificiellement les rendements des obligations d’Etat. Malins, ils ont commencé par la Grèce, maillon faible, qui doit payer 428 « points de base », c’est à dire 4,28% ajoutés au 3% environ auxquels emprunte l’Allemagne, la meilleure « signature ». Comme le gouvernement grec n’a obtenu aucune aide de la part de l’Europe « du Nord », il doit payer le tribut aux marchés. Voyant que cela marche, les même hedge funds s’en sont pris ensuite au Portugal, puis à l’Espagne. La semaine prochaine ce sera l’Italie. Ils visent déjà les Etats-Unis, prenant prétexte du relèvement du plafond d’emprunt par le Sénat à 1900 milliards de dollars. Tranche par tranche, pays par pays, les fonds spéculatifs vont demander des taux d'intérêts plus forts.

En 1947-1948, les partis démocratiques des pays de l’Est furent dévorés les uns après les autres par le Parti communiste, parce qu’ils ne voulaient pas se liguer pour se défendre. Le même phénomène est à l’oeuvre aujourd’hui. Tout le monde trouve « normal » que la Grèce  paye puisqu’elle a fauté en mentant sur la réalité de son déficit public. En fait tout le monde est au courant depuis longtemps de la falsification des Hellènes. La banque centrale de Grèce calculait très officiellement le « vrai » déficit » et le communiquait à Bruxelles, sans réaction ! Mais ce n’est pas grave pour certains obtus compagnons de routes  du néolibéralisme. Même Libération ce samedi, malgré un dossier très bien fait avec la collaboration de Jean Quatremer,  reprend la rengaine « la Grèce a triché…elle doit mettre de l’ordre dans sa gabegie ». Car pour les amis de Libé, François Sergent en tête, le danger, ce n’est pas tant que les retraités, paysans, salariés grecs soient saignées à blancs par des rentiers, comme il est presque indifférent que l’Espagne affiche déjà un taux de chômage de 18%. Non le drame, c’est surtout que « l’euro est attaqué »! Incroyable. La monnaie unique est passé à 1,39 pour un dollar. C’est plutôt une bonne nouvelle pour les industriels qui exportent. Mais pour Libération, il faudrait sauver « l’euro fort ». C’est se tromper  de cible : il n’y a pas de danger d’éclatement de la zone euro, pour la bonne raison que tous les pays ayant leurs dettes libellées dans cette monnaie, il n’est pas question d’en sortir. En revanche il faudrait agir vite pour briser la spéculation avant qu’elle ne se frotte à  la dette italienne, ou française… 
Les pistes existent, on les rappelle vite :

 - trouver une solution pour permettre à la Grèce d’emprunter « hors marchés », au taux moyen de la zone euros par exemple. Sur les 2200 milliards d’euros que les pays européens vont emprunter, les 50 milliards de la Grèce sont une goutte d’eau. Ce serauit une aide à la réalisation du programme de rigueur du gouvernement Papandréou.

- casser les hedges funds en les réglementant et en leur interdisant de jouer sur la dette souveraine. Plus généralement limiter drastiquement toute la sphère de la finance spéculative. Nous n’avons pas intérêts à ce qu’interdits de jouer sur la dette publique, les spéculateurs et leurs amis se ruent sur les matières premières !

- pour cela il suffit d’interdire aux banques de leur prêter de l’argent

- remonter les impôts de manière coordonnées pour rembourser la dette et la ramener à un niveau soutenable de manière à soulager les gouvernements de la menace antidémocratique des marchés

- investir pour obtenir une croissance vigoureuse, qui seule permettra un désendettement rapide. Pour  hâter ce mouvement, accepter une inflation à 3% l’an, par l’augmentation des salaires. Rédigé par Hervé Nathan le Samedi 6 Février 2010 à 16:08 | Commentaires (16)

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La spéculation attaque l’Europe par le sud

L’Espagne, la Grèce et le Portugal, fragilisés par leur dette publique, sont attaqués par les marchés. Conséquences : baisse de l’euro et chute des Bourses.

Par JEAN QUATREMER BRUXELLES (UE), de notre correspondant, GRÉGOIRE BISEAU, CATHERINE MAUSSION

Du coup, même si une sortie de la Grèce de la zone euro ne paraît guère réaliste, ni sur le plan économique, ni sur le plan politique, la question latente est : l'Union monétaire va-t-elle résister à la tourmente? (AFP Joël Saget)

La finance veut-elle la peau des Etats de la zone euro ? Vendredi, les principaux marchés européens (action, obligation et devises) ont continué leur dégringolade. La Bourse de Paris a perdu 3,40%. Et celle d’Athènes 3,73%. L’euro, lui, est passé sous la barre des 1,36 dollar pour la première fois depuis huit mois. En ligne de mire : les 30 000 milliards de dette publique cumulés par les pays du G7 et la situation de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal. Tout cela dans un climat «de très grande nervosité», selon un opérateur parisien.

Qui attaque la Grèce et l’Espagne ?

Plus personne ne le conteste, la situation des finances publiques de la zone euro, y compris celle de la Grèce, ne justifie pas une telle panique des marchés financiers qui, désormais, jouent clairement l’éclatement de la zone euro. Selon nos informations, émanant à la fois d’autorités de marché et d’établissement financiers, une grande banque d’investissement américaine et deux très importants hedge funds seraient notamment derrière les attaques contre la Grèce, le Portugal et l’Espagne. Leur but ? Gagner un maximum d’argent en créant une panique qui leur permet d’exiger de la Grèce des taux d’intérêt de plus en plus élevés tout en spéculant. Pourquoi ne pas citer les noms ? Parce qu’il s’agit d’un faisceau de présomptions qu’un tribunal risque de juger insuffisant en cas de procès. Et comme le dit un opérateur de marché : «On ne joue pas avec ces gens-là.»

Comment gagner de l’argent avec la dette grecque ?

De mille façons. Grâce à la sophistication extrême des marchés financiers. D’abord, il faut savoir que la dette (c’est-à-dire les obligations d’Etat) est un produit financier comme un autre. Elle a un prix défini par une offre et une demande. Comme pour le baril de pétrole ou une action en Bourse. Or, doutant de la crédibilité de la Grèce à honorer sa dette, les opérateurs de marché exigent une prime de risque plus élevée (donc une hausse des prix). Et le marché n’aime rien d’autre que ces moments où il «joue à se faire peur», pour reprendre l’expression de Nicolas Véron, économiste au Bruegel Institute, car il y a matière à des allers et retours. Rapides et donc très profitables.

Ainsi, d’après nos informations, les deux hedge funds qui tiennent le marché grec ont été furieux de n’avoir reçu que 2 % du dernier emprunt grec (lancé le 25 janvier pour une durée de cinq ans, il a recueilli 25 milliards d’euros de demande, pour 8 milliards finalement levés) et sont décidés à faire courir la panique sur le marché des CDS, les fameux credit default swap. Que recouvre cette appellation ? Un titre d’assurances que l’on contracte pour se prémunir contre un potentiel défaut d’un Etat à qui l’on a prêté de l’argent. Un CDS a un prix et s’échange sur un marché non régulé et totalement opaque.

Vendredi, le CDS grec était à 428 points de base, un niveau sans précédent, alors que celui du Liban plafonnait à 255, ou celui du Maroc à 113… En clair, pour le marché, le risque de faillite de la Grèce serait quatre fois supérieur à celui du Maroc. Ce qui est irréaliste. La réalité du marché du CDS est plus triviale : voilà un far west où il est très facile de gagner beaucoup d’argent. Nos deux hedge funds, comme d’autres, attaquent donc la Grèce en créant de la panique pour faire monter les prix : «les CDS, c’est un puits sans fond : avec 200 millions de dollars, vous jouez comme si vous aviez un milliard de dollars», explique un analyste.

 

À quoi jouent les agences de notation ?

Les voici de nouveau à l’œuvre. Elles sont trois - Standard & Poor’s, Moody’s, les deux anglo-saxonnes, et Fitch, la française - et elles distribuent des notes à la terre entière. Leur métier : évaluer la capacité des emprunteurs à rembourser leurs dettes. Aucun produit financier n’échappe à leur zèle : aussi bien les obligations émises par Danone, que les produits structurés montés par les banques, mais aussi les fonds levés par les Etats - comme demain la France avec son grand emprunt. Une bonne note, le AAA, et voilà l’investisseur rassuré. Une mauvaise note, B ou moins - chaque agence a son système -, ce sont les taux d’intérêts qui s’envolent et aussi l’addition. Et voilà qu’avec leurs alertes sur les dettes publiques, elles font vaciller les Etats… Elles ont tout de même un sacré «culot», commente un opérateur, ces agences qui ont construit la bombe des subprimes.

Tiennent-elles là leur revanche ? «C’est comme si les agences voulaient récupérer leur réputation perdue», souligne Jean-Charles Rochet, professeur à la School of Economics de Toulouse. Au risque d’ajouter la crise à la crise, en dégradant la note des Etats. «Sans doute peut-on s’interroger sur leur rôle de déclencheur de panique ou d’amplificateur dans la crise», note Benoît de Brossia, analyste chez KBL-Richelieu, pour autant, «c’est logique que des pays laxistes en matière budgétaire, en paient les conséquences».

Que peut faire l’europe pour enrayer cette attaque ?

Calmer les marchés en leur faisant comprendre qu’ils sont victimes de spéculateurs et qu’ils risquent de perdre beaucoup en les suivant. Si le message est entendu, nos deux hedge funds et la banque américaine «vont se retrouver en culotte», affirme un opérateur de marché… Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, a ironisé, jeudi, sur les inquiétudes des investisseurs : «Savez-vous que le FMI s’attend à un déficit budgétaire de 6% du PIB en 2010 pour les seize pays de la zone euro ? D’autres grandes nations industrielles, le Japon comme les Etats-Unis, sont-elles à plus de 10.%» Un langage que l’on n’avait pas l’habitude d’entendre.

L’heure n’est plus au rappel du traité de Maastricht, qui interdit que l’on vienne au secours d’un Etat membre de la zone euro. Si les investisseurs ont la garantie que la Grèce ne coulera pas, le calme reviendra. Même l’Allemagne commence à comprendre que l’euro est en danger : jeudi, Angela Merkel, la chancelière allemande, a estimé qu’il fallait mettre en place «un gouvernement économique des Vingt-Sept», et va faire avec Paris des propositions communes lors du sommet du 11 février. Et il faut aller plus loin dans la régulation : Michel Barnier, le commissaire européen au Marché intérieur, a confirmé hier à Libération qu’il avait l’intention de proposer une directive «sur les marchés des produits dérivés [notamment les CDS, ndlr], dont 80% échappent à tout contrôle alors qu’ils représentent plus de 600 000 milliards de dollars dans le monde. Il faut inverser cette proportion.»


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Post colonialisme et sionisme


Par Sidney TOUATI –

 

Extraits :

 

Le lent et douloureux processus qui a permis aux peuples européens d’accéder à un niveau  et une qualité de vie inconnue jusqu’alors, est resté quasiment limité à l’espace civilisationnel qui lui a donné naissance. Hormis l’exception israélienne, japonaise et sud coréenne, la démocratie moderne, fondée sur la liberté et la responsabilité individuelles, dont l’objectif est le libre épanouissement de la personne, ne s’est pas répandue dans le monde comme nous étions en droit de l’espérer après la chute du mur de Berlin et l’effondrement du bloc soviétique.

Globalement, la majeure partie de l’humanité et notamment la quasi-totalité des pays islamisés, vit toujours en dessous du seuil minimum de liberté, en dessous du seuil de pauvreté. Le développement fulgurant du Japon et d’Israël est un élément prouvant que l’absence de liberté individuelle et du respect de la personne est la source principale de la misère qui sévit aujourd’hui dans le monde.

 

L’ONU qui avait été créée en vue de garantir à chaque habitant de la planète le libre exercice des droits fondamentaux, a totalement failli à sa mission. Dominée par une majorité d’Etats qui ne respectent pas ces droits, l’ONU est devenue un instrument de dénonciation des démocraties occidentales au premier rang desquelles Israël, les Etats-Unis et l’Europe… les tyrans de toute sorte adoptent la posture de la victime et de l’accusateur.

Les grands médias des pays démocratiques, les représentants du monde politique, une grande partie des intellectuels sont devenus, consciemment ou non, les porte-parole des tyrannies qui maintiennent leur peuple dans les fers en rendant responsable « l’autre », l’Occident, la colonisation, le sionisme de la situation dramatique de leurs nationaux.

C’est, entre autres, par le biais de l’idéologie anti-sioniste que s’opère cette incroyable métamorphose au terme de laquelle les dictatures se drapant dans l’idéologie victimaire,  donnent des leçons aux démocraties, exigeant de ces dernières soumission, repentances et argent.

 

Reflux démocratique et anti-sionisme.

Le reflux démocratique qui s’opère ainsi jusque dans la « marge » des pays développés, s’alimente à l’anti-sionisme devenu véritable religion d’Etat dans la plupart des pays arabo-musulmans et idéologie dominante dans les démocraties occidentales

La haine du Juif, décrit comme vouant un culte au dieu argent, coïncide avec la haine de la bourgeoisie libérale. L’avènement du capitalisme moderne est ainsi présenté par Marx comme résultant du triomphe du judaïsme. Le judaïsme, prophétise-t-il, ne disparaîtra que lorsque la bourgeoisie et le règne de l’argent seront détruits.

On le constate une fois de plus, les intellectuels juifs ou d’origine juive occupent une place centrale dans ce processus de dénigrement et de haine de soi.  Shlomo Sand. représentant de la pensée négationniste moderne, cet auteur (dont le livre à peine édité est tout aussitôt traduit en français), pense mettre un terme définitif au débat. En se fondant sur un raisonnement sophistique, il conclut : le peuple juif n’existe pas! 

Cette volonté de dénier au peuple juif l’exercice des droits politiques fondamentaux est le véritable enjeu de ce combat planétaire qui prend parfois des chemins inattendus.

La question juive hier, Israël, le sionisme, le post-sionisme, aujourd’hui, demeurent ce lieu où les questions fondamentales se posent et les problématiques se construisent ; où le rationnel est souvent convoqué pour alimenter l’hydre aux mille têtes de l’antisémitisme dont la finalité est toujours la même : dénoncer, accuser, condamner le Juif réel. Persécuté hier pour avoir « tué Dieu » (le peuple déicide !) ; massacré pour avoir menacé la pureté de la race (crime contre la pureté du sang) ; appréhendé, vilipendé, stigmatisé aujourd’hui sous la catégorie infamante du sioniste « tueur de peuple » ! 

 

Le sionisme comme expression de la libération des peuples et des citoyens.

Or, l’examen des faits prouve que loin d’être cet instrument de domination et d’aliénation, le sionisme est un mouvement de libération, qui loin de se limiter au seul peuple juif, est porteur d’un message universel. C’est précisément cette universalité du sionisme qui le rend suspect et dangereux aux yeux des tyrans de tous bords. On peut dégager une sorte de règle qui montre que le degré d’opposition au sionisme est proportionnel au niveau de dictature atteint par un Etat. Il faut saisir ce caractère universel du sionisme comme mouvement de libération des peuples et des citoyens …Le sionisme mouvement de libération, respectueux de l’humanisme ; sans doute le seul mouvement de libération ayant réellement abouti depuis la fin de la seconde (ou plutôt la deuxième ?) guerre mondiale à libérer un peuple, mais également et dans le même mouvement, les citoyens qui le composent. Israël est un Etat libre et souverain, composé d’hommes libres.

 

(Extraits de l’article rédigé par Sidney Touati et consacré au dernier numéro de la revue CONTROVERSES, dirigée par S. Trigano, dont le thème est « Post colonialisme et sionisme »)


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Si on prenait un peu aux riches, ça ferait combien pour les pauvres ?


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Question politiquement incorrecte quand on est gouvernés par des riches, mais je la pose. Calculs et scénarios sur la base de chiffres officiels qui ont fait de gros progrès (merci au CNIS et à l’Insee), mais qui sous-estiment probablement encore un peu les revenus des très riches.

En 2007, en France, les 10 % les plus riches avaient un « niveau de vie » moyen de 50 778 euros par an et par « unité de consommation (uc) » ou « équivalent adulte isolé » (voir ci-dessous), soit 4231 euros par mois. Quant aux 10 % les plus pauvres, ils avaient en 2007 un niveau de vie par uc de 7698 euros, soit 641 euros par mois. DONC 6,6 FOIS MOINS. Source de ces chiffres (Adresse du lien corrigée le 19 janvier)

Parenthèse technique. Pour l’Insee, le niveau de vie d’une personne est égal au revenu disponible du ménage (après impôts directs) divisé par le nombre d’unités de consommation (uc). On attribue 1 uc au premier adulte du ménage, 0,5 uc aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 uc aux enfants de moins de 14 ans. Avec cette définition, toutes les personnes d’un ménage ont le même « niveau de vie ». En moyenne, on a en France 1,6 uc par ménage, avec des écarts (que j’ignore) selon les niveaux de vie. Les raisons pour lesquelles on adopte des conventions aussi abstraites tiennent, par exemple, au fait que deux personnes vivant en « ménage » sous le même toit, ont un niveau de vie supérieur à celui de deux personnes ayant les mêmes revenus mais vivant isolément. Fin de la parenthèse.

Décidons arbitrairement de prélever 10 % des revenus des 10 % les plus riches. En moyenne. Car on peut (et on doit) faire du progressif, mais peu importe ici. Il continueront à vivre très bien, merci. J’en fais partie, je sais. Cela fait un prélèvement de 423 euros par mois EN MOYENNE par uc (équivalent adulte).

Premier scénario. On transfère le tout aux 10 % du bas de l’échelle (le premier « décile »), là aussi en attribuant plus à ceux qui ont le moins. Ils voient progresser leur niveau de vie moyen de 66 %, ce qui change leur vie : ils passent en moyenne de 641 euros par uc, bien en dessous du seuil de pauvreté (908 euros pour une personne seule en 2007) à 1064 euros par uc.

Second scénario. On peut (et on doit), en conservant la progressivité, décider d’utiliser cette « redistribution solidaire des revenus » pour améliorer le sort des 20 % du bas de l’échelle, à raison par exemple de 2/3 de la somme prélevée pour le premier décile (soit 282 euros par uc et par mois), et 1/3 pour le second décile (dont le niveau de vie moyen était de 938 euros par uc et par mois). On améliore alors le niveau de vie du premier décile de 44 % (niveau de vie de 923 euros en moyenne à l’arrivée) et celui du second de 15 % (1079 euros en moyenne à l’arrivée).

Cet exercice hypothétique et abstrait – car il y a de nombreuses façons possibles de réaliser de tels transferts de revenus, en passant en partie par la réduction des inégalités de salaires et autres « revenus primaires », et en partie par de vrais impôts et prestations sociales - ne vaut que sur un point. Il prouve qu’en réduisant de façon modérée les hauts revenus, on pourrait ERADIQUER LA PAUVRETE MONETAIRE EN FRANCE et améliorer la situation matérielle de ceux qui sont un peu au dessus du seuil de pauvreté, sans toucher aux revenus de l’immense majorité, et sans invoquer le besoin de croissance. Le rapport entre les niveaux de vie moyens des déciles du haut et du bas passerait de 6,6 (4231/641) à 4,1 (3808/923) dans le second scénario, celui qui se propose d’améliorer le sort des 20 % du bas).

Si nos élites ne gravitaient pas, presque toutes, du côté des 10 % du haut, et assez souvent du côté des 1 % les plus fortunés et de leurs réseaux, il y a longtemps que cela aurait été envisagé. Qui plus est, ce serait excellent pour la fameuse « relance de la consommation ».

Au fait, combien représenterait au total cette « redistribution solidaire » aux effets sociaux immenses ?

Une ponction de 5 078 euros par an et par uc (équivalent adulte) en moyenne, pour environ 10 % d’un total de 41 millions d’uc, cela fait un peu plus de 20 milliards d’euros. Mais à combien se monte la perte annuelle de ressources fiscales liée aux réductions successives de l’impôt sur le revenu depuis 2000, sans même parler d’autres cadeaux ? Réponse : autour de 30 milliards d’euros, dont les deux tiers ont bénéficié exclusivement aux 10 % les plus riches. Les deux tiers de 30 milliards, c’est… 20 milliards ! Calculs à la louche, mais pas besoin de petite cuillère pour ces ordres de grandeur.

Ce « transfert solidaire » reviendrait donc à peu près à reprendre aux 10 % les plus riches les cadeaux fiscaux qu’on leur a offerts sur un plateau depuis dix ans.

- « Allo, la Gauche ? »
- « Tous nos opérateurs sont en ligne électorale, veuillez rappeler ultérieurement ».

Annexe
Revenu disponible = revenus d’activité, revenus du patrimoine et prestations sociales (y compris les retraites et les indemnités de chômage), nets des impôts directs (impôt sur le revenu, taxe d’habitation, CSG et CRDS).


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L’horrible visage des marchés financiers 

—Les fauves sont lancés contre les Etats et les populations. Depuis quelques jours, on voit les « marchés financiers » sortir de l’ombre et des cabinets feutrés des institutions financières où depuis bien longtemps ils concoctent les politiques des Etats, pour dicter leurs politiques ouvertement, souvent même par voie de presse, aux Etats. Après avoir obligé les Etats à les renflouer, maintenant ils les obligent sous le poids de la contrainte à couper dans la « grèce », mais aussi dans la chair, afin d’assainir les budgets.

Et c’est cette stratégie des marchés financiers qu’explique Olivier Blanchard, l’économiste en chef du FMI, tout simplement dans une interview publiée par Sophie Fay du Nouvel Observateur dans leur numéro du 4-10 février. « Ce qui se passe dans ce pays [la Grèce] est un signe avant coureur des problèmes que beaucoup d’autres nations vont avoir dans les mois ou les années qui viennent. La crise a creusé des déficits importants. Ils étaient nécessaires, j’en suis convaincu. Mais tôt ou tard il faudra ajuster les comptes publics, et pour certains pays l’échéance arrivera plus vite que pour d’autres. ». A la question de la journaliste si « La Grèce n’est pas surtout sous pression des investisseurs et des spéculateurs », Blanchard répond sans détour qu’en effet, « il y a un jeu entre les marchés et les gouvernements. Les investisseurs s’inquiètent. Cela met la pression sur les gouvernements. L’exécutif grec a annoncé » un plan. Maintenant, il faut qu’il le mette en œuvre ». Lorsque la journaliste lui demande s’il implique que « La spéculation aurait donc un rôle positif ? », Blanchard répond : « C’est toujours un jeu dangereux, mais, d’un point de vue cynique, on peut répondre oui. Les gouvernements ont toujours du mal à faire spontanément des réductions budgétaires. Ils ne le font que sous pression, soit parce qu’ils y sont contraints par une règle comme le Traité de Maastricht, soit parce qu’ils ont peur de la réaction des marchés financiers ».

Dans sa conclusion, Blanchard se lance sur la France exigeant l’allongement de l’âge de la retraite. A cause de l’augmentation des dettes et des déficits, « certaines grandes réformes qu’il fallait faire avant la crise sont encore plus urgentes, en particulier la réforme des retraites. Là, il faut faire le nécessaire pour que le système soit financé. Le recul de l’âge de la retraite est la solution la plus logique ».


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Terreur sur l’Europe : « La cruauté de la compassion »

) – « La cohésion sociale sert désormais d’excuse pour éviter de nécessaires réformes en Europe », nous explique sans vergogne The Economist, le magazine de la City de Londres qui a pour code d’honneur de ne jamais signer ses articles. Non content d’avoir popularisé le terme en vogue PIGS qui voudrait que le Portugal, l’Italie, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne soient traités de « porcs » pour ne pas avoir respecté les sacro-saints critères de Maastricht, The Economist met tout son poids dans la balance pour imposer une cure d’austérité à tous les pays qui ont eu la faiblesse de croire que l’Union monétaire n’était pas un empire.

Dans son article intitulé « La cruauté de la compassion », l’hebdomadaire britannique use d’une vieille ruse en stigmatisant « syndicats » et « fonctionnaires » qui usurpent « le désir naturel de cohésion sociale » au détriment des laissés pour compte du marché du travail que sont « les chômeurs, les intérimaires, les jeunes et les immigrés ». Ainsi, pour The Economist, la véritable cohésion sociale serait de détruire ce qui sépare ces deux catégories de la population active : « Dans toute l’Europe, de nombreux travailleurs du secteur privé ont vu leurs salaires, leurs retraites et autres avantages sociaux être gelés ou coupés par des employeurs à court d’argent à cause de la récession. Mais pour l’instant, la plupart des gouvernements, même la Grande-Bretagne, se sont montrés réticents à appliquer le même traitement au secteur public ». Même « le président conservateur de la France Nicolas Sarkozy » est vilipendé pour « ne pas vouloir égratigner la cohésion sociale (et risquer des problèmes avec la rue) en poussant durement des réformes du marché du travail, des retraites et de la protection sociale ».

Il faut donc prendre exemple sur le courageux gouvernement irlandais qui « a jeté au rebus le pacte social trentenaire qui l’unissait aux employeurs et aux syndicats. Il a tranché dans les dépenses publiques et entaillé profondément les salaires. En effet, les salaires chutent dans toute l’économie. Evidemment, les travailleurs et les syndicats ne sont pas contents et le secteur public vient de se mettre en grève. Mais ce traitement sévère semble fonctionner puisque l’Irlande sort de la récession, les finances publiques s’améliorent et l’économie recouvre de sa compétitivité perdue dans la zone euro. »

En France, c’est le collègue de Dominique Strauss-Kahn et économiste en chef du FMI, le comportementaliste Olivier Blanchard, qui a apporté son soutien au programme d’austérité de la City contre les pays d’Europe. Dans les colonnes des Echos, il a courageusement affirmé : « Maintenant, avec la crise, le Portugal, l’Espagne et la Grèce éprouvent de sérieuses difficultés. Celles-ci impliquent des ajustements très pénibles. Surtout lorsque l’environnement inflationniste est très bas. Le rétablissement de leur compétitivité peut nécessiter de lourds sacrifices, comme une baisse des salaires. »

Il est donc clair que la Grèce n’est pas le véritable problème ; elle n’est que la porte d’entrée pour imposer un fascisme financier sur les provinces d’une Europe « unie ». L’erreur de départ fut de sacrifier notre souveraineté sur l’autel de Maastricht. Eh bien, pour régler le problème, il va donc falloir en revenir et créer un système de crédit au sein duquel chaque nation pourra émettre sa propre monnaie pour financer son redéveloppement et ainsi construire ces grands projets européens que l’existence de la BCE a de fait interdits.



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Qu’en est-il de la souveraineté de l’Europe ?

Article placé le 04 fév 2010, par Frédéric Courvoisier

Par Eberhard Hamer, Allemagne

Depuis que le traité de Lisbonne est entré en vigueur, la plupart des droits souverains des 27 nations autonomes d’autrefois ont été légués au commissariat politique de Bruxelles. Le traité décide qu’il n’y a plus ni nation ni citoyen d’une nation, mais seulement l’Europe et les citoyens européens. Nous croyions que ce serait un progrès en direction de la liberté, de la démocratie et de la sécurité.

Déjà un jour avant l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne les Etats réunis dans l’UE ont dû décider, moyennant l’aide active du ministre allemand de l’Intérieur de Maizière, une convention sous le diktat des Etats-Unis qui assure aux USA l’accès libre aux données bancaires du service financier européen Swift. Washington avait réglé cela avec le président de la Commission Barroso. On avait contourné le Parlement européen un jour avant qu’il ne soit responsable et on lui avait refusé le droit de participation. Le service de Swift siège en Belgique et mène tous les jours quelque 15 millions de transactions financières entre 8300 banques mondialement. Par l’assujettissement de l’UE sous l’autorité américaine, tous les flux financiers de l’Europe sont contrôlés par la CIA et les autres services secrets américains et israéliens. Il y a eu des politiciens en Europe qui, à bon droit, ont désigné Barroso comme «aide-manœuvre des Etats-Unis», contraire à toute protection europé­enne des données informatiques. Depuis, les Américains ont tout accès non seulement aux données qui existent quand il y a des versements financiers par exemple de l’Allemagne vers outre-mer, la Chine ou l’Amérique du Sud, mais à tous les versements qui se font à l’intérieur de l’Allemagne, par exemple de Hambourg vers Cologne ou à l’intérieur de Hambourg. Pendant 5 ans les données des citoyens intègres devront être mémorisées – bien sûr aux frais des banques et de leurs clients.

Les contrôleurs de l’utilisation des données informatiques ont averti le gouvernement fédéral, et surtout le ministre de l’Intérieur, du danger de soutenir une telle décision en faveur de l’assujettissement de l’UE sous le diktat des USA, contraire aux lois dans le domaine de la protection des données informatiques. Le ministre de l’Intérieur, certes, n’a pas donné son aval, mais par son abstention il a volontairement permis l’accès aux données.

A quoi sert la protection de la vie privée en Allemagne lorsque, de par l’UE, le gouvernement américain et ses réseaux d’agents ­peuvent disposer librement de nos données financières ? On justifie tout cela par la lutte contre le terrorisme – comme si les USA devaient toujours impliquer leurs Etats satellites pour profiter de leur argent, de leurs services ou d’autres valeurs matérielles.

La soi-disant lutte contre le terrorisme a été également la raison pour laquelle l’Allemagne a été impliquée, son argent et ses soldats inclus, à la guerre en Afghanistan mise en scène par les lobbies américains de l’armement, de la drogue et du pétrole. Pendant longtemps on nous a rabâché des mensonges sur cette intervention en faveur de la paix présumée. C’est seulement le nouveau ministre de la Défense qui a dit la vérité, choquant ainsi tous les partis politiques, inclus les sociaux-démocrates et les Verts, qui avaient accepté la guerre, et il vient de déclencher un débat sur la question de savoir si la Loi fondamentale permet vraiment de faire une guerre allemande, surtout là où nous n’avons rien à faire et où nos intérêts ne sont pas touchés.

Sous le prétexte de la lutte contre le terrorisme, il y a des règlements de plus en plus sévères pour les voyages aux USA. Jusqu’ici déjà, les compagnies aériennes devaient avoir annoncé toutes les données privées de leurs clients avant leur arrivée aux Etats-Unis pour qu’on ait pu contrôler les voyageurs. Maintenant ce contrôle total ne suffit soudainement plus, il faut que les voyageurs soient contrôlés dans les aéroports de partance par des scanners qui les mettent à nu. Une autre gradation serait de mettre ces photos des personnes nues à disposition des Etats-Unis et des bureaux des services secrets du CIA et autres.

Le ministre allemand de l’Intérieur de Maizière et son ami politique Bosbach ont déjà donné leur aval ainsi que l’aval de leur gouvernement pour de tels «body scanner» contraires à la Loi fondamentale qui violent la sphère intime des voyageurs. Ils veulent aussi surmonter la résistance des Libéraux contre cette violation des droits humains. C’est étonnant que, dans les média allemands, il n’y ait pas de cris d’indignation contre cela – il semble qu’ils sont tous déjà mis au pas.

L’auteur fait partie d’une génération qui a toujours considéré et défendu, après la dictature pendant la dernière Guerre mondiale, la liberté personnelle et la démocratie comme acquis politiques les plus précieux de notre siècle. Maintenant nous devons reconnaître que :

• Notre peuple allemand pour lequel nous nous engagions n’existe plus, mais qu’il n’y a plus qu’une population multicolore en Allemagne.

• Il n’y a plus de nation allemande ni de patrie allemande. La fin de toutes les deux a été consacrée par le traité de Lisbonne. On les a converties en une «citoyenneté européenne» ou quelque chose du genre.

• Il y a en revanche une diminution de la participation politique des citoyens au sens de la démocratie par la concentration et par des nouvelles structures hiérarchiques (UE). 60 % des Parlements municipaux existant il y a 20 ans, ont été supprimés par la concentration, la participation des citoyens est devenue de plus en plus indirecte, de plus en plus faible, de plus en plus contraire à la démocratie. Maintenant on gouverne le tout du haut vers le bas, et non inversement, du bas vers le haut.

• C’est aussi au sens économique que nous avons perdu la plus grande partie de la liberté. Ce ne sont pas seulement des douzaines de bureaux qui prescrivent à tous les entrepreneurs ce qu’ils doivent faire. L’entrepreneur doit aussi renoncer à 60 % de ce qu’il a gagné, de sorte que pour de nombreux employés il est plus rentable d’obtenir une allocation sociale que de vivre de leurs propres moyens.

Les trois exemples cités montrent comment on intervient au détriment de notre liberté, de notre intégrité et de nos droits humains, parce que «le grand frère de l’autre côté de l’océan» le veut ainsi. Nous menons une guerre contraire à la Loi fondamentale, sous le commandement des Etats-Unis, nous acceptons que toutes nos télécommunications soient contrôlées par la CIA (système Echelon), nous devons accepter que tous nos versements soient scrutés par des agents américains (Swift) et à l’avenir, nous devrons nous présenter tout nus aux autorités américaines.

Nos politiciens ne devront pas s’étonner s’il y a des réactions dramatiques de la part de la population trompée, dès que celle-ci réalisera finalement les violations actuelles de la Loi fondamentale, des lois de protection des données et des droits privées.

Eberhard Hamer

Eberhard Hamer est un économiste et essayiste allemand. Selon lui, le systèmes des banques centrales du type de la Réserve Fédérale ont été, sont et seront incapable structurellement de gérer une crise économique. « La Réserve Fédérale est une banque privée en mains des deux plus puissants groupes de la haute finance qui en abusent à leur profit en provoquant une surabondance de masse monétaire en dollar« , écrit Hamer dans l’un de ses articles. « La bulle spéculative qui en résulte doit se résorber soit par la faillite des grandes banques soit par une inflation grandissante des prix des biens« . Hamer prétend encore que « la crise économique commencée en 2008 est prétexte pour les 2 groupes dominants de la haute finance pour procéder à une concentration bancaire ».

Traduction : Horizons et débats



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