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Il faut redonner au Citoyen le pouvoir de maîtriser à nouveau son Avenir.
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Construire en Terre, l'habitat écologique par excellence !


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Le contraire du Courage, c’est le conformisme, c’est l’acceptation d’être comme tous les autres ou d’être comme les autres désirent que l’on soit.  Il faut  du Courage pour se tenir debout face à ses rêves, ses principes et ses valeurs.

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Le Courage c'est quand la Raison entre en Action,
pour un  Engagement   Altruiste.

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Il ne sortira rien du Sommet de Copenhague, sur le plan du climat, car les émissions anthropiques de CO2 ne peuvent contribuer ni au réchauffement planétaire ni au refroidissement planétaire. La science à façon du GIEC est à l’image de la science agronomique moderne qui a oublié que le sol est un organisme vivant et non pas le réceptacle inerte d’un cocktail de poisons et de fertilisants de synthèse; à l’image de la science médicale moderne qui a oublié que le corps humain est un organisme vivant et non pas le réceptacle d’un cocktail d’aliments empoisonnés, de vaccins pourris et transgéniques et de remèdes de synthèse iatrogéniques. La science réductionniste du GIEC a réussi l’exploit de réduire le climat de l’être planétaire à une équation unique à une seule molécule, le dioxyde de carbone; elle a oublié que l’être planétaire est un organisme vivant dont la complexité échappe, et échappera toujours, à la petite compréhension du bipède qui s’est auto-proclamé le maître de la création; et elle a évacué de sa vision globale climatique la présence du soleil et de l’entièreté du cosmos. C’est une immense farce.

Dominique Guillet - Président de KOKOPELLI

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La liste des pratiques agro-écologiques permettant de régénérer les sols agricoles est longue: le compost, les engrais verts, le BRF, les Microorganismes du Professeur Teruo Higa, l’agriculture de Fukuoka, la permaculture, les préparats de la biodynamie, les purins d’ortie et autres extraits fermentés, etc.

Et, bien sûr, la Terra Preta, “Black Earth”, les terres “noires” d’Amazonie. S’il est une technique qui illustre à merveille notre propos, la Révolution par le Carbone, c’est bien celle-là. Le cadre de cet article ne nous permet pas de développer cette technique quasi-miraculeuse (du point de vue de la science qui depuis 20 ans n’a pas réussi à en percer les mystères) et nous renvoyons le lecteur à des articles qui se trouvent sur la toile, ou au chapitre consacré à ce thème dans l’ouvrage “1491” et à un article de Bernard Leclercq, d’Auroville en Inde, sur le site de Liberterre.

N’est-il pas proprement fantastique que la Terra Preta (des “terres noires” créées par l’incorporation de charbons de bois activés en sus de débris de poteries d’argile et d’autres matières carbonées) puisse perdurer dans le sol durant des milliers d’années (qui plus est dans des zones tropicales où le lessivage est tel que les sols sont normalement très pauvres) et se “régénérer” naturellement au fil des années! Un gramme de charbon actif possède une surface “éclatée” de 500 mètres carrés.

Cela fait des années que nous avons mis en application les “Terra Preta” dans le sud de l’Inde: en l’espace d’une saison, des cultures de légumineuses croissent à 20 cm de hauteur, dans des sols hyper pauvres, et à 1m50 dans les mêmes sols agrémentés de ces charbons de bois actifs.

L’auto-régénération des sols agricoles par les charbons de bois actifs: c’est véritablement tout un programme politique.

Dominique Guillet Président de KOKOPELLI

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Nul homme ne peut vous révéler quoi que ce soit qui ne sommeille déjà dans l'aube de votre connaissance.
Car la vision d'un homme ne prête pas ses ailes à un autre homme.
Et comme chacun de vous se tient seul dans le savoir de Dieu ainsi chacun de vous doit rester seul dans sa connaissance de Dieu et dans sa compréhension du monde.
                Le Prophète - Khalil Gibran

Profil

  • Enoch
  • L'Esprit d'Enoch
  • Homme
  • 07/04/1963
  • politique écologie économie mes enfants
  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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Parle à la Terre et elle t'enseignera.
Job 12.7

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Le massacre des enfants Juifs.

La France est le théâtre d’évènements sanglants. Des enfants Juifs sont lâchement assassinés alors qu’ils se rendaient à leur école.

Hasard du calendrier ? A l’heure où l’on commémore un peu honteusement il faut l’avouer, la signature des Accords d’Evian, le 18 mars 1962, trois militaires originaires du Maghreb sont assassinés et puis selon un mode opératoire identique, des enfants Juifs sont mitraillés sur le chemin de l’école.

Pourquoi des écoliers, pourquoi des enfants, pourquoi des Juifs ? Pourquoi des militaires et pourquoi des militaires originaires du Maghreb, pourquoi cette semaine, pourquoi aujourd’hui précisément ?

Ces questions pour l’heure sans réponse, en appellent une autre : quelle est la nature de ces actes ?
Comment doit-on, peut-on les qualifier ? Crimes de droit commun commis par quelques déséquilibrés ou crime d’une autre dimension, d’une autre ampleur, à savoir crime d’une guerre qui pour l’heure, comme celle d’hier ( la guerre d’Algérie), ne veut pas dire son nom ? Actes terroristes?

Dans la confusion ambiante, tachons d’être clairs. Libérons la parole. Rendons possibles toutes les questions. Sortons du politiquement correct, sortons de la peur ; quittons ces zones d’ombre dans lesquelles on enferme les faits les plus douloureux. Examinons sans retenue aucune ce drame et soumettons le à la critique de la raison.

Nous avons entendu  ce matin à la radio la ronde des « responsables » se refusant à tout commentaire ; nous les avons  entendus adopter une attitude de prudence, d’extrême prudence à l’heure où nos enfants sont pris pour cible ! Ils pensent à se protéger quand la poitrine des écoliers était offerte aux balles d’un assassin…

Nous avons écouté leur silence ; leur crainte était perceptible dans leur demi-mot ; l’absence de cri de révolte face à la barbarie rajoutait la honte à l’indignation. ; encore une fois le dégoût se superposant à l’horreur. Encore une fois on nous invite à nous emmurer vivants ; à être enterrés sous l’épaisse couche du silence de la lâcheté.
Nous avons entendu un « responsable communautaire » dire « pour l’instant nous ignorons s’il s’agit d’un crime antisémite » et puis nous en avons   entendu un second, puis un troisième tenir le même discours…ainsi donc, l’omerta fonctionne y compris face à l’assassinat le plus abject ! Nous n'avons  pu réprimer un hurlement ! Nous n'avons  nous interdire de crier ! Quoi, des enfants Juifs sont massacrés et tous ces responsables ne songent qu’à nous demander de garder nos cris dans notre gorge ? Qu’à étouffer notre révolte ?

Nous appelons non seulement les Juifs de France, mais également tous les citoyens, quelle que soit leur couleur politique, leur religion… à hurler leur colère, à exprimer dans un immense cri ce besoin absolu de justice ; à appeler la République à se mobiliser, à rassembler toutes ses forces pour que la bête immonde dont le ventre est toujours chaud soit terrassée.

Assassiner des soldats,

Assassiner des enfants,

Ces cibles ne sont pas fortuites. Deux symboles forts. Très forts. Cela s’appelle un crime, un crime de guerre.
La réponse à de tels actes n’est pas policière, même si la police a évidemment un rôle à jouer dans la recherche et l’identification des ou du criminel…
La vraie réponse à de tels actes est nécessairement d’ordre politique.

Rappelons que le devoir premier de tout gouvernement :

 Le devoir le plus sacré, est d’assurer la sécurité des citoyens et parmi ces citoyens, ceux qui sont les plus vulnérables, et parmi les vulnérables, ceux qui représentent l’avenir, les enfants.

Il y a trop longtemps que les politiques, toutes tendances confondues, ont laissé notre pays sombrer dans la violence ; ont laissé s’instaurer des zones de non-droits, c’est-à-dire des zones livrées à la force brutale des hordes. Il était prévisible que cette violence déborde du cadre dans lequel on pensait l’avoir assignée. En disant cela, nous ne désignons aucun coupable. Nous pointons une réalité. Une démission coupable. La violence est contagieuse. La violence, l’histoire nous le montre, se répand inexorablement si aucune réelle volonté politique ne s’oppose à elle. La violence admise et tolérée ici ou là, se propage ailleurs, prenant les formes les plus imprévisibles.

Si, pour une raison ou pour une autre, les responsables décidaient de banaliser ces attentats, alors, notre pays sera livré à la spirale de la violence. Personne, nous disons bien personne, ne pourra se sentir en sécurité.

Ces assassinats sont les premiers signes d’une guerre civile.

Il est tard. Mais il est peut être encore temps d’éviter le pire.

Face à ces enfants massacrés, nous entendons  l’appel lancé par Ariel Sharon en 2004…et si Sharon avait dit vrai ? Si les Juifs de France n’étaient plus en sécurité dans ce pays ?

Si la question était de nouveau, aujourd’hui comme hier : la valise ou le cercueil ?

A moins qu'il n'existe une troisième solution: Résister!

Appel du "Collectif Résistance"

 

 


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Manifeste : Une Vraie Démocratie Maintenant !
Voici le texte qui a lancé le mouvement en Espagne

Nous sommes des personnes normales et ordinaires. Nous sommes comme toi : des personnes qui se lèvent le matin pour étudier, pour travailler ou pour chercher du travail, des personnes qui ont une famille et des amis. Des personnes qui travaillent dur tous les jours pour vivre et permettre à ceux qui nous entourent d’avoir un meilleur futur.
Certains d’entre nous se considèrent progressistes, d’autres plus conservateurs. Certains sont croyants, d’autres non. Certains ont des idéologies bien définies, d’autres se considèrent apolitiques… Mais nous sommes tous préoccupés et indignés par le panorama politique, économique et social actuel ; par la corruption des politiques, des chefs d’entreprises, des banquiers… Par le manque de défense des citoyens normaux et ordinaires.
Cette situation nous blesse quotidiennement. Mais si nous nous unissons, nous pouvons la changer. Il est temps de bouger, de construire tous ensemble une société meilleure. Pour cela nous soutenons fermement ce qui suit :
Les priorités de toute société moderne doivent être l’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, l’écologie durable et le développement, le bien être et le bonheur des personnes.
Des droits basiques existent et ils devraient être protégés dans ces sociétés : droit au logement, au travail, à la culture, à la santé, à l’éducation, à la participation politique, au libre développement personnel, et droit à la consommation des biens nécessaires à une vie saine et heureuse.
Le fonctionnement actuel de notre système économique et gouvernemental ne s’occupe pas de ces priorités et cela est un obstacle pour le progrès de l’humanité.
La démocratie appartient au peuple (demos = peuple ; cratie : gouvernement) le gouvernement doit alors être celui du peuple, mais dans ce pays la majeure partie de la classe politique ne nous écoute même pas. Sa fonction devrait être celle d’apporter notre voix jusqu’aux institutions, en facilitant la participation politique citoyenne (…) et en procurant le plus grand bénéfice à la majorité de la société. Sa fonction ne doit plus être celle de s’enrichir et de prospérer sur notre dos, en s’occupant uniquement du diktat des grands pouvoirs économiques et en s’occupant du pouvoir à travers une dictature de la particratie menée par les inamovibles sigles du PPSOE (contraction du PP parti populaire (droite) et PSOE parti socialiste ouvrier espagnol).
L’avidité et l’accumulation de pouvoir entre les mains de quelques uns génèrent inégalités, crispation et injustice, ce qui conduit à la violence, que nous rejetons. L’obsolète et antinaturel modèle économique en vigueur bloque le mécanisme social qui se consume lui-même en enrichissant quelques uns et en augmentant la pauvreté et l’indigence du reste. Jusqu’à la paralysie.
La volonté et l’objectif du système est l’accumulation de l’argent, en le faisant prévaloir sur l’éfficacité et le bien être de la société. Le système gaspille les ressources, en détruisant la planète, et en générant du chômage et des consommateurs frustrés.
Nous les citoyens, nous faisons parti de l’engrenage d’une machine destinée à enrichir une minorité qui ne connaît rien de nos besoins. Nous sommes anonymes, mais sans nous rien de cela n’existerait, puisque nous faisons bouger le monde.
Si comme société, nous apprenons à ne pas faire crédit de notre futur à une abstraite rentabilité économique qui ne tourne jamais à l’avantage de la majorité, nous pourrons éliminer les abus et les manques dont nous souffrons tous.
Une Révolution Éthique est nécessaire. Nous avons placé l’argent au-dessus de l’Être Humain, et nous devons le mettre à notre service. Nous sommes des personnes, pas des produits du marché. Je ne suis pas seulement ce que j’achète, je dois savoir pourquoi je le fait et à qui je l’achète.
Pour tout ce qui a été écrit, je suis indigné.
Je crois que je peux le changer.
Je crois que je peux aider.
Je sais qu’unis nous pouvons le faire.
Viens avec nous. C’est dans ton droit.


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Lettre d'un Jérusalémite
par Eliezer Ben Yisrael
© primo, 18-05-2011
 
Je ne suis pas un extraterrestre, comme vous semblez le croire. Je suis un jérusalémite, un homme en chair et en os, comme vous. Je suis un citoyen de ma ville, une partie intégrante de mon peuple.
J'ai certaines choses sur le cœur dont je dois me débarrasser. N'étant pas diplomate de mon état, je n'ai pas à peser mes mots. Je ne vois pas la nécessité ni de vous être agréable, ni de vous persuader.
 
 
Je ne vous dois rien. Vous n'avez pas construit cette ville. Vous n'y habitez pas et vous n'étiez pas présent pour la défendre lorsqu'elle était entourée d'ennemis qui voulaient l'anéantir.
 
 
Et nous serons perdus si nous vous permettons de nous la reprendre. Longtemps avant que New York existât, Jérusalem fut. Au temps ou Berlin, Moscou, Londres et Paris n'étaient encore que des forêts et régions marécageuses et malsaines, vivait à Jérusalem une communauté juive jeune et florissante.
 
 
Cette communauté dota le monde -ce qu'en tant que nations solidement établies sur cette terre vous rejetez - d'un vieux code de morale humaine.
 
 
C'est ici que marchèrent les prophètes dont les paroles illuminèrent le pays comme des éclairs. Ici demeurait un peuple qui ne demandait qu'à vivre en paix et qui dut se défendre contre les vagues successives d'attaquants, un peuple qui saigna et mourut sur les champs de bataille, un peuple qui se jeta dans son temple en flammes plutôt que de se rendre; et lorsque finalement, submergé par le nombre, il fut vaincu et emmené en captivité, il jura :" Si je t'oublie, Jérusalem, que ma main droite m'oublie ! que ma langue s'attache à mon palais si je ne me souviens de toi, si je ne fais de Jérusalem le principal sujet de ma joie !" (Psaume 137)
 
 
Pendant 2000 ans empreints de souffrances, alors que nous vivions parmi vous comme des hôtes indésirables, nous intercédions journellement pour un retour dans cette ville.
 
 
Trois fois par jour, nous présentions cette requête devant le Tout Puissant :"Rassemble-nous des quatre coins de la terre, dirige-nous sur le chemin montant qui conduit dans notre pays, dans ta miséricorde reviens à Jérusalem, dans la ville et habite dans ses murs comme tu l'as promis !".
 
 
Chaque année, au jour du grand pardon et à chaque fête de la Pâque, nous avons élevé nos voix dans l'espérance que nous nous retrouverons l'an prochain à Jérusalem.
 
 
Vos inquisitions, pogroms, expulsions et ghettos dans lesquels vous nous avez parqués, vos contraintes au baptême, votre système de contingentement, votre subtil antisémitisme et finalement l'inexprimable règne de terreur, l'holocauste -et ce qui est plus terrible encore, votre incroyable indifférence - tout cela ne nous a pas brisé.
 
 
Il est possible que ces méfaits vous aient enlevés votre dernière force morale. Quant à nous, ils nous ont forgés comme du fer.
 
 
Croyez-vous vraiment qu'après avoir du passer par toutes ces terribles étapes, nous puissions maintenant être brisés ?
 
 
Pensez-vous qu'après Dachau et Auschwitz, vos menaces, vos blocages et autres mesures puissent nous effrayer ? Nous étions en enfer - nous en sommes revenus - un enfer que vous nous aviez préparé.
 
 
Que pourriez vous encore trouver dans votre arsenal qui serait susceptible de nous infliger la terreur ? Deux fois, j'ai vu la ville souffrir sous une grêle de bombes propulsées par des nations qui se disent civilisées.
 
 
En 1948, alors que vous étiez des spectateurs non concernés, j'ai vu des femmes et des enfants déchiquetés par des éclats d'obus, ceci après que nous avons souscrit à votre désir d'internationaliser" la ville. Ce fut une alliance porteuse de mort : officiers britanniques, canonniers arabes utilisant des canons américains.
 
 
Et peu après, le pillage et la destruction sauvage de la vieille ville.
 
 
Les massacres sciemment organisés, la cynique dévastation des synagogues et des écoles religieuses, la profanation des cimetières juifs et la vente par le gouvernement des pierres tombales pour la construction de poulaillers et d'entrepôts militaires et même, tenez-vous bien, de lieux d'aisance publics.
 
 
Et vous n'avez jamais élevé la voix pour dénoncer ces abominations.
 
 
Vous n'avez jamais élevé la moindre protestation lorsque les Jordaniens, au mépris des promesses faites après la guerre, guerre qu'ils firent malgré une décision de l'ONU à ce sujet, verrouillèrent le lieu le plus saint de nos lieux saints, le Mur des Lamentations.
 
 
Aucune voix ne se fit entendre parmi vous lorsque les mercenaires coiffés de leur casque à pointe, à l'abri dans leurs positions derrière les murs, ouvrirent le feu sur nos citoyens.
 
 
Vos cœurs saignèrent lorsque Berlin fut bloquée.
 
 
Vous vous êtes empressés d'organiser un pont aérien pour venir en aide aux courageux berlinois, mais vous n'avez pas envoyé une once de nourriture dans la Jérusalem assiégée et affamée.
 
 
Vous avez tempêté lors de la construction par les Allemands de l'est d'un mur au travers de Berlin mais il n'y eut pas le moindre piaillement de votre part à cause de l'autre mur qui divisait le cœur de Jérusalem.
 
 
Puis, lorsque vingt ans plus tard, de semblables évènements se reproduisirent, alors que les Arabes, sans aucune provocation, bombardèrent sauvagement la Ville Sainte, lequel d'entre vous a entrepris quelque chose ?
 
 
Ce n'est qu'au moment où la ville fut enfin et définitivement unifiée que vous vous êtes réveillés.
 
 
Alors, en vous tordant les mains, vous avez prononcé de pompeuses paroles sur le droit et la morale, particulièrement sur le fait de tendre l'autre joue. Préfériez vous voir la ville détruite plutôt que de la savoir entre les mains juives ?
 
 
Malgré la tournure toujours très diplomatique de vos phrases, les préjugés établis depuis fort longtemps percent dans chacune de vos paroles. Au cas ou le retour de la ville au peuple juif provoquerait un noyau de difficultés dans votre théologie, il serait temps pour vous de réviser votre catéchisme.
 
 
Après tout ce que nous avons souffert, nous ne nous conformerons pas passivement à vos fausses idées selon lesquels nous devons accepter d'être éternellement apatrides.
 
 
Pour la première fois depuis l'an 70 après J.C., il y a la liberté religieuse dans tout Jérusalem. Pour la première fois depuis que les romains jetèrent leurs torches incendiaires sur le Temple, il y a, en terre d'Israel,les mêmes droits pour chacun.
 
 
Nous avons en horreur l'usage de l'épée mais vous nous avez contraints à la prendre dans les mains. Nous désirons ardemment la Paix mais nous ne reviendrons pas à l'état de paix de 1948, comme vous l'exigez de nous.
 
 
Nous sommes enfin chez nous, dans notre pays.
 
 
C'est pour nous une merveilleuse certitude en tant que nation, nous qui fûmes contraints par vous de voyager sur toute la surface du globe.
 
 
Nous ne partirons pas. Nous avons retiré le gage déposé par nos ancêtres. Jérusalem sera construite. L'an prochain, et l'an prochain et l'an prochain, ceci jusqu'à la fin des temps, "à Jérusalem".
 
 
Ce texte, diffusé par Primo en Janvier 2003, est toujours d'actualité
 
 
 
 
 

 

 


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Rarement les responsables politiques européens se seront comportés de manière aussi peu responsable que vendredi 6 mai. À Berlin, Bruxelles, Rome, Paris et Luxembourg, on s’est tu, on a trompé le monde, quand on n’a pas ouvertement menti. Et tout cela, dans le seul but de garder secrète une réunion de quelques ministres des finances, pendant laquelle – comme on l’apprendra par la suite – on n’aura pris aucune décision et l’on n’aura fait qu’échanger quelques vues sur la situation de la Grèce, qui n’en finit plus de s’enfoncer dans la crise.

En l’espace de quelques heures, les gouvernements des pays de la zone euro sont parvenus à ruiner le peu de confiance que les citoyens plaçaient encore dans leurs plans de sauvetage. Qui croira désormais les déclarations selon lesquelles les Grecs n’ont aucune envie de sortir de l’union monétaire, quand on sait que c’est le président de l’Eurogroupe, le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui était à la tête de cette duperie ? Il commence par nier par écrit que les ministres des finances se sont réunis à Luxembourg. Puis il proclame publiquement sa confiance envers la Grèce. Et enfin, l’on apprend qu’il a invité personnellement les ministres en question.

Tout citoyen qui s’intéresse un tant soit peu à l’Union se demandera désormais, avec étonnement ou agacement, quel est le degré de gravité réel de la crise grecque. Le pays est-il à deux doigts de la faillite en dépit de toutes les aides et des discours discordants ? Cela voudrait dire qu’une autre promesse des gouvernants a fait long feu : celle qui voulait que les Hellènes remboursent l’intégralité des crédits qui leur ont été accordés, intérêts compris. Or, s’ils ne paient pas, c’est le contribuable [européen] qui couvrira les dégâts.

On a menti à dessein au grand public Ce n’est pas la première fois que les citoyens se sentent floués. Déjà, voilà un an, alors que la crise de la dette se faisait de plus en plus menaçante en Grèce et que tout portait à croire qu’Athènes avait besoin de l’aide étrangère, les responsables politiques de Berlin, Bruxelles, et d’autres capitales minimisaient la gravité de la situation. In extremis, ils ont garanti une enveloppe de 110 milliards d’euro de crédits.

Le sauvetage de l’Irlande a suivi le même type de scénario. Pour commencer, les grands pays de la zone euro n’ont pas voulu admettre que le gouvernement de Dublin n’était plus capable de gérer seul la situation. Et puis, tout à coup, on a entrepris de négocier un plan de sauvetage. Enfin, cela a été le tour du Portugal. Le pays se serre la ceinture, le pays réforme, la situation est tendue, certes, mais non désespérée, nous a-t-on servi une fois de plus. Et puis l’on a appris que Lisbonne n’était même pas en mesure de payer les salaires de ses fonctionnaires – et le pays s’est abrité derrière l’aide internationale.

Un mensonge sans explication ni excuses Pour être honnêtes, reconnaissons que les pays de la zone euro, la Banque centrale européenne et la Commission ont été – au début de la crise tout au moins – dépassés par les événements, et ont peut-être longtemps cru, en effet, que ces pays s’en sortiraient sans aide extérieure. Mais, depuis le 6 mai, les choses ont changé. Ce vendredi là, on a menti à dessein au grand public. On en a la preuve, pour la première fois. Et deux jours plus tard, toujours ni explication, ni excuses pour ce mensonge. Les responsables politiques concernés gardent le silence.

S’ils sortent indemnes de cette affaire, l’union économique et monétaire en sortira en revanche affaiblie. Car cette tromperie apporte de l’eau au moulin de tous ceux qui aimeraient se débarrasser de l’euro. Et enflamme l’imagination des contribuables qui doutent de revoir un jour la couleur de l’argent qu’ils ont prêtés.

La scène politique peut peut-être ignorer encore les états d’âmes des citoyens, mais les responsables ne pourront pas échapper à la loi des marchés. Pendant la grossière erreur de communication du 6 mai, l’euro perdait encore jusqu’à deux centimes sur le dollar, et les investisseurs se réfugiaient sur les valeurs américaines. Une chose est sûre : pour faire revenir la confiance, la duperie délibérée du 6 mai doit avoir des conséquences.

Cerstin Gammelin

SÜDDEUTSCHE ZEITUNG


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L’arnaque de la dette

mardi 10 mai 2011 à 16h56

Jusqu’en 1973, lorsque l’État avait besoin de trésorerie, il demandait à la Banque de France de le financer, de la même manière que procède toute entreprise ou ménage envers sa banque commerciale : en lui signant une « reconnaissance de dette ».

L’exception européenne C’est à Valéry Giscard d’Estaing, alors ministre des finances, que nous devons la loi du 3 janvier 1973 dont l’article 25 précisait "Le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France", interdisant donc le financement direct de l’État par la Banque de France. Cette loi a été confirmée par l’article 104 du Traité de Maastricht - devenu 123 du Traité de Lisbonne. Cette interdiction, n’est, dans aucune autre zone monétaire, gravée ainsi dans le marbre d’un Traité !

En clair la France (de même que les pays de la zone euro) est obligée d’emprunter sur les marchés financiers, en payant des intérêts, les besoins monétaires qu’elle ne peut couvrir par des recettes budgétaires. Pourtant, des pays tels les USA, la Grande Bretagne ou le Japon, n’hésitent pas à se servir de la possibilité de monétisation directe par leur Banque Centrale lorsque les besoins de leur économie le nécessitent. Chez nous, les banques peuvent emprunter à 1% à la BCE et prêter aux États à 3, 5 ou 7% et parfois plus.

L’augmentation annuelle de cette dette publique de 1980 à fin 2009 correspond, bon an mal an, aux intérêts de la dette, dans un effet boule de neige. En euros constants la dette est passée de 239 milliards d’euros (21% du PIB) fin 1979 à 1489 milliards d’euros (78% du PIB) fin 2009, soit une augmentation de 1250 milliards d’euros. Sur la même période, nous avons payé environ 1340 milliards d’euros d’intérêts aux différents prêteurs privés (banques et établissements de crédits, fonds de pension, assurances-vie…).

Mais direz vous, nous sommes bien obligés de payer des intérêts à nos prêteurs ! Oui, et justement puisque nous devons, dans le système actuel, emprunter chaque année sensiblement l’équivalent de ces intérêts qu’il faut payer, non seulement nous ne pourrons jamais rembourser, mais en plus la dette continuera à croitre alors que nous avons une obligation d’honnêteté envers les épargnants qui ont fait confiance à la signature de la France.

Pourtant, nous pourrions imposer à la Banque de France de monétiser chaque année une somme raisonnable pour alléger le poids de cette dette dont le paiement des intérêts pèse aujourd’hui sur les services publics essentiels de notre nation (éducation nationale, sécurité sociale, sécurité…) .

Ah, je vous entends « mais c’est la planche à billet, c’est l’inflation assurée… » Tout d’abord, il faut noter qu’aujourd’hui, ce sont les banques privées qui ont la responsabilité de la création de la monnaie et qui ont provoqué une immense inflation du prix des actifs pendant les années 2000, qui a mené à la pire crise économique depuis 80 ans. En effet, la masse monétaire a progressé de près de 10% par an dans la zone euro jusqu’à la crise.

Aujourd’hui, la quantité de monnaie en circulation en France est d’environ 1900 milliards d’euros (agrégat M3). La BCE considère qu’une augmentation annuelle de plus ou moins 5% n’est pas inflationniste. C’est donc une centaine de milliards de monnaie nouvelle qui peuvent être émis chaque année sans effet inflationniste.

Comment pourrons-nous rembourser ces épargnants qui détiennent cette « dette de la France » sans les léser, qu’ils soient français ou étranger, qu’ils aient placés leur épargne au sein de fonds de pensions ou d’obligations détenues par des assurances vies ?

Bien que la vente par les administrations publiques des actifs monétaires qu’elles détiennent permettrait instantanément la réduction de plus de 700 milliards d’euros de la dette, restons dans l’hypothèse d’une nécessité de remboursement de la dette brute "au sens de Maastricht" estimée au début de cette année 2011 à 1600 milliards d’euros.

En fait la solution est simple et ne nécessite que la volonté politiquePrenons les hypothèses d’un budget global dont le solde primaire est équilibré (recettes – dépenses hors charges d’intérêts) et d’un taux d’intérêt moyen sur les obligations d’État de 3%.

Si nous décidions de monétiser chaque année 100 milliards d’euros, la première année, 48 milliards d’euros serviront au paiement des intérêts et il resterait 52 milliards en remboursement du capital de la dette. Le solde résiduel deviendrait donc 1548 milliards d’euros. L’année suivante, c’est 46 milliards d’euros d’intérêts, 54 milliards de remboursement du capital et une dette ramenée à 1494 milliards d’euros. Et ainsi de suite.

En 22 ans la dette serait totalement remboursée aux actuels détenteurs, sans en léser aucun ni sur le capital investi, ni sur les intérêts attendus chaque année. La dette et les intérêts payés pendant cette période de remboursement seront simplement transférés sous forme de nouvelles obligations à l’actif du bilan de la Banque de France. Il est à noter qu’il faudrait 39 ans avec une monétisation annuelle de 70 milliards d’euros.

D’ailleurs, Maurice Allais, notre seul prix Nobel d’économie affirmait que : « La création monétaire doit relever de l’État et de l’État seul. Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les « faux droits » résultant actuellement de la création de monnaie bancaire ». Cette création monétaire, bien public, actuellement confiée à des banques privées auxquelles il est pourtant difficile de faire confiance doit revenir dans le giron de la collectivité. C’est aussi ce qui permettra d’honorer la dette sans asphyxier notre économie.

André-Jacques Holbecq

Economiste et auteur de :

Argent, dettes et banques, éditions Yves Michel, 2010

La dette publique, une affaire rentable, en collaboration avec Philippe Derudder (préface d’Étienne Chouard) - éditions Yves Michel 2008

 


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Indispensables dettes et circulation monétaire

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-UnisEuropeMonétarisme

Les dettes hypothécaires, des consommateurs et des Etats sont proches d’un tournant historique. Elles devront bientôt s’ajuster aux capacités d’endettement qui ne sont pas infinies

Dans son livre, The age of turbulence, ce bon vieux Greenspan rapporte cette citation (que je modifie légèrement) d’un article de Fortune en… 1956 !

Tout le monde s’affole des dettes de tout le monde et partout depuis plus de 50 ans et c’est pire que jamais.
Ce bon vieux Greenspan explique justement qu’il est normal que les dettes augmentent car la richesse augmente : le PIB annuel réel a été multiplié par plus de 7 au cours de ces 60 dernières années en France comme aux Etats-Unis (cf. mon article à ce sujet).

Dans les pays développés, les ménages ont augmenté leur épargne dans les mêmes proportions et ils ont alimenté des fonds de pension dont les en-cours sont très importants, les capitaux propres et les trésoreries des entreprises ont augmenté davantage encore au cours de la même période.
L’argent gagné, épargné et sain donc, est abondant. Il est donc normal, souhaitable et indispensable même qu’il soit prêté par les uns, c’est-à-dire emprunté par d’autres.

Comme le disait fort justement Keynes (qui pour une fois avait raison !) : l’épargne doit être égale à l’investissement (c’est-à-dire prêtée aux investisseurs) pour que le système productif fonctionne à son optimum.
Ce sont les banques qui font fonctionner ce marché, c’est-à-dire qui mettent en relation l’offre et la demande d’argent, ce qu’elles font très bien… quand elles respectent les règles prudentielles d’endettement.

A contrario, si l’argent gagné, épargné et sain n’était pas prêté donc emprunté, cela créerait de gros problèmes : d’après un certain nombre d’économistes qui ont étudié de près la crise de 1929, dont notre bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, la cause principale de cette crise a été l’achat massif d’or par la France car elle a retiré du circuit économique une part très importante de l’épargne libre mondiale qui ne pouvait donc pas être investie.

L’argent a été stérilisé, bloqué et ne circulait plus, ce qui a créé un arrêt brusque de la croissance dans le monde entier avec les conséquences dramatiques qui ont suivi.
Dans ce cadre, les lois (économiques), les règles et les normes doivent être respectées par tous les intervenants afin qu’il n’y ait pas de création monétaire ni de défauts de paiements dépassant les normes sinon ce serait l’écroulement de ce système.

Le problème majeur est en amont : l’argent sain est le premier pilier des Reaganomics.
L’argent est sain aux Etats-Unis où il n’y a pas (ou plus) de création monétaire.
Il ne l’est pas dans la zone euro ni au Japon (cf. mes articles à ce sujet).

Ensuite, cet argent doit circuler pour que la croissance du PIB réel atteigne son potentiel optimal.
La politique monétaire menée par la Fed, la QE2, contribue à faire circuler cet argent.
Dans la zone euro, la masse monétaire M1 est hypertrophiée, c’est-à-dire inerte : cet argent non-gagné ne circule pas, ce qui y accentue les problèmes en maintenant la croissance en-deçà de son potentiel optimal.

Par CHEVALLIER

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Les découvertes de Luc Montagnier révolutionnent la compréhension du vivant
3 avril 2011
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Avant de vous présenter ci-dessous un texte de Larry Hecht, rédacteur de la revue scientifique américaine 21st Science & Technology, sur la portée des découvertes de Luc Montagnier sur les émissions électromagnétiques du vivant et les modifications dans la structure de l’eau, nous présentons d’abord une version légèrement adaptée de l’introduction de la vidéo A non-particle view of life, réalisée le 21 mars par les jeunes chercheurs du Comité d’action politique de Lyndon LaRouche (LPAC).


La philosophie qui règne en science aujourd’hui, connue sous le nom du réductionnisme, présuppose que la vie est le résultat de molécules non vivantes. Composez un mélange adéquat d’acides aminés et d’autres ingrédients, placez-le dans des conditions propices, et spontanément des formes de vie primitive jailliront à partir desquelles des formes de vie plus développé pourront évoluer… Une telle hypothèse ne s’est jamais démontrée et toutes les expériences visant à la prouver ont échoué. Ce qu’on présente comme la « création » d’une forme de vie primitive, ou des préfigurations de la vie tel que l’ADN ou un virus, nécessite toujours à l’origine une autre forme de vie. Jusqu’ici, et peut-être heureusement, personne n’a pu métamorphoser des molécules mortes en matière vivante.

A l’opposé de cette vision réductionniste, s’est affirmé le vitalisme, une théorie qui affirme que les organismes vivants possèdent une force vitale, un principe de vie, séparé de la matière qui les compose. La vie serait une combinaison de molécules organiques dotées de cette force vitale. Cependant, aucune expérience n’a pu identifier cette force vitale ou démontrer sa présence dans le vivant, ou son absence dans la matière non-vivante. Ainsi, le mystère de la vie demeure presque entier.

Les expériences récentes que nous allons décrire ici, viennent de bousculer quelques certitudes des théories anciennes. Sans nous fournir des réponses définitives, elles élargiront certainement vos horizons. Ces expériences ont été menées par le Professeur Luc Montagnier, le biologiste virologue co-lauréat du Prix Nobel avec Françoise Barré-Sinoussi pour leur découverte en 1983 du virus du HIV responsable du SIDA.

Le Professeur Luc Montagnier et ses collaborateurs rapportent qu’il a été observé que certaines séquences d’ADN des bactéries et des virus peuvent induire des ondes électromagnétiques de basse fréquence dans les hautes dilutions aqueuses. Ce phénomène semble être provoqué par le fond électromagnétique ambiant de très basse fréquence.

Mieux encore, ces ondes seraient même capables de transformer certains nucléotides servant de base à l’ADN, en ADN bactérien nouveau, rien que par le biais de structures particulières de l’eau.

En examinant l’interaction complexe entre le rayonnement émis par des formes de vie, le rayonnement atmosphérique et le rayonnement cosmique, les travaux de Montagnier ont des implications révolutionnaires pour la biologie et notre façon de concevoir l’univers.

Tout démarra il y a dix ans quand Luc Montagnier étudia l’étrange comportement d’une petite bactérie qu’on trouve souvent en compagnie du VIH, le Mycoplasma pirum. Comme le HIV, cette bactérie adore et dévore les cellules blanches du sang humain, les lymphocytes.

Initialement, Montagnier tenta, à l’aide de filtres de différentes tailles, de séparer la bactérie, d’une taille d’environ 300 nm, des séquences du virus dont la taille est de 120 nm. En filtrant une culture de lymphocytes infectés par la bactérie, Montagnier arriva à obtenir un liquide stérile. Une vérification rigoureuse démontra qu’aucune trace ne resta de la bactérie Mycoplasma pirum.

Dans DNA waves and water, [1] Montagnier et son équipe rapportent que, « lorsque le filtrat [stérile] est incubé avec des lymphocytes humains (dont on a constaté auparavant qu’ils n’étaient pas infectés par le mycoplasma), la présence du mycoplasma avec toutes ces caractéristiques fut régulièrement constaté ! »

 

L’expérience tend à prouver que, d’une manière ou d’une autre, les bactéries avaient communiqué au fluide lui-même l’information nécessaire à leur régénération ultérieure. Arriva alors la question : quel type d’information a été transmis par le filtrat aqueux ? « C’était le début d’une enquête de longue haleine quant aux propriétés physiques de l’ADN dans l’eau. »

D’abord, une nouvelle propriété de l’ADN de M. pirum fut constaté : elle émet des ondes électromagnétiques d’ultra basse fréquence.

Mais ce n’était pas tout. A la surprise générale, des dilutions répétées avec de l’eau pure du filtrat émettait également les mêmes ondes électromagnétiques d’ultra basse fréquence qu’on peut mesurer en plaçant les filtrats au cœur d’un solénoïde (une bobine électrique formé par un fil de cuivre enroulé en hélice) couplé à un amplificateur.

 

L’émission d’ondes d’ultra basse fréquence (ULF), de 500 à 3000 Hertz, qu’on situe à l’extrémité du spectre des radiofréquences, fut observée dans les dilutions de filtrats de plusieurs sortes : dans des solutions infectées par des bactéries et des virus ; dans le plasma sanguin d’humain infecté par ces agents ; ainsi que dans des filtrats dilués de liquides où l’ADN des ces bactéries et virus fut présent.

Une condition préalable essentielle existait pour l’émission de telles ondes : la présence d’une radiation électromagnétique en arrière-plan d’environ 7 Hz, ce qui correspond à peu près avec la fréquence d’une résonance naturelle, dite « résonances Schumann », formée par la cavité de la surface de la terre et de l’ionosphère. Cette fréquence est reproductible en laboratoire.

Montagnier démontra ensuite que chaque filtrat dilué émettait non seulement sa propre fréquence, mais aussi que les différentes dilutions d’un même filtrat pouvait « se parler » entre elles. En marge d’une conférence, Montagnier ironisait que le téléphone portable fut inventé bien avant les hommes !

Pour vérifier ce processus, on plaça un échantillon d’une dilution non-émettante à coté d’une dilution émettante du même type. La première réduit alors au silence la deuxième, indiquant que certaines émissions sont peut-être tellement faibles que nous manquons de moyens pour en mesurer l’existence dans le dispositif du solénoïde.

Etrangement, lorsque l’échantillon qui fut réduit au silence fut dilué de nouveau, le signal électromagnétique revenait ! Nous avons déjà indiqué que les signaux électromagnétiques, propres à chaque espèce et émanant du liquide aqueux des filtrats dilués, semblent être liés à une « signature » spécifique à chaque espèce imprimé dans la structure de l’eau.

La dernière expérimentation a démontré cet aspect d’une façon éclatante. Dans ce cas, c’est une séquence d’ADN du virus HIV qui a fourni le matériel de départ. Une solution avec cette séquence fut filtrée et diluée jusqu’au moment où on a obtenu un signal électromagnétique, comme ce fut le cas lors des expériences précédentes.

Ensuite, on a filtré et dilué cet échantillon en même temps qu’un échantillon d’eau pure. Les deux échantillons furent ensuite posé à l’intérieur d’un solénoïde et le tout placé dans une boîte en mu-métal (un alliage de nickel et de fer permettant un isolement électromagnétique). Un courant électrique de 7 Hz a permis au solénoïde de générer le rayonnement stimulant. Après dix-huit heures, le récipient contenant de l’eau pure fut enlevé. Il émettait désormais son propre signal.

C’est la démarche suivante qui a donné le résultat le plus étonnant. On a ajouté au même récipient contenant de l’eau pure, tous les ingrédients organiques (nucléotides, amorces, etc.) employés pour synthétiser l’ADN par amplification en chaîne par polymérase (PCR), une méthode d’amplification génique permettant de copier en grand nombre une séquence ADN ou ARN. Normalement, sans la présence d’un brin « matrice » de la séquence ADN ou ARN, la reproduction en est impossible. Dans ce cas-ci, aucune« matrice » fut ajoutée, et l’échantillon contenant l’eau pure avec les ingrédients fut exposé aux températures habituelles pour synthétiser l’ADN.

Le résultat de l’expérience fut étonnant. Non seulement la séquence d’ADN du virus HIV s’est reproduite dans l’échantillon, mais la elle était à 98 % identique à la séquence d’origine. Comment expliquer cette régénération à partir de l’eau ?

Tout comme pour l’échantillon d’eau pure, toutes ces expériences avec les bactéries, les virus et leur ADN, les filtrats sont tellement diluées qu’il n’y a aucune chance qu’ils possèdent du matériel génétique d’origine. Pour expliquer les phénomènes constatés, Montagnier avance l’hypothèse esquissée par un certain nombre de scientifiques concernant les propriétés étonnantes de l’eau, notamment le fait que l’état liquide de l’eau n’est pas une simple agglomération de molécules. Il s’agirait plutôt de chaînes de molécules d’eau capable de former de nanostructures cohérentes, qui pourraient être aussi bien le produit que les sources des phénomènes de résonance électromagnétique.

Bien que les expériences de Montagnier ne permettent pas de conclure, on peut dire qu’elles s’avèrent parfaitement consistantes avec l’approche expérimentale développée par Alexander Gurvitch. Ce dernier avait démontré le rôle du rayonnement électromagnétique ultraviolet dans la mitose, le processus de division cellulaire. Les travaux plus récents de Fritz Popp et ses collègues ont confirmé que c’est bien l’ADN du noyau des cellules qui est à l’origine des émissions de lumière ultraviolette. L’émission de ces « biophotons » s’accorde notamment avec la périodicité des cycles et rythmes diurnes, nocturnes et lunaires.

Le phénomène rapporté par Montagnier pourrait permettre de développer rapidement des systèmes de détection très sensible des infections chroniques bactériennes et virales. Au-delà de cette utilité immédiate, ces découvertes soulèvent des questions extraordinaires et nous avons bon espoir que d’autres expériences permettront d’affiner les instruments et apporteront d’autres découvertes.

Cependant, le travail de Montagnier touche à la question fondamentale de la nature de la vie. Le principe développé par Francesco Redi au XVIIe siècle, repris par Louis Pasteur et Vernadski, disant que toute forme de vie vient de la vie, n’a jamais été contredit par une expérience quelconque jusqu’ici. Cependant, on a tenté à réduire ce principe à la simple action matérielle d’un germe, d’une spore ou de la division cellulaire.

Ce qu’indiquent les expériences évoquées ici, c’est que la vie semble être transmise, au moins partiellement, non pas par la présence d’une matière physique, mais par l’intermédiation et en lien avec un signal identifiable comme électromagnétique par origine et apparemment relié aux caractéristiques plus larges de l’environnement.

Pour le chimiste Jeff Reimers de l’Université de Sydney, « si ces résultats sont corrects, cette expérience serait la plus significative depuis 90 ans, imposant une réévaluation complète du cadre conceptuel de la chimie moderne ». Un autre poids lourd de la « biologie quantique », Greg Scholes de l’Université de Toronto au Canada et crédité de la démonstration d’effets quantiques au sein des plantes, dit que « ces expériences biologiques sont intrigantes, et je ne les balaierais pas si vite ».

Le consensus actuel semble être qu’il faut investiguer plus avant cette recherche, et l’un des membres de l’équipe de Montagnier, le physicien Guiseppe Vitello de l’Université de Salerme en Italie, y croit et encourage d’autres équipes à essayer de reproduire ces résultats.

Les principes exacts des processus à l’œuvre, que ce soit la formation de nanostructures dans l’eau comme cela fut suggéré, ou d’autres mécanismes, restent à découvrir. Ce qui s’impose, c’est une vision plus large que la conception habituelle de la vie.

Comme le souligne le collaborateur de Lyndon LaRouche Larry Hecht (voir son article ci-dessous), le principe que « toute vie vient du vivant » demeure, mais sous condition qu’on adopte une conception "non corpusculaire" de la vie.


De nouveaux indices en faveur
d’une conception non corpusculaire de la vie

par Larry Hecht,

L’auteur est le rédacteur en chef de la revue américaine 21st Century Science & Technology. Cet article est également paru en Anglais dans l’édition du 11 février d’Executive Intelligence Review (EIR).


Les travaux remarquables du célèbre virologue français, le professeur Luc Montagnier, accréditent la thèse d’une conception non corpusculaire de la vie. Parmi ses plus importants résultats rendus publics à cette date, figurent l’émission, par des séquences d’ADN bactérien, d’ondes électromagnétiques de basse fréquence, et la capacité de ces ondes à organiser des nucléotides (le matériel de base de l’ADN) en un nouvel ADN bactérien, par la médiation de structures dans l’eau. [2]

En démontrant l’interaction des organismes vivants avec des ondes électromagnétiques, incluant peut-être les ondes de basse fréquence de la résonance de Schumann dans l’atmosphère terrestre. [3], ce travail a des implications révolutionnaires pour la biologie et toute notre compréhension de l’univers, prolongeant le travail démarré dans les années 1920 par des savants comme Alexandre Gourvitch qui avait détecté des radiations ultraviolettes émises par les cellules de plantes en croissance.

Les signaux détectés semblent être une propriété de la plupart des bactéries infectant les êtres humains, ainsi que de nombreux virus, y compris le HIV, la grippe A et l’hépatite C.

De plus, il découle de ces recherches, que certaines maladies ordinaires qu’on ne considérait pas jusque-là comme étant d’origine bactérienne, pourraient bien l’être en fait. Ce qui permet de penser cela, c’est que des signaux identiques à ceux détectés dans des tubes à essai contenant des bactéries vivantes, ont été trouvés dans le plasma sanguin, et dans l’ADN extrait du plasma, chez des patients souffrant des maladies d’Alzheimer et de Parkinson, de multiples scléroses, d’encéphalopathie de Lyme, d’arthrite rhumatoïde, et de différentes neuropathies.

Le professeur Luc Montagnier qui a reçu le prix Nobel pour sa découverte, en 1983, du virus HIV, a proposé l’utilisation des techniques de radiofréquence pour la détection d’infection bactériennes ou virales chroniques, et d’explorer les moyens de les utiliser dans le traitement de maladies comme le SIDA et l’autisme. Montagnier indique également que de telles techniques pourraient un jour fournir une solution au problème de plus en plus aigu de l’évolution des organismes résistant aux antibiotiques.

Attaqué par les mandarins de la science établie en Europe et ailleurs en occident, Montagnier a pris la décision, à l’âge de 78 ans, de poursuivre ses recherches en Chine, dans un nouvel institut de recherche qui portera son nom à l’Université Jiaotang de Shanghai.

La conception non corpusculaire

Les expériences de Montagnier touchent à certaines questions cruciales de méthode scientifique qui ne pourraient pas être correctement examinées dans les termes habituels des paradoxes de la physique du XXe siècle, mais qui trouvent un début de résolution claire lorsque l’on s’intéresse à la relation entre les domaines du non-vivant, du vivant et aussi du cognitif. Nous savons, par exemple, depuis les travaux de de Broglie et de Schrödinger dans les années 1920, que les paradoxes issus de la tentative de réduire l’explication des phénomènes observés dans le non-vivant à une conception particulaire de la substance, peuvent être résolus par une conception ondulatoire qui subsume les phénomènes des radiations électromagnétiques et de la vieille « mécanique » en une conception unifiée du microcosme et du macrocosme.

Cependant, Schrödinger fut incapable de transporter ses intuitions dans le domaine du vivant, proposant à la place une notion décevante de négation locale de l’entropie, pour expliquer le principe organisateur qui caractérise manifestement le progrès de l’évolution du vivant ainsi que celui de la cognition humaine.

Cette difficulté a été en partie résolue au cours du XXe siècle par Lyndon LaRouche qui découvrit que la créativité humaine, qu’il reconnut comme la force directrice du progrès économique physique humain, et la véritable source de richesse ou de valeur, par opposition à toutes les théories dominantes qui placent cette source dans le travail ou dans le marché, était également le principe connaissable du progrès de l’Univers, ou lui était apparenté. En conséquence, la caractéristique de ce principe créateur universellement répandu, doit être un critère d’acceptabilité pour une recherche compétente sur la relation entre les radiations cosmiques et la vie terrestre – sous réserve que la supposition habituelle mais fausse sur la complétude et l’efficacité du sensorium humain, les cinq sens, soit mise de coté, comme LaRouche l’a récemment souligné. [4]

En revisitant la question de l’interaction entre les radiations, y compris les radiations atmosphériques et implicitement les radiations cosmiques, et la vie, les expériences de Luc Montagnier ont apporté des éléments nouveaux et rafraîchissants dans ce domaine de recherche qui avait été déclaré pratiquement verboten (interdit) par la science officielle pendant presque tout le siècle dernier.

Les résultats expérimentaux

Pour éclaircir ces questions, examinons plus en détail les résultats expérimentaux extraordinaires rapportés par Montagnier et ses collègues.

1. Régénération de filtrats.

Dans un article publié en 2009 [5], Montagnier et ses associés ont rapporté l’observation de bactéries et de virus se régénérant à partir de solutions apparemment stériles. Après passage à travers des filtres dont les pores étaient plus petits que les bactéries ou les virus, des solutions qui avaient contenue des cultures infectées, mais testées stériles après filtration, ont été capables de régénérer les bactéries ou les virus qui les avaient infectées. Les premières expériences ont utilisé le Mycoplasma pirum, une espèce de petite bactérie sans paroi cellulaire, d’une taille d’environ 300nm (300 milliardièmes de mètre). Le mycoplasme est un genre de très petites bactéries qui est impliqué dans un grand nombre de maladies humaines et est résistant à beaucoup d’antibiotiques.

Après filtration d’une culture de lymphocytes humains infectés avec le Mycoplasma pirum à travers des filtres dont la porosité est de 100nm ou 20nm, l’incubation sur une culture stérile de lymphocytes humains a mis en évidence la régénération du mycoplasme originel. La stérilité des cultures sur lesquelles le mycoplasme s’est régénéré, avait été testée rigoureusement (recherche de traces d’ADN bactérien), et avait donné un résultat négatif. « Des recherches répétées de traces d’ADN de mycoplasme par ACP (Amplification en Chaîne par Polymérase, PCR en anglais) et ACP emboîtée (après amplification de l’ADN, on réalise une culture) utilisant des amorces spécifiques pour le gène de l’adhésine ou pour le gène du ribosome 16S, ont été constamment négatives » selon Montagnier.

Ce sont ces résultats, observés pour la première fois il y a dix ans, qui ont conduit Montagnier à lancer des recherches expérimentales.

2. Emission depuis les filtrats d’ondes de basse fréquence.

Au cours de leurs recherches sur ces phénomènes anormaux, Montagnier et ses collègues ont découvert une nouvelle propriété remarquable de ces filtrats. Après dilution dans de l’eau, il s’avéra que ces filtrats apparemment stériles produisaient des ondes électromagnétiques de basse fréquence d’une manière reproductible. Des émissions similaires furent également trouvées dans des filtrats apparemment stériles de solutions qui avaient été infectées par une bactérie plus grande et plus classique, la bactérie E. coli, et par d’autres microorganismes. Mais aucun signal ne fut trouvé dans des solutions non filtrées.

Les ondes sont détectées par un appareil qui avait été conçu par l’immunologiste Jacques Benveniste. [6]

Avant d’être testés, les échantillons subissent une série de dilutions de 1 part pour 10 chacune, dans de petits tubes de plastique (1,5 millilitres) qui sont bien bouchés et agités vigoureusement pendant 15 secondes, une étape critique. L’échantillon est ensuite placé dans une bobine de fil de cuivre d’une impédance de 300 ohms, qui sert à détecter des signaux électromagnétiques de basse fréquence, reliée à un amplificateur.

 

Le logiciel de l’ordinateur sert à éliminer le bruit de fond, et on applique une analyse de Fourier au signal. Les premières dilutions donnent généralement des résultats négatifs en termes de signal. Des signaux positifs sont généralement observés pour des dilutions de 10-5 à 10-8 ou 10-12 (de 5 à 8 ou 12 dilutions successives). Des dilutions plus nombreuses donnent de nouveaux des résultats négatifs. La suspension originelle non filtrée est négative pour toutes les dilutions de tous les microorganismes étudiés

Lorsque le signal apparaît, une augmentation d’amplitude dans des fréquences supérieures au bruit est détectée. On trouve des fréquences proches de 1000 Hz et de ses multiples. La gamme de fréquences détectées tombe dans ce qu’on appelle parfois la bande des extrêmement basses fréquences (EBF, ou ELF en Anglais) des rayonnements électromagnétiques (d’environ 3 à 3000Hz). Les bactéries émettent des fréquences qui seraient audibles si elles étaient des ondes sonores, mais sous forme de signaux électromagnétiques que l’on classerait traditionnellement dans la limite inférieure du spectre des radiofréquences.

L’une des caractéristiques remarquables des résultats obtenus avec des bactéries et des virus, c’est que beaucoup de filtrats émetteurs sont tellement dilués qu’ils n’ont presque aucune probabilité de contenir l’agent infectieux originel, ni son ADN complet. Pour rendre compte de ce phénomène, ainsi que l’apparition de signaux dans de l’eau pure, Montagnier a adopté une hypothèse développée par des chercheurs sur les propriétés anormales de l’eau, selon laquelle des nanostructures polymériques cohérentes se forment dans l’eau. Un certain nombre d’études physiques rapportent la formation de longs polymères de dipôles à liaison hydrogène dans l’eau. Cependant, ces formations ont des durées de vie assez courtes.

Selon Montagnier, les signaux émis pourraient être un phénomène de résonance, dépendant peut-être d’une excitation provoquée par le bruit électromagnétique ambiant. Leur persistance après le retrait de l’agent qui les a formés pourrait être due à un effet de cohérence produit par les radiations elles-mêmes, comme cela a été postulé par les physiciens italiens Emilio Del Giudice et Giuliano Preparata. [7] (Des résultats datant des années 1920 ont montré l’existence d’émission par des substances vivantes dans les gammes de fréquence bien plus élevées de la lumière ultraviolette. [8]

De telles émissions ont été ultérieurement confirmées par Fritz-Albert Popp, qui a donné au phénomène le nom de biophoton. Popp et ses collègues ont montré que cette lumière était cohérente, semblable à un laser ; que les molécules émettrices sont couplées par un champ radiatif cohérent ; et que la source est l’ADN des noyaux cellulaires. L’ensemble des moyens de détection des biophotons du laboratoire de Popp, a mis en évidence une corrélation avec des rythmes biologiques connus de périodicité diurne, lunaire ou autres, et a proposé l’existence d’un champ biophoton globalement organisé pour l’ensemble de l’organisme [9]).

3. « Diaphonie » entre les tubes à essai.

En poursuivant ses expérimentations, Montagnier a prouvé qu’il était possible également d’éliminer le signal de certaines dilutions, et de faire en sorte que d’autres qui n’avaient rien émis, commencent à émettre des signaux. C’est à ce phénomène que Montagnier fait référence lorsqu’il parle de « diaphonie ».

 

Dans une série d’expériences, des dilutions négatives (non émettrices) ont été combinées avec des dilutions positives (émettrices). Ainsi, lorsque 0,1ml d’une dilution basse négative (par exemple 10-3) fut ajoutée à 0,4 ou 0,9 ml d’une dilution positive (10-8), cette dernière devint négative.

Selon Montagnier, « ceci indique que les dilutions basses ‘silencieuses’ sont auto-inhibitrices, probablement par interférence des sources multiples émettant dans les mêmes longueurs, avec un décalage de phase, comme dans le brouillage radio. Ou alors, l’abondance des nanostructures peut former un gel dans l’eau, et donc les empêcher de vibrer. »

S’il s’agit vraiment d’un effet ondulatoire, il devrait être possible de démontrer que les propriétés des dilutions peuvent être communiquées, non pas en les combinant physiquement, mais en plaçant les tubes en plastique qui les contiennent l’un à coté de l’autre. Ceci fut montré en plaçant un tube donneur d’une dilution basse (10-3) « silencieuse » de E. coli à coté d’un tube récepteur d’une dilution haute (10-9) positive de la même substance.

Les tubes furent placés pendant 24heures dans une boîte entourée d’un alliage de nickel-fer appelé mu-métal qui a la propriété de supprimer les champs magnétiques de basse fréquence. L’hypothèse était que le mu-métal isolerait les tubes du bruit électromagnétique externe, permettant aux émissions électromagnétiques des bactéries d’agir d’elles-mêmes.

Après 24 heures dans cette boîte à écran, le tube donneur était toujours silencieux, mais le tube récepteur était également devenu silencieux. Mais lorsque le tube récepteur fut encore dilué, un signal apparut de nouveau.

Montagnier écrit que « Ces résultats suggèrent que le tube récepteur a été rendu silencieux par la formation d’un excès de nanostructures qui purent émettre des signaux après des dilutions ultérieures. » En interposant une feuille de mu-métal entre les tubes, il fut possible de supprimer l’effet.

Il fut également prouvé que la diaphonie est spécifique aux espèces. Des signaux électromagnétiques furent observés dans des dilutions d’autres espèces de bactéries, dont le streptocoque B, le staphylocoque doré, le Pseudomonas aeruginosa, le Proteus mirabilis, le Bacillus subtilis, la salmonelle, et le Clostridium perfringens. Les signaux furent détectés dans les mêmes ordres de dilution que ceux observés chez le E. coli, et l’effet de transfert eut également lieu dans la boite entourée de mu-métal. Mais une espèce ne put « parler » qu’avec un membre de la même espèce.

4. Onde de transmission d’information génétique ADN à l’eau.

La phase suivante d’expérimentation s’avère particulièrement remarquable, du fait qu’elle semble remettre en cause le principe de la biologie, appelé parfois principe de Redi, également défendu vigoureusement par Pasteur, selon lequel toute vie vient de la vie (Omne vivum ex vivo). Cependant, une analyse plus poussée nous montre que ce n’est pas la vérité du principe, mais ce que nous entendons par « vie », qui est remis en question par les résultats de l’expérience.

Dans des expériences rapportées par Montagnier au cours d’une conférence à Lindau en 2010 [10], un tube d’eau pure, lorsqu’il était exposé à second tube émetteur de signaux, a émis des signaux et a conduit des séquences d’ADN placées dans l’eau pure à s’assembler selon des séquences similaires à celles de l’organisme originellement émetteur. A cause de son importance, nous allons résumer l’expérience d’une manière aussi détaillée que possible.

Comme cela a été rapporté dans un article de 2010 sur l’expérience [11], un fragment d’ADN pris dans la longue répétition terminale du virus du SIDA (HIV) a été utilisé comme source. (La longue répétition terminale est une portion de l’ADN qu’on trouve dans des rétrovirus et qui se répète un grand nombre de fois.)

Le fragment a ensuite été amplifié par la technique ACP (PCR en anglais), par laquelle une enzyme naturellement dérivée appelée polymérase, stimule artificiellement l’ADN à reproduire un grand nombre de copies de lui-même lorsque les nucléotides et d’autres matériaux de base sont fournis. Des dilutions de solutions d’ADN amplifiés par ACP furent ensuite réalisées, comme dans les expériences précédentes, jusqu’à ce qu’un signal électromagnétique fut détecté.

Le contenu du tube fut alors filtré à travers des filtres de porosité de 450nm et 20nm, et dilué de 10-2 à 10-15. Un second tube contenant de l’eau pure fut soumis aux mêmes filtrations et dilutions. Les tubes furent alors placés l’un à coté de l’autre dans une bobine de fil de cuivre ou solénoïde orienté horizontalement.

Le solénoïde et les tubes furent placés à l’intérieur d’un récipient protégé par une couche de 1mm d’épaisseur de mu-métal. Un courant électrique de basse intensité oscillant à 7Hz fut fourni au solénoïde par un générateur extérieur pendant 18 heures à température ambiante.

Lorsque le tube contenant de l’eau pure fut retiré au bout de 18 heures, il émettait des signaux comme le tube contenant le filtrat dilué de l’ADN viral. Aucune émission ne fut observée sous les conditions suivantes :
 Temps d’exposition inférieur à 16-18 heures
 Pas de bobine
 Générateur éteint
 Fréquence d’excitation inférieure à 7Hz [12]
 Absence d’ADN dans le premier tube.

C’est ici qu’arrive l’étape la plus remarquable. Les ingrédients pour synthétiser l’ADN par ACP (nucléotides, amorces, polymérase) furent ajoutés au tube contenant l’eau pure.

On s’attend à ce que la réaction ACP nécessite la présence d’au moins une copie du segment ADN à reproduire, pour servir de modèle pour l’amplification de l’ADN. On n’en rajouta pas. La réaction ACP se déroula alors de la manière habituelle par des cycles d’exposition à la chaleur.

Il en résulta que l’ADN produit dans le tube contenant initialement de l’eau pure, fut de la taille attendue et à 98% identique dans sa séquence à la séquence originelle de l’ADN de la longue répétition terminale du HIV. Sur 104 nucléotides (les molécules qui se joignent ensemble pour constituer la structure de l’ADN), deux seulement étaient différentes de l’original. L’expérience fut reproductible et réussie 12 fois sur 12 essais. Elle se répéta avec succès avec une séquence ADN d’une bactérie, la Borrelia burgdorferi, le spirochète responsable de la maladie de Lyme.

Montagnier conclut son rapport avec l’observation suivante : « Ces éléments accréditent une explication provocatrice pour notre expérience de filtration du Mycoplasma pirum : les nanostructures induites par l’ADN du Mycoplasma pirum dans l’eau filtrée, représentent différents segments de son ADN génomique . Chaque nanostructure, lorsqu’elle est en contact avec les lymphocytes humains, est rétro-transcrite [13] dans l’ADN correspondant par une certaine polymérase d’ADN cellulaire.

Il y a alors une certaine probabilité (même très faible) que chaque morceau d’ADN se recombine dans la même cellule avec les autres morceaux pour reconstruire tout l’ADN génome. Nous devons supposer qu’en présence de cellules eucaryotes, la synthèse des composants du mycoplasme (membranes lipidiques, ribosomes) peut aussi être instruite par l’ADN du mycoplasme. Une seule cellule complète de mycoplasme est alors suffisante pour engendrer toute l’infection des lymphocytes.

Des expériences récentes du groupe C. Venter ont montré [Gibson D.G., et al., Science, 329 52-56 (2010)] qu’un ADN génomique synthétique est suffisant pour maintenir toutes les caractéristiques d’un mycoplasme. Toutes les étapes supposées dans la régénération à partir de l’eau peuvent être analysées et soumises à vérification. » [14]

La conception non corpusculaire, encore

Une réflexion plus générale sur les résultats de Montagnier, ainsi que ceux du groupe Craig Venter, pose la question fondamentale de la nature de la vie. En énonçant le principe selon lequel toute vie vient de la vie, un principe dont aucune expérience jusqu’à présent n’a jamais montré qu’il soit violé, on a l’habitude d’imaginer que certain processus matériel, comme l’œuf, le sperme, la spore, ou la division cellulaire, soit l’agent responsable. Cependant, dans les résultats rapportés ici, le principe de la vie apparaît comme transmis, non pas par la présence immédiate d’une substance matérielle, mais médiatement, en relation avec un signal détectable par un appareil électromagnétique. L’élaboration complète des mécanismes, que ce soit par formation de nanostructures comme cela est suggéré, ou par d’autres moyens additionnels, reste à faire.

Cependant, nous pouvons dire que les résultats de Montagnier, ainsi que les résultats largement rapportés du groupe Venter de la création d’une cellule bactérienne contrôlée par un assemblage d’un génome bactérien complet [15], nécessitent une extension de la conception habituellement limitée de la vie. Mais c’est le travail de Montagnier qui braque le mieux les projecteurs sur cette question.

La tentative de réduire le principe de vie à quelque chose dérivant des lois de la chimie et de la physique, n’a jamais été très satisfaisante. L’argument des vitalistes, selon lequel un principe animateur doit être surimposé à la substance matérielle, supposée auto-évidente, de matière vivante, a aussi ses limitations. Avec les résultats de Montagnier, nous reconnaissons que le principe, Omne vivum ex vivo, reste valide, mais seulement à la condition que nous adoption une conception non corpusculaire de la vie.




Notes:

[1] DNA waves and water, L. Montagnier, J. Aissa, E. Del Giudice, C. Lavallee, A. Tedechi, and G. Vitiello, 23 décembre 2010.)

[2] L. Montagnier, J. Aissa, E. Del Giudice, C. Lavalee, A. Tedeschi, and G. Vitiello, « DNA Waves and Water. »

[3] http://www.larouchepub.com/other/20...] La résonance de Schumann fait référence à des ondes dont la fréquence fondamentale est de 7,83Hz, qui se propagent dans le guide d’onde formé de la zone entre la surface de la Terre et l’ionosphère.

En 1952, le physicien atmosphérique allemand Winfried Schumann avait fait l’hypothèse que l’activité de la lumière produirait de telles ondes de basse fréquence et, en divisant la circonférence de la Terre par la vitesse de la lumière, avait prédit la valeur approximative de la fréquence détectée par la suite.

[4] Par exemple, Lyndon H. LaRouche, Jr., « A Wedding Anniversary : The Sixth Sense », EIR, Jan. 14, 2011, pp. 4-22. voir aussi le rapport « The Extended Sensorium » par le LaRouche « Basement » Project, EIR, Feb. 4, 2011 and LaRouche PAC.

[5] L. Montagnier, J. Aissa, S. Ferris, J-L. Montagnier, C. Lavalee, « Electromagnetic Signals Are Produced by Aqueous Nanostructures Derived from Bacterial DNA Sequences », Interdisciplinary Sciences : Computational Life Sciences (2009)

[6] Jacques Benveniste (1935-2004) a été le directeur du laboratoire d’immunologie de l’INSERM. Ses recherches dans les années 1980 montrent que de l’eau, après avoir contenu un anticorps, mais après avoir subi une dilution telle qu’aucune molécule d’anticorps ne puisse rester, est toujours capable d’agir sur un certain type de globule blanc du sang appelé basophile. Benveniste en conclut que la configuration des molécules d’eau est devenue active biologiquement, malgré l’absence de l’anticorps. Les résultats de Benveniste ont été reproduits dans des laboratoires indépendants au Canada, en Italie, et en Israël, avant leur publication en juin 1988 dans Nature.

Cependant, lors d’une visite au laboratoire de Benveniste, postérieure à ces expériences, par une équipe comprenant le journaliste John Maddox de Nature et le magicien James Randi, la plupart des résultats purent être reproduits mais pas tous les essais. Benveniste qualifia cette visite de parodie et dénonça des méthodes dignes du maccarthysme. Mais la campagne de diffamation massive organisée par Nature le discrédita auprès du public.

[7] E. Del Giudice, G. Preparata, G. Vitielo, « Water as a free electric dipole laser », Physical Review Letters 61, 1085-1088 (1988).

[8] Voir, par exemple, Gurwitsch Gurwitsch, « Twenty Years of Mitogenetic Radiation : Emergence, Development and Perspectives », 21st Century Science Technology, Fall 1999, pp. 41-53.

[9] cf. Recent Advances in Biophoton Research and its Radiations, publié par F.A. Popp (World Scientific, 1992).

[10] « DNA between Physics and Biology : DNA Waves and Water » tiré de la conférence du Dr. Luc Montagnier, Lindau, 28 June 2010.

[11] L. Montagnier, J. Aissa, E. Del Giudice, C. Lavalee, A. Tedeschi, and G. Vitiello, « DNA waves and water » (fourni à l’auteur par le Dr. Del Giudice).

[12] A comparer aux expériences effectuées par le biophysicien italien Bruno Brandimarte, dans l’application d’ondes magnétiques de basse fréquence, aussi bien in vitro que dans la guérison de blessures et d’autres pathologies. Brandimarte suggère que les oscillations magnétiques de fréquence inférieures à 10kHz sont des ondes non maxwelliennes, qui devraient être appelées magnétoélectriques, non pas électromagnétiques. Voir Bruno Brandimarte, « Whole-Body Magneto-Therapy Speeds Wound and Disease Healing », 21st Century Science Technology, Summer 2010, pp. 21-30.

[13] Je pense que Montagnier utilise cette formulation pour indiquer que le filament d’ADN est synthétisé comme dans un rétrovirus, mais sans la présence d’ARN messager. Ici, ce seraient les nanostructures de l’eau qui serviraient de « gabarit ».

[14] Montagnier, « DNA Waves and Water », op. cit.

[15] En 2010, des chercheurs de l’Institut J.Craig Venter ont rapporté quelque chose que certains appellent de la « vie artificielle » (Gibson, et al., « Creation of a Bacterial Cell Controlled by a Chemically Synthesized Genome », Science 329 52-56 (2010)). En étendant de manière ingénieuse des méthodes de clonage connues, ils ont conduit 100 composants de séquences génétiques synthétisées artificiellement à s’assembler en une structure presque identique à l’ADN de la bactérie mycoplasme mycoïde. Insérée dans la cellule d’une espèce de mycoplasme relativement voisine, la nouvelle cellule s’est développée en une colonie exprimant la séquence d’ADN synthétique. Cependant, le mot « création » dans le titre de leur article est trompeur. Pour ceux qui seraient induits à croire que de la vie a ainsi été créée de novo, nous pouvons éclaircir la question par une analogie très grossière consistant à dire que la synthèse a besoin de l’E. coli et des organismes de la levure de boulanger comme substituts de « père » et de « mère ». La synthèse nécessite l’insertion de sous-produits dans la bactérie plus grande de l’E. coli, puis dans l’ADN de la S. cerevisiae (levure de boulanger), où le génome artificiel de la M. mycoïde représente environ 5% de la longueur totale de l’ADN. La vie n’est pas créée de novo, mais seulement en présence de vie, comme dans les expériences de Montagnier. Ceci est dit en dehors de toute considération morale, comme celles qui se posent avec les mauvais usages d’expérimentations génétiques, ou également avec les brevets de matériel biologique en agriculture, auxquels nous n’apportons pas notre soutien.


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