Auteur de « La crise globale », Jean-Michel Quatrepoint explique pourquoi le modèle économique français enrichit les grands groupes et appauvrit le pays, et en quoi un grand emprunt ambitieux peut permettre d’améliorer la situation.
La montagne va accoucher d’une souris. Le grand emprunt n’aura plus rien de grand. Il s’est ratatiné au fil des jours.
Moyennant quoi, la France va passer à côté d’une chance historique. Profiter d’une crise mondiale pour relancer une économie languissante depuis des décennies, reconstruire son tissu entrepreneurial, stimuler les imaginations et la créativité, casser les bureaucraties de toutes sortes et contourner les lobbys qui, ici comme ailleurs, sont largement responsables des dérives du capitalisme.
Pendant un quart de siècle, les élites de notre pays nous ont fait croire que notre prospérité dépendait de la bonne santé de quelques grands groupes. Elles ont multiplié les avantages fiscaux à leur égard au nom de leur nécessaire compétitivité. Elles les ont laissés se délocaliser massivement et fermé les yeux sur l’utilisation des paradis fiscaux. Toujours au nom de la compétitivité. Le moins que l’on puisse dire est que l’échange a été inégal. Si le CAC 40, ses grands actionnaires, le système financier ont largement prospéré, le pays, lui, s’est progressivement appauvri. Les emplois perdus dans le secteur privé ont été en partie compensés par des emplois publics creusant ainsi les déficits budgétaires. Et entraînant par ricochet une baisse drastique des investissements de l’Etat. Les délocalisations et la politique de la grande distribution se sont traduites par un boom des importations. Les déficits commerciaux ont remplacé les excédents. Les moins-values fiscales sur les grands groupes et la finance ont été compensé par une pression fiscale accrue sur les PME et les classes moyennes. Comment sortir d’un cercle vicieux qui nous conduit inexorablement au déclin et à la paupérisation ?
Il n y a pas de solution miracle. Mais une chose est sûre, sans investissements massifs du secteur public comme du secteur privé, nous ne pourrons pas offrir demain des emplois dignes de ce nom à notre jeunesse. Voilà pourquoi le grand emprunt pouvait - peut encore - apparaître comme une rupture, un tournant et l’occasion d’associer directement les Français à la construction de leur avenir.
Ce n’est pas en recommençant les mêmes erreurs, avec les mêmes structures et les mêmes personnes que notre pays va se redresser. Voilà pourquoi, le grand emprunt, pour qu’il ait un sens, doit clairement se dissocier des émissions d’OAT (obligations d’état) et de la gestion classique de la dette publique.
Un emprunt massif et à destination des citoyens
Son montant ne devrait pas être inférieur à 3 points du PIB soit 60 milliards d’euros. Il doit être perpétuel, c’est-à-dire qu’il n a pas d’échéance de remboursement, l’Etat ne s’interdisant pas de le rembourser à tout moment. Cet emprunt doit être pour l’essentiel placé auprès des particuliers et non pas être réservé au système financier. C’est trop cher, nous dit-on, les banques exigeant une commission de placement de plusieurs centaines de millions d’euros.
Un comble ! Sauvés par les contribuables et les épargnants, les banques dont l’image est au plus bas, devraient faire preuve de civisme en plaçant cet emprunt national gratuitement. C’est bien le moins qu’elles puissent faire. Le bon sens commande de canaliser en priorité l’épargne très abondante des Français vers des investissements productifs sur notre territoire.
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12 Novembre 2009 : Pourquoi la mer monte ? Une nouvelle explication plus rassurante et qui bouleverse les idées reçues.
Un lecteur attentif, spécialiste de la mesure du niveau des mers, a attiré mon attention sur un article très récent, paru dans la revue en ligne Ocean Science de l'European Geosciences Union.
The gyre-scale circulation of the North Atlantic and sea level at Brest (Circulation de l'Atlantique Nord à l'échelle du gyre et niveau de la mer à Brest)
P. L. Woodworth1, N. Pouvreau2, and G. Wöppelmann3
1Proudman Oceanographic Laboratory, Joseph Proudman Building, 6 Brownlow Street, Liverpool L3 5DA, UK
2UMR 5566 LEGOS-CNES, 14 av. Edouard Belin, 31400 Toulouse, France
3UMR 6250 LIENSs, Université de La Rochelle – CNRS, 2 rue Olympe de Gouges, 17000 La Rochelle, France
Cet article confirme et renforce une explication très intéressante et novatrice de la hausse du niveau des mers, proposée il y a peu d'années. Le lecteur a rédigé un texte sur ce sujet à l'intention de Pensee-unique.fr que je me fais un plaisir de publier. Le voici, remis dans la forme des billets de ce site :
Qui n’a pas entendu parler de la montée inexorable du niveau des mers, de la disparition de certaines îles paradisiaques, et que bien sûr, la cause de tout cela est le réchauffement climatique,
lié, cela va de soi, aux activités humaines ?
Sur ce sujet, certains organismes de recherche français n’hésitent pas à surenchérir au niveau de leur site Web, affirmant que depuis des millénaires le niveau de la mer a peu varié, et que
depuis un siècle, l’élévation moyenne est de l’ordre de 1,8 mm/an (voir le site du LEGOS, Laboratoire d'Etudes
en Géophysique et Océnaographie Spatiales).
C'est sans doute aller un peu vite et oublier, au passage, l’histoire de quelques villages recouverts par le sable en Bretagne entre le XVIème
et le XVIIIème siècle car la mer s’était retirée… preuve que le littoral a toujours été en mouvement et à la merci des océans bien avant que l’on se chauffe et que l’on se déplace à l’aide
d’énergies fossiles.
Il est fondamental de noter que l'élévation du niveau des mers n’est pas uniforme et qu’en fait, sur certaines côtes, les niveaux océaniques décroissent à peu près au même rythme qu'ils s'accroissent sur d'autres.
Par exemple, le niveau de la mer baisse au voisinage de la côte Est de l’Afrique et de la côte Ouest de l’Amérique du Sud et de l’Amérique du Nord, comme on le voit sur l''image ci-contre qui
indique l'évolution des niveaux océaniques entre 1993 et 2003 mesurée à partir des données altimétriques des satellites TOPEX-POSEIDON. Il est visible que le niveau des océans a monté dans
l'Ouest de l'océan Pacifique mais il a baissé à l'Est.
Tout cela est donc très inhomogène.
Les raisons généralement avancées pour expliquer les variations actuelles du niveau des mers sont les suivantes :
En 2004, deux scientifiques américains, Laury Miller de la NOAA et Bruce C. Douglas de l’Université de Floride pointaient déjà du doigt, dans un article publié dans la revue Nature, le fait que la dilatation thermique et la fonte des glaces ne permettaient pas d’expliquer l’élévation moyenne globale de 2 mm/an environ, car les vitesses d’augmentation de volume et les quantités de glaces fondues ne pouvaient se traduire que par une hausse, d’au mieux, 0,5 mm/an.
En 2006, ils confirmaient leurs affirmations dans une autre publication à la Royal Society .
En 2007, ils émettaient l’hypothèse que la variation des niveaux océaniques n’était pas directement due au réchauffement, mais aux variations décennales ou multidécennales du champ de pression atmosphérique dans certaines zones océaniques particulières appelées gyres ( Réf : Miller L., Douglas B. C. : Gyre-scale atmospheric pressure variations and their relation to 19th and 20th century sea level rise) publié dans Geophysical Research Letters, 34, L16602, DOI : 10.1029/GL030862, 2007). Voici ce que Miller et Douglas indiquaient dans le résumé de cet article :
"The rates of sea level rise tend to be lower in the 19th compared to 20th century. We show this behavior may be related to long-term, gyre-scale surface pressure variations similar to those
associated with the Northern Annular Mode. As sea level pressure increases (decreases) at decadal and longer timescales at the centers of the subtropical atmospheric gyres, sea level trends along
the eastern margins in each ocean basin decrease (increase)."
Soit, en français :
" Les vitesses de la hausse du niveau des mers tendent à être plus faibles pendant le XIXème siècle que pendant le XXème siècle. Nous montrons que ce comportement peut résulter des variations de pressions de longue durée, à l'échelle du gyre, semblables à celles qui sont associées avec le Mode Annulaire du Nord (NAM). Quand la pression à la surface de la mer croit (décroît) sur des échelles de temps décennales ou de plus longues durées, aux centres des gyres atmosphériques subtropicaux, les tendances à la hausse des niveaux des mers le long des marges de l'Est dans chaque bassin océanique, décroissent (croissent)."
Autrement dit, l'augmentation de la vitesse de hausse du niveau des mers, observée au XXème siècle, par rapport au XIXème, peut fort bien résulter des variations de pression atmosphérique décennales ou de plus longues durées, résultant des gyres. (voir l'explication du gyre ci-dessous)
Cette hypothèse vient de recevoir une éclatante confirmation dans une publication récente que l’on doit à un anglais, P. L. Woodworth et deux français, N. Pouvreau et Guy Wöppelmann.
Ces derniers auteurs se sont appuyés sur des données historiques du plus ancien marégraphe au monde, qui est installé à Brest.
Les plus anciennes données de ce site remontent à la fin du 17ème siècle, début du 18ème. Ils ont corrélé ces données avec des données de pression atmosphérique mesurées régulièrement par des
bateaux faisant la traversée de l’Atlantique et consignées dans leurs carnets de bord.
Les données manquantes ont pu être reconstruites à l’aide d’un modèle en développement appelé ACRE.
Leur conclusion est sans appel. Ils concluent que : ‘sea level on the eastern boundary of the North Atlantic does appear to be related on multi-decadal and century-timescales to the strength of the gyre-scale circulation, as represented by air pressure in the centre of the gyre. This conclusion verifies that of Miller and Douglas (2007) but with the use of a data set twice the length as that employed previously’.
Traduit dans la langue de Molière, cela signifie que : ‘le niveau de la mer sur les côtes Nord Atlantiques apparaît être relié sur des échelles de temps de plusieurs dizaines à plusieurs centaines d’années, à la force de la circulation à l’échelle du gyre (Atlantique), représentée par la pression atmosphérique au centre du gyre. Cette conclusion confirme celle de Miller et Douglas (2007), mais avec une base de données s'étendant sur une durée deux fois plus longue que celle précédemment employée."
Alors, qu’est-ce exactement que le gyre Atlantique ? Il s’agit simplement d’une zone océanique, située au niveau de l’Afrique du Nord, que l’on appelle aussi mer des Sargasses représentée sur la figure ci-contre :
Cette zone est bordée à l’Ouest par le fameux Gulf Stream, au Nord par la dérive Nord Atlantique, à l’Est par le courant des Canaries et au Sud par le courant Nord-équatorial.
Cet ensemble forme un vortex (ou tourbillon d’axe vertical), qui induit des variations de pression atmosphérique. Ce sont ces variations de pressions qui ont été corrélées aux variations de niveaux marins enregistrées à Brest depuis des décennies.
Le même phénomène de gyre existe aussi dans le Pacifique et il pourrait également expliquer les variations de niveau observées.
En conclusion, nous sommes bien loin des explications alarmistes fournies jusqu’à présent pour justifier la montée des eaux sur certaines côtes ou la (non) disparition de certaines îles comme
Tuvalu et Takuu. Ici encore, les découvertes scientifiques
bouleversent les idées reçues.
On pourra toujours dire que le réchauffement amplifie l’effet des gyres et contribue à la montée des eaux, mais cela reste encore à prouver.
Dans tous les cas, l’explication alarmiste de la fonte des glaces et de la dilatation thermique des océans pour expliquer le hausse observée du niveau des océans, se trouve très sérieusement
remise en question....
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"The science is settled" , " La science est établie " nous répètaient sans cesse Al Gore, R. Pauchauri, le Président du GIEC et ses affidés ...
Le Président Obama affirmait récemment dans un discours que : " La science ne peut être remise en cause et les faits sont clairs : les niveaux des mers montent, les zones côtières se rétrécissent
...."
Sans doute, Mr President, mais ce n'est pas ce que vous croyez ! Pas plus sur la question de la hausse du niveau des mers que sur les autres, d'ailleurs...
Aux Etats-Unis, le vaccin utilisé, FLUMIST, est un vaccin intra-nasal qui contient deux séquences d’ADN génétiquement modifiées du virus H5N1 (virus de la grippe aviaire et il contient le
virus vivant et non atténué (contrairement aux autres vaccins).Le virus H1N1
(humain-porcin) est très contagieux, mais très peu virulent (ça, on l'a
constaté). Le virus H5N1 (aviaire) est très peu contagieux, mais très virulent
(ça aussi, on l'a constaté, puisque seulement 248 personnes sont mortes entre
1998 et 2008 de la soi-disant pandémie de grippe aviaire). Par contre, si le
virus H1N1 entrait en contact avec le virus H5N1, il pourrait se produire une
commutation qui créerait un virus résultant de la combinaison H1N1 + H5N1 qui
serait à la fois très contagieux et très virulent.
De façon différente, en France nous sommes sur un virus atténué ; ce qui en fait le danger ce sont ceux qui sont boosté par le squalène (permet de faire plus de vaccin avec moins de souches) alors que pour les enfants, et heureusement, nous sommes sur des vaccins non adjuvantés, ce qui, pour éviter le moindre risque aurait dû être le cas de tous les vaccins.
Le gouvernement à fait d’abord un choix économique plutôt que d’efficacité.
Comme le FluMist n'est pas autorisé en Europe, la stratégie est
différente, mais le principe est le même. Il faut savoir qu'un premier lot de
vaccins a été livré à la France le 27 août dernier, en provenance de
l'entreprise pharmaceutique Baxter (je vous rappelle que c'est Baxter qui avait contaminé 72 kg de matériel vaccinal en février 2009, en mélangeant « par accident » le virus de la grippe H3N2 à
celui de la grippe H5N1 - je ne recommence pas mon explication sur les commutations.Ces vaccins livrés fin août à la France sont
très certainement des vaccins contenant le virus de la grippe aviaire H5N1,
issus de ce qui avait été produit antérieurement par Baxter en préparation de la
pandémie de grippe aviaire (il faut bien recycler les invendus, non ?).
D'ailleurs, il est impossible que ce soit des vaccins contenant le H1N1 - les
délais de fabrication étant trop courts, par rapport à la date de livraison de
la souche Californienne qui a servi à la production des vaccins. Ces vaccins ont
été gardés sous haute surveillance militaire à Miramas, en Provence (Sud de la
France). Et ce sont eux qui sortent les premiers
Enoch
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