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LES PENSEES D'ENOCH

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Ce  n'est  pas  le  nécessiteux  qui  doit-être  secouru,  mais la misère qu'il faut combattre.

Religions

Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 22:44

Physique du Temps de Rêve

John Lash

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Traduction de Dominique Guillet.

L'histoire sacrée de Sophia commence à un moment du temps éternel et infini mais qui n'est pas le premier moment de la création de l'Univers. Ce terme Univers, avec une majuscule, fait référence à la totalité des galaxies dans la matrice infinie de l'espace-temps. L'Univers existe déjà lorsque l'histoire de Sophia commence et jamais n'a t-il été inexistant. Il n'existe pas de moment précis à son commencement et il n'y en aura jamais non plus pour sa fin. Il n'existe pas de big-bang dans la vision cosmique Gnostique ni dans ses contreparties Hindoue, Bouddhiste et Tantrique pour lesquelles l'émanation et le reflet sont les principes dynamiques qui oeuvrent au travers du cosmos et au sein de la psyché humaine: l'émanation et non pas la création; le reflet et non pas la cause et effet. Le Fondement Eternel est immuable alors que l'Univers est intrinsèquement instable, dans un flux perpétuel de mouvements, de métamorphoses et de cycles. La Vie est un mystère de devenir sans fin et sans limites, un rêve vivant qui se meut constamment d'une scène à une autre, chaque événement en équilibre sur le moment éternel, le Maintenant.

Ce qui change dans l'Univers, ce n'est pas la source du pouvoir mais les conditions par lesquelles se manifeste cette mystérieuse source de pouvoir. “L'Eternité est amoureuse des ouvrages du temps” a écrit le poète mystique William Blake. Chaque moment recèle la possibilité passionnante qu'une singularité émerge des profondeurs de l'Eternel Maintenant: cette innovation va ensuite apparaître et se propager dans les mondes manifestés.

“L'Eternité est amoureuse des ouvrages du temps” William Blake.

Constellation d'Orion. Images de la NASA

L'Univers émerge en tant que manifestation physique émanant d'une source cachée de pouvoir, une conscience fondatrice qui ne se dévoile jamais directement: l'Originateur. Dans le Dzogchen, la conscience fondatrice est appelée rigpa, dans le Tantrisme Hindou, parasamvita, et dans la tradition Gnostique, pronoia. (Je me permets de citer ces parallèles non pas pour prouver mon érudition relative mais pour bien mettre en exergue que la pensée Gnostique ne constitue pas un phénomène isolé et anormal comme la plupart des érudits de la religion sont enclins à la considérer.) Selon les enseignements métaphysiques Tantriques, l'inclination intrinsèque du pouvoir à la source est de se dissimuler afin de ne pas apparaître dans sa nature véritable. Cette faculté de dissimulation est appelée maya. Considérée à tort comme signifiant l'illusion, maya est en réalité le pouvoir par lequel la conscience fondatrice, qui existe au-delà du temps, de l'espace et de la matière, assume, sous une forme matérielle, des apparences et des dynamiques dans le temps et l'espace. Paradoxalement, elle se cache afin de se révéler. La conscience fondatrice ne se réduit pas aux apparences et aux dynamiques qu'elle manifeste mais elle oeuvre au travers d'elles. Les manifestations matérielles qu'elle engendre, incluant les étoiles, les planètes, les êtres humains et les microbes sont réels et vivants et non pas illusoires. Les Gnostiques n'enseignèrent pas que le monde matériel est une illusion mais, comme nous le verrons, ils révélèrent l'existence d'un facteur d'illusion à l'oeuvre dans le cosmos et, de façon concomitante, dans le mental humain qui nous induit à une perception erronée de l'ordre du monde et à la perte de notre juste place en ce monde. C'est le facteur Archontique qui émerge dans le quatrième épisode de l'histoire sacrée.

Emergence de Gaïa

Les Bushmen du désert du Kalahari disent “qu'il y a un rêve qui nous rêve”. L'Univers est un rêve vivant. La source mystérieuse de toute manifestation joue à se cacher et à se refléter dans des milliards d'étoiles et dans des milliards de galaxies. La source de la dynamique cosmique ne se dévoile jamais et, paradoxalement, elle semble même impuissante: elle n'agit en rien pour que les mondes émergent. Au contraire, elle confère, en toute générosité, sa puissance infinie à une vaste compagnie de forces génératrices, appelées les Eons dans la cosmologie Gnostique. Eon signifie “divinité”, “cycle”, “émanation”, “puissance génératrice”. Il existe un Eon suprême et une vastitude d'Eons, un Dieu suprême et de nombreuses divinités. Le Dieu unique, l'Originateur, confère son pouvoir aux autres Eons, ou générateurs, car c'est ainsi que l'on pourrait traduire le terme Grec. L'Originateur - en termes conventionnels Dieu ou la divinité suprême qu'on ne peut en aucune façon concevoir comme une divinité créatrice paternelle - ne crée pas directement, à la manière dont un potier crée une poterie. Le Dieu unique transfère des potentialités aux générateurs dans un acte d'épanchement généreux. Il offre de la singularité pure et inconditionnelle afin que de la potentialité et de l'innovation puisse émerger dans le cosmos.

Les Bushmen du désert du Kalahari disent “qu'il y a un Rêve qui nous rêve”. L'Univers est un Rêve vivant.

En illustration: Art Aborigène.

Les générateurs suivent ensuite l'exemple de l'Originateur: ils reçoivent la singularité et, en tout altruisme, lui permettent de s'épanouir par elle-même. Ils créent indirectement au travers d'un processus comparable au rêve, plutôt que par une production artéfactuelle et concrète de mondes. Ils ne créent pas du tout, ils émanent. Ils transmutent la singularité sans forme en germe d'intention formatrice, une émanation discrète. Dans le Tantra Hindou, l'émanation est appelée parinama, un parallèle exact avec le mot Grec aporria, utilisé dans le Second Traité du Grand Seth: “une émanation unique (aporria) procédant des Eternels, les Eons impénétrables, incalculables et sans définition” (54:18). Dans le processus de restauration du mythos, je prends la liberté poétique de convertir le langage cosmologique Gnostique en une expression issue de l'astrophysique moderne, une singularité.

La théorie de l'émanation est la norme descriptive dans la cosmologie Gnostique, dans les systèmes métaphysiques Asiatiques et dans les scénarios Indigènes. Cela semble être la manière de décrire le cosmos qui soit la plus naturelle pour l'espèce humaine, en contraste avec le créationnisme biblique qui est un genre totalement différent de métaphore, avec des implications profondément différentes. Le “mythe de création” Gnostique ne devrait pas être nommé ainsi parce que le mythos de Sophia présente une alternative dramatique aux scénarios non-émanationnistes de création tels que l'histoire biblique de la Genèse et la théorie du big bang. C'est un mythe d'émergence, et non pas un mythe de création.

Chez les Aborigènes d'Australie, la source de toutes les manifestations matérielles est appelée le “Temps de Rêve”. Ce n'est pas un temps reculé dans le passé, un point d'origine dans un temps linéaire, mais la dimension d'intensité de l'Eternel Maintenant. Tous les êtres conscients dans le monde, incluant les formes inorganiques telles que les roches et les éléments du paysage tels que les montagnes, sont des animations du temps de Rêve - des animations permanentes et perpétuelles. Le Temps de Rêve est un événement qui perdure éternellement, sans commencement ni fin, et qui entretient le jeu constant des phénomènes. Lorsque le Temps de Rêve s'exprime dans un comportement ou une connaissance particulière, les Aborigènes évoquent le rêve de la créature qui incarne cette connaissance et qui exhibe ce comportement. Par exemple, “le rêve du kangourou” est la synthèse de toute la connaissance innée et du comportement instinctif de tous les kangourous en remontant jusqu'aux ancêtres du Temps de Rêve.

Le concept Aborigène de rêve est proche de ce que la science signifie par instinct, le programme génomique d'une espèce. Pour être plus précis, le rêve est la narration intégrale de la séquence génomique et il doit donc être exprimé dans de longues histoires, des scénarios complexes, des séquences mythopoétiques, des chansons. Pour la mentalité naturelle, le rêve présente une forme rythmique et une structure narrative et il opère au travers du jeu des polarités. Dans le shamanisme des cultes Shivaites de l'Inde du sud, qui présentent un parallèle proche avec le “culte du serpent” Gnostique, le rêve est le linga sharira, le corps sexuel (considéré comme le modèle ou la matrice d'une espèce), qui préexiste au développement physique de son vecteur. Il émigre et il évolue... Il se caractérise par un Dharma, une finalité à accomplir. Le Rêve, en majuscule, peut également être utilisé pour l'émanation créatrice des Eons Gnostiques tels que Sophia. Le terme Sanskrit parinama et le terme Grec aporria décrivent, tous deux, l'acte de Rêver. L'essence de cette notion cosmologique n'est pas l'évolution mais l'émergence. Cette conception est également à la pointe de la théorie physique courante, et également en biologie et en astronomie.

La théorie de l'émanation, ou la physique du Temps de Rêve comme on pourrait l'appeler, assume la notion à la mode d'auto-poésie, l'auto-structuration ou l'auto-organisation évidente dans l'entièreté de la nature terrestre ainsi que dans tout le cosmos. Lynn Margullis affirme que, dans les processus de vie Gaïens, nous contemplons l'auto-poésie dans ses formes les plus complexes et les plus magnificentes. Le concept d'auto-poésie est au coeur de la nouvelle science de la complexité, ou théorie de la complexité, appelé auparavant la théorie du chaos, ou stochastique. Le terme qui est communément utilisé pour ce paradigme est l'émergence: le développement de la vie et de la conscience au sein d'une matrice partagée dans laquelle de nouveaux éléments optimisent les propriétés intégrales de l'ensemble. Les fractales qui déploient des structures auto-similaires, dans des échelles intéressantes, présentent une manière d'appréhender l'identité émergente ou la “structure profonde” commune à la cellule, à l'organisme et au super-organisme. Les initiés Gnostiques détectèrent dans les flux de fractales kaléidoscopiques du coeur galactique - la chorégraphie sublime des dieux qui dansent - la structure profonde de toute vie et de toute conscience dans la biosphère. L'identité émergente implique la non-localité de la source et de la manifestation. “Ce qui est ici est là. Ce qui n'est pas ici n'est nulle part” dit le Vishvasara Tantra.

Les milliards de galaxies dans l'Univers émergent d'un fondement primordial qui se manifeste au travers d'elles, en révélant, non pas lui-même, mais la nouveauté sans fin dont il est capable. Tout ce qui émerge est empreint de l'auto-organisation et de l'auto-limitation, les deux signatures de l'auto-poésie. Chaque être vivant est fractalement imbriqué avec tout ce qui vit. La planète Terre exhibe ces deux caractéristiques, l'auto-poésie et l'identité émergente, dans une profusion glorieuse et abondante.

Nous pourrions nous poser la question suivante: comment Gaïa en est-elle venue, en premier lieu, à être autopoétique?

Dans l'épisode 1, le mythos de Sophia présente une vision poétique de la manière dont l'innovation émerge, périodiquement et de façon imprédictible, dans le cosmos éternel. Toutes les innovations émergent de l'Un qui n'émerge de rien du tout. (Le Zen et le Dzogchen enseignent que chacune de nos pensées qui passent émerge de la même manière, de la même source). L'Eternel devenir est constamment agité par des singularités émergentes, permettant par là-même que quelque chose de nouveau se manifeste dans les activités répétitives et très structurées de la myriade de mondes. L'histoire de Sophia concerne une telle singularité. Elle décrit comment l'humanité est impliquée dans l'effort de la Déesse d'accomplir l'innovation et de l'intégrer dans l'ordre cosmique éternel.


La galaxie en spirale, en laquelle nous demeurons, ne constitue pas l'entièreté de l'univers, elle n'est que notre univers local.

En illustration: Voie Lactée

La galaxie en spirale, en laquelle nous demeurons, ne constitue pas l'entièreté de l'univers, elle n'est que notre univers local. Afin de raconter l'histoire de notre univers, nous avons besoin de comprendre les conditions spécifiques à la galaxie qui est notre demeure, et non pas les conditions cosmiques dans un sens général et abstrait. C'est précisément cette compréhension que les enseignements Gnostiques nous confèrent. Jacques Lacarrière dit que les initiés Gnostiques “présagèrent et anticipèrent... ce que l'astronomie moderne appelle les nébuleuses, les spirales et les amas extra-galactiques.” De par l'amplitude de leur vision, les initiés Gnostiques furent capables de discerner les propriétés et les conditions qui sont uniques à notre système de monde. A ma connaissance, aucun autre système métaphysique ne présente cette information de cette manière. Il existe, cependant, une pléthore de traditions indigènes qui corroborent l'un ou l'autre aspect de la cosmologie des Mystères que l'on trouve dans le mythos de Sophia.

Voilà comment l'un des textes Gnostiques des Codex de Nag Hammadi établit l'arrière-plan de l'histoire de Sophia, la biographie planétaire:

“Toutes les émanations de l'Originateur sont des Pléromes et le fondement de toutes ces émanations est l'Un qui est la cause de leur émergence à partir de lui-même et qui leur attribue leurs destinées. Chaque Plérome se manifeste alors de façon autonome afin d'accomplir son origine à sa propre manière” (Evangile de la Vérité. 41:15-20).

La science courante se fait l'écho de l'hypothèse des nombreux mondes proposée par les Gnostiques. Les photos du télescope Hubble fournissent une preuve spectaculaire de la diversité et des dynamiques des myriades de galaxies éparpillées au travers de l'espace-temps, telles des semences étincelantes.

Les photos du télescope Hubble fournissent une preuve spectaculaire de la diversité et des dynamiques des myriades de galaxies éparpillées au travers de l'espace-temps, telles des semences étincelantes.

En illustration: Carina Nebula. Photo NASA

Mystérieusement, une présence unitaire unique imprègne toutes les galaxies mais on trouve, dans chaque galaxie, des Eons, ou divinités individuelles. Ce ne sont pas des entités en tant que telles mais de vastes flux. Le mot Allemand “geist”, esprit vient de la racine Indo-Iranienne “ghei”, “se muer avec puissance”. Les êtres cosmiques suprêmes se meuvent puissamment: ce ne sont pas des entités mais des flux immenses et vivants. Les flux surgissent et circulent, fusionnent, se divisent, se retirent et jaillissent de nouveau. La danse des dieux.

Les êtres cosmiques suprêmes se meuvent puissamment: ce ne sont pas des entités mais des flux immenses et vivants. Les flux surgissent et circulent, fusionnent, se divisent, se retirent et jaillissent de nouveau. La danse des dieux.

En illustration: NGC 6050. Photo NASA

Les Eons ne sont pas des entités mais des flux qui se distinguent par des intensités, les signatures discrètes de leur puissance de flux, pourrait-on dire. Les dieux cosmiques sont des unités cohérentes de force mais non pas des entités de point. La composition tonale et mélodique de la symphonie de Rimski-Korsakov, Scheherazade, est un mouvement unifié d'orchestration, cependant, cette symphonie, lorsqu'elle est jouée, est tout sauf une unité singulière et simple. Il en est de même pour les Eons qui possèdent des signatures acoustiques et lumineuses, des phénomènes que les initiés apprirent à reconnaître lors des sessions répétées de l'instruction par la Lumière. Les adeptes accomplis identifiaient un Eon par sa signature, une corde ou une veine de son entendue de façon clairaudiente, tout comme le musicien ou le chef d'orchestre, qui connaît Scheherazade, peut reconnaître toute la symphonie à partir d'une seule ligne de notes. Les Gnostiques attribuaient à l'Eon Sophia une signature particulière, qui les éveillait à la richesse et à l'intensité de son intelligence. Sagesse est son nom, son intensité, sa signature de flux. Les Gnostiques décrivirent les générateurs dans le Plérome - en termes astronomiques, le coeur galactique - à partir d'une expérience vécue des phénomènes cosmiques, dans des états altérés de conscience.

La déesse Sarasvati du mythe Hindou présente un type d'intelligence Sophianique. Les attributs de Sarasvati contiennent certaines caractéristiques de la signature de flux de Sophia. “En tant que Sagesse et Enseignement, elle est la mère des Vedas, à savoir, de toute connaissance se rapportant à Brahma et à l'univers”. “Sagesse” vient de la racine Indo-Européenne weid-, source de vidya, veda, wit, corrélée à l'Arabe hikm et à l'Hébreu chockmah. La corruption du terme Hébreux donne Achamoth, un nom appliqué à la Déesse Déchue: Sophia Achamoth, la déesse qui plongea vers la Terre.

Avant qu'elle ne chute vers la Terre, l'Eon Sophia participe à un rituel sublime avec les autres Eons dans le Plérome.

La déesse Sarasvati présente un type d'intelligence Sophianique. Elle est la mère des Vedas.


La Matrice de l'Anthropos

Dans la plupart des versions du mythos de Sophia, la chute de la déesse est intimement associée à l'activité d'un autre Eon, Christos, ainsi nommé en raison de sa signature de flux, “puissance d'onction”. En termes cosmiques, l'onction est la capacité que possède un Eon de se métamorphoser à partir d'un état poreux, similaire à de l'écume, en un état fluidique, similaire à la rosée. L'écume n'est pas de la rosée mais imaginons de l'écume se transformant en rosée. Voilà ce qu'est l'onction dans le domaine Pléromique. Le produit de l'onction, le chrisme, est la sueur d'amour des dieux. Dans l'extase de leur danse, les Eons se répandent en une sueur parfumée, en une éruption de rosée étincelante. C'est l'onction au niveau cosmique.

Les astrophysiciens s'accordent maintenant sur la présence de “rosée moléculaire” dans les bras galactiques mais pas encore dans le coeur galactique car ils sont réticents à assumer qu'elle puisse posséder des propriétés biologiques. Les théoriciens de la cosmologie de l'univers plasma semblent se rapprocher de la reconnaissance de la porosité “écumeuse” de peu de masse et de haute densité des courants Eoniques. La cosmologie des plasmas est couramment la meilleure alternative à la fantaisie du big bang. Les cosmologies Tantrique aussi bien que Gnostique se caractérisent par une activité sexuelle orgasmique qui relève plus des préliminaires que du “hard”. Cela s'applique certainement aux cabrioles orgiastiques des Eons dans le Plérome.

Le hieros gamos (union sacrée) de Sophia et de Christos dans la région au coeur de notre galaxie donne le signal de l'événement initiateur du mythos de Sophia. Ils modèlent, ou configurent, à deux la singularité offerte par l'Originateur. Le mot Grec Anthropos signifie “humanité”, ou plus précisément la “matrice humaine”. Anthropos est de genre neutre, distinct des mots spécifiques à un genre tels qu'andros, “mâle” et gyne “femelle”. Anthropos est le nom Gnostique pour la matrice cosmique de l'espèce humaine, le génome humain préterrestre. Le mythos de Sophia personnifie une version de la “panspermie dirigée”, la théorie introduite par le prix Nobel et chimiste Suédois, Svante Arrhenius, aux alentours de 1900 et acceptée, sous diverses formes, par l'astronome Fred Hoyle, le prix Nobel et biologiste Francis Crick (co-découvreur avec James Watson de la structure de l'ADN), Lynn Margulis ainsi que de nombreux autres pionniers de notre époque.

S'unissant pour encoder ou configurer l'Anthropos, Sophia et Christos, agissent en conformité avec la loi cosmique “car c'est la volonté de l'Originateur de ne pas permettre que quelque chose se manifeste dans le Plérome en dehors d'une syzygie” (Exposé Valentinien. 36:25-30). Syzygie est un mot Grec étrange utilisée par les astronomes pour qualifier la conjonction de corps célestes. L'Originateur veut que toute activité dans le Plérome soit accomplie par un couple d'Eons, des divinités accouplées, mais ce n'est pas une loi rigide qui soit imposée. Dans le cas de la syzygie de Sophia et de Christos qui encode l'Anthropos, la volonté de l'Originateur est observée. Une fois qu'elle a été configurée par la danse rituelle des Eons accouplés, la singularité est prête à être projetée en manifestation dans tout le cosmos.

Ce qui arrive ensuite dans le Plérome est un acte collectif, la collaboration de tous les Eons, et non plus seulement de Sophia et de Christos agissant en tant que couple distinct. Dans l'épisode 3, toute la compagnie des dieux Pléromiques s'unit en une danse chorale afin de projeter la singularité encodée dans la manifestation. Ils la sèment dans le cosmos extérieur, les bras galactiques qui tournent comme un vaste manège autour du moyeu Pléromique. La singularité est nichée dans un nuage moléculaire. Bien que le langage soit ici mythique, ou mythopoétique, la description peut se comprendre en termes des dynamiques internes de la Galaxie. Le mythe suggère clairement des processus encore inconnus de la science mais qui commencent, peut-être, à être entraperçus par les physiques des plasmas, la théorie de la complexité et la nouvelle vision de l'émergence.

Le Plérome signifie “plénitude”, “plénum”. Les vortex galactiques sont tous des variations d'une forme de calice, un torus aplati avec un coeur central (le renflement galactique) et un disque environnant (les bras de la spirale). Le coeur d'une galaxie, le Plérome, est contrebalancé par la structure de manège aplati, l'armature en rotation, appelée le Kénoma, la “déficience”, le “royaume sans forme”. Le Plérome est une potentialité de plénitude infinie qui se répand dans le royaume de la “déficience”, la potentialité finie. Dans le Plérome, toute possibilité est complète, tout participe de la complétude, tout évolue jusqu'à son potentiel le plus accompli. Les divinités, comme Sophia, ne peuvent donner que d'elles-mêmes, en tout altruisme, sans influencer ce qu'elles émanent ou sans s'imposer sur les conditions qu'elles établissent dans le Kénoma. L'épanchement généreux des divinités Pléromiques est un thème-clé de la cosmologie Sophianique. C'est également le parangon de la générosité humaine.

Le Kénoma, l'armature de manège d'une galaxie, est le royaume du chaos dans lequel se développe un potentiel fini, limité. Il est composé de déploiements de matière élémentaire noire (dema), de champs atomiques et subatomiques, incluant des éléments organiques, des grains ou spores de vie. Ce sont dans les bras galactiques que les soleils naissent et que les systèmes planétaires émergent. Sur certaines des planètes, la vie organique s'épanouit mais il semble que l'on ne puisse pas localiser l'origine de la vie sur la planète où elle émerge. Le prix Nobel Francis Crick, un des découvreurs de la structure de l'ADN, propose qu'en raison de sa complexité bouleversante, la vie sur Terre doive avoir été semée d'ailleurs dans le cosmos. Lynn Margullis, la co-auteure de l'hypothèse Gaïa, accepte également la possibilité que des formes de vie microscopiques (propagules) puissent se mouvoir librement au travers de l'espace interstellaire. L'univers est un endroit poussiéreux et une partie de cette poussière est constituée de résidus organiques. La science ne reconnaît pas encore que la vie, émergeant sur des planètes dans les bras en rotation d'une galaxie, trouve son origine dans le coeur galactique. Cette théorie ne pourra pas être acceptée tant que les scientifiques ne peuvent pas imaginer que le coeur d'une galaxie soit un vortex de forces superorganiques, vivantes et conscientes. Mais c'est pourtant la vision Gnostique du Plérome.

Dans la cosmologie Tantrique, la composition du Kénoma est appelée adrista, “résidu”. C'est, comme la science nous le dit, une poussière d'étoile qui perdure de cycles antérieurs d'évolution, des cycles sans commencement ni de fin.

“Maintenant l'Eternité (qui est la Vérité absolue) n'a pas d'ombre à l'extérieur d'elle-même car elle est une lumière infinie dans laquelle tout est dedans et rien n'est en dehors. Mais en son extérieur se trouve l'ombre, qui a été appelée ténèbres. Des ténèbres émerge une force sans forme. C'est le royaume ténébreux du chaos sans limites. C'est de ce royaume qu'émerge toute sorte d'émanation divine, incluant le monde dans lequel nous demeurons car tout ce qui se manifeste dans le chaos y a été implanté au préalable par ce qui le génère” (Sur l'Origine du Monde. 98:20-30).

Ici, le langage de l'expérience des Mystères joue dans le scénario cosmologique. Le coeur galactique est un vortex en rotation de Lumière Organique, une substance rayonnante qui pourrait être comparée à du nougat mou et lumineux. Elle ne projette aucune ombre. Les ténèbres appartiennent aux régions extérieures du moulin galactique, le Kénoma. Les résidus des mondes antérieurs sont continuellement recyclés et réassemblés dans l'armature massive du manège en rotation. Tout ce qui se développe dans le Kénoma y a été implanté par une émanation Pléromique - incluant l'humanité elle-même, ou bien diverses souches d'humanité, et toutes les autres espèces.

Le coeur galactique est un vortex en rotation de Lumière Organique

En illustration: coeur de la galaxie

Un parallèle frappant avec la tige de lumière de la narration Gnostique se retrouve dans le mythe Japonais de création dans lequel un couple de divinités célestes, ou kamis, projettent une “épée céleste de joyau” à partir du centre cosmique dans les eaux du chaos primordial. L'image de la fertilisation cosmique dans les bras galactiques se retrouve dans la mythologie Egyptienne où la déesse du ciel, Nut, lovée en un ovale, porte les constellations du zodiaque encodées dans son corps. L'imagerie embryonnaire cosmique se retrouve dans presque toutes les cosmologies des grandes cultures et, plus universellement, dans toutes les traditions indigènes ou “primitives”.

Le texte appelé “Sur l'Origine du Monde” dans les Codex de Nag Hammadi décrit la limite du coeur Pléromique, appelée menix, hymen, stauros ou horos. Demeurant dans le coeur, les Eons peuvent émaner dans les bras, le royaume du chaos informe, mais ils ne traversent pas vers ces régions. La tige de lumière opalescente projetée par la collectivité des Eons peut être comparée à une lampe à arc qui brille au travers de la paroi d'une tente en toile blanche. Le rayon de lumière passe au travers des parois mais la source du rayon reste à l'intérieur de la tente. Les textes Gnostiques expliquent que ces deux conditions primordiales, l'accouplement Eonique et l'émanation limitée, sont établies par l'Originateur. Ce sont des lois cosmiques mais qui ne sont pas imposées et les exceptions sont donc possibles.

Sophia est l'une de ces exceptions.

Nut, la déesse Egyptienne du ciel qui porte les constellations encodées dans son corps

Le Désir Divin

Les astrophysiciens reconnaissent maintenant que notre coeur galactique possède un noyau central et une région limitante distincte que l'on peut comparer à la paroi poreuse d'une membrane cellulaire. Les mondes qui émergent au-delà de la membrane limitante possèdent des propriétés d'auto-organisation, ou facultés autopoétiques, parce qu'ils ont été émanés par les Eons, mais ils ne sont ni créés ni supervisés par eux. La vie, dans le cosmos vivant, est autonome et auto-organisée, tout comme l'est notre planète Terre. Les propriétés d'auto-organisation, imparties à la matière, par les divinités Pléromiques poursuivent généralement leur propre cours d'évolution. Ce principe s'applique à de nombreux mondes mais il existe des exceptions.

L'épisode 4 de la narration sacrée contient un événement crucial. Il décrit comment Sophia ne peut se détacher des perspectives futures de l'Anthropos. Le pouvoir du désir divin est appelé enthymesis dans les textes Gnostiques. Ce terme est associé à thymus, l'organe au centre de la poitrine. Dans la Grèce antique, l'âme humaine était visualisée comme un papillon, psyche, attaché au corps par le thymus. Le mot Grec thumon dériva probablement de la racine thuein “brûler”, “fumer”, “sacrifier”. L'enthymesis de Sophia est un désir brûlant qui l'engloutit comme de la fumée, en la séparant du reste des Eons. L'attraction saisit la Déesse et évoque spontanément la réaction énergétique complexe d'un Eon, le jaillissement d'une puissance sublime et super-animante - le Rêve.

Par Enoch - Publié dans : Religions
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 20:01
 "  Monsieur le Sénateur Maire,   “C’est la dignité, le respect des valeurs de la République que de permettre à des gens de pratiquer leur culte”, dites-vous pour justifier l’autorisation de la grande Mosquée de Marseille.

   Vous n’êtes pas sans savoir, osons-nous le supposer, que la religion musulmane n’est pas seulement un culte, mais aussi une doctrine sociale et politique, et qu’en lui donnant un lieu de culte, vous donnez aussi une place forte, une citadelle à cette doctrine sociale et politique, dont l’institutionnalisation ne peut être qu’un premier pas pour les visées hégémoniques qui lui sont inhérentes.

   Que proposez-vous pour éviter le passage ambitionné de l’institution d’un culte à l’activité sociale et politique en vue de cette hégémonie ? Rien probablement.

   Vous n’êtes pas sans savoir que cette doctrine dénonce les libertés républicaines au nom de la loi musulmane, et que la liberté religieuse dont fait partie la liberté de culte que vous octroyez si généreusement, est proscrite et châtiée dans l’islam.

   Quel est le sort du musulman apostat, seul terme pour désigner celui qui se convertit à une autre religion ? C’est souvent la mort, en tout cas l’exclusion, vous le savez Monsieur Gaudin. Quelles garanties avez-vous prises en donnant de tels gages à des adversaires acharnés de la laïcité, des libertés fondamentales, de l’égalité entre les uns et les autres ? Aucune, probablement.

   Il faudrait accepter le culte au nom de nos valeurs, et refuser la doctrine sociale et politique, liée à ce culte, au nom de ces mêmes valeurs. Le faites-vous ? Non, Monsieur Gaudin. Monsieur le Sénateur-Maire, vous bradez nos valeurs, vous bradez notre histoire et nos combats."

Yolande de Crussol, Maître de conférences, Département d’Etudes Arabes de l’Université Lille 3 .
Marie-Thérèse Urvoy, Professeur d’Islamologie, Institut Catholique de Toulouse.
Dominique Urvoy, Professeur des Universités, Département d’Etudes Arabes de l’Université Toulouse le Mirail

Par Enoch - Publié dans : Religions
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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /Oct /2009 14:41

Comparer l’islamophobie à l’antisémitisme des années 30 est une obscénité

lundi 26 octobre 2009

La pire erreur d’un stratège, c’est de rabattre une situation nouvelle sur une situation ancienne, c’est de voir un problème présent uniquement comme la répétition d’un problème ancien. Ce fut l’erreur des militaires français en 1939, qui croyaient refaire la guerre de 1914, et s’étaient cachés derrière leur ligne Maginot, alors que les nazis menaient une guerre totalement nouvelle. L’Histoire ne repasse pas les plats.

Dans le meilleur des cas, cette erreur gravissime provient d’une paresse de l’esprit, car il est beaucoup plus facile de réutiliser des schémas anciens que d’étudier la réalité que l’on a sous les yeux : le passé est déjà connu dans tous ses détails, et on sait déjà qui a gagné et qui a perdu. Dans le pire des cas, c’est une entreprise de désinformation consciente et calculée.

Mme Fourest (1) et M. Tariq Ramadan (2) expliquent avec les mêmes mots qu’il y aurait à présent un « danger » en Europe, incarné par « des partis populistes et libéraux », (le BNP en Angleterre, le Parti de la Liberté au Pays Bas, et l’UDC en Suisse), comparable d’après les mots de Ramadan avec la montée du nazisme dans les années 1930. En France, d’après Mme Fourest, mais aussi M. Sifaoui, qui nous qualifie en sous-main de « néo-nazis » (3), la dérive dangereuse, c’est nous, Riposte Laïque.

Selon cette vision qui plaque le passé sur le présent, les musulmans vivant en Europe aujourd’hui, seraient comme les juifs vivant en Allemagne il y a quatre-vingts ans, à la veille d’un grand pogrom. L’islamophobie serait aussi condamnable que l’antisémitisme, comme l’a malheureusement affirmé le Président de la République. (4)

Je suis pour le moins abasourdi que Mme Fourest soit capable de reproduire sans aucune distance critique les analyses politiques de celui qu’elle se targue de démasquer comme un dangereux islamiste. A ce niveau, ce n’est plus de la paresse, mais un servile travail de propagande en faveur de celui qu’elle déclare combattre, mais qui du moins ne se ridiculise pas en accordant le statut de parti politique significatif ou « dangereux » à notre pauvre journal en ligne. Comment peut-on, lorsque l’on a passé tant d’années à pourfendre le « double discours » de Tariq Ramadan, en reproduire un quasi-littéralement, sans se poser la moindre question ni sur sa validité ni sur les intentions de son auteur ? Je ne vois qu’une seule explication plausible : la haine de Mme Fourest pour notre journal doit être plus forte que son amour pour la vérité historique.

 

C’est cette vérité historique que je vais tenter de défendre, car c’est elle la victime collatérale des merveilleux sentiments que nourrit Mme Fourest à notre égard, mais qui nous importent peu. Mme Fourest, comme M. Sifaoui et tous ceux qui ne débattent pas avec nous, mais nous invectivent, ont perdu la partie, c’est pourquoi ils utilisent le dernier stratagème dialectique possible, d’après Schopenhauer : l’insulte. « Si l’on s’aperçoit que l’adversaire est supérieur et que l’on ne va pas gagner, il faut tenir des propos désobligeants, blessants et grossiers. Être désobligeant, cela consiste à quitter l’objet de la querelle (puisqu’on a perdu la partie) pour passer à l’adversaire, et à l’attaquer d’une manière ou d’une autre dans ce qu’il est. Mais quand on passe aux attaques personnelles, on délaisse complètement l’objet et on dirige ses attaques sur la personne de l’adversaire. On devient donc vexant, méchant, blessant, grossier. C’est un appel des facultés de l’esprit à celles du corps ou à l’animalité. Ce stratagème est très apprécié car chacun est capable de l’appliquer, et il est donc souvent utilisé. » (5)

Les mouvements de rejet de l’islam qui apparaissent aujourd’hui en Europe ne sont absolument pas semblables à l’antisémitisme nazi de l’entre-deux-guerres pour plusieurs raisons. La haine des juifs que nourrissaient les nazis se basait entièrement sur un fantasme, c’est-à-dire sur une conception délirante selon laquelle il existait un complot juif visant à dominer l’Allemagne en particulier et le monde en général (voir cette imposture que sont Les protocoles des sages de Sion).

Hitler a forgé à coup de propagande un bouc émissaire sacrifiable qu’il a donné en pâture aux bas instincts déchaînés par ses soins. Les juifs qui vivaient en Europe ont été persécutés sur une base purement délirante, « raciale », qu’ils fussent convertis au catholicisme, athées, juifs libéraux ou orthodoxes. Les nazis n’avaient que faire des opinions particulières des « juifs » qu’ils persécutaient, ce n’était pas en tant qu’individus qu’ils les ont annihilés, mais en tant que « groupe racial ». Les nazis se moquaient du judaïsme des juifs. Ils pouvaient être des anciens combattants de la Première guerre mondiale, et des loyaux citoyens, le monstre froid qu’était la bureaucratie nazie les a traités avec une plus grande cruauté que s’ils avaient été des criminels.

Le propre d’un gouvernement totalitaire, écrit Hannah Arendt, c’est qu’il désigne d’une manière absolument arbitraire ses « ennemis », et qu’il persécute même des personnes qui ne veulent aucunement le combattre, voire qui le soutiennent. C’est cela qui le rend si horrible : c’est un Etat qui se moque complètement de la sympathie ou de l’antipathie de ses sujets. Du jour au lendemain, selon les lubie du Führer ou du Petit père des peuples, on pouvait se retrouver faire partie de la « race inférieure » à exterminer, ou de la « classe condamnée par l’Histoire » à déporter au Goulag (6). Que l’on fût respectueux de lois ne changeait rien : être « juif » de sang était déjà un crime pour les nazis.

Alors que le « complot juif » n’était qu’un délire, le projet de Califat islamique universel ne l’est pas. On ne compte plus les déclarations d’intention de représentants musulmans éminents appelant à une conquête de l’Europe et du monde entier. L’Organisation de la Conférence Islamique, qui regroupe 57 pays musulmans, a déjà rédigé une Déclaration des Droits de l’Homme en islam, concurrente de la Déclaration de 1948. Elle possède également une Cour islamique internationale de justice, composées de juristes versés dans la Charia.

Alors que les juifs vivant en Europe ne faisaient aucune pression sur les gouvernements pour que ceux-ci modifient leurs lois en fonction de leurs croyances religieuses, les musulmans, où qu’ils s’établissent, accablent les autorités d’accueil de demandes d’accommodements avec leur loi religieuse. Tout le monde est sommé de respecter Mahomet, que l’on soit musulman ou non. Dans ce sens, l’OCI bataille depuis des années dans le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU pour faire passer une résolution condamnant la « diffamation des religions », c’est-à-dire la critique de l’islam, même dans les pays non musulmans.

Alors que la plupart des juifs de 1930 étaient intégrés à la société européenne et beaucoup d’entre eux ont contribué à l’éclat de sa culture, beaucoup de musulmans aujourd’hui demandent à la société européenne de s’adapter à l’islam et refusent d’épouser les valeurs et les coutumes autochtones. En Grande-Bretagne, les plus déterminés d’entre eux demandent publiquement l’instauration de la charia pour tout le monde. Or quand quelqu’un arrive dans un pays qui n’est pas le sien et demande à ses habitants de changer de lois, de mœurs, voire de langue pour adopter les siennes, on n’est plus un immigré, on est un colon.

 

Ce n’est pas un fantasme, voici deux articles de la Charte des musulmans d’Europe, signée à Bruxelles le 10 janvier 2008 par plus de 400 associations musulmanes, principalement françaises, anglaises, allemandes et suisses. (7)

« 17. Les musulmans d’Europe respectent les lois et les autorités compétentes chargées de les appliquer. Ceci ne les empêche pas, dans le cadre de ce qui est garanti à tous les citoyens, de défendre leurs droits et d’exprimer leur opinion et leur position, individuellement ou collectivement. Ce droit à l’expression concerne aussi bien les problèmes spécifiques à la communauté musulmane que ceux communs à tous les citoyens. Lorsque les lois en vigueur s’opposent éventuellement aux pratiques et règles islamiques, les musulmans sont en droit de s’adresser aux autorités pour expliquer leurs points de vue et exprimer leurs besoins et ce, dans le but de trouver les solutions les plus adaptées. »

Il faut remarquer que la Charte ne dit pas « les musulmans DOIVENT respecter les lois existantes ». Elle ne précise pas non plus quelles sont « les autorités compétentes chargées de les appliquer ». Dans l’esprit des musulmans, en dernière analyse, ce ne sont que les législateurs musulmans, basés sur la Charia (article 3). Soulignons que cet article évoque « des lois en vigueur qui s’opposent éventuellement aux pratiques et règles islamiques », pour signifier qu’elles doivent être amenées à changer.

C’est ce que rappelle l’article 20 : « Les musulmans en Europe sont appelés à s’intégrer de manière positive dans leurs sociétés respectives, sur les bases d’un équilibre harmonieux entre la préservation de leur identité musulmane et leurs devoirs de citoyens. Toute intégration qui dénie aux musulmans le droit de sauvegarder leur personnalité et d’exercer leur culte, ne sert en vérité, ni les intérêts des musulmans, ni ceux des sociétés européennes auxquelles ils appartiennent. »

Ce qui est affirmé ici en toutes lettres, c’est qu’il ne faut pas s’intégrer et adopter les valeurs européennes, mais au contraire qu’il en va même de l’intérêt des sociétés européennes de changer et de s’adapter à la personnalité et au culte des musulmans !

Certes tous les musulmans ne sont pas des activistes politiques, occupés exclusivement à subvertir et à changer les lois européennes. Il en va de l’islam, comme de tout autre mouvement idéologique : il y a plusieurs couches concentriques. Il y a les idiots utiles, les compagnons de route, les sympathisants, les partisans par inertie ou par naissance, seul le centre est politisé, conscient, et actif avec une vision de l’ensemble de la doctrine. Qu’il existe des musulmans modérés, c’est-à-dire des sympathisants sans une connaissance approfondie de la doctrine de laquelle ils se réclament, cela ne change rien à la nature de cette doctrine. On n’a pas absout le nazisme de ses potentialités criminogènes parce que la plupart des sympathisants du parti nazi étaient d’honnêtes citoyens, et qu’ils étaient plus nombreux que ceux qui les embrigadaient et les manipulaient. La nature de l’islam n’est pas décidée par une votation citoyenne !

Les juifs n’avaient pas d’Etat pour les soutenir devant les persécutions nazies, et ils étaient parfaitement intégrés dans la société européenne, vivant sur son sol depuis des siècles, cependant les musulmans sont des immigrés de fraîche date dans nos contrées, et ils ont derrière eux l’appui de 57 pays, parmi lesquels on compte l’Arabie Saoudite, pays tyrannique et obscurantiste s’il en est, et qui possède l’arme du pétrole. Cette arme, les pays musulmans n’ont pas hésité à l’employer en 1973, lorsqu’ils ont déclenché le premier choc pétrolier. Le cartel de l’OPEP a augmenté du jour au lendemain le prix du baril de brut de 70% pour punir les Etats occidentaux qui avaient soutenu Israël contre la coalition arabe défaite pendant la guerre du Kippour.

Comparer les musulmans vivant aujourd’hui en Europe avec les juifs persécutés par les nazis, ce n’est pas seulement une erreur stratégique d’un intellect paresseux, c’est aussi une obscénité. C’est passer sous silence que les nazis avaient tissé des alliances avec les musulmans, notamment avec le Grand Mufti de Jérusalem, oncle de Yasser Arafat, grand antisémite et nationaliste palestinien, qui eut l’honneur d’être le premier à connaître les desseins génocidaires de Hitler lors de l’entretien qu’il lui accorda le 28 novembre 1941. Il aurait été le bras droit de Hitler dans l’extermination des juifs du Maghreb, si le Führer avait gagné la guerre. Mein Kampf et Les protocoles des sages de Sion sont des best-sellers et des long-sellers dans le monde arabo-musulman.

 

Il n’est pas possible d’évoquer les juifs et les musulmans sans parler du conflit israélo-palestinien. On y revient toujours, que l’on veuille ou non, et l’on est sommé par l’intelligentsia bobo de verser une larme sur le sort des palestiniens et de condamner Israël. Mais si l’on regarde les choses dans une perspective historique, que s’est-il passé ? Les Etats arabes d’aujourd’hui sont nés des décombres de l’Empire Ottoman.

Celui-ci, après une dernière tentative de conquête de Vienne en 1683, a végété pendant deux siècles pour s’effondrer après une dernière alliance malencontreuse avec l’Allemagne de Guillaume II. Il fut dépecé par les Alliés en 1919, et ses provinces, hors la Turquie d’Atatürk, devinrent des protectorats. Pendant la deuxième guerre mondiale, ils s’allièrent à nouveau avec les Allemands, le Grand Mufti aidant Hitler à lever des divisions de SS musulmans en Bosnie, et ils se retrouvèrent à nouveau dans le camp des perdants.

Lorsque les vainqueurs, c’est-à-dire l’ONU, décident en 1948 de créer deux Etats, un palestinien et un israélien, qui n’est pas d’accord ? Non pas les Israéliens, non pas les Palestiniens, mais les Syriens, les Jordaniens et les Egyptiens qui occupent les premiers les fameux « territoires occupés » et déclarent la guerre à Israël. C’est trop bête, ils perdent aussi cette guerre. Puis ils perdent aussi la guerre de Six jours de 1967 et puis la guerre du Kippour de 1973. Celle-ci, dans la plus pure tradition musulmane, a été déclarée par surprise le jour de trêve, le jour sacré où les juifs se reposent, tout comme les séides de Mahomet, déguisés en pèlerins, avaient attaqué une riche caravane mecquoise en plein mois sacré, quand tout conflit armé était tabou.

Quand on perd trois guerres d’agression d’affilée, après avoir refusé la décision de partage de l’instance souveraine, c’est légèrement scandaleux de se poser en victime, et d’en appeler à l’ONU. C’est comme si un père avait partagé un gâteau entre ses deux fils, mais que le plus faible et le plus bagarreur, ait refusé sa moitié parce qu’il voulait tout le gâteau pour lui, puis qu’il ait essayé de terrasser son frère par trois fois, et que par trois fois il se soit fait rosser. Et le voilà revenir geindre auprès de son père et dire que finalement, il veut bien sa moitié de gâteau !

Mettre dans le même sac l’islamophobie et l’antisémitisme, c’est doublement scandaleux, car selon bien des aspects, l’islam est radicalement judéophobe, d’après la lettre et l’esprit du Coran lui-même (8). Par conséquent, être islamophobe, c’est lutter contre l’antisémitisme, alors que combattre l’islamophobie, c’est le favoriser.

L’amalgame entre l’islamophobie d’aujourd’hui et l’antisémitisme des années trente est une arme stratégique dans la bouche d’un Tariq Ramadan. Elle sert à stigmatiser tous ceux qui s’opposent aux progrès de cette idéologie politico-religieuse qu’est l’islam, en les assimilant aux nazis. Elle gomme du même coup la vérité historique du nazisme et de ses liens avec l’islam et le monde musulman, elle déréalise ses victimes et ses ennemis héroïques, comme Winston Churchill, qui connaissait bien la parenté entre ces deux idéologies.

Alors que l’islam a tout d’un bourreau contrarié (mais pour combien de temps encore ?), il réussit à passer pour une victime innocente, voire pour un « otage » kidnappé par des méchants terroristes. Mais si l’on regarde la réalité en face, ces préjugés ne tiennent pas longtemps. Car c’est cela l’usage de la raison : combattre tous les préjugés, même ceux qui sont flatteurs, en partant de la réalité observable. La propagande de l’axe Sifaoui-Fourest-Ramadan ne fait que tenter de ralentir désespérément une inexorable prise de conscience.

(1) http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/10/02/retour-de-flamme-anti-islam-par-caroline-fourest_1248391_3232.html

(2) Vous pouvez voir cette admirable collusion sur cette vidéo, hébergée par Prochoix, le journal de Caroline Fourest : http://www.dailymotion.com/video/xank62_tariq-ramadan-sur-tele-ahmadinejad_news

(3) http://www.mohamed-sifaoui.com/article-35545488.html

(4) http://www.ripostelaique.com/Antisemitisme-et-islamophobie-le.html

(5)L’art d’avoir toujours raison, stratagème 38, http://www.philo5.com/Mes%20lectures/Schopenhauer,%20L%27art%20d%27avoir%20toujours%20raison.htm#_38

(6) Hannah Arendt, Le système totalitaire.

(7) http://www.aidh.org/txtref/2008/islam01a.htm

(8) Voir les versets 5 :60, 7 :166, 9 : 20-30, et cet extrait vidéo d’une émission saoudienne, montrant une enfant de trois ans endoctrinée dans cet esprit http://www.youtube.com/watch ?v=YeTqheFnBM0&feature=
Par Enoch - Publié dans : Religions
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 07:48
Ce que la diplomatie n’a pas su faire, ce que les sanctions internationales n’arriveront certainement pas à obtenir, ce que l’expression de la poudre et des canons ne provoquera jamais et enfin ce que les démocrates iraniens ainsi que toutes les manifestations estudiantines ne réaliseront pas : la chute de Mahmoud Ahmadinejad et celle des mollahs qui l’inspirent ; le très sérieux Daily Telegraph et la rumeur populaire, reprise par des médias tout aussi sérieux, l’auront.

Et comment ! Le journal britannique nous annonçait en fin de semaine dernière, et de manière très sérieuse que le président iranien aurait des « origines juives ». Mais le journaliste, auteur de l’article ne s’arrête pas là puisqu’il va analyser la folie furieuse du simplet illuminé de Téhéran par l’éternelle « haine de soi » qui le pousserait à éprouver cette détestation profonde pour Israël et tous les Juifs non affiliés à la secte d’illuminés du Netouri Karta. Ah ! La fameuse « haine de soi ».

Après une rumeur similaire sur le « Hitler allemand », c’est le « Hitler iranien » qui a droit à une modification de son arbre généalogique par la vox populi. Si seulement on pouvait régler les problèmes de notre monde et ceux de la géopolitique en modifiant les arbres généalogiques des uns et des autres ou en voyant des complots et des conspirations, y compris là où il n’y en a point, le monde serait peut-être meilleur. Il suffirait, en effet, de considérer que tous les détraqués de la planète ont des origines juives et de transférer tous les problèmes du monde sur les juifs. Nous aurons ainsi le bouc émissaire que beaucoup, inconsciemment ou  inconsciemment, veulent voir naître. Et nous pourrons évidemment mieux digérer l’inhumanité qui gangrène parfois notre planète en nous disant : c’est la faute aux Juifs ! Tout est de la faute des Juifs, même le réchauffement climatique.

Permettons donc aux plus antisémites de rêver un peu.

Allez ! Je me lance et je balance tout ce que je sais.

En poussant très loin mes investigations, j’ai constaté, il y a quelques mois, en visionnant un vieux film familial, tourné en super 8, que Mohamed Ben Laden, le père d’Oussama avait passé toute son enfance dans une Yeshiva au Yémen. Eh oui, Oussama aussi est juif tout comme Hitler et Ahmadinejad. J’ai donc décidé d’appeler un très bon ami pour lui faire part de ma trouvaille et vous ne devinerez jamais, puisque lui aussi, journaliste d’investigation, a découvert récemment que la grand-mère maternelle d’Aymen Al-Zawahiri, le nº 2 deux d’Al-Qaïda, est également juive, mais qu’elle aurait mis ses origines entre parenthèses pour pouvoir épouser le grand-père d’Aymen, dont les parents de fervents catholiques – à l’époque – ne voulaient surtout pas entendre parler d’un mariage mixte. Et c’est ainsi qu’après s’être mariés et après la mort de leurs parents respectifs, ils décidèrent de se convertir à l’islam parce qu’ils avaient tellement été emmerdés par leurs familles qu’ils avaient développé – surtout la grand-mère – une profonde « haine de soi ».

Avec cet ami, nous avons donc décidé d’appeler un autre confrère qui, lui, enquêtait depuis plusieurs années sur Mouammar Kadhafi, vous savez le cocaïnomane qui dirige la Libye. Et bien figurez-vous que confidences pour confidences, il nous fit savoir qu’il détenait la preuve formelle que le dirigeant libyen avait des origines corses et que sa mère était également juive. Oui, il y a des juifs en Libye aussi et même en Corse ! Ils sont partout, il paraît. Même en Israël puisque même Netanyahu et Shimon Peres qu’on croyait musulmans sont également juifs.

Tous les trois, nous avons contacté le confrère du Daily Telegraph, auteur du « scoop » sur Ahmadinejad et lui avons proposé de publier sur mon blog, et sous ma seule signature, une énorme enquête qui va changer la face du monde et qui va tout clarifier. C’est l’article que vous avez sous les yeux.

Hitler, Ahmadinejad, Ben Laden, Zawahiri et Kadhafi sont tous juifs. C’est une certitude ! Ils ont tous la « haine de soi ». Ils se détestent tellement que le premier s’est suicidé, le second est marié à une femme voilée très laide, le troisième habite une grotte, le quatrième ne veut plus être médecin, mais simplement un terroriste traqué qui se soigne aux herbes sauvages uniquement et le dernier préfère une tente de chez Décathlon même lorsqu’on lui offre une suite dans l’Hôtel Crillon. C’est là, la preuve qu’ils sont tous juifs. D’ailleurs ceux qui sont encore vivants, ne se lavent jamais (y-a-qu'à les regarder) et ils sont tellement dégueulasses qu’on peut affirmer sans risquer de se tromper que ce sont vraiment de « sales juifs ».

Donc, la démonstration est faite. Le monde est ce qu’il est, en grande partie, à cause de ces quatre « sales Juifs » puisque le premier, Hitler en l’occurrence est mort. Mais enfin, soyons prudents quand même, si ça trouve il est quelque part, puisqu’il ne faut pas oublier les complots. Avec ces « gens-là, on ne sait jamais ! »

Naturellement, vous l’aurez compris, j’appellerai dès demain le véritable président du CRIF…Tariq Ramadan (Ah vous ne saviez pas !) pour m’excuser d’avoir dévoilé la vérité, mais je ne pouvais plus tenir le secret puisque vous l’ignorez peut-être, mais les salafistes (qui ne sont pas juifs, mais cons) m’appellent depuis fort longtemps Moshé et ont compris avant tout le monde que je travaille pour le Mossad. Eh oui ! Méfiez-vous désormais quand vous serrez la main à un islamiste (un vrai), qu’il soit chiite ou sunnite, si ça trouve, il est juif…Enfin un « sale juif ! »

La prochaine fois, je vous raconterai comment Ahmadinejad a été recruté par le Mossad alors qu’il n’avait que quatre ans et demi pour détruire l’Iran de l’intérieur et réprimé les Iraniens et je vous raconterai comment ces mêmes services secrets israéliens ont-ils fait, en s’appuyant sur la Franc-maçonnerie, pour infiltrer les Frères musulmans à travers Youssef Al-Qaradhaoui qui était chargé de légitimer l’attentat suicide et comment aussi les néoconservateurs Américains aidés par le « lobby juif » ont-ils demandé à Mohamed Atta, le chef du commando du 11 septembre, de percuter le haut de la tour, et ce, afin que la femme de ménage mexicaine (mais en réalité juive) qui se trouvait au 30e étage ce jour-là, ait le temps de s’enfuir pour prévenir Ben Laden (rappelez-vous il est juif) de la réussite de l’opération. Ensuite, je vous parlerai de Dieudonné, qui est en réalité un Falasha, c’est-à-dire juif éthiopien et non pas un métisse nantais, tout comme Alain Soral qui s'est blanchi la peau comme Michaël Jackson. Et je balancerai tout sur Yahia Gouasmi  et Kemi Séba qui sont tous les deux cousins par alliance via Jean-Marie Le Pen et naturellement, vous l’aurez compris, tous juifs ! Évidemment !   Par mohamed sifaoui
Par Enoch - Publié dans : Religions - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 21:22

Dans un article de Riposte Laïque, Jean Pavée nous dit : « Je suis donc certain que pour qu’un débat serein et lucide puisse réellement débuter, il faut éclaircir aux yeux de nos concitoyens, l’emploi des termes « islam » et « musulman ». C’est une tâche prioritaire à effectuer, si nous voulons remporter ce combat culturel qui sauvegardera notre laïcité. Il me semblerait donc utile que dans les prochaines semaines, vous approfondissiez et vous vous interrogiez sur ce que ces termes recouvrent. » (1)

Entièrement d’accord ! Et tout bon amateur de la langue française, j’en reviens aux définitions des dictionnaires. Le Petit Larousse actuel nous dit :

 islam (sans majuscule) : religion des musulmans ;

 Islam (avec majuscule) : le monde musulman, la religion qui le caractérise (2) ;

 musulman (comme nom) : qui professe la religion islamique ;

 islamique : relatif à l’islam.

C’est donc le serpent qui se mord la queue : l’islam serait la religion des musulmans, définis comme professant l’islam.



Il faut donc aller plus loin : la partie encyclopédique du Petit Larousse nous dit que l’islam a été fondé au 7ème siècle par Mahomet, et qu’il est basé sur le Coran, supposé révélé par Allah à ce fondateur considéré comme prophète, ainsi que sur l’exemplarité des dires et actes de celui-ci (la Sunnah). Peu importe dès lors la vérité historique de cette fondation, ce qui compte, c’est que l’islam en tant que dogme, religion et système politique, c’est, pour les croyants, le Coran et Mahomet, tout le Coran et tout Mahomet. Coran et Mahomet dans toutes leurs composantes, y compris les plus abjectes (charia, sexisme, guerre sainte, haine des incroyants, razzias, etc.)

Le mot « islamisme » était, dans son ancienne acception, un synonyme du mot « islam » : islamisme = islam. Puis, depuis quelques décennies, il désigne un islam dit « radical », « fondamentaliste », « intégriste », « politique ».

Or ces qualificatifs n’apportent aucune modification au mot « islam », bien au contraire :

 « radical » veut dire : qui retourne aux racines de l’islam, donc au Coran et à Mahomet ;
 « fondamentaliste » veut dire : qui retourne aux fondements de l’islam, donc au Coran et à Mahomet ;

 « intégriste » veut dire qui applique l’islam d’une manière intégrale, donc celle définie par le Coran et par Mahomet ;

 Quant à « politique », l’islam l’est dans le Coran et par l’exemple de chef d’Etat donné par Mahomet et on n’a pas attendu les wahhabites pour appliquer la « politique » islamique en terre d’islam.

L’acception moderne du mot « islamisme » ne sert donc qu’à nous faire croire au mythe d’un islam modéré, voire d’un Coran et d’un Mahomet « progressistes » qui n’existent que dans l’imagination d’une Caroline Fourest, d’un Nicolas Sarkozy ou d’un Dalil Boubakeur. L’islamisme, c’est l’islam, et inversement. L’acception moderne du mot « islamisme » comme une déviance de l’islam, comme opposé à l’islam, n’est qu’une rhétorique servant à éluder les problèmes posés par l’idéologie musulmane en elle-même.

Après l’islam(isme), intéressons-nous aux musulmans. On nous dit que ce sont les gens qui « professent » l’islam. Mais il y a des degrés dans cette « profession » : Mohamed Sifaoui ou Oussama Ben Laden « professent » tous deux l’islam, mais pas de même manière, pas dans le même degré. Ceux qu’on appelle « musulmans modérés » ont abandonné peu ou prou la charia et autres horreurs du Coran et de Mahomet. Ce sont en quelque sorte des croyants et pratiquants à géométrie variable, ne gardant de l’islam que ce qui les arrangent.

Le mot « musulman » désigne également à tort ceux que j’appelle les « nés musulmans », ou les « musulmans malgré eux » : ils sont musulmans non par choix mais parce qu’ils sont nés en terre d’Islam (avec une majuscule, c’est à dire dans le « monde musulman »), ou tout simplement dans une famille qui se dit musulmane. C’est cette acception qui fait dire qu’il y aurait un milliard ou plus de « musulmans » dans le monde, ou 6 millions en France, alors que la quasi-totalité d’entre eux n’ont pas choisi librement de « professer » l’islam. Ces « malgré nous » de l’islam sont donc des musulmans forcés, et on arrive à des aberrations où, dans des sondages sur les « musulmans de France », une partie déclare… être athée !

Ce phénomène est d’autant plus important qu’on « naît » automatiquement musulman quand on a un père réputé musulman, et ainsi de suite de génération en génération ; il n’y a pas de sacrement de « baptême » en islam pour les nouveau-nés ou les enfants, sacrement qui vous ferait entrer dans la « oumma » : on y est d’office, on est musulman dès la naissance.

Pire encore, selon l’islam, tout le monde « naît » musulman. C’est important pour expliquer la vision que les musulmans ont des non-musulmans, et c’est pourquoi quand l’un de ceux-ci embrasse l’islam, ils ne parlent de conversion proprement dite, mais de « reconversion ». Pour les musulmans, tout non-musulman est fondamentalement un traître de son divin créateur supposé, et cette théorie permet à l’islam de s’approprier Abraham, Moïse, Jésus et tous les autres « prophètes » du judaïsme et du christianisme : ils sont de bons monothéistes, ils sont soumis à Dieu, donc ils sont « musulmans ». En ce qui concerne Jésus, ils opposent cette qualité de « prophète » à celle de « Fils de Dieu », qu’ils refusent absolument.

Ainsi, la quasi-totalité des présumés « musulmans », en France comme dans le monde, n’ont pas choisi leur religion, qui leur est imposée dès la naissance et dont ils ne peuvent sortir sous peine de mort civile et sociale (ou de mort tout court dans certains pays). Et heureusement, les musulmans, dans leur grande majorité, n’observent pas les dogmes les plus abjects de l’islam, ce qui ne veut pas dire que ces dogmes n’existent pas dans le Coran et dans la biographie du « beau modèle » Mahomet.

Osons une comparaison avec le christianisme. La doctrine chrétienne est basée sur les Evangiles, qui disent entre autres (je cite de mémoire), d’aimer ses ennemis ou de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Les gens qui se disent chrétiens mais qui n’appliquent pas ces principes « intégristes » sont légion, et vous en connaissez certainement autour de vous, qui vont pourtant à la messe le dimanche. Ce sont des « chrétiens modérés » !

Par conséquent, il n’y a pas d’islam modéré et la différence entre islam et islamisme est artificielle. Il y a par contre des musulmans plus ou moins intégristes (c’est-à-dire qui appliquent intégralement l’islam), avec des degrés très nombreux qui vont… du quasi-apostat jusqu’au jihadiste. Les « musulmans modérés » n’appliquent pas « modérément » l’islam (par exemple en battant « modérément » leurs épouses ou en tuant « modérément » les apostats) : ils « oublient » volontairement (et heureusement) d’appliquer certains préceptes de l’islam, mais cela ne change rien à la nature de cette religion politique et civile.

Il n’y a donc pas d’« islam modéré ». Pas plus que d’« islam laïque » ou « républicain », puisque l’islam est fondamentalement en désaccord avec la laïcité et les valeurs de la République. Il n’y a que des musulmans qu’on appelle « modérés » et qui sont soit des « malgré nous » de l’islam, soit des « nés musulmans » qui rejettent certains dogmes de leur islam pour des raisons tout à fait louables, qui vont de la peur du gendarme à la reconnaissance implicite d’un humanisme universel.

Les musulmans dits « modérés » n’arriveront donc jamais à résoudre cette impossible équation : nous faire croire que « leur » islam serait modéré, et oser reconnaître qu’ils rejettent volontairement de nombreux préceptes de l’islam contenus dans « leur » Coran et prônés par « leur » Mahomet.

Roger Heurtebise pour Riposte laïque le 05 octobre 2009

(1) http://www.ripostelaique.com/Sur-les-sens-d-islam-et-de.html

(2) dans ce sens, l’Islam est à l’islam ce que la Chrétienté est au christianisme.

Par Roger Heurtebise - Publié dans : Chroniques de Roger Heurtebise
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Par Enoch - Publié dans : Religions
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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /Oct /2009 19:52

Dossier : la violence et l’islam (Deuxième partie)

Posted: 02 Oct 2009 03:21 AM PDT

 

Deuxième partie : l’ conquérant à l’assaut de l’

(Trouvez ici la première partie de ce dossier)

Dans l’interprétation actuelle, une religion, cela signifie quelque chose relevant uniquement de la sphère privée de chaque individu. Donc, par là même, quelque chose à propos de quoi il serait inconvenant et antidémocratique de légiférer. Au demeurant aussi quelque chose appelé à s’effacer devant le Progrès si l’on en croit Auguste Comte et Karl Marx. Pour qui veut analyser un fait de civilisation, les Européens ont commis la faute, gravissime, d’ethnocentrisme.

Emmurés dans leurs idées fausses, ils n’ont pas vu naître et enfler la ré en cours à la fois dans les pays musulmans et au sein de la diaspora. Ils n’ont pas mesuré l’ampleur du phénomène ni saisi sa nature.

Ils n’ont pas compris que les peuples musulmans étaient en train de récupérer leur identité, affaiblie et malmenée par la parenthèse colonisation-décolonisation. Ils n’ont pas compris non plus qu’il s’agit là de l’expression contemporaine de la dynamique fondamentaliste involutive, qui est un des traits génétiques de l’.

Un aveuglement de confort du même ordre amène les Européens à nier l’existence d’une intention de de leur continent. Ils ne redoutent le danger islamique que sous la forme des attentats désordonnés de la nébuleuse terroriste.

 

Pour avoir eu connaissance de ce plan de la bouche d’un « islamiste » en 1994 et en avoir suivi la réalisation quasiment au jour le jour depuis quinze ans, je suis en mesure d’affirmer son efficacité.

« Si les indigènes européens se révoltent, les Américains et leur alliés sauront vous imposer une solution de compromis. »Mon interlocuteur m’avait révélé une stratégie de subversive, “en peau de panthère”, portant sur les lois, les coutumes et modes de vie, puis sur les territoires eux-mêmes : « Un jour, nous exigerons l’équivalent des “places de sûreté” qui furent accordées aux protestants au XVIème siècle », m’avait-il dit.

Dans un premier temps, deux objectifs étaient prioritaires :

-faire venir sur le continent le maximum d’originaires des pays musulmans et les réislamiser;

-banaliser l’ en .

Dans cette phase, la devait être évitée. Cependant, elle pouvait être décidée ponctuellement : pour faire pression sur un gouvernement, rappeler aux pouvoirs publics la puissance de la “communauté”… À un certain moment, les peuples indigènes se rebellant, elle deviendrait inéluctable. Mais, avait conclu mon informateur, « Si les indigènes européens se révoltent, les Américains et leur alliés sauront vous imposer une solution de compromis. »

Dans ce conflit, nous avons jusqu’à maintenant perdu tous les combats sans même savoir qu’ils nous étaient livrés. Ainsi, nous avons subi une véritable déroute dans la bataille des prénoms : tout enfant immigré reçoit désormais un prénom musulman, ce qui le rattache, à jamais, ainsi que ses descendants, à la communauté musulmane.

Nous sommes en train de perdre la bataille du ramadan, qui permet de détecter les mauvais croyants et de les punir en conséquence…

Cette action, qui ne pouvait pas ne pas être dès lors que l’ constatait notre avilissement selon ses critères et notre faiblesse à son égard, est conduite par des mouvements nés dans les villes pour contrer la colonisation et l’occidentalisation. L’un des principaux est celui des Frères musulmans, apparu en Égypte dans les années 1920, avec le concours des services secrets britanniques, qui voulaient faire pièce aux nationalistes. Ces hommes sont des stratèges sachant jouer avec le long temps, des tacticiens rusés. Ils nous connaissent bien, alors que nous ne savons rien d’eux. Ils reçoivent des subsides des pétrodynasties, obligées de se dédouaner de leurs alliances commerciales et militaires avec l’Occident. Ils sont assurés par ailleurs du soutien des dirigeants américains, républicains et démocrates pour qui l’ de l’ est un moyen radical d’empêcher la création d’une puissante (le discours prononcé au Caire le 4 juin 2009 par Barack Hussein Obama est révélateur). Enfin, ils bénéficient de ces outils de hors pair que sont les télévisions satellitaires. Confortés par leurs succès incessants et l’absence de réaction de l’adversaire, ils sont persuadés que l’ sera musulmane avant la fin de ce siècle et ont convaincu de leurs certitudes la grande majorité des musulmans dans le monde.

Face à cette offensive, quelle peut être la réaction des Européens ?

Tout d’abord, apprendre l’ et l’arabe (sa langue matricielle) qui, non indo-européenne, véhicule des concepts qui ne sont pas les nôtres et dont la traduction peut être source d’erreurs catastrophiques.

Sortir de nos islams rêvés : l’ auquel  nous avons à faire face n’est pas l’ en repli et sous contrôle de l’Algérie ou de la kémaliste, ni l’ mystique de René Guénon ou de Massignon.

Toute identité forte offre un cadre pour la réalisation de soi, un projet de développement personnel et de dépassement.

Renoncer à l’espoir d’une réforme de l’, qui n’est demandée par aucun musulman sinon, en , par de petits malins - et qui est sans doute impossible.

Nous interroger aussi sur ce qui attire, exalte, meut les musulmans en guerre, particulièrement les new Born et les convertis agissant en .

La réponse est difficile à comprendre pour nos dirigeants et nos intellectuels formatés sur l’idée de la primauté de l’économie. L’ apporte avant tout une identité à des individus ou à des peuples bousculés ou humiliés dans leurs valeurs et manières d’être, étrangers à notre culture ou la récusant. Cette identité a prévalence sur toute autre : ethnique ou nationale… On en hérite ou on s’y rallie, mais on ne peut en sortir sous peine de mort (le péché-crime d’« apostasie »). Elle est exigeante, avec une hiérarchie claire des valeurs. Elle comporte de multiples devoirs, qui, immédiatement, structurent et mettent fin à la névrose des interrogations et des changements née de notre relativisme. C’est bien autre chose qu’un papier de naturalisation ou une carte de séjour.

Le retour à cette identité ancestrale, originelle, suscite la fierté d’appartenance, par la distinction nette avec les autres, tous les autres, mais aussi par la référence à des siècles de gloire, à des victoires sur l’ancien colonisateur (le croisé), cela dans un système linguistique sémitique où l’histoire de l’ prend place dans un inaccompli, un en-cours, qui place les faits d’hier sur le même plan que l’actualité d’ici et maintenant.

Autrement dit, l’ offre un cadre pour la réalisation de soi (”un besoin vital de l’individu”, selon le psychologue américain Abraham Maslow), un projet d’ontogenèse, et sous le signe valorisant du sacré, qui appelle au dépassement, jusqu’au sacrifice de la vie.

«L’islam représente, pour des centaines de millions d’hommes, et pour longtemps, ce qui précisément nous quitte, un ordre spirituel et moral» (Claude Imbert, Ce que je crois).

Ajoutons que l’ apporte  aussi dans nos banlieues la justification d’une “virilité” affirmée, de l’esprit de bande, de la transgression et de la en territoire de … plus les flots d’argent venus du Proche-Orient.

Face à ces facteurs de ré, que peuvent les luttes contre la , les ”plans-banlieue”, les tentatives de constitution d’un à la , compatible (comment?) avec les lois de la République ? Rien. Strictement rien.

 

Seule la prise de conscience nette de la stratégie de et la mise en œuvre d’une stratégie de contre-offensive peuvent arrêter la déferlante. Les Européens ont à sortir du piège “-religion”, véritable cheval de Troie des conquérants. Il leur appartient de définir un statut juridique de l’ en qui prenne en compte toutes les composantes de cette entité complexe.

À l’intérieur de leur territoire, qu’ils appliquent leur justice - la justice, une notion forte en - et ne cèdent rien, non seulement sur leurs valeurs, mais aussi sur leurs manières d’être (deux volets indissociables au regard de l’), sous peine de passer pour des hommes sans honneur, donc vaincus d’avance.

Pour l’extérieur, “justice” se dit “réciprocité” : encore une notion qui sera facilement comprise par les musulmans.

À ces conditions, nous pourrions arriver très vite à une coexistence entre et sur la base de la considération, du respect mutuel (« respect » : un mot à connotation sacrée en ).

Comme le prévoyait mon interlocuteur “islamiste”, il est probable que l’ se réveillera. Un jour, les peuples refuseront de se laisser asservir, de laisser tuer leur civilisation. Ils relèveront le “défi” (au sens fort que donnait à ce mot Arnold Toynbee). Alors, la confrontation sera plus ou moins ample et longue.

Tirons sans attendre les leçons de l’histoire de nos défaites. Pensons au sort des Byzantins et des Perses, qui sous-estimèrent la capacité de de ces Arabes qu’ils croyaient connaître et qu’ils méprisaient.

Source : René Marchand, La Nouvelle Revue d’Histoire ( N° 44, septembre 2009 )

- Merci encore à WhiteKnight qui nous a communiqué ce document -

Par Enoch - Publié dans : Religions - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
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Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /Sep /2009 20:58

La et l’islam, par René Marchand

René Marchand est un éminent islamologue français issu de l’École nationale des langues orientales vivantes. Il est licencié de langue et littérature arabe en Sorbonne.

Essayiste et journaliste, il collabore  notamment à la Nouvelle Revue d’Histoire  pour laquelle il a écrit le texte que nous vous présentons ci-dessous ( La Nouvelle Revue d’Histoire N°44 - Septembre 2009).

Il y analyse avec brio le lien entre la et l’islam et montre comment, de tous temps, les musulmans ont eu recours à cette à des fins d’expansion et de domination.

Il est l’auteur, entre autres, de :

- La en danger d’Islam, entre jihâd et reconquista (Lausanne, Editions de l’Âge d’Homme, 2002)

- Mahomet. Contre-enquête : un despote contemporain, une biographie officielle truquée, quatorze siècles de désinformation (Paris, Editions de l’Echiquier, 2006)

 

 Première partie : état des lieux

Murés dans leurs préjugés sur la mixité, les dirigeants européens ont favorisé l’immigration et n’ont pas vu enfler en celle-ci l’ conquérante. État des lieux.  Mahomet est arrivé à Médine le 24 septembre 622. Il y a été précédé par quelque cent Mekkois, entrés par petits groupes : la communauté des premiers musulmans, qu’il a rassemblée autour de lui en dix ans de prédication. C’est un marginal d’une cinquantaine d’années, ruiné, exclu de son clan (une mort civile infamante). Mais c’est aussi un prophète charismatique. A-t-il, comme le prétend la tradition musulmane, été appelé à Médine, le plus grand centre agricole d’Arabie, peuplé de deux tribus arabes (venues du Yémen au siècle précédent) et de trois tribus juives et où les affrontements interethniques sont meurtriers, pour   y exercer un rôle d’arbitre suprême, de “premier magistrat” ?

La tradition se contredit quand elle révèle que lui-même et ses compagnons étaient dans une situation si précaire qu’ils n’avaient d’autre recours que d’organiser des razzias pour subsister. L’attaque de caravanes est ancienne dans la culture arabe. Elle est même souvent célébrée dans la poésie. Mais, sur les voies du Hedjaz, tronçon incontournable de la grand-route Méditerranée-Orient “sécurisé” depuis des décennies par les Mekkois, elle est alors strictement interdite. Elle s’apparente à de la piraterie.

En août 623, Mahomet prend en personne la tête d’une expédition, celle-ci échoue, comme les six autres qu’il lance dans les mois suivants.

À Nakhla, petite oasis du Hedjaz, en janvier 624, une dizaine de musulmans, commandés par un compagnon du Prophète, tendent une embuscade à une petite caravane conduite par quatre Mekkois. L’un de ceux-ci est tué. Combat dérisoire, mais immense scandale ! L’attaque eu lieu en plein territoire mekkois, pendant un mois de trêve observé par les tribus arabes à l’époque du pèlerinage à La Mekke(antérieur à l’islam). Les Médinois, qui risquent une guerre avec leurs puissants voisins s’ils se solidarisent avec le groupe des musulmans, ne vont-ils pas expulser les immigrés ? Pendant un mois Mahomet se tait… jusqu’à ce que la Révélation justifie toute l’opération (: 2. 214.).

Le devient alors ce fourre-tout où se mêlent questions religieuses, imprécations contre les infidèles et appels à la guerre sainte.

Le chef de la petite communauté musulmane a pris acte que, dans l’oasis pluri ethnique déchirée sur elle-même, aucun parti n’est en mesure de s’opposer à son groupe. Un mois plus tard, après avoir levé une bande où les immigrés sont renforcés par deux cent Médinois, il attaque une grosse caravane mekkoise, qui circule sans escorte armée. Il ramasse un butin énorme. Désormais, jusqu’à sa mort, en 632, il multipliera l’action violente et les batailles rangées.

La tradition rapporte les faits comme autant de titres de gloire dans les campagnes (maghâzî) de l’Envoyé d’Allâh.

C’est pendant ces années que le , qui traitait jusque-là de questions que nous définirions, nous, Occidentaux, de proprement religieuses, devient ce “fourre-tout” où les imprécations contre les infidèles ou les mauvais musulmans et les exhortations à la guerre se mêlent à des règles civiques, à des prescriptions touchant la vie privée… C’est alors que l’islam prend sa forme définitive : un ensemble insécable englobant religion, , droit public et droit privé, morale - selon nos termes - sous le signe du divin.

 

Par la suite, pour gérer leurs vastes conquêtes, les khalifes (successeurs) vont devoir compléter le corpus initial. Ils prendront comme règle un principe arabe, la sunna, qui fonde le droit sur le précédent. Les faits et dits du “beau modèle” ( : 23. 21 ; et passim) et de ses premiers Compagnons ( : 48.18.) seront notés dans des recueils (les hadith). Après des manipulations diverses par des factions rivales et “épuration” par les pouvoirs en place, les hadith constitueront, avec le , parole de Dieu, éternelle comme Lui, les matériaux de base de la Loi (charia: sharî’a).

Un islam sans volonté d’expansion est aussi inimaginable qu’un islam sans contenu juridique ou sans contrainte sur la vie privée.

L’islam ne cessera d’affiner sa législation, toujours dans l’obsession d’un fondamentalisme, non d’inspiration, mais de stricte imitation, qui interdit l’innovation (bid’a). La charia finira par recouvrir tous les aspects de la vie humaine, enfermant le musulman dans une sorte de “totalitarisme” sans équivalent dans l’histoire. Il est à noter que, jus­qu’au choc avec l’Occident au 19e siècle, toutes les insurrections, tous les renversements de pouvoir, se donneront pour objectif le retour à l’islam des origines.

L’expansion par la est un devoir et, comme tel, prescrit par le divin et, donc, non discutable.

Le butin, qu’il s’agisse de biens matériels ou d’êtres humains, est une récompense d’Allah. Le monde est divisé entre la maison de l’islam et la Maison de la guerre. Avec les  infidèles, la ruse est licite et même recommandée aucune paix n’est autorisée, sinon des trêves d’opportunité et de durée limitée…

Un islam sans volonté d’expansion par la guerre est tout aussi inimaginable qu’un islam sans contenu ou juridique ou encore sans contrainte sur la vie privée.

Au cours des cinquante dernières années, comment les Européens ont-ils pu laisser un système, qui se donne pour objectif sacré leur asservissement, puis l’anéantissement de leur civilisation, prendre pied sur leur territoire ?

Actuellement, l’Union européenne compterait vingt millions de musulmans installés à demeure. Le prénom le plus déposé au bureau des naissances de l’état-civil, à Marseille comme à Bruxelles, est Mohamed. Dans dix ans, la “capitale de l’” aura une population majoritairement musulmane. Et la diaspora ne cesse de croître, tant par sa fécondité interne que par l’arrivée de nouveaux immigrés. Par ailleurs, les conversions d’Européens de souche à l’islam ne sont plus un phénomène quantitativement négligeable.

Il faut faire la part belle, sans aucun doute, aux menées d’un certain patronat ravi de pouvoir recruter une main-d’œuvre bon marché et mal protégée, ou de politiciens de gauche visant à constituer à leur avantage un parti charnière, d’appoint. Il ne faut pas non plus négliger l’air du temps, imprégné de l’idée que l’internationalisme, le métissage, le pluriculturel… régleront une fois pour toutes les difficultés de l’existence humaine.

 

Mais, surtout, on doit tenir compte de l’ignorance des Européens, qui ont défini l’islam par un de leurs concepts : une religion, parmi d’autres.

(A suivre…)

Merci à WhiteKnight.

Rubriques: Coran et textes islamiques, Points de vue

Par Enoch - Publié dans : Religions - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 20:54

Comment la gauche peut-elle continuer à s’agenouiller devant l’islam ?

lundi 21 septembre 2009, par Maurice Vidal


Avec la montée de l’islam en France et en Europe, on aurait pu s’attendre à ce que la gauche fût plus que jamais « de gauche ». Hélas, la gauche est plus que jamais devenue gauche, c’est-à-dire oblique, maladroite, embarrassée ! Son discours est oblique parce qu’il est dévié par l’islam ; son attitude est maladroite par la gêne que lui impose l’islam ; sa conscience est embarrassée sous la contrainte de l’islam.

La droite de Valéry Giscard d’Estaing mettant en place le regroupement familial, ou celle de Jacques Chirac déclarant que les racines de l’Europe sont musulmanes, mérite évidemment les mêmes qualificatifs, encore que le religieux puisse permettre de comprendre une sympathie droitière à l’égard du monde musulman : le cléricalisme est traditionnellement de droite ; la gauche « bouffe du curé » !

La gauche devrait donc « bouffer de l’imam » ! Or, que fait-elle sinon dérouler le tapis vert d’une religion dont les enseignements s’opposent aux enseignements de la gauche ? La gauche est laïque : l’islam ne l’est pas. La gauche refuse prosternation et soumission : l’islam est cela même. La gauche privilégie le politique : l’islam privilégie le religieux. La gauche veut une France de justice sociale : l’islam veut une France de justice divine. La gauche veut une France de progrès : l’islam veut une France du VIIème siècle. La gauche veut une France laïque et républicaine : l’islam veut une France selon l’islam !

Dans nos sociétés occidentales, la liberté dont jouit la femme est, pour l’essentiel, le résultat de luttes sociales menées par la gauche. De ce fait, comment cette dernière peut-elle ne pas réagir devant la remise en cause de cette même liberté par l’islam ? Le voile islamique et, a fortiori la burqa, ne balaient-ils pas des lustres d’émancipation féministe ? Tandis que nos principes républicains posent l’égalité en dignité et en droits de tous les êtres humains, l’islam proclame la supériorité des hommes sur les femmes, et la précellence de l’oumma sur toute autre communauté – quand il n’exige pas que les non-musulmans soient soumis à tribut ou humiliés, ou combattus, ou mis à mort ! Comment donc la gauche peut-elle être islamophile ? Voiles et burqas ne sont-ils pas les révélateurs de notre islamisation, et, par suite, d’une islamisation de la gauche elle-même – qui n’ose d’ailleurs plus utiliser ce terme, sauf pour en faire la maladie des islamophobes ?

 

Nonobstant, cette même gauche sait que l’islam continue de lui être antinomique en ce qu’il recourt à la peine capitale, banalise l’esclavage, interdit au musulman de changer de religion, permet au mari de battre sa ou ses femmes, et frappe d’ostracisme les juifs et les chrétiens dès la sourate d’ouverture du Coran (Fatiha, verset 7) !

Si encore l’islam n’était qu’une religion ! Mais c’est aussi une législation dont la particularité est d’avoir Dieu pour législateur – ce qui change tout ! Dans une démocratie, en effet, aucun des droits fondamentaux ne saurait être utilisé contre le Droit. Dans l’islam, au contraire, ordre est donné aux musulmans de combattre, où qu’ils se trouvent, le Droit du pays d’accueil, afin que l’islam y soit la seule loi. Voilà pourquoi les intégristes musulmans ne cessent d’invoquer la liberté religieuse au nom d’une religion qui nie cette même liberté pour quiconque, y compris pour ses adeptes, sauf à vivre selon la charia.

Quand donc la gauche affirmera-t-elle le droit français face à toute autre obédience ? Quand donc fera-t-elle respecter les principes laïques et républicains, quitte à ce que ces derniers froissent telle ou telle communauté ? Serait-il vrai que plus l’islam pose problème, plus il est recommandé de lui laisser les coudées franches ?

Ce n’est heureusement pas l’avis du député-maire André Gérin (PCF) qui, ulcéré par la multiplication des voiles au sein de sa commune, et plus encore par l’entrée du voile intégral sur notre sol, a eu le courage de créer une commission d’enquête parlementaire sur le port de la burqa en France. Mais ils ne sont que 10 à gauche (3 PCF et 7 PS) sur 58 signataires (43 UMP, 2 NC, 3 NI), à soutenir cette initiative, alors qu’aucune voix de gauche n’aurait dû manquer à l’appel d’André Gérin, ni même aucune voix parlementaire. C’est d’ailleurs cette unité de salut public qu’il faudra un jour réussir si nous entendons demeurer maîtres de notre destin !

Mais peut-être qu’à défaut de prospective, les non-signataires n’ont fait qu’oublier le caractère explosif de toute mixité sociale se construisant à l’écart des lois. Dans ce cas, qu’il me soit permis de leur rappeler la sagesse de Montaigne, pour qui « c’est la règle des règles, et générale loi des lois que chacun observe celle du lieu où il est » (Essais I, 23), ou encore celle de Descartes – qui tenait pour première règle de sa morale provisoire « d’obéir aux lois et aux coutumes de (son) pays » (Discours de la méthode, 3ème partie).

A l’évidence, il n’est pas bon, lorsqu’on est Français et qu’on veut le rester, de s’éloigner de ces lumières !

Maurice Vidal


Par Enoch - Publié dans : Religions
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Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /Sep /2009 21:29

Le terrifiant génie de l’islam

Par Poste de veille le 21 septembre 2009

Le blog américain Citizen Warrior explique le suprématisme islamique sous un éclairage nouveau, celui de la théorie des mèmes (Lire sur wikipedia). Un mème - terme proposé pour la première fois par Richard Dawkins en 1976, est un élément culturel reconnaissable répliqué et transmis par l’imitation du comportement d’un individu par d’autres individus. Éventuellement regroupé en « complexe mémique », ou ensemble d’idées, le mème est responsable de l’évolution de certaines cultures. Tout comme les gènes, les mèmes sont soumis à une sélection, et les plus adaptés survivent.

Du point de vue de la théorie des mèmes, il est difficile de faire mieux que l’. Alors que des millions de personnes ont combattu la tyrannie et sont mortes pour obtenir les droits et libertés dont nous jouissons aujourd’hui, nous nous trouvons confrontés à un ensemble d’idées pernicieux qui fait tout pour nous les enlever. La première chose à faire c’est de nous entraider à prendre conscience du formidable ensemble d’idées qui menace de nous dominer.

Le terrifiant génie de l’

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi des millions de musulmans se consacrent à tuer des Américains ? Ou pourquoi tant d’entre eux sont volontaires pour se faire sauter afin de tuer des Israéliens ? Ou pourquoi ils s’emploient si activement à faire sauter des gens anonymes à Bali, Londres, Madrid, etc. ?

Les suprématistes islamiques font ce genre de choses partout dans le monde, attaquant aussi bien les Occidentaux que leurs propres coreligionnaires. Pourquoi ?

À cause d’une doctrine. Une doctrine est un ensemble d’idées. Des coutumes, des mots, des croyances, etc. Une religion ne se limite pas à une seule idée ; c’est un ensemble d’idées. C’est l’ensemble des idées constituant la religion islamique qui fait que les musulmans ont les comportements et les sentiments que l’on observe.

Les ensembles d’idées sont en concurrence les uns avec les autres, tout comme le sont les ensembles de cellules (les organismes). Et parce que les ensembles d’idées se concurrencent, et parce qu’il est souvent possible d’ajouter ou de retirer des idées de l’ensemble, et parce que certains ensembles regroupent davantage de croyants que d’autres, les ensembles d’idées peuvent en fait évoluer.

Voyons comment les ensembles d’idées religieuses évoluent et se concurrencent. Pour commencer, imaginons qu’il existe déjà une religion installée. Elle a son livre saint et des millions de croyants.

Et puis apparaît une petite variante.

La version originale avait une attitude du genre « vivre et laisser vivre », et ne poussait pas ses adeptes à faire des convertis. Mais quelqu’un arrive avec une idée nouvelle : si vous parvenez à convaincre un non-croyant de devenir croyant, cela vous confère une sorte de mérite spirituel. Vous sauvez des âmes, et vos chances d’aller au ciel se renforcent.

On a donc maintenant deux variantes de la même religion : dans l’une, on estime qu’il n’est pas vraiment important de recruter de nouveaux adeptes. L’autre motive ses croyants à persuader d’autres personnes de rejoindre leurs rangs.

Au bout de mille ans, laquelle des deux variantes aura le plus de croyants ? Je parierais sur la version « motivée-à-se-répandre ».

Imaginons pour l’instant que la version « motivée » réunit beaucoup plus d’adeptes. Cela veut-il dire qu’elle rend les gens plus heureux ? Ou qu’elle les fait mieux réussir dans la vie ? Ou qu’elle leur permet d’avoir de plus beaux enfants ? Non. Le seul fait qu’un ensemble d’idées parvienne efficacement à trouver des adeptes ne veut pas dire que cet ensemble soit bénéfique à ceux qui y adhèrent.

Il en va de même en génétique. Contrairement au bon sens commun, un gène qui réussit n’est pas forcément bénéfique à l’organisme. Il « réussit » dans la mesure où il a produit un grand nombre de copies de lui-même et se retrouve dans de nombreux organismes. Mais il peut en fait être nuisible à l’organisme.

Par exemple, s’il existe un gène de l’alcoolisme et si, parce qu’il boit, un sujet commence à avoir des enfants plus jeune qu’un sujet qui ne boit pas, le gène de l’alcoolisme pourrait, sur des milliers d’années, réussir mieux (se retrouver chez une descendance plus nombreuse) que le gène du non-alcoolisme, bien qu’il soit nuisible à chaque personne qui en est porteuse.

De la même manière, le succès d’un ensemble d’idées ne signifie pas forcément qu’il soit bon pour les personnes qui y croient ou s’y conforment.

Si un ensemble d’idées dit qu’il est mal de recourir à la contraception et de se masturber, il est probable qu’avec le temps cet ensemble sera suivi par davantage de personnes que la version disant que ces comportements ne posent aucun problème (en supposant bien sûr que les gens enseignent à leurs enfants de croire comme eux-mêmes).

Alors, le malheureux croyant à un ensemble d’idées particulier tentera d’observer les règles et d’être un bon sujet en évitant les péchés de contraception et de masturbation. Et quel sera le résultat pour lui, personnellement ? Il risque d’avoir plus d’enfants qu’il ne peut ou souhaite en élever, ce qui le conduira à travailler davantage pour pouvoir les faire vivre, en prenant deux emplois si nécessaire. Cela l’enverra peut-être dans la tombe plus tôt que prévu, mais cet effort aura donné naissance à davantage de croyants à cet ensemble d’idées particulier que ce n’aurait été le cas avec une personne n’y croyant pas.

Ainsi, d’une certaine manière, l’ensemble d’idées a utilisé l’homme pour ses propres objectifs ; en tout cas, on peut légitimement analyser les choses de cette manière. Et cela jette un éclairage nouveau sur le suprématisme islamique, et c’est bien pourquoi j’ai passé autant de temps à l’expliquer.

Si vous envisagez de créer de toutes pièces un ensemble d’idées dont vous voulez qu’il finisse par dominer le monde - un système qui finirait par éliminer toute autre religion ou tout autre système politique - la pression sera forte : il vous faudra faire mieux que l’.

Examinons un peu certaines des idées de cet ensemble. Nombre d’entre elles se renforcent mutuellement. Autrement dit, ajouter une idée aux autres peut rendre l’ensemble encore plus efficace parce que certaines idées agissent de manière synergique.

Voici quelques-uns des éléments essentiels de l’ensemble d’idées connu sous le nom d’ :

1. Une version standardisée de l’ensemble d’idées est écrite. C’est un élément de base de plusieurs religions, et ce n’est pas une invention islamique, mais c’est un facteur important dans le succès de l’.

Un corpus d’idées transmis uniquement par voie orale peut changer avec le temps, alors que s’il est écrit il sera identique dans mille ans à ce qu’il est aujourd’hui, et les techniques modernes d’impression permettent de le reproduire par millions, ce qui constitue un avantage énorme pour répandre des copies identiques de l’ensemble d’idées.

2. Le Coran contient des instructions pour sa propre dissémination. Il dit aux croyants qu’ils doivent répandre l’. C’est leur devoir sacré de porter les commandements de Mahomet et la loi de l’ dans tous les coins du monde.

3. L’ensemble d’idées contient des instructions pour sa propre préservation, sa protection et la fidélité de sa réplication. Le Coran, le plus important des livres saints de l’, affirme d’emblée à ses adeptes qu’ils ne pourront jamais changer, ou modifier, ou « moderniser » aucun des enseignements de l’ensemble d’idées. Il est parfait tel qu’il est. Essayer de le modifier est un péché mortel. Cette idée assure la préservation de tout l’ensemble d’idées.

Ces trois premières idées sont relativement classiques dans plusieurs religions qui ont réussi. Mais nous en arrivons aux choses intéressantes…

 

 

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Par Enoch - Publié dans : Religions
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 21:55

L’armée française organise le pèlerinage à la Mecque de ses soldats musulmans

Par Yann le 17 septembre 2009

C’est par la presse anglophone que nous l’apprenons, les médias français n’ayant manifestement encore rien publié sur le sujet : foulant aux pieds la loi de 1905 sur la laïcité, l’ française organise cette année le pèlerinage à la Mecque de ses soldats musulmans. Gageons que cette scandaleuse initative doit faire grincer quelques dents au sein de la Grande Muette. Du moins, espérons-le.

 

Les musulmans de l’ française qui se rendent en pèlerinage à la Mecque cette année n’auront pas besoin de prendre de vols commerciaux pour s’y rendre ni de loger avec le commun des mortels. Rompant la tradition, le ministère de la défense va affréter un avion pour les envoyer en Arabie Saoudite, et organisera également leur séjour.

Pour tout gouvernement occidental, il serait inhabituel d’organiser un pèlerinage à la Mecque. Ce l’est d’autant plus ici, dans un pays qui tient tant à sa laïcité qu’il légifère sur ce que les jeunes musulmanes peuvent porter à l’école, et envisage de bannir le voile qui couvre le visage.

Mais pour Mohamed-Ali Bouharb, capitaine de gendarmerie tiré à quatre épingles qui a organisé la semaine dernière les derniers préparatifs pour le pèlerinage, cela constitue un pas de plus vers la « banalisation » de l’islam à l’instar des autres religions.

« L’ est toujours en avance sur la société », explique le capitaine Bouharb, l’un des 30 aumoniers musulmans récemment recrutés par l’. « Et elle est imperméable à toutes les questions sociales et au débat de l’extérieur. »

Alors que dans le reste de la société française, religion et État sont séparés, l’ a commencé à satisfaire son personnel musulman d’une manière qui serait inconcevable hors des casernes.

Elle sert désormais des repas halal, et met à disposition lorsque c’est possible, des salles de prières. La semaine dernière, l’aumônerie musulmane a publié la première édition de son magazine, pleine de photos de mosquées, de recettes pour le repas de fin de Ramadan, et un article qui ne ferait pas sourciller dans un magazine français. Son sujet : comment dit-on “je t’aime” ?.

« Ce qui est vraiment intéressant, c’est que tout en respectant complètement l’esprit laïque de la , nous n’en sommes pas pour autant si loin de la vision anglo-saxonne » dit le capitaine Bouharb. « Une photo de mosquée dans un magazine d’un service public laïc, voilà qui est nouveau. »

La a la plus importante population musulmane en Europe, estimée entre cinq et sept millions d’individus, en d’autres termes entre 7 à 10% de la population française.

Il n’existe pas de statistiques car, officiellement, l’État ne recueille pas de données à caractères ethnique, religieux ou racial. Mais le ratio de militaires dans l’, y compris la gendarmerie ou la police nationale, est du même ordre que celle de la population générale, selon le capitaine Bouharb et d’autres officiers.

Les soldats et officiers de police qui se rendront à la Mecque grâce à l’ devront débourser 3 000 euros, soit moins que ce qu’ils auraient à payer en voyageant avec la plupart des agences de tourisme privées. Hébergement et guides seront organisés par le ministère de la défense saoudien.

Source : The Globe and Mail
Traduction d’extraits Bivouac-ID

À lire également :

- Plus d’informations sur l’islam dans la gendarmerie et l’aumônier de l’article - ici

- française : des musulmans refusent de combattre - ici

Par Enoch - Publié dans : Religions - Communauté : Humeurs
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