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  • Enoch
  • L'Esprit d'Enoch
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  • 07/04/1963
  • politique écologie économie mes enfants
  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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LES PENSEES D'ENOCH

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Ce  n'est  pas  le  nécessiteux  qui  doit-être  secouru,  mais la misère qu'il faut combattre.

Ecologie

Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 15:07
La CRIIRAD demande l’abrogation de l’arrêté du 5 mai 2009

 

- En 2002, deux garanties essentielles pour la protection du public contre les dangers des rayonnements ionisants ont été inscrites dans le CODE DE LA SANTE PUBLIQUE (CSP) :

o L’INTERDICTION D’AJOUTER délibérément des substances radioactives dans les aliments, les biens de consommation et les produits de construction
(cf. article R.1333-2) ;

o L’INTERDICTION D’UTILISER des matériaux et des déchets provenant d'une activité nucléaire – et qui sont CONTAMINES ou susceptibles de l’être – pour la fabrication de biens de consommation et de produits de construction
(cf. article R.1333-3).

- Le 5 mai 2009, un ARRETE INTERMINISTERIEL a instauré une procédure de DEROGATION à ces interdictions, une procédure particulièrement laxiste. Cet arrêté a été publié en dépit d’un AVIS DEFAVORABLE de l’Autorité de Sûreté Nucléaire.

Cinq produits seulement sont exclus des dérogations et protégés des contaminations radioactives :
1/ les aliments ; 2/ les produits cosmétiques ; 3/ les parures ; 4/ les jouets ; 5/ les matériaux en contact avec les aliments et les eaux.

- Le 10 juillet 2009, la CRIIRAD a adressé au Conseil d’Etat un RECOURS pour excès de pouvoir. La demande d’annulation de l’arrêté est basée sur des ARGUMENTS de légalité interne et externe.

- Le 6 novembre 2009, sans attendre le résultat de la procédure contentieuse, la CRIIRAD adressait une LETTRE OUVERTE aux 3 ministres compétents : Mme BACHELOT, ministre en charge de la santé, Mme LAGARDE, ministre en charge de la consommation et M. BORLOO, ministre en charge de la construction, leur demandant d’abroger l’arrêté du 5 mai 2009 sans attendre l’issue de la procédure contentieuse.

- En complément de ces démarches, la CRIIRAD appelle les consommateurs et les associations à se mobiliser et à demander aux autorités le maintien des interdictions et l’abrogation de l’arrêté du 5 mai 2009. Des MODELES DE LETTRES sont à la disposition de tous ceux qui souhaitent participer à la campagne. Le recyclage des matériaux radioactifs doit rester confiné dans les filières nucléaires (CENTRACO et D’HUART INDUSTRIE), sans possibilité de diffusion dans le domaine public.

Par Enoch - Publié dans : Ecologie
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /Fév /2010 22:49
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— Phil Jones, l’ancien responsable de l’Unité de recherche sur le climat (CRU) de l’Université d’East Anglia en Grande Bretagne, qui avait été obligé de démissionner de ses fonctions suite aux révélations du Climategate, vient d’opérer un revirement à 180° par rapport à ses convictions.

Ses remarques à la BBC, samedi 13 février, équivalent pratiquement à une abjuration, par rapport à ses convictions précédentes et à celles de ses coreligionnaires. Le réchauffement climatique constaté entre 1975 et 1998, n’est pas exceptionnel, a-t-il avoué, mais est tout à fait comparable à celui de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Jones a aussi déclaré qu’aucun réchauffement n’avait eu lieu ces quinze dernières années !

Rappelons les faits. À la veille du Sommet de Copenhague, les tensions sont extrêmes entre le secteur avancé et les pays en développement, les premiers se livrant à des pressions outrancières sur les seconds, perçus de plus en plus comme des concurrents, pour qu’ils abandonnent leurs projets de développement, sous prétexte de réchauffement de la planète.

Et c’est au beau milieu de ce bras de fer, que des hackers ont rendu publics des milliers d’échanges par courriel entre les « experts » en climat du CRU et d’autres centres de « recherche », dans lesquels les prétendus experts reconnaissent s’être livré à d’intenses manipulations pour appuyer leur thèse selon laquelle l’activité productive humaine est responsable des émissions des gaz à effets de serre.

Ce sont des faits gravissimes, car le CRU est le centre de la recherche mondiale sur le réchauffement climatique ! Particulièrement exposé par ces courriels, Phil Jones remet tout de suite sa démission du CRU, afin que l’enquête puisse se dérouler convenablement. D’autres « chercheurs », aux Etats-Unis en particulier, sont aussi visés actuellement par des investigations du même type.

Depuis, c’est l’organisme chargé par l’ONU d’imposer la nouvelle religion du réchauffement climatique, le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’experts du Climat), qui est visé en la personne de son président, l’Indien Pachauri, au point qu’il est de plus en plus question que cette organisme soit profondément réformé, voire même fermé ! En cause, les prévisions du GIEC sur la fonte des glaciers de l’Himalaya qu’il prévoyait, dans son 4e rapport, pour 2035, sans aucune preuve. Pire encore, le dit rapport argumentait que la fonte avait déjà fait passer la surface des glaciers de 500 000 km2 à 100 000 km2, alors qu’il est notoire qu’il n’est plus que de 33000 km2 actuellement !

Les déclarations de Phil Jones à la BBC, dans cette interview samedi dernier (13/02) représentent cependant un revirement à 180° des positions de ce prétenduexpert par rapport aux « vérités » essentielles diffusées par les tenants du réchauffement climatique.

Voici quelques extraits de cette longue interview qui vaut le détour (http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/8511670.stm) :

BBC : « Etes vous d’accord que selon les données utilisées par le GIEC, les taux de réchauffement global entre 1860-1880, 1910-1940 et 1975-1998 sont identiques ? »

JONES : « Les taux de réchauffement pour les quatre périodes sont similaires et il n’y a pas de différences significatives du point de vue des statistiques entre elles. »

BBC : « Êtes vous d’accord que de 1995 à aujourd’hui, il n’y a pas eu de réchauffement global significatif du point de vue des statistiques ? »

JONES : « Oui, c’est exact ».

BBC : « Êtes-vous d’accord qu’entre janvier 2002 et aujourd’hui, il y a eu un refroidissement significatif du point de vue des statistiques ? ».

JONES : « Non. Cette période est même plus courte que celle qui va de 1995 à 2009. La tendance est cette fois-ci négative (-0,12°C par décennie), mais cette tendance n’est pas significative du point de vue des statistiques ».

BBC : « Êtes vous d’accord que des influences naturelles aient pu contribuer de façon significative au réchauffement global observé entre 1975-1998, et si oui, pouvez-vous spécifier chaque influence et expliquer sa force de radiation durant la période en termes de Watt par m2 »

JONES : « Ce domaine est un peu hors de ma compétence… ».

BBC : « Il y a un débat pour savoir si l’optimum climatique médiéval (OCM) était globale ou non. S’il était démontré de façon incontestable que ce phénomène était global, accepteriez-vous que ceci affaiblirait les prémisses selon lesquelles les températures des surfaces atmosphériques moyennes, durant la deuxième moitié du 20e siècle, étaient sans précédent ? »

JONES : « Il y a beaucoup de débats pour savoir si l’OCM a été global ou non. L’OCM a été observable de la façon la plus claire dans des parties de l’Amérique du Nord, de l’Atlantique Nord, d’Europe et d’Asie. Pour qu’il soit réellement global, il devrait être observé plus clairement dans plus de données provenant des régions tropicales et de l’hémisphère Sud. Il y a très peu de données paléoclimatiques pour ces deux dernières régions. »

BBC : « Les courriels volés du ‘Climategate’ ont été rendus publics en novembre. Comment avez vous vécu cette affaire depuis lors ? ».

JONES : « Ma vie a été terrible depuis cette époque, mais j’ai déjà parlé de tout ceci une première fois (dans le Sunday Times) et je n’ai aucune envie de le refaire. »

Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : écologie nature et histoire
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 18:23

On a déjà pu apprécier les conséquences de l’offensive des lobbies agroalimentaires des USA à travers la création d’une instance internationale non élue et dotée d’un pouvoir exorbitant, l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Cet instrument de dérégulation a été mis en place essentiellement par les grandes firmes agroalimentaires états-uniennes à seule fin de conquérir des marchés et d’imposer partout leur production, au détriment des économies et des agricultures locales. Des industriels français de l’agroalimentaire, échaudés par les cycles de négociations sans fin sans aucune concession des Etats-Unis, ont compris tout le parti qu’ils ne pourraient pas –comme ils l’avaient escompté- tirer de l’OMC. En toute discrétion, ils ont donc créé le Mouvement pour une Organisation Mondiale de l’Agriculture (MOMA), déclaré officiellement le 8 décembre 2005. Quel est donc ce lobby qui ne dit pas son nom et tente de s’imposer de façon totalement anti-démocratique comme interlocuteur privilégié sur les questions agricoles et environnementales ?

Initié et présidé par Pierre Pagesse, président du leader français des OGM, Limagrain (Biogemma, Meristem Therapeutics), le MOMA (initialement baptisé Nouvel Ordre Mondial de l’Agriculture !!), comprend des gens comme Christian Pèes, Président d’EURALIS, Vice Président de Coop de France, Trésorier de l’AGPM; Henri de Benoist, Président d’UNIGRAINS, Président de l’AGPB (l’Association Générale des Producteurs de Blé et autres céréales), Président d’INTERCEREALES, Président d’AGRICEREALES, Président de la Compagnie Financière du Nord-Est, Président d’UNIFIPAR, Président du Groupe Céréaliers de France, Président du Crédit Agricole du Nord-Est, Président d’honneur d’ARVALIS, Président de la section des problèmes économiques généraux et de la conjoncture du Conseil Economique et Social (CES), Premier Vice-Président de la FNSEA, Représentant du CES à la délégation française auprès de la FAO, Président de l’Association Pluriagri, Maire de Bouconville-Vauclair ; Bernard Delsuc, Président de la Fédération nationale de la production de semences de maïs et de sorgho (FNPSMS). Membre du Comité Directeur de l’Unité Economique et Sociale Maiz’Europe, aux côtés de Christian Pèes (Euralis) ; Pierre Fabre, Président-directeur général des Laboratoires Pierre Fabre, entreprise nationale et multinationale implantée également aux USA. www.pierre-fabre-medicament.com ; Luc Guyau, Président de l’Assemblée permanente des Chambres d’Agriculture (APCA), vice-président du Conseil économique et social (CES), Président de la Chambre d’Agriculture de la Vendée ; Bernard Layre, Président des Jeunes Agriculteurs de Juin 2004 à Juin 2006 (JA) ; Emmanuel Coste, Président-directeur général de Sica de Grillon, Ingénieur et membre du CA d’ISARA-Lyon (Institut supérieur d’agriculture et d’agroalimentaire Rhône-Alpes), représentant FNSEA/FNO (Fédération Nationale Ovine) ; Jacques Hubert, Directeur général de Coop de France ; Denis Manach, Président de Coopagri Bretagne , Président de la holding Socopa SA, également président adjoint de la Confédération des coopératives de l’Ouest (CCAOF) ; Gilbert Herpe, Président d’AGRIAL ; Pierre Mille, Président de NORIAP ; Michel Fosseprez, Président d’INVIVO, Président de 110 Bourgogne, Membre du Groupe de la Coopération, Vice-Président de la Section des Relations extérieures du Conseil Economique et Social. René Carron, Président Directeur Général. du Crédit Agricole SA est également membre du MOMA, et dans la sphère politique on trouve : Pascal Chaigneau, Administrateur général du Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS) ; Jacques Carles, Associé gérant du cabinet Carles Rheims. (Le Groupe de prospective du Sénat a confié au cabinet Carles-Rheims la mission de concevoir et d’organiser ses différentes activités) ; Jean Bizet, Sénateur de la Manche, responsable de la mission parlementaire sur les OGM et co-auteur du rapport RAPPORT D’INFORMATION 440 (97-98) - COMMISSION DES AFFAIRES ECONOMIQUES, truffé d’inexactitudes et de partis pris en faveur de l’industrie biotech, et qui a servi de référence aux députés pour se forger une opinion sur l’utilisation des organismes génétiquement modifiés en agriculture ; François Leblond, Président de la Confédération française pour l’habitation, l’urbanisme, l’aménagement du territoire et l’environnement (CFHUAT), ancien Préfet de Région ; Georges Fenech, Député UMP du Rhône, (Monsieur « Tolérance Zéro ») ; Jacques Godfrain, Député maire UMP de Millau, ancien Ministre de la Coopération…

Une concentration de pouvoir des agroindustriels, alliée au tout puissant Crédit Agricole, à la FNSEA, aux Chambres d’agriculture, avec une entrée de plein pied dans le Conseil Economique et Social et le CEDS qui modèle les stratégies politiques, un cabinet de communication qui « gère » le Sénat, des députés UMP droite dure, et un pied dans l’aménagement du territoire : un lobby en bon et due forme. Pour faire quoi ? Promouvoir un « modèle agricole », celui tant prisé par Pierre Pagesse, qui insiste sur « la nécessité de promouvoir des ruptures techniques et soutenues, en particulier, l’utilisation judicieuse des plantes génétiquement modifiées. »

Le dernier communique du MOMA sur son site : www.moma.org montre que sa pugnacité n’est pas à mettre en doute et qu’il progresse dangereusement. Une délégation du MOMA, emmenée par Alain Catala (vice président du MOMA et de Limagrain) et Jacques Carles (délégué général) s’est rendue à Washington D.C. du 10 au 14 Avril 2007, afin de « prendre contact avec des think tanks, des responsables du monde agricole, des journalistes, des économistes et des staffers du Congrès, dans la perspective de tenir prochainement une conférence de presse présentant le MOMA à la communauté internationale. » Un partenariat étroit Europe/USA se dessine : « Lors de nos entretiens, il est apparu que l’idée de cette coopération internationale pourrait reposer sur une association entre les Etats-Unis et l’Europe pour la promouvoir ».

Le MOMA affirme se situer « dans la perspective d’une régulation destinée à améliorer le fonctionnement des marchés plutôt qu’à les encadrer. Cette régulation doit être comprise comme une régulation économico - stratégique par le pouvoir de l’information, et non par la réglementation juridique ou la contrainte ». C’est-à-dire dans la perspective d’une économie néo-libérale et selon les procédés chers aux multinationales.

Les instigateurs du MOMA ont parfaitement bien compris comment on prend le pouvoir aujourd’hui : en maîtrisant la communication sur les sujets sur lesquels on désire que les politiques modifient la législation, en leur assénant des contre-vérités jusqu’à ce qu’ils y croient suffisamment pour faire ce que l’on attend d’eux. L’idée est donc de s’instituer comme interlocuteur unique sur les questions agricoles et de protection de l’environnement, afin de contrôler et orienter les messages qui devront circuler sur ces enjeux.

Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : DEBOUT LES REPUBLICAINS
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 18:04

Vive Copenhague

Jean-Louis Gueydon et Anana Terramorsi

Alors que les militants et autres représentants d'ONG internationales font grise mine et peinent à se  remettre de l'échec de Copenhague, avant de repartir bientôt « comme en 40 » pour la prochaine grande conférence, à Mexico ou ailleurs, et alors que les politiciens se lamentent unanimement, nous sentons comme une euphorie nous envahir, euphorie liée au fait que la preuve a été enfin apportée, et cette fois çi sans le moindre doute, que la solution de la « crise » climatique ne viendra pas, ne pourra jamais venir, d'une union  mondiale des nations ou d'une quelconque « Haute Autorité » mondiale de l'environnement.

Pour la simple raison que jamais les gens qui nous gouvernent n'auront un niveau de conscience suffisant pour s'entendre entre eux, tout affairés qu'ils sont à défendre leurs intérêts nationaux et leurs entreprises, leur soif de pouvoir mondial, leurs aides au développement bien juteuses, ou leurs chances de réélection.

Et cet échec rend évident le fait qu'il n'y a qu'une seule voie, si l'humanité veut survivre ( et elle le veut bien sûr ), c'est celle des initiatives individuelles conscientes en vue d'une relocalisation de toute l'activité humaine, de l'alimentation, des transports, de l'économie, de la production d'énergie...

Car vouloir traiter la question climatique en négociant de façon concertée au niveau mondial une diminution de la production et/ou du stock existant de CO2 et des autres gaz à effet de serre, c'est s'attaquer au symptome et non aux causes.

S'attaquer aux causes ce serait diminuer drastiquement les transports mondiaux et par conséquent relocaliser l'économie. Ce serait diminuer drastiquement le nombre de grandes centrales électriques et des grandes industries fonctionnant avec du gaz ou du pétrole et les remplacer pas des petites industries ou centrales locales fonctionnant avec des énergies renouvelables et des matériaux locaux. Ce serait cesser de déforester, pour cela diminuer la consommation de viande nourrie au soja et consommer des productions végétales locales, etc

De tout cela bien sûr il n'a pas été question à Copenhague, et ce n'est pas par hasard. Car si les « grands » de ce monde ont choisi de s'attaquer au problème climatique de façon mondialiste et  technologique, et en utilisant la main invisible du marché, c'est bien sûr pour ne pas remettre en cause les profits, le contrôle social des populations, et celui des nations faibles par les nations puissantes, que permet cette approche. Et que l'on ne vienne pas nous seriner avec la « justice » climatique, ou la « dette » climatique, qui ne sont que façons irresponsables de demander encore et toujours plus de sous, et donc d'entretenir la « servitude volontaire » des donataires, au lieu pour ceux-ci de s'interroger sur leurs propres comportements, et de se rendre eux-mêmes autonomes...

C'est pourquoi la relocalisation est non seulement la seule solution à la crise climatique, mais aussi la meilleure voie de la résistance à l'oppression, la voix de la liberté des peuples et des individus confrontés à un Nouvel Ordre Mondial qui se resserre sur eux peu à peu. Alors arrêtons de donner  des sous à Greenpeace ou au WWF, dont on voit bien qu'ils n'ont rien obtenu pas la négociation et le partenariat avec les institutions publiques ou privées, arrêtons de signer des pétitions et de blablater sur des forums, cultivons plutôt notre propre autonomie et nos solidarités locales. Créons des AMAP, des jardins collectifs, cessons de prendre l'avion à tout bout de champ, alimentons nous de façon locale, arrêtons de manger de la viande à tous les repas, tout cela sera beaucoup plus efficace pour juguler la crise climatique

Les farces du businesss vert et du marché mondial du carbone étant enfin révélées, vive Copenhague !!

Par Enoch - Publié dans : Ecologie
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 16:02

La semence, c’est le début de la chaîne alimentaire. Celui qui contrôle la semence, contrôle la chaîne alimentaire et donc contrôle les peuples.

Pendant 12 000 ans, au moins, les paysans et les paysannes du monde entier ont produit leurs propres semences, ont amélioré, sélectionné et créé de nouvelles variétés de céréales, de légumes, de fruits et de plantes à fibres. Qui plus est, les agricultures paysannes étaient des agricultures respectueuses de la Terre Mère. Dans les temps anciens, on ne parlait pas de “protection de ressources génétiques” et “d’agriculture durable” : on savait intimement qu’une civilisation qui perd ses semences et qui détruit ses sols est une civilisation qui est en train de mourir.

Depuis plus d’un siècle, les promoteurs de l’agriculture moderne occidentale, soutenus par les puissances financières de la pétrochimie, se sont acharnés à détruire les semences paysannes et les variétés traditionnelles tout en détruisant les sols en les asphyxiant de poisons violents. L’agrochimie a volé leur terre aux paysans et elle prospère au détriment de l’humanité et de la planète. Le secret de cette réussite est très simple, c’est un véritable tour de prestidigitation. Depuis 1900, l’agriculture moderne a créé des variétés hautement susceptibles à une pléthore de parasites et de maladies (tout en prétendant, bien sûr, le contraire) et qui nécessitent, dans le champ, le recours à une chimie très lourde.

Ce paradigme “farceur”, qui est le fondement de l’agriculture moderne, sévit encore pleinement de nos jours. Prenons le cas de l’Inde qui file véritablement un mauvais coton : elle vient juste de donner son feu vert à la culture et à la commercialisation de trois variétés de coton génétiquement modifié sur des surfaces, représentant un quart des surfaces cotonnières de la planète, qui sont cultivées par un million de petits paysans Indiens. Cette autorisation ouvre la porte à l’introduction d’autres espèces génétiquement modifiées, c’est-à-dire la moutarde, le soja et bien sûr le célèbre “golden rice”, amélioré en vitamine A par l’introduction d’un gène de jonquille et dont il faut consommer plusieurs kilos quotidiennement pour obtenir sa ration de la dite vitamine (une mini-farce). Le terreau Indien a été préparé depuis très longtemps afin de faciliter l’imposition de ces bricolages technologiques. Dès 1986, le professeur Swaminathan partait en croisade afin d’éclairer (d’endormir) la classe politique pour que l’Inde puisse intégrer les OGMs sans trop de remous. Le professeur Swaminathan, qui fut le père de la révolution verte en Inde et directeur de l’IRRI (l’institut des Philippines qui a créé les variétés de riz “à haut rendement”) est un grand ami de Monsanto et il se fait actuellement l’apôtre, en Inde, du développement de l’agriculture biologique (et durable s’entend) par l’adoption des organismes génétiquement modifiés (une méga farce). Pendant ce temps, les paysans producteurs de coton se suicident (de 10 à 15 000 en l’espace de quelques années) et près de 300 millions de personnes en Inde souffrent de la faim ou de la malnutrition.

Il faut remonter au début des années 1900 pour découvrir les différents tours de prestidigitation qui sont sortis du grand chapeau des mentors, ou menteurs, de l’agrochimie. Plusieurs niveaux de réalités illusoires peuvent être ainsi appréhendés : des réalités scientifiques, juridiques et techniques qui s’entrelacent intimement pour former de beaux mirages dans le désert de la pensée unique.

En 1907, Hugo de Vries redécouvre les “lois génétiques” de Mendel et deux écoles de génétique s’affrontent alors farouchement : l’école des Mendéliens et l’école des Biometriciens. Les Mendéliens étudient avant tout les caractères monogéniques dans les plantes : la fleur d’une espèce, ou variété, donnée est soit blanche, soit rouge, lorsque la couleur est codée par un seul gène. Les Biometriciens étudient avant tout les caractères polygéniques dans les plantes : la fleur d’une espèce, ou variété, donnée peut être blanche ou rouge mais aussi rose, dans ses nombreuses nuances, lorsque la couleur rouge est codée par plusieurs gènes. Dès le début de leur carrière, les Mendéliens ont la chance de découvrir une résistance à une rouille de blé de caractère monogénique et ils érigent cette simple découverte en philosophie : les résistances des plantes aux différentes agressions (champignons, virus, bactéries, etc.) se doivent d’être monogéniques. Le grand phytopathologiste Vanderplank qualifiera par la suite la résistance monogénique de résistance verticale et la résistance polygénique de résistance horizontale.

Comble de malchance pour les vendeurs de chimie, la quasi-totalité des variétés traditionnelles paysannes (améliorées depuis des centaines d’années, voire des millénaires, par sélection massale) possédait une résistance polygénique ou horizontale : lorsque, dans une plante, un niveau de résistance flanchait, d’autres faisaient front. Comble de chance pour les vendeurs de chimie, lorsque la résistance monogénique ou verticale, des variétés agricoles nouvellement créées à partir de 1910, succombait, la plante mourrait si le paysan ne faisait pas appel à la chimie.

Que pensez-vous qu’il arrivât ? Les variétés traditionnelles furent totalement éradiquées au profit de variétés modernes dotées de résistances monogéniques verticales. Au jour d’aujourd’hui, ce sont 36 milliards de dollars qui sont dépensés chaque année en fongicides et autres pesticides et malgré cela, ce sont 20 % des récoltes alimentaires qui sont perdues tous les ans, à l’échelle planétaire, sous l’assaut de bactéries, champignons, virus… Qui plus est, l’augmentation du nombre de maladies végétales est proportionnelle à l’augmentation, au fil des ans, de l’usage de la chimie lourde dans les champs. Aujourd’hui, ce sont plus de 300 maladies graves qui “attaquent” les plantes alimentaires. Tout cela constitue un cercle vicieux inexorable : l’augmentation de la chimie dans les sols, par les disharmonies qu’elle suscite, permet à de nouvelles maladies végétales de se manifester et les scientifiques ont beau jeu d’introduire tous les ans de nouvelles variétés exprimant de nouvelles résistances.

Peu de gens semblent se poser la question évidente de savoir pourquoi des variétés modernes prétendument résistantes requièrent tous les ans l’utilisation de 36 milliards de dollars de produits phytosanitaires et pourquoi, malgré cet arsenal, un cinquième des récoltes planétaires est perdu annuellement. Serait-ce un enchantement collectif ?

Il faut préciser, à ce point de notre exposé, que vers les années 1920, l’introduction des hybrides F1 a grandement précipité l’éradication systématique des variétés traditionnelles. Les hybrides F1, à l’instar du dogme de la résistance monogénique des Mendéliens, constituent un autre morceau de choix dans la soupe d’une pseudoscience que l’on pourrait aisément qualifier de mythologie. Bercés par les illusions d’une super productivité, les paysans ont abandonné leurs variétés anciennes, qui se reproduisaient conformément au type, pour adopter des hybrides de première génération. Les variétés F1 (obtenues à partir de lignées dites pures mais, en fait, complètement affaiblies) sont dégénérescentes, par définition, et induisent un marché captif royal : les paysans, les maraîchers et les jardiniers doivent racheter leurs semences tous les ans. Jean-Pierre Berlan, directeur de recherches à l’INRA en France, a amplement démontré la supercherie du concept d’hétérosis ou de vigueur hybride.

Une autre vague d’envoûtement collectif se manifeste dès 1961, lors de la Convention de Paris, par la création de l’UPOV : une Union internationale pour la Protection des Obtentions Végétales. Les états, ou plutôt les multinationales qui les “conseillent”, se créent de toutes pièces un cadre légal qui leur permet d’asseoir leur hégémonie sur un secteur qu’ils ne contrôlaient encore que peu, c’est-à-dire le secteur semencier : en l’espace de 30 ans, plus d’un millier de maisons semencières sont rachetées dans l’hémisphère nord par les multinationales de la pétrochimie. L’UPOV institue la possibilité d’un dépôt de brevet sur toute variété nouvellement créée. Le concept d’obtention végétale est en soi une vaste supercherie : comment peut-on déposer un brevet sur une variété légèrement modifiée ou sélectionnée et qui est le fruit de centaines ou de milliers d’années de labeur paysan ?

Au jour d’aujourd’hui, 10 multinationales contrôlent près de 50 % du secteur semencier planétaire. Les quatre premiers sont DuPont (qui a racheté Pioneer Hi-bred), Syngenta (une fusion de Novartis et d’Astra-Seneca, Novartis étant elle-même une fusion de Ciba-Geigy et de Sandoz, les deux plus grands pollueurs du Rhin), Monsanto (très réputé pour son Terminator) et Limagrain (une petite coopérative de la Limagne qui a fait sa fortune grâce aux maïs hybrides F1 de l’Inra, et donc grâce à l’argent du contribuable Français). Ces mêmes 10 multinationales, mais ce n’est sans doute qu’une coïncidence, contrôlent également 60 % de l’agrochimie.

Il est édifiant aujourd’hui d’ouvrir le catalogue du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences, créé par Pétain en 1945 et remanié en 1961, comme par hasard, l’année de la Convention de Paris). A la rubrique “tomates”, on découvre que 87 % des variétés inscrites sont des hybrides F1, 11 % sont des variétés fixées (reproductibles conformément au type) protégées par des brevets sur 20 ans et 2 % seulement sont des variétés du domaine public.

Il est essentiel de préciser que tout ce qui est consommé dans l’assiette d’un Européen est enregistré dans l’un des catalogues nationaux de la Communauté Européenne. Cela veut dire qu’il est strictement interdit par la loi de cultiver, pour la consommation ou pour la semence, un légume ou une céréale de toute variété qui ne serait pas inscrite sur l’un de ces catalogues.

L’UPOV a tenté d’engloutir l’Afrique de l’Ouest (qui a poliment refusé, mais pour combien de temps) mais par contre a bel et bien englouti récemment l’Asie. L’UPOV parachève, ainsi, l’œuvre d’une autre vaste mythologie à l’échelle planétaire, à savoir la révolution verte, nommée sans doute ainsi à cause de la couleur du dollar, à la prospérité duquel elle a fortement contribué. La révolution verte, selon la théorie officielle, a créé et mis en culture des variétés hautement productives de riz et de blé qui ont sauvé l’Inde de la faim.

Premièrement, que veut dire haute productivité lorsque l’on sait que, selon les archives Britanniques, l’Inde produisait dans l’Etat du Tamil Nadu, vers 1750, du riz à hauteur de 13 tonnes l’hectare, et ce, dans des conditions d’agriculture totalement durable ? Le professeur Richcharia, grand expert du riz en Inde, avait obtenu, il y a quelques années, des rendements de 10 tonnes l’hectare avec des variétés traditionnelles.
Secondement, qu’en est-il de la facture cachée ? Les variétés de la révolution verte ont été hautement productives de par l’utilisation massive d’intrants (fertilisants de synthèse, pesticides, herbicides) et de par l’utilisation de systèmes très modernes d’irrigation intensive. Il en résulte que les nappes phréatiques sont épuisées, que l’air, la terre et l’eau sont extrêmement pollués. De plus, les ressources génétiques ont été éradiquées : il existait plus de 100 000 variétés de riz en Inde avant la révolution verte, il en reste maintenant une cinquantaine. Les paysans pauvres sont allés s’entasser dans les bidonvilles, les paysans ruinés se sont suicidés ou bien ont vendu leurs terres aux banquiers ou à Cargill. Les femmes ont perdu leur rôle privilégié de pourvoyeuse de la nutrition de la cellule familiale. L’agriculture qui était fondamentalement féminine, diversifiée et orientée vers la sécurité alimentaire est devenue une monoculture masculine avec des produits ayant une valeur commerciale sur le marché national ou international.

La grande farce continue : une seconde révolution verte envahit le Tiers Monde, celle des biotechnologies et des organismes génétiquement modifiés alors que, pendant quarante ans, les chantres de la première déclarèrent qu’elle était la solution-miracle et définitive à la faim dans le monde. Les multinationales, dans un grand élan humanitaire, estiment que l’hémisphère nord peut également bénéficier de leurs largesses et profiter des milliards de dollars qu’elles ont investis (avec l’aide financière conséquente des états et donc des peuples) dans l’élaboration de créatures végétales tellement fantastiques que l’on y perd son latin : lycopersicon lycopersicum ssp. porcus ou bien zea mays ssp. scorpionus !

Les premières créatures des apprentis sorciers agronomes du début du siècle passé avaient été dénommées “hybrides”, du grec “hybros”, pour monstre ou chimère. Comment va-t-on pouvoir appeler ces nouvelles chimères dont le génome est un méli-mélo de gènes provenant de l’homme, de l’animal, de la plante ainsi que d’antibiotiques, de virus et autres substances pathogènes ?

Ce monde de chimères transgéniques n’a pu voir le jour que grâce à la vitesse fulgurante d’évolution de l’informatique.

Nous allons maintenant nous pencher sur la nature de la semence et sur la relation qu’elle entretient avec son environnement.

Comme tout être vivant, la semence se définit comme ayant deux facultés complémentaires : celle de se reproduire tout en conservant ses caractéristiques existantes et celle de se modifier, d’évoluer. L’agriculture et la conservation des semences sont fondées sur cette première faculté tandis que la sélection et l’amélioration variétales sont fondées sur cette seconde faculté. Il existe, de plus, une relation très intime entre d’une part la semence, et ce qu’elle manifeste, à savoir la plante, et d’autre part l’environnement. La semence crée un environnement tout comme l’environnement crée la semence.

Pendant des millénaires, la semence était libre, elle est maintenant emprisonnée. Elle ne peut plus se reproduire : les hybrides F1 sont stériles ou dégénérescents. Cette stérilité atteint son paroxysme avec le gène “Terminator” (qui a été légalisé, il y a quelques mois, de façon très discrète, aux USA) qui programme génétiquement la plante pour se suicider. La culture in vitro (création de plantes à partir de quelques cellules) est un autre exemple de cette annihilation du cycle vital de la plante, de la semence à la semence. L’agriculture moderne occidentale a détruit le principe féminin au sein de la semence. Quant à sa capacité d’évolution dans le champ, n’y pensons plus ! Cette capacité a été remplacée par un concept nébuleux de “fixisme”, une autre pièce maîtresse de la mythologie agricole occidentale. Les semences n’évoluent plus en champs, elles sont fabriquées de toutes pièces dans les laboratoires de l’agrochimie.

L’emprisonnement des semences atteint aujourd’hui son paroxysme avec les GURTS “Genetic Use Restriction technologies”, dont la FAO est en train d’étudier les impacts potentiels sur l’agro-biodiversité et les systèmes de production de système agricoles. Qui plus est, non seulement la semence ne peut-elle plus se reproduire et évoluer mais elle ne peut plus produire par elle-même ! Les hybrides F1, les variétés de la révolution verte et les transgéniques ne peuvent se développer que grâce à tout un arsenal d’intrants. Elles sont en quelque sorte stériles et improductives.

C’est dans le cadre de cette imposture qu’il faut resituer la première offensive de l’industrie semencière, au début du siècle passé, qui a vendu très cher, aux paysans, des semences “certifiées”, à savoir indemnes (extérieurement) de tout parasite, mais programmées génétiquement pour être hautement susceptibles à une pléthore de maladies. Ce type de programmation, ou “emprisonnement”, atteint de nos jours son paroxysme avec les gènes dénommés “traitor” ou avec les GURTs “ Genetic Use Restriction technologies” dont la FAO est en train d’étudier les impacts potentiels sur l’agro-biodiversité et les systèmes de production de système agricoles. La semence est programmée génétiquement pour ne se développer qu’à condition qu’on la traite dans le champ avec tel ou tel produit chimique.

Nous espérons que cet exposé met clairement en valeur le fait que la nature de la semence génère, appelle, un type d’agriculture.
Les anciennes semences, les variétés alimentaires traditionnelles appellent une agriculture durable, respectueuse de la Terre Mère. Les semences F1, ou à haute productivité, ou génétiquement modifiées, appellent une agriculture totalement assistée par la technologie : irrigation massive, fertilisants de synthèse, fongicides, pesticides, herbicides, récolte mécanique, etc. Et réciproquement.

L’agriculture biologique intensive et productiviste offre un exemple poignant de ce principe fondamental : actuellement, 95 % des légumes bios produits sont issus de semences hybrides F1 provenant de l’agrochimie. Lorsque l’on veut produire des hectares de laitues bios, on ne pourra qu’utiliser des variétés très modernes résistantes aux 23 souches de bremia, une pourriture blanche de la laitue. Lorsque l’on veut produire des tomates bios en hiver sous des tunnels en plastique chauffés au fioul, on ne pourra qu’utiliser des variétés très modernes résistantes au verticillium, au fusarium, etc.

Ce type d’agriculture biologique qui a recours à des monocultures, à des cultures hors saison, à des intrants “organiques” qui sont les déchets de l’agro-industrie (farine de sang, farine d’os, farine de plumes, fumiers conventionnels chauffés à très haute température, moult de raisin…) ou à des intrants “organiques” qui sont de la biomasse volée au Tiers-Monde (guano, tourteau de ricin, fibre de coco ...) est très peu différente de l’agriculture conventionnelle et, d’ailleurs, elle en utilise les mêmes semences. On trouve sur les marchés bios, depuis plusieurs années, plus d’une vingtaine de variétés de choux-fleurs possédant un gène de radis (c’est une forme de transgénèse) et nous avons de sérieux doutes quant à la nature de certaines tomates bios dites “long life”.

Depuis plusieurs années également, il se trouve, sur le marché, des semences bios, et même “Demeter” (cultivées selon les cahiers de charge de l’A.B.) et qui sont des semences hybrides F1 ! À quand les semences OGM bios ?

D’aucuns nous considèreront peut-être comme de doux rêveurs passéistes. Cependant, essayons d’imaginer o combien “performantes” seraient les variétés paysannes traditionnelles si l’on avait confié, à la paysannerie, des milliards de dollars (ceux que l’on a utilisés pour faire des bricolages technologiques) afin de les améliorer, de les sélectionner et afin de conserver les ressources génétiques pour nourrir une population planétaire sans cesse croissante.

De bonnes vieilles semences bien fortes et un sol très fertile font des miracles. John Jeavons, avec son association Ecology Action en Californie, a prouvé, depuis trente ans, qu’un jardinage bio intensif peut nourrir annuellement une personne (végétarienne) sur seulement un dixième hectare, en climat tempéré. Selon son système, le jardin est constitué de 60 % de plantes à fibres (maïs, tournesols, quinoas, amaranthes à grain..) qui vont permettre de refertiliser le sol en faisant du compost végétal, de 30 % de plantes à calories (carottes, betteraves, navets…) et de 10 % de plantes à vitamines et à oligo-éléments (tomates, aubergines, piments, melons…).

En climat tropical, ou sub-tropical, on peut ainsi nourrir deux personnes (végétariennes) par dixième d’hectare seulement à condition bien sûr d’avoir de l’eau pour irriguer. Selon ces principes de jardinage bio intensif, les 150 millions d’hectares de terre arable qui sont disponibles actuellement en Inde pourraient nourrir trois milliards de végétariens. Où est le problème ?

Nous n’aurions pas à cœur de clore ce trop bref exposé sur la nature de la semence sans évoquer quelques belles images issues de cosmogonies beaucoup plus spirituelles que le paradigme occidental moderne sec et stérile. Dans la cosmogonie Andine, par exemple, celle du Royaume des Quatre Terres, l’ancien royaume Inca, la semence est un être vivant, et elle fait partie de Pachamama, la Terre Mère, et de la communauté au même titre que les hommes, les animaux, l’eau, les vents, les divinités et les esprits de la nature. La semence possède sa propre culture : elle vit avec vous et prend soin de vous mais elle s’en va, aussi, lorsqu’elle n’est pas appréciée ou lorsqu’elle est maltraitée. Lorsqu’une nouvelle semence arrive dans le jardin, il faut lui témoigner de l’affection, il faut la courtiser afin qu’elle puisse y rester. Et lorsqu’elle est fatiguée, les paysans Andins pensent qu’il faut la faire voyager dans d’autres biotopes, dans d’autres jardins.

Quant à Rudolf Steiner, fondateur de l’anthroposophie et de l’agriculture biodynamique, la semence est une entité mâle, un morceau de soleil, une semence d’étoile, qui va féconder la Terre Mère : la plante émerge de cet accouplement.

Puissent les semences d’étoiles revenir afin que la Terre Mère soit de nouveau fertile et accueillante car les semences ne sont pas nos semences, elles sont le cadeau de la Vie à elle-même.

Dominique Guillet

Par Enoch - Publié dans : Ecologie
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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /Jan /2010 10:06

Des arbres sur la planète Mars ?

Posté par Neo Trouvetou 

Certaines images prises par la caméra haute résolution (HiRISE) de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter sont pour le moins surprenantes !
Celle ci ferait penser à des bosquets d’arbres sur la planète Mars mais bien sur les scientifiques ont leur explication… il s’agirait en fait d’une “illusion”…

Cette nouvelle image saisie par la NASA et publiée dans un numéro spécial de la revue Icarus semble montrer la présence d’arbres à la surface de la planète Mars. Or, il n’en est rien, il s’agirait en fait d’une illusion d’optique, précisent les scientifiques de l’agence gouvernementale américaine.

Ces choses qu’on aurait pu prendre pour des arbres au pôle septentrional de la planète Mars sont en réalité des nuages de poussière résultant d’une éruption naturelle, poussés à la surface des dunes de sable à cause de la glace réchauffée par le soleil, a expliqué Candy Hansen, scientifique de l’Université d’Arizona membre de l’équipe Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA. Lors du printemps martien, le soleil réchauffe la glace, qui se transforme en vapeur, le gaz ainsi créé déplaçant poussière et particules de sable.

Selon les scientifiques, dans cette région septentrionale de Mars, des dunes de sable se couvrent de glace carbonique (CO2 solidifié) l’hiver. Au printemps, la glace s’évapore avec la chaleur et déplace du sable qui dévale des crêtes le long des dunes, explique Candy Hansen, de l’Université de l’Arizona, sur le site de MRO.
Les nuages de sable et de poussière sont les formes noires qui ressemblent à des bosquets…

Logique…

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/20100115.OBS3743/illusions_martiennes.html
http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Mars-est-elle-recouverte-d-arbres–23370621
C.D.
Sciences-et-Avenir.com
Par Enoch - Publié dans : Ecologie
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 09:02
http://www.pensee-unique.fr/theses.html#scafet
Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 22:52

Provocation sur fond de contrefaçon!!

Un communiqué de Blanche Magarinos-Rey, Avocate de Kokopelli

Dans son catalogue de printemps 2010, la société GRAINES BAUMAUX propose à la vente, en page 490, un mélange de 15 variétés de tomates que son dirigeant a choisi d’appeler « TOMATE KOKOPELLI », cette appellation étant suivi d’un petit signe © indiquant qu’il est propriétaire de la marque.

Cette initiative, de la part d’un adversaire judiciaire notoire, a semé le doute et la confusion dans les esprits des adhérents, clients et sympathisants de l’association, qui ont demandé à ce qu’un éclaircissement soit donné sur la réalité de cette incompréhensible et absurde assimilation des tendances.

En effet, le procès initié depuis décembre 2005 par la société BAUMAUX contre l’association KOKOPELLI est toujours en cours. Dans celui-ci, aujourd’hui au stade de l’appel, BAUMAUX se fait redresseur de torts et, sans pouvoir démontrer aucun préjudice lié aux activités de l’association, réclame l’application stricte de la législation sur l’inscription des semences au catalogue officiel. Prenant ainsi le rôle du Ministère Public, et sortant du cadre de la concurrence déloyale sur laquelle il prétend se baser, il remet ainsi en scène le triste procès qu’a mené l’Etat contre l’association KOKOPELLI pendant plus de quatre ans, et qui s’est conclu récemment, en Cour de Cassation, par la condamnation de l’association à plus de 17.000 € d’amende.

Non content vraisemblablement des conditions d’exécution de cette condamnation, qui a vu certains membres du gouvernement qualifier de « service public » le travail de KOKOPELLI et l’Etat renoncer au recouvrement de l’amende, la société BAUMAUX réclame aujourd’hui à l’association quelques 100.000 € de dommages-intérêts, ainsi que la cessation de ses activités.

C’est donc un véritable acharnement que subit ici, par ce nouveau procès, l’association KOKOPELLI.

Mais le dépôt de la marque « TOMATE KOKOPELLI » par son propre adversaire constitue une étape nouvelle dans cette croisade contre le travail de diffusion de la biodiversité agricole et de l’autonomie semencière que réalise l’association.

Or, renseignements pris auprès de l’Institut National de la Propriété Intellectuelle, le dépôt de la marque « TOMATE KOKOPELLI » par la société BAUMAUX remonte au 31 octobre 2007, soit lorsque le procès initié par celle-ci battait son plein en première instance.

Pour cet enregistrement de marque, la société BAUMAUX ne pourra dès lors pas arguer de sa bonne foi, c’est une évidence. Pire encore, réalisé dans l’intention de nuire, il doit être considéré comme frauduleux, au sens de notre jurisprudence en la matière.

Mais ce qui est plus grave, dans la mesure où l’association KOKOPELLI bénéficie, à n’en pas douter, d’une « marque notoirement connue », cet enregistrement est également constitutif d’un acte de contrefaçon, qui est un délit pénal puni de quatre ans d’emprisonnement et de 400.000 euros d’amende.

On s’interroge donc sur les raisons qui ont poussé la société BAUMAUX à de telles extrémités.

En définitive, cette démarche outrancière s’apparente à de la provocation pure et simple, à laquelle le pacifisme de KOKOPELLI hésite à répondre. Cependant, la société BAUMAUX a peut-être prévu, dans le cadre d’une nouvelle procédure judiciaire, d’interdire à l’association d’utiliser sa propre dénomination …?

Enfin, et pour couronner le tout, il est encore affligeant de constater que la marque déposée par BAUMAUX l’a été pour deux catégories : les semences, d’une part, et les produits phytosanitaires, de l’autre.

Alors, Monsieur BAUMAUX, pour quand avez-vous programmé la sortie des « Pesticides KOKOPELLI » ?

Blanche MAGARINOS-REY. Avocate de Kokopelli
Avocate au Barreau de Brest

Par Enoch - Publié dans : Ecologie
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 11:58

Il est un fait certain : notre époque se polarise sur le phénomène du réchauffement "climatique" qui, naguère étudié par des climatologues et des scientifiques de l'écologie du même nom, a fait l'objet d'une médiatisation poussée, d'une politisation et d'une idéologisation importantes, conséquence de l'activité des mouvements écologiques politisés et des lobbies directement intéressés par les aspects économiques en découlant.

Ces mouvements puissants, organisés, disposant de moyens financiers importants, comme Greenpeace, ont alors réussi, par une médiatisation télévisuelle intense et des films, comme celui d'Al Gore, et plus récemment celui de Yann Arthus-Bertrand, à distiller l'idée que les phénomènes auxquels nous assistons sont dus à l'activité humaine, et en particulier à l'accentuation de l'effet de serre.

Hypothèses sur le phénomène du réchauffement global

Il existe toutefois d'autres hypothèses, scientifiques, qui permettent d'expliquer le phénomène dit de "réchauffement climatique". D'après les analyses menées sur les carottes de glace prélevées dans l'Antarctique, on arrive à retracer l'évolution de la température sur de très longues périodes, jusqu'à 400 000 ans, et on observe un cycle de 100 000 ans, avec un pic actuel analogue à celui d'il y a 100 000 ans. Entre ces 2 pics, 5 fluctuations sont observées, et nous nous situons à mi-chemin entre l'optimum de l'Holocène, il y a 10 000 ans, et le prochain minimum. Nous serions ainsi en régime de refroidissement.

Pour ce qui concerne le pic de 100 000 ans, où nous nous trouvons aussi, il serait dû à des configurations astronomiques : ellipticité de l'orbite de la Terre, inclinaisons de son axe de rotation par rapport à l'écliptique, position du système solaire dans notre galaxie (il en fait le tour en 250 millions d'années) qui l'amène à recevoir davantage d'énergie si il se situe dans un bras galactique peuplé d'étoiles et non entre 2 bras où les rayonnements sont moindres.

Si la Terre est en moyenne plus près du Soleil (orbite circulaire) ou si son axe de rotation est perpendiculaire au rayon Terre-Soleil, elle reçoit un surcroît d'énergie par m². Si, en plus, le système solaire est dans un bras galactique, il reçoit beaucoup plus d'énergie de la part de ses étoiles et beaucoup plus de rayons cosmiques. Nous serions dans cette configuration.

Par ailleurs, l'activité solaire est variable, d'une part dans son demi-cycle de 11 ans, d'autre part pour son activité propre corrélée au nombre de taches solaires. Le petit âge glaciaire de 1350 à 1850, accentué de 1650 à 1850, était caractérisé par un très faible nombre de taches solaires, et on a ainsi pu corréler valablement la température avec la durée du cycle qui évolue de 9 à 13 ans (moyenne 11 ans). En fait, ceci est évident car la source principale d'énergie que reçoit la Terre est le Soleil !

Comme la Terre doit évacuer son énergie interne provenant essentiellement de la radioactivité de ses éléments, il est clair que si elle reçoit davantage d'énergie extérieure, sa température d'équilibre radiatif va croître pour assurer cet échange thermique.

On assiste ainsi à un réchauffement global de la planète, et non à un réchauffement climatique, dont les conséquences vont être multiples.

D'abord la Terre, plus chaude, va se dilater, ce qui conduit la douzaine de plaques à être plus mobiles : la subduction va augmenter, avec le volcanisme associé, que ce soit sur les continents ou sur les rides médio-océaniques, libérant d'énormes quantités de CO2.

Ensuite les océans vont se réchauffer dans leur masse, alors que le réchauffement climatique ne chaufferait que la couche superficielle (l'eau chaude est plus légère et flotte en surface). Les mesures montrent bien que le cœur des océans (mais aussi le fond des mines) se réchauffe. Ce réchauffement de la masse libère alors d'une part le gaz carbonique dissous, mais d'autre part le méthane tapissant le fond des océans sous forme de clathrates (glace d'eau et de méthane), puisque c'est le fond des abysses qui se réchauffe.

Or, le méthane a une puissance d'effet de serre au moins 20 fois supérieure à celle du CO2, et on observera que le GIEC et autres propagandes n'évoquent que le CO2 et rarement le méthane. Celui-ci est d'ailleurs produit par les herbivores, mais aussi par toutes les espèces végétales qui vivent dans l'eau (rizières, mangroves, marécages etc.), et comme la moitié de la population mondiale utilise le riz pour sa survie, il ne serait pas écologiquement correct de demander leur suppression… sauf pour les thèses de Malthus (1766-1834).

Enfin, il est évident qu'une population mondiale qui est passée de 1 milliard en 1800 à 6 milliards en 2000 et qui nécessite de 2000 à 4000 kilocalories par jour, va consommer plus de ressources énergétiques (pétrole, gaz, charbon) mais aussi chimiques (engrais, textiles, produits chimiques etc.) et va forcément émettre beaucoup plus de CO2.

Mais, quoi qu'il en soit, ce CO2 anthropique ne représente que quelques pourcents dans le bilan global mondial, de 1 à 3%.

Autrement dit, l'effet anthropique n'est pas responsable de l'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère, si ce n'est par le fait que la population mondiale de 6 milliards de personnes a forcément un effet, quel qu'il soit.

Conséquences des variations climatiques dues au réchauffement global

Lorsqu'on interroge la population sur les raisons de sa peur du "réchauffement climatique" alors qu'elle pourrait se réjouir de voir diminuer sa facture d'énergie de chauffage, laquelle se traduirait par moins d'émissions de CO2 des centrales thermiques, une moindre importation de gaz, pétrole et charbon, réduisant le déficit commercial, une diminution des dépenses de protection contre le froid (habitations, isolations, habillement etc.) on constate que 4 catégories de conséquences sont évoquées : élévation du niveau des océans, modifications de la nature et de la répartition des espèces végétales et animale, sécheresses en certains lieux et inondations d'autres, problèmes dans la répartition des eaux pluviales.

Elévation du niveau des océans

Les océans recouvrant les 2/3 de la planète avec une profondeur moyenne de 3000 mètres, il faut une quantité d'énergie colossale pour en assurer le réchauffement de quelques degrés, et donc augmenter le volume par dilatation thermique. De plus, les océans se refroidissent par rayonnement et évaporation. S'il s'agissait de "réchauffement climatique", ce serait donc du dessus que la chaleur nécessaire devrait provenir. Or, d'une part l'air a une très faible capacité calorifique, une conduction thermique réduite et un coefficient d'échange de basse valeur, ne lui permettant pas d'assurer le bilan thermique, et d'autre part l'eau chauffée en surface ne pourrait pas réchauffer l'eau profonde. Retenir le "réchauffement climatique" implique donc un non réchauffement des cœurs des océans, et donc une non variation de leur niveau !

Par ailleurs, l'énergie solaire se réfléchit sur les nuages et les surfaces claires (effet d'albedo) et une grande partie est renvoyée dans l'espace. Pour réchauffer les océans, il faut donc que la chaleur provienne du manteau, ce qui implique le réchauffement global, indépendant de l'effet anthropique.

On évoque alors la fonte des glaciers. Ceux-ci ne fondent pas par "réchauffement climatique" (effet d'albedo conduisant le rayonnement solaire à être réfléchi, capacité calorifique de l'air froid réduite) mais diminuent de volume car, fondant par la base, ils s'écoulent plus rapidement vers les océans et, s'ils ne sont pas rechargés par des chutes de neige, le bilan charge/décharge diminue leur volume. Comme presque 90% de l'eau stockée sous forme de glaciers se situe en Antarctique, la fonte des autres glaciers (Arctique, montagnes), même supposée totale, ne pourrait pas accroître de beaucoup le niveau des océans.

Reste ainsi la fonte des glaces de l'Antarctique, énorme continent recouvert d'une calotte de glace de 3000 mètres d'épaisseur. Mais il se trouve que cette épaisseur s'accroît au lieu de diminuer ! Ce qui n'est pas étonnant, car les masses d'eau évaporée s'y condensent progressivement, les courants du manteau n'y apportant pas la chaleur suffisante pour le réchauffement de la base du continent et, de plus, la glace ne transmettant pas la chaleur.

Tout ceci indique que seul le réchauffement global est envisageable, et qu'il n'y a que peu de probabilité pour que le niveau des océans s'accroisse, si on tient compte en outre de l'augmentation de l'évaporation des océans.

On évoque la disparition de certaines petites iles ou atolls du Pacifique, mais en général cela est dû à l'enfoncement progressif des plaques continentales sous-jacentes qui les supportent. On oublie aussi les phénomènes d'isostasie qui conduisent des continents à s'élever, comme le Canada, ou d'autres à s'enfoncer (comme à Venise). Autrement dit, une élévation du niveau marin local peut être dû à un enfoncement du niveau terrestre ! Rien à voir avec le "réchauffement climatique".

Quant à la fonte de la banquise de l'Arctique, qui recouvre une partie de l'océan et non un continent, d'une part elle ne peut s'effectuer que par le dessous, donc par courant marin plus chaud provenant vraisemblablement de la ride médio-océanique qui porte l'Islande à proximité, d'autre part le niveau de l'eau ne peut s'accroître, puisque la glace flotte au-dessus.

Modification de la nature et de la répartition des espèces

Il est évident qu'il y aura adaptation des espèces, végétales et animales, en fonction du climat. Toutes les études passées l'ont montré depuis l'Holocène et bien avant. Ainsi les grands cycles (100 000 ans et 20 000 ans), toujours en cours, amèneront des modifications qui peuvent être prévues d'ores et déjà, et on ne voit pas pourquoi il en serait autrement, malgré le conservatisme des "écolos".

Quant à l'homme, de même qu'il s'est adapté aux grandes périodes froides puis chaudes, il a toutes les capacités pour s'adapter à ces modifications, surtout du fait de leur lenteur et parce qu'il en a les moyens technologiques.

Sécheresses en certains lieux et inondations dans d'autres

On l'a vu, le réchauffement global amène le globe à assurer son refroidissement par une nouvel équilibre dans le mouvement des courants mantelliques. Il y aura ainsi des zones terrestres qui seront réchauffées plus que d'autres, amenant des sécheresses locales, par réchauffement des sols. Mais ailleurs, il y aura augmentation de l'évaporation, donc de la couche nuageuse, de sa quantité d'eau et d'énergie, ce qui conduira à davantage de précipitations, plus violentes, et à des modifications des mouvements généraux de l'atmosphère, cyclones, cellules nuageuses etc. D'où des inondations locales.

Tout ceci est bien connu, bien étudié, et fait partie de l'écologie scientifique. Il est bien évident que la succession des cycles (100 000 et 20 000 ans) se traduit par des modifications climatiques et qu'il y a de nombreux rééquilibrages comme ceux qui sont actuellement observés. La science actuelle décrit très bien ce qui s'est produit dans le passé et est en mesure d'établir des prévisions réalistes pour l'avenir.

Encore une fois, l'effet anthropique dans ces grands cycles naturels reste de faible portée, les énergies en cause étant incommensurables. A titre d'exemple, on peut comparer le dégagement de CO2 provenant des volcans (Pinatubo, Mount St Helen, volcans sous-marins des rides médio-océaniques…) à ceux d'origine anthropique, et s'apercevoir que la part attribuée à l'activité humaine est infime.

Problèmes dans la répartition des eaux pluviales

En conséquence directe des modifications climatiques précédentes, il y aura modification du régime des pluies, conduisant certaines régions du globe à un déficit, et d'autres à des excédents. Cela peut conduire à des conflits pour l'accès à l'eau, à la gestion des fleuves, à des déplacements de populations. Mais, une fois encore, d'une part l'homme arrivera à trouver des solutions, d'autre part cela est une conséquence des grands cycles naturels. Il s'agira alors de problèmes politiques et de coopération internationale pour assurer la répartition de l'eau et tenter d'éviter des guerres pour son contrôle.

Hypothèses sur les motivations des mouvements écologiques

 

Quelles peuvent être, alors, les motivations de ces mouvements puissants qui veulent imposer leur modèle de réchauffement climatique d'origine anthropique ?

D'abord politique et écologique en prolongement et dans le cadre de la lutte contre l'énergie nucléaire civile qui, en Occident, n'a jamais fait de victime depuis un demi-siècle (la catastrophe de Tchernobyl étant abusivement assimilée à l'Occident, alors que la technologie soviétique en est très en-deçà et que les raisons de la catastrophe sont dues au débranchement des systèmes de sécurité par des personnels nommés en fonction de leur appartenance au Parti).

A noter aussi que le problème des déchets nucléaires de longue période avait été réglé dans Super-Phénix, à Marcoule, par insertion dans les crayons du cœur du réacteur, lequel a été arrêté dès l'arrivée des écologistes du gouvernement Jospin. En fait, ces déchets ultimes ne représentent que 3 fûts de 200 litres par an, en France, mais leur destruction aurait ruiné le fonds de commerce des écologistes. Donc problème idéologique et politique.

On fait croire ainsi à la population que les énergies de substitution, comme le solaire, l'éolien, la géothermie, les marées, peuvent remplacer l'énergie d'origine nucléaire et thermique, alors que les rendements annuels très faibles correspondent tout au plus à 1 à 3% de l'énergie nécessaire, et ceci à un coût d'au moins 20 fois plus élevé. En conséquence de quoi l'abandon du nucléaire demanderait des centrales thermiques au gaz, pétrole ou charbon… ce qui dégagerait des quantités importantes de CO2 "responsables" de l'effet de serre. On comprend un certain malaise chez les écologistes !

Ensuite économique, car les lobbies fabriquant les éoliennes, appareils photovoltaïques, batteries etc. ont vite compris la rentabilité élevée qu'ils pourraient en tirer, malgré le faible rendement et le coût très élevé de l'énergie produite. Si on n'avait pas imposé à EDF de racheter au prix fort cette électricité, subventionné largement le propriétaire du terrain pour l'inciter à y disposer des éoliennes (et la commune corrélativement) personne n'accepterait de financer les surcoûts très importants… qui se retrouvent répartis sur les factures d'électricité de chaque consommateur et sur les taxes locales des communes.

Autrement dit, on impose par le biais de ces taxes obligatoires réparties astucieusement sur le plus grand nombre le financement de ces dispositifs non rentables économiquement.

A la réflexion, cela permet à des secteurs de Recherche et Développement de disposer de ressources qu'ils n'auraient pas pu obtenir autrement, et donc de recruter des chercheurs, ingénieurs et techniciens pour mettre au point et améliorer les rendements très faibles actuellement. De plus, en cas de réussite, notre pays pourra vendre ces produits de haute technologie et améliorer sa balance des paiements. A ce titre, si la campagne d'économies d'énergie très médiatisée réussit, le surplus d'électricité pourra être vendu aux pays européens où les écologistes ont entravé l'énergie nucléaire et qui doivent importer de l'électricité.

En fait, tout ceci est bien réfléchi, bien monté, bien organisé et les intérêts économiques sont suffisamment élevés pour que tout soit mis en place en vue de la réussite.

A notre époque de médiatisation à outrance, c'est par le biais de l'action psychologique et de la propagande qu'il faut convaincre la population désinformée scientifiquement non seulement d'accepter toutes ces taxes (la dernière en cours étant le projet de taxe Rocard sur toutes les énergies, dont l'électricité nucléaire, qui pourtant n'émet pas de CO2 !) mais encore de croire que les allégations présentées comme "scientifiques" sont vraies et vont conduire la Terre au désastre si on ne fait rien. On agit ainsi par la peur au moyen de films-catastrophes et, pour faire croire que ces faits sont scientifiques, on crée le GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) qui, comme son nom l'indique, est en fait un groupe politique où la majorité des experts ne sont pas des scientifiques, et où les quelques scientifiques ayant accepté d'y participer sont dûment avertis du risque de perdre leur poste, leur situation ou leurs crédits s'ils ne sont pas "écologiquement corrects". J'ai vérifié ce point personnellement.

Quant aux autres scientifiques, indépendants du GIEC, des campagnes médiatiques sont organisées pour les discréditer, s'ils osent dire la vérité (cas de M. Allègre, scientifique, géophysicien, Directeur du BRGM, qui dispose de l'assise scientifique nécessaire au contraire de tous les journalistes, cinéastes, écologistes et autres "experts" qui se répandent dans les médias) ou alors des pressions dissuasives sont exercées pour qu'ils gardent le silence (type CNRS).

Si on analyse les rapports du GIEC, on constate une grande indétermination dans les prévisions (existence de 4 scénarios), des résultats contradictoires sur les zones réchauffées ou refroidies, sur les précipitations et leur localisation, sur les dates, etc. Cela est dû essentiellement à la modélisation informatique et à la puissance des ordinateurs disponibles, encore insuffisante.

En fait, tout n'est qu'un modèle mathématique où les équations sont si nombreuses et si compliquées qu'on ne sait ni ne peut les résoudre ! Comme on veut toutefois alimenter la machine médiatique, on procède à des simplifications ; par exemple, on néglige l'effet des océans, de la couverture nuageuse, des glaces polaires, et les mailles de calcul sont de plusieurs centaines de kms. Par ailleurs, on parle de température "moyenne" de la planète, ce qui est une variable mathématique, alors qu'elle est extrêmement variable en réalité (- 50° aux pôles, + 50° au Sahara, entre les deux à la surface des océans et en région tempérée). On fait donc au mieux, d'où les différences de résultats entre les équipes, et on ne peut même pas retrouver le climat passé connu depuis 1950, alors qu'on se permet de faire des prédictions sur 100 ans…

Quant à l'évolution de la température "moyenne" de la Terre, elle n'a aucun sens car les séries de mesures antérieures sont d'une part locales, d'autre part assez peu nombreuses, assez imprécises, non homogènes avec les mesures actuelles et enfin relativement récentes.

Quant au niveau "moyen" des océans, les coefficients de marées sont de l'ordre de plusieurs mètres, les ondes de marées parcourant tous les océans (2/3 de la surface du globe) deux fois par jour et l'imprécision sur le niveau "moyen" est supérieure à la hausse supposée de ceux-ci. Même par satellite, dont l'orbite est très fluctuante en altitude, on ne peut mesurer valablement une variation infime par rapport aux ondes de marées. Reste ainsi l'observation d'une mer fermée comme la Méditerranée dont le niveau apparaît comme stable, depuis longtemps…

En résumé, les rapports du GIEC sont des modèles mathématiques simplifiés, très éloignés encore de la réalité très complexe, incapables de retracer le passé et donc de prévoir l'avenir. Ayant fait personnellement beaucoup de calcul scientifique sur la modélisation du fonctionnement des installations de l'industrie chimique, je peux apprécier les difficultés inhérentes à la résolution des équations mathématiques très compliquées, et ainsi les écarts substantiels entre la théorie et la pratique. Il est simplement consternant de voir ce que l'idéologie et la propagande ont fait médiatiquement de ces résultats qui ne sont que des élucubrations mathématiques simplifiées.

Résumé, en guise de conclusion

Le soi-disant "réchauffement climatique" dû à l'activité anthropique est une mystification bien montée, bien organisée, bien financée par des mouvements puissants, contrôlant les médias, ayant des objectifs politiques, idéologiques, économiques et financiers.

Profitant de la désinformation scientifique de la population, ils agissent par le biais de l'action psychologique et de la propagande, en utilisant la peur, l'émotion et la désinformation généralisée et systématique, voire des pressions sur les scientifiques.

Les intérêts sont tels (politiques pour les écologistes, économiques pour les lobbies, financiers pour l'Etat par le biais des taxes, et la relance de secteurs industriels non rentables, etc.) que la vérité scientifique est ignorée, bafouée ou même contredite.

De nombreux arguments montrent qu'il s'agit d'un réchauffement global de la planète, d'origine naturelle, connu et retracé selon des cycles de 100 000 ans et 20 000 ans, lié essentiellement à des configurations astronomiques selon la position de la Terre sur son orbite, du système solaire dans la galaxie, et de l'activité propre des cycles solaires. Ce réchauffement explique bien celui des océans, avec dégagement du gaz carbonique et du méthane qu'ils contiennent, l'activité volcanique terrestre et sous-marine par mobilité accrue des plaques continentales due à la dilatation thermique du globe, et la répartition des zones arides en liaison avec les courants mantelliques, ce que n'arrive pas à faire le modèle du réchauffement climatique.

Les conséquences climatiques sont bien étudiées, connues par l'analyse du passé lors des cycles précédents et leur énoncé (sécheresses, inondations, cyclones, variation du niveau des océans …) sert d'ailleurs à alimenter les films-catastrophes.

L'effet anthropique allégué, malgré le passage de la population mondiale de 1 à 6 milliards d'individus depuis 2 siècles, représente au plus 3% des émissions mondiales de CO2, ce qui est négligeable, alors que l'effet du méthane, 20 fois plus puissant, est escamoté. En effet, celui-ci est produit au fond des océans, dans les rizières et par les ruminants et, sauf à supprimer la moitié de la population comme le souhaitait Malthus, on ne le mentionne pas car on ne peut ni le taxer, ni le réduire, au contraire du CO2 .

Ce réchauffement global, cyclique et naturel, ne peut évidemment pas être enrayé par l'homme. Les énergies en jeu sont colossales et incommensurables avec celles mises en jeu par l'humanité qui, dans sa situation actuelle, continuera sa consommation pour de simples raisons de survie. On rappelle que chaque être humain a besoin de 2 000 à 4 000 kilo-calories par jour. Donc l'éventuelle réduction de consommation d'énergie qu'elle pourrait consentir, en y consacrant des moyens financiers prélevés sur ceux dont elle a besoin pour son développement, représenterait un écart de faible importance au total.

Ainsi, l'humanité ferait bien de prendre en compte sérieusement ce phénomène naturel du réchauffement global de la planète, sans avoir l'orgueil de vouloir le réduire (image d'un enfant tapant de ses mains sur une muraille pour tenter de l'abattre !), et de prendre des mesures positives et rationnelles pour faire face à ses conséquences inéluctables, par exemple pour ce qui concerne la gestion de l'eau (barrages et retenues, digues et canaux, traitement et réseaux d'alimentation en eau potable,etc.) et l'utilisation de l'énergie nécessaire au développement (nucléaire, solaire…) mais aussi les transformations chimiques appliquées au charbon pour la production de toutes les molécules nécessaires (carburant, engrais, textiles, produits chimique, etc.).

Autrement dit, au lieu de taxer l'économie pour financer des projets très coûteux et non rentables économiquement, ce qui l'affaiblit, et ceci au profits de lobbies et de mouvements qui ne considèrent que leurs intérêts égoïstes à court terme, on ferait mieux de travailler au vrai développement au service de l'humanité, en prenant en considération les conséquences d'un phénomène naturel qui s'impose à elle, et qu'elle subira inexorablement malgré les gesticulations et les agitations des écologistes.

Les moyens financiers peuvent être dégagés (cf. les milliards injectés dans les circuits bancaires pour enrayer la crise financière récente ou les milliards affectés aux armements dans tous les pays du monde, etc.) et le génie de l'homme a toujours réussi à trouver les moyens de s'adapter aux évolutions naturelles de la planète. Encore faut-il qu'une prise de conscience basée sur la vérité et non sur le mensonge se produise et que l'humanité toute entière se mobilise pour faire face à un phénomène global qui la concerne sans distinction.

Ceci implique un nouveau paradigme à l'échelle des politiques mondiales et donc un changement radical dans le mental des populations, c'est-à-dire un saut caractéristique dans l'évolution humaine. Il se pourrait que nous assistions à l'éclosion de cette transformation mais, compte tenu des décalages mentaux, voire leur arriération, que l'on peut estimer grâce à la teneur des messages délivrés par les médias, il semble qu'il faudra encore beaucoup de temps pour qu'elle se produise, tellement les passions et les intérêts matérialistes dominent et offrent de résistances.

En conséquence, et c'est bien consternant, il est probable que les vraies mesures pour faire face (sans avoir la prétention d'en enrayer les causes) aux conséquences inéluctables du réchauffement global, et non pas climatique, ne seront pas prises posément en temps utile mais plutôt sous la contrainte des événements, d'origine naturelle et non anthropique.

C'est le drame du genre humain qui, dans son aveuglement passionnel et ses intérêts matérialistes à court terme, n'a jamais voulu écouter la voix de la sagesse et de la raison mais doit s'y résigner après avoir subi des souffrances qu'il aurait pu éviter. Et c'est très probablement ce que nous observerons encore une fois.

Triste épilogue pour ces considérations sur le soi-disant "réchauffement climatique" !

Précisions complémentaires suite aux commentaires

Pour faire suite à la réception d'un certain nombre de commentaires relatifs à mes considérations, et également à ma participation à un colloque à la Cité des Sciences et de l'Industrie à La Villette "du Climat et des Hommes" du 19 au 21 novembre, j'ai rédigé quelques pages apportant des précisions complémentaires. Les exposés scientifiques développés confirment dans leur ensemble que les cycles astronomiques de Milankovic et solaires de Gleisberg sont fondamentaux et expliquent bien les évolutions du climat. Quant au méthane, comme aucune mesure ne peut être proposée pour la réduction de ses émissions globales (rizières, élevage, permafrosts, clathrates océaniques) ni sa taxation, il est tout simplement ignoré et occulté malgré sa puissance de gaz à effet de serre (au moins 30 fois celle du CO2). Tout est ainsi axé sur le CO2 officiellement.

Il est donc probable que, même si on réduisait "drastiquement" les émissions de CO2, cela ne modifierait pas sensiblement la situation en raison de la présence du méthane !

A noter qu'il ne faut pas confondre le réchauffement de la planète d'une part, et la bonne gestion de ses ressources d'autre part, ou autres véritables pollutions. C'est au réchauffement que je m'intéresse.

Changement climatique – Précisions complémentaires

Modélisation mathématique et informatique

Ce problème est capital et fondamental, car toutes les prévisions en découlent. On doit donc d'abord examiner sa pertinence, tant pour ce qui concerne les séries du passé que pour les algorithmes utilisés pour l'estimation du futur.

  • La "température moyenne globale" de la planète n'a pas de signification concrète compte tenu des variabilités (latitude, longitude, altitude, albedo des surfaces, continents ou océans, couvertures nuageuses, etc.). Pour le passé, on ne dispose de séries de mesures que depuis peu de temps en Europe et aux USA, et antérieurement on ne disposait d'aucune couverture de suivi significative pour de nombreux continents (Afrique, Amérique du Sud, Asie…), mais aussi pour les océans.
  • En Europe, l'imprécision des séries de mesures a conduit à recourir aux "proxies", c'est-à-dire aux observations dont les variations donnent des tendances que l'on tente de corréler aux températures locales (cernes des arbres, dates des vendanges en Bourgogne, fluctuations des glaciers, évènements historiques des civilisations, sécheresses, famines, etc.), et il est très difficile non seulement de déterminer les températures locales, lesquelles sont de plus moyennées sur 6 mois, mais encore de les recouper avec les séries de mesures modernes.
  • Il existe ainsi tout un ensemble de corrections, régressions et lissages mathématiques, qui font disparaître toutes les fluctuations et il en résulte une courbe-résultat modélisée à laquelle il est très difficile d'accorder une signification. La célèbre courbe de Mann, "en crosse de hockey" largement diffusée ne retrace d'ailleurs pas l'Optimum Climatique du Moyen-âge (OCM) de 300 ans (environ 900 à 1200) ni le Petit Age Glaciaire (PAG) de 500 ans (environ 1350 à 1850).
  • Si on prend comme "proxies" les variations des isotopes de l'oxygène dans les carottes sédimentaires réparties sur les océans du globe, on obtient la courbe de Moberg qui retrace bien les OCM et PAG et qui montre alors que la remontée des températures au XXème siècle, logique après le PAG, s'apparente à celle du Xème siècle.
  • Pour le XXème siècle, si on examine la température minimum journalière (moyenne de 44 stations météorologiques), on observe une tendance plate, avec bien sûr des fluctuations, de 1900 à 1987, avec un creux très froid en 1940 et, en 1987, un saut brusque d'environ 0,8° pour entamer un nouveau palier à tendance plate. Si on "lissait" cette série de mesures, on ferait disparaître ces variations brusques qui ne peuvent être expliquées par le CO2. Il y a donc un autre phénomène en jeu, par exemple un couplage de l'activité magnétique du globe avec l'irradiance solaire, qui expliquerait la tendance ascendante des températures de 1910 vers 1950, descendante jusque vers 1970, ascendante jusque vers 1990, et descendante depuis.

On voit ainsi la prudence avec laquelle il faut apprécier les résultats et surtout les moyennes lissées et modélisées avant de déterminer une causalité, surtout si elle est présentée comme uniquement due au CO2 d'origine anthropique ! Le CO2 étant émis depuis le début de l'ère industrielle (vers 1850) et la courbe de tendance étant assez plate jusque vers 1987, on ne peut pas lui attribuer le saut brusque de 1987 ! A noter aussi que le méthane a lui aussi été émis pendant cette période.

  • D'autres observations, comme les évolutions de la "durée de vie" de la température moyenne journalière en Europe et du nombre de taches solaires (nombre de Wolf) montrent une bonne corrélation jusque vers 1960, une perte de la corrélation entre 1960 et 1970, et un déphasage de 180° de la corrélation ensuite, indice d'une modification peut-être attribuable au couplage activité magnétique / irradiance solaire. Par ailleurs, les mesures par satellite de la température de la basse troposphère (entre 0 et 8000m) montrent une baisse de Janvier 2002 à Juin 2008, la température décroissant depuis 10 ans, après le pic de 1998.
  • Tout ceci montre le rôle primordial du Soleil : irradiance, nombre de taches, activité magnétique, vent solaire, émission d'UV et d'EUV (UV extrêmes), interaction avec les rayons cosmiques, etc.

Le CO2, quant à lui (0,038% de la troposphère), d'augmentation régulière depuis 1850 (285ppm) à 2000 (375ppm), soit +90ppm en 150 ans (0,6ppm/an en moyenne), dont +60ppm en 50 ans (+1,2ppm/an en moyenne) n'accroît que de 0,3% la concentration de 380ppm. Sans nier l'apport anthropogénique, son émission peut être une conséquence du réchauffement global par dégazage des océans, activité volcanique terrestre et sous-marine. Diverses mesures par analyse des carottes glaciaires ont d'ailleurs montré que l'accroissement du taux de CO2 était postérieur à celui de la température.

Comme on le voit, l'effet de la population de 6,5 milliards actuellement, contre 1 milliard en 1800, a été modéré par rapport à l'effet de l'activité solaire. La population allant vraisemblablement se stabiliser sur un nouveau palier de 8 à 9 milliards (l'incertitude de 1 milliard dépendant de l'Afrique et de l'Inde), la croissance de 2 milliards encore à venir ne devrait pas bouleverser la tendance actuelle.

Montée du niveau des océans

Ici encore, la prudence doit être de mise.

  • D'une part parce que l'expression "niveau moyen des océans" n'a pas de signification concrète compte tenu des variabilités (ondes de marées, courants marins, forme de la Terre "en poire", hétérogénéités gravitationnelles dues à la répartition irrégulière de ses masses internes, effet des pressions cycloniques ou anti-cycloniques, etc.). Ces variabilités impliquent que les mesures par satellite doivent être corrigées, filtrées, traitées statistiquement pour estimer la moyenne globale à partir des relevés. On rappelle aussi que l'altitude d'un satellite est fluctuante en raison des hétérogénéités gravitationnelles et du ralentissement par frottement sur les couches d'air et qu'elle est déterminée à partir d'un ellipsoïde de référence puisqu'il n'existe aucune relation analytique permettant de calculer l'orbite. Elle est donc, elle aussi, issue d'un modèle informatique. Tout procède ainsi d'un modèle mathématique informatisé et on retrouve les mêmes conclusions que pour la "température moyenne".
  • D'autre part parce que les mesures disponibles sont celles des marégraphes, situés dans certains ports, donc sur les côtes, en nombre forcément limité et ne couvrant que peu de zones, mesures forcément soumises aux marées, courants ou effets barométriques, voire aux phénomènes d'isostasie. Quant aux séries de mesures dans le passé, on peut aussi se poser la question de leur représentativité.

La notion de "niveau moyen des océans" semble ainsi devoir être relativisée, et il faut considérer, ici encore, des variations locales. Or, il se trouve, pour ce qui concerne la France, que la façade Atlantique ne montre guère d'évolution, pas plus que la Méditerranée, mer fermée, qui devrait être un bon indicateur.

  • La remontée de 120m, entre les glaciations du Wurm et le réchauffement de l'Holocène, est bien corrélée à la disparition des boucliers glaciaires septentrionaux. Ces très imposants glaciers ayant disparu, le niveau des océans s'est ensuite stabilisé.

L'évolution de 20cm, soit 2mm/an, au XXème siècle, qui est citée, recoupe celle de 1,8mm/an de 1950 à 2000. De 1997 à 2007, on assisterait à un supplément d'accroissement de 1,5mm/an attribué pour moitié au Groënland et pour moitié aux glaciers terrestres. On rappelle ici que c'est la vitesse d'écoulement de la glace sur la couche d'eau du fond qui est à considérer, la fonte de la base du glacier ne pouvant provenir que du flux de chaleur provenant de la Terre, indice du réchauffement global, et non pas climatique (l'air est un très mauvais conducteur de la chaleur et a une capacité calorifique faible. De plus, en altitude, il connaît des températures négatives).

A titre indicatif, 0,75 mm/an pour une surface des océans de 360.106 km² équivaut à un volume de 360.106 x 0,75. 10-6 = 270 km3 par an. Le Groënland ayant une surface de 2,18.106 km², à ce volume correspond une variation d'épaisseur moyenne de 12,4 cm/an. Autrement dit, toute la surface du Groënland diminuerait de 1m en 8 ans, soit 12,5m en 100 ans, pour une variation du niveau des océans de seulement 7,5cm en 100 ans.

De telles variations devraient être décelées mais, à ma connaissance, et grâce à des techniques de télédétection spatiale, on a découvert que le Groënland perdait environ 130 à 150 milliards de tonnes de glace par an, soit 130 à 150 km3/an, c'est-à-dire la moitié environ des 270 km3 par an. En admettant que l'autre moitié provienne des glaciers terrestres et de la bordure Ouest de l'Antarctique, on est conduit à 0,75mm/an, soit 7,5cm en un siècle. (Au passage, la disparition de toutes les glaces du Groënland, soit 2,18.106 km² x 1,2km = 2,6.106 km3 (avec épaisseur moyenne de 1,2km) conduirait à une variation du niveau moyen de (2,6.106/360.106) x 1000 ~ 7m… mais en 10000 ans au taux actuel de 0,7mm/an ! les 7m étant à comparer à la hausse de 3m estimée par la Banque Mondiale comme "réaliste" d'ici 2100, en 90 ans, soit 33mm/an : c'est tout simplement irréaliste).

  • On est ainsi conduit à évoquer la dilatation thermique des océans. Mais alors un double problème se pose :

a) La quantité de chaleur contenue dans la troposphère chauffée par le flux de 67w/m² ne pourrait réchauffer que de quelques degrés (4 à 5°c) une couche d'eau de mer superficielle d'environ 1m, et ceci sans tenir compte du refroidissement dû à l'évaporation ni les réémissions par les infra-rouges,

b) Cette couche chaude de surface, si elle se diluait dans la masse des océans par des processus complexes (à définir), ne pourrait alors chauffer celle-ci que de 5 millièmes de degrés.

Il faut donc envisager une autre source de chaleur, par exemple le volcanisme sous-marin relié aux courants mantelliques, c'est-à-dire dû au réchauffement global. Cette hypothèse permettrait d'expliquer le réchauffement des océans par la base et le relargage du CO2 qu'ils contiennent, mais aussi celui du méthane inclus dans les clathrates qui en tapissent les fonds. Hypothèse compatible avec la fonte de la base des glaciers, et le réchauffement dans les mines.

  • Il découle de tout cela que le niveau des océans ne peut s'accroître même de 1m en 100 ans, soit 10mm/an, et que l'assertion de 3m est tout simplement irréaliste. Au taux de 3mm/an, la variation n'est que de 30cm par siècle ! Bien sûr, les conséquences d'une élévation de 3m seraient catastrophiques, et on comprend bien qu'elles soient développées et assénées par des mouvements qui ont d'autres intérêts, comme ceux que j'ai évoqués. C'est le fameux catastrophisme.
  • Je considère, pour ma part, que ce réchauffement global inéluctable, dû essentiellement à des cycles astronomiques et solaires, touchera principalement les processus atmosphériques et les surfaces terrestres, avec les phénomènes qui ont bien été décrits (sécheresses, inondations, dégradation de la biodiversité, problèmes liés à la répartition de l'eau potable, etc.), mais que le catastrophisme de la montée du niveau des océans n'est pas fondé, pas plus que le réchauffement climatique anthropogénique. Et ce n'est pas parce que l'homme a un impact modeste au regard de la puissance incommensurable et majestueuse de la Nature, qu'il ne doit pas, avec le génie dont il a toujours fait preuve, tenter de trouver des solutions aux problèmes auxquels il aura à faire face.

A condition, bien sûr, qu'ils soient clairement et scientifiquement exposés, et non pas masqués par une idéologie et des motivations égoïstes à court terme.

J'espère que ces commentaires, peut-être un peu trop développés, auront correctement répondu à certaines interrogations légitimes.

Nota : Rapport corrélation/causalité et effet cigogne

On cite souvent cet effet en science. Un Alsacien curieux a voulu savoir si la légende des bébés apportés dans un fichu par les cigognes était fondée. Il a compté le nombre de cigognes dans chaque village (ou plutôt le "proxy" du nombre de nids sur les toits) et l'a rapproché des déclarations de naissances à l'état-civil. Il a tracé un graphe indiquant en ordonnée le nombre des naissances et en abscisse le nombre de cigognes et il a découvert que les points se situaient sur une droite. Il a alors déclaré : Oui, les bébés sont bien apportés par les cigognes ! Cette historiette montre qu'il ne faut pas confondre corrélation et causalité. Le lecteur pourra trouver diverses applications de cet effet cigogne, en particulier dans le domaine qui nous intéresse beaucoup actuellement.

Auteur

Jean-Luc Roger, ingénieur polytechnique de Toulouse (INPT), chimie, génie chimique et maîtrise de sciences.

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /Jan /2010 07:56

 

L’expression « techniques de modification environnementale » s’applique à toute méthode visant à modifier, par manipulation délibérée des processus naturels, la dynamique, la composition ou la structure de la Terre, notamment ses biotopes, sa lithosphère, son hydrosphère et son atmosphère ou l'espace extra-atmosphérique. (Convention on the Prohibition of Military or Any Other Hostile Use of Environmental Modification Techniques, Nations Unis, Genève, 18 mai 1977) 

 

« La guerre environnementale est définie comme la modification intentionnelle ou la manipulation de l'écologie naturelle, tel que le climat et la météo, les systèmes terrestres comme l'ionosphère, la magnétosphère, le système des plaques tectoniques, et/ou le déclenchement d’événements sismiques (tremblements de terre) afin de provoquer intentionnellement la destruction physique, économique et psychosociale d'un objectif géophysique ou d’un site habité, dans le cadre de la guerre stratégique ou tactique. » (Eco News)

 

« [La modification de la météo] offre aux belligérants d’une guerre un large éventail d'options possibles pour vaincre ou contraindre l’adversaire... La modification du temps fera partie intégrante de la sécurité nationale et internationale, et pourrait se faire de manière unilatérale... Elle pourrait avoir des applications offensives et défensives, et même être utilisée à des fins de dissuasion. La capacité de créer des précipitations, du brouillard et des tempêtes sur terre ou de modifier la météo spatiale... et de produire des conditions météorologiques artificielles, fait partie d'un ensemble de techniques [militaires] intégrées. » (US Air Force document AF 2025 Final Report)

 

Les dirigeants du monde se réunissent à Copenhague en décembre 2009, dans le but de parvenir à un accord sur le réchauffement mondial. Le débat sur le changement climatique se concentre sur l’impact des émissions de gaz à effet de serre et les mesures visant à réduire les émissions de CO2 d’origine humaine, en vertu du Protocole de Kyoto.

 

Le consensus implicite est que les émissions de gaz à effet de serre sont la seule cause de l'instabilité climatique. Ni les gouvernements, ni les groupes d'action écologique, n’ont évoqué la question de la « guerre météorologique » ou « techniques de modification environnementale (ENMOD) » à usage militaire. Malgré le vaste corpus de connaissances scientifiques, la question de la manipulation du climat à des fins militaires a été exclue de l'ordre du jour des Nations Unies sur le changement climatique.

 

Avec une extraordinaire prévoyance, John von Neumann avait constaté ceci à l'apogée de la guerre froide (en 1955) :

 

« L'intervention dans le domaine atmosphérique et climatique... se déploiera à une échelle aujourd’hui difficile à imaginer... Cela interférera dans chaque relation de pays avec tous les autres, plus fortement que la menace de l’arme nucléaire ou que toute autre guerre pourrait le faire. » (Cité par Spencer Weart dans, Environmental Warfare: Climate Modification Schemes, Global Research, 5 décembre 2009)

 

En 1977, une Convention internationale, ratifiée par l'Assemblée générale des Nations Unies, a interdit « les techniques de modification  de l’environnement, militaires ou à d’autres fins hostiles, ayant des effets étendus, durables ou graves. » (AP, 18 mai 1977). Les États-Unis et l'Union Soviétique étaient tous deux signataires de la Convention.

 

Guidé par le désir de consolider la paix,... et de préserver l'humanité du danger de l’usage de nouveaux moyens de guerre, (...) Considérant que l’usage militaire... de ces techniques [de modification environnementale] pourraient avoir des effets extrêmement préjudiciables au bien-être de l'homme, désireux d'interdire réellement l’usage militaire... des techniques de modification environnementale afin d'éliminer des menaces pour l'humanité... et affirmant leur volonté d'œuvrer à la réalisation de cet objectif, (...) Chaque État partie à la présente convention assume de ne pas s'engager dans le recours militaire... aux techniques de modification environnementale ayant des effets étendus, durables ou graves, comme moyen de destruction, de faire du tort ou des préjudices à tout autre État partie. (Convention on the Prohibition of Military or Any Other Hostile Use of Environmental Modification Techniques, Nations Unies, Genève, 18 mai 1977. Entrée en vigueur le 5 octobre 1978)

 

Cette Convention définit les « techniques de modification de l’environnement » comme celles s’appliquant à toute altération, par manipulation délibérée des processus naturels, de la dynamique, composition ou structure de la Terre, notamment de ses biotopes, sa lithosphère, son hydrosphère et son atmosphère ou de l'espace extra-atmosphérique. » (Environmental Modification Ban Faithfully Observed, Déclaration des États parties, Chronique des Nations Unies, juillet 1984, Vol. 21, p. 27)

 

La substance de la Convention de 1977 a été réaffirmée en termes très généraux dans la Convention-cadre sur le changement climatique (CCNUCC) signée au Sommet de la Terre en 1992 à Rio de Janeiro :

 

« Les États ont... conformément à la Charte des Nations Unies et aux principes du droit international, (...) la responsabilité de veiller à ce que les activités relevant de leur juridiction ou de leur contrôle ne créent pas des dommages dans l'environnement des autres États ou dans des régions au-delà des limites de leur juridiction nationale. » (UN Framework Convention on Climate Change, New York, 1992)

 

À la suite du Sommet de la Terre de 1992, la question de l’altération du climat à des fins militaires n'a jamais été soulevée lors des sommets ultérieurs sur le changement climatique et dans les réunions sous les auspices de la CCNUCC. Cette question a été effacée, oubliée. Elle ne fait plus partie du débat sur le changement climatique.

 

Pourtant, en février 1998, la Commission sur les affaires étrangères, la sécurité et la défense du Parlement européen a tenu des audiences publiques à Bruxelles à propos de l’installation de guerre météorologique développée aux États-Unis dans le cadre du programme HAARP.

 

La « Proposition de résolution » de la commission présentée au Parlement européen,

« considère que le projet HAARP (High Frequency Active Auroral Research Project), en raison de son impact général sur l'environnement, pose des problèmes globaux et demande que ses implications juridiques, écologiques et éthiques soient examinées par un organe international indépendant... ; [la commission] déplore que le gouvernement des États-Unis ait à maintes reprises refusé... pour apporter un témoignage sur les risques que comporte pour l'environnement et la population le projet HAARP... » (Parlement européen, Commission sur les affaires étrangères, la sécurité et la défense, Bruxelles, doc. N° A4-0005/99, 14 janvier 1999).

 

La demande de la commission, d'élaborer un « Livre blanc » sur l’incidence environnementale des activités militaires, a pourtant été rejetée avec désinvolture, au motif que la Commission européenne n'avait pas la compétence requise pour fouiller dans « les liens entre l'environnement et la défense. » Bruxelles se souciait d'éviter une confrontation avec Washington. (Voir le Rapport européen, 3 février 1999).

 

En 2007, à la suite de la publication et de la levée du sceau du secret de documents du gouvernement britannique aux Archives Nationales, le Daily Express a signalé que :

 

« Les documents [levés du sceau du secret] révèlent que les États-Unis, qui les ont menés sur le terrain, et l'Union Soviétique, ont des programmes militaires secrets dont l'objectif est la maîtrise du climat de la planète. Un scientifique se serait vanté du fait que, ‘’D'ici à 2025, les États-Unis disposeront de la météo’’.

 

...

 

Ces allégations sont traitées par les sceptiques comme de la théorie de conspiration délirante et des balivernes pour films de James Bond, mais toujours plus d’indices montrent que la frontière entre la science-fiction et la réalité est de plus en plus floue. Les Étasuniens admettent à présent que, pendant la guerre du Viêt-nam, dans une opération appelée Projet Popeye, ils ont investi 12 millions en cinq ans dans « l'ensemencement des nuages, » afin de créer délibérément de fortes pluies pour inonder les cultures de l’ennemi et détruire ses routes de logistique sur la piste Ho Chi Minh.

 

On prétend que les précipitations ont été augmentées d'un tiers dans les régions ciblées, faisant de l’arme de manipulation météorologique un triomphe. À l'époque, des fonctionnaires du gouvernement ont dit que la région était sujette à de fortes pluies. » (Weather War? Daily Express, 16 juillet 2007)

 

Tout en étant formellement confirmée par des documents officiels du gouvernement et de l'armée étasunienne, l’éventualité de la manipulation du climat ou de l’environnement dans le cadre d'un projet militaire n'a jamais été considérée comme pertinente dans le débat sur le climat. Les analystes militaires sont muets sur ce sujet. Les météorologistes n'enquêtent pas sur la question et les écologistes sont alignés sur le réchauffement climatique et le protocole de Kyoto.

 

 

Le Projet HAARP

 

Le High-Frequency Active Auroral Research Program (HAARP), sis à Gokona en Alaska, existe depuis 1992. Il fait partie d'une nouvelle génération d'armes sophistiquées, dépendantes de l’US Strategic Defense Initiative (SDI). Exploité par la société Space Vehicles Directorate de l’Air Force Research Laboratory, HAARP consiste en un système de puissantes antennes, capable de créer des « modifications locales contrôlées dans l'ionosphère [couche supérieure de l'atmosphère] :

 

HAARP a été présenté à l'opinion publique comme un programme de recherche scientifique et universitaire. Des documents militaires étasuniens semblent pourtant suggérer que l'objectif principal de HAARP est d’« exploiter l'ionosphère aux fins du ministère de la Défense. » (Voir Michel Chossudovsky,  The Ultimate Weapon of Mass Destruction: "Owning the Weather" for Military Use, Global Research, 27 septembre 2004)

 

Sans se référer explicitement au projet HAARP, une étude de l'US Air Force oriente sur l'utilisation des « modifications ionosphériques induites » comme un moyen pour modifier les conditions météorologiques et perturber les communications ennemies et les radars. (Ibid)

 

HAARP a aussi la possibilité de déclencher des pannes d'électricité et de perturber le réseau électrique de régions entières :

« Mais Rosalie Bertell, la présidente de l'International Institute of Concern for Public Health, affirme que HAARP fonctionne comme ‘’un gigantesque appareil qui peut provoquer d'importantes perturbations dans l'ionosphère, ce qui crée non seulement des trous, mais de longues brèches dans la couche protectrice qui empêche les radiations mortelles [en provenance de l'espace sidéral] de bombarder la planète’’.

 

Le Docteur en physique Bernard Eastlund l'a appelé «le plus grand appareil de chauffage de l'ionosphère jamais construit». HAARP est présenté comme un programme de recherche par l'US Air Force, mais des documents militaires confirment que son objectif principal est «d'induire des modifications ionosphériques» en vue de modifier les conditions météorologiques et de perturber les communications et les radars.

 

Selon un rapport de la Douma d'État russe : «Les États-Unis projettent d’effectuer des expériences à grande échelle dans le cadre du Projet HAARP et de créer des armes capables de rompre les lignes de communication radio et les équipements installés sur les engins spatiaux et les fusées, de provoquer de graves incidents dans les réseaux électriques et dans les oléoducs et les gazoducs et d’avoir un impact négatif sur la santé mentale dans des régions entières».

 

L’analyse des déclarations émanant de l'US Air Force évoque en nous l'impensable : la manipulation clandestine des phénomènes météorologiques, des communications et des réseaux d'électricité comme arme de guerre mondiale, permet aux États-Unis de perturber et de dominer des régions entières. La manipulation météorologique est l'arme préventive par excellence. Elle peut être dirigée contre des pays ennemis ou des «pays amis» à leur insu et être utilisée pour déstabiliser les économies, les écosystèmes et l'agriculture. Elle peut également déclencher des ravages sur les marchés financiers et les marchés de produits. La perturbation dans l'agriculture créée une plus grande dépendance envers l'aide alimentaire et l’importation de grains de céréales de base des États-Unis et d'autres pays occidentaux. (Michel Chossudovsky, HAARP : La guerre climatique : Il faut se méfier des expérimentations de guerre climatique réalisées par le Pentagone, Mondialisation.ca, 4 juin 2008)

 


Les antennes du programme HAARP

L’analyse des déclarations émanant de l'US Air Force évoque l'impensable : comme arme de guerre mondiale, la manipulation secrète des phénomènes météo, des systèmes de communications et de distribution électrique, permet aux États-Unis de perturber et de dominer des régions entières du monde. Selon un rapport officiel de l’US Air Force :

 

« La modification de la météo offre aux belligérants d’une guerre un large éventail d'options possibles pour vaincre ou contraindre l’adversaire... Aux États-Unis, la modification de la météo fera probablement partie de la politique de sécurité nationale, avec des applications à la fois intérieures et internationales. Notre gouvernement mènera ce genre de politique en fonction de ses intérêts, à différents niveaux. » (emphase rajoutée, Air University of the US Air Force, AF 2025 Final Report :

csat.au.af.mil/2025/volume3/vol3ch15.pdf)

 

La COP15 de Copenhague

 

La manipulation du climat à des fins militaires est une menace potentiellement plus grande pour l'humanité que les émissions de CO2.

 

Pourquoi a-t-elle été exclue du débat à la 15ème Conférence sur le changement climatique de l’ONU (COP15), alors que la Convention des Nations Unies de 1977 précise très explicitement que « l’usage militaire ou à toutes autres fins hostiles de ces techniques peut avoir un effet extrêmement préjudiciable au bien-être de l’homme » ? (Convention on the Prohibition of Military or Any Other Hostile Use of Environmental Modification Techniques United Nations, Genève, 1977)

 

Pourquoi ce camouflage ?

 

Pourquoi les techniques de modification environnementale (ENMOD) ne sont pas débattues par la société civile et les organisations écologistes sous les auspices du KlimaForum09 du Forum Alternatif ?

 

***

 

 

Articles apparentés (en anglais)

 

Spencer Weart, Environmental Warfare: Modification du climat Schemes, Global Research, 5 décembre 2009

 

Weather War?, Daily Express, 16 juillet 2007.

 

Michel Chossudovsky, Weather Warfare: Beware the US military’s experiments with climatic warfare, The Ecologist, décembre 2007.


Michel Chossudovsky,

The Ultimate Weapon of Mass Destruction: "Owning the Weather" for Military Use, Global Research, 27 septembre 2004.


Voir en PDF : Assemblée générale de l'ONU, Convention sur l'interdiction d'utiliser des techniques de modifications de l'environnement à des fins militaires ou toutes autres fins hostiles (10 décembre 1976):

http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/31/72

***

 

 

Article original en anglais:  Excluded from the Copenhagen Agenda: Environmental Modification Techniques (ENMOD) and Climate Change, The manipulation of climate for military use, publié le  5 décembre 2009.

 

Traduction : Pétrus Lombard


 Articles de Michel Chossudovsky publiés par Mondialisation.ca
Par Enoch - Publié dans : Ecologie
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