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Trois événements ont retenu mon attention, cette semaine. D'abord, la proposition de commission parlementaire d'André Gérin, sur l'interdiction de la burqa, reprenant les premières propositions de Jacques Myard(1), continue à faire parler et les conséquences sont limpides : plus rien ne sera comme avant, la chape de plomb a sauté, la loi du silence a été brisée, 90 % des Français interrogés s'affirment favorables à cette interdiction et une vraie question se pose : pourquoi, pendant ces dernières années, aucune organisation laïque et seulement quelques rares organisations féministes (Ligue du Droit des Femmes, Regards de Femmes, Sos Sexisme, Ligue du Droit Internationale des Femmes) ont-elles soutenu le député des Yvelines, et l'initiative pétitionnaire de Riposte Laïque et de Regards de Femmes ? La réponse est claire : le conformisme militant et la peur d'affronter le politiquement correct sont responsables de ce silence assourdissant.
Il a fallu qu'André Gérin et 60 parlementaires, repris en écho par Nicolas Sarkozy, alertent l'opinion pour qu'aussitôt pleuvent spontanément des communiqués exigeant l'interdiction de cette tenue, parfois avec des acrobaties dialecticiennes surprenantes. Mais que de louvoiements chez ces responsables de gauche comme de droite qui nous disent, à l'instar des hypocrisies de Moussaoui, grand chef du CFCM, qu'ils sont bien sûr contre la burqa, mais aussi contre la loi ! Nous avons entendu mille fois ces arguments en 2003, lors du débat sur les signes religieux à l'école. Si on avait écouté ces jésuites, le voile envahirait aujourd'hui la plupart des écoles de la République, et nous aurions des fonctionnaires voilées aux guichets de nos administrations.
Il faut qu'un vrai débat s'installe, à la rentrée, et qu'il ne se cantonne pas seulement à la burqa, mais qu'il se penche sur toutes les situations, à l'école, à l'hôpital, dans la rue, dans les écoles coraniques, où l'islam continue son offensive contre la République, avec la bienveillance complice de tous les adeptes du politiquement correct, et la compassion stupide de tous ceux, majoritairement de gauche, qui pleurnichent sur la stigmatisation de la religion des pauvres.
Le deuxième événement a été l'expulsion, par le service d'ordre de la CGT, de plusieurs centaines de clandestins qui occupaient la Bourse du Travail depuis... plus d'un an ! (1) Là encore, le politiquement correct se déchaîne contre la centrale dirigée par Bernard Thibault. Que la CGT, souvent aux côtés des sans-papiers, soit l'arroseur arrosé peut amuser. A condition qu'on n'occulte pas le fond du débat, et des questions dérangeantes. Comment des personnes en situation irrégulière peuvent-elles, pendant plus d'un an, à la vue de tout le monde, occuper un local syndical ? Pourquoi les clandestins, et surtout ceux qui les manipulent, envahissent-ils toujours des locaux syndicaux, et jamais des locaux patronaux ? Pourquoi toujours des mairies de gauche, et jamais des mairies de droite ? Pourquoi toujours des églises, et jamais des mosquées ? Pourquoi le service d'ordre de la CGT a-t-il dû utiliser des matraques et des gaz lacrymogènes pour déloger ces clandestins ? Comment, dans notre pays, en est-on arrivé, en période de chômage de masse, à ce que l'expulsion de personnes en situation irrégulière soit devenue un véritable parcours du combattant ? Comment ces personnes peuvent-elles réclamer des droits, comme si le simple fait d'entrer en France illégalement devait forcément se terminer par la carte de séjour ? Comment une gauche qui se réclame de la défense des salariés peut-elle contribuer, pour le plus grand bonheur du patronat, à jeter sur le marché du travail une nouvelle main-d'œuvre qui contribuera forcément à tirer les acquis sociaux vers le bas ? Comment, au-delà des discours électoralistes et des effets d'annonce de Sarkozy, la droite a-t-elle exactement la même attitude ? Pourquoi aucun débat n'est-il possible sur cette question ? Est-il vraiment honteux, quand on voit la gravité de la situation sociale, et sociétale de notre pays, de se dire qu'un arrêt provisoire de l'immigration est indispensable, et que des mesures sur l'intégration doivent être mises en place, d'urgence, pour mettre un coup d'arrêt à la dérive communautariste qui frappe notre pays ? Est-il impossible de dire que ceux qui ne veulent pas respecter les lois de la République, et qui veulent y imposer l'islam, ou des pratiques coutumières venues d'ailleurs, n'ont rien à faire en France, et ne doivent pas y rester ? Là encore, faisons fi de la dictature du politiquement correct, et imposons un vrai débat, dans le mouvement syndical, dans les partis, dans les associations, et dans toute la société française.
Le troisième événement est la possible victoire du Front national à Hénin-Beaumont. Inutile de traiter les électeurs de racistes, de fascistes, ou de nostalgiques d'Hitler, d'abord c'est faux et ensuite, cela ne servirait à rien. Je relisais le livre de Claude Askolovich, « Voyage au bout de la France, le Front national tel qu'il est » (éditions Grasset), écrit il y a maintenant dix ans. Il décrivait, dans un chapitre complet, le parcours de Steeve Briois, et de son complice de toujours, Laurent Brice. Deux gamins du cru, de vrais militants de terrain, qui auraient pu être communistes dans les années 1950. Issus de familles ouvrières, évoluant comme des poissons dans l'eau dans leur région, s'opposant depuis toujours à l'Europe de Bruxelles, aux délocalisations, aux conséquences d'une immigration incontrôlée, dénonçant le refus d'intégration, et la nature d'une nouvelle délinquance juvénile, ils surfaient sur la réalité du vécu des citoyens. S'ajoutent à cette élection la personnalité d'une Marine Le Pen, qui, contrairement à son père, sait éviter les provocations inutiles, et a compris que le discours républicain et laïque (surtout contre l'islam) pouvait être porteur, et la gestion frauduleuse de la municipalité socialiste, qui a laissé une ville dans un état de faillite, et on comprend que le front républicain, si efficace pendant des années contre le FN, aura du mal à prendre, cette fois, dans cette ville. Surtout si on se souvient des propos de Lionel Jospin, assurant que l'anti-fascisme n'avait été que du théâtre ! (3)
Burqa, symbole de l'offensive de l'islam contre les droits des femmes et la laïcité, immigration clandestine, symbole de la complicité du patronat, de la droite et de la gauche contre le salariat, et crise sociale où l'UMPS montre que son discours ne fait pas le poids, dans une ville ravagée par le chômage et la corruption, face à celui, déterminé, du Front national, nous avons, sur ces trois exemples, un exemple éclatant du rejet du discours officiel et politiquement correct par le peuple.
Les citoyens de notre pays en ont assez de l'offensive et de l'arrogance de l'islam, et de ceux qui se couchent devant. Ils en ont marre du discours immigrationiste, dans une période de chômage de masse, et que notre pays ne soit pas capable de faire respecter ses lois. Ils en ont assez des discours aseptisés et serviles de ceux qui laissent les technocrates de Bruxelles, leur politique de libre-échange et de délocalisations ruiner des régions entières.
Le score de Geert Wilders aux Pays-Bas, le sondage sur la burqa, en France, la réaction de la CGT face à une situation intolérable, dont elle était cette fois la victime, et les 60 % d'abstention aux dernières européennes, montrent que quelque chose peut bouger, et que le politiquement correct, de gauche comme de droite, responsable de la catastrophe de ces trente dernières années, est de plus en plus rejeté.
Aux républicains de gauche comme de droite de saisir cette situation, et de convaincre les électeurs qu'ils ont une réponse à opposer à Sarkozy-Aubry-Cohn-Bendit-Bayrou-Buffet. Qu'ils n'aient pas peur d'être populistes ! Qu'ils ne craignent surtout pas d'être résolument non conformistes, au contraire !
C'est ce que répète Christine Tasin dans ses vidéos (qui lui valent insultes et menaces) et nos débatteurs des "Dessous du voile", Pascal Hilout, Annie Sugier, Guylain Chevrier, Pierre Cassen, Anne Zelensky, Maurice Vidal, Brigitte Bré Bayle, Rosa Valentini, Robert Albarèdes, Gabrielle Desarbres, Marie-José Letailleur et tous nos collaborateurs, quand on les invite à des débats télévisés, ou à des conférences. Nous apprécions les commentaires qui suivent souvent nos interventions. Nous savons que ce que dit Riposte Laïque, sur l'islam, sur l'immigration, sur le retour souhaité des Etats-Nations souverains, est partagé par l'immense majorité du peuple français. Nous savons que ceux qui lisent « Les dessous du voile », tel Ivan Rioufol (4), le recommandent à leurs amis. Nous savons que sommes dans le sens de l'Histoire. Et nous espérons être de plus en plus fréquemment invités sur des plateaux de télévision, où nous ferons passer un autre discours que celui, édulcoré, qui nous y est distillé, y compris par des intervenants se réclamant de la laïcité.
C'est par un discours clair, sans complaisance avec le politiquement correct, que les laïques pourront proposer une reconquête républicaine qui évitera aux désespérés de la crise de se jeter dans les bras du Front national de Jean-Marie Le Pen, qui soutient l'Iran des ayatollahs, ou du Nouveau Parti Anticapitaliste de Besancenot, qui soutient le Hamas et le Hezbollah.
article de Cyrano (riposte laïque)
(1) http://www.islamisation.fr/archive/2009/06/27/burqa-debat-jacques-myard-mohamed-moussaoui.html
(3) http://www.youtube.com/watch ?v=xY3jUuFBWIM
(4) http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2009/06/bloc-notes-pourquoi-il-faut-in.html
REPUBLIQUE LAIQUE ET SOCIALE
Les petits pas feutrés de l'offensive islamique contre le socle laïque de notre République ne peuvent aboutir que s'ils trouvent de puissants appuis dans la caste politique qui s'est partagée les responsabilités et de forts relais dans la mouvance médiatico-bien pensante qui s'est arrogée le droit de parler au nom du peuple de France...De Martine Aubry à Jean Claude Gaudin, de Gilbert Collomb à Jean Christophe Lagarde, d'Edmond Hervé à Patricia Trodjman, de Bertrand Delanoë à Philippe Bonnecarrère, à droite comme à gauche ou au centre (ancien et nouveau confondus), la liste est longue des élus territoriaux qui bafouent et/ou contournent la loi de 1905 -et son article 2- pour subventionner, sur des ressources publiques dont ils déplorent les insuffisances, la construction de mosquées qui marquent notre espace géographique et sociétal d'un stigmate idéologique et confessionnel le renvoyant dix siècles en arrière.
Ces petits pas feutrés, que recommande Tariq Ramadan aux prosélytes islamiques pour habituer les citoyens français à la prégnance de la religion musulmane, sont téléguidés aussi bien par les intentions avouées du président du Conseil Français du Culte Musulman ( interview à « La Provence » du 10/12/08) que par les initiatives de l'Union des Organisations Islamiques de France dont la charte qu'elle a signée en janvier 2008 avec 400 autres associations islamiques d' Europe préconise littéralement l'application de la loi islamique là où les musulmans sont en position « de force »...
Et ces petits pas feutrés trouvent un écho amplificateur et complaisant dans les discours d'une Alliot-Marie ( interview à « La Croix » du 25/01/08) ou les remarques d'un JP Raffarin (interview au « Figaro » du 27/12/07), qui demandent le toilettage de la loi de 1905 pour mieux prendre en compte les demandes des diverses religions ( N'est ce pas M. Boubakeur qui exige un moratoire sur la loi de 1905 ? - « Le Monde » du 28/01/08)... Ils sont dans le droit fil des conclusions du fameux rapport « Machelon » demandé par un ministre de l'intérieur nommé Nicolas Sarkozy et préconisant la disparition pure et simple de l'article 2 de la loi de 1905 pour permettre à la ressource publique de financer la construction de mosquées et autres lieux de culte...
Nous ne pouvons donc pas être surpris de lire dans cette interview du maire socialiste d'Evry ( qui date de 2006 mais qui n'a jamais été contestée), Manuel Valls, cette phrase ahurissante : « Je souhaite une évolution de la loi de séparation de 1905 pour qu'un peu d'argent public aille à la construction de mosquées » (1) qui n'est rien moins que la négation d'un principe essentiel de notre République, la séparation stricte des églises et de l'Etat, qui impose que ce dernier ne reconnaisse, ne salarie, ne subventionne aucun culte, aucune obédience spirituelle, aucune structure agnostique ou athée.
Car, à suivre ce prétendant socialiste à la candidature pour la présidence de la République, il faudrait permettre à la puissance publique, sous toutes ses formes, de consacrer des fonds (oh ! un « petit peu »...perfide hypocrisie !) au financement de ce qui ne concerne que des fidèles assujettis à une quelconque religion, donc à sacrifier sur l'autel d'intérêts particuliers l'intérêt général qui concerne chacun. Ce serait, en fait, affirmer que « la religion est un service public » et, comme tel, éligible à la ressource publique. Ce serait assurer le retour des religions dans et sur l'espace public pour en modeler la substance au gré de leurs demandes, lois et spécificités.
Une telle position politique n'aurait pas dû manquer (ne devrait pas encore manquer) de susciter la réprobation franche et massive de tous les défenseurs de la laïcité...N'est ce pas, Henri Péna-Ruiz ?
Mais, outre cette négation du caractère privé de la croyance religieuse qui aboutit à donner une fonction sociale et politique à toutes les confessions, la démarche de Manuel Valls (et il la confirme dans un dialogue récent (2) avec le responsable du « conseil représentatif des associations noires » (sic !) de France !) devient plus dangereuse encore quand elle se manifeste par cette autre phrase tirée du même entretien : « Mais il y a aussi le droit à une double culture. Le modèle républicain n' a pas réussi à donner une représentativité aux communautés qui font notre diversité » dont on devine qu'elle est un appel à la reconnaissance des communautarismes, et en particulier du communautarisme islamique dont l'agglutination autour de la mosquée (qui n'est jamais un simple lieu de culte mais qui est toujours un espace de rassemblement communautaire où s'exprime la loi étroite traditionnelle, religieuse avant son exportation dans l'espace public laïque et républicain) justifie cette mosquée même. Cette reconnaissance implicite du communautarisme, « véritable modèle antipolitique destiné à court-circuiter le modèle républicain et par lequel le clientélisme, supplantant l'assemblée des citoyens et de leurs représentants élus, se substitue à la volonté générale » (Catherine Kintzler - 16/11/07), conduirait inévitablement à souder les individus à leur groupe, à subordonner les droits et devoirs de l'individu à ceux de la communauté, à susciter une foules de revendications concurrentes , sources de conflits et de sectorisation de l'espace unique laïque et républicain qui, produit de notre Histoire, nous unit pacifiquement.
Une telle affirmation contraire aux fondements mêmes de la nature laïque de la société française devrait conduire les défenseurs de la laïcité à la condamner fermement...N'est ce pas, Catherine Kintzler ?
L'ambition politicienne, la recherche permanente de la posture électorale, la complaisance bien-pensante dans le vent des média dominants conduisent ceux qui ont un mandat (ou qui veulent en avoir) à oublier les principes fondamentaux, les lois générales, les valeurs historiques pour tenir des discours caressants à l'égard de tous ceux dont ils espèrent les suffrages. Ces vains calculs sont lourds de dangers pour la survie du mode d'organisation et de fonctionnement laïque de notre société.
Mais, au-delà, c'est toute une conception de ce que doit être notre espace public qui s'exprime : ou il reste (en se renforçant) l'espace unique laïque où s'affirme la loi générale élaborée par tous, ou il se divise « à l'anglo-saxonne » dans une mosaïque d'entités fermées, chacune voulant sa propre loi (et c'est ce que veulent les constructeurs de l'Europe politique du TCE et de Lisbonne) ...
Monsieur Valls, sous l'apparence d'une volonté de rénovation de la « gauche », vous avez tranché pour la régression historique, la dévalorisation du modèle laïque et républicain, le retour des religions sur l'espace public...En ce sens, vous anticipez les applications préconisées par le rapport « Machelon » pour mettre à mal la loi de 1905 et vous mettez vos pas dans ceux de Tariq Ramadan pour imposer le communautarisme islamique...
Robert Albarèdes
(1)manuel_valls_le_terrain_d_abord.html
(2) valls-et-lozes-lancent-un-colloque-sur-la-diversite-.php
C'est certainement le meilleur coup d'appel que je viens de recevoir ce matin de Paris. Frédéric Mitterrand, vient d'annoncer à son entourage qu'il sera nommé Ministre de la Culture en remplacement de Christine Albanel.
Bien que ce remaniement relève des questions intérieures françaises, nous nous réjouissons de son arrivé au gouvernement français pour plusieurs raisons :
-Tout d'abord parce que Frédéric Mitterrand a du talent, il est très intelligent et possède des qualités professionnelles et culturelles indéniables. Professeur d'histoire, de géographie et d'économie entre 1968 et 1971, Frédéric Mitterrand est aussi un homme de lettres, de télévision et de cinéma, Frédéric Mitterrand incarne une figure d'intellectuel classique et moderne à la fois. En juin 2008, il est nommé à la direction de la villa Médicis à Rome, et devient ainsi l'ambassadeur culturel de la France à l'étranger. Frédéric Mitterrand est cultivé, fin, intelligent, il a bien géré la Villa Médicis malgré les difficultés, notamment les problèmes de restauration de l'édifice lui-même.
-Ensuite, Frédéric Mitterrand est une personnalité indépendante, joli symbole d'un homme de grande notoriété tres respecté au sein de la grande famille politique française de la droite à la gauche française. Cette voix pesante, grave, sceptique va devoir apporter une grande richesse intellectuelle face à des professionnels de la politique. Mitterrand, est un nom, presque une légende pour certains, le père du PS moderne; son neveu sera un grand ministre de la culture au sein du gouvernement de Nicolas Sarkozy. La force du symbole. Frédéric Mitterrand, un homme cultivé, un esthète, est finalement un choix plutôt intéressant pour occuper ce poste convoité. Qui ira contester les qualités de cet intellectuel foisonnant?
- En Plus, Frédéric Mitterrand est un surdoué dans la communication .Il apparaît pour la première fois à l'écran à douze ans, Il dirige très tôt les salles de cinéma d'Art et Essai Olympic Palace, Entrepôt et Olympic-Entrepôt. Ce qui n'est pas étonnant de la part du gouvernement le plus axé sur la communication de toute la V eme république. Frédéric Mitterrand sera bien à sa place.
-Enfin, une chose (et ça c'est plus intime et c'est pour Drzz info ) je suis particuliérement fier de lui ce soir car Frédéric Mitterrand est un grand ami de la personnel , il était toujours pour moi un genre de « modèle à suivre » et je suis honoré d'avoir fréquenter Frédo ( c'est comme ça qu'on l'appelle en privé) durant prés de 13 ans entre Tunis et Paris. Je ne pouvais qu'être reconnaissant pour lui et très émus à sa nomination. Bien que sur des questions comme celles du Proche Orient nous nous sommes pas toujours d'accord.
Frédéric Mitterrand sera bien à sa place. Il devrait rencontrer le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, dés ce soir. Son entrée au gouvernement sera annoncée demain.
Toutes mes félicitations pour toi Frédo , la légende continue
Ftouh Souhail

Je met ci-dessous, un appel qui date de septembre 2007 que je trouve interressant même si parfois il faut y apporter quelques bémols, surtout en ce qui concerne le dessalement par le nucléaire alors que d'autres techniques plus fiables et moins couteuses existent. Mais il ne faut jamais rayer d'un coup de crayon d'autres propositions. A étudier et à commenter.
Lyndon LaRouche a lancé un appel urgent en soutien à la proposition du président israélien Shimon Peres pour ouvrir des pourparlers directs entre Israël et la Syrie. Il recommande avec force que la pierre angulaire d'un accord de principe entre les deux pays soit un grand projet visant à accroître les ressources en eau potable de la région grâce au dessalement de l'eau de mer par les techniques nucléaires civiles. « N'est-il pas temps » a-t-il lancé « pour un projet solide de dessalement nucléaire ? Est-ce que pour ça la Syrie n'est pas un partenaire idéal pour Israël ? »
Depuis un an, presque tous les pays de la région ont entrepris des démarches en vue d'installer des réacteurs nucléaires capables de leur fournir de l'énergie et de l'eau.
Tous ces projets sont des points d'ancrage importants pour un plan régional ambitieux comme LaRouche l'avait imaginé à partir de 1975 avec son « plan Oasis. » Il s'agissait de fonder des « nuplexes », des nouvelles villes organisées autour de complexes agro-industriels intégrés combinant production d'énergie pour l'industrie et l'infrastructure avec la production de ressources en eau pour la population et l'irrigation en agriculture. Couplé à réseau intercontinental d'infrastructures de transports, le plan Oasis pourrait stabiliser la région et garantir une paix durable.
Défendu par LaRouche depuis trente ans, ce projet est parfaitement réalisable et reste d'une actualité brûlante. Il suffirait que le Congrès américain force le départ de Dick Cheney pour enlever l'obstacle principal de la paix dans la région.
Le plan Oasis de LaRouche (1975)
Nuplexe - Complexe agro-industriel nucléaire 2 réacteurs nucléaires produisant 2000 mégawatts et 4 milliards de
litres d'eau douce par jour, alimentant 120 000 hectares de surface agricoles pour nourrir 6 millions de personnes. (Oak Ridge National Laboratory, Tennessee, USA, 1969)
Corridors
férroviaires pour désenclaver l'Asie du Sud-Ouest et la connecter au Pont terrestre eurasiatique
lundi 15 juin 2009, par Pascal Hilout
C'est aussi simplement que la question est posée par Rachid Kaci dans un nouveau livre qui porte ce tire. La crise d'identité que traverse la France en ce début de siècle est assez sérieuse pour mériter un questionnement sans fards et des réponses claires.
L'auteur satisfait non seulement à cette exigence, mais il propose aussi des solutions. Ce faisant, il renoue avec des fondamentaux que notre intelligentsia, soi-disant progressiste et bienveillante, avait tout simplement négligés. A force de vilipender la France, de l'accabler de tous les maux, nos nouvelles générations ont fini par lui manquer (et se manquer par la même occasion) de respect, de fouler aux pieds ses symboles et laisser prospérer un désamour malsain si ce n'est suicidaire.
Le livre commence par faire le constat d'échec de l'intégration : un terrible fiasco des trente à quarante dernières années. Il en explique clairement les causes avant de s'attaquer, dans la deuxième moitié, au communautarisme islamique et à la question cruciale de l'école, enjeu d'un repli menant tout droit au cloisonnement et au délitement de la société. Ainsi, l'horizon s'en trouve dégagé pour considérer que l'Histoire et notre patrimoine commun sont de formidables instruments de l'assimilation à laquelle Rachid Kaci nous invite ardemment à revenir. Il y voit l'unique processus salutaire qui avait pourtant réussi à transformer en citoyens à part entière tant de vagues d'immigration avant celle qui, ces dernières décennies, nous cause des troubles de digestion et donc d'assimilation.
La fabrique républicaine du civisme et de la citoyenneté ne peut se passer d'une stricte application de la loi sur tout le territoire national(2). L'assimilation passe aussi par une mobilisation généralisée autour de l'accès à l'emploi ainsi que la restauration de l'école dans ses pouvoirs qui lui donnaient la capacité d'éviter l'exclusion. Avec la crise actuelle, il va de soi que la maîtrise de l'immigration aussi bien légale que clandestine devient une priorité plus cruciale qu'auparavant.
Dès l'introduction -et comme à son habitude- l'auteur n'hésite pas à mettre les pieds dans le plat : n'y aurait-il pas aujourd'hui en France un racisme qui s'exerce impunément au dépends de la majorité de ce pays ? L'attitude sectaire et clientéliste de certaines organisations qui, théoriquement, défendent les droits de tous les humains, s'en trouve ainsi mise à nu.
Des images fortes permettent à M. Kaci de nous faire comprendre que nous marchons sur la tête depuis si longtemps : « Au lieu d'essayer de faire des nouveaux venus des Français à part entière, comme on l'avait fait naguère des immigrés d'origine espagnole, italienne ou polonaise, on a choisi d'intégrer leurs particularités au substrat français, quitte à forcer pour y parvenir, comme un enfant têtu force sur les pièces d'un puzzle pour faire entrer des morceaux dans des cases qui ne conviennent pas, à plus forte raison si ces morceaux proviennent d'un autre puzzle différent du premier. » (p. 11).
Pour cette raison et pour bien d'autres, expliquées par l'auteur, « la société française a perdu non seulement son homogénéité, mais sa cohésion » (p. 15).
Même lorsqu'on a lu d'autres livres de Rachid Kaci, on est tout de même surpris, à tous les chapitres, par ses nouvelles idées iconoclastes. Lorsqu'il le faut, l'auteur n'hésite pas à exprimer des critiques visant ses propres amis politiques de la droite. Cela nous change du sempiternel consensus fait de lamentations sur le sort des immigrés, toujours réduits au statut peu enviable de "victimes" et donc d'"irresponsables".
Avec Rachid Kaci, conseiller technique à la présidence de la République, nous voyons que la classe politique avaient tort de s'être privée des talents que manifestent ses enfants issus de l'immigration nord-africaine qui, au fond, ne visent qu'une chose : l'assimilation, sinon rien !
Ce livre nous ouvre les yeux sur de toutes nouvelles perspectives et il faut bien saluer sa publication.
Pascal Hilout
(1) Larousse, Paris 2009, collection « à dire vrai » dirigée par Jacques Marseille, 9,90€ TTC .
(2) Ce thème, ainsi que celui de l'immigration ont largement été traités par l'auteur dans son livre « La République des lâches ».
lundi 15 juin 2009, par Cyrano
Avouons-le, après l'énormité des propos du président des Etats-Unis, sur le voile, et l'accord de Nicolas Sarkozy, nous avons espéré, éternels optimistes que nous sommes, que notre livre serait peut-être cité dans un média, comme une réponse des laïques de notre pays aux propos déplacés d'Obama-Sarkozy. Nous pensons, sans fausse modestie, que les journalistes y auraient trouvé matière à répondre aux propos inacceptables des deux présidents. A ce jour, cela n'a pas été le cas, ce sera pour la prochaine fois...
Nous ne sommes pas des pleurnicheurs, nous savons que la défense de la laïcité n'est pas le fonds de commerce de nombreux médias, et que certains laïques institutionnels, plus consensuels que nous, occupent les chroniques et les plateaux de télévision. Nous n'avons, d'autre part, aucune illusion sur l'absence de culture démocratique de beaucoup de milieux qui se réclament de la laïcité. Nous savons qu'ils préféreront boycotter « Les dessous du voile », plutôt que d'en parler, même avec désaccord, et risquer ainsi d'en faire la promotion. Leur culture du débat n'est pas la nôtre.
Nous continuerons donc à ne compter que sur nos propres forces. Nous avons aujourd'hui écoulé 1300 livres, il nous en reste 200 en stock. Nous savons qu'un article dans la presse nous obligerait à refaire un nouveau tirage, et, naturellement, nous y sommes prêts.
A la rentrée de septembre, ce sera le réel anniversaire de la première affaire du voile, à Creil. Nous ferons tous les rappels nécessaires de de ces histoires de voile à l'école, qui constituent le départ de notre livre, et ses trois premiers chapitres.
Ce samedi 20 juin, Pierre Cassen, à l'invitation du cercle républicain Edgar Quinet Arisitide Briand, présidé par Roland Monnet, fera une conférence à Belley, dans l'Ain. Quelques jours plus tard, Pascal Hilout et Annie Sugier seront invités sur la chaîne ITTA Tv, sur le thème de l'islamophobie. Le lendemain, Guylain Chevrier, sur la même chaîne, défendra les principes laïques.
Depuis quelques semaines, sur des radios, ou dans des conférences, Anne Zélensky, Annie Sugier, Rosa Valentini, Pascal Hilout, Maurice Vidal et Pierre Cassen ont présenté au mieux notre livre, et répondu aux questions qu'il suscitait.
Cette semaine, Rosa Valentini nous en propose la traduction, en anglais, de son chapitre, consacré à l'offensive de l'islam dans la Grande-Bretagne multiculturaliste.
Bien que nous soyons satisfaits des premiers résultats, dans ce contexte, notre distributeur est convaincu que notre livre mérite une meilleure audience. Nous ferons tout pour lui donner raison, et espérons faire un nouveau tirage au plus vite.
N'hésitez pas à le commander, ou à l'offrir à vos amis. Si vous l'avez commandé, et qu'il ne vous est pas parvenu (nous avons quelques soucis avec La Poste), n'hésitez pas à nous le faire savoir. Et bien évidemment, si vous souhaitez nous inviter pour une conférence, à la rentrée, ce sera avec plaisir que nous enverrons un des seize auteurs, à votre demande.
Cyrano
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- On nous annonce en trombe depuis dimanche que notre régime de sécurité sociale hérité du combat des français libres contre le fascisme et le nazisme, est en déficit record de plus de 20 milliards d'euros ! Pour ceux qui savent compter il ne s'agit que d'un demi-madoff, mais déjà des ministres zélés se précipitent pour crier à la réforme.
On nous annonce un déficit de 20,1 milliards qui se décompose en 4 parties : 9,4 milliards pour la branche maladie ; 7,7 pour les retraites ; 2,6 pour la branche famille ; 0,3 milliards pour les accidents du travail. Pour remettre les choses à leur place, ce déficit monstrueux s'inscrit dans un budget global de 420 milliards d'euros, soit environ 5%. Ajoutons que derrière ces chiffres, se cachent la vie et la dignité des citoyens français que garantit et protège notre Constitution.
Habituellement, on nous martèle que le « trou » est la faute de nos dépenses « excessives ». Il est vrai qu'un pays en pleine croissance démographique tend a être excessif (64,3 millions d'habitants en 2008, soit 10 millions de plus qu'en 1981, et 834 000 naissances, du jamais vu depuis 1974). Mais cette fois le doublement du déficit est mis, à juste titre, sur le dos de la crise et du chômage, selon les mots de la ministre de la Santé. Mais pourquoi réformer alors ?
Un bon système social ne peut exister que dans une économie de plein-emploi, et c'est ainsi que notre système fut conçu, car comme la santé, le travail est un droit, et c'est le travail, lorsqu'il est créateur de richesses réelles pour le pays, qui peut financer la protection sociale. Mais depuis 1975, en acceptant le paradigme de l'économie financière de service, nous sommes tombés dans l'ère du chômage de masse, et nous comptons aujourd'hui 2,45 millions de chômeurs, 1,2 millions de rmistes et 1,39 millions de personnes en situation de sous-emploi (temps partiel et chômage technique). Soit au total 5 millions de personnes pour une population active de 27 millions. Peut-on accepter un taux de chômage réel de 18,5% et demander aux gens de travailler jusqu'à 67 ans, comme le propose le ministre du travail, afin de couvrir le déficit de la sécu ?
Rappelons aussi que l'Etat lui-même a commis deux crimes contre le système de protection sociale : il a eu recours à des exonérations massives de charges patronales sans jamais compenser le manque à gagner pour la sécurité sociale et il a détourné le produit des taxes sur l'alcool, le tabac et la pollution automobile qui lui était destiné.
Avec un taux de chômage chez les jeunes qui dépasse 21%, il est temps de se donner un projet pour l'avenir. Nicolas Sarkozy nous a parlé de « révolution sociale » hier à Genève, mais peut-on faire une révolution avec l'OMC, le FMI et la Banque Mondiale comme il l'a annoncé ? Evidemment non. N'attendons pas que le « coût » humain de cette soumission à la règle du jeu soit trop lourd avant de réagir. Briser la règle du jeu est notre défi quotidien.
A l'occasion de la publication du n°11 de la revue Controverses, « Post colonialisme et sionisme », une conférence-débat s'est
tenue le 9 juin dans l'arrière-salle d'un café, à Paris. Je me propose de présenter ici un compte-rendu des idées exprimées par les trois orateurs, Shmuel Trigano (directeur de la
publication), Jean-Pierre Bensimon (rédacteur-en-chef) et Me Sydney Touati, en y mêlant mes propres réflexions.
Shmuel Trigano a rappelé l'objectif premier de la revue, tenter de comprendre la mutation en cours qui accompagne cet inquiétant courant de pensée, né en France et développé aux États-Unis d'où il nous revient, qu'est le post-modernisme, avec ses avatars (post-colonialisme et autres « post-quelque chose »). Dans l'actualité des dernières semaines, trois manifestations de ce courant sont emblématiques : les déclarations du pape au cours de son voyage en Israël, le discours prononcé par le président Obama au Caire, et le livre de Shlomo Sand « Comment le peuple juif fut inventé ».
La « Sainte Famille » fuyant le Massacre des Innocents
Il existe en effet une convergence remarquable entre le voyage du pape en Terre d'Israël et le discours du nouveau président américain au Caire. Benoît XVI et Barack Obama réduisent l'un comme l'autre le destin juif à la Shoah, en même temps qu'ils transfèrent aux Arabes dits « palestiniens » les attributs historiques du peuple juif et d'Israël.
Le pape centre symboliquement sur Yad
Vashem sa visite aux Israéliens. A Bethléem, dans son adresse aux Arabes, l'homme à la kippa blanche recourt au registre du religieux, notamment lorsqu'il compare ses auditeurs à la
« Sainte Famille » fuyant le Massacre des Innocents. Dès lors, les Juifs sont revêtus de l'habit d'Hérode, l'assassin d'enfants. Les Arabes palestiniens, frustrés de la terre de
« leurs ancêtres », deviennent le peuple autochtone chassé de chez lui. De la part d'un pape qui affirmait vouloir dialoguer avec les Juifs, une pareille falsification est bien
singulière. On est loin du message de son prédécesseur aux « frères aînés ». Quiconque souhaite nourrir son intellect d'autre chose que les commentaires débiles que nous propose la
presse française politiquement correcte, pourra découvrir avec intérêt l'analyse de Shmuel Trigano ainsi que celles
de Michel Darmon et de
Michel Gurfinkiel.
Là comme ailleurs, c'est le signe juif, sans cesse invoqué, le destin juif pris comme référence. Les Juifs sont « mis au centre », mais pour disparaître complètement au bénéfice des autres -
en l'occurrence, des « Palestiniens » que l'on cherche aujourd'hui à substituer aux Juifs. On retrouve précisément ce phénomène à l'œuvre dans les propos délirants d'un sémiologue bobo
que j'ai récemment analysés (mon article du 4 avril dernier) en faisant remarquer que leur publication au sein même de la revue
Controverses était incongrue.
Du Caire à Buchenwald
De même, dans son discours du Caire, Obama assimilera le destin juif et Israël à la Shoah (par ailleurs, la symbolique d'un voyage présidentiel « du Caire à Buchenwald » laisse perplexe) pour évoquer immédiatement après ce qui apparaîtra dès lors comme l'équivalent pour les « Palestiniens » : la souffrance en « quête d'un territoire », la « douleur de la dislocation » et « l'occupation » (il ira même jusqu'à qualifier leur terrorisme de « résistance »).
Au plan géopolitique, Obama définit lui-même « le monde musulman » en tant qu'interlocuteur de l'Amérique et de l'Occident, lui conférant ainsi un statut inédit. Par ses références historiques douteuses et erronées, il adopte pleinement le point de vue arabe. En faisant suivre le nom de Mahomet de l'expression consacrée « que la paix soit sur lui », il parle en musulman. La Dawa semble d'ailleurs imprégner son discours d'un bout à l'autre.
Comme l'a fait remarquer Jean-Pierre Bensimon, le président Obama prétend imposer à Israël des réalisations dont son administration et lui-même ne peuvent ignorer qu'elles sont impossibles :
stopper la croissance naturelle des implantations juives, permettre la création d'un État arabe en Judée-Samarie et adhérer au Traité de (non-)prolifération nucléaire. Dès lors, la question
se pose de savoir pourquoi l'administration américaine fixe des objectifs non atteignables. Que veulent réellement les Américains ? S'il s'agit de faire tomber le gouvernement de coalition
de Benyamin Netanyahu, on peut se demander dans quel but, puisque cela ne changerait rien à cette impossibilité. S'il s'agit de faire plaisir aux dirigeants arabes, c'est pour mieux les décevoir
sous peu. Autre hypothèse, Obama sait qu'il aura besoin d'un coupable à désigner au moment où, d'ici quelques mois, il devra se justifier de n'avoir pas empêché l'Iran de devenir une puissance
nucléaire.
A propos du discours du Caire, on trouvera des analyses
autrement plus intéressantes que celles de la presse française dans les articles de Guy Millière, de Charles Krauthammer, de Caroline Glick et d'Anne Bayefsky.
« Les Juifs n'existent pas »
Le troisième phénomène emblématique de l'idéologie du post-modernisme est la thèse de Shlomo Sand selon laquelle « les Juifs n'existent pas ». Ce livre a reçu le Prix des journalistes français, ce qui montre le degré actuel de dépravation de la presse française.
Si Shlomo Sand nie le peuple juif, c'est naturellement pour pouvoir nier Israël. La négation du Juif comme peuple est ce qui permet d'en faire l'ennemi des peuples, et par-dessus tout l'ennemi de ce dont on veut faire le modèle en termes de peuple, le peuple par excellence : les « Palestiniens », qui deviennent chez Sand (comme chez Benoît XVI mais de façon plus explicite encore) les véritables descendants des Hébreux ! On n'arrête pas le progrès dans l'ignominie.
Shlomo Sand relève d'un phénomène analysé dans le n°4 de Controverses, « Les alterjuifs ». Un « alterjuif », c'est un Juif qui bâtit sa carrière et son succès sur le discrédit qu'il jette publiquement sur sa minorité d'appartenance, tout en adoptant cette posture « en tant que juif », au nom de ce qui serait « une autre voix juive ». L'émergence d'intellectuels israéliens adoptant une posture analogue comme Shlomo Sand, pourtant issus d'une majorité dominante et non d'une minorité dominée, apparaît à Shmuel Trigano comme énigme.
Et si les Juifs israéliens se voyaient non pas comme une majorité dans leur pays, mais plutôt
comme une minorité au sein d'un univers à plus grande échelle ? L'Israélien, contrairement au Français ou à l'Américain par exemple, n'a pas un seul jour la possibilité d'oublier que le
monde ne s'arrête pas aux frontières de son pays (à peine plus de vingt mille kilomètres carrés, dont la moitié est désertique). Dès lors, la condition du Juif israélien, avec tout ce qu'elle
peut inspirer comme déviations, ne serait pas fondamentalement différente de la condition du Juif en diaspora (là, c'est ma propre réflexion).
Le Juif, un obstacle à la bonne marche du monde ?
Aujourd'hui, la reconnaissance de ce que les Juifs ont subi est précisément ce qui permet de les nier en tant que peuple ayant droit à sa terre et à son État. Les Juifs se sont sans doute trop souvent laissé enfermer dans cette commémoration quasi universelle de la Shoah, dont la surenchère leur échappe et leur est en même temps reprochée. Plus généralement, les notables juifs et les organisations juives ne véhiculent pas une définition positive de la judéité. Tout se passe comme si les Juifs n'étaient juifs qu'à cause d'Hitler et s'en excusaient. Aujourd'hui, le monde aime les Juifs victimes du nazisme, c'est-à-dire les Juifs morts, alors qu'Israël est tout ce qui reste d'un destin positif et non tragique (Trigano).
Le président Chirac a été l'exemple même d'une personnalité qui rendait aux victimes de la Shoah un hommage d'autant plus appuyé qu'il se sentait autorisé, d'un autre côté, à cracher sa haine à la face des Israéliens en maintes occasions et à encourager les mystifications les plus abjectes. Quand Chirac a commémoré les Justes, on pouvait dès lors se demander ce qui allait suivre (Bensimon). De même, quand Obama rend hommage aux victimes de la Shoah, il éprouve le besoin, pour la suite des événements, de montrer qu'il a « les mains blanches ». Concernant ladite suite, on peut donc s'attendre au pire.
Se demandant pourquoi Israël « dérange » autant, Sidney Touati a mis l'accent sur une probable mutation en cours des structures de pouvoir dans la société humaine, qui expliquerait que le Juif revienne au centre des débats. Pourquoi Israël dérange-t-il par exemple l'Algérie ou le Soudan ? Ce qui est en jeu, c'est le système de pouvoir : la religion n'est convoquée que pour asseoir la domination des féodaux arabes.
La souveraineté de l'individu, apport de la Révolution française, s'est trouvée remise en question au moment de l'émergence du fascisme. Or, la responsabilité de l'individu est un concept qui vient du judaïsme. Ce n'est pas par hasard si, à l'époque du fascisme et du nazisme, c'est bien le Juif qui a été désigné comme le gêneur, comme l'obstacle à la bonne marche du monde. Le taux d'abstention record des dernières élections européennes inspire à Sidney Touati cette idée que le pouvoir, ne pouvant plus asseoir sa légitimité sur les individus, rechercherait désormais cette légitimité auprès des groupes, des communautés, des ethnies. C'est dans ce contexte que s'expliquerait le phénomène actuel de communautarisation que le président Sarkozy, par exemple, semble promouvoir au lieu de le combattre. A l'échelle internationale, nous assistons aussi à l'émergence des ONG comme « machines à gouverner ».
En ce qui concerne l'attitude des gouvernants américains face aux Juifs et à Israël, il convient de dénoncer le mythe de leur bonne disposition à l'égard des Juifs - qui fait bon marché du refus
de bombarder les accès des camps d'extermination - et celui de la grande amitié des États-Unis pour Israël. Jean-Pierre Bensimon rappelle que George W. Bush, jusqu'au 11 septembre 2001, avait
interdit la livraison à Israël de pièces de rechange pour ses hélicoptères, sous le prétexte des éliminations ciblées. C'est le même G.W. Bush qui, en 2006, a légitimé implicitement le Hamas en
faisant en sorte que celui-ci puisse participer à des élections organisées en application d'accords que ce même Hamas ne reconnaissait pas. Israël s'est aussi retrouvé à la fin de la liste des
priorités de l'OTAN pour la livraison d'avions de combat. Peut-on s'attendre à ce que les Américains, ayant privilégié les enjeux stratégiques d'une politique arabe, entérinent la disparition
d'Israël ? Selon J.-P. Bensimon, les États-Unis ne peuvent cependant pas « se payer ce luxe ». On peut craindre cependant que l'objectif de la nouvelle administration soit de parvenir à
faire d'Israël un bouc émissaire tout en ménageant l'opinion publique américaine.
La génétique au secours de la raison
La parole ayant été proposée à la salle, un
auditeur est intervenu pour défendre le livre de Shlomo Sand, avec deux arguments aussi lamentables que lui : tout d'abord, ce livre était agréable à lire. On conviendra qu'à ce compte, un
certain nombre de fables et de mystifications devraient être prises pour argent comptant. L'autre argument était que les Juifs ne sont pas une race. Dans le n°11 de la revue, G.E.Sarfati explique
que cet argument trahit une conception essentialiste et que les Juifs sont un peuple précisément parce qu'ils ne sont pas une race. Mais surtout, c'était compter sans la présence dans la salle du
généticien Marc Fellous, qui a complété la réponse de Shmuel Trigano en rendant compte de ses propres travaux. Ayant procédé à une étude comparative des gènes des quatre groupes ethniques
présents sur l'île de Djerba, Noirs, Arabes, Berbères et Juifs, Fellous a constaté que les Juifs, contrairement aux Arabes et aux Berbères, ne s'étaient pas mélangés au reste de la population.
Mais surtout, comparant leur ADN à celui des Juifs d'Europe, il a établi que d'un point de vue statistique, les Juifs de Djerba étaient génétiquement plus proches des Ashkénazes que des Berbères.
C'est la preuve que les Juifs proviennent bien d'une source commune extérieure à leurs pays de résidence, ce qui infirme la thèse malhonnête de Shlomo Sand. On ne sera qu'à moitié surpris
d'apprendre qu'à ce jour, aucun journal français n'a accepté de publier l'article que Fellous leur a soumis (en revanche, l'infâme ouvrage de Sand est un best-seller).
Les autres interventions du public n'ont guère été brillantes. Certes, c'est aux imbéciles que l'humilité fait défaut, mais pourquoi des imbéciles viennent-ils écouter des orateurs de ce
calibre ? Je me suis dit qu'une conférence-débat, finalement, c'était un peu comme un concert à la fin duquel les musiciens proposeraient aux auditeurs qui le désirent de venir compléter le
programme (on imagine le désastre).
lundi 8 juin 2009
Les résultats hexagonaux des européennes font la une de tous les journaux. Sans vergogne, UMP et écolos osent fanfaronner, malgré l'abstention de 60 % d'électeurs. Le PS mord la poussière, ce qui ne nous fera pas pleurer, et Bayrou, autre partisan de cette Europe, subit un sérieux revers. N'en déplaise à un Cohn-Bendit bouffi d'auto-satisfaction et d'arrogance, en s'abstenant massivement dans tous les pays, les électeurs font passer un message clair : ils ne veulent plus de cette Europe de technocrates et de fanatiques libéraux, qui rêvent de détruire les dernières prérogatives qui restent aux Etats-Nations. Mais un événement, peu commenté, s'est déroulé aux Pays-Bas, pays qui avait voté non, en 2005, quelques jours après la France.
Le Parti pour la Liberté (PVV), présidé par Geert Wilders, fait une percée électorale qui change totalement la donne hollandaise. Groupuscule inconnu il y a quelques années, le PVV doit sa notoriété au courage de son leader, qui, outre son opposition à cette Europe, n'hésite pas, au péril de sa vie, à alerter le peuple hollandais sur la dangerosité de la montée de l'islam.
Bien évidemment, la presse bien-pensante qualifie ce vote de « populiste, raciste ou xénophobe », et continue à situer le député hollandais à l'extrême droite. Ce ne sont même plus les bobos de gauche qui font ce sale travail, les sympathisants de Nicolas Sarkozy prennent le relais, dans le Figaro. (1)
Rappelons que dès que Geert Wilders a voulu publier le film Fitna, et que les menaces se sont multipliées contre sa sortie, Riposte Laïque ne s'est pas trompé de combat. Après l'affaire des caricatures, c'était la liberté d'expression qui était à nouveau menacée par les intimidations des fascistes islamistes. Nous nous sommes sentis bien seuls, dans le camp laïque, à soutenir un homme menacé de mort, et vivant sous haute protection policière depuis plusieurs années.
Dans le meilleur des cas, les bonnes âmes, qui aiment pérorer sur les plateaux de télévision, se sont tues. Parfois, ce fut pire : N'hésitant pas à joindre leurs voix à celles des islamistes, Caroline Fourest (2), Dominique Sopo, Bernard-Henri Levy, Philippe Val, et quelques autres, si démonstratifs pour défendre la liberté d'expression de Charlie Hebdo, insultèrent le député hollandais, le qualifiant de raciste, voire de fasciste.
Des propos d'autant plus honteux que les mêmes se précipitaient, quelques semaines plus tôt, aux côtés d'Ayaan Hirsi Ali, sous les flashes des photographes, oubliant que la jeune femme et Geert Wilders sont amis dans la vie, ont milité dans le même parti, et ont participé ensemble au scénario de Fitna.
Les Hollandais ont voté massivement pour le leader du PVV parce qu'il parle sans faux-fuyant de la progression inquiétante de l'islam, son agressivité et son arrogance, ce que Maurice Vidal appelait « l'auto-islamisation de la Hollande » (3). Seul Geert Wilders le dit.
Les Hollandais ont été très marqués par l'assassinat de Théo Van Gogh, perpétré par Mohammed Bouyeri, musulman fanatisé, né en Hollande, qui, lors du procès, n'a pas eu un mot de regret pour son acte criminel. Ils sentent confusément que d'autres intégristes de ce genre sont prêts à passer à l'action, pour imposer l'islam par tous les moyens. Seul Geert Wilders le dit.
Les Hollandais sentent bien que le fait de passer de quelques milliers de musulmans à près d'un million, en deux générations, dans un pays comme la Hollande, avec l'idéologie dominatrice de l'islam, pose un grave problème civilisationnel. Seul Geert Wilders le dit.
Il n'y a aucun racisme dans ses propos. Dans l'interview accordée à Riposte Laïque, il confiait à Radu Stoenescu (4) qu'il n'avait rien à voir avec un Le Pen, qui soutient le régime des ayatollahs. Il faut être d'une rare malhonnêteté intellectuelle pour classer à l'extrême droite un député qui soutient les homosexuels et les Juifs, cibles habituels des fascistes.
En France, longtemps, seul Villiers s'est risqué sur le terrain de l'islam. Sans contester la sincérité du vicomte de Vendée, il n'était pas l'homme de la situation, à cause de sa proximité avec les milieux catholiques les plus conservateurs. S'il veut réellement convaincre les Français, Nicolas Dupont-Aignan, et tous ceux qui se réclament de la République et de la laïcité, ne pourront continuer à se taire, devant la montée de ce totalitarisme, qui menace de plus en plus nos libertés, et notre modèle de société.
Nous sommes à une époque où Obama, après nous avoir dit qu'il fallait intégrer la Turquie, se prosterne devant l'islam, sur le dos des musulmanes, au Caire, et entend nous donner des leçons sur la liberté de porter le voile en France et en Europe. Face à ces propos, Nicolas Sarkozy s'est contenté de répondre que dans notre pays, on portait le voile librement, sauf dans l'administration, oubliant de parler de l'école publique. A notre connaissance, seule Françoise Hostalier, député UMP du Nord, a protesté. Ces paroles du président des Etats-Unis, déroulant le tapis rouge à l'islam, auraient pourtant dû susciter un ras-de-marée de protestations, venus de toutes les formations politiques se réclamant de la laïcité, de la République et du droit des femmes.
Qu'ils s'inspirent de Geert Wilders, qu'ils écoutent les vidéos de Christine Tasin, qu'ils lisent les articles de Maurice Vidal, de Guylain Chevrier, de Radu Stoenescu, de Mireille Popelin, de Roger Heurtebise, d'Anne Zelensky, de Pierre Cassen, de Pascal Hilout, d'Annie Sugier, de Robert Albarèdes, de Brigitte Bré Bayle, de Rosa Valentini et de tous ceux qui, dans Riposte Laïque, semaine après semaine, dénoncent la montée de ce fascisme politico-religieux, et la couardise de trop d'élus.
Comment veulent-ils convaincre les Français de leur volonté de défendre la laïcité, quand ils sont capables, à l'instar d'un Jean-Luc Mélenchon, pourtant orateur talentueux, de parler laïcité plus d'une heure, sans prononcer le mot « islam » ?
C'est comme si un militant avait parlé, dans les années 1930, de la nocivité du capitalisme, sans parler de la montée du nazisme en Allemagne !
Les Français ont des yeux, ils voient aussi clair que les Hollandais, mais ils n'ont pas de Geert Wilders. Ils constatent, dans leur environnement quotidien, l'emprise grandissante de l'islam, par la multiplication des voiles, des burqas, les constructions de mosquées, les menaces diverses pour intimider les élus, les pressions à l'école, à l'hôpital, etc.
Ils n'entendent aucun homme politique qui a le courage d'aborder la question, et pire, quand ils le font, ils s'expriment avec un tel déni des réalités que leur mensonge se voit comme le nez au milieu de la figure.
Il faut répondre aux Français, sur les questions qu'ils se posent : l'islam est-elle un danger pour la laïcité, le droit des femmes et la liberté d'expression ? Est-il vrai que Nicolas Sarkozy aurait dit à Villiers, qui rapporte cette anecdote, que l'islamisation de l'Europe est inéluctable ? La stratégie démographique des islamistes, en France et en Europe, rend-elle leur domination inévitable, dans quelques générations ? Si oui, y a-t-il encore quelque chose à faire ? Quoi ? Faut-il garder sur notre territoire des hommes et des femmes qui, refusant les lois de la République, ne se cachent même plus de militer pour l'instauration de la charia ? Comment aider les Mohamed Sifaoui, Pascal Hilout, Chahdortt Djavann et tous ceux qui ont choisi la République contre la charia ?
Loin d'être des questions dignes de l'extrême droite, comme nous entendons parfois certains laïques ou gauchistes de salon nous en accuser, pour mieux fuir un débat incontournable, ce sont des inquiétudes légitimes, que tout élu digne de ce nom devrait avoir le courage d'aborder.
A moins qu'ils ne soient convaincus, à l'instar de Sarkozy, que l'islamisation de l'Europe est inéluctable, et qu'ils aient peur de l'annoncer à leurs électeurs, de crainte de devoir rendre des comptes.
Jaurès disait : « Le courage, c'est de chercher la vérité, et de la dire ».
Geert Wilders, qui ne s'affirme pas de gauche, s'est montré, depuis plusieurs années, bien plus jauressien que beaucoup, qui s'en réclament.
Le parler vrai paie bien davantage que le politiquement correct ! A méditer, pour l'ensemble de la classe politique française...
(2) http://www.ripostelaique.com/L-art-de-la-rhetorique-de-Caroline.html
http://www.ripostelaique.com/Condamner-Geert-Wilders-c-est.html
(3) http://www.ripostelaique.com/L-auto-islamisation-de-la-Hollande.html
(4) http://www.ripostelaique.com/Geert-Wilders-Je-n-ai-rien-a-voir.html
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