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L’EDITO DE CYRANO
vendredi 26 mars 2010
Que de rebondissements dans l’« affaire Zemmour » depuis quelques jours ! Il est difficile de synthétiser les nombreux retournements de situation qui ont opposé les quelques adversaires d’Eric Zemmour au soutien populaire et médiatique qu’il a reçu.
Dans le camp des préposés à l’Inquisition, nous trouvons finalement bien peu de monde. Evidemment, il y a les trois larrons autoproclamés « antiracistes » qui ne représentent plus qu’eux-mêmes : le Mrap, SOS-Racisme, et la Licra.
Rien d’étonnant de la part du Mrap de Mouloud Aounit, définitivement grillé par ses liaisons dangereuses avec les islamistes et son « antiracisme » discriminatoire et diffamatoire. Après avoir saisi le CSA, il décide de porter plainte contre Eric Zemmour pour « injure à caractère raciste ». Selon le communiqué du Mrap, le journaliste aurait dû dire que la délinquance est uniquement due « à des processus de marginalisation sociale, de concentration de la misère dans certaines zones, de ce que certains appellent une « ghettoïsation » de fait ». Toute autre explication ou condamnation de la délinquance est donc « raciste » pour le Mrap. Sauf évidemment quand les délinquants sont blancs ou français de souche et que leur victimes ne le sont pas, parce que là ce ne peut être que du « racisme » ethnique car génétiquement dû à des ancêtres colonisateurs.
SOS-Racisme, qui suit de plus en plus la même pente suicidaire sous la direction de Dominique Sopo, lui a emboîté le pas. Désormais ce groupuscule n’a plus rien à voir avec le SOS-Racisme de Malek Boutih. Normal, quand siègent au bureau national des gens comme Mohamed Sifaoui, ardent défendeur de l’islam et des musulmans qui pète un plomb dès qu’on ose critiquer le jeûne du ramadan ; ou Samuel Thomas, spécialiste en subornation de témoins comme dans l’affaire Vauvert (selon Libération du 6 décembre 2000) et pour qui le racisme anti-blanc n’existe pas plus que pour Mouloud Aounit ou Vincent Geisser.
L’arrivée de la Licra dans la chasse au Zemmour a été plus surprenante. Mais c’est son nouveau président, Alain Jakubowicz, qui a lui-même avoué la raison de ce ralliement : il veut faire prendre à la Licra un « nouveau virage », et renouer des liens avec … le Mrap ! Il fallait donc faire un exemple, et livrer la tête du juif Zemmour au nouvel ami, tout comme le roi fantoche Hérode livra celle du juif Jean le Baptiste à sa maîtresse Salomé.
LE VRAI RACISTE, C’EST ZEMMOUR, BIEN SUR !
http://de-de.facebook.com/note.php ?note_id=220455285469
Aucune de ces trois organisations, dans leurs communiqués à l’encontre d’Eric Zemmour, n’a apporté le moindre argument à leur accusation de « racisme ». Elles n’ont fait qu’utiliser les vieilles ficelles rhétoriques du terrorisme intellectuel : la diffamation, les attaques ad hominem, et surtout le discrédit par association dans sa forme suprêmement ignoble : la « reductio ad hitlerum ».
Les trois groupuscules ont été rejoints par le Cran de Patrick Lozès, qui lui aussi ne représente que lui-même. C’est tout de même ubuesque de voir se prétendre « antiraciste » une association communautariste dont l’objet social et le nom sont basés sur un critère uniquement racial et racialiste car fondés sur la couleur de peau !
A la liste de ceux qui veulent traîner Eric Zemmour en justice, il faut également ajouter le club Averroès, tout aussi communautariste que le Cran puisque c’est une officine de lobbying maghrébin, qui elle aussi ne représente qu’elle-même.
Bien peu de monde, en somme !
Evidemment, ces boutiquiers ont été suivis par quelques journalistes, animateurs ou comiques troupiers du paysage audiovisuel français. France-Inter et Médiapart s’en sont donnés à cœur joie. Francis Lalanne en a profité pour régler des comptes personnels. Pour lui, Eric Zemmour et Eric Naulleau sont des « crétins » qui « ne valent même pas un crachat. Ces gens-là, tu ne t’essuies même pas les pieds dessus tellement c’est de la merde ». Gérard Miller use d’une langue plus raffinée pour dire à peu près la même chose. Comme à son habitude, Dominique Wolton a trépigné dans son coin. Le chanteur à succès Christophe Willem croit savoir qu’Eric Zemmour a écrit un bouquin « La nostalgie de la France » (ah bon ? il ne s’agirait pas de « Mélancolie française » ?) qui se résumerait à « dehors tous les étrangers ». Ce fin critique littéraire a cependant reconnu qu’il regarde parfois Eric Zemmour à la télévision : « J’étais chez moi comme un gros con à regarder ce mec en train de déblatérer sa merde. » Argumentaire guère plus convainquant chez Aziz Zémouri, collègue d’Eric Zemmour au Figaro Magazine, rédacteur à oumma.com et supporter de Tariq Ramadan, qui a pété un plomb en direct sur RMC en s’énervant tout seul parce qu’Eric Zemmour a du succès et pas lui.
Les professionnels du terrorisme intellectuel, ont tout de même réussi à faire peur à quelques institutions un peu plus sérieuses que les gougnafiers susnommés, mais sans grand succès.
Le CSA a « mis en demeure » Canal + pour les propos d’Eric Zemmour. Il se fonde sur la convention signée avec la chaîne, selon laquelle « la société veille dans ses émissions (…) à respecter les différentes sensibilités politiques, culturelles et religieuses du public ; à ne pas encourager des comportements discriminatoires en raison de la race, du sexe, de la religion ou de la nationalité ; à promouvoir les valeurs d’intégration et de solidarité qui sont celles de la République. »
Ce CSA devient donc à l’occasion de cette mise en demeure une dangereuse police de la pensée para-judiciaire comparable à la Halde, se permettant de juger sans juge ni jugement qui a le droit de dire quoi. Cette convention est extrêmement dangereuse car où est la limite dans le fait de « respecter les différentes sensibilités politiques, culturelles et religieuses du public » ? C’est tout simplement le retour du délit de blasphème ! Non, nous n’avons pas à respecter les religions ni à nous censurer parce que des caricatures de Mahomet toucheraient la « sensibilité » des musulmans.
Où est le « comportement discriminatoire » dans les propos d’Eric Zemmour ? On attend avec impatience la démonstration du CSA ! Et, cerise sur le gâteau, il est tout de même cocasse d’accuser le journaliste de ne pas « promouvoir les valeurs d’intégration » alors que celui-ci a toujours défendu l’intégration et même l’assimilation, et qu’il en regrette les échecs !
Canal + a répondu au CSA : « Bien évidemment nous n’approuvons pas les propos d’Eric Zemmour prononcés lors d’un échange contradictoire. Cependant la télévision est un lieu de débat où doivent pouvoir s’exprimer des opinions y compris celles qu’on ne partage pas. Nous ne pouvons imaginer que le CSA demande désormais aux chaînes d’étouffer la liberté d’expression sur leurs antennes. »
Le patron des programmes France-Télévisions a fait pression sur la productrice de l’émission « On n’est pas couché » pour lui demander quelles « mesures » elle comptait prendre. Cette attitude de Ponce-Pilate est abjecte, et a eu la réponse qu’elle mérite : une superbe fin de non-recevoir. Catherine Barma : « Eric Zemmour participe à l’émission On n’est pas couché depuis le 16 septembre 2006 et il défend ses points de vue avec intelligence et vivacité dans des interventions parfois provocantes mais toujours dans les limites du respect humain. » Patrice Duhamel décide alors de s’en occuper personnellement et convoque Eric Zemmour… pour le prier de parler avec modération. Oui, M’sieur, bien M’sieur.
Le directeur du Figaro a lui aussi convoqué Eric Zemmour, mais pour un entretien préalable au licenciement (qui devait avoir lieu lundi). Il s’est empêtré dans différentes versions contradictoires du motif de cet entretien, pour finalement, devant l’indignation générale interne et externe, expliquer qu’il n’était pas question de virer Eric Zemmour du Figaro.
Et puis soudain Etienne Mougeotte annonce qu’il annule la convocation après que l’intéressé ait donné des « explications » sur ses propos à Canal +. Le directeur du Figaro se tire ainsi une superbe balle dans le pied, puisqu’il avoue implicitement que les motifs administratifs qu’il évoquait pour licencier Eric Zemmour n’étaient que des prétextes. Et tant pis pour Patrick Lozès, président du Cran qui se réjouissait déjà de la « fermeté » de la direction du Figaro, et qui appelait, tout comme Mouloud Aounit, à ce qu’Eric Zemmour soit radié de tous les médias français. Pas moins !
Les politiques de gauche comme de droite se sont bien gardés d’intervenir, du moins officiellement, malgré les quatre vérités que ne cessent de leur envoyer Eric Zemmour à la figure. A l’UMP, ils n’ont pas osé prendre le risque de rajouter une nouvelle casserole à leur impopularité. Jean-François Copé, lui qui prétend dénoncer la « langue de bois », en use et en abuse pour éviter soigneusement de prendre position quand Jean-Jacques Bourdin de RMC l’interpelle sur l’affaire Zemmour. A gauche aussi, les politiciens ont dû sentir le danger.
Eric Zemmour a répondu à la Licra. Les médias se sont empressés de qualifier sa longue lettre d’« excuses », alors qu’il n’en est rien. Tout au contraire, Eric Zemmour, sans rien renier de ce qu’il a dit sur Canal +, y apporte plusieurs témoignages de la véracité des propos incriminés, et dénonce le « maccarthysme » dont il fait l’objet.
Alain Jakubowicz, président de la Licra, profite de cette lettre d’« explications » pour effectuer un rétropédalage et retirer implicitement sa plainte. Il faut dire que celle-ci avait provoqué quelques remous à la Licra et même au Crif, où Alain Jakubowicz a dû s’expliquer. Puis le président de la Licra, s’apercevant soudain que cette lettre ne contenait aucune excuse, change une fois de plus son fusil d’épaule et s’indigne sur BMF-TV qu’Eric Zemmour « persiste et signe ».
Dans cette interview, Alain Jakubowicz nie les propos d’Eric Zemmour sur le fait que la majorité des délinquants seraient noirs ou arabes. Puis, utilisant la classique et fallacieuse ficelle de l’excuse sociale (qu’on peut démonter en moins de deux par des analyses sociologiques différentielles), il confirme superbement ces propos sans s’en apercevoir : « Evidemment, ce qui distingue cette population, c’est pas d’être noire ou arabe, c’est effectivement, d’être dans les couches défavorisées de notre société, c’est pas un fait nouveau, c’est pas un scoop, que de savoir, effectivement, il y a davantage de délinquants dans les couches les plus défavorisées de notre société ». Sur la question de savoir si la Licra maintiendra ou non son projet de plainte au pénal, Alain Jakubowicz n’ose pas prendre position personnellement, et affirme sans rire : « Je suis pas là pour sanctionner, je ne suis pas un donneur de leçons ». Non, si peu !
Ce battage en retraite de la Licra n’a guère été apprécié par SOS-Racisme, qui se fend d’un nouveau communiqué selon lequel « ces explications [d’Eric Zemmour] ne suffisent pas ». SOS-Racisme « croit profondément à la pédagogie du procès en matière de racisme qui permet un débat clair, serein et contradictoire où les condamnations sont du domaine du symbolique ». Mais toujours aucune justification de cette accusation matraquée de « racisme », et puis pourquoi faire un procès pour débattre, alors qu’il serait bien plus simple et « pédagogique » d’affronter Eric Zemmour sur un plateau de télévision ? Peut-être que SOS-Racisme fait le pari de tomber sur un juge de gauche complice de son terrorisme intellectuel !
Ce pari est de plus en plus risqué. Les magistrats sont les mieux placés pour savoir si la corrélation entre délinquance et immigration est fondée ou non. En plus, l’un des plus importants d’entre eux, Philippe Bilger, avocat général à la Cour d’Appel de Paris (donc représentant le ministère public), apporte dès le 17 mars un soutien inconditionnel à Eric Zemmour, et confirme la « validité » du « fait » énoncé par celui-ci. Il a répété ce soutien dans toutes les interviews qu’il a données depuis cette date.
Philippe Bilger est convoqué aujourd’hui par son supérieur hiérarchique, le procureur général de Paris. On attendait avec impatience la réaction du Syndicat de la Magistrature, pourtant d’habitude si prompt à défendre la liberté de parole des magistrats… Mais il est vrai que sa complicité systématique avec le Mrap pour cracher sur la police ou défendre les clandestins illégaux ne l’incitera guère à défendre le droit d’expression… d’un collègue qui ose ne pas penser comme lui ! Et effectivement, Benoist Hurel, secrétaire général adjoint du Syndicat de la Magistrature, s’est joint à la petite meute en déniant toute réalité aux dires d’Eric Zemmour et Philippe Bilger : « Ces propos sont, d’un point de vue intellectuel, extrêmement indigents et, je dirais, proto-racistes. » Donc après le délit de « thèses racialisantes » inventé par le Mrap pour mettre à l’index des sites internet de droite ou islamo-vigilants chez qui il n’a pas pu trouver une once de racisme, ses amis du Syndicat de la Magistrature inventent celui de « propos proto-racistes ». Qu’est-ce qu’il ne faut pas inventer pour faire passer la pilule !
Quant à la ministre de la justice, elle attend la décision du procureur général pour se prononcer. Pourtant, elle fut la première à monter au créneau pour défendre les magistrats… de gauche mis en cause pas Eric Zemmour lors de l’affaire des clandestins en Corse.
D’autres personnalités apportent également leur soutien à Eric Zemmour. En particulier des journalistes, parmi lesquels Christine Clerc, Elisabeth Lévy, Nicolas Domenach et Eric Naulleau. Tous quatre dénoncent la chasse aux sorcières, bien qu’ils ne partagent pas toutes les opinions d’Eric Zemmour, loin s’en faut ! La direction de RTL, où Eric Zemmour tient une chronique quotidienne, refuse également de se joindre à la meute des censeurs. Notons même un soutien syndical : celui de la section CFTC du Figaro.
Mais évidemment, c’est le soutien populaire à Eric Zemmour qui a certainement fait changer d’avis la direction du Figaro et celle de la Licra. Sur Internet, les internautes ont réagi d’une manière massive et sans appel. Etienne Mougeotte aurait reçu des milliers de courriels, et une manifestation de soutien était organisée jeudi soir devant le siège du journal. La peur change de camp.
Car ce que n’ont pas compris les censeurs, c’est qu’Eric Zemmour est effectivement un personnage estimé des Français. Il réussit la prouesse d’être à la fois érudit, intelligent, communicateur et populaire. Tout le contraire d’un Mohamed Sifaoui qui le traite sur son blog, sans avoir peur du ridicule et entre autres insultes, de « simplet qui se prend pour une lumière » ! Sans doute que Sifaoui n’a pas lu « Mélancolie française », le dernier livre d’Eric Zemmour, qui caracole en tête des meilleures ventes et qui vient de recevoir le prix du livre politiquement incorrect, dès le premier tout de scrutin par 11 voix sur 13.
Les terroristes intellectuels pensaient abattre l’icône Eric Zemmour. Ils n’ont fait que renforcer sa popularité et montrer leur vrai visage : celui de gens qui n’ont que haine et mépris pour la vérité. Ils ont pourtant sorti l’artillerie lourde, jusqu’à la très classique « reductio ad hitlerum ». Il ne fallait pas seulement « lepéniser » Eric Zemmour, il fallait le nazifier.
C’est ce qu’a fait Stéphane Guillon sur France-Inter. Avec un accent germanique évoquant les nazis, il a inventé un hypothétique gouvernement fasciste avec « Marine Le Pen présidente, Besson premier ministre et Zemmour à la culture, pour une France pure et blanche, sans burqua et sans rappeurs ». C’est ce qu’a fait la Licra dans son premier communiqué, en disant que « le journaliste devrait se souvenir de cette époque pas si lointaine d’avant-guerre où, dans notre pays, pour les tenants de cette rhétorique il ne faisait pas bon de s’appeler… Zemmour. » C’est ce que font nombre de ceux qui évoquent sans cesse « les heures les plus sombres de notre histoire » pour salir Eric Zemmour, Riposte Laïque, et bien d’autres gens qu’ils voudraient faire taire.
Faute d’arguments, les terroristes intellectuels atteignent ainsi en moins de deux le « point de Godwin », qui consiste à appeler à la rescousse Hitler ou la Shoah pour discréditer leurs adversaires. Une variante moderne est la référence aux islamistes ou à Ben Laden, comme quand Mouloud Aounit comparait Robert Redeker au chef d’Al Qaïda ou quand Mohamed Sifaoui prétend que Riposte Laïque serait à la laïcité ce que les fous d’Allah seraient à l’islam.
On retrouve la même méthode en creux au Mrap ou chez RESF qui comparent les expulsions de clandestins aux rafles nazies contre les Juifs, ou chez ceux qui disent que les musulmans de France d’aujourd’hui sont traités comme les Juifs sous Hitler.
C’est tout simplement ignoble, car non seulement ces amalgames n’ont aucun fondement véridique ou historique, mais ils insultent les victimes de la Shoah en banalisant leur sort. De plus ils sont profondément insultants et diffamatoires, puisqu’ils consistent à traiter de nazis n’importe qui, y compris – et surtout – ceux qui dénoncent le totalitarisme islamique.
Alors, qui sont les vrais néo-fascistes et les vrais néo-résistants dans ces procédés dictatoriaux ? Qui veut imposer une idéologie hégémonique et mettre hors d’état de parler ceux qui s’y opposent ? Qui en appelle à la censure judiciaire et médiatique ? Qui fait preuve de « racisme » en voulant discriminer les Français à raison de leur opinion politique ? Qui veut museler la presse écrite et télévisuelle ?
Eric Zemmour est en passe de mettre au tapis les manipulateurs d’opinion néo-fascistes de moins en moins nombreux et de plus en plus impopulaires car démasqués par le peuple à cause de leurs outrances ridicules. Etienne Mougeotte et Alain Jakubowicz ont reculé, aucun employeur radio ou télé d’Eric Zemmour (France 2, France Ô, I-Télé, RTL) n’a accepté de céder aux oukases du Mrap et consorts, et il ne reste plus qu’un quarteron d’apprentis-Torquemada détestés du public pour demander encore la tête du journaliste.
Cela ne doit pas faire baisser notre vigilance. Le terrorisme intellectuel est un véritable terrorisme, même s’il ne pose pas des bombes. L’« affaire Zemmour » nous a démontré qu’il peut encore nuire. Et puis les professionnels de la défense de la pensée unique n’ayant pas réussi leur coup, il est à craindre que des groupuscules gauchistes ou islamistes prennent le relais d’une manière plus musclée. Nous continuerons donc à combattre ces fascistes de la pensée comme nous combattons tous les fascismes.
Nous nous sommes parfois sentis un peu seuls dans ce combat, surtout à gauche. Mais l’affaire Zemmour nous a confirmé un autre enseignement de plus en plus évident : le peuple écoute et approuve les libres penseurs malgré tous les efforts des censeurs. Une très large majorité de nos concitoyens ont condamné la chasse aux sorcières contre un journaliste disant une simple vérité, et ont exprimé en masse leur soutien à Eric Zemmour tant sur la forme que le fond : courriels et coups de téléphone aux inquisiteurs et à leurs petites mains, messages sur les sites d’information et les réseaux sociaux, interventions à la radio, participations à des sondages en ligne (avec des scores de 75% à 85%), etc.
Nous avons assisté à une véritable insurrection populaire en faveur de la liberté, valeur fondamentale et première de notre République, et contre la pensée unique, contre les néo-fascistes qui tentent de l’imposer, contre les idiots utiles qui s’en font complices. Bref contre tous ceux qui ont oublié non seulement que la France est le pays de Voltaire, mais aussi que son peuple sait se révolter quand cela devient nécessaire.
Prochain Riposte Laïque : vendredi 2 avril
Par Nicolas Dupont-Aignan le mardi, mars 30 2010, 15:48 - Lien permanent
De retour d’un repos bien mérité, à l’issue d’une campagne régionale éreintante, j’ouvre le journal pour découvrir la nouvelle « bombe » de l’actualité économique et sociale : un plan de reclassement proposé aux salariés de Continental-Clairoix, leur offrant des postes en Tunisie contre une rémunération mensuelle nette de… 137€ !
Comme toujours, on entend la direction se dédouaner en affirmant qu’il s’agit d’une obligation légale, laquelle ne présumerait en rien des efforts par ailleurs déployés par elle pour reclasser en France les salariés laissés sur le carreau. Comme toujours, on entend en filigrane le vœu de certains de supprimer cette obligation, qui a pourtant le mérite de mettre à nu la politique de délocalisation de la plupart des entreprises de taille internationale.
Les patrons-voyous existent, hélas, et il est évident que le cadre économique actuel leur offre une prime au cynisme, encourageant avec la dernière vilénie toute une série d’attitudes de mensonge, de dissimulation, d’enrichissement indu, voire de triche. Pourtant, ce serait une erreur d’incriminer l’ensemble des chefs d’entreprises qui, dans leur immense majorité, subissent eux aussi cette mondialisation-clochardisation et en reviennent bien souvent après avoir fait l’expérience d’une production sous les tropiques pleine de mauvaises surprises.
Au vrai, on ne gagnera pas la bataille cruciale du redressement économique français sans eux, encore moins contre eux. C’est bel et bien aux dérives du cadre économique global qu’il faut s’attaquer : l’euro cher, la prime donnée à ceux qui produisent ailleurs pour réimporter ensuite (avec bien souvent des standards sociaux et environnementaux catastrophiques), la toute-puissance donnée à un secteur bancaire qui se comporte en oligopole, écrasant particuliers et entreprises, mais aussi l’aberration de charges sociales pesant sur la production domestique, la démission de l’Etat face à une politique de la concurrence bruxelloise dogmatique, la capitulation des élites face à une Allemagne qui, en comprimant sa demande et en maintenant la monnaie unique à un niveau trop élevé, veut le beurre et l’argent du beurre…
Toutes ces questions centrales seront abordées lors de notre Convention nationale, le samedi 10 avril à Paris. Avec des économistes comme Jean-Luc Gréau et le témoignage de plusieurs chefs d’entreprises engagés dans la mondialisation, DLR présentera des solutions franches et courageuses pour enfin renouer avec le plein-emploi et la croissance.
Notre rassemblement gaulliste confirme ainsi sa vocation de briseur de tabous. Car en 2012 ne l’oublions pas, plus qu’à départager des candidat(e)s, le vrai enjeu consistera avant tout à choisir un projet capable de résoudre à la racine les problèmes de la France et des Français.
mercredi 24 février 2010, par Laïca
(du correspondant spécial de Riposte Laïque à Alger, jeudi 27/04/2012)
En cette fin de mois d’avril, les journées et les soirées printanières invitent les habitants de Blida à sortir pour respirer le bon air après un hiver qui a trop duré. Mais tous sont en ce soir, du 26 avril, devant leurs écrans de télévision pour assister au match de foot Cameroun-France qui se déroule au Nigéria et qui compte pour les éliminatoires du Mondial 2014. Résultat : La France bat le Cameroun 3 à 2 et assure sa place dans la phase finale. En France, les Champs-Elysées sont noirs de monde, le champagne coule à flot. Aucun incident n’est signalé par le Ministère de l’Intérieur. On signale cependant 342 voitures brulées à Strasbourg.
Mais, à Blida, personne ne se doute du drame que vont vivre trois expatriés français, trois ingénieurs travaillant pour le compte de la SOTRALKEN, une multinationale de la chimie.
Les trois supporters de l’équipe de France, qui ont arrosé l’exploit, sortent de leur résidence à la fin du match et se dirigent vers la place centrale de Blida. En quête d’un geste grandiose. Ils réussissent à escalader un mur de l’hôtel de Ville et parviennent au drapeau algérien vert et blanc. Ils le décrochent et hissent à la place le drapeau tricolore. Leur geste n’a duré que quinze minutes. A peine descendu, l’un d’eux brûle le drapeau de la République Algérienne. Quelques noctambules hurlent. Le gardien fait appel à la police qui se précipite sur les lieux, poursuit les trois expatriés et les incarcèrent. Ils sont passibles, selon le droit pénal, de 20 ans de réclusion criminelle.
Ce matin, Alger et toute l’Algérie sont en émoi. Comment peut-on s’attaquer ainsi au symbole de la République Algérienne ? Comment l’Algérie peut-elle supporter cette atteinte intolérable à son honneur et à l’honneur du peuple algérien ?
A 8h ce matin (selon l’AFP), à Alger, l’ambassadeur de France est convoqué au palais présidentiel. Le président Ali Djalili fait connaitre à notre ambassadeur que l’Algérie considère cet événement comme un casus belli. Il met les forces armées en alerte de niveau 5 et décide de porter cette grave agression devant le Conseil de Sécurité de l’ONU. Le président Ali Djalili exige de la France des excuses publiques et une repentance pour ce geste inqualifiable commis par trois de ses ressortissants qui ont bravé tous les droits et le respect qu’ils doivent au pays qui les a accueillis.
Sur le champ, l’Algérie décide d’expulser les 7432 expatriés français avec leurs familles et somme la France d’évacuer, dans un délai de 72 heures, tous ses ressortissants.
A l’heure où je vous transmets cette dépêche, nous ne connaissons pas les décisions du Conseil de Sécurité. Dans de telles circonstances, la condamnation de la France risque d’être inéluctable. Elle sera assortie de pénalités financières.
Laïca
(*) Toute ressemblance avec des faits anciens, présents et futurs est une pure coïncidence.
mercredi 24 février 2010, par A. Lellouch, D. Moens, M. Sitbon, R. Abitbol
Madame la Députée, monsieur le Député (*) ,
Permettez à nos Associations de solliciter votre intervention urgente afin qu’il soit mis, définitivement, un terme à la tentative d’insertion de la finance islamique dans le droit français. Cet appel que nous vous adressons est fait au nom d’une exigence de respect de la laïcité.
La laïcité est un pilier essentiel de notre République. Celui qui nous a permis de « vivre ensemble » depuis des décennies.
Madame Christine Lagarde essaie d’obtenir pour la France des capitaux provenant de la finance islamique. Ce que fait le Royaume Uni depuis des années. Mais la concurrence avec la place de Londres ne doit pas se faire en renonçant à nos principes républicains essentiels.
La finance actuelle dont le dévoiement récent a été décrié ne saurait être moralisée par la loi islamique. La loi coranique, la Charia, n’est en rien une éthique financière, ni même une règle de bonne conduite financière. Elle est un danger pour nos collectivités territoriales. Elle serait un cheval de Troie pour leur imposer des règles contraires à la laïcité. Des chevaux de Troie fonctionnent déjà dans certaines municipalités : viande hallal dans les cantines scolaires, annexion du domaine public au prétexte de prière ...
Pendant des décennies, des obstacles ont été mis à l’introduction en France de la fiducie islamique. La tentative récente d’aménagement du régime de la fiducie française pour la rendre compatible avec la finance islamique a été rejetée par le Conseil Constitutionnel. Ce qui ne saurait être pris comme un simple avertissement sur la forme – le fond et la forme étant liés.
Madame Christine Lagarde s’attache à reformuler sa proposition en faveur de la finance islamique. Il s’agit, en fait, de passer en force en bafouant les principes laïcs sur lesquels s’est fondée notre République.
Pour nous, il est très dangereux et inadmissible que des lois religieuses, la Charia, en l’occurrence, soient introduites dans le fonctionnement de la société française.
Nous ne parlons pas seulement des banques islamiques qui vont demander leur agrément dans notre pays. Agrément qui, compte tenu de la bienveillance actuelle du gouvernement à leur égard, pourrait leur être accordé aisément. Ainsi,ces banques islamiques pourront agir sur les territoires français et européen. En outre, des banques françaises créent déjà des services nommés « Charia Board ». Dans ce cadre nouveau en France, chaque demande de prêt est évaluée par des imams spécialistes de la Charia afin d’en vérifier la compatibilité « Hallal ».
La « raison d’état » bat son plein. La « laïcité » en est déjà ou en sera grignotée. Il est question de ne pas octroyer de prêts pour des activités non Hallal, impures d’après le Coran : vente de porc – d’alcool, certaines activités cinématographiques, la mode, les armes, les jeux de hasard ... et nous en passons. Le pire n’est plus impossible.
Il est noté aussi que dans le cas de prêts multi-bancaires, si le bénéfice - interdiction de prononcer le terme « intérêt » - de ces activités est noyé dans un système Hallal – ce bénéfice (l’intérêt produit, soyons réalistes) obtenu sera remis à des œuvres dites caritatives musulmanes. Exemple l’Institut du Monde Arabe : le but de cet institut est culturel et non caritatif..
La conséquence de cette politique de recherche de financement à tout prix est l’islamisation progressive de la France et de l’Europe. Les journalistes commencent tout juste à parler de cette Finance islamique – il y a un mois « Le canard enchaîné » – depuis 15 jours « Marianne » bientôt d’autres médias alertés vont suivre.
L’université de Strasbourg – Dauphine cette année, Lyon et Reims proposent des diplômes, des masters en Finance islamique. Nos dirigeants ne voient-ils pas ou ne veulent-ils pas voir qu’en douceur, sans violence la France s’assujettit à l’Islam. Nous entrons dans l’ère de la dhimmitude[*]. Nous sommes en train d’abandonner nos fondements laïcs qui ont donné force à notre République. . . Nous nous permettons d’insister sur le fait que l’un des thèmes de ces masters est, pour une large part, l’étude du Coran afin que les prêts bancaires soient compatibles avec les obligations coraniques.
Nous voulons susciter le réveil citoyen de nos ministres, de nos élus, de nos media et de tous nos concitoyens – la laïcité à la française est une conception que nous envient nombre d’autres pays – rien ne justifie que nous soumettions nos principes et nos convictions laïques à tel ou tel groupe de pression économique, surtout sous le couvert de lois religieuses.
Dans l’espoir d’avoir été entendu, nous sollicitons votre ferme soutien dans ce combat pour notre République laïque, nous vous prions de croire, Madame la députée, Monsieur le député, à l’expression de notre parfaite considération.
(*) Ce courrier a été adressé également aux membres de la Commission financière du Sénat.
(**) La dhimmitude fut l’univers juridique, politique et spirituel des Juifs et des Chrétiens indigènes dont les pays furent conquis par le Djihad et gouvernés par la loi islamique, la Charia. L ‘ univers de la dhimmitude a englobé des millions de personnes. Il a couvert trois continents (Afrique, Asie, Europe) . Il a duré de 13 siècles à quelques siècles selon les régions.
R. Abitbol, président Agir Ensemble, pour la République, dans la République président Association B’nai B’rith Deborah Sam Hoffenberg
A. Lellouch, président Association B’nai B’rith David Ben Gourion
M. Sitbon, présidente Association B’nai B’rith Hatikva
D. Moens, mentor Association B’nai B’rith Tsedek.
Par Sidney TOUATI –
Extraits :
Le lent et douloureux processus qui a permis aux peuples européens d’accéder à un niveau et une qualité de vie inconnue jusqu’alors, est resté quasiment limité à l’espace civilisationnel qui lui a donné naissance. Hormis l’exception israélienne, japonaise et sud coréenne, la démocratie moderne, fondée sur la liberté et la responsabilité individuelles, dont l’objectif est le libre épanouissement de la personne, ne s’est pas répandue dans le monde comme nous étions en droit de l’espérer après la chute du mur de Berlin et l’effondrement du bloc soviétique.
Globalement, la majeure partie de l’humanité et notamment la quasi-totalité des pays islamisés, vit toujours en dessous du seuil minimum de liberté, en dessous du seuil de pauvreté. Le développement fulgurant du Japon et d’Israël est un élément prouvant que l’absence de liberté individuelle et du respect de la personne est la source principale de la misère qui sévit aujourd’hui dans le monde.
L’ONU qui avait été créée en vue de garantir à chaque habitant de la planète le libre exercice des droits fondamentaux, a totalement failli à sa mission. Dominée par une majorité d’Etats qui ne respectent pas ces droits, l’ONU est devenue un instrument de dénonciation des démocraties occidentales au premier rang desquelles Israël, les Etats-Unis et l’Europe… les tyrans de toute sorte adoptent la posture de la victime et de l’accusateur.
Les grands médias des pays démocratiques, les représentants du monde politique, une grande partie des intellectuels sont devenus, consciemment ou non, les porte-parole des tyrannies qui maintiennent leur peuple dans les fers en rendant responsable « l’autre », l’Occident, la colonisation, le sionisme de la situation dramatique de leurs nationaux.
C’est, entre autres, par le biais de l’idéologie anti-sioniste que s’opère cette incroyable métamorphose au terme de laquelle les dictatures se drapant dans l’idéologie victimaire, donnent des leçons aux démocraties, exigeant de ces dernières soumission, repentances et argent.
Reflux démocratique et anti-sionisme.
Le reflux démocratique qui s’opère ainsi jusque dans la « marge » des pays développés, s’alimente à l’anti-sionisme devenu véritable religion d’Etat dans la plupart des pays arabo-musulmans et idéologie dominante dans les démocraties occidentales
La haine du Juif, décrit comme vouant un culte au dieu argent, coïncide avec la haine de la bourgeoisie libérale. L’avènement du capitalisme moderne est ainsi présenté par Marx comme résultant du triomphe du judaïsme. Le judaïsme, prophétise-t-il, ne disparaîtra que lorsque la bourgeoisie et le règne de l’argent seront détruits.
On le constate une fois de plus, les intellectuels juifs ou d’origine juive occupent une place centrale dans ce processus de dénigrement et de haine de soi. Shlomo Sand. représentant de la pensée négationniste moderne, cet auteur (dont le livre à peine édité est tout aussitôt traduit en français), pense mettre un terme définitif au débat. En se fondant sur un raisonnement sophistique, il conclut : le peuple juif n’existe pas!
Cette volonté de dénier au peuple juif l’exercice des droits politiques fondamentaux est le véritable enjeu de ce combat planétaire qui prend parfois des chemins inattendus.
La question juive hier, Israël, le sionisme, le post-sionisme, aujourd’hui, demeurent ce lieu où les questions fondamentales se posent et les problématiques se construisent ; où le rationnel est souvent convoqué pour alimenter l’hydre aux mille têtes de l’antisémitisme dont la finalité est toujours la même : dénoncer, accuser, condamner le Juif réel. Persécuté hier pour avoir « tué Dieu » (le peuple déicide !) ; massacré pour avoir menacé la pureté de la race (crime contre la pureté du sang) ; appréhendé, vilipendé, stigmatisé aujourd’hui sous la catégorie infamante du sioniste « tueur de peuple » !
Le sionisme comme expression de la libération des peuples et des citoyens.
Or, l’examen des faits prouve que loin d’être cet instrument de domination et d’aliénation, le sionisme est un mouvement de libération, qui loin de se limiter au seul peuple juif, est porteur d’un message universel. C’est précisément cette universalité du sionisme qui le rend suspect et dangereux aux yeux des tyrans de tous bords. On peut dégager une sorte de règle qui montre que le degré d’opposition au sionisme est proportionnel au niveau de dictature atteint par un Etat. Il faut saisir ce caractère universel du sionisme comme mouvement de libération des peuples et des citoyens …Le sionisme mouvement de libération, respectueux de l’humanisme ; sans doute le seul mouvement de libération ayant réellement abouti depuis la fin de la seconde (ou plutôt la deuxième ?) guerre mondiale à libérer un peuple, mais également et dans le même mouvement, les citoyens qui le composent. Israël est un Etat libre et souverain, composé d’hommes libres.
(Extraits de l’article rédigé par Sidney Touati et consacré au dernier numéro de la revue CONTROVERSES, dirigée par S. Trigano, dont le thème est « Post colonialisme et sionisme »)
Nicole Vulser, Le Monde, mardi 12 janvier 2009
Ce n’est pas encore la rébellion des nez, mais les créateurs de parfums semblent unanimement agacés par la propension de la Commission européenne à réduire, année après année, la liste des ingrédients autorisés pour leur fabrication. Ce qui menace l’existence même de parfums historiques, dont la composition n’est plus conforme aux normes désormais édictées par Bruxelles.
Dans le cadre de l’autorégulation de l’industrie européenne de la parfumerie, l’International Fragrance Association (IFRA) fait travailler un panel d’experts, de dermatologues, de médecins, de spécialistes de l’environnement... qui définissent le risque de chaque produit pour les consommateurs. Elle publie chaque année, en juin, une liste de produits dont l’utilisation est interdite, restreinte ou très encadrée. La Commission européenne s’en inspire généralement pour adapter la directive relative aux produits cosmétiques.
Depuis longtemps déjà, tous les ingrédients d’origine animale sont bannis - il s’agit du musc, de l’ambre gris, de la civette, du castoréum. Les matières premières potentiellement allergènes sont interdites - comme l’exsudation du baume du Pérou, les dérivés de la coumarine, l’absolu de feuilles de figuier ou l’alcool benzylique. Strictement encadrées ou interdites par l’IFRA, l’essence de géranium, de jasmin, de lavande, l’huile de cade, les extraits de feuilles de thé ne figurent toutefois pas encore sur la liste noire de la directive cosmétique... Quant à l’essence de rose, qu’elle vienne du Maroc, de l’Espagne, de Chine ou de Turquie, la voilà également sur la sellette. "Plus encore que la rose elle-même, les cinq autres ingrédients de cette essence pourraient éventuellement faire l’objet de restrictions", indique-t-on à l’IFRA.
"Notre palette de travail se réduit. C’est un peu comme si on disait à un peintre qu’il n’a plus droit d’utiliser du rouge, puis du bleu ou du jaune...", déclare Frédéric Appaire, directeur marketing international de Paco Rabanne.
Il faut donc trouver un produit de synthèse, de substitution pour retrouver des notes disparues. "Cela diminue le champ des possibles. Les jus bougent en permanence avec la législation européenne", ajoute le PDG d’Interparfums, Philippe Benacin. "Bruxelles va tuer une partie du métier, on n’arrive pas à tout reconstruire à l’identique", déplore Sylvie Polette, vice-présidente marketing des parfums Jean Paul Gaultier. "Cela va pousser la recherche, mais c’est vécu comme une réelle contrainte", ajoute-t-elle.
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Chaque semaine, je croise des artisans, des commerçants, des patrons de PME fragilisées par la crise, à qui les banques refusent des rallonges de trésorerie de quelques milliers d’euros : « Garanties insuffisantes ! » clament-elles.
Mais lorsque j’ouvre le journal, je lis que l’euphorie spéculative et boursière bat à nouveau son plein, générant des bonus pour les traders de France avoisinant… le milliard d’euros au titre de 2009, ce qui représente l’équivalent de 62 000 smic en un an !
On me dira que les banques françaises ont remboursé, avec intérêts, l’aide d’Etat dont elles avaient bénéficié l’année dernière, ce qui avait permis d’empêcher un effondrement généralisé qui eût été catastrophique pour tous.
Las, il n’empêche que ces établissements bancaires continuent de collectionner les privilèges, se cachant derrière leur soi-disant compétitivité à l’international pour les justifier. Songeons que ces banques se refinancent à des taux ridiculement bas auprès de la banque centrale, avant de pratiquer des tarifs de crédit, aux particuliers comme aux PME créatrices d’emplois, souvent prohibitifs. Songeons aussi aux prix très chers qu’elles pratiquent pour « punir » les particuliers du moindre découvert, des frais de transaction hors zone euro ou de retrait à partir de distributeurs automatiques hors de leur propre enseigne – d’un coût unitaire d’une dizaine de centimes d’euro, chaque opération peut être facturée un euro, soit 900% plus cher ! Entre spéculation et surfacturation des prestations, rendue possible par l’abus de position dominante qu’exerce l’oligopole bancaire, comment s’étonner de l’explosion des profits alors que tous ou presque se serrent la ceinture ?
Ce système est doublement scandaleux : moralement, car il suscite un légitime sentiment de révolte, économiquement, car il se révèle inefficace pour libérer les énergies et galvaniser les forces vives, que l’on ne cesse ainsi de décourager. Certains s’offusquent qu’une majorité de jeunes Français souhaitent devenir fonctionnaires, mais à qui la faute ?
On nous dit alors que les banques à l’étranger font bien pire. C’est à voir, notamment si le président Obama inflige réellement un remboursement de 110 milliards de dollars aux banques américaines, comme il en a agité la menace ce week-end. Quant à la taxe exceptionnelle sur les bonus annoncée par Christine Lagarde, comment ne pas voir son hypocrisie, sachant qu’elle se substitue au projet de taxe sur les fonds propres, finalement abandonné ?
De vraies solutions existent pourtant, pour peu que la puissance publique veuille les mettre en œuvre : Il faut tout d’abord taxer à titre exceptionnel les bonus 2009 – à hauteur de 80% par exemple – car rien ne justifie que les banques distribuent des bonus au titre de l'année 2009 sachant que ces bonus sont le produit de l'effondrement des marchés en 2008 et du sauvetage de l'Etat et alors que la majorité des Français souffrent lourdement des conséquences de la crise.
- il faut mettre en place une taxe sur toutes les transactions financières (taxe Tobin) de manière à décourager la spéculation et surtout à davantage faire contribuer le monde financier à la collectivité. - il faut réformer radicalement les normes prudentielles pour imposer aux banques de mettre davantage d'argent de côté afin qu'elles ne dépendent pas du secours des contribuables en cas de baisse sévère des marchés.
Il faut aussi procéder à la nationalisation d’une banque, afin de briser l’oligopole bancaire et réintroduire sur ce marché une réelle concurrence au profit des consommateurs.
Il faut enfin, de préférence à l’échelle européenne, introduire une séparation stricte entre banque de détail et banque d’affaires (sur le mode de la législation du New Deal de Roosevelt), afin d’empêcher toute nouvelle prise en otage du système par des banques dont la faillite précipiterait toute la société dans la tourmente (en finir avec les « Too big to fail », comme les appellent les analystes internationaux).
La chose est possible, mais encore faudrait-il que les gouvernants en aient la volonté. Sur ce plan, hélas, rien n’est moins sûr…
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