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lundi 7 septembre 2009, par Loick
« Riposte Laïque » s’est attiré de nombreuses critiques, notamment en mettant en cause la pratique du Ramadan. Le débat est né à partir d’un article où Lucette Jeanpierre se disait consternée en apprenant que 70% des français de culture musulmane suivent ce jeûne. L. Jeanpierre jugeait cette pratique obscurantiste et archaïque, et la mettait sur un plan équivalent au port du voile ; elle disait qu’elle serait indignée de la même façon en apprenant que de nombreux catholiques mangent du poisson le vendredi, ou veulent arriver vierges au mariage.
Certains ont fait remarquer que critiquer le Ramadan, cela revenait à jeter la pierre à tous les musulmans, et en somme sortait du domaine du débat républicain. Il ne s’agissait plus d’attaquer une religion, une vision du monde (l’islamisme, voire l’islam), mais des croyants qui ne demandent qu’à vivre paisiblement leur foi. Une telle attaque pourrait même tomber sous le coup de la loi, disaient-ils, puisqu’elle stigmatisait un ensemble de citoyens à raison de leur religion ou de leur origine.
Tout d’abord, notons que le fait de critiquer la simple pratique du Ramadan, personnelle ou familiale, constitue une attaque contre un des piliers de l’islam. C’est un peu comme si on critiquait le fait d’aller à la Messe le dimanche pour un catholique. Est-il possible de rester catholique sans aller à la Messe, ou de rester musulman sans suivre le Ramadan ? Une critique aussi radicale n’est plus recevable par un croyant. Elle consiste à dire : « il faut cesser de respecter votre religion et de suivre ses injonctions. »
En gros, poussé à l’extrême, cela revient à identifier « combat pour la laïcité » et « combat pour l’athéisme ». Or la laïcité n’est pas l’athéisme, elle doit permettre à chaque personne de vivre ses choix existentiels, voire sa religion. Elle doit avant toute chose protéger la liberté des individus et leurs choix, y compris spirituels.
En ce sens, la critique du Ramadan me semble difficile, si l’on veut respecter la foi et la pratique normale des musulmans. Est-ce à dire qu’il n’y a pas des aspects critiquables, d’un point de vue laïque, dans le Ramadan ?
Supposons des catholiques qui vont à la Messe dans une petite ville ; si ces chrétiens observent les autres, et qu’il y a une pression sociale pour obliger les voisins, la famille, à aller à la Messe, celle-ci devient une forme de contrainte. La personne n’est plus libre d’aller à la Messe ou de ne pas y aller. Il me semble que s’il y a quelque chose de critiquable dans une pratique religieuse, c’est cet aspect de contrainte – et même de contrôle social. La pratique devient alors obligatoire pour toute la famille, et loin d’être une option personnelle, vécue dans l’intimité, elle se transforme en démonstration. Les gens doivent montrer à tout leur groupe familial ou même au village (aujourd’hui au quartier) leur adhésion. Ils protestent publiquement de leur foi, de leur choix spirituel.
On sait que les pratiques religieuses visibles, parfois exagérées pour la galerie, on été maintes fois brocardées en France ; je songe au Tartuffe de Molière. En climat mystique, j’ai entendu parler d’une tradition, celle des « gens du blâme » : il s’agit de personnalités spirituellement réalisées, qui font exprès de braver des interdits sacrés (par exemple boivent de l’alcool), pour s’attirer les foudres des croyants ordinaires (le « blâme »). C’est une forme d’ascèse, permettant de dépasser les dimensions de la religion purement exotérique. Sans aller aussi loin, une pratique extérieure même scrupuleuse n’implique pas toujours une haute spiritualité ni le respect véritable des autres. Mais c’est un détail ici.
Cet aspect de visibilité est en partie combattu par la laïcité. Car il s’accompagne presque nécessairement de contrainte sociale – si tu ne montres pas que tu vas à la Messe, ou que tu suis le Ramadan, tu seras critiqué ou même rejeté par tes proches. Et cet aspect démonstratif peut aussi entraîner de l’agressivité et de la violence envers les brebis égarées qui ne suivent pas les préceptes de la religion. Dans son article, L. Jeanpierre rappelle quelques cas où des personnes se trouvent sermonnées voire agressées parce qu’elles ne suivent pas le Ramadan ! Bref, on crée de toutes pièces une communauté vertueuse, qui montre l’exemple et un groupe « déviant », ceux qui ne suivent pas vraiment les pratiques exigées par l’orthodoxie.
Néanmoins, d’un point de vue laïc non-hostile aux religions (neutre par rapport aux religions), il me semble que la pratique du Ramadan, comme la Messe, la prière, le jeûne complet, les mortifications, etc., ne peuvent pas être critiqués en eux-mêmes ; mais peut-être est-ce à condition d’en ôter tout caractère démonstratif, se réclamant d’une visibilité sociale et pouvant donc devenir une contrainte et un marqueur négatifs pour ceux qui oseraient s’y soustraire. Dans ce cas-là, on pourrait dire que la laïcité s’accorde avec toute pratique spirituelle intérieure, personnelle, pudique, mais risque bien de s’opposer aux démonstrations religieuses voyantes – non parce qu’elles seraient voyantes, mais parce qu’elles entraînent quasiment toujours des discriminations envers les membres récalcitrants, ceux qui ne « respectent pas » la pratique mise en vue.
Ainsi, si on en revient à l’Islam, cette religion comporte des aspects sociaux très marqués. Pour les « islamophobes », ces aspects sociaux – pourtant souvent sympathiques, comme le partage festif du repas de rupture de jeûne – peut devenir un moyen d’emprise sociale, facilement contraignant. Les pratiques de l’islam, quand elles prennent un tour familial et même impliquant les voisins, les amis, etc., seraient vues (par les « islamophobes ») comme opposées au choix libre de l’individu. Les « islamophobes » voudraient un islam beaucoup plus intérieur, cantonné à la Mosquée ou à l’intimité du foyer, mais qui ne se rend pas visible dans le quartier. Espérer un tel islam, est-ce réaliste ? D’ailleurs, le catholicisme n’est-il pas visible et démonstratif, lui aussi ? En ce cas, pourquoi exiger de l’islam une non-visibilité particulière ? Cela sera considéré comme de la discrimination par les musulmans.
D’un autre côté, la pratique très socialisée d’une religion n’est-elle pas, hélas, souvent un vecteur de contrainte de groupe ? L’article de L. Jeanpierre, en lançant des flèches contre le Ramandan, devrait nous conduire à poser ces questions, qui sont légitimes pour des laïques. Mais loin, bien sûr, de tout esprit de stigmatisation envers les croyants.
Loick
L’islamisation semble n’épargner aucune région de l’Europe. Ainsi le Danemark vient-il d’autoriser une femme musulmane à témoigner dans un tribunal le visage couvert, au mépris de la loi. Il est également question qu’une toute première mosquée soit édifiée prochainement sur le sol danois.
COPENHAGUE - Au Danemark, la loi interdit aux témoins de se présenter à la barre en portant un chapeau ou des lunettes de soleil, et à plus forte raison, il est interdit de témoigner le visage masqué. Pourtant, et c’est une première dans les annales de la justice danoise, une femme a témoigné vêtue d’un niqab, c’est-à-dire le visage entièrement recouvert d’un voile.
Au cours d’un procès, le 7 août à Copenhague, une musulmane appelée à témoigner a refusé de lever son voile pour s’identifier devant la Cour, présentant simplement aux juges son permis de conduire.
Le président à la Cour d’Appel de Copenhague a expliqué cette exception par le fait qu’une femme juge, pendant cette audience, avait pu vérifier son identité en levant discrètement le voile du témoin.
“On a pu résoudre ce problème de manière satisfaisante, mais je peux bien m’imaginer d’autres situations qui seraient plus problématiques”, a reconnu le président du tribunal, Henrik Bitsch, sur la chaîne danoise TV2 News.
Le port de la burka et du niqab fait l’objet de débats ces dernières semaines sur la scène politique danoise à la suite d’une proposition du parti conservateur de la coalition bipartite au pouvoir (avec les libéraux) visant à l’interdire dans l’espace public.
Le 27 août, le conseil municipal de Copenhague avait voté à une large majorité en faveur de la construction d’une toute première mosquée sur le sol danois.
D’une superficie de 2000 m2, cette mosquée sera sensée répondre aux attentes de la communauté chiite et sa construction serait essentiellement financée par l’Iran. Le site retenu est une fabrique de machines désaffectée, dans le quartier populaire du nord-ouest de Copenhague.
Mais le conseil devra procéder à un nouveau vote vers la mi-septembre suite à une protestation de l’extrême droite opposée à ce projet et à son financement par l’Iran.
“Nous avons présenté une proposition au conseil pour débattre de nouveau de ce projet, le 17 septembre, car nous avons appris depuis que le régime iranien serait très vraisemblablement le financier de cette grande mosquée”, a déclaré à l’AFP Carl Christian Ebbesen, président du groupe du Parti du peuple danois (extrême droite, PPD) à la mairie.
“Plusieurs membres du conseil, dont ceux qui y sont favorables comme les sociaux-démocrates, nous ont dit qu’ils auraient voté non s’ils avaient su qui en assurerait le financement”, a-t-il souligné, espérant un “nouveau vote négatif” sur ce projet.
Le PPD, le seul à avoir voté contre ce projet de mosquée en août, est “hostile”, dit Carl Christian Ebbesen, “à ce symbole de l’islam oppresseur en terre chrétienne”, faisant référence à la salle de prières de la mosquée qui sera surmontée d’une coupole bleue culminant à 24 mètres et de deux minarets d’une “altitude” de 32 mètres.
Le coût de la mosquée, couplée à un centre culturel musulman, est estimé à 40-50 millions de Couronnes (5,4 à 6,7 millions d’Euros) financé par des dons privés, dont une partie a déjà été trouvée selon l’association Ahlul Bayt à l’origine de ce projet.
Le feu vert de la mairie à ce projet a provoqué depuis une semaine de vifs débats sur la scène politique et dans les médias, notamment en raison de son financement présumé par l’Iran, considéré comme problématique.
A Copenhague, il y aurait près de 250 000 musulmans, dont 10 à 15% de chiites.
Source : Islam pluriel 1, 2.
lundi 31 août 2009, par Loick
Il me semble que Riposte Laïque a fait un travail essentiel, mais qui ne trouve pas de représentants politiques crédibles pour le reprendre. Ceci, parce que les questions de l’islam et de l’immigration sont entremêlées, ce qui verrouille le débat en France et sans doute dans la plupart des pays européens.
Dans le champ politique, pour l’instant la critique de l’islam reste cantonnée dans des sphères d’extrême droite ou de droite nationaliste (comme celle de De Villiers). Il semble qu’il y a une logique à ce problème : lorsqu’on considère que l’islam, tel qu’il est professé par beaucoup de personnes aujourd’hui (c’est-à-dire un islam plutôt traditionnel, trop souvent hélas empreint de valeurs rétrogrades, et non l’islam des Lumières, le magnifique islam mystique ou l’islam réformé de Pascal Hilout), rentre en contradiction avec nombre de valeurs des Lumières, on en arrive souvent à se positionner « contre » le toujours-plus d’immigration musulmane. On demande alors une sorte de moratoire plus ou moins long sur l’immigration, par principe de précaution - le temps pour l’islam de France de développer une relation de plus en plus positive avec la laïcité, et le temps pour les enfants de l’immigration de mieux s’intégrer à des sociétés séculières, laïques, féministes, dont les valeurs parfois les choquent.
Or, en le déplorant, il faut bien reconnaître qu’un tel discours critique sur l’immigration n’est prononcé aujourd’hui, dans le champ politique, que par l’extrême droite. Il est associé dans ce cas à des tendances xénophobes, des nostalgiques de Pétain ou de Louis XVI, etc. Alors, que peuvent faire les citoyens qui se sentent de gauche ou écologistes, n’adhèrent pas aux soi-disant solutions économiques ni aux valeurs sociétales des droites dures, et qui pourtant questionnent ce toujours-plus d’immigration musulmane ?
Il faut analyser les verrous idéologiques, qui sidèrent littéralement tout responsable politique face à ces questions.
A gauche : nombre d’humanistes considèrent que l’accueil des immigrés, notamment musulmans, est un devoir. Chrétiens, ils considèrent que fermer les frontières, c’est être égoïste, trahir les préceptes évangéliques du partage. Athée, ils veulent lutter contre les frontières et les nationalismes. Pour eux, fermer les frontières, c’est créer des inégalités injustifiables : pourquoi être né d’un côté du monde devrait vous vouer à la richesse, et d’un autre côté à la pauvreté ? Tant pour ces chrétiens que pour ces internationalistes, refuser l’immigration est une position intenable moralement.
Plus grave encore : les pays du Nord ayant pillé durant des siècles les pays d’Afrique, c’est un juste retour des choses de tendre la main aux Africains et de les accueillir aujourd’hui.
Soyons très clair : pour la gauche, être contre l’immigration, c’est être un salaud. Il faut avoir le courage d’un Zemmour pour assumer dans l’espace public un tel rôle, devant des accusateurs comme tout ce que compte le show biz et les gardiens de la morale. Il n’y a pas beaucoup d’autres candidats pour jouer les trouble-fêtes et recevoir les huées d’un public de jeunes conditionnés à suivre les chanteurs et comiques qui font l’air du temps.
A mon avis, bien des personnes de cette gauche moralisatrice auraient intérêt à s’inquiéter de la montée de l’homophobie, du sexisme, de l’antisémitisme dans les quartiers. Il est évident que ces tendances sont opposées aux valeurs essentielles de la gauche (et du show biz !), alors qu’elles sont souvent véhiculées par des prêcheurs islamistes et des sites incendiaires.
Maintenant, à droite : nombre de libéraux, beaucoup plus cyniques, disent que l’on va avoir besoin de millions d’immigrés en Europe, pour des raisons purement économiques. Là, ce n’est pas une question de morale ni de sentiments. Il faut faire venir toujours plus d’immigrés pour remplacer les baby boomers quand ils prendront leur retraite. La natalité européenne est trop faible, nous répète-t-on. Depuis 20 ou 30 ans, on nous annonce la grande catastrophe démographique : les pays européens manqueront de bras, les retraites ne seront plus payées faute de cotisants, les pays se désertifiant faute de population, il n’y aura plus assez d’enfants pour maintenir les écoles ouvertes, nos « vieux » n’auront plus personne pour s’occuper d’eux etc.
Certes, on ne voit pas pour l’instant le chômage décroître ; certes, on voit en revanche des milliers de jeunes sans emploi en bas des immeubles, dans les quartiers ; certes, les personnes qui partent en retraite ne libèrent pas des millions de postes car souvent elles sont remplacées par l’automatisation et l’informatisation, qui permettent de supprimer nombre de postes. Qu’importe ces faits, il faut des dizaines de millions d’immigrés, on vous dit, chaque nouveau Rapport de l’UE le martèle, ne discutez pas, vous êtes des ignorants, laissez les experts décider à votre place ! Ces deux visions, celle des humanistes de gauche et celle des libéraux obsédés par « les retraites », convergent vers le même projet politique : l’ouverture des frontières en grand. Chômage qui ne fait qu’augmenter, pénurie des logements, problèmes de cohabitation voire difficultés d’intégration : rien ne compte face aux deux discours idéologiques. Evidemment les responsables se disent que les peuples ne veulent pas de ces frontières grandes ouvertes, mais ils sont convaincus que les peuples ont tort, ne voient pas sur le long terme, réagissent « avec leurs tripes » ou par racisme ; d’où le refus d’organiser un débat collectif suivi d’un référendum sur de telles questions. D’ailleurs, si référendum il y avait, et qu’il ne donnait pas la réponse souhaitée, il ne serait pas entendu - on a vu ce qu’il s’est passé pour le rejet de la « Constitution européenne ».
Pour toutes ces raisons, tout responsable ou tout mouvement politique qui s’opposera à l’islamisation, étant du même coup « contre l’immigration », sortira du champ politique normal.
Comment alors réussir à échapper à la stigmatisation et à la disqualification ? Comment trouver des représentants politiques qui pourront s’exprimer clairement et, du moins, poser le débat qui doit exister sur ces deux questions brûlantes : l’immigration (en a-t-on réellement besoin ?
Est-elle une nécessité pour nous et un bien pour les pays pauvres ?) ; l’islam (comment peut-il devenir de mieux en mieux compatible avec la laïcité ? Que demander aux représentants autorisés de l’islam pour que cette religion soit pleinement acceptée et reconnue, sans susciter des problèmes et des tensions par rapport aux valeurs en vigueur dans l’UE ?). Il faut agir sur deux fronts : désamorcer d’une part les accusations de la gauche morale, et d’autre part le raisonnement économique de la droite libérale. Il faut que ces questions ne soient plus du tout une chasse gardée de l’extrême droite, qui n’est pas crédible et dont les valeurs s’opposent aux valeurs humanistes. A mon avis, c’est en travaillant et en réfléchissant sur ces questions (ces verrous psychologiques) qui bloquent des représentants politiques et empêchent de prendre ces sujets à bras le corps, que Riposte Laïque fait un pas de plus. Un pas décisif, qui mène hors des constats, vers un début de résolution, pacifique et respectueux des personnes.
Car les questions cruciales de l’immigration, de l’intégration et de l’islam (questions différentes mais qui se mêlent aujourd’hui) ne pourront être abordées qu’avec tous les acteurs, dont les enfants et petits-enfants de l’immigration, les musulmans, les associations de terrain, pour chercher ensemble les meilleures solutions. Contrairement à ce que veut la droite xénophobe, il ne s’agit pas d’exclure celles et ceux qui sont de plein droit nos concitoyens, mais de réussir à créer les meilleures conditions du vivre-ensemble et d’une évolution conjointe des mentalités, même si cela nécessitait (après débat contradictoire où chacun s’exprimerait) un moratoire sur l’afflux de nouveaux immigrés, pendant une période de quelques années.
L’Europe n’a pas à se fermer et à manquer de générosité. Elle devrait notamment accueillir les victimes de l’islamisme, les minorités opprimées - homosexuels, musulmans laïques et éclairés, femmes qui luttent contre les discriminations, dissidents des pays où règne les théocraties. Le fait que l’UE et différents Etats européens aient tergiversé pour défendre Ayan Hirsi Ali est un drame moral, dont bien peu de nos vigilants se sont inquiétés d’ailleurs. Autant l’accueil de personnes qui n’adhèrent pas aux valeurs de la laïcité, de l’égalité hommes/femmes, du libre-choix de sa religion, voire qui combattent ces valeurs, autant cet accueil demande à être questionné, car il est vecteur de tensions futures et d’une remise en cause de nos plus grands acquis ; autant l’acceuil chaleureux des personnes qui luttent pour ces valeurs est un impératif moral. Si la gauche morale veut un idéal constructif, il semble se situer là.
Loick
lundi 31 août 2009, par Alain Rubin
Les avatars d’un des courants, en France, de la défunte quatrième internationales viennent de s’illustrer d’une manière à la fois tragique et grotesque au dernier congrès de la "Libre pensée".
Après la solidarité avec les fascistes du Hezbollah et du Hamas au motif de combattre Israël, après avoir refusé les mobilisations de l’opinion produites par l’assassinat du jeune Juif Halimi par le voyou djihadiste Fofana et son gang et réseau de complices, au prétexte qu’il ne "fallait pas affaiblir le combat du peuple palestinien et aider l’état théocratique israélien" (le défunt Lambert dans l’hebdomadaire Informations Ouvrières),après la condamnation des mouvements de masse de juin en Iran contre la dictature des mollah, le pseudo trotskisme vient aujourd’hui au secours des réseaux salafistes qui manipulent les femmes "volontairement" emprisonnées sous les oripeaux de la dictature de la charia, et aggravent l’oppression des femmes non volontaires, comme cette jeune épouse marocaine qu’un français converti à l’islam version salafiste était allée chercher au Maroc pour disposer d’une esclave domestique recouverte de la tête aux pieds jusqu’au bout des doigts.
Au Maroc, cette jeune femme allait et venait librement, au Maroc elle n’était pas enfermée dans un "vêtement". En France, la jeune femme s’est retrouvée ramenée au statut d’esclave domestique, retranchée du monde et interdite de contacte en dehors de son époux, seigneur et maître.
L’hypocrisie des soit-disant trotskistes n’a d’égal que leur duplicité. Ils défendent un outil d’apartheid en France même et osent lancer des formules contre "l’apartheid sioniste"...
En leur temps, leurs amis anglais de la SLL allèrent chercher des aides financières du côté de "l’anti impérialiste" Khadhafi. Aujourd’hui, pour ce "trotskisme", en France, c’est le "front inique" (1) avec Tariq Ramadan, contre les femmes. C’est une complicité honteuse, sous couvert, c’est le cas de la dire, de la liberté personnelle des femmes de s’habiller comme elles veulent, même si c’est en revêtant l’uniforme de bagnarde imposé aux femmes afghanes, saoudiennes et iraniennes. Oui, c’est l’honneur du mouvement jeune Turc et de Kémal Attatürk d’avoir interdit les signes vestimentaires de l’islam, comme c’était aussi l’honneur du fondateur de la dynastie Pahlavi produit d’un mouvement national qui tourna au bonapartisme dynastique, comme ce sera celui de Bourguiba, mais comme cela ne sera pas celui du FLN en Algérie indépendante. Ce dernier, après avoir pris le contrôle totalitaire du mouvement national du peuple d’Algérie, proclama l’Algérie "république arabo musulmane", sur la base du dénie d’existence de la majorité berbère et de l’expulsion des Juifs dont une partie étaient algériens depuis la chute du premier temple de Jérusalem (2) et une autre depuis l’expulsion d’Espagne en 1492.
Le prétendu trotskisme dévoie la Laïcité, lui dont l’ancêtre, l’OCI, condamnait la "laïcité ouverte", il se retrouve en 2009 sur les mêmes bancs que les réseaux salafistes. Grave !!!
Qu’espèrent-ils vraiment, arrêter l’hémorragie militante et la fossilisation impuissante, le tout masqué sous la phraséologie faussement "lutte de classe" d’un radicalisme impotent ?
En 1981, il y avait plus de 6000 militants à l’OCI.
En 2009, les épigones du défunt pape de l’ex OCI, qui ont dévoyé le combat pour la quatrième internationale, se retrouvent à 1500- 2000 ; après le PT de 6000 cartes, ils se retrouvent dans un NOUVEAU "parti ouvrier", un parti ouvrier indépendant (ça change tout) de TOUJOURS 6000 cartes.
Ils se raccrochent aujourd’hui à des forces et des individus qui veulent imposer un fascisme particulièrement dangereux. Les outils de dictature de ce fascisme ne sont pas seulement la police religieuse et la destruction des organisations ouvrière, par la prison et les potences, comme en Iran, (et à Gaza) mais présentement, en France, par la mise en place de nouvelles "lois" par en bas, des "lois" de statut "personnel" qui produisent fanatisme, haine de son voisinage, violences quotidiennes...et ensuite me direz-vous ? Demandez donc aux iraniens, demandez aux gazaoui, demandez à tous ces algériens qui ont fui leur pays, ils vous diront.
Alain RUBIN
1) Comme dirait l’autre, dans ce "Front", qui "nique l’autre", le pseudo trotskisme ou l’islamisme militant ?
2) Le temple de Jérusalem, dont on peut encore admirer les restes des remparts reconstruits par Hérode (le Kotel ou "mur des lamentations), a été détruit la première fois par les Babyloniens en 586 avant l’ère chrétienne, à l’issue de la conquête de la Judée. De cette époque remonte la première dispersion et ce que l’on appelle les "10 tribus perdues d’Israël" dont une partie se sont alors répandues en Afrique du nord et en Afrique noire. Plus anciennement, des groupes d’Hébreux s’étaient déjà installés en Afrique du nord avec leurs voisins et associés Phéniciens avec lesquels sera fondée Carthage, et la civilisation punique grande rivale de Rome. Le temple sera détruit une seconde fois en 70 par les Romains dirigés par Titus à l’issue de la première révolte des Juifs contre l’empire romain. Une seconde révolte, la révolte dite de Bar Kokhba (le "fils de l’étoile" en araméen), sera écrasée en 135.
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vendredi 28 août 2009, par Cyrano
Lorsque nous avons lancé ce projet de pétition, contre le voile et la burqa, en plein mois d’août, nous n’en menions pas large. Ne risquions-nous pas, en affichant un objectif aussi ambitieux, de nous prendre un bide retentissant ? N’aurions-nous pas dû être plus modestes, et nous contenter de demander l’interdiction de la seule burqa, obectif bien plus consensuel ?
Nous avons pris nos responsabilités, nous avons choisi de foncer, et décidé d’avancer notre date de reparution de 8 jours. Nous avons donc lancé cette pétition – que nous vous engageons à signer et à faire signer - dès le 18 août.
http://www.ripostelaique.com/Halte-a-la-burqa-et-au-voile.html
Nous sommes reconnaissants à toutes celles et ceux qui l’ont signée, sans hésiter. Mais nous devons une gratitude particulière à ces deux anciennes ministres, Yvette Roudy et Corinne Lepage, qui nous ont dit « oui » immédiatement. Nous savons que leur signature a été déterminante, pour convaincre des hésitants d’appuyer notre démarche.
Lire les noms et les titres des premiers signataires est également rassurant. Outre deux anciennes ministres, il y a là des représentants de toute la palette politique, associative et syndicale française. En outre, il y a un éventail fort significatif de la diversité de la société française. Il y a surtout des signatures venues de dizaines de pays, qui nous montrent que la France est regardée dans le monde entier, et que le problème du voile intégral n’est que la face visible d’une offensive mondiale qui inquiète tous les démocrates lucides. Nous espérons que les militants de certains pays feront le meilleur usage de la version anglaise de cette pétition.
http://www.ripostelaique.com/Stop-the-burqa-and-the-veil.html
En lançant, en plein mois d’août, cette opération-pétition, relayée par plusieurs sites (1), notre journal a voulu envoyer un message fort. Nous sommes conscients de l’importance capitale de la mission parlementaire sur le voile intégral, présidée par André Gérin. Nous sommes convaincus que cette mission, que son président a voulu ouverte à de multiples témoignages, peut être porteuse du meilleur comme du pire. Le pire serait qu’elle rende un rapport qui finisse au fond d’un tiroir, et que la vie continue comme avant. Le meilleur est que, à l’instar de la commission Stasi ou de la commission parlementaire Debré, les témoignages entendus, et surtout la pression des électeurs, montre à nos élus qu’une majorité d’habitants de ce pays, y compris de culture arabo-musulmane, en a marre de l’offensive islamiste, sous ses multiples facettes, et qu’ils attendent de nos élus qu’ils marquent, par la loi, le coup d’arrêt qui s’impose.
Cette pétition n’est qu’un premier outil. Notre rédaction va se réunir, ce week-end, pour analyser la situation, et surtout proposer rapidement à nos lecteurs d’autres types d’actions, pour faire pencher la balance du côté des droits des femmes, de la laïcité et de la République, contre les tenues de Belphégor, le communautarisme et la montée du fascisme islamiste. Il faut que les citoyens de notre pays conscient de la gravité du problème, chacun avec ses moyens, entrent en action.
C’est un nouveau type de résistance qui doit se mettre en place. Nous avons suffisamment brocardé ceux qui détournent le mot « Résistance » de sa signification première, une lutte patriotique contre l’occupant nazi, pour ne pas hésiter, aujourd’hui, à utiliser ce mot. Dans un contexte politique et historique fort différent de celui des années 1940, notre pays est la cible d’un autre type de fascisme, politico-religieux, celui-ci. Le voile et la burqa, que la pétition pointe du doigt, ne sont que la face visible de l’iceberg. La multiplication d’enclaves musulmanes que nous voyons se mettre en place, depuis vingt ans, avec leur lot de commerces commautaristes, de mosquées, de salles de prières, de voilées et de barbus, ne sont, hélas, qu’un avant-goût d’une offensive de conquête que les plus déterminés de ces fanatiques ne cachent même plus. (2) Cette indispensable résistance, pour préserver le modèle social, républicain et laïque de notre pays, est, pour notre journal, l’enjeu majeur des prochaines années.
Pendant que les militants des différents partis affutent leurs stratégies de rentrée dans les universités d’été, nous voulons poser les vraies questions de l’heure. Comment préserve-t-on les acquis des luttes laïques et féministes, quand, en plein mois du ramadan (que la ministre Fadela Amara se vante de faire), on ne peut que constater le poids grandissant de l’islam, en France. (3) Ce sujet, qui préoccupe et angoisse de plus en plus de citoyens, n’est pourtant à l’ordre du jour d’aucune université d’été. Mais nous savons que dans chacune de ces structures, il suffit de lire la liste des signataires, cette question peut venir à l’ordre du jour.
Dans le prochain numéro de mardi, si nos travaux du week-end ont été fructueux, nous serons à même de faire des propositions, sans aucune exclusive, à toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans ce combat, et sont prêts à participer, avec nous et d’autres, à une nouvelle résistance anti-fasciste, dont notre pays a un aujourd’hui un besoin vital.
En attendant, si vous souhaitez nous aider (il va nous falloir des moyens), vous pouvez nous envoyer un chèque de soutien, adressé à
Riposte Laïque, BP82035, 13201 Marseille Cedex 01.
Vous pouvez également commander notre livre « Les dessous du voile », en nous faisant parvenir un chèque de 19 euros, à la même adresse. Vous pouvez également le commander sur Amazon : http://www.amazon.fr/gp/offer-listing/2746607042/ref=sr_1_olp_1 ?ie=UTF8&s=gateway&qid=1238170522&sr=8-1
Vous pouvez enfin le commander chez votre libraire.
Si vous souhaitez mieux nous connaître, nous vous recommandons enfin, sur notre site, l’interview donnée à Radio Libertaire par nos deux collaborateurs, Anne Zelensky et Pierre Cassen, qui expliquent fort bien la philosophie de notre journal.
Nous vous souhaitons une bonne fin de mois d’août, et vous remercions d’avance de tout ce que vous pourrez faire pour nous aider à défendre la République laïque, face à ses plus dangereux agresseurs.
Cyrano
(1) Sites ayant relayé, ou commenté notre pétition :
http://algrange.over-blog.com/
http://eldiablo.over-blog.org/
http://english-rose-uk.blogspot.com/
http://laiciste.over-blog.com/
http://missioneuropakmartell.wordpress.com/
http://mraghabia.blogspot.com/
http://sidobremichelnarbonne.midiblogs.com
http://pygautierpaillot.numeriblog.fr/
http://revuepressemulhouse.unblog.fr/
http://sitasecure.wordpress.com/
http://sos-crise.over-blog.com/
http://www.libertiesalliance.org/
http://www.libre-penseur-adlpf.com/
http://www.onlypromoteurs.com/
(2) http://www.youtube.com/watch ?v=2gAmMCHeJCY
(3) http://www.ripostelaique.com/70-des-musulmans-vivant-en-France.html
lundi 24 août 2009, par Alain Rubin
Ces fortes paroles du président du conseil de la chambre de Front populaire, quelques semaines seulement avant l’effondrement des armées françaises, sont tombée dans l’oubli. A en croire Paul Raynaud, les forces militaires franco-britanniques allaient mettre en déroute les armées du Reich allemand qui devait durer 1000 ans, pérorait le Führer…
Il y a quelques jours, j‘écoutais sur Internet un prêcheur islamiste du londonistan. L’homme, paraphrasant Paul Raynaud, s’adresse à tous les « impies » et autres mécréants. En premiers, il s’adresse à ses hôtes, les autochtones anglo-saxons et celtes qui ont formé la nation anglaise. Il leur dit : Nous allons vous vaincre, nous allons vous conquérir. Nous serons maîtres ici puis dans le monde entier. Comment, se demandera-t-on ? Il répond à cette question : parce que nous sommes les plus forts ! Parce que nous sommes musulmans, et que nous les musulmans, ce n’est pas la vie mais la mort qui nous intéresse. Nous sommes donc invincibles. Vous n’y pouvez rien. Alors, soumettez vous, reconnaissez la Charia, mettez là à la place de la loi anglaise…
Comme ses pareils, les organisateurs d’attentats à la bombe humaine, utilisant parfois la burqua et autre niqab pour envoyer parmi leurs victimes confiantes des poseurs de bombe se camouflant sous le vêtement-prison des femmes esclaves morales et physiques, notre prêcheur londonistanais ne sait pas ce que c’est que le courage et l’abnégation. Manifestement, il ignore tout de l’esprit civique, du patriotisme, du dévouement et du véritable esprit de sacrifice. En outre, il est patent qu’il ignore tout de l’histoire humaine passée et récente.
Ce personnage n’a sûrement pas entendu parler de la déroute des dizaines de milliers de combattants rassemblés au Soudan par un chef djihadiste, le Mahdi, dans les années 80 du 19ème siècle. Sinon, il saurait qu’une foule fanatisée et qui se croyait immortelle ou vouée au paradis des djihadistes en cas de mort au combat, a été dispersée par quelques centaines de soldats britanniques disciplinés, dévoués et bien organisés, dont les chefs et les leaders d’opinion, bien sur, n’étaient pas disposés à donner sans combattre les clefs de la maison Grande Bretagne à des racketters djihadistes.
Ce prêcheur ignore le courage et la dignité. Il ne sait rien de l’Histoire, c’est visible. Sans quoi, il aurait entendu parler de Stalingrad en 1943 et de la résistance, 24 heures sur 24, qui durera des semaines presque sans sommeil, dans un froid extrême et avec à peine de nourriture, de dizaines de milliers de soldats et d’ouvriers soviétiques ; ces soldats et ouvriers soviétiques n’avaient pas attendu les ordres du chef Staline pour dire aux hordes nazies, « vous ne passerez pas ! » ils les stopperont.
Ces soldats « rouges » et ces ouvriers de l’ancienne URSS ne donnaient pas leur vie pour aller épouser les « houris », les vierges d’Allah. La plupart d’entre eux renonceront à leur existence terrestre, la seule qui soit pensaient-ils, pour que leurs concitoyens et leurs propres enfants puissent vivre libres. La plupart d’entre eux ne croyaient pas dans une vie après la mort. Pourtant ils sacrifieront leur vie. C’est cela le courage.
Ce sont ces conditions morales, fruits de la pensée et de convictions réfléchies (pas des convictions automatiques, importées, sans qu’ils aient leur mot à dire, dans des têtes d’enfants aux cervelles considérées comme des sortes d’estomacs d’oies humaines gavées de dogmes indiscutables), ce sont ces conditions qui font défaut aux djihadistes ; ces derniers sont fanatisés par la peur d’un Dieu père fouettard et distributeur de cadeaux sexuels à ses esclaves les plus soumis et prêts, pour cela, à aller arracher leurs entrailles à tout être humain ne voulant pas devenir lui-même un esclave, et, si Dieu existe, voulant débattre avec lui de la terre et des besoins de ses habitants, de l’univers, du bien et du mal, du mauvais et du bien, du pas très bon et du mieux.
J’évoquais la résistance populaire à Stalingrad. Je pourrai multiplier les exemples passés et récents du dévouement jusqu’à la mort de milliers d’ hommes et de femmes, voulant servir leur prochain en choisissant de périr pour que s’édifie une société plus juste et meilleure pour tous, une société humaine et libre. Personne n’a pu oublier le jeune étudiant Juif tchécoslovaque Jan Pallach qui s’est immolé par le feu en janvier 1969, pour protester publiquement contre la normalisation et l’occupation de son pays par les soldats surarmés du pacte de Varsovie.
Il n’est jamais venu à ce jeune défenseur du socialisme du printemps de Prague, le vrai socialisme, d’aller pour cela tuer des enfants, des femmes et des vieillards de Russie.
Jan Pallach a renoncé à l’existence, pour affirmer la dignité et l’aspiration à la vie libre pour chacun, sans attendre pour cela que « Dieu le père » le marie avec un certain nombre d’esclaves sexuelles. Il aimait la vie, et comme les milliers de défenseurs volontaires de Stalingrad qui brisèrent la puissance de la machine de guerre hitlérienne, qui eux aussi aimaient la vie, il renonça à la sienne pour défendre la vie, la vraie, la vie libre ! Notre orateur londonistanais ignore sans conteste tout de cela. Il croit que la veulerie politique des chefs du Labour et l’esprit munichois des leaders conservateurs actuels reflètent le peuple britannique et les autres peuples.
En France, il ne s’agit pas des londonistanais mais des Tariq Ramadan et autres défenseurs du burquinistan (avec leurs comparses staliniens, leurs satellites, et leurs cousins « trotskistes » et autres « anti-impérialistes »).
C’est aussi ce que pensait Hitler, dont les londonistanais veulent achever l’œuvre d’extermination des Juifs. Le dictateur croyait que la lâcheté des chefs reflétait et exprimait celle du peuple. Il croyait qu’était révolue, définitivement, les conditions morales qui avaient fait du peuple de France, ce peuple pionnier, cette nation qui a ouvert à l’humanité toute entière la voie vers l’émancipation…il croyait, le Führer, et il a vu.
Alain RUBIN
lundi 24 août 2009, par Bonapartine
Le 20 janvier 2006, un jeune homme âgé de vingt-trois ans, Ilan Halimi a rendez-vous avec une jeune fille, Emma, qui l’a abordé trois jours plus tôt dans le magasin de téléphonie où il travaillait, boulevard Voltaire.
L’Affaire Halimi commence finalement comme une histoire banale, celle d’une rencontre que vivent des milliers de jeunes gens tous les jours en France. Hélas, nous devrions tous et toutes apprendre très vite à nos enfants que tout ce qui brille n’est pas or : dans ce théâtre d’ombres qui se mouvaient à l’arrière-scène, Ilan Halimi ne pouvait imaginer un seul instant la tragédie à laquelle le conduisait ce rendez-vous aux apparences anodines. En effet, en ce jour de janvier 2006, la jeune Emma qui entre dans le magasin de téléphonie mobile n’était rien d’autre qu’un appât au service d’un certain Youssouf Fofana dont le projet initial était « d’enlever un Juif parce qu’ils sont bourrés de thunes ».
La suite, chacun la connaît : Ilan Halimi a été kidnappé puis transporté jusqu’à un appartement d’une cité de Bagneux. Séquestré et torturé pendant des semaines, son corps sera découvert le 13.02.06 le long d’une voie ferrée, à Sainte-Geneviève des-Bois dans le département de l’Essonne.
Je n’insisterai pas davantage ici sur les conditions de séquestration et les tortures infligées à Ilan Halimi : je ne veux pas ajouter l’horreur à l’horreur. Dans ce genre de circonstances, aucun citoyen digne de ce nom ne se résout de toute façon jamais à accepter la mort d’un jeune homme ou d’une jeune fille de la Nation française tombé (ée) sous les coups de la torture. Quelles que soient la couleur de sa peau, ses origines ethniques, son appartenance religieuse ou pas, ses origines sociales. Rien ne justifie jamais le crime. Absolument rien.
Assassiner l’avenir de la Nation, notre jeunesse, juive ou pas, mineure ou pas, c’est assassiner la France. L’oublier serait renier notre culture, dénigrer notre mémoire collective. En un mot, perdre notre âme. Et si l’Etat français n’est plus capable de protéger et de garantir la sécurité de ses enfants, alors la France ne sera bientôt plus capable de construire son avenir.
Du reste, qui sont ces enfants de la Nation qui enlèvent, séquestrent, torturent et laissent se vider de leur sang d’autres enfants de la Nation ? Des jeunes des cités ? Des enfants issus de milieux sociaux défavorisés ? Des jeunes " en mal de repères ", nous dit-on. Malheureusement, cet angélisme de la pensée véhiculé par certains sociologues, psychologues et autres bien pensants qui n’ont parfois même jamais mis les pieds dans aucun quartier dit " sensible " conduit à terme à tout justifier, y compris l’innommable d’une part. D’autre part, dans l’Affaire du " Gang des Barbares ", ce discours manquerait en partie de fiabilité. En effet, si certains des 27 mis en examen étaient certes chômeurs, tous ne l’étaient pas non plus et n’étaient pas davantage non plus systématiquement en échec scolaire.
Alors, qui sont ceux mis en examen en 2006 dans le cadre de l’instruction du meurtre d’Ilan Halimi ? Chômeurs, acteurs de trafics en tous genres, un multirécidiviste pour affaires de drogues et de voitures notamment, des condamnés parfois de fraîche date certes …. mais aussi des lycéens – le cas d’Emma, élève inscrite en classe de seconde -, étudiants – l’un d’eux est étudiant en BTS -, livreurs de pizzas, gardien d’immeuble ….
En un mot, deux France se côtoient dans cette cité de Bagneux : celle qui travaille, composée d’étudiants et de salariés, puis celle qui s’arroge le droit d’institutionnaliser ce que Fadela Amara appelait à juste titre lors d’un conseil des ministres « la glandouille ». Si ce n’est que dans l’Affaire du Gang des Barbares, la " glandouille " se transforme en économie souterraine défiant toutes les lois de la République, se nourrissant notamment mais pas exclusivement de ceux qui sortent de prison ou viennent à l’inverse de faire l’objet d’une condamnation indépendamment de l’affaire du Gang des Barbares ainsi que de ceux en quête du " gros coup " qui permettrait de " se faire beaucoup d’argent ". Le tout, chacun l’aura compris, au nez et à la barbe du Trésor Public !
Ces deux France se retrouveront néanmoins côte à côte dans le box des accusés, du 29.04.09 jusqu’au mois de juillet 2009.
Quel est, en vérité, le visage de la France dans laquelle intervient, en février 2006 le meurtre d’Ilan Halimi ?
Dans « La mort d’un pote », Emilie Frèche écrit :
« Il faut bien un théâtre pour que se joue une tragédie, et le théâtre dans lequel Ilan Halimi s’en est allé, c’est la France de 2006 » (Editions Panama).
Non, la France dans laquelle est décédé Ilan Halimi n’est pas la France de 2006 mais une France née en réalité bien avant 2006. Pourquoi ? Remémorons-nous :
Sohane Benziane :
Le 04.10.02, Sohane Benziane, âgée de 17 ans, se transforme en torche vivante après que son ex-petit ami Jamal D., âgé de 19 ans au moment des faits, l’ait arrosée d’essence et ait allumé le feu. Le lieu du crime : un local à poubelles de la Cité Balzac à Vitry-sur-Seine dans le département du Val-de-Marne.
Sohane Benziane décèdera peu de temps après son transport à l’hôpital. Certains nous rétorqueront que l’étude du dossier de Sohane Benziane n’a aucun lien avec celui d’Ilan Halimi. Lourde erreur ! Sohane, transformée en torche vivante, a en vérité connu la même fin de vie qu’Ilan. Youssouf Fofana reconnaîtra en effet, le 30.05.09, avoir frappé seul avec un couteau Ilan Halimi et l’avoir couvert ensuite d’un produit qu’il avait enflammé. « Avec un briquet ou des allumettes ? », demandera la présidente. « Avec un briquet », précisera Fofana.
Que personne ne soit donc dupe sur ce débat : les futurs Fofana commencent leur carrière le plus souvent en devenant de simples " petits caïds " des cités, à l’image de Jamal D. Cités au cœur desquelles ils commencent par pourrir l’existence au quotidien des jeunes filles ou jeunes femmes, chez eux puis dans la rue, avant de s’investir dans des trafics en tous genres et parfois commettre des crimes.
Prenons l’exemple du parcours de l’un des membres du Gang des Barbares, J. Christophe S. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce garçon n’avait pas vraiment perdu de temps pour parvenir à conquérir le territoire de Bagneux pour son trafic de stupéfiants au point de s’y imposer apparemment sans trop de difficultés. Interrogé lors du procès, le 02.06.09, il avance même l’idée que c’est en quelque sorte grâce à sa réputation déjà bien assise de caïd chevronné, que Fofana pensait qu’on " pouvait compter sur lui ".
Quant à Youssouf Fofana, comment ne pas s’interroger sur les agissements de ce personnage qui n’hésite pas à se servir d’une jeune fille dans une entreprise criminelle d’une part, se déplace d’autre part plusieurs fois à Abidjan et sans que personne ne révèle jamais d’où venaient les sommes d’argent qui lui permettaient de mener ce train de vie ?
L’Affaire Sébastien Selam :
Dans la nuit du 19 au 20 novembre 2003, Sébastien Selam, jeune disc jockey qui mixait dans les plus grandes discothèques de la capitale, est tué à coups de couteau, égorgé et défiguré dans les sous-sols de son immeuble de la rue Louis Blanc située dans le Xème arrondissement de Paris, par Adel Amastaibou.
Très rapidement, il déclarera : « J’ai tué un Juif, j’irai au Paradis ! ». Le caractère antisémite de ce crime ne faisait donc aucun doute. Pourtant, Adel Amastaibou a été déclaré irresponsable de ses actes. La belle affaire !
Dans ces circonstances, affirmer que le meurtre d’Ilan Halimi est l’image de la France de 2006 est absolument faux dès lors qu’avant Ilan, il y avait déjà eu l’affaire Selam. De même qu’affirmer que le meurtre d’Ilan Halimi était inimaginable est tout aussi faux car, là aussi, moins de trois ans avant le meurtre d’Ilan Halimi, Sébastien Selam avait été mutilé à un degré que peu d’être humains peuvent imaginer.
Mais la vérité, disons-la : l’Affaire Selam n’a mobilisé quasiment personne dans ce pays, laissant la mère de Sébastien Selam dans le désarroi le plus profond. Pourquoi un tel silence ? D’ailleurs, que devient l’Affaire Selam depuis que la 4ème chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris a décidé de ré-ouvrir, début 2008, le dossier du meurtre du jeune Sébastien Selam ?
Quant à Ilan Halimi, il est également mort de la loi du silence. A la différence que ce silence là ne venait ni de la presse ni des autorités politiques, religieuses, associatives …. Non, cette fois-ci, nous parlons du silence volontairement maintenu et entretenu par chacun des bourreaux du jeune Ilan : aucun des protagonistes associés de près ou de loin au rapt, à la séquestration, aux sévices puis au meurtre d’Ilan n’a jamais dénoncé ce qui se passait à Bagneux entre le 21.01.06 et le 13.02.06. Indépendamment des protagonistes impliqués dans le « Gang des Barbares », aucun habitant de la Cité de Bagneux n’a rien voulu voir ni rien voulu entendre.
Voilà à quoi ressemblent certaines cités, certains quartiers de France où la montée du fondamentalisme musulman conduit par réflexe de peur aux pires lâchetés, aux plus criminels silences mais aussi expose certaines populations aux pires exactions, parfois à la mort. Parmi ces populations particulièrement exposées, citons :
les femmes, en priorité musulmanes et souvent jeunes qui font le choix de ne pas soumettre à la charia.
les citoyens de confession israélite.
les citoyens de confession musulmane qui refusent les compromissions avec l’islamisme.
Le meurtre d’Ilan Halimi : l’expression à visage découvert de l’implantation sur le sol français du fondamentalisme musulman venu de l’étranger.
1. Le rapt d’Ilan Halimi :
Le Procureur de la République Jean-Claude Marin a indiqué que les ravisseurs d’Ilan Halimi s’étaient en fait inspirés de « scènes connues par ailleurs », faisant ainsi allusion aux rapts d’Occidentaux par les terroristes d’Al-Qaïda en Irak. Ce que nombre de commentateurs se sont du reste empressés d’éviter d’ébruiter, preuve s’il en est que la marque de l’offensive idéologique du Djihad dans l’Affaire Halimi demeure un sujet à l’évidence tabou. Un sujet à taire à tout prix ? Et si oui, pourquoi ?
2. la cybercriminalité :
Une fois Ilan Halimi séquestré, Youssouf Fofana contacte alors les proches d’Halimi pour leur demander de se connecter à une boîte mail, les informant du rapt d’Ilan, précisant que sa vie " est menacée de mort " et réclamant une rançon de 450 000 euros. A partir de là, la Brigade criminelle est saisie, chacun comprenant l’extrême gravité de l’affaire. Mais Youssouf Fofana sait, à l’évidence, comment procéder pour négocier sans être pour autant pisté par les enquêteurs, du moins dans un premier temps :
a. Il prend soin de téléphoner depuis des taxiphones. Les communications à bas prix que l’on peut y passer passent par des routeurs à l’étranger. De fait, quand les policiers essaient de remonter les lignes d’où sont passées ces communications, ils se retrouvent chez des opérateurs étrangers et ne parviennent pas, en conséquence, à identifier l’auteur des messages.
b. Le 22.01.06, soit le lendemain seulement de l’enlèvement d’Ilan, Youssouf Fofana se rend en Côte d’Ivoire et ce sans avoir été un seul moment inquiété à aucun stade de son déplacement. Une fois à Abidjan et suite à la demande de rançon faite en France, Youssouf Fofana décide de percevoir l’argent de la rançon par le réseau de la Western Union qui permet d’effectuer des virements internationaux. Seulement, il sait que le transfert de la somme conséquente de 450 000 euros risque d’éveiller des soupçons. Sur ce point, Maître Francis Szpiner expliquera fort bien que « dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent, le bureau peut refuser le transfert de ladite somme, prévenir la police et dire : " Il y a une personne qui veut transférer des fonds …" » Comment réagit alors Fofana ? Depuis un cybercafé d’Abidjan, il adresse un message à Monsieur Halimi pour lui fixer un rendez-vous le lendemain, lui précisant : « Vous devez venir avec 10 personnes … et avec leurs pièces d’identité. » Là encore, Maître Francis Szpiner décrypte la stratégie mise en place par Youssouf Fofana : « Les 10 personnes avec leurs cartes d’identité, c’est une manière de fractionner les fonds et de ne pas attirer l’attention et donc de faire en sorte que la police ne soit prévenue. »
Les moyens de communication utilisés par Fofana ne sont pas sans rappeler ceux employés en leur temps par des terroristes. A titre d’exemple, le terroriste Richard Reid qui embarquait en dissimulant des explosifs dans ses chaussures et avait tenté de faire exploser le Vol 63 d’American Airlines le 23.12.01, « passait ses journées dans un cybercafé parisien. Tous les disques durs des ordinateurs de ce café du XVIIIème arrondissement seront ensuite analysés. » [Source citée : extrait d’un article intitulé « Le Cyber-terrorisme est-il possible et vraisemblable ? » dont l’auteur est Daniel Martin, Président fondateur de l’Institut International des Hautes Etudes de la Cybercriminalité.]
3. L’antisémitisme de Youssouf Fofana sur fond d’adhésion à l’idéologie du Djihad :
Lors de la Séance des Questions au gouvernement du mardi 21.02.06 à l’Assemblée nationale et en réponse à une question du député Georges Tron, Le Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy livrait plusieurs informations à la Représentation nationale, parmi lesquelles celle-ci :
« ….. La vérité, c’est que lors des perquisitions ont été découverts des documents de soutien au Comité de Bienveillance et de Secours aux Palestiniens ainsi que des prescriptions de caractère salafiste. ….. »
Le Comité de Bienveillance et de Secours aux Palestiniens :
Dans un article intitulé « Le CBSP, organe de collecte du Hamas en France », paru le 12.10.07 sur le blog consacré au terrorisme et à l’islamisme « Actualité du terrorisme et de l’islamisme », Paul Landau établit la fiche d’identité suivante du Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens :
« Le CBSP (Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens) a été crée en 1990, en tant qu’association loi 1901, déclarée auprès de la préfecture de Meurthe-et-Moselle. Son siège est actuellement installé à Paris ….. Le CBSP dispose également de bureaux à Lille, Lyon et Marseille.
Contrairement aux affirmations sur son site officiel et dans sa lettre du monde, il n’est pas une association " autonome " et " indépendante ". Il est, en fait, un rouage dans une structure beaucoup plus vaste, intitulée la " Coalition de la Bienfaisance."
Ce réseau d’associations a été crée dans de nombreux pays européens, sur l’instigation du cheikh Youssouf Qaradawi, afin de collecter des fonds à destination du Hamas palestinien.
Cela ressort très clairement de documents publiés sur Internet, sur un autre site consacré au CBSP (mais dont l’adresse n’est jamais indiquée sur le site officiel du CBSP) ….. » [-Informations reprises dans " Pour Allah jusqu’à la mort " de Paul Landau, p.215 à 217]
Deux enquêtes menées par les services de police en France à l’encontre du CBSP seront classées sans suite ….
Plus édifiant encore sera le Rapport intitulé « Le vrai visage de l’UOIF » du Centre Simon Wiesenthal, fin octobre 2004, dont l’auteur est Paul Landau :
« 2 – L’UOIF, le CBSP et le financement du Hamas en France :
Le 22 août 2003, au lendemain d’un attentat-suicide dans un autobus, à Jérusalem, qui avait coûté la vie à vingt personnes et fait plus de cent blessés, le Président américain Georges W. Bush annonçait une série de mesures destinées à lutter contre le financement du mouvement terroriste Hamas. Parmi ces mesures figuraient la décision de geler les biens de six dirigeants du Hamas, désignés comme des " Specially Designated Global Terrorists ", et de cinq associations caritatives fournissant un soutien financier au mouvement terroriste. Parmi ces dernières, figuraient une association, installée en France, le Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens (CBSP), ainsi que l’Association de Secours palestinien (ASP), installée en Suisse, et le Palestinian Relief and Development Fund (Interpal), situé à Londres. »
Concernant le Congrès de l’UOIF de 2004, le Rapport du Centre Simon Wiesenthal précise quelques lignes plus loin :
« …. Lors du dernier congrès de l’UOIF, au Bourget, en avril 2004, le stand du CBSP était l’un des plus visités. ….. Les nombreux visiteurs musulmans du stand CBSP étaient invités à participer activement au " soutien à la lutte du peuple palestinien ". Pour la modique somme de 50 euros, ils pouvaient, en effet, " parrainer un orphelin de Palestine ". Or, il suffisait de poser quelques questions aux responsables du stand pour avoir confirmation que ces orphelins n’étaient pas les enfants de victimes de l’Intifada, mais les orphelins des " martyrs " du Hamas, ces bombes humaines qui ont entraîné dans leur mort des dizaines de civils israéliens, hommes, femmes et enfants. » (Rapport du Centre Simon Wiesenthal publié sur le Site de l’Union des Patrons et des Professionnels juifs de France.)
L’antisémitisme de Youssouf Fofana :
L’antisémitisme de Fofana est à l’image de celui répandu par le Hamas. Le Hamas, « l’une des ailes des Frères musulmans en Palestine » (art. 2 de la Charte du Hamas).
Reprenons donc les termes du discours de Youssouf Fofana :
La motivation du Gang des Barbares dans l’organisation du rapt d’Ilan Halimi : " Les juifs ont de l’argent.", " Les juifs sont solidaires entre eux et ils paieront. "
Que nous dit, à ce sujet, l’article 22 de la Charte du Hamas, charte publiée le 18.08.98 ? :
« Depuis longtemps déjà, considérant les causes agissantes sur le cours des choses, les ennemis ont dressé des plans et les ont adoptés pour parvenir là où ils sont arrivés actuellement. Ils ont travaillé à rassembler des fortunes matérielles considérables et dont l’influence est grande et qu’ils ont affectées à la réalisation de leur rêve. Grâce à l’argent, ils règnent sur les médias mondiaux, les agences d’informations, la presse, les maisons d’édition, les radios, etc. …… Grâce à l’argent, ils ont crée des organisations secrètes qui étendent leur présence dans toutes les parties du monde pour détruire les sociétés et réaliser les intérêts du sionisme, comme la franc-maçonnerie, les clubs Rotary et Lyons, le B’nai B’rith (Abnâ ‘al, ‘Ahd). »
L’ouverture du procès, le 29.04.09, à la Cour d’assises des mineurs de Paris :
La présidente qui demande à Youssouf Fofana de décliner son identité. Il répond : « Je m’appelle arabs, africaine révolte armée barbare salafiste. Je suis né le 13 février 2006. »
Deux observations sur ce point :
Youssouf Fofana ne nie nullement son adhésion au salafisme. Il en fait même à l’évidence un élément de fierté. Ou serait-ce une nouvelle forme de propagande, habile manœuvre pour soutenir " la cause salafiste " et ce de la salle d’un procès certes tenu à huit clos mais dont Fofana sait parfaitement que chacune de ses provocations sera commentée par la presse, donc diffusée pour au final recevoir l’écho attendu sur le terrain sur lequel œuvre les salafistes, à savoir les populations parfois fragilisées des territoires perdus de la République française ? Fofana sait provoquer et manipuler à la fois, signe d’une intelligence perverse. Sur ce point précis, Alexandre Lévy parle fort judicieusement de " l’intelligence du vice " : « Pour certains, c’est un monstre crée par les médias, d’un âge mental de 14 ans et incapable de conceptualiser. Je ne le crois pas. Selon les enquêteurs, il a " l’intelligence du vice. " C’est un caïd charismatique qui apprend vite de ses erreurs. …. » [L’Express, « Youssouf Fofana, "l’intelligence du vice" », 19/05/09 / Interview d’Alexandre Lévy au sujet de son livre « Gang des barbares, chronique d’un fiasco financier » ]
" Je suis né le 13 février 2006 " : certes, en donnant la date laquelle a été retrouvé Ilan Halimi sur cette voie ferrée de Sainte-Geneviève–des-Bois, Youssouf Fofana verse sciemment dans une stratégie de provocation visant à faire réagir l’auditoire à son discours, soit par l’indignation soit par l’assentiment. Pour autant, une fois de plus, la question de l’identité est soulevée comme chaque fois dans les différentes facettes de l’islam radical. C’est vrai dans de le débat sur le voile et le niqab. C’est aussi vrai dans les vidéos de propagande diffusées par Al-Qaïda où ceux qui s’adressent à l’opinion y apparaissent parfois masqués. Enfin, concernant ici précisément la référence à Al-Qaïda, n’oublions pas que Youssouf Fofana n’hésitera pas non plus, le 10.06.09, à affirmer que " si Al-Qaïda voulait de lui, il était partant ", laissant donc clairement entendre qu’il aurait été prêt à franchir la mince frontière qui semblait séparer dans son esprit le djihad idéologique du djihad armé.
L’audience du 28 mai 2009 :
Youssouf Fofana déclare : « Je comprends que la famille d’Ilan réclame justice, je le comprends et les respecte. Mais Gaza et l’Afrique réclament justice également. »
Que nous dit la Charte du Hamas au sujet de la Palestine … et en vérité plus exactement de l’appel au djihad sur le dossier palestinien ? :
1/ « …. Le Mouvement de la Résistance islamique est apparu pour assumer son rôle de combattant du jihad sur le chemin de son Seigneur. Il donne le bras à tous ceux qui mènent le jihad pour la libération de la Palestine. » (Introduction de la Charte du Hamas)
2/ « …. Il n’y aura de solution à la cause palestinienne que par le jihad. Quant aux initiatives, propositions et autres conférences internationales, ce ne sont que pertes de temps et d’activités futiles. Le peuple palestinien a trop d’honneur pour dilapider son avenir, son droit et son destin en activités futiles. » (art. 13)
3/ « Face à l’usurpation de la Palestine par les Juifs, il faut brandir l’étendard du jihad …. « (art. 15)
4/ « Les pratiques sionistes nazies à l’encontre de notre peuple ne parviendront pas à prolonger leur invasion …. » (art.31)
Nous le voyons, La Charte du Hamas, c’est l’appel permanent à la Guerre Sainte, laquelle va de pair avec la destruction de l’Etat d’Israël pour l’Organisation terroriste Hamas.
Au-delà des analogies étroites constatées entre le contenu du discours de Youssouf Fofana et les termes de la Charte du Hamas, ce qui est frappant dans la déclaration précitée de Fofana, c’est l’indissociable lien qu’il établit entre le meurtre d’un jeune Juif et la situation à " Gaza et en Afrique ". Et donc en fin de compte, entre la « colonisation » de la Palestine par les Juifs et la référence à la colonisation de l’Afrique par les Occidentaux. Les Juifs deviennent alors dans l’esprit de Fofana les « nouveaux colonisateurs du monde ».
Relisons à ce sujet l’article 22 de la Charte du Hamas :
« Grâce à l’argent, ils sont parvenus à prendre le contrôle des Etats colonialistes et ce sont eux qui les ont poussés à coloniser de nombreuses régions pour en exploiter les richesses et y répandre leur corruption. »
L’audience du 10.06.09 :
La présidente Nadia Ajjan remémore le contenu d’un courrier adressé par Yousouf Fofana à l’avocat de la famille Halimi, Maître Szpiner, où Youssouf Fofana n’hésitait alors pas à déclarer qu’ « au nom d’Allah, du prophète de l’islam, des salafistes, des musulmans, des martyrs de l’islam, des femmes et des enfants qui sont morts et qui souffrent et qui mourront du capitalisme juif …. Le sang d’un juif vivant doit être côté en bourse et son cadavre encore plus. »
La référence au présumé capitalisme juif nous renvoie à l’extrait de l’article 22 de la Charte du Hamas, cité précédemment et concernant " l’argent des juifs ". Attardons-nous donc désormais quelques instants sur la dernière phrase de Youssouf Fofana : « Le sang d’un juif vivant doit être côté en bourse et son cadavre encore plus ». Propos qu’il complètera le même jour, en se réjouissant d’avoir "gagné " quelque chose dans cette affaire : « Maintenant, chaque juif qui se balade en France se dit dans sa tête qu’il peut être enlevé à tout moment. » Une fois de plus, Fofana se place dans la droite ligne de l’appel au djihad à " l’encontre de la constellation sioniste " auquel invite la Charte du Hamas : « L’Apôtre de Dieu – que Dieu lui donne bénédiction et paix – a dit : « L’heure ne viendra pas avant que les musulmans n’aient combattu les Juifs (c’est-à-dire que les musulmans ne les ai tués), avant que les juifs ne se fussent cachés derrière les pierres et les arbres et que les pierres et les arbres eussent dit : " Musulman, serviteur de Dieu ! Un Juif se cache derrière moi, viens et tue-le. …. " » … » (art. 7)
Que déduire de toute cette analyse ?
L’antisémitisme de Youssouf Fofana n’est pas l’antisémitisme de Charles Maurras. Certes, la constante de la phobie des Juifs et des Francs-maçons existe tant dans le discours maurrassien que dans celui du Hamas. Toutefois, le contexte politique de la France des années 2000 ne présente pas de points communs avec celui de l’Action française.
Le mouvement islamiste palestinien Hamas s’inspire néanmoins d’un antisémitisme européen qui date des Protocoles des Sages de Sion. Et il faut bien reconnaître que La Charte du Hamas tend au moins à un objectif commun de ceux visés par la diffusion de ces protocoles : démontrer qu’il existerait bel et bien dans notre monde contemporain un « complot judéo-maçonnique » mondial. Ce afin de justifier, dans l’esprit du Hamas, la haine d’Israël et des Juifs.
Notons du reste que les Protocoles des Sages de Sion sont actuellement largement diffusés dans les pays arabes, la série télévisée Al-Sameri wa Al-Saher sur la télévision iranienne Al-Alam Télévision mettant par exemple en scène une dénonciation du supposé pouvoir des Juifs dans le monde ainsi qu’un négationnisme ouvertement affiché à l’égard des crimes commis envers les Juifs.
Voilà de quoi est véritablement mort Ilan Halimi : de la légitimation du crime antisémite, tissée sur la Toile accessible à tous autant que sur les écrans de la télévision iranienne, devenues toutes deux un outil de propagande redoutable au service de l’Hitler musulman Mahmoud Ahmadinejad qui règne en dictateur despote en Iran. Le même Ahmadinejad qui appelait " à rayer Israël de la carte " lors de la Conférence du 26.10.05 « Le monde sans le sionisme », relayant de fait allègrement le discours de l’Organisation terroriste Hamas qui, elle aussi, ne cesse de prôner la destruction pure et simple de l’Etat d’Israël. Et dans cette suite logique, que nous dit Mahmoud Ahmadinejad, le 26.10.05 ? Je cite :
« La création du régime qui occupe Al-Quods (Jérusalem) a été une manœuvre significative du système globalement dominant et de l’Occident contre le monde islamique. Un combat historique est en train d’être mené entre le Monde Oppresseur et le monde Islamique et les racines de ce conflit ont des centaines d’années. L’Etat occupant (Israël) est la tête de pont du Monde Oppresseur au cœur du monde islamique. Ils ont construit une base pour pouvoir étendre leur domination sur tout le monde islamique. Il n’y a aucune autre raison d’être pour cette entité sans cet objectif.
La bataille qui se joue en Palestine aujourd’hui est donc celle de la ligne de front entre le monde islamique et le Monde Oppresseur. Aujourd’hui, la nation palestinienne combat le monde oppresseur pour la communauté islamique toute entière. »
Quel est le point commun aux déclarations de Mahmoud Ahmadinejad et la démarche de pensée d’un Youssouf Fofana ? En fait, l’antisémitisme de Youssouf Fofana semble se confondre avec un antisionisme tout aussi exacerbé même si ce dernier ne semble pas par ailleurs ouvertement verbalisé.
Le peuple palestinien devient soudain pour Fofana le peuple " colonisé " par l’Etat israélien. L’Etat israélien est alors de fait assimilé à "l’Oppresseur". Habile processus que celui qui consiste à désigner un persécuteur "idéal" pour d’autant mieux occulter la réalité de la lourde responsabilité du Hamas qui a lui-même grandement contribué à maintenir le peuple palestinien dans la situation de détresse économique et psychologique qu’il connaît depuis tant d’années !
Il n’en demeure pas moins que pour un Fofana, les Juifs – par assimilation avec l’Etat d’Israël – deviennent dès lors « l’Oppresseur », le même que celui dont parlait Mahmoud Ahmadinejad le 26.10.05. Un oppresseur, toujours du point de vue d’un Fofana, du reste également forcément puissant parce que "bourré de thunes" comme le seraient bien évidemment tous les Juifs de France et tous les Juifs du monde. Par voie de conséquence, c’est parce que les Juifs sont riches qu’ils sont « les oppresseurs » et qu’ils doivent donc disparaître comme devrait disparaître l’Etat d’Israël.
D’où le recours au crime : tuer des Juifs devient dès lors et par transposition du conflit israélo-palestinien dans l’esprit d’un Fofana, un objectif prioritaire.
Voici à quoi ressemble, me semble-t-il du moins, le raisonnement certes on ne peut plus simpliste de Youssouf Fofana mais hélas oh combien porteur de dérives idéologiques criminelles infiltrées dans certains esprits contaminés par les sirènes de groupuscules islamistes venus de l’étranger, néanmoins de mieux en mieux implantés dans nos banlieues françaises.
Dans l’Affaire Halimi, il est temps de cesser de se voiler la face avant que d’autres drames ne surviennent : oui, c’est l’idéologie du Djihad qui a assassiné Ilan Halimi, Fofana en ayant été non pas l’unique mais le principal bras armé. Encore qu’il serait judicieux de savoir s’il n’existait pas dans toute cette horrible affaire un commanditaire placé au-dessus de Fofana, hypothèse qui a du reste été parfois émise mais jamais vérifiée.
Quoi qu’il en soit, n’ergotons pas sur les mots : le crime d’Ilan Halimi démontre que le fondamentalisme musulman est l’expression d’un nouveau nazisme. Et plus personne ne peut plus dire depuis déjà quelques années que ce fléau progresse en France et dans le monde : « Nous ne savions pas. »
Qui seront en effet demain les nouvelles victimes françaises, européennes, occidentales dans le monde, du cancer qu’est l’idéologie salafiste djihadiste, ce nouveau nazisme des temps modernes ? Réagissons donc avant que d’autres tragédies ne surviennent !
Bonapartine
Pétition adressée au Président de la République, aux députés et aux sénateurs
Unissons nos voix afin de mettre un terme à l’envahissement de l’espace public par les voiles et foulards islamiques.
Promoteurs de la présente pétition, nous nous réjouissons de l’initiative prise par le député communiste André Gérin qui a conduit à la mise en place courant juillet d’une mission parlementaire d’information sur « la pratique du voile intégral sur le territoire national » et qui rendra son rapport fin novembre.
Militant pour une loi contre les signes religieux à l’école, en 2004, nous avions déjà impulsé, en octobre 2007, une demande d’interdiction de la burqa et du voile à l’université et pour les mineures.
C’est maintenant qu’il faut mettre un coup d’arrêt à l’offensive politico-religieuse qui cherche à imposer sa présence, de plus en plus visible, et par là trouver une légitimité, à l’ensemble de la société française. Ses leaders exigent, tous les jours, par petits pas, des « accommodements raisonnables » et militent ouvertement pour que la loi religieuse (charia) se substitue pour les musulmans, aux lois de la République. Cette offensive a également lieu dans de nombreux pays européens.
Céder serait faire injure au courage et au refus du voile, signe de la soumission de leurs mères, par la majorité de nos concitoyens venus d’outre-Méditerranée qui en connaissent les effets destructeurs, dans une vie sociale fondée sur la mixité.
La loi doit opposer ses limites au voile islamique qu’il soit intégral ou non, car symboliquement il a la même signification, incompatible avec les valeurs d’égalité et de laïcité, socle de l’ordre public républicain en France.
La Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) dans tous ses arrêts suite aux plaintes résultant de l’interdiction du port du voile islamique, donne raison aux États mis en cause.
Les attendus sont fondés sur la défense de l’Ordre Public et reconnaissent que le port de signes religieux ostensibles dans l’espace public ne respecte pas les opinions et les libertés d’autrui.
Il y a vingt ans, la première affaire du voile éclatait, à Creil, dans une école publique. Il a fallu plus d’une décennie de palabres épuisantes avec des écolières, militantes ou manipulées, pour comprendre que seule la loi pouvait mettre un terme à ces multiples provocations.
Aujourd’hui on ne peut que constater la prolifération des foulards et voiles islamiques dans l’espace public :
multiplication dans de nombreuses villes françaises des voiles intégraux, tenue qui avait indigné l’opinion quand elles étaient portées en Afghanistan, parce qu’elle caractérisait le fait qu’une femme ne pouvait paraître dans l’espace public que sous la forme d’une ombre.
progression spectaculaire du nombre de voiles dans l’ensemble de notre pays. Même des fillettes le portent de plus en plus fréquemment. Il est autorisé à l’université publique, et dans les écoles privées.
multiplication des affaires de voile dans le domaine professionnel ou des loisirs. Ainsi des lieux de soins, des chefs d’entreprise, propriétaires de gîtes (affaire Fanny Truchelut), d’auto-écoles, de salles de sports sont de plus en plus souvent confrontés à des provocations. Ils se retrouvent parfois poursuivis devant les tribunaux par des associations islamistes, souvent soutenues par le Mrap, la LDH et la Halde.
candidates qui postulent à des élections, et qui, comme à Echirolles, veulent imposer le voile en exerçant leur mandat d’élue. Verrons-nous bientôt, comme en Belgique, des élues voilées représenter la République ?
cet été dans une piscine, en Seine-et-Marne, une nouvelle forme de provocation apparaît avec le port du burkini et plainte a été déposée contre le propriétaire qui a exclu la militante provocatrice.
Les premières auditions d’organisations féministes devant la mission parlementaire, le 15 juillet 2009, ont mis l’accent sur le message totalement contraire à l’égalité hommes-femmes véhiculé par le voile ; sur le refus du vivre ensemble qu’il représente en masquant le visage, les cheveux ou les mains ; sur l’interdiction qu’il impose d’aimer ou d’épouser l’être de son choix, quel que soit son sexe, sa religion ou ses origines. Porter le voile est une façon de signifier : « Je ne suis pas comme vous et je ne veux pas être comme vous ».
Contrairement à ce que prétendent certains, le choix d’une tenue vestimentaire ne relève pas d’une liberté publique protégée. Ainsi, par exemple, la notion de tenue correcte existe dans notre pays : arrêt « bermuda » en entreprise, ou bien interdiction de se promener torse nu, ou en maillot de bain, en ville ou dans les stations balnéaires.
Nos concitoyens, notamment ceux issus de pays où la religion impose ses lois, ont besoin de la République, de la laïcité et des principes égalitaires pour échapper aux fondamentalistes religieux, qui veulent les enfermer dans une logique communautariste.
À une époque où dans de nombreux pays, des femmes résistent pour ne pas le porter, il est temps d’en finir, sur notre territoire, avec ce symbole de soumission.
Lacordaire écrivait déjà au XIXe siècle « Entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et c’est la loi qui affranchit ».
Nous lançons cette pétition pour encourager nos élus à prendre toute la mesure de la gravité de la situation, et à légiférer en conséquence.
Anne Zelensky, présidente de la Ligue du Droit des Femmes
Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes
Pierre Cassen, fondateur de Riposte Laïque
Premiers signataires : Yvette Roudy, ancienne ministre, Corinne Lepage, ancienne ministre, Jean-Pierre Plancade, sénateur de Haute-Garonne, Anne-Marie Lizin, présidente honoraire du Sénat belge, Marc Simon, secrétaire général de l’Association des Libres Penseurs de France (ADLPF), Ivan Rioufol, journaliste, Anne Assieh Pak, militante laïque et féministe iranienne, Michèle Tribalat, démographe, Sylvie Durand-Trombetta, secrétaire fédérale aux droits des femmes et à la parité, PS 78, Roland Monnet, président du Cercle Edgar Quinet Aristide Briand, Martine Ruppé, présidente du Comité Ornais de Défense de la Laïcité (CODL), Linda Weil-Curiel, avocate au Barreau de Paris, Stéphane Arlen, enseignant, président de Faire le Jour, Malka Marcovich, historienne, Halim Akli, militant laïque algérien, Robert Albarèdes, maire honoraire de Gréasque, Danièle Ney-Kemp, productrice-journaliste en Australie, directrice des programmes en français, Pascal Hilout, fondateur du Nouvel islam, David Vaucher, président du Mouvement Suisse Contre l’Islamisation (Mosci), Jean Robin, éditeur et journaliste, Aldo-Michel Mungo, éditeur belge, Ziad Goudjil, Association "Histoires de mémoire", Louis Houdayer, président de l’Ufal de l’Ardèche, Josiane Sberro, chef d’établissement en retraite, vice-présidente de Primo-Info, Hervé Boyer, conseiller municipal à Golbey (88), Hubert Sage, médecin-conseil chef de service de la Sécurité Sociale, président de la section de l’Isère de l’Association des Libres Penseurs de France, Johannes Robyn, président de l’Union des Athées, Paul Landau, écrivain et chercheur, auteur de "Pour Allah jusqu’à la mort", Laurent Sifferlen, président de l’Ufal de l’Ouest Grenoblois, Léon Ouaknine, ex-directeur général de l’Institut universitaire de gérontologie sociale du Québec, Marie-José Letailleur, présidente de l’Ufal-Afl de Champ-sur-Marne (77), Véronique Hervouet, essayiste Georges Brousse, militant Libre Pensée du Gers, Marie-Neige Sardin, libraire au Bourget, Guylain Chevrier, historien, syndicaliste CGT, David Dawidowicz, ancien résistant, rescapé de la Shoah, Ahmed Ghlaballah, citoyen, Louis Chagnon, professeur d’Histoire, Maurice Vidal, professeur de philosophie, Alain Rubin, syndicaliste, Mireille Popelin, communiste et républicaine, adhérente du Mouvement Pour une Education Populaire (Mpep), Angèle Garabedian, présidente de l’Ufal de St Egrève, Brigitte Bré Bayle, enseignante, Alice Braitberg, sociologue, Annie Lecomte-Billard, institutrice laïque retraitée, Jacqueline Duhem, agrégée d’Histoire, Bernard Dick, médecin gynécologue, Véronique Archer, enseignante à domicile, Martine d’Hostel, citoyenne laïque, Benoît Drouot, professeur d’histoire-géographie en lycée, Bruno Nardin, Hélène Vargas, institutrice retraitée, Guy Philippe, agrégé de mathématiques, retraité de l’Education Nationale, Louis Casalta, professeur, Liliane Bienvenu, retraitée, Dr J. Petroussenko, chirurgien des hôpitaux honoraire, membre du "Forum pour la France" et du cercle Nation et Republique.
Par Yann le 12 août 2009
Un pavé dans la marre. Avec cet article, le vénérable quotidien britannique, le Daily Telegraph, brise la loi du silence sur l’islamisation galopante et le formidable bouleversement démographique que connaît le vieux continent. À quand le même courage ches les gros titres de la presse française ?
La Grande-Bretagne et le reste de l’Union européenne ignorent une bombe à retardement démographique : un afflux important d’immigrés ces dernières années, dont des millions de musulmans, changera entièrement la face du continent au cours des 20 prochaines années, et cependant aucun décideur politique n’en parle.
Les chiffres sont alarmants. En Espagne, seulement 3,2 % de la population était née à l’étranger en 1998. En 2007 c’était 13,4 %. La population musulmane d’Europe a plus que doublé au cours des 30 dernières années et aura encore doublé d’ici 2015. A Bruxelles, les sept prénoms les plus donnés récemment aux bébés étaient Mohamed, Adam, Rayan, Ayoub, Mehdi, Amine et Hamza.
Le faible taux de natalité des Blancs en Europe, couplé avec l’accroissement plus rapide du nombre d’immigrés, changera complètement la signification de la culture et de la société européennes.
La modification de la composition de la population aura des répercussions considérables sur l’éducation, le logement, la santé, le travail, les arts et dans tous les domaines.
Cela pourrait avoir un impact d’une importance capitale sur la politique extérieure. Une étude a été présentée à l’US Air Force à propos de la possible évolution des relations entre Américains et Européens. Cependant, les responsables de l’Union Européenne admettent que l’on n’accorde pas suffisamment d’attention à ces sujets.
Selon Jerôme Vignon, directeur à l’emploi et aux affaires sociales de la Commission Européenne, les dirigeants de l’UE ont surtout mis l’accent sur les demandeurs d’asile et le contrôle de l’immigration plutôt que sur l’intégration de ceux déjà présents sur le territoire. « Cela a été certainement sous-estimé – il y a une rhétorique générale qui consiste à dire que l’intégration sociale des immigrés devrait avoir autant d’importance que la surveillance du flux entrant de migrants. » Mais, admet-il, la rhétorique est rarement à l’origine d’une politique.
Les pays de l’Union Européenne accueillent depuis longtemps des immigrés mais deux tendances importantes sont apparues ces dernières années. Les immigrés sont de plus en plus venus d’en dehors des économies développées et leur nombre n’a cessé d’augmenter.
La croissance de la population musulmane est particulièrement intéressante. Non que les musulmans soient les seuls immigrés à arriver en grand nombre dans l’Union Européenne : les immigrés arrivent en quantité de tous les points de la planète. Mais les musulmans constituent un ensemble spécial de problèmes, outre le fait que des atrocités ont été commises en Occident au nom de l’Islam.
Aux Etats-Unis, le Pew Forum on Religion and Public Life, qui fait partie d’un organisme apolitique, le Pew Research Centre, a noté dans un rapport : « Ces pays [de l’Union Europénne] possèdent des traditions historiques, culturelles, religieuses et linguistiques enracinées. Jeter dans ces environnements des centaines de milliers, et dans certains cas des millions, de gens qui ont une apparence différente, parlent et agissent différemment, crée souvent un équilibre social difficile. »
Quelle est l’ampleur des changements de population ? Tout le monde est conscient que des zones de certaines villes européennes sont en train de devenir de plus en plus musulmanes, et que le changement est en train de s’accélérer. Mais les données brutes sont difficiles à obtenir car il s’agit d’informations sensibles : beaucoup de pays de l’Union Européenne ne recueillent pas de statistiques démographiques par religion.
Les chiffres de l’Union Européenne sur l’immigration en général sont instructifs à eux seuls. Dans les dernières années du XXe siècle, les vingt-sept pays de l’Union Européenne avaient un excédent migratoire de cinq cent mille personnes chaque année. « Mais, depuis 2002 », d’après le dernier rapport de l’Union Européenne, « le solde migratoire dans l’Union a en gros triplé pour atteindre entre un million six cent mille et deux millions de personnes par an ».
Ce rythme accéléré a rendu complètement fausses les prévisions antérieures. En 2004, l’Union Européenne pensait que sa population aurait diminué de 16 millions en 2050. Elle estime à présent qu’elle aura augmenté de dix millions en 2060. On s’attend à ce que la Grande-Bretagne devienne le pays le plus peuplé de l’Union Européenne en 2060, avec une population de 77 millions d’habitants. A l’heure actuelle, elle compte vingt millions d’habitants de moins que l’Allemagne. On s’attendait à une chute brutale de la population italienne : à présent, on prévoit une stagnation.
L’étude réalisée pour l’US Air Force par Leon Perkowski, en 2006, a trouvé au moins quinze millions de musulmans dans l’Union Européenne, et peut-être jusqu’à vingt-trois millions. Ils ne sont pas, bien sûr, répartis de manière uniforme. D’après le Migration Policy Institute des Etats-Unis, les habitants musulmans représenteront plus de vingt pour cent de la population de l’Union Européenne en 2050, mais ils atteignent déjà cette proportion dans plusieurs villes. Les Blancs seront minoritaires à Birmingham en 2026, affirme Christopher Caldwell, un journaliste américain, et plus tôt encore à Leicester. D’après une autre prévision, les musulmans pourraient dépasser les non-musulmans en France, et peut-être dans toute l’Europe occidentale, d’ici le milieu du siècle. L’Autriche était à 90% catholique au XXe siècle mais l’Islam pourrait être la religion majoritaire chez les Autrichiens de moins de quinze ans en 2050, déclare M. Cardwell.
Estimer les taux de croissance prête à discussion. Les taux de natalité sont difficiles à prévoir, et le nombre des immigrants peut connaître des flux et des reflux. Mais Karoly Lorant, un économiste hongrois qui a rédigé un rapport pour le Parlement européen, calcule que les musulmans forment déjà 25 pour cent de la population à Marseille et Rotterdam, 20 pour cent à Malmö, 15 pour cent à Bruxelles et Birmingham, et 10 pour cent à Londres, Paris et Copenhague.
Des sondages récents tendent à montrer que la radicalisation redoutée des populations musulmanes sur le sol européen ne s’est pas produite. On peut donc espérer que les nouveaux-venus s’intégreront avec succès. Cependant certains signes semblent indiquer que les deuxième et troisième générations sont plus difficiles à intégrer que leurs parents. Selon une étude réalisée par le think-tank britannique Policy Exchange, si 70 % des musulmans de plus de 55 ans estiment avoir autant en commun avec des non-musulmans qu’avec leurs coreligionnaires, ce chiffre tombe à 62 % dans la tranche d’âge 16-24 ans.
Ces changements démographiques sont une cause de malaise dans toute l’Europe. Les sondés disent souvent ne plus vouloir davantage d’immigration, mais la plupart des hommes politiques préfèrent éviter le débat.
La France a interdit le port du voile à l’école, et défendu également d’y porter de grandes croix ou la kippa, pour éviter qu’on prétende que la loi visait exclusivement les musulmans. La Grande-Bretagne, quant à elle, a durci ses lois sur l’incitation à la haine religieuse, mais ces exemples ne témoignent pas d’une réponse législative globale.
Des partis politiques d’extrême droite, dont le British National Party, qui a emporté deux sièges lors des dernières élections européennes, ont profité de ce vide pour apparaître sur le devant de la scène. Geert Wilders, l’homme politique hollandais, qui tient un discours hostiles à l’Islam et qui s’est vu refusée cette année l’entrée sur le territoire britannique, a figuré en tête des sondages dans son pays.
Le forum de Pew avait identifié le silence du courant majoritaire en 2005 : « Le fait que [les partis extrémistes] se retrouvent sur le devant de la scène révèle de manière crue l’état et la qualité des débats sur l’immigration. [Des universitaires] ont avancé l’idée que les élites européennes n’ont pas encore pris à bras-le-corps les questionnements plus larges de race et d’identité autour des musulmans et autres groupes de peur d’être considérées comme politiquement incorrectes. »
Le point de départ devrait être une discussion plus poussée sur l’intégration. Importe-elle vraiment ? Oui, déclare M. Vignon à la Commission Européenne. Sans cela, la polarisation et les ghettos pourraient voir le jour. « C’est mauvais car cela crée de l’antagonisme. Il oppose des pauvres contre d’autres pauvres : les gens avec un faible niveau d’éducation se sentent menacés » dit-il.
L’UE avance que le taux d’emploi est plus faible chez les résidents non issus de l’UE que pour les autres, ce qui rend difficile leur ascension économique et leur intégration. Le manque de maîtrise de la langue en est une des raisons majeures. L’Institut de la Politique Migratoire (Migration Policy Institute) dit qu’en 2007, 28 pour cent des enfants nés en Angleterre et au Pays de Galles avaient au moins un parent né à l’étranger. Ce nombre grimpe à 54 pour cent à Londres. Globalement en 2008, 14,4 pour cent des enfants à l’école primaire avaient une langue maternelle autre que l’anglais.
Les musulmans, qui constituent un groupe très largement divers, n’ont, jusqu’à présent, montré qu’une faible motivation à s’organiser politiquement selon des critères raciaux ou religieux. Mais cela ne signifie pas que leurs voix ne sont pas écoutées. L’Allemagne a commencé à réformer ses lois électorales depuis 10 ans, donnant certains droits de vote à l’importante population turque. Cela serait étrange si cela ne modifiait pas l’attitude du pays sur la candidature de la Turquie pour entrer dans l’UE. L’étude de M. Perkowski explique : « Confrontés à la rapide croissance d’une population musulmane chez ses plus anciens et plus puissants alliés, population sans droit de vote et ayant un poids politique de plus en plus important, les Etats-Unis pourraient être en butte à des défis majeurs dans leur politique extérieure au Proche-Orient.»
La démographie va forcer les hommes politiques à se frotter à ces questions plus tôt qu’ils ne le pensent. Récemment, certains ont commencé à secouer quelque peu le débat. Angel Gurria, le sécrétaire général de l’OCDE, a déclaré en juin : « L’ immigration n’est pas un robinet qu’on peut ouvrir ou fermer à volonté. Nous avons besoin d’une politique juste et efficace sur l’immigration et l’intégration ; une politique qui marche et qui s’ajuste aussi bien aux bonnes qu’aux mauvaise conjonctures économiques. »
Source : Daily Telegraph (Traduction française de
Fdesouche)
nb : Une autre traduction française est disponible sur le blog Lessakel
Après que les plus hautes autorités religieuses musulmanes ont déclaré que les vêtements qui couvrent la totalité du corps et du visage ne relèvent pas du commandement religieux mais de la tradition, wahhabite (Arabie Saoudite) pour l’un, pachtoune (Afghanistan/Pakistan) pour l’autre, allez-vous continuer à cacher l’intégralité de votre visage ?
Ainsi dissimulée au regard d’autrui, vous devez bien vous rendre compte que vous suscitez la défiance et la peur, des enfants comme des adultes. Sommes-nous à ce point méprisables et impurs à vos yeux pour que vous nous refusiez tout contact, toute relation, et jusqu’à la connivence d’un sourire ?
Dans une démocratie moderne, où l’on tente d’instaurer transparence et égalité des sexes, vous nous signifiez brutalement que tout ceci n’est pas votre affaire, que les relations avec les autres ne vous concernent pas et que nos combats ne sont pas les vôtres. Alors je m’interroge : pourquoi ne pas gagner les terres saoudiennes ou afghanes où nul ne vous demandera de montrer votre visage, où vos filles seront voilées à leur tour, où votre époux pourra être polygame et vous répudier quand bon lui semble, ce qui fait tant souffrir nombre de femmes là- bas ?
En vérité, vous utilisez les libertés démocratiques pour les retourner contre la démocratie. Subversion, provocation ou ignorance, le scandale est moins l’offense de votre rejet que la gifle que vous adressez à toutes vos soeurs opprimées qui, elles, risquent la mort pour jouir enfin des libertés que vous méprisez. C’est aujourd’hui votre choix, mais qui sait si demain vous ne serez pas heureuses de pouvoir en changer. Elles ne le peuvent pas... Pensez-y.
Elisabeth Badinter
Source : Le Nouvel Observateur,
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