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Il faut redonner au Citoyen le pouvoir de maîtriser à nouveau son Avenir.
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Construire en Terre, l'habitat écologique par excellence !


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Le contraire du Courage, c’est le conformisme, c’est l’acceptation d’être comme tous les autres ou d’être comme les autres désirent que l’on soit.  Il faut  du Courage pour se tenir debout face à ses rêves, ses principes et ses valeurs.

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Le Courage c'est quand la Raison entre en Action,
pour un  Engagement   Altruiste.

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Il ne sortira rien du Sommet de Copenhague, sur le plan du climat, car les émissions anthropiques de CO2 ne peuvent contribuer ni au réchauffement planétaire ni au refroidissement planétaire. La science à façon du GIEC est à l’image de la science agronomique moderne qui a oublié que le sol est un organisme vivant et non pas le réceptacle inerte d’un cocktail de poisons et de fertilisants de synthèse; à l’image de la science médicale moderne qui a oublié que le corps humain est un organisme vivant et non pas le réceptacle d’un cocktail d’aliments empoisonnés, de vaccins pourris et transgéniques et de remèdes de synthèse iatrogéniques. La science réductionniste du GIEC a réussi l’exploit de réduire le climat de l’être planétaire à une équation unique à une seule molécule, le dioxyde de carbone; elle a oublié que l’être planétaire est un organisme vivant dont la complexité échappe, et échappera toujours, à la petite compréhension du bipède qui s’est auto-proclamé le maître de la création; et elle a évacué de sa vision globale climatique la présence du soleil et de l’entièreté du cosmos. C’est une immense farce.

Dominique Guillet - Président de KOKOPELLI

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La liste des pratiques agro-écologiques permettant de régénérer les sols agricoles est longue: le compost, les engrais verts, le BRF, les Microorganismes du Professeur Teruo Higa, l’agriculture de Fukuoka, la permaculture, les préparats de la biodynamie, les purins d’ortie et autres extraits fermentés, etc.

Et, bien sûr, la Terra Preta, “Black Earth”, les terres “noires” d’Amazonie. S’il est une technique qui illustre à merveille notre propos, la Révolution par le Carbone, c’est bien celle-là. Le cadre de cet article ne nous permet pas de développer cette technique quasi-miraculeuse (du point de vue de la science qui depuis 20 ans n’a pas réussi à en percer les mystères) et nous renvoyons le lecteur à des articles qui se trouvent sur la toile, ou au chapitre consacré à ce thème dans l’ouvrage “1491” et à un article de Bernard Leclercq, d’Auroville en Inde, sur le site de Liberterre.

N’est-il pas proprement fantastique que la Terra Preta (des “terres noires” créées par l’incorporation de charbons de bois activés en sus de débris de poteries d’argile et d’autres matières carbonées) puisse perdurer dans le sol durant des milliers d’années (qui plus est dans des zones tropicales où le lessivage est tel que les sols sont normalement très pauvres) et se “régénérer” naturellement au fil des années! Un gramme de charbon actif possède une surface “éclatée” de 500 mètres carrés.

Cela fait des années que nous avons mis en application les “Terra Preta” dans le sud de l’Inde: en l’espace d’une saison, des cultures de légumineuses croissent à 20 cm de hauteur, dans des sols hyper pauvres, et à 1m50 dans les mêmes sols agrémentés de ces charbons de bois actifs.

L’auto-régénération des sols agricoles par les charbons de bois actifs: c’est véritablement tout un programme politique.

Dominique Guillet Président de KOKOPELLI

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Nul homme ne peut vous révéler quoi que ce soit qui ne sommeille déjà dans l'aube de votre connaissance.
Car la vision d'un homme ne prête pas ses ailes à un autre homme.
Et comme chacun de vous se tient seul dans le savoir de Dieu ainsi chacun de vous doit rester seul dans sa connaissance de Dieu et dans sa compréhension du monde.
                Le Prophète - Khalil Gibran

Profil

  • Enoch
  • L'Esprit d'Enoch
  • Homme
  • 07/04/1963
  • Paris
  • politique écologie économie mes enfants
  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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Parle à la Terre et elle t'enseignera.
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D’accord, rien de comparable avec les retraites en or des pdg, mais les 129 - très - hauts fonctionnaires de l’Union européenne (commissaires, juges, greffiers...) n’ont vraiment pas à se plaindre. Aucun régime de retraite de la fonction publique dans les 27 États membres n’est aussi favorable. Et pour cause, un commissaire européen, un juge, un avocat général de la Cour de justice... n’acquittent aucune cotisation, contrairement au fonctionnaire européen lambda qui, lui, verse 10,90 % de son traitement de base.

Mais pour ce tarif zéro, les hauts fonctionnaires de l’Union bénéficient de prestations luxueuses détaillées dans un rapport que s’apprête à publier Sauvegarde Retraites, association connue pour son obstination à traquer les abus. Ainsi, quand ils abandonnent leurs fonctions, les maîtres de l’Union peuvent toucher jusqu’à 70 % d’un dernier traitement très confortable. Les émoluments de ces "superfonctionnaires" s’élèvent, en moyenne, à 21.260 euros mensuels. Au bas de l’échelle, le greffier du Tribunal de la fonction publique touche 16.327 euros. En haut, le président de la Cour des comptes perçoit 23.405 euros et celui de la Cour de justice 26.651 euros, et cela, sans indemnités et autres suppléments familiaux (par exemple, plus de 2.000 euros par mois pour 3 enfants à charge !).

Pour obtenir les 70 % de leur dernier salaire pour leurs retraites, les hauts fonctionnaires de l’Union n’ont pas besoin de trimer 40,5 ans, comme dans le privé, en France. Il suffit de "tenir" 16 ans. La vérité oblige à dire qu’il est assez rare de parvenir à ce seuil fatidique compte tenu de la durée des mandats, mais même un court passage reste avantageux. Ainsi, Jacques Barrot, vice-président de la commission chargée des transports, au terme de seulement 5 ans de mandat, aura droit, en octobre, à une pension de 4.728,20 euros.

Les partants peuvent espérer toucher entre 300.000 et 500.000 euros.

Lire la suite de l’article sur lepoint.fr


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L’an passé, Riposte Laïque a eu le tort islamiquement incorrect de dénoncer la pratique archaïque et néfaste du jeûne islamique du mois de ramadan. Cela a immédiatement provoqué le courroux insultant du « journaliste » algérien Mohamed Sifaoui : « C’est Pierre Cassen et sa Lucette qui tentent une masturbation intellectuelle pour nous convaincre des graves répercussions engendrées par cette pratique cultuelle sur l’équilibre de la Planète et sur les finances de la France. J’avoue que l’émission Groland de Canal Plus ne ferait pas mieux ! » (1)

Le journaliste mahométan qui, très curieusement, a fui sa terre d’islam pour se réfugier dans la France laïque, contestait les propos suivants : « Je serai curieuse d’avoir des statistiques sur le nombre de musulmans qui vont aux urgences, ou qui doivent se voir prodigués des soins, dans cette période… J’aimerais d’autre part de connaître les conséquences de la pratique du ramadan pour la Sécurité sociale, les mutuelles et les assurances. »

Et Mohamed Sifaoui de répondre : « Chiche ! Qu’il fasse son enquête auprès de l’assurance maladie, pour qu’il puisse enfin se rendre compte de l’ampleur de son ignorance. Le ramadan, si j’ose dire, n’a jamais tué personne, c’est la bêtise humaine qui ne cesse de faire des ravages. »

Pourtant ce « journaliste » devrait connaître les désastres du jeûne imposé par un texte obscurantiste et jihadiste du 7ème siècle dans notre société, s’il faisait un vrai boulot d’enquête. Les témoignages de chefs d’entreprises, d’enseignants et employés de l’Education Nationale, ou tout simplement les faits divers rapportés par la presse sont édifiants : le ramadan est une horreur pour notre pays, son économie et le « vivre-ensemble ».

Mais ce sont les coreligionnaires et compatriotes de Mohamed Sifaoui qui lui répondent mieux que nous. Une enquête réalisée en 2007 sur tout le territoire algérien, et relayée courageusement par El Watan (2), est sans appel, et confirme d’autres sources nord-africaines au Maroc et en Tunisie. On compare des variables observées pendant le mois de jeûne rituel par rapport à l’ensemble de l’année. Voici quelques résultats :

Services d’urgence des hôpitaux :

 Accidents de travail : + 150% par rapport aux moyennes annuelles

 Urgences médicales : + 300%

 Accidents domestiques : + 250% par rapport aux autres mois de l’année

 Rixes et disputes causant des blessures : +400%

 Accidents de la circulation : + 42%

 Intoxications alimentaires : + 39%

 Aggravation et complications des maladies chroniques : +80%

 Décès : +18%

Protection civile pompiers :

 Interventions sur site : +520%

 Nombre de sinistres : + 410%

 Accidents domestiques : +295%

 Accidents professionnels : +156%

 Nombre d’évacuations sur les urgences hospitalières : +245%

 Nombres de blessés : + 214%

 Nombre de décès : +80%
 Appels téléphoniques de secours et d’interventions : +520%

Chefs d’entreprises publiques et privées :

 Absentéisme sur le lieu de travail : +120%

 Rendement : - 62%

 Retard : + 132%

 Absences totales au travail durant le mois du Ramadhan (divers congés) + 240%

 Accidents de travail : +72%
 Conflits de travail : + 32%

Une autre prosélyte du ramadan est Dounia Bouzar. Lors du début du jeûne islamique de cette année, elle a multiplié les interventions radio et télé (en portant un foulard-bandana pour l’occasion !) afin de nous expliquer que le fait que les immigrés et enfants d’immigrés musulmans s’étaient empressés de revenir des vacances au bled pour « faire le ramadan » en France, était un signe de leur « intégration » dans notre pays. Elle se fiche de qui ? Il suffit d’inverser les rôles pour démontrer la stupidité de cette allégation. Si j’organise un apéro saucisson-pinard sur la place de la Kaaba à La Mecque (ce qui évidemment n’est qu’une pure hypothèse d’école), serait-ce le signe de mon « intégration » à la société wahhabite ?

Et Dounia Bouzar de se répandre en apologie de cette pratique nuisible. Selon elle, le ramadan est une période de grande piété, où les musulmans deviendraient des agneaux pleins de gentillesse et de compassion envers leurs proches et même envers les non-musulmans. Mais là encore, pas de chance, la fable de la « RATP » (Religion d’amour, paix et tolérance) est totalement contredite par la réalité.

Lisez vos journaux régionaux : les incivilités, délits, crimes et autres agressions sadiques et racistes dans les zones islamisées de notre République ont-ils diminué d’un pouce depuis le début du jeûne ? Pas du tout, et bien au contraire ! Comment se fait-il que les autorités de l’Etat redoutent comme la peste la fin du mois de ramadan, riche en razzias et en émeutes ? Dounia Bouzar peut-elle nier la mise à sac du centre commercial de la Part-Dieu à Lyon, plusieurs années de suite, à la fin du ramadan, si bien que les commerçants ferment rideaux ce jour-là ? Comment se fait-il qu’il se passe la même chose à Bruxelles, Toulouse, et plus généralement dans toutes les villes où les adeptes de la « RATP » sont nombreux ?

Et là encore, l’enquête algérienne contredit totalement l’intox propagandiste de Dounia Bouzar :

Comportements des autres personnes autour de vous pendant le mois de Ramadhan :

 Oui en bien : 18%

 Oui en mal : 69%

 Plus aimables : 21%

 Plus gentils : 12%

 Plus serviables : 16%

 Plus attentionnés : 9%

 Plus charitables : 42%

 Moins aimables : 65%

 Plus agressifs : 82%

 Plus égoïstes : 56%

 Moins solidaires : 24%

Commissariats de police :

 Petites délinquances : +220%

 Rixes, disputes, voie de fait, agressions : + 320%

 Femmes et enfants battus au sein du foyer durant Ramadhan : +120%

 Dépôts de plaintes : +40%

 Délits pour vente et consommation de drogues et autres stupéfiants : +96%

 Vols de voitures, escroqueries, faux et usages de faux : +180%.

Brigades de gendarmerie :

 Accidents de la circulation : +52%

 Rixes et troubles à l’ordre public : +320%

 Femmes et enfants battus au sein du foyer durant Ramadhan : +72%

 Accidents professionnels graves, incendies : +20%

 Agressions physique avec coups et blessures, voie de fait : +160%

 Vols et escroqueries : +42%

Evidemment, les mêmes causes produisant les mêmes effets : il y a des conséquences identiques en France. Et plus la pratique du jeûne se répand, et plus les « nés musulmans » qui tentent de résister au fascisme religieux sont persécutés. Comme cet habitant de Villeurbanne, battu jusqu’au coma pour avoir osé boire un simple café place Gabriel-Péry à Lyon. Comme cette collégienne lapidée dans un collège de la « zone sensible » de Mermoz, toujours à Lyon, pour avoir mangé un sandwich à la récréation. Comme tous ces gens terrorisés dans nos « quartiers populaires », nos écoles, nos entreprises, parce qu’ils ne se conforment pas à la charia et au Coran.

 

Evidemment, au nom du mot d’ordre « pas de vagues, pas d’emmerdes », nos responsables politiques n’oseront pas publier des statistiques sur les dégâts et les coûts du jeûne de ramadan pour les Français. Et pourtant on sait faire des campagnes de préventions contre d’autres fléaux, comme l’alcool ou le tabac. Mais dès qu’il s’agit de l’islam, « touche pas à mon pote » ! Et tant pis pour toutes les victimes du ramadan.

Alors, Monsieur Sifaoui et Madame Bouzar, quand oserez-vous prendre vos responsabilités ? Quand allez-vous proposer que la « oumma » islamique de France rembourse à la France ce qu’elle leur coûte sur le plan économique, social, sanitaire par cette pratique sectaire, anti-hygiénique et stupide du ramadan ?

« Qui casse paie » ! C’est la règle de droit civil dans notre société. Et pourtant personne n’ose dénoncer le coût du ramadan communautariste pour nos entreprises, nos administrations, nos hôpitaux, nos services sociaux.

Il n’y a aucune raison que les contribuables, français ou étrangers, paient les conséquences néfastes de VOTRE ramadan idiot, Mohamed Sifaoui et Dounia Bouzar !

Roger Heurtebise pour Riposte laïque le 27 août 2010

(1) mohamed-sifaoui-pourquoi-faut-il-se-mefier-du-discours-de-riposte-laique.html

(2) comment-le-ramadhan-bouleverse-la-vie-des-algeriens-24-08-2010-87359_119.php

Par Roger Heurtebise -

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En ces temps troublés où la haine envers Israël monte de tous côtés et où les falsifications s’ajoutent aux rumeurs et aux lâchetés indignes, le dernier livre de Paul Giniewski constitue une lueur d’indispensable salubrité.

Ce dont il s’agit est un « événement » survenu en 1983, mais ses mécanismes peuvent aisément en rappeler d’autres, plus récents. Le point de départ ? L’« empoisonnement » d’écolières palestiniennes par Israël. Faut-il le préciser ? Cet « empoisonnement » n‘a jamais existé et des enquêtes menées à l’époque ont apporté toutes les démonstrations requises.

Les médias occidentaux étant déjà, peu ou prou, ce qu’ils sont aujourd’hui, ils n’en ont pas moins relayé amplement la rumeur et, lors­que les réfutations sont venues, adopté une attitude qu’on peut, au mieux, qualifier de silence complice. Les Nations Unies étant déjà ce qu’elles sont au­jourd’hui, toujours prêtes, dit Giniewski en citant Abba Eban, à « voter n’importe quelle résolution, y compris décidant que la terre n‘est pas ronde, pourvu qu’elle fût conforme aux désirs et aux intérêts des États arabes », elles ont repris et amplifié la calomnie et n’ont tenu aucun compte des réfutations.

D’autres « événements » plus récents présentent des ressemblances avec cet « événement » : pseudo massacres de Jénine en avril 2002, pseudo mort du petit Mohamed al Dura il y a dix ans, pseudo « extermination » de civils lors de l’intervention israélienne contre le Hamas à Gaza. On peut classer dans la même rubrique les massacres de Sabra et Chatila accomplis en 1982 par des phalangistes (en représailles à des massacres commis contre des villages chrétiens), mais pour lesquels on a accusé l’armée israélienne, bien sûr.

La récente « flottille pour Gaza », qui a vu des islamo-gauchistes mener une opération de soutien à une organisation terroriste, et au terme de laquelle des « pacifistes » se sont acharnés à coups de barres de fer sur des soldats israéliens, s’est achevée par des imprécations anti-israéliennes.

Comme l’écrit Paul Giniewski, « pour justifier les agressions contre les Juifs, on les a accusés sans cesse au cours de l’histoire de crimes qu’ils n’ont pas commis ». On les a même accusés de « crimes commis contre eux ». Et la façon dont on traite Israël aujourd’hui ressemble trait pour trait à la façon dont on n’a cessé de traiter le peuple juif. « Il existe une capacité et une propension pratiquement illimitée des médias et des opinions publiques à accepter n’importe quelle incitation antisémite et anti-israélienne », ajoute Giniewski.

Les résultats sont sous nos yeux : une atmosphère de plus en plus nauséabonde. Sous les nazis, les Juifs étaient accusés d’être des buveurs de sang, des assassins, des conspirateurs, des prédateurs. Six millions d’entre eux l’ont payé de leur vie dans les camps d’extermination. Aujourd’hui, on ac­cuse les Juifs israéliens d’être des bu­veurs de sang, des assassins, des con­spirateurs, des prédateurs, qualificatifs qu’on n’applique quasiment jamais aux vrais assassins.

On accoutume les opinions à l’idée qu’Israël est un État détestable qu’il faudrait peut-être faire disparaître
: on trouve en Israël, coïncidence, six millions de Juifs.

Les Juifs non israéliens se voient sommés de ne pas soutenir Israël, sous peine d’être accusés de « double appartenance ». Par une perverse inversion des choses, ceux qui soutiennent les lecteurs de « Mein Kampf » au pouvoir présentement à Gaza et Ramallah, accusent les Juifs israéliens de se conduire en nazis.

Ce qui monte, et qu’on laisse monter, dans l’air du temps « représente un grand danger », dit Giniewski : « les antisémites, les antisionistes, […] ceux qui tolèrent des doctrines, souscrivent à des actions dirigées contre les Juifs », ne s’aperçoivent pas, ou souvent trop tard, que ce ne sont pas seulement les Juifs qui sont visés, ou les Israéliens, mais « toute l’humanité » et le monde libre lui-même. Quand, dans des démocraties, le plus grand nombre en vient à soutenir les ennemis totalitaires d’une démocratie ailleurs sur terre, c’est la démocratie elle-même qui est en danger.

Guy Millière Pour les 4 Vérités hebdo le 04 août 2010


Paul Giniewski
Une affaire de poisons.
Enquête sur une mystification
anti-israélienne
L’à part de l’esprit
238 pages – 18 €

Par Guy Millière -

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Une France collabo prépare la victoire de la France racaille et de la France halal

samedi 3 juillet 2010, par Cyrano

 

Mohamed avait 30 ans. D’origine algérienne, il travaillait, depuis 5 années, dans une imprimerie où il était fort apprécié. Il avait décidé que notre pays serait le sien. Il pensait qu’en France, quand on a un accident de voiture, il faut faire un constat. "Ce sont les Français qui font des constats", lui fut-il répondu. Il ne savait pas qu’il ne fallait surtout pas se rebeller, face à des individus qui ne connaissent qu’une loi : celle du plus fort.

Il ne savait pas qu’il fallait, dans ce cas, baisser les yeux, et ne pas demander son reste. Il a voulu appeler la police. Ce fut sa perte. Prévenus par un coup de téléphone, une dizaine de racailles, venus de la cité des Musiciens, aux Mureaux, l’ont massacré. Il en est mort, devant sa mère et son frère. Ce dernier, choqué, dira "Ils sont venus pour faire la guerre, et pour tuer".

Cela fait parler les journaux. Nos plumitifs font les étonnés : pourquoi tant de haine, tant de violence ? De qui se moquent ces journalistes ?

 

Il y a quelques semaines, dans un édito intitulé "La France est en état de guerre civile, c’est un fait" (1), j’avais relevé, en une semaine, un ensemble de phénomènes, allant, entre autres, du mitraillage des bus, au Tremblay, à la lapidation gratuite d’un paisible retraité à Narbonne (décédé depuis), à l’agression du couple Picard à Perpignan, qui, avec leur bébé, n’ont eu la vie sauve que grâce à l’arrivée de la Bac. Myriam Picard était présente, le 18 juin, aux Champs-Elysées, et elle tint à remercier Riposte Laïque pour le soutien que nous lui avons affiché, lors d’un événement totalement tu par les médias.

Le scenario, lors de ces agressions, est toujours le même. Des groupes de racailles, et ce sont les seuls noms qu’elles méritent, majoritairement issus de l’immigration post-coloniale, sèment la terreur partout où elles passent, et se croient autorisées, souvent à dix contre un, à insulter, frapper, dépouiller, massacrer, parfois tuer, quiconque a la malchance d’être là au mauvais moment.

Ce sont les mêmes qui, depuis vingt ans, dès qu’un des leurs se tue en voulant échapper à un contrôle de police, mettent leur quartier à feu et à sang. Ce sont les mêmes qui, sans autre raison que de se défouler, incendient la voiture de leur voisin, qui en a besoin pour aller travailler. Ce sont les mêmes qui caillassent les pompiers, quand ceux-ci veulent éteindre un incendie. Ce sont les mêmes qui tendent des souricières aux policiers, et veulent leur interdire l’accès à leur territoire. Ce sont les mêmes qui ont incendié 300 écoles, et de nombreux bâtiments de la République, en 2005. Ce sont les mêmes qui ont battu à mort, comme le fut Mohamed, deux malheureux, durant ces émeutes, l’un parce qu’il a voulu prendre une photo, l’autre parce qu’il a voulu éteindre un incendie de poubelle, au pied de son immeuble. Ce sont les mêmes qui ont incendié un bus, à Marseille, brûlant gravement une jeune femme, brillante étudiante, Mama Galledou. Ce sont les mêmes qui ont agressé les lycéens, en 2006, lors d’une manifestation. Ce sont les mêmes qui, lors des manifestations contre le CPE, agressaient les cortèges syndicaux, voulant voler sac à mains, MP3 et téléphones portables. Ce sont les mêmes qui, quand ils font leurs courses, terrorisent en toute impunité les passants et les commerçants. Ce sont les mêmes qui imposent la loi du silence, et intimident quiconque oserait témoigner, lors d’un procès. Ce sont les mêmes qui ovationnent l’assassin de Sohane, lors d’une reconstitution. Ce sont les mêmes qui, les soirs où l’équipe de football algérienne joue, se permettent, en brandissant des drapeaux de ce pays, de saccager gratuitement tout ce qui passe à portée de leurs mains, et de chercher les affrontements avec les forces de l’ordre.

Ce sont des petits fascistes racistes, qui haïssent la France, et souvent les Blancs, encouragés par les chansons des rappeurs et les discours haineux des Indigènes de la République. C’est la France racaille, et elle gagne du terrain, de manière effrayante, malgré le déni de réalité des médias et des politiques.

Nous avons assisté, dans ce contexte inquiétant, ces derniers jours, à plusieurs événements incroyables, dans la France laïque. Ce fut d’abord l’épisode de l’apéro géant saucisson pinard, dans le quartier de la Goutte d’or. "Raciste, extrême droite, provocation", nous avons tout entendu. Mais quand des petits gauchistes communautaristes ont voulu organiser un apéro thé à la menthe viande halal, aucune protestation, au contraire, bien évidemment.

Alors on ne peut s’étonner de la grogne qui monte de la France profonde, loin de l’intellectualisme béat parisien ou politique. Le Français moyen en a assez, il le dit, il le clame et il se révolte contre ce que medias, collabos, islamos et racailles veulent lui imposer.

Aussi, quand la mairie de Dijon a prévu un barbecue halal, pour clôturer un tournoi de football à sept, cela ne pouvait qu’être l’indignation générale. Devant la montée de la fronde, la mairie, jouant du malentendu, a annoncé que bien évidemment, la viande ne serait pas halal... sauf pour les musulmans. Comme s’il était acceptable qu’une municipalité finance le culte musulman en achetant de la viande halal avec l’argent des contribuables !

Or, la stratégie des prosélytes musulmans fonctionne à merveille. Ils multiplient les pressions alimentaires et cherchent à imposer, aussi, un véritable colonialisme au moyen de la nourriture. De plus en plus, dans les écoles, à la fin de l’année, lors de la kermesse scolaire, il n’y a plus que de la viande halal disponible (comme cela a failli être le cas à Dijon). L’offensive existe dans les cantines scolaires, dans les cantines d’entreprise, dans les quartiers où, petit à petit, le boucher traditionnel est remplacé par une boucherie halal. On a même appris par l’ancien international Vikash Dhorsasso que l’ineffable Domenech - sous la pression d’Anelka et de Ribery ? - avait commandé un buffet halal, pour l’ensemble de ses joueurs.

 

Quel message véhicule-t-on ? La France du saucisson pinard, forcément raciste et discriminante, doit disparaître, et laisser la place à la France halal, forcément gage d’intégration et de tolérance. C’est la substitution d’une France par une autre, c’est la France halal conquérante.

Et puis, cerise sur le gateau, nous avons vu ce spectacle révoltant, ce lundi, à Argenteuil, d’un Premier ministre inaugurant une mosquée - premier scandale - devant une fillette voilée. Comment ne pas partager ce commentaire de Christine Tasin, sur la symbolique : "Fillon devant une fillette voilée, c’est le même message que Daladier devant Hitler". Les militants musulmans multiplient, depuis vingt ans, un travail de sape contre notre laïcité. Après nous avoir imposé le voile - y compris à des fillettes - dans la rue, ils ont essayé de le faire à l’école. Ensuite, ils sont passés au voile intégral. Puis les hommes se sont mis à porter des kamis. Ils ont exigé que leurs épouses ne soient soignées que par des femmes. Ils se battent pour imposer le halal partout où cela est possible. Ils intimident la liberté d’expression. Ce brave Boubakeur, que des benêts considèrent comme modéré, a traîné les dessinateurs de Charlie Hebdo devant les tribunaux et a demandé un moratoire de 20 ans avec la loi de 1905. On est passé de 4 mosquées en 1985 à 2000 en 2010, et il en réclame encore 2000 de plus ! Pour faire pression, on organise des prières musulmanes publiques, comme rue Myrha. Et cela marche !

Grâce à des collabos comme Fillon, et ce gouvernement d’incapables et de lâches, les militants musulmans ont trouvé la méthode gagnante : pleurnicher, revendiquer, se victimiser, et continuer d’avancer, d’obtenir des accommodements raisonnables, qui mettent à mal la loi de 1905. La présence de Fillon à une inauguration de mosquées, c’est une énorme victoire, pour eux, et un encouragement à multiplier le harcèlement quotidien qu’ils pratiquent, depuis vingt ans, contre notre République laïque. Grâce à Sarkozy, qui confond islamophobie et antisémitisme, ils ont compris qu’ils obtiendront un jour un délit d’islamophobie, en France, et que pour cela, ils peuvent compter sur des Raoult (qui a déposé un projet de loi en ce sens), des Juppé ou des Villepin, qui relaient leur discours victimaire, pour appuyer cette démarche liberticide.

Ils font un calcul : la démographie, comme le disait clairement Boumedienne à la tribune de l’Onu, en 1974 : "le ventre de nos femmes nous donnera la victoire". Les travaux de Jean-Paul Gourevitch ou de Michèle Tribalat montrent une réalité inquiétante : la population d’origine arabo-musulmane double tous les 15 ans, en France, grâce également à une politique migratoire totalement irresponsable, en période de chômage de masse, de non-intégration, de revendications communautaristes multiples et de montée de la délinquance juvénile. Mais la bien-pensance interdit d’en parler, immédiatement, le verdict tombe : raciste, fasciste, Le Pen. Comme si notre politique migratoire, et ses conséquences, n’étaient pas le fait de société numéro un de la période actuelle !

Si on évoque la France collabo, on ne peut passer sous silence le rôle criminel de cette gauche, depuis près de 30 ans. Si un Mohamed se fait lyncher, sur une bretelle d’autoroute, c’est parce le discours compassionnel de la gauche, depuis 1981, a transformé des petits fascistes racistes et violents en victimes innocentes du système économique, des ghettos, voire en justiciers du colonialisme, à qui on trouve toujours des excuses, et contre qui on désarme la police, condamnée bien souvent à servir de cible, à balles réelles, sans avoir le droit de se défendre !

Si des enseignants se font insulter, bousculer, cracher dessus, frapper, et parfois poignarder, c’est à cause du discours de l’excuse de la gauche bobo compassionnelle.

Si des policiers passent pour des salauds racistes - Libération a choisi de défendre les émeutiers de Villiers le Bel, contre la police de la République - c’est à cause du rôle sordide d’une partie de la presse, qui relaie le discours des gauchistes, et voient des révoltes sociales dans la barbarie quotidienne de ceux qui ont parfaitement compris les lois du capitalisme, où les plus forts ont tous les droits face aux plus faibles.

Si un joueur de football de l’équipe de France peut se permettre de dire à un sélectionneur "Va te faire enculer fils de pute", c’est parce que cette gauche a banalisé l’insulte, a sali la culture du respect dû aux anciens, et a moqué la bonne éducation. Si, par solidarité avec l’exclu, les petits caïds de cette équipe, dont certains ne cachent pas leur appartenance à l’islam, se permettent une grève qui fait rire le monde entier à nos dépens, c’est qu’il n’y a plus de repères dans une équipe où des milliardaires croient que l’argent leur donne tous les droits, y compris de mépriser les valeurs de notre pays. N’hésitons donc pas, dans la meilleure tradition gauloise, à nous moquer de ces minables.

 

Si des racailles peuvent se permettre de terroriser de plus en plus de nos concitoyens, c’est à cause du terrorisme intellectuel exercé par les médias bien-pensants sur des politiques par ailleurs bien peu courageux.

Il est tellement plus confortable d’insulter Eric Zemmour, de le faire passer pour un salaud raciste et sexiste, et de ne rien dire sur les véritables barbares fascistes qui menacent les habitants de notre pays. N’importe lequel d’entre nous aurait pu être massacré comme le malheureux Mohamed.

Il est tellement confortable - et grotesque - de qualifier Riposte Laïque de "bête immonde" et de continuer à réclamer la régularisation de tous les sans-papiers et une politique immigrationniste qui porte en elle la disparition de la France, et la progression du vrai fascisme qui menace notre pays, celui des barbares racistes.

Il est tellement plus confortable de qualifier, de manière grotesque, les Identitaires de néo-nazis antisémites, que de parler du véritable antisémitisme de ceux qui veulent importer le conflit israélo-palestinien en France.

 

Pour que la France racaille et la France halal gagnent du terrain, il faut une France collabo qui leur serve la soupe. Avec Fillon, Sarkozy, Aubry, Buffet, Besancenot, Mamère, les associations antiracistes qui ne disent rien sur le racisme anti-blanc et anti-Français, les associations féministes qui ne disent rien sur le voile, même celui des fillettes, les associations laïques qui ne disent rien sur l’offensive conquérante de l’islam, mais tout sur un Vatican agonisant, avec des médias gangrénés par la bien-pensance et le politiquement correct, et prêts à lyncher quiconque osera sortir des sentiers battus, nous avons un panel de la bien-pensance, de la dhimmitude et de la collaboration qui porte en germe la disparition de notre pays pourtant porteur de valeurs universelles.

Nous avons le panorama d’un désastre annoncé : la disparition de la France du saucisson pinard, la fin de la France laïque et républicaine, la mort d’un pays où il fait bon vivre, et l’apparition d’une France qui ressemble à ce reportage terrifiant, intitulé "Hamas sur Seine", effectué dans les rues de Paris, le 31 mai dernier, et passé sous silence. (2)

La Résistance républicaine - qu’il faut rejoindre - est plus que jamais d’actualité. Je maintiens, à la lecture de ce reportage, le titre de mon dernier édito : "il faut que le peuple de France - qui n’est pas ethnique - se prépare à un nouveau 1789", il en va de la survie des principes humanistes, solidaires, fraternels et universels qui ont longtemps fait de la France un pays envié du monde entier, où il faisait bon vivre pour la majorité de ses habitants.

(1) http://www.ripostelaique.com/La-France-est-en-etat-de-guerre.html

(2) http://www.menapress.org/

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Le peuple de France doit se préparer à un nouveau 1789

lundi 28 juin 2010

Les politiciens de gauche et de droite ont amené notre France à une impasse apocalyptique.

Les exemples ne manquent pas. Chaque jour nous livre son lot de scandales inacceptables, et pourtant nos dirigeants font comme si de rien n’était. Un exemple parmi des milliers d’autres : vendredi dernier, le criminologue Xavier Raufer nous apprenait, dans l’émission C dans l’Air sur France 5, que dans des cités de la région parisienne, des voyous issus de la « diversité » avec cagoules et armes de guerre bouclaient des cités pour protéger les trafics de leurs congénères, interdisant l’accès à toute personne « étrangère » aux lieux et terrorisant la population locale (1). Un ancien policier du « 9-3 » présent sur le plateau a confirmé ces propos : il est aussi dangereux de se promener dans ces « cités » que dans les pires zones de Bagdad ou dans les vallées afghanes aux mains des jihadistes.

Monsieur Sarkozy, Madame Aubry, Messieurs et Mesdames les élus, les journalistes perroquets, les sociologues autoproclamés, les nouveaux curés et abbesses du catéchisme bien-pensant déguisés en antiracistes ou en politologues, ont-ils parlé de cela ? Jamais ! Quand une dizaines de milliers de Chinois défilent à Belleville pour dénoncer les vols et les agressions dont ils sont victimes, le reporter de France 3 évite soigneusement de désigner l’origine des voyous et dénonce principalement non pas ceux-ci, mais ceux qui pourraient « récupérer politiquement », selon ses dires, ces actes de terrorisme (2). Quant à la mairesse du 20ème arrondissement, son principal souci est de faire taire ceux qui dénoncent ces violences racistes et non pas de combattre ceux qui les commettent.

 

La soumission de nos élus et de nos médias aux racailles et aux soldats et soldates de l’islam politique est totale. Toute la nomenklatura politique, depuis le maire de Paris jusqu’à la sous-ministre Fadela Amara, a demandé l’interdiction de l’apéro saucisson et pinard à la Goutte d’Or. Mais pas un seul de ces dhimmis ne dénoncera le « barbecue géant halal » que la mairie de Dijon organise à l’occasion d’un tournois local de football à sept (3). Le préfet de Côte-d’Or n’interdira pas cette atteinte manifeste à la laïcité et à la liberté de conscience. Dans le 18ème arrondissement de Paris comme dans la capitale bourguignonne, les Français sont désormais considérés comme étrangers et indésirables, avec la complicité des socialistes Bertrand Delanoë et François Rebsamen.

 

Lundi, c’est François Fillon en personne qui inaugure, avec 800 invités aux frais du contribuable, la construction de la méga-mosquée d’Argenteuil (4). Comme si c’était le rôle du Premier ministre de s’afficher - à côté d’une fillette voilée - en compagnie de barbus, y compris les islamistes de l’UOIF qui n’hésitent pas à organiser des conférences avec le raciste antisémite Hassan Iquioussen ou le gourou Youssef al-Qaradawi qui justifie la mise à mort des apostats et des homosexuels en terre d’islam ! Pas mieux à Marseille, où l’UMPS (Gaudin, Vauzelle, Mennucci) pose la première pierre d’une « Grande Mosquée » pharaonique et offensive en compagnie de radicaux du Tabligh, et de l’ambassadeur d’Algérie, pays où l’on chasse les chrétiens et où l’on ferme les églises. Samedi dernier a eu lieu à Marseille l’assemblée générale de l’association gérant la future grande mosquée. Les socialistes du coin et le ministère de l’Intérieur y ont poussé une élue socialiste par ailleurs membre du CRCM local (bonjour le mélange des genres…) mais ni celle-ci ni ses commanditaires n’ont dénoncé la présence de fondamentalistes de l’UOIF et du Tabligh dans cette même association. Et nous pourrions multiplier les exemples par dizaines dans tout l’Hexagone, où de soi-disant élus républicains et laïques font leur business électoral avec des fous d’Allah.

 

Pas mieux à gauche, avec une première secrétaire du Parti Socialiste qui copine avec l’islamiste Amar Lasfar à la biographie édifiante (5) et qui organise l’apartheid religieux et sexiste dans les piscines municipales de Lille ou viole les dernières volontés d’un mort apostat au nom de la charia, avec à l’appui une fatwa de l’UOIF déclarant que seules les autorités islamiques ont le droit de dire qui est musulman ou non. Pas mieux chez Ségolène Royal qui glorifie les émeutiers de Villiers-le-Bel comme des héros de la Nation. Et on pourrait citer tous les élus P.S. ou PCF qui financent illégalement des mosquées avec l’argent public. Pas mieux à l’extrême-gauche alliée des militantes du voile et des supporters d’organisation jihadistes comme le Hamas et le Hezbollah. Pas mieux chez les écolos, entre un Cohn-Bendit qui bafoue et insulte la démocratie suisse en demandant que le peuple helvète revote sur le référendum anti-minaret et en appelle aux dictateurs saoudiens, ou un Noël Mamère qui s’affiche au congrès des Frères musulmans de l’UOIF et qui ose comparer le « destin » des voilées à celui des homosexuels, feignant d’ignorer que l’islam ordonne la mise à mort de ceux-ci.

Pas mieux au Front National où un Jean-Marie Le Pen chante les louanges du régime islamo-fasciste des mollahs tandis qu’un Christian Bouchet hurle à l’islamophobie en chœur avec Dominique Sopo de SOS-Racisme contre Riposte Laïque. Pas mieux au MPF, où après avoir dénoncé « les mosquées de Roissy », Philippe de Villiers est rentré à la niche sarkozyte. Pas mieux à Debout La République, quand un Nicolas Dupont-Aignan est bien silencieux sur l’offensive islamique et menace d’exclure de son mouvement tout militant qui oserait manger du cochon et boire du vin rue Myrha (6). Pas mieux au Modem où François Bayrou va en personne se vendre aux islamistes auprès de l’UAM-93, et accepte dans ses rangs un Azouz Begag qui prône un « arrangement » entre les polygames africains et la République, ou un Djamel Bourras qui soutient la chaîne de télévision islamiste Al Manar. Pas mieux chez Dominique de Villepin qui, comme Premier ministre, a été d’une lâcheté rare lors des émeutes ethniques et a fait appel aux « grands frères » barbus et aux imams pour calmer les séditieux musulmans.

Le constat est clair : toute notre classe politique est vendue aux fous d’Allah et aux racailles. Ils sont tous compromis, peu ou prou, avec l’islam politique contraire à notre laïcité, à notre démocratie, à notre République.

Et l’« UMPS » ne s’arrête pas là dans le mépris du peuple de France. Comme un seul homme, ils ont trahi le vote démocratique en imposant un TCE contraire au résultat du référendum populaire. Comme un seul homme, ils se vendent à une Union Européenne ultra-libérale dont la plupart des décisions contredisent la souveraineté française. Comme un seul homme, des parlementaires français au Conseil de l’Europe de droite et de gauche ont voté une résolution condamnant l’interdiction de la burka et le vote suisse sur les minarets (7). Tous ces gens sont des anti-démocrates et même des anti-français.

Ils jouissent d’une impunité totale. Prenons par exemple le problème actuel des retraites et de la dette. Ils nous expliquent que la situation n’est plus tenable et qu’il faut des réformes drastiques. Quelles que soient leurs solutions, elles pèseront sur les Français, soit par une augmentation des prélèvements fiscaux ou sociaux, soit par une augmentation du temps de travail, soit par le dépeçage des services publics. Mais qu’ont fait tous ces gens lorsqu’ils étaient aux manettes de l’Etat ? Ils avaient pourtant connaissance de tous les indicateurs démographiques, financiers et sociaux pour corriger le tir. Ils n’en ont rien fait, laissant pourrir la situation pour ne pas fâcher Billancourt ou la Bourse. C’est une tromperie organisée, et même un dol envers les travailleurs, puisqu’aujourd’hui ils leur font payer financièrement leur propre trahison de leurs propres promesses. On pourrait d’ailleurs dire la même chose de la Grèce : il est curieux qu’on oublie de dénoncer les gouvernements de droite et de gauche qui ont menti au peuple hellène, allant jusqu’à trafiquer les chiffres, et qui aujourd’hui expliquent à ceux qu’ils ont abusés qu’ils doivent se serrer la ceinture.

Dans une entreprise, dans une association, dans une vraie démocratie, le moindre dirigeant qui se livrerait à de telles duperies et mensonges serait immédiatement limogé, et même traduit devant les tribunaux pour rendre des comptes, au pénal comme au civil. Il finirait ses jours à l’ombre et sa fortune personnelle servirait à rembourser ses victimes. Mais curieusement, dès qu’il s’agit de « patrons » d’un Etat qui commettent le même genre de vol et de mensonge à une échelle bien plus importante, on ne constate nulle autocritique et on ne demande nulle réparation.

Non seulement ces politiciens ont trompé et volé le peuple de France, mais encore ils osent se conduire en nomenklaturistes staliniens ou bananiers. On pourrait rappeler toutes les turpitudes de la présidence de François Mitterrand, les affaires Urba-Gracco et autres détournements de l’argent des contribuables. Mais contentons-nous de résumer toutes les affaires récentes de la Sarkozie.

Eric Woerth, actuel ministre du travail, était ministre des finances (et donc du fisc) quand ses services étaient avertis des soupçons de fraude fiscale de Madame Liliane Bettancourt, première fortune privée de France. Les ministres sarkozystes et les élus de l’UMP sont tous montés au créneau pour dénoncer une prétendue chasse aux sorcières, jouant de la victimisation et allant même jusqu’à accuser ceux qui cherchent la vérité de vichystes. La ministre de la Justice, par exemple, a prétendu que la chancellerie ne pouvait rien faire sans l’intervention de Bercy. Mais cette parade a fait long feu, puisqu’en janvier 2009 les enquêteurs judiciaires ont prévenu ceux du fisc. Bref, il est inimaginable de continuer à supposer qu’Eric Woerth ne puisse pas ne pas être au courant des dissimulations fiscales de Liliane Bettancourt ou de ses conseils. C’est un scandale d’Etat qui aurait valu la démission immédiate du ministre mis en cause dans toute démocratie digne de ce nom, par exemple dans les pays nordiques, au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis. Ou même en France sous la 3ème ou la 4ème République.

Madame Christine Boutin, après son départ du gouvernement, se voit confier une mission sur « les conséquences sociales de la mondialisation » (sic !) qui ressemble fort à un bidonnage en règle. Le tout est payé 9500 euros par mois, plus le salaire d’un chauffeur (comme s’il fallait un chauffeur pour cette « mission »), et quatre collaborateurs. De qui se moque-t-on ? On pouvait croire à une certaine fibre sociale sincère de la part de Christine Boutin, nonobstant ses positions ultra-catholiques sur des problèmes de société. N’a-t-elle pas défendu la cause des sans-abri ou des prisonniers ? Hélas, le masque est tombé : faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais.

De même pour Fadela Amara, égérie de la défense des droits des femmes et de la résolution des problèmes de banlieue. On découvre que l’ancienne présidente de Ni Putes Ni Soumises « prêtait » à longueur d’année son appartement de fonction (un 120 m2 avec vue sur la tour Eiffel) à des membres de sa famille. Non seulement ceux-ci profitaient des locaux aux frais du contribuable, mais aussi des services du cuisinier et du maître d’hôtel payés par l’Etat et à qui ils commandaient des repas luxueux conformes à leurs habitudes communautaristes. Quel bel exemple pour les « jeunes » des « quartiers populaires » !

Pas mieux chez Christian Estrosi, maire de Nice et ministre de l’Industrie. Il n’a pas un, mais deux appartements de fonctions à Paris, aux frais de l’Etat. Du coup, tout comme sa consœur Fadela Amara fait héberger sa tribu par le contribuable, Christian Estrosi fait profiter sa fille des largesses de l’Etat, dans un hôtel particulier avec vue sur la Seine. Les étudiants sans le sou et leurs parents qui se saignent aux quatre veines apprécieront.

Autre profiteur : Georges Tron, récente prise sarkozyste au camp villepiniste. Le ministre de la fonction publique profite tout simplement d’un… logement social, qui lui fut attribué par Jacques Chirac alors maire de Paris, et que curieusement Bertrand Delanoë a oublié d’épingler. Mais peut-être que le nouveau maire de Paris préfère ce type de « clientèle » pour remplir son quota de 20% de HLM qu’impose la loi SRU. Après tout, Fadela Amara elle aussi continue à profiter d’un logement HLM alors qu’elle est largement rétribuée pour sa fonction ministérielle.

Autre membre du gouvernement compromis : Alain Joyandet, secrétaire d’Etat à la coopération. Il a déclaré de fausses surfaces dans une demande de permis de construire pour l’agrandissement d’une maison près de Saint-Tropez. (hé oui, on n’habite pas dans les « quartiers populaires » quand on est ministre de Sarkozy !) Alain Joyandet s’était déjà fait remarquer en mars dernier en affrétant un avion privé pour se rendre à Haïti. Coût pour le contribuable : 116.000 euros. Les sinistrés haïtiens priseront-ils ce geste généreux d’un ministre français qui prétend les aider ? Mais Christian Estrosi est lui aussi allergique aux lignes régulières, même en première classe. Alors qu’il était secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, il a affrété un avion privé pour 118.000 euros payés par le contribuable pour assister… à une réception UMP donnée par le Président de la République !

Moins onéreux mais bien plus symboliques, les cigares de Christian Blanc, secrétaire d’Etat chargé du Grand Paris. 12.000 euros de havanes payés sur fonds publics ! Le sous-ministre s’est empressé de dire qu’il rembourserait, mais l’aurait-il fait s’il n’avait pas été épinglé par le Canard Enchaîné ? Quand on pense que tous ces gens se réclament du Général de Gaulle, qui allait jusqu’à payer de sa poche les notes d’électricité et de téléphone de ses appartement privés à l’Elysée ! On est très loin de prétendus gaullistes comme Jacques Chirac qui affichait des « frais de bouche » dignes d’une centurie de goinfres pantagruéliques, ou de Nicolas Sarkozy qui se fait installer une salle de bain digne de Bokassa Premier dans son futur avion privé.

Car l’actuel locataire de l’Elysée n’est pas en reste dans ce mépris du peuple. Elu sur la promesse d’un « Etat irréprochable » et d’un respect de ses engagements électoraux, il a trahi ses électeurs dès le soir de sa victoire. Il a alors annoncé une « Union Méditerranéenne » devenue depuis Union Pour la Méditerranée, dont il n’avait pourtant soufflé mot pendant sa campagne présidentielle. Il faudra peut-être enquêter sur les véritables objectifs de ce bras armé d’Eurabia dans lequel il a même enrôlé Caroline Fourest. Pour quelles contreparties financières ou géopolitiques ? Nicolas Sarkozy s’est également empressé d’aller fêter sa victoire au Fouquet’s avec toute la classe bobo ou aristocrate de Paris. Quelle fumisterie par rapport à ses discours jauréssiens ouvriéristes et soi-disant populaires ! Et quel mépris de sa noble fonction de Président et de chef de l’Etat quand il a mis en scène sa vie privée, allant jusqu’à déclarer lors d’une conférence de presse : « Avec Carla, c’est du sérieux. » ! Aucun président de la République française n’a eu une telle vulgarité « bling-bling » bien éloignée de la grandeur de la fonction qu’on attendait. Nicolas Sarkozy apparaît désormais comme un « bouffon », lui qui dénonçait la « racaille » alors qu’il en utilise les codes, les valeurs et même le langage.

 

Non seulement tout ce beau monde a volé et trompé le peuple français, mais il se fout de lui sans aucune vergogne en abusant jusqu’à la corde de privilèges qu’il s’est octroyés. Avec son déni de démocratie et ses magouilles électorales pour éviter toute représentation politique hors de son arrangement UMP-PS, il est désormais plus proches de l’ancien régime de Louis XVI et de sa cour que d’une République démocratique.

Exploitation, vol et tromperie du peuple de France, privilèges affichés sans vergogne, déni de démocratie, soumission à des puissances étrangères (américano-européisme et islam politique), muselière sur toute opposition citoyenne ou médiatique, impasse sociale et financière qui amènera à une paupérisation des classes moyennes et basses, impuissance face à la délinquance ethnique et religieuse : tous les ingrédients sont prêts pour un nouveau 1789. Comme le dit très bien Christine Tasin dans sa présentation de Résistance Républicaine (8), nous avions cru à une alternative politique par la voie des urnes. Ce n’est désormais plus possible. Une révolution populaire est maintenant inévitable, puisque l’évolution démocratique est barrée.

Que pouvons-nous faire devant cette échéance dramatique ? Il faut s’y préparer, puisque nous n’avons plus le choix. Il y a trois objectifs qui se présentent à nous, et que nous ne devons pas louper pour éviter le pire.

Depuis trois ans, Riposte Laïque dénonce les dérives de nos dirigeants. Nous pensions les informer, les faire évoluer, les faire basculer. Force est de constater l’échec de cette stratégie, à part de rares exceptions que nous saurons signaler le moment venu. Il nous faut désormais non seulement dénoncer les traîtres au peuple de France, mais aussi exiger leur démission et tout faire pour qu’ils cessent de nuire. Il ne faut donc plus hésiter à désigner nommément tous les « collabos » anti-français, anti-républicains et anti-démocrates. Nous leur avons demandé de choisir leur camp. Ils ont persisté dans leur erreur. Tant pis pour eux. Nous serons leurs procureurs et non leurs défenseurs au tribunal de l’Histoire. Nous leur avons proposé le repentir. Ils ont choisi de persister dans le mensonge et la trahison. Ils n’ont plus que le choix de la fuite à Varennes, à Marrakech ou en Amérique du Sud tant qu’il en est encore temps.

 

Il nous faut aussi participer activement aux actions de terrain. Ce sera davantage le rôle de Résistance Républicaine que de Riposte Laïque. Sans dépasser les limites de la légalité, nous devons opposer une fermeté sans faille contre l’islamisation de notre France, partout sur notre territoire. Nous devons descendre dans la rue, boycotter ou saboter toute collaboration avec l’ennemi, et organiser une résistance passive dans tous les champs de la société civile. Dans nos quartiers, nos entreprises, nos écoles, nos administrations, nos associations, un seul mot d’ordre : pas une once de charia et vive la France ! Certes, nous aurons encore affaire aux Savonarole médiatiques, aux ligues de vertu et aux juges rouges. Mais les premiers sont désavoués par leurs clients, comme le prouvent les réactions des internautes à l’apéro de la Goutte d’Or, les seconds sont haïs par les Français et en déconfiture financière (9), et les troisièmes finiront par céder par remplacement des générations et devant le ralliement à la résistance des autres pouvoirs régaliens de l’Etat (police et armée).

Il nous faut également préparer l’avenir. Riposte Laïque n’est pas un parti politique, mais se doit de fournir aux futurs remplaçants de nos dirigeants corrompus et incompétents tout le bagage théorique et programmatique dont ils auront besoin, ne serait-ce que pour éviter des dérives racistes et totalitaires et des bains de sang. Sur l’islamisation, sur l’immigration, sur le terrorisme intellectuel, sur la délinquance et l’hyper violence, il nous faut proposer des solutions pragmatiques, réalistes, humanistes et conformes à nos valeurs. Non seulement cela permettra d’éviter l’anarchie destructrice ou la récupération par des fascistes d’extrême gauche ou d’extrême droite, mais cela nous donnera un rôle majeur, médiatique et politique, dans les événements à venir.

La manifestation unitaire du 18 juin 2010 place de l’Etoile à Paris porte en germe ces trois objectifs. Nous y avons dénoncé la veulerie des politiques et des médias, nous y avons montré que nous savons passer de la réinformation internet à l’action dans la vie réelle, nous y avons su défendre nos idéaux et commencé à débattre avec nos partenaires d’un soir de convergences et de divergences sur un projet politique pour la France et les Français. L’avenir est à nous. Le peuple de France est avec nous. Sachons en être dignes.

(1) http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php ?page=resume&id_rubrique=1470

(2) http://www.youtube.com/watch ?v=046xYXWpICM

(3) http://www.bivouac-id.com/2010/06/26/scandale-a-dijon-la-mairie-organise-un-barbecue-geant-halal/

(4) http://www.islamisation.fr/archive/2010/06/23/fillon-inaugurera-la-grande-mosquee-universite-islamique-d-a.html

(5) Amar-Lasfar-l-islamiste-du-Nord.html et http://www.ripostelaique.com/Amar-Lasfar-l-islamiste-du-Nord,3636.html et http://www.ripostelaique.com/Amar-Lasfar-l-islamiste-du-Nord,3637.html

(6) http://www.mediaslibres.com/tribune/post/2010/06/18/Nicolas-Dupont-Aignan-et-Philippe-de-Villiers-tombent-le-masque

(7) http://www.ripostelaique.com/Islamisation-des-parlementaires.html

(8) http://www.youtube.com/watch ?v=IMgCnd1d10I

(9) http://www.ripostelaique.com/Apprenons-l-antiracisme-avec-la,4377.html


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Commander "Les dessous du voile", "La colère d’un Français" : chèque de 19 euros (frais de port compris) à l’ordre de Riposte Laïque

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Dans trois articles de presse, publiés dans les colonnes du Monde, du Figaro et de Valeurs Actuelles, des chroniqueurs et économistes rappellent la fragilité structurelle de l’euro, ouvertement remis en cause par les marchés à la faveur de la crise.

Pour Alain Cotta, l’euro est un "pousse-au-crime" sur lequel l’Allemagne elle-même serait en train de faire une croix. Gérard Lafay, pour sa part, répond à la question du "comment ?" pour ce qui concerne le rétablissement des monnaies nationales en Europe. Enfin, Yves de Kerdrel, chroniqueur au Figaro, n’hésite pas à étriller la pensée dominante qui minimise l’échec de l’euro, appelant à ce que les intérêts de la France soient enfin défendus dans la construction européenne.



 

Alain Cotta : “L’euro ? Un pousse-au-crime !"

Valeurs Actuelles, jeudi 13 mai 2010, propos recueillis par Eric Branca

Professeur émérite à l’université de Paris-Dauphine et auteur de nombreux essais, Alain Cotta n’a jamais cru à la pérennité de l’euro. Comme ses collègues Jean-Jacques Rosa, Gérard Lafay ou Jacques Sapir, il plaide pour une révision complète des traités européens. Pour l’économiste, il faut abandonner la monnaie unique pour une monnaie commune.

Qu’inspire la crise actuelle à l’économiste que vous êtes, hostile au principe de la monnaie unique dès la négociation du traité de Maastricht, en 1991 ?

Quand on a prévu les choses avant qu’elles ne surviennent, on est toujours partagé entre la satisfaction d’avoir eu raison et la tristesse de ne pas avoir été entendu… Mais eu égard à l’intérêt général, c’est évidemment le second sentiment qui domine !

Je suis, pour tout vous dire, très sévère avec les hommes politiques, tout spécialement français.

Et pas seulement s’agissant de leur inculture économique. Ce que je leur reproche, quelle que soit leur tendance, c’est d’être, à de très rares exceptions près, ennemis du raisonnement, du débat au sens philosophique du terme. Dès l’origine, la monnaie unique était un dogme, une eschatologie. Nous avons été un certain nombre à peser le pour et le contre, à nous projeter dans l’avenir en étudiant les scénarios consécutifs à la mise en place d’un système uniforme appliqué à des États dont les traditions politiques, économiques, sociales, et partant les capacités d’adaptation, étaient différentes, et parfois irréductibles les uns aux autres. En face, nous avons trouvé, non des arguments affûtés, mais un mur de mépris. Vingt ans plus tard, ce mur s’effondre. Et les pierres nous tombent dessus…

Pourquoi cet aveuglement ?

Il y a l’Allemagne, et il y a tous les autres. Pour l’Allemagne, l’euro n’était viable qu’à la condition d’être plus fort que le mark. C’est ce qui est advenu. Et c’est ce qui a permis à l’Allemagne, dans un premier temps, de financer sa réunification.

Pour tous les autres, France d’abord, l’euro était un double pari, beaucoup moins glorieux. Le premier, dont nous n’avons pas fini de subir les conséquences, consistait à faire payer aux Allemands le prix de l’abandon de notre souveraineté monétaire. À l’abri d’un euro qui nous empêcherait de dévaluer, nous multiplierions les déficits, notamment commerciaux. Second pari, plus pitoyable encore : ce que les gouvernements n’avaient plus le courage politique de faire, l’Europe nous l’imposerait.

La boucle, ainsi, semblait bouclée : le dynamisme allemand financerait le laisser-aller des autres, et la technocratie bruxelloise porterait le chapeau des mesures impopulaires. “Ce n’est pas nous ! C’est Bruxelles !” : voilà l’argument que les gouvernements gardaient au chaud pour le servir aux peuples en cas de coup dur…

Cela a fonctionné peu ou prou jusqu’au choc de 2008 : se croyant protégés par l’euro, les États ont emprunté sans compter sur les marchés internationaux pour financer leurs budgets, cependant qu’avec son excédent de 200 milliards, l’Allemagne compensait les déficits commerciaux de ses partenaires moins compétitifs, lesquels, en sus, mentaient sur leur situation réelle… Qui pensait sérieusement qu’une telle imposture pouvait durer ?

Vous voulez dire que l’euro a joué le rôle d’un cache-misère…

Pire que cela : d’un pousse-au-crime ! Pendant que sous leurs proclamations de rigueur obligatoire (critères de Maastricht, pacte de stabilité etc.) les traités rassuraient les naïfs, les banques finançaient la gabegie des États, un peu de la même manière qu’aux États-Unis elles finançaient les subprimes des particuliers… L’euro structurellement fort a non seulement pénalisé notre compétitivité, il a aussi et surtout permis aux États de se droguer aux déficits en pensant que, grâce à l’euro, on échapperait à une dévaluation. Et le propre de la drogue, c’est de faire croire que ses effets vont continuer toujours, sans inconvénients.

Étatistes et libéraux se sont pris au jeu : les premiers en pensant qu’ils pourraient continuer sans risque à multiplier les fonctionnaires ; les seconds en comptant sur le marché pour corriger les déséquilibres économiques entre des pays aux caractéristiques de plus en plus contrastées au fil des élargissements… Vanité des idéologies, là encore : on ne peut dépenser durablement que ce que l’on a. Et ce n’est pas le marché qui rendra la société grecque semblable à la société danoise, si tant est que cela soit souhaitable !

Et maintenant ?

Maintenant, tout est clair, et terriblement dangereux : l’Allemagne n’a plus envie de payer pour tout le monde. Et il est clair que même si elle le voulait, elle en serait incapable. Que pèsent ses excédents commerciaux de 200 milliards, qui, je le répète, suffisaient jusqu’alors à équilibrer le déficit de tous les autres, face à la dette accumulée par la seule Espagne, qui est estimée à 600 milliards ?

Le plan arrêté ce week-end a semblé, tout de même, rassurer les marchés…

La conjoncture est ce qu’elle est. Ce qui compte, ce sont les tendances structurelles. Et le phénomène déterminant, pour la zone euro, ce n’est pas le regain de volonté dont a pu faire preuve la Banque centrale européenne (qui, soit dit en passant, s’est assise sur les traités en s’endettant pour éponger des dettes, donc en prenant le risque de provoquer l’inflation). C’est ce que fera ou ne fera pas l’Allemagne pour préserver ses marges de manœuvre. L’Allemagne a payé pour voir. Elle en a tiré des avantages. Elle ne veut à aucun prix être aspirée dans la catastrophe.

Je remarque d’ailleurs que le seul dirigeant européen auquel ait téléphoné Barack Obama, c’est Angela Merkel. Parce que, une fois de plus, l’Amérique et l’Allemagne ont des intérêts convergents. On parle de 3600 milliards de dollars (3000 milliards d’euros) de créances détenues par les banques américaines sur les banques européennes. Les États-Unis, qui ne veulent pas que l’euro plonge, car l’Europe concurrencerait ainsi leurs exportations, s’adressent donc au seul interlocuteur capable, à leurs yeux, de maintenir l’euro à un certain niveau. Et cet interlocuteur, c’est Berlin, qui a toujours voulu un euro fort.

Vous voulez dire que soutenir la Grèce, et demain, pourquoi pas, l’Espagne, le Portugal et l’Italie, c’est prendre le risque de faire plonger l’euro ?

Faute d’en avoir la preuve, j’ai l’intime conviction que l’Allemagne poursuit depuis quelques années, un but bien précis : obtenir le départ de la zone euro des “pays du Club Med”, comme elle les nomme.

Même si ceux-ci, au prix de grands sacrifices, assainissent leurs finances ?

La confiance est rompue. Leur fraude aux comptes publics va laisser des traces et, quoi qu’il arrive, ce ne sont pas les équilibres comptables qui décideront de la suite. Ce sont les mouvements sociaux. En Grèce comme ailleurs, je crains qu’ils soient terribles. On ne peut pas, en quelques mois, en quelques années même, rompre avec des années de laisser-aller. Si faire l’Europe, c’est tirer sur la foule, pourquoi voulez-vous que les peuples y adhèrent ? Je pense donc que l’Allemagne va tout faire pour pousser les canards boiteux vers la sortie…

Et si elle n’y parvient pas ?

C’est elle qui reprendra sa liberté !

En prenant le risque de perdre les créances qu’elle détient, comme nous, sur la Grèce ?

Si, pour récupérer ses créances grecques, l’Allemagne doit, dans la foulée, aider l’Espagne, le Portugal, et demain la France, je pense qu’elle préférera sortir de l’euro. Elle dispose de sa zone d’influence traditionnelle, l’Europe centrale et orientale, à laquelle il faut bien ajouter la France, sans parler de la Russie. Cette zone est aussi un marché, qui a préexisté à l’euro et qui lui survivra. Et ce ne sont pas les institutions européennes qui y changeront quoi que ce soit. D’ailleurs, les a-t-on vus à l’œuvre, ces dernières semaines, alors même que le traité de Lisbonne, qui devait tout régler, a désormais force de loi ? A-t-on vu ou entendu M. Van Rompuy ou Mme Ashton, dont on nous promettait qu’ils seraient “les visages de l’Europe” ? On a vu Mme Merkel et M. Obama, qui incarnent les vrais rapports de force de chaque côté de l’Atlantique. Le reste, c’est du cinéma.

Alors, quelle solution pour repartir d’un bon pied ? Une seule : abandonner la monnaie unique, dont nous avons toujours dit qu’elle serait une bombe à retardement, au profit de la monnaie commune, dont certains avaient rêvé avant Maastricht. Des monnaies nationales, dont la valeur serait gagée sur la richesse réelle des États, coexistant avec une monnaie de réserve commune capable de financer les projets d’intérêt général : je ne vois pas d’autre solution capable de concilier la souplesse qu’exige la diversité des peuples européens avec la stabilité extérieure dont a besoin un continent organisé. Propos recueillis par Eric Branca



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Comment va-t-on recréer le franc ?

Par Gérard Lafay, Le Monde, jeudi 17 juin 2010

Contrairement aux espoirs annoncés, l’euro a manifestement échoué. A l’intérieur de la zone concernée, il n’a engendré qu’une faible croissance économique, une délocalisation des activités industrielles et la persistance du chômage, tout en accentuant les divergences entre les pays membres. La politique de la Banque centrale européenne a en effet suscité une surévaluation chronique de la monnaie unique européenne, et elle a permis un endettement accentué des nombreux agents économiques, tant publics que privés. Au lieu de jouer un rôle d’entraînement, l’Allemagne a mené une politique salariale inutilement restrictive, accentuant le déficit de certains pays de la zone, au point de les conduire au bord du gouffre.

Sur le plan économique, l’euro ne pourrait être poursuivi qu’en menant un fédéralisme budgétaire, solution préconisée par Messieurs Jean-Claude Trichet et Dominique Strauss-Kahn. Cohérente sur le plan économique, cette solution est inapplicable politiquement dans un régime démocratique. Elle impliquerait le même type de transferts budgétaires que celui qui existe, à l’intérieur de chacune des nations, entre les régions riches et les régions pauvres. Or l’Europe n’est pas une nation, qui a l’habitude d’accepter cette forme naturelle de solidarité. Le pays le plus riche, l’Allemagne, exclut même formellement une telle formule, ayant déjà suffisamment payé pour mettre à niveau les länder de l’ex-RDA.

A plus ou moins brève échéance, l’euro est donc condamné. La question n’est donc pas de savoir s’il faut recréer le franc : une telle issue est inéluctable. La seule question pertinente est de connaître les conditions dans lesquelles ce processus va se dérouler.

Le plus grave serait de subir en catastrophe, sous la pression de la spéculation, une dislocation désordonnée de la zone euro. Au lieu de pratiquer la politique de l’autruche, en se berçant d’illusions, il faut donc préparer calmement la solution alternative qui va s’imposer impérativement. D’une part, en précisant les conditions de recréation des différentes monnaies nationales, et en particulier du franc français. D’autre part, en mettant en place un nouveau système monétaire européen.

Techniquement, la recréation du franc français, comme celle des autres monnaies de l’actuelle zone euro, est une solution facile, qui prendra au plus quelques mois. On a déjà l’expérience de l’opération inverse, qui a abouti à la création de l’euro, et on connaît l’exemple de diverses zones monétaires qui se sont scindées, que ce soit lors de la division de la Tchécoslovaquie ou lors de l’éclatement des anciennes fédérations soviétique et yougoslave. Il conviendra simplement de dissoudre la Banque centrale européenne, de répartir ses réserves de change au prorata des apports initiaux, et de restituer à la Banque de France l’intégralité de ses attributions.

La seule question posée est de savoir quel taux de conversion devra être adopté. La première solution, qui satisferait les nostalgiques, serait de prendre l’inverse de ce qui avait été retenu lors du passage à l’euro, c’est-à-dire de revenir au franc ancien qui existait avant 2002, en multipliant tous les chiffres par 6,55957. Cette formule aurait deux inconvénients : d’une part, de favoriser le dérapage inflationniste en troublant les consommateurs, comme ce fut le cas lors de l’opération de 2002 ; d’autre part, de modifier tous les contrats existants. La seconde solution, qui serait sans doute la meilleure, serait de prendre le taux de conversion le plus simple, c’est-à-dire de décréter qu’un franc nouveau est égal à un euro.

NOUVEAU SYSTÈME MONÉTAIRE EUROPÉEN Vis-à-vis des autres monnaies, la valeur d’un franc nouveau sera déterminée par le marché des changes. Elle évoluera en fonction de la politique qui sera menée en France, tant dans l’économie que dans la gestion du change. Il est faux de s’imaginer que notre pays soit fatalement laxiste, car il fut autrefois exemplaire (à l’époque du général de Gaulle jusqu’en 1968, puis de Georges Pompidou). Non seulement la création d’un franc nouveau ne nous dispensera pas des efforts nécessaires pour rétablir la situation budgétaire et pour résoudre le problème des retraites, mais elle facilitera leur solution en permettant de retrouver les moyens de la croissance économique.

La création d’un franc nouveau doit aller de pair avec l’organisation d’un nouveau système monétaire européen, afin de sauvegarder les aspects positifs de l’Europe, tout en tirant les leçons des difficultés qu’avait connues l’ancien SME mis en place en 1979. Il conviendra de ne pas se focaliser sur les taux de change nominaux, mais de ne retenir que les taux de change réels, c’est-à-dire les niveaux relatifs de prix des pays les uns par rapport aux autres. Le maintien d’un taux de change réel exige que le taux de change nominal de la monnaie correspondante puisse varier en fonction des écarts d’inflation, en plus (appréciation) pour un pays peu inflationniste, en moins (dépréciation) pour un pays trop inflationniste.

La mise en place de ce nouveau système monétaire européen implique que l’on mette en priorité la politique de change dans chacune des nations européennes, compte tenu des anticipations des opérateurs. En influant sur le taux de change nominal, et tout en stérilisant ses effets internes, cette politique permet d’obtenir le taux de change réel qui est désiré pour chaque nation. Celui-ci doit être conforme à la solidité de son appareil productif, c’est-à-dire qu’il doit être d’autant plus bas que le pays est plus fragile structurellement afin d’équilibrer sa balance commerciale.

Ainsi, entre les pays européens, il faudra s’accorder sur les niveaux des taux de change réels qui correspondent à leur situation objective, en permettant aux pays en retard de se développer plus vite, mais sans leur donner un avantage excessif de compétitivité. Vis-à-vis du reste du monde, une monnaie commune, telle que l’écu, sera créée comme la moyenne pondérée des monnaies nationales, mais son taux de change réel devra demeurer réaliste, c’est-à-dire que le niveau moyen des prix européens ne devra pas être trop cher.

Mais la politique de change n’est pas toujours efficace si l’on se trouve en présence de partenaires dont la monnaie est visiblement trop bon marché, parce qu’ils achètent des réserves en devises étrangères (cas de la Chine). Sans pour autant s’engager dans la voie dangereuse du protectionnisme, la solution sera alors d’établir les conditions d’une concurrence loyale dans les échanges commerciaux avec les pays fautifs, par des prélèvements à l’importation et par des restitutions à l’exportation, comme Maurice Lauré l’avait préconisé en 1993.

Gérard Lafay, professeur émérite à l’université Paris-II



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L’Europe est bien trop précieuse pour la laisser « aux euro-béats »

Chronique d’Yves de Kerdrel, Le Figaro, mardi 25 mai 2010

Disons-le tout de suite pour dissiper toute ambiguïté : l’auteur de ces lignes est un Européen de raison. Il croit à la nécessité d’un marché unique de 500 millions de consommateurs, où l’ensemble des grands projets sont menés en commun. Il croit surtout à la nécessité de maintenir sur cette planète une force culturelle et politique qui représente trois millénaires d’histoire, face au marché commun que forment déjà la Chine et l’Amérique, et au troisième pôle mondial, que sont les pays émergents.

Mais qui peut croire qu’un projet aussi fou que celui voulu par les « pères fondateurs » de l’Europe, y compris par Adenauer et de Gaulle, puisse aujourd’hui se résumer à une monnaie commune construite sur du sable et utilisée par seulement trois Européens sur cinq ? Qui peut avaler l’argument de tous ces « euro-béats » qui pensent comme Dominique Strauss-Kahn que l’euro et l’Europe sont au milieu de la rivière. Ce qui expliquerait les spasmes que nous vivons aujourd’hui. Ce qui signifierait surtout, selon le bon docteur du FMI, que soit nous revenons vers la rive initiale – et l’euro sort alors de l’histoire (Edouard Balladur dixit), ce qui n’est pas forcément un drame -, soit nous rejoignons l’autre rive du fleuve : ce qui, en termes galants, signifie une Europe fédérale et rien d’autre.

Comment acheter un tel discours ? Comment croire qu’au-delà d’un pacte de stabilité et de croissance qui a été un véritable étouffoir pour tous les pays de la zone euro, une intégration plus poussée va résoudre les problèmes du moment ? Comment imaginer que ceux qui se sont trompés depuis le début, notamment l’ineffable Jean-Claude Trichet, persistent dans l’erreur au point de vouloir tester jusqu’à ses limites, leur logique absurde.

Si l’euro se meurt dans cette période de crise économique, ce n’est ni une question de gouvernance, ni de volonté politique, mais simplement parce que les deux facteurs de production que sont le capital et le travail ne circulent pas dans la zone euro comme ils le devraient dans un espace économique unifié. Aux Etats-Unis, un Texan peut aller travailler demain dans l’Ohio et une entreprise californienne peut investir après-demain en Virginie. En Europe même dans les rêves les plus fous des « euro-béats », un Autrichien n’ira jamais travailler au Portugal et une entreprise italienne n’ira pas investir à Dunkerque.

Tout cela n’a pas empêché nos chers eurocrates de faire ces derniers jours un coup d’état de velours. Ils ont décidé en catimini qu’il fallait une « meilleure gouvernance » de l’euro. Cela signifie qu’ils ont noté, sous la dictée d’Angela Merkel, les trois points suivants : plus de prévention – avec des budgets soumis au préalable à la Commission européenne -, plus de sanctions – avec la suppression des aides et des droits de vote aux pays récalcitrants (bon courage face à la résurgence annoncée des nationalismes) – et enfin plus de compétitivité.

Imagine-t-on que pas un cri d’orfraie n’a été émis par les ténors de la droite comme de la gauche à l’idée que la France va désormais devoir soumettre sa copie budgétaire aux fonctionnaires de Bruxelles qui lui diront quelles corrections y apporter ? S’est-on rendu compte que l’exercice budgétaire est l’une des rares prérogatives du Parlement représentant le peuple souverain, et qu’il en sera quasiment dépossédé ? Surtout a-t-on pris conscience que nous allons donner les clés de notre politique budgétaire à des eurocrates bruxellois qui n’auront de compte à rendre à personne et qui pourront continuer à se tromper comme ils le font avec une régularité de métronome depuis une dizaine d’années.

Ce coup d’état européen a été mené de main de maître avec comme seul argument : si nous ne fixons pas des règles plus contraignantes, l’euro explosera. La peur permet de faire taire les peuples. C’est hélas bien connu depuis Le Prince de Machiavel. Alors que certains hommes de bonne volonté préparent le projet Europe 2020 destiné à restaurer la compétitivité et la croissance du Vieux Continent, l’Allemagne a mené une subtile OPA sur toute l’Union monétaire. Et Angela Merkel se prépare à nous faire avaler une potion amère, dont nous n’aurons pas le droit de choisir le dosage.

Or si l’ensemble de l’échiquier politique – excepté Martine Aubry, bien sûr ! – commence à tomber d’accord sur la nécessité de réduire de manière drastique les dépenses publiques, il faudra un réglage très fin de la réduction de la gabegie budgétaire afin que le choc produit n’ait pas un effet déflationniste à la manière de ce que Laval a fait en 1935.

En voyant les ministres des Finances allemands et français se féliciter de ces nouveaux abandons de souveraineté, l’auteur de ces lignes se demandait : qu’aurait fait et qu’aurait dit le général de Gaulle ? Comment celui qui a incarné la flamme de l’esprit français aurait-il réagi à l’idée de demander à trois chefs de bureaux bruxellois l’autorisation de dépenser l’argent pour construire la force stratégique ? Aurait-il surtout reconnu dans cette Europe-là le projet de communauté d’intérêts établi avec Konrad Adenauer ? Et en levant les bras très haut, avant de les laisser retomber, il se serait sans doute écrié dans un de ses fameux soupirs : « Mais où se trouve donc, dans cette chienlit, l’intérêt des Français ? »


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La Grèce serait prête à vendre une partie de ses îles afin de réaliser les économies réclamées par Bruxelles et le FMI. Parmi les clients éventuels du gouvernement grec, le nom du milliardaire russe Roman Abrahamovich est cité...

S'offrir une île grecque, ce sera bientôt possible. Le gouvernement d'Athènes serait en train de préparer la vente ou la location longue durée de plusieurs de ses 6.000 îles pour renflouer ses caisses, selon les informations du quotidien britannique The Guardian. Le pays, qui croule sous un endettement massif, serait à la recherche d'investisseurs pour acheter des îles non-peuplées qui représentent la grande majorité de ses terres. Ces transactions permettraient de créer des emplois notamment dans la construction, et d'augmenter les ressources fiscales du pays.

Selon une source proche du dossier, une partie de Mykonos, l'une des destinations touristiques les plus prisées du pays, ferait partie des lieux que le gouvernement grec voudrait mettre en vente. Athènes serait à la recherche d'un investisseur capable d'injecter du capital et de développer l'hôtellerie de luxe.

Les principaux investisseurs intéressés par l'achat des îles seraient chinois et russe avance le Guardian. Parmi les clients éventuels du gouvernement grec, le milliardaire russe Roman Abrahamovich, propriétaire notamment du club de football de Chelsea serait intéressé par l'achat d'un d'une de ces îles. Un porte-parole de l'homme d'affaire a toutefois démenti la rumeur.

Les mesures de rigueur imposées à la Grèce depuis la mise en place du plan Union Européenne-FMI encouragent un plan drastique d'économies sur tous les secteurs d'activité du pays. La vente de certaines îles grecques avait déjà été avancé par les députés allemands. Le quotidien allemand Bild avait résumé l'idée avec une formule simple : "on vous donne du fric, donnez-nous Corfou".


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