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  • Enoch
  • L'Esprit d'Enoch
  • Homme
  • 07/04/1963
  • politique écologie économie mes enfants
  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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LES PENSEES D'ENOCH

Texte Libre

Ce  n'est  pas  le  nécessiteux  qui  doit-être  secouru,  mais la misère qu'il faut combattre.

Ecologie

Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 11:28

Cycle du carbone

Tous les êtres vivants sont constitués de molécules contenant du carbone : glucides, protéines et lipides.

Le cycle du carbone intègre toutes les réactions permettant aux êtres vivants d'utiliser le carbone pour fabriquer leurs tissus et libérer de l'énergie.

Les végétaux représentent le point de départ du cycle du carbone. Grâce à la photosynthèse, les plantes absorbent le carbone de l'air (CO2) et l'intègrent à leur propre biomasse (feuilles, bois, racines, fleurs et fruits). Cette matière organique sert de nourriture aux organismes hétérotrophes (consommateurs). En libérant de l'énergie, la respiration des hétérotrophes et des autotrophes renvoie du carbone dans l'atmosphère (CO2).

Dans l'écosystème forestier

Une forêt en croissance constitue un puits de carbone, c'est-à-dire qu'elle fixe (ou accumule) plus de carbone par la photosynthèse qu'elle n'en libère par la respiration. Lorsque la forêt atteint sa maturité, l'équilibre se crée entre le quantité de carbone fixé et la quantité de carbone libéré.

La forêt contient évidemment du carbone dans ses arbres. En climat nordique, la plus grande partie du carbone est toutefois stockée dans les sols forestiers à l'intérieur :

  • de l'humus (matière organique stable, très difficilement attaquable par les décomposeurs);
  • des racines;
  • de la litière non décomposée à la surface du sol;
  • d'organismes hétérotrophes présents dans le sol.

Dans un écosystème forestier, les perturbations naturelles ou provoquées par les activités humaines entraînent des changements du niveau de fixation et de libération du carbone (photosynthèse et respiration). Par exemple, le réchauffement climatique pourrait accélérer la décomposition de la litière en favorisant la respiration des décomposeurs. Le sol forestier pourrait alors devenir une source de carbone, car on aurait ainsi plus de carbone libéré que de carbone fixé.

Le cycle du carbone dans la forêt Montmorency(forêt se trouvant au Canada)

Description



La forêt Montmorency est la forêt expérimentale de l'Université Laval. Elle est située en montagne, au nord de la région de Québec. On y trouve principalement des sapins baumiers et des épinettes noires. Les précipitations sont abondantes en hiver comme en été et la saison de croissance dure trois mois.

Cette forêt abrite l'un des sites du projet ECOLEAP. Ce site d'étude d'environ 1 ha (10 000 m2) a permis de mesurer les quantités de carbone circulant dans cet écosystème.

L'écosystème mature

Cette forêt est une sapinière d'environ 60 ans qui peut être considérée comme un écosystème mature. Pourquoi?

Parce que l'équilibre est presque atteint entre :

  • la quantité de carbone fixé par les végétaux lors de la photosynthèse;
  • la quantité de carbone libéré lors de la respiration de tous les organismes vivants (arbres et décomposeurs).

Le carbone dans l'écosystème

Depuis 60 ans, la forêt Momorency fixe du carbone qu'elle met en réserve à l'intérieur du bois, des racines, de la litière, etc. Tant qu'elle était en croissance, cette forêt pouvait être considérée comme un puits de carbone.

Actuellement, la quantité de carbone contenue dans cet écosystème, ce qu'on désigne comme étant son réservoir de carbone, est stable. La photosynthèse des végétaux fixe toujours du carbone, mais la respiration de tous les organismes vivants en libère autant. L'écosystème n'est plus en croissance; il se maintient.

Le réservoir de carbone de la forêt Montmorency contient en moyenne 17,3 kg de carbone/m2 (ou 173 t de carbone/ha), répartis comme suit :

  • 7,3 kg se retrouvent dans la végétation:
    • 4,5 kg dans le bois;
    • 1,5 kg dans les branches et les feuilles;
    • 1,3 kg dans les racines.

  • 10 kg se retrouvent au sol (en surface et dans le sol):
    • 3 kg dans l'humus;
    • 7 kg dans le sol minéral.

La circulation du carbone dans l'écosystème

Sur le site d'évaluation de la forêt Montmorency, la photosynthèse des arbres permet l'entrée d'environ 1 kg de carbone/m² (sous forme de CO2 atmosphérique) par année dans l'écosystème.

La seule respiration des arbres relâche déjà 0,5 kg de carbone/m²/an, dont la moitié provient de la respiration racinaire. Les racines respirent beaucoup, car elles dépensent énormément d'énergie pour absorber les éléments nutritifs du sol. Les cellules vivantes du tronc et des branches respirent également, mais dans une moindre proportion.

Une toute petite partie du carbone (0,06 kg/m2/an ou 6 % du carbone fixé par la photosynthèse) s'accumule dans les troncs et les racines; la quantité de carbone demeure stable dans les feuilles et les branches des arbres matures, parce que, malgré sa croissance annuelle, le feuillage est éphémère.

Le reste, soit 0,44 kg/m2/an, se retrouve dans la litière (feuilles, branches et arbres morts) et dans le sol (racines).

Au sol, la respiration des décomposeurs qui se nourrissent dans la litière libère une quantité de carbone équivalente à celle fournie par les végétaux : 0,44 kg/m2/an.

Dans ce qui précède, il faut comprendre que les quantités et les proportions varient en fonction des conditions climatiques.

Donc :

  • Les réservoirs de carbone du sol sont en équilibre, puisque le relâchement de carbone dans l'atmosphère (respiration) équivaut à la quantité de carbone fixé dans la litière végétale.
  • Dans une telle forêt, la végétation constitue le seul puits de carbone. Il n'est cependant pas très efficace, avec une accumulation d'à peine 0,06 kg de carbone/m2/an.
  • Dans l'ensemble, l'équilibre est presque atteint. Seule une perturbation, comme un feu ou une invasion d'insectes, pourrait modifier cet équilibre. Le site pourrait alors devenir une importante source de carbon
Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : écologie nature et histoire
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Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /Oct /2009 20:48

« Le syndrome du Titanic » n'a pas rencontré le succès escompté. Christine Clerc nous expliquer pourquoi le film l'a déçu : l'écolo chic abandonne le catastrophisme éclairé d'un Al Gore, et désespère le spectateur plus qu'il ne l'incite à agir.



Youtube - France2- Thot999 Des trombes, des cataractes d’eau qui s’abattent sur nos toits et sur nos têtes. Des torrents de boue rouge et marron qui emportent nos maisons. Des nuées grises effrayantes où l’on croit apercevoir des sorcières et des fœtus recroquevillés. Des bus jaunes bondés d’hommes, femmes et enfants noirs squelettiques. Des carcasses de ferraille noircies. Et puis, à perte de vue,  de monstrueuses décharges où courent, pieds nus, des enfants affamés…
Ce n’est pas la banquise blanche, pure et glacée, ce « Syndrome du Titanic ». C’est « Gomorra » et « Slumdog millionnaire » à la fois. Le ventre de la terre, plein de boue, d’excréments, de détritus. Et pas la moindre lueur au bout du tunnel.

A travers les sifflements de typhons, surgit une voix d’outre-tombe. On dirait Billy Graham, le prédicateur évangéliste qui gagne des millions de dollars en appelant sur nos têtes la foudre céleste pour nous punir de nos péchés. Mais non, c’est bien Nicolas Hulot. Où est donc passé  l’ardent explorateur de « Ushuaïa », qui nous faisait aimer la nature et la vie ? Emporté dans une  folle course à l’audience contre son concurrent Yann Arthus-Bertrand, il s’enivre d’effets spéciaux, se grise de visions de cauchemars.

J’ai tenu une bonne heure, en me demandant s’il allait enfin mettre en cause la responsabilité des dictateurs africains dans la famine de leur peuple et celle des islamistes et combattants fous en tous genres dans les incendies qui ravagent la planète. Tant pis. Je ne saurai pas dans quelle apothéose se termine le cauchemar de M. Hulot. Je suis partie avant la fin du film. Accablée. Rentrée chez moi, je me suis dit «  A quoi bon trier nos déchets ? Et fermer le robinet  de l’évier? Puisque tout est fichu. Faisons plutôt la fête ! Consommons, brûlons de l’énergie. Et que jaillissent les fontaines ! »




Au départ, pourtant, j’étais un bon sujet. En 2006, le film d’Al Gore «Une Vérité qui dérange » avait été pour moi un choc. L’effondrement prévisible du glacier Groenland, les inondations gigantesques qui allaient s’ensuivre, les millions de «  réfugiés climatiques » … tout cela était affolant. Mais, le choc passé, le solide Pr Al Gore  entreprenait de nous rassurer : la calotte de glace prélevée dans l’Antarctique, véritable marqueur de l’évolution de la température de notre planète, apportait la preuve que, lorsque les hommes réduisaient leur production de CO2, l’effet en était immédiat. En rentrant chez moi ce soir-là, je décidai de prendre une douche plutôt qu’un bain et, pour épargner la forêt, de noircir mes feuilles de papier recto-verso.

Mais on se lasse de tout. Et puis, le doute s’insinue
: les écolos aiment-ils les hommes ou  rêvent-ils d’une planète idéale – sans êtres humains ? Certes, le  Vert Daniel Cohn-Bendit a l’air d’un bon vivant. Mais quel cynisme pour parler des ouvriers chassés de leur usine ! Quant à ses disciples … Pourquoi tant de plaisir à punir leurs concitoyens ? Voyez leur taxe carbone : elle poussera  les gens qui habitent la campagne à aller s’entasser dans des mégapoles…
Comme huit millions de Français, je regardai  pourtant le film de Yann Arthus-Bertrand,«Home», le 5 juin. Comme les images étaient belles ! Tous ces champs rectangulaires, si patiemment labourés  et coloriés par des générations avant que, brutalement, en moins de 50 ans, les hommes ne modifient le visage de la terre qui les portait depuis 6 millions d’années. « Tout s’accélère », répétait sombrement Arthus-Bertrand, et l’on croyait entendre «La terre, elle, ne ment pas».Je m’endormis.

Pourquoi, malgré tout, être allée voir «  Le Syndrome du Titanic »? J’espérais y trouver des réponses raisonnables aux angoisses de citoyens responsables. Mais voilà : Hulot a découvert qu’on ne suscite l’intérêt des petits enfants qu’en leur racontant des histoires d’ogres.
En rentrant chez moi, décidée à ne plus me laisser mener en bateau, j’allume ma télé et tombe ( « Ce soir ou jamais», France 3) sur un débat écologiste ! Une jeune femme appartenant, dit-elle, à la tribu des «  sachant » et un quadra très sec qui  prétend clouer le bec du géophysicien Claude Allègre au motif que «les projets positifs, c’est mon business : je passe mon temps à envoyer des factures aux entreprises que je conseille( en écologie)» vantent l’énorme projet de groupes industriels allemands : produire de l’énergie dans le Sahara grâce à des millions de panneaux solaires. Emerveillé, Arthus Bertrand opine : il se voit déjà en hélicoptère, photographiant cette nouvelle «terre vue du ciel». Enfin, la parole est à Claude Allègre. « On ne va pas fiche en l’air les déserts ! » s’exclame –t-il. Mais il ajoute, sans colère « Les jeunes ne seront pas optimistes si on ne cesse de leur prédire un avenir plus sombre». » Il dit aussi qu’on « va vers le plus petit, mieux distribué », c’est-à-dire vers la production d’énergie locale. Enfin, Allègre parle démographie. « Savez-vous qu’en Iran, le taux de fécondité est tombé, en 40 ans, de 7 enfants par femme à 1, 9 ? » Il enchaîne sur l’importance de l’éducation des femmes. « Il faudrait une mobilisation mondiale, un nouveau Copenhague ». Quel beau projet !

Vive Allègre ! Voilà un écolo qui nous redonne l’espoir d’une croissance heureuse. Les autres se taisent. Ils n’avaient pas pensé à ca : les femmes. Et puis, comment prendre le pouvoir si l’on ne fait pas peur ? Si l’on n’annonce pas tous les matins que nous allons sombrer cette nuit à bord du Titanic ?
Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 21:36

En thermes de climat, la rhétorique de tous les “écologistes” politiques auto-proclamés (les nucléarisés, les sarkozystes [17], les modemistes, les hulotistes, les algorites, les benditistes, les verts, les verts de grise mine...) a succombé au syndrome du court-bouillon: une pincée d’hystérie, un zeste d’apocalypse, un soupçon de titanic, une poignée de réfugiés (pas trop gras), une démesure de courbes louches, une louche de science bidon et un bidon de combustible fossile. Le tout assaisonné de mensonges, d’allégories et d’anathèmes. Bien agiter à l’intox. Mijoter à la culpabilité. Servir réchauffé.

Le réchauffement climatique anthropique, à la sauce CO2, est devenu, selon les écolo-thermistes de tous poêles, l’urgence écologique primant sur toute autre considération. La Planète brûle!!! Le GIEC annonce 2°, 4°... Qui dit mieux? James Lovelock! Il mise, d’ici 2016-2020, sur 5 à 6°C d’augmentation de la température planétaire. La fournaise, les feux de l’enfer, un retour de flammes karmique! Selon Sir James, il ne restera plus d’autres solutions à l’humanité que d’aller s’installer aux Pôles. Et de ne plus faire d’enfants. Au nom de la protection de Gaïa.

C’est la panique: la crise climatique, l’urgence climatique, l’ultimatum climatique, l’alerte climatique, le péril climatique. Les Verts prônent l’union sacrée: selon Cécile Duflot, «le réchauffement climatique dépasse tous les clivages politiques» [01] et Daniel Cohn-Bendit en appelle à de «nouvelles majorités». Au nom de la protection du climat.[02]

Le climat serait-il donc le ferment d’un nouvel humanisme ou de nouvelles alliances? Qu’on en juge: les pompiers humanitaires se sont tous précipités à l’appel des écolo-thermistes... pour refroidir la planète!

- Monsanto qui lutte courageusement, depuis deux décennies, pour recouvrir la planète entière de chimères génétiques résistantes au Roundup et cultivées en “non-labour” économe de CO2. Pour refroidir la planète.

- Toutes les multinationales qui se sont investies, corps et âmes, dans le secteur des “nécro-carburants” au soja, au maïs, à la canne à sucre, à la betterave, à l’huile de palme: les pétroliers (Total, Shell, Exxon, Mobil, British Petroleum, Petrobrás, Repsol-YPF...), les cartels de l’agrochimie (Monsanto, Syngenta, Bayer, DuPont...), les constructeurs d’automobiles (Citroën, Peugeot, Ford...), les géants de l’agro-alimentaire (ADM, Cargill, Bunge, Nidera) et les banques (HSBC, BNP Paribas, Barclays, UBS, Société Générale, Crédit Agricole, Natixis, Banque Populaire...). Pour refroidir la planète.

- Tous les croisés climatiques, Al Gore, Maurice Strong et Rajendra Pachauri [03] (le président du GIEC, un économiste) qui se sont investis dans le marché des crédits-carbones pour créer le “Chicago Climate Exchange” et le “European Climate Exchange” avec le soutien de nombreuses multinationales dévouées à la cause climatique: le pétrolier British Petroleum, le pétrolier Shell, Goldman Sachs, la banque Barclays, la banque Fortis, la banque Morgan Stanley... Pour refroidir la planète.

- Les nombreuses fondations eugénistes, Rockefeller (les barons-voleurs du pétrole), Ted Turner (le magnat des media US, le plus grand propriétaire terrien aux USA) ... qui financent, de très bon coeur, les ONGs (Greenpeace, Friends of the Earth, Réseau Action Climat...) afin de promouvoir les alertes climatiques. Pour refroidir la planète.

- Les multinationales de l’agrochimie et de la pharmacie (Monsanto, Syngenta, BASF, Bayer CropScience, Dow Agrosciences, DuPont, Novartis, Sanofi-Aventis, GlaxoSmithKline, Procter et Gamble, Merck, Mosaic, Pfizer, Sumitomo Chemical, Yara) et les fondations (Fondation Bill Gates, Fondation Rockefeller, Fondation Howard G. Buffett) qui financent les ONGs de Kofi Annan et de Jeffrey Sachs pour la “justice climatique” et pour la seconde révolution verte en Afrique. [05] Pour refroidir la planète.

- Et puis, tous les chefs d’états qui font des sueurs en chaire pour tenter de prouver qu’ils y croient, bien évidemment, à cette histoire “du monoxyde de carbone qui détruit la couche d’ozone” [06]... et qui plaident coupables au nom du petit peuple convié à “contribuer au climat”, et qui tortillent du canicul pour pondre des taxes carbone “équitables et durables”. Pour refroidir la planète.

Les Caniculs-bénis en appellent donc maintenant à une union du sacrum climatique, car ne sommes-nous pas tous coupables d’une “empreinte carbone plus noire que le péché”, comme le clame James Lovelock, le prophète de l’Apocalypse climatique? “Notre atmosphère qui êtes aux cieux, pardonnez-nous nos offenses de carbone”. Au nom de Gaïa, du Climat et du Saint-Galimatias.

Plus de clivages politiques car la maison brûle, ou du moins elle ne va pas tarder à commencer à se mettre à brûler, car comme le dit Noël Mamère «Les dizaines de millions de réfugiés climatiques, les littoraux inondés, le désert en expansion, ne sont pas des visions sorties d’un film catastrophe, mais des prévisions qui font maintenant consensus.» [27]

Et si vous avez l’outrecuidance de remettre en question des “prévisions qui font maintenant consensus” vous êtes un criminel climatique, un négationniste, un néo-scientiste, un allègriste, un suppôt des pétroliers (ce qui, d’ailleurs, n’est pas très sympathique pour les pétroliers-pompiers qui font de leur mieux, depuis de nombreuses années, pour s’investir dans les nécro-carburants et les crédits de carbone, afin de refroidir la planète!)... toutes épithètes brandies par les écolo-thermistes qui ne plaisantent pas avec le dogme du réchauffement climatique anthropique.

Il semblerait, en effet, que certains écologistes, le nez dans le guidon des élections en tous genres et le thermomètre fiché dans le canicul, confondent température électorale et climat planétaire. Lorsque le député Noël Mamère, [27] évoque «la contradiction de plus en plus prégnante entre le court termisme et l’urgence écologique», ne faudrait-il pas plutôt parler de confusion de plus en plus régnante entre le court “thermisme” et l’urgence écologique?

Car le réchauffement climatique depuis 1860 est naturel, très faible et non-linéaire: il se manifeste par des périodes de 25/30 ans d’alternances entre réchauffement relatif et refroidissement relatif. Ne sont, en aucune manière, corrélées à ce réchauffement climatique naturel ni les urgences humanitaires (faim dans le monde, non accès à l’eau potable, anéantissement des populations civiles par les guerres impériales...) ni les urgences écologiques (pollution nucléaire, pesticides, érosion des sols, désertification, raréfaction de l’eau douce...).

Le réchauffement climatique est tellement faible, de nos jours, que le journal Le Monde, aujourd’hui même, le 20 octobre 2009, titre “Climat: et si le réchauffement faisait une pause?” et déclare néanmoins qu’il est faux de prétendre que le réchauffement climatique s’est arrêté en 1998. Que nenni: il augmenta de 0,02°C en une décennie, à savoir 2/100 ème de degré centigrade en l'espace de 10 années. «Entre 1998 et 2008, il est vrai que la tendance moyenne a été d’une croissance de 0,02ºC par décennie. Quasiment nulle.» [11] Un cas typique de croissance calorique quasi-négative. Ce qui n’empêche pas Yannick Jadot (un euro-député écolo-thermiste fraîchement issu de la maison Greenpeace) de déclarer le 14 octobre que «Sarkozy fait se réchauffer la planète de 4°C» [26]. Ou les écolo-thermistes sont en retard de deux seaux d’eau à la pompe à incendie ou Nicolas Sarkozy est un superman climatique, un Santa Klaus du Global Warming (la preuve par l’agitation moléculaire de la production de chaleur).

L’un des premiers numéros de la “Gueule Ouverte” titrait en octobre 1973 “Quelle Terre laisserons-nous à nos Enfants?” On pourrait tout aussi bien titrer, aujourd’hui, “Quels Enfants laisserons-nous à notre Terre?” Des enfants affamés, pesticidés, cancérisés, stérilisés, mutagénés, vaccinés, virtualisés....

Il n’y pas d’urgence climatique: c’est une farce immonde. Il n’y pas de réchauffement climatique anthropique, c’est une imposture grotesque. Les “prévisions qui font consensus” au GIEC ne sont que du vent, à l’image des marchés de crédits-carbones qui génèrent des revenus à partir de “l’air du temps”. Ne pourrait-on pas conseiller au GIEC de débrancher leur réacteurs-simulateurs et de se mettre à l’écoute du Réel? Ou sinon de former des escouades de “climato-thérapeutes” qui puissent accompagner les écolo-thermistes dans leur traversée solitaire du désert. Dans l’attente du “Réchauffement Promis”. Parce qu’à raison de 0,02 °C par décennie, il va falloir attendre 5 siècles pour gagner 1°C! Chauffe qui peut (peu) la planète!

Yannick Jadot déclare que «Au-delà des discours, les positions françaises sont en fait dangereuses. Elles conduiraient à un réchauffement de la planète de plus de 4°C, provoquant une catastrophe humanitaire insupportable.» Il est malin ce Jadot pour prévoir le climat 20 siècles à l’avance en se fondant sur la décennie qui vient de s'écouler.

Avec le Grenelle de l’Environnement - l’amorce de l’alliance entre le sarkozysme et l’écologisme - on aurait pu penser que le fond du gouffre de l’ineptie, de l’hypocrisie et du lèche-bottisme, avait été atteint. Avec le Sommet de Copenhague, les caniculs-bénis font plonger l’écologie, ou du moins ce qu’il en reste, dans des abîmes encore plus profonds d’obscurantisme, de niaiserie, de supercherie, de pleurnicheries et d’apocalyptisme.

Noël Mamère affirme que le Sarkozysme «relève plutôt du casino» [27]. Exactement, tout comme la science climatique à façon du GIEC: du vent, des taxes, des chiffres bling-blang, et, en loterie, une pléthore de courbes de croissance négative et de décroissance positive. On se plaît à rêver que Mr Mamère ait appliqué ses talents de décrypteur à ce qui se cache derrière l’écran de réalité virtuelle de l’imposture climatique, à savoir le code source de l’ignominie: chimères génétiques, énergie nucléaire, nécro-carburants, nouvel ordre mondial, marché de crédits-carbone, taxations pour le petit peuple, eugénisme. Et Mamère d’ajouter que - pour le sarkozysme - «Tout n’est que mise en scène, storytelling, construction de scénarios» [27]. Magnifique formulation qui décrit très précisément, également, l’arnaque climatique:

- Construction de scénarios. Des simulations réalisées par les super-ordinateurs du GIEC fondées sur des courbes tronquées ou truquées. [46] [47] [48]

- Storytelling. Des histoires abracadabrantes: les vagues, les tsunamis, la fournaise, les réfugiés, les calottes qui fondent... Du prêchi-prêcha à la mode Al Gore et Hulot: faites ce que je dis, surtout pas ce que je fais... Du matraquage médiatique en permanence: les “climato-sceptiques” n’ont aucun droit à la parole ou à l’écriture dans les medias à la solde des Autorités. Des concepts nébuleux et de grands slogans débiles: “justice climatique”, “urgence climatique”, “on ne négocie pas avec le climat”, “nous devons tous nous mobiliser pour sauver notre planète.”, “chauffe qui peut la planète”, “une nouvelle riposte planétaire aux changements climatiques.” [25]

- Mise en scène. La plus célèbre réalisée par l’entremise d’un film de science-fiction “Une vérité qui dérange”. Ce film surréaliste fut réalisé par Al Gore, l’homme de Monsanto qui a gavé la planète entière de chimères génétiques [05]; l’homme dont les intérêts dans les combustibles fossiles ne sont plus à prouver; l’homme très ami avec la maison Goldman Sachs, un des acteurs privilégiés du hold-up financier qui a, encore un peu plus, ruiné le peuple US. Ce film de propagande a été imposé dans des dizaines de milliers d’écoles. Un autre film vient d’être récemment commis par le commis de l’industrie nucléaire, Nicolas Hulot: le syndrome du Titanic. (Avec un budget de 5 millions d’euros apporté par EDF, la SNCF, TF1, Studio 37, filière d’Orange, etc…) [16].

«Si “le paysage est fait de signes et nous fait des signes”, alors Al Gore a choisi des images qui sont sensées nous faire comprendre que la vérité qui dérange est celle qu’il nous révèle. Il nous dit que ces images montrent toutes sortes de signes précurseurs de l’Apocalypse. Celle-ci est d’autant plus vraisemblable que son avènement fait l’objet d’un cocktail angoissant de prophéties millénaristes servi tous les jours par de nombreux “experts” en modèles futuristes. Lui aussi, à sa manière efficace, participe à l’écriture et à la diffusion du Livre Saint, ou plutôt du film culte chargé d’enfanter un nouvel imaginaire collectif. C’est à cette construction que sert l’ensemble du corpus d’images de paysages avec ses plans larges, son rythme dissonant et sa tonalité catastrophiste (plus du quart des images). Il ressort une vision pessimiste du monde. Une planète Terre à la merci de l’Homme démiurge. Là où le bas blesse, c’est que la plupart des images de paysages qu’on nous met sous les yeux, ne montrent pas ce qu’Al Gore prêche. Elles jouent sur les stéréotypes d’une représentation collective (la terre fendillée pour dire la sécheresse, la fumée pour évoquer la pollution, l’eau jusqu’au cou pour évoquer l’inondation, un camion embourbé pour dire le dégel…). Elles ne démontrent rien des épouvantes annoncées...»

Ce passage est extrait d’une analyse très pertinente de Martine Tabeaud et de Xavier Browaeys. [07] Nous sommes avec ces films d’épouvante (“Noir c’est Noir” [08]) au coeur de la société du spectacle et tout cela n’est pas sans rappeler l’affaire “des Jeunes de Tarnac”: l’arrestation à grand spectacle d’un groupe de jeunes gens, par une cohorte de policiers encagoulés dans un village de la campagne limousine, sous l’accusation d’entreprise terroriste. La fabrication d’une image. [09] De l’art du spectacle et de la mise en scène d’épouvantes hypothétiques pour faire émerger le Nouvel Ordre Mondial et cautionner la Terreur d’Etat.

De l’art de créer, ex nihilo, un problème (le réchauffement climatique anthropique) afin de provoquer des réactions (ultimatum climatique) et de “proposer-imposer” des solutions pour sauver le climat et refroidir la planète (taxes, nécro-carburants, eugénisme...).

On se demande d’ailleurs si les peuples sont réellement dupes. Car les réactions se sont principalement cantonnées au monde de la virtualité: des pétitions, des sites internet tapageurs, des flash-mobs... A simulation virtuelle, réactions virtuelles. Et d’aucuns appellent maintenant de leurs voeux le “réchauffement climatique” car cela fait quelques années qu’on se les caille! Tout cela commence à devenir hallucinant car certains experts du GIEC évoquent l’annulation de leurs simulations climatiques afin de proposer des contre-simulations permettant de faire patienter les écolo-thermistes pendant une vingtaine d’années. Iront-ils jusqu’à proposer un autre jeu de “prévisions qui font maintenant consensus”?

Alors quelques questions à Noël Mamère et à tous les autres députés “écologistes” qui figurent au Grand Théâtre du Parlement Européen, “les Guignols de l’Euro”: assumer «la transition d’une économie fondée sur le gaspillage des ressources naturelles et la destruction de la planète, vers une économie fondée sur le respect des équilibres entre l’homme et la nature» [27] nécessite-t-il, vraiment, que les écologistes se ridiculisent à promouvoir une telle imposture climatique?

N’est-ce pas une forme de suicide symbolique (di-oxydant pour ne pas dire très occidant), pour les Verts, que de diaboliser le CO2, le dioxyde de carbone, le fondement de la vie et le fondement de la Verte photosynthèse?

La remise en question du paradigme de la société occidentale et de son consumérisme maladif (si tant est que cela soit réellement un objectif prioritaire de certains écologistes) doit-elle avoir recours, en thermes de climat, à l’artillerie lourde de la théologie de l’annihilation, et de la pathologie terminale du rédemptionnisme, qui sévit depuis deux mille ans: les prophéties, les discours apocalyptiques (les vagues du déluge et la fournaise de l’enfer), les croisades, la diabolisation, la culpabilité, la confession publique (de l’empreinte carbone), le dogme de la pensée unique (climatique), la mise à l’index des “négationnistes”, l’absolution (par le crédit-carbone), le prêchi-prêcha hypocrite... et surtout la prétention vaniteuse, et bien biblique, d’un quelconque pouvoir de l’humanité sur le climat de l’être planétaire?

Les intégristes de l’écolo-thermisme sont, d’ores et déjà, complices de tout ce qui se trame sous le parapluie de la lutte contre le “réchauffement climatique anthropique”: l’invasion inexorable des chimères génétiques résistantes au réchauffement planétaire et des nécro-carburants “refroidissants” - ainsi que la déforestation concomitante, la destruction des écosystèmes par les techniques de non-labour chimique, le renouveau des thèses eugénistes, le renforcement de l’énergie nucléaire, l’émergence du nouvel ordre mondial et la création, ex nihilo, d’une nouvelle bulle spéculative gigantesque - celle des crédits-carbones. [28]

L’infestation insidieuse du Ver du “Global Worming” est telle que de nombreux groupes de la société civile et de la mouvance “alternative” peinent à s’éveiller de leur auto-amnésie mais commencent néanmoins à s’interroger sur ce qui se mijote derrière l’écran de fumée du “consensus climatique”. L’organisation GRAIN de Barcelone s’interroge sur l’arrivée du lobby agro-industriel à Copenhague [30]. L’organisation ETC Group, au Canada, dénonce le recours à la géoingénierie pour moduler le climat [30] [31] [32] et a, de plus, en 1997, réalisé un excellent travail de dépistage des centaines de brevets “climatiques” déposés par les multinationales de la semence transgénique [33]. L’organisation Via Campesina commence à dénoncer les “fausses solutions” des multinationales de l’agrochimie au problème climatique [34].

Encore un peu de patience et les organisations paysannes et militantes vont finir par s’apercevoir que non seulement les solutions sont fausses mais qu’en plus le problème est non-existant.

Les Amis de la Terre, France, viennent de présenter, sur leur site internet, une traduction d’un article Argentin, “Scandale: le soja GM détruit l’Amérique du Sud et cherche à encaisser des Crédits Carbone!” [40]

«Pour finir, le lobby des biotechnologies est prêt pour Copenhague et il semble bien qu’il ait un ordre du jour proche de celui des grands groupes environnementalistes. Dans un document récent de l’association états-unienne de lobbying des biotechnologies, BIO, un des objectifs surprenants était de chercher à collaborer avec le WWF.»

Il est franchement amusant de voir certaines organisations “écologiques” en France, qui s’égosillent habituellement sur l’alerte climatique, dénoncer avec véhémence l’implication scandaleuse de WWF dans le soja transgénique en Amérique latine. Parlons d’auto-amnésie! Cela ne date pas d’hier, cela remonte à 2002! [15] [39] [41] Fabrice Nicolino a déjà écrit un magnifique billet sur ce sujet. [38]

La “Round Table on Responsible Soy” (la table ronde sur le soja responsable) a été promue par WWF depuis le début. [13] [14] On retrouve dans cette organisation Monsanto, Syngenta, British Petroleum, Unilever, ADM, Biofuels Corporation Trading LTD, Cargill, Carrefour, et des dizaines d’autres multinationales ou sociétés de la clique de la pétrochimie, de l’agrochimie, de l'agro-alimentaire et des nécro-carburants. Le vice-président de RTRS est Cassio Franco du WWF-Brésil. Monsanto et WWF sont des alliés historiques dans la promotion du soja “durable et responsable”, entendez par là le soja transgénique de Monsanto en non-labour chimique au glyphosate (à savoir le Roundup: un des pesticides les plus cancérigènes et mutagènes au monde).

Sur le site des Amis de la Terre [40], l’article dénonçant le soja génétiquement modifié est surmonté d’une bannière lancinante et hypnotique qui fait défiler “ultimatum climatique”, “1 millions de signatures pour le climat” et “signez l’appel pour Copenhague”.

Il n’y pas de commentaires, et il ne peut pas y en avoir, car les Amis de la Terre sont co-signataires avec WWF de l’Ultimatum Climatique! [49] Et WWF est l’une des organisations les plus hystériques sur le plan de la lutte contre le réchauffement anthropique. Cela vaut la peine de faire un petit détour par le site de WWF pour y apprendre que le CO2 est “odieux”! [50]

L’Ultimatum Climatique est le dernier avatar de ce que Noël Mamère appelle les “grandes associations de protection de l’environnement et de solidarité internationale”: Greenpeace, Action contre la faim, WWF, les Amis de la Terre, Médecins du Monde, CARE, FIDH, Fondation Nicolas Hulot, Oxfam, le Secours Catholique, le Réseau Action Climat. Elles lancent une pétition bidon [49], qui n’est même pas sécurisée, et qui est sans doute, avant toute autre chose, une gigantesque opération de marketing destinée à “récolter” des centaines de milliers d’adresses e-mail car la finalité première de certaines de ces organisations, c’est la chasse au pognon.

Si l’on gratte un peu la couche de vernis, il est aisé de découvrir que certaines de ces “grandes associations” ne protègent rien du tout et ne sont solidaires internationalement de rien du tout, si ce n’est de leurs propres intérêts financiers et, bien sûr, des intérêts financiers de leurs commanditaires. Il n’est que de suivre la trace de l’argent.

- WWF est une organisation créée par deux eugénistes notoires. Son implication scandaleuse dans le soja transgénique de Monsanto donne la mesure de son éthique. Ses financements et partenariats sont multiples: Ciments Lafarge, Coca-Cola, Wall-Mart, Toyota... L’un de ses plus grands financeurs est Mr Hoffman, du groupe pharmaceutique Hoffman-La Roche [(Genentech Inc) qui fabrique le Tamiflu pour Gilead Sciences (Mr Rumsfeld). A son capital se trouve la multinationale Novartis/Syngenta.]

- CARE-France est une branche de CARE-USA, l’un des avant-postes de l’Empire dans un grand nombre de pays “en voie d’occidentalisation”. La présidente de la branche française est Arielle de Rothschild (Gérante de Rothschild et Cie). «Pour Care, la liste des entreprises partenaires parle d’elle même: Orange, Sanofi-Aventis, Lafarge, EDF, Starbucks...[23] En somme, des entreprises qui prennent part à divers lobbies au sein de l’Europe, de l’OMS, de l’OMC. Lafarge est un bon exemple... Son PDG Bertrand Collomb, a été président du conseil des affaires pour le développement durable et finance l’ONG WWF à hauteur de 1 million d’euros par an [22]. On retrouve également Lafarge au sein de l’European Roundtable (ERT) en 1999, également au CEPS (The Centre for European Policy Studies) pour la Commission Européenne sur le changement climatique puis, au sein du WBCSD (World Business Council for Sustainable Development) aux Nations-Unies [34]. Thierry de Montbrial était membre du conseil consultatif international de Lafarge et du conseil d’administration de Cap Gemini. Ce dernier est une des seules personnalités françaises présentes chaque année au groupe Bilderberg. [36] Il est également le père de l’IFRI (Institut Français des Relations Internationales) qu’il a fondé en 1983. Les publications de cet institut suivent en grande partie les intérêts des élites de Washington mondialistes, avec la volonté de les transposer en France: Sécurité intérieure, ingérence, etc..» [20] [21]

- Fondation Nicolas Hulot. Pour Nicolas Hulot, l’éco-tartuffe pleurnichard et clown du Titanic climatique, la voie royale vers l’Ultimatum Climatique est l’Ultime Atome (nucléaire). Les financeurs de sa fondation sont EDF, Bouygues, Saint-Gobain...

- Greenpeace. La maison-mère aux USA dicte les campagnes et que l’on ne nous parle pas de l’indépendance de Greenpeace France car, en mars 2007, nous avions téléphoné au siège de l’organisation pour nous enquérir de leur position sur les nécro-carburants. Ils n’en avaient pas, car l’organisation internationale n’avait pas donné de consignes. A cette époque, on trouvait encore de belles photos de voitures à l’éthanol sur les sites internet de l’organisation et en 2006, Greenpeace Suisse et WWF se réjouissaient de l’ouverture de la première pompe à éthanol en Suisse [12]. Greenpeace USA est libéralement subventionné par les deux fondations archi-eugénistes Rockefeller (1.080.000 dollars de 1997 à 2005 et plus ensuite) [43] et Tim Turner (1.390.000 dollars de 1996 à 2001 et plus ensuite) [42]. Greenpeace USA est spécifiquement subventionné par ces fondations sur des actions “réchauffement climatique”. [18]

Et pour rebondir sur la société du spectacle, Greenpeace s’attaque maintenant au pétrolier Total “le criminel climatique”, après avoir organisé un nu collectif dans un vignoble au mois d’octobre 2009 en partenariat avec l’artiste David Spencer [10] pour sauver les vignobles Français et l’agriculture Européenne. Question: en quoi Total est-il plus criminel que les viticulteurs et autres agriculteurs qui empoisonnent les populations avec leurs vins et aliments farcis de poisons cancérigènes? Le terrorisme agricole n’a rien à envier au terrorisme pétrolier.

- Réseau Action Climat. C’est une branche du Climate Action Network aux USA. Son directeur, Peter Bahouth, fut auparavant directeur de Greenpeace et puis directeur de la fondation de l’eugéniste Ted Turner. [19] Climate Action Network est généreusement subventionné aux USA par la même clique de fondations.

- Les Amis de la Terre. Les diverses branches de cette organisation font, en règle générale, un excellent travail de décryptage de ce qui se passe dans le secteurs des chimères génétiques et des nécro-carburants. La branche US “Friends of the Earth” est généreusement subventionnée par la Fondation Rockefeller (1.427.500 dollars de 1994 à 2001 et plus ensuite) et la Fondation Turner (425.000 dollars de 1996 à 2002) [45]. Les Amis de la Terre-France ont succombé comme tant d’autres organisations au syndrome du réchauffement anthropique. Ils sont financés par les fonds publics et par des fondations.

Evoquons au passage, sans nous attarder, “Médecins du Monde” dont l’implication dans l’uranium du Niger avec Areva est dénoncée par certaines organisations [24] et “Action contre la faim”, un des avants-postes de l’empire dont le fondateur, Jacques Attali, est un promoteur acharné du Nouvel Ordre Mondial. Nous allons en rester là de ce décryptage très partiel et éminemment déprimant des organisations de l’Ultimatum Climatique. Il ressort de tout cela que les Rockefeller mènent la danse, et ce depuis le début du siècle passé. De très nombreuses autres fondations subventionnent allégrement les organisations écolo-thermistes. La Fondation Turner, par exemple, dont le fondateur, Ted Turner, préconise une éradication de la population terrienne à hauteur de 95 %, pour redescendre à un niveau “raisonnable” de 250/300 millions d’habitants [04] [44]. Une grande partie des ONGs signataires de l’Ultimatum Climatique sont sous le contrôle des grands patrons de l’industrie qui, par exemple, ont dirigé depuis fort longtemps WWF.

Le directeur de Greenpeace est maintenant Robert Lion [37] qui déclarait en 1997: «Des entreprises anticipent l’inéluctable succès des défenseurs du climat - à Kyoto et au long des décennies qui viennent. Ce succès leur ouvrira des marchés : nouvelles générations d’automobiles et d’appareils domestiques, nouvelles technologies énergétiques, produits et process industriels moins énergivores. Le champion mondial de ces attitudes intelligentes pourrait bien être… Shell, ou Toyota, ou Dupont de Nemours». [35]

Cette déclaration de Robert Lion est totalement en phase avec l’écolo-thermisme ambiant. Donc, faut-il vraiment s’étonner que les finalités réelles de WWF, de Greenpeace et d’autres soient le développement d’un capitalisme vert, point à la ligne? La défense du climat n’est qu’un prétexte bidon.

Il ne sortira rien du Sommet de Copenhague, sur le plan du climat, car les émissions anthropiques de CO2 ne peuvent contribuer ni au réchauffement planétaire ni au refroidissement planétaire. La science à façon du GIEC est à l’image de la science agronomique moderne qui a oublié que le sol est un organisme vivant et non pas le réceptacle inerte d’un cocktail de poisons et de fertilisants de synthèse; à l’image de la science médicale moderne qui a oublié que le corps humain est un organisme vivant et non pas le réceptacle d’un cocktail d’aliments empoisonnés, de vaccins pourris et transgéniques et de remèdes de synthèse iatrogéniques. La science réductionniste du GIEC a réussi l’exploit de réduire le climat de l’être planétaire à une équation unique à une seule molécule, le dioxyde de carbone; elle a oublié que l’être planétaire est un organisme vivant dont la complexité échappe, et échappera toujours, à la petite compréhension du bipède qui s’est auto-proclamé le maître de la création; et elle a évacué de sa vision globale climatique la présence du soleil et de l’entièreté du cosmos. C’est une immense farce.

Les vagues de la réalité climatique sont en train de laminer les fondations virtuelles du château de sable du GIEC. De cela, tous les chefs d’état de l’Europe sont fort conscients même s’ils s’efforcent, tant bien que mal, de prétendre le contraire. Il n’est que Vaclav Klaus pour refuser de se prêter à ce jeu de dupes. C’est également le seul aussi qui ose affirmer que l’Europe n’est pas une Europe des libertés et de la communauté mais une Europe des lobbies et des puissances financières.

Ce qui va sortir du Sommet de Copenhague, par contre, c’est une puissance encore accrue de l’agrochimie chimérique, de l’industrie nucléaire et de la production de nécros-carburants. Pour refroidir la planète! Avec quelles complicités?

Au nom de la protection du climat, Daniel Cohn-Bendit plaide pour de “nouvelles majorités”. Une alliance renforcée du sarkozysme et de l’écologisme, peut-être?

Lorsque Noël Mamère parle de “carbonisation de la politique” [27], n’est-ce pas plutôt de “politisation du carbone” qu’il faudrait parler? La forme d’écologie politique, qui émergea de la mouvance de la Gueule Ouverte en 1972, n’a-t-elle pas vécu? Il semble que la Gueule soit maintenant irrémédiablement fermée. L’imposture climatique (la politisation du carbone) ne finira-t-elle pas d’enterrer le peu d’authenticité qui restait à cette forme d’écologie politique? On ne peut qu’espérer qu’il sortira de ce compost de nouveaux ferments révolutionnaires pour l’émergence des Tribus du Futur.

Au nom de la protection de Gaïa, James Lovelock nous propose l’énergie nucléaire, les chimères génétiques, l’agriculture agressive (à grands renforts de pesticides), la nourriture synthétique et l’hyperconcentration de l’urbanisation. Est-ce également au nom du Climat et de Gaïa que James Lovelock s’est engagé dans la croisade de l’eugénisme? [29] James Lovelock serait fort avisé de ne pas mêler Gaïa, l’être planétaire, la Terre-Mère, à tous ses délires séniles et mortifères.

Le Climat est tout aussi ancien que Gaïa, 4350 millions d’années et des poussières. Le Climat n’est pas né de la dernière pluie! Prétendre réduire le Climat de Gaïa à la seule molécule de CO2 est tout autant dément que de prétendre réduire la conscience humaine à une poignée de neurones.

Les chemins de la co-évolution entre Gaïa et l’humanité sont à redécouvrir: une aventure fascinante et exaltante. Une Insurrection des Consciences?

Dominique Guillet. Le 20 octobre 2009.

Par Enoch - Publié dans : Ecologie
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 21:27

TUER TUE ! - Michel Tarrier. octobre 2009.


Avec en bonus le syndrome d’Ushuaïa

Voici donc que le capitalisme exterminateur… tue ! Quel scoop, on n’y avait pas pensé !

Comment en serait-il autrement d’un système qui s’auto-dévore, se définissant lui-même par l’appropriation de tout et une recherche forcenée du profit ? Le succès du capitalisme n’est pas un secret, une citation d’Henri Michaux le résume bien : « L'homme Blanc possède une qualité qui lui a fait faire du chemin : l'irrespect ».

L’énorme révélation vient du plus marchand de tous amoureux de la nature, « qui n’était pas écologiste mais l’est devenu » par la force de quelques maîtres d’un monde qu’il condamne. C’est l’hôpital qui se moque de la charité.

En nous montrant l’envers du décor capitaliste, en nous enseignant que notre monde ne sera bientôt que fosse commune, le syndrome du Titanic, écrit ou imagé, ne fait qu’enfoncer des portes béantes. Vouloir le moraliser, l’écologiser, c’est faire un vœu pieux ou chercher à le cautionner. Souvenons-nous, il n’y a pas si longtemps, d’autres curés nous avaient évangélisés, selon Marx ou Jésus. Et alors ?

Hulot n’est pas sado-maso. Depuis toujours larbin vertueux des décideurs, en focalisant cette fois sur les zones d’ombres du système pourri, Hulot devient porteur de valises d’un libéralisme en loques dorées. Sa mission subliminale est alors incantatoire : populariser une mauvaise conscience ipso facto expiable par une « mauvaise foi » dans le fallacieux développement durable. Le voilà bien le lubrifiant pour fin d’ère capitaliste, dont le mea culpa est le slogan. C’est toute la pirouette de ceux qui inventent une grippe pour s’enrichir en la soignant. Endolori par la tautologie ambiante, notre consentement devenu implicite n’y verrait que du feu.

Ainsi, tout en réclamant davantage de confort et de pouvoir d’achat, nous trouverions anxiogène l’idée de finitude du monde et, pour y remédier, nous accepterions de mieux trier « leurs » déchets et de payer spontanément toutes sortes de taxes vertes pour les pollutions que « leur » doctrine consumériste nous impose. Encore deux ou trois films du genre, et les boucs émissaires pour les pots cassés seront tout trouvés. Pendant ce temps, les traders sont nos héros. C’est dans la ligne de notre schizophrénie ordinaire.

En devenant pessimiste, Nicolas Hulot ne crache pas dans la soupe, il l’alimente.

Pourtant, je me suis toujours efforcé d’accorder un maximum de crédit à un homme dont les qualités de cinéaste et de pédagogue sont hors pair, même s’il fut la plume des discours populistes pour des Chirac si peu environnementalistes ou confia sa bible écologique à des Sarkozy dont l’idéologie est partagée par Alain Minc, économiste nain parce que ploutocrate. Tout comme Nicolas Hulot, j’ai une tendre admiration pour les peuples premiers, la biodiversité m’enchante, la misère du monde me scandalise et l’obscène fortune me révulse. Mais je me méfie des bons sentiments vendus à la criée et qui ignorent le débat scientifique. Comme j’exècre les Allègre scientifiques inaptes aux bons sentiments.


Le pataquès du film


Le film ne serait, dit-on, qu’un succès d’estime. Et encore… On parlerait d’un effet de mauvais ressac résultant du précédent succès du film Home de son frère-ennemi en écologisme photoshopé né dans le giron du Paris-Dakar?. Hulot se sent incompris, ses associés sont déçus. Parler de presque bide, de déconvenue est un aveu cuisant, alors que l’animateur a « modestement » investi tous les plateaux, tous les micros et tous les journaux, promo musclée imposée par ses sponsors, dictateurs des médias. Dans la médiasphère bien-pensante, personne n’a pu échapper à la dégoulinade éco-moraliste.


Attention à l’opportunisme démesuré !


Trop c’est trop. Un moment, les gens lâchent.


Certains sponsors comme EDF ou L’Oréal? sont loin d’être écologiquement corrects. TF1, puissant partenaire de Nicolas Hulot, a cédé la licence d'exploitation de l’éco-marque Ushuaïa à des dizaines de sociétés (L'Oréal pour les cosmétiques, Atol pour la lunetterie, Rhonetex pour les vêtements, Lexibook pour l'électronique, Quo Vadis pour la papeterie...) et cautionné ainsi la commercialisation d'une soixantaine de produits dérivés dont le chiffre annuel est de l’ordre de 100 millions d’euros. Shampoings, gels douche, déodorants, crèmes dépilatoires, lunettes et accessoires : une vraie dérive de produits dérivés. On savait que l’écologisme est un enfant-monstre né d’une l’écologie vidée de sa science et qui a mal tourné, mais à ce point…


Un shampouineur soudainement contesté


Quand L’Oréal? se prend pour Gandhi, ça coince.


Le nouveau chemin homéotélique (!) pris par l’éco-bateleur du petit écran est une route minée, un trip hasardeux parce qu’on y pousse un peu trop loin le bouchon. Le radicalisme de la deep écologie n’est pas grand public, le post-capitalisme n’a pas l’heur de plaire, l’heuristique de la peur est l’affaire des écosophes, ce n’est pas porteur, ça reste confidentiel, Borloo et Atol-les opticiens risquent d’en être déroutés.


L’homme moderne est indécrottable


« Pourquoi ne veut-on pas croire ce que l’on sait ? » questionne devant l’éternel le philosophe Yann Arthus-Bertrand?.


C’est ainsi que l’insupportable empreinte de la surpopulation est réfutée par l’écologisme héliportée et que les tribuns n’y voient même pas une contre-indication à la potion magique de leur développement supportable !


La soudaine radicalité d’un Nicolas Hulot repenti et qui monte d’un cran dans le discours a surpris le spectateur qui ne veut surtout pas appliquer ce qu’il sait parce que ça le dérange. Ce qui branchait chez Hulot, c’était l’écologie par procuration, la découverte par délégation, vautré sur un divan en goinfrant des chips, sans aller au charbon. Il faut comprendre, on nous a tant accoutumés aux facilités de l'amour sans le faire et de la gastronomie sans y goûter, par violons et images interposés, que plus personne ne veut bouger le petit doigt.


Et basta !


Il n’y a rien à sauver. Sabordons le capitalisme ! Coulons le Titanic ! Changeons de vie, changeons de barque !


Limitons notre population, refaisons de la place aux autres espèces, réapprenons à parler aux oiseaux. Nous n’avons nul besoin de banques numériques, de bagnoles climatisées, d’OGM et de gels douche, même et surtout pas aux parfums des îles. Laissez-les tranquilles, les îles. Soyons ridicules et romantiques, nions en bloc la modernité ! Nous saurons vivre sans détergent et sans pétrole. L’homme moderne n’a rien inventé d’autre que la douleur d’une vie à perdre pour la gagner. Je suis fin prêt, la fourche à la main.



Anthologie cocasse


Retour sur le magazine de l’extrême duplicité : http://www.dailymotion.com/video/x2sds7_tf1-240689-pubs-teaser-debut-ushuai_news


Ushuaïa, parce que l’humain pue : http://www.dailymotion.com/video/x18zp6_pub-ushuaia_ads


L’écologisme-marchand, pour voir la connerie de plus près : http://www.dailymotion.com/video/x776s2_adriana-karembeu-pub-atol-les-optic_lifestyle


La cerise sur le gâteau du greenwashing : http://www.vimeo.com/4181505


Protéger la planète peut rapporter gros : http://www.vertetnet.fr/mod/vu-sur-la-planete/protection-environnement-fondation-ushuaia-nicolas-hulot,1751?page=1


Et puis ce vieux syndrome de l’avion de chasse : http://www.youtube.com/watch?v=FleU0Tpvy_E


Etc., ça fait quand même beaucoup !

Je ne fais pas le malin, je ne suis pas un saint, mais je ne suis pas dupe. Si L’Oréal? ou Areva me donnait du fric pour sauver des prairies à papillons dont tout le monde se tape, peut-être bien que je l’empocherais.

De pareilles diatribes peuvent être lancées à l’encontre d’Al Gore, de YAB, des ONG vertes et de tous les initiateurs de notre idéologie nouvelle aux multiples mascarades, notamment de ceux occupant les postes étatiques (où c’est carrément burlesque), et bien entendu de moi-même qui, heureusement, ne suis pas grand-chose.

L’écologie de marché : faites vos jeux ! : http://www.dailymotion.com/video/xab1xa_sm-pauvre-pomme_webcam


Michel Tarrier

Naturaliste, écosophe

L'obligation de subir nous donne le droit de savoir. (Jean Rostand).
Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : Ecologie par blogs
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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 10:40

Source: Université de Nantes.

Conférence du 7 juin 2009. Le réchauffement climatique est un thème de plus en plus d'actualité. Selon le Hadley Research Center, la température moyenne sur les continents a augmenté depuis 30 ans de 0,6°C. Le Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) conclut lui aussi à un réchauffement sur les 150 dernières années. Un réchauffement imputable à l'émission de CO2 dans l'atmosphère par les activités humaines.

Des résultats à pondérer selon Vincent Courtillot, professeur de géophysique à l'université de Paris-Diderot, dont les récentes recherches ont été dévoilées lors de ces 2es Journées Scientifiques de l'Université de Nantes.

Ecouter la conférence (durée : 51 min.) :

 

Pour visionner la conférence de Nantes.

Pour visionner la conférence de Nantes (sur Embedr).

Pour visionner la conférence de Nantes (sur Youtube).

Pour visionner la conférence de Strasbourg

Pour une présentation de Vincent Courtillot, voir le site de Jean Martin: Pensée Unique.

Pour une présentation d'autres "paroles de grands chercheurs sur le réchauffement climatique", voir le site de Jean Martin: Pensée Unique.

Par Enoch - Publié dans : Ecologie
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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 09:43

Codex Alimentarius:

son rôle et son impact sur votre santé

Paul Anthony Taylor

Source: Dr. Rath Health Foundation

Octobre 2006 – Le Codex n’est pas un sujet facile à assimiler. Avec plus de vingt réunions annuelles et des rapports couvrant plus de 1.400 pages publiés pendant la seule année 2005, la plupart des gens se déclarerait soulagée de ne pas connaître les conséquences de ses activités sur leur santé. Mais cet article vous permet de découvrir la réalité globale du support apporté par la Commission du Codex Alimentarius au "commerce avec la maladie".

Qu'est-ce que le Codex?

La Commission du Codex Alimentarius (Codex) est le principal organisme mondial qui fait des propositions , pour toutes les questions concernant la mise en œuvre du Programme mixte FAO/OMS sur les normes alimentaires. Il est en cela consulté par, les directeurs généraux de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Créée en 1963, la Commission a pour mission de protéger la santé des consommateurs; de garantir des pratiques loyales dans le commerce des aliments; de promouvoir la coordination de tous les travaux entrepris par des organisations gouvernementales et non gouvernementales en matière de normes alimentaires. Malheureusement, ses activités ne protègent pas la santé des consommateurs et le commerce international des aliments est tout sauf équitable.

Actuellement, la Commission préside plus de 27 sous-comités actifs et des groupes de travail intergouvernementaux spécialisés. Ils ont pour principale fonction de rédiger des normes, des directives et autres documents concernant les denrées alimentaires, dont les suppléments alimentaires. Les versions préliminaires de ces documents sont soumises à l’approbation finale de la Commission qui recommande leur adoption comme nouvelles normes globales. 

Comment le Codex a-t-il un impact sur votre vie et votre santé?

Si les pays sont théoriquement libres d’adopter ou non les normes et les directives développées par le Codex, la création de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) (le 1er janvier 1995) a fondamentalement modifié leur statut international. Ces normes et directives sont maintenant de plus en plus utilisées par l’OMS comme référence pour résoudre des litiges commerciaux internationaux concernant des produits alimentaires. Par conséquent, le risque potentiel d’être impliqué dans un litige et d’être débouté rend de fait obligatoire l’adoption des normes et directives du Codex, puisque les pays membres de l’OMS n’ont guère d’autre choix que de les appliquer. Comme 149 pays sont actuellement membres de l’OMS, que les normes et les directives du Codex couvrent pratiquement n’importe quel type d’aliment que vous pouvez nommer, il est évident que les activités du Codex ont un impact direct sur la vaste majorité des habitants de notre planète.

Outre son travail sur les aliments ordinaires, le Codex définit les normes et les directives applicables aux vitamines, compléments alimentaires, produits issus de l’agriculture biologique, allégations sanitaires, organismes génétiquement modifiés, étiquetage de produits, publicité, additifs, résidus de pesticides (cette liste n’est pas exhaustive). Par conséquent, dans tous ces domaines, des preuves indéniables existent et démontrent que le Codex place les intérêts économiques – et en particulier ceux des industries chimiques et pharmaceutiques – avant la santé des consommateurs.

Directives du Codex sur les compléments alimentaires et vitamines et sels minéraux

En juillet 2005, la Commission du Codex réunie à Rome a adopté les Directives sur les compléments alimentaires en vitamines et sels minéraux comme une nouvelle norme globale. Rédigées sur la base d’une directive restrictive de l’Union européenne sur les compléments alimentaires, ces directives proposent de définir des limites supérieures pour les dosages de vitamines et de sels minéraux, d’interdire toute allégation présentant les vitamines et les sels minéraux comme capables de prévenir, soulager, traiter ou guérir des maladies. Compte tenu de la quantité massive de preuves démontrant les avantages impressionnants pour la santé des compléments alimentaires, nous constatons que loin de protéger la santé des consommateurs, l’application globale de ces directives aura pour principale conséquence de réserver la vente de produits de santé, thérapeutiques, curatifs et préventifs, à la seule industrie pharmaceutique.

Alégations sanitaires

Il existe déjà plusieurs textes du Codex qui définissent de manière restrictive les avantages pour la santé qui pouvant être attribués à des produits alimentaires. L’un des plus importants réunit les « Directives générales du Codex concernant les allégations ». Adoptées en 1979 puis révisées en 1991, ces directives peuvent être perçues comme la base du problème posé par le Codex. En effet, en définissant des restrictions applicables à des soins naturels, elles visent de fait à garantir que les seuls produits qui peuvent légitimement prétendre prévenir, soulager, traiter et guérir des maladies sont des produits pharmaceutiques. Plus spécifiquement et à seul titre d’exemple, les « Directives générales du Codex concernant les allégations » interdisent toutes les « allégations laissant entendre qu'une alimentation équilibrée normale ne peut pas fournir tous les éléments nutritifs en quantité suffisante », et interdisent également toutes les « allégations relatives à la valeur d'un aliment donné pour prévenir, soulager, traiter ou guérir une maladie, un trouble ou un état physiologique particulier ». Il est donc démontré que fondamentalement, ces directives protègent les brevets que l’industrie pharmaceutique détient pour contrôler nos systèmes de santé.

Produits issus de l'agriculture biologique

Au cours des dernières années, les aliments biologiques ont fait l’objet d’une attention accrue du Codex. Il est maintenant de plus en plus évident que le Comité Codex sur l’étiquetage des denrées alimentaires s’efforce d’édulcorer les normes globales sur les produits issus de l’agriculture biologique afin d’autoriser l’utilisation de substances comme le dioxyde de soufre, qui peut provoquer des réactions allergiques chez certaines personnes ; le nitrite de sodium et le nitrate de sodium qui sont potentiellement cancérigènes et qui ont été impliqués dans des cas d’hyperactivité enfantine ; la carraghénine dont l’association avec la formation d’ulcères des intestins et des tumeurs intestinales cancéreuses a été mise en évidence. De plus, la Commission du Codex Alimentarius a récemment autorisé des études visant à inclure l’éthylène dans les directives du Codex sur la production, le traitement, l’étiquetage et le marketing des produits issus de l’agriculture biologique. L’éthylène sert à induire artificiellement la maturation des fruits et des légumes pendant leur transport. L’autorisation de son utilisation sur des produits biologiques constituerait une étape dangereuse vers l’acceptation de pratiques agricoles douteuses et anti-naturelles qui affectent déjà les aliments issus de l’agriculture conventionnelle.

Pourquoi le Codex souhaite t-il édulcorer les normes des produits biologiques ? À la base, simplement parce que les produits bios se vendent à des prix plus élevés que les produits non-bios et que les grands producteurs non-biologiques pourront ainsi avoir de meilleures possibilités de pénétrer sur ce marché des produits biologiques et générer de vastes profits. À un autre niveau, les produits biologiques sont meilleurs à la santé que les produits conventionnels, puisque leurs teneurs en micronutriments sont plus élevées. En outre, les produits bios ne contiennent bien sûr ni pesticides, ni résidus de traitements vétérinaires, ni organismes transgéniques. Comme la bonne santé n’est pas compatible avec les intérêts du "commerce avec la maladie", la croissance de la demande pour des produits biologiques peut être perçue comme une menace pour les industries pharmaceutiques et chimiques. Non seulement ces produits génèrent naturellement une bonne santé, mais ils réduisent la demande en pesticides, en médicaments vétérinaires, en aliments contenant des organismes transgéniques et menacent donc les bénéfices de ces industries.

De plus, contrairement aux semences transgéniques, les semences d’origine biologique ne peuvent pas être brevetées. Comme certains leaders de l’industrie pharmaceutique et chimique, incluant Bayer et BASF, sont aussi des leaders de l’industrie des biotechnologies, il est facile de voir que la popularité croissante des produits d’origine biologique inbrevetables constitue une menace grave pour les bénéfices du "commerce avec la maladie" de l’industrie pharmaco-chimique.

Aliments trangéniques

La Commission du Codex Alimentarius a adopté ses premières directives et principes pour les aliments génétiquement modifiés (GM ou transgéniques) en 2003. Ces textes ont ensuite été utilisés aux États-Unis, au Canada et en Argentine pour déclencher et gagner un litige commercial intenté par l’OMS contre l’Union européenne (EU), au cours duquel on a fait valoir que l’UE avait appliqué un moratoire sur l’approbation et l’importation de produits contenant des ingrédients transgéniques.

Le Codex prépare d’autres directives et normes concernant les aliments contenant des organismes GM. Leur adoption contribuera à rendre obligatoires l’autorisation et l’importation de produits GM compatibles à ses normes et directives dans tous les pays membres de l’OMS. Simultanément, les États-Unis, le Canada et l’Argentine exercent une pression maximale pour que les fabricants et les exportateurs de produits alimentaires GM ne soient pas obligés d’indiquer sur leurs emballages la présence d’organismes transgéniques. C’est exactement ce que les grands producteurs de produits transgéniques souhaitent, puisqu’ils ont depuis longtemps compris que l’opposition aux organismes transgéniques continuera de progresser et qu’ils ne pourront pas changer l’opinion publique assez rapidement.

Contrairement aux semences ordinaires, les semences transgéniques peuvent être brevetées. En cela réside la vraie raison de tous les efforts des entreprises du secteur des biotechnologies pour inonder les marchés mondiaux de ce type de produit. Le potentiel en bénéfices à long terme est phénoménal, comparable à ceux du marché des produits pharmaceutiques. En outre, comme les principaux acteurs de l’industrie pharmaceutique, tels que Bayer et BASF, occupent aussi des positions de premier ordre dans l’industrie des biotechnologies, il est facile de constater que l’industrie pharmaceutique est une fois de plus un des principaux bénéficiaires des décisions prises par le Codex.

Du point de vue de l’industrie pharmaceutique, un produit non brevetable ne présente que très peu ou aucun intérêt. De ce fait, la popularité croissante des compléments alimentaires, des produits naturels, des méthodes de soins naturelles, et même des aliments biologiques constitue une menace très sérieuse pour l’industrie pharmaceutique. Les groupes d’intérêt financier derrière la Commission du Codex Alimentarius ne le savent que trop bien. Ils se sont donc engagés dans une lutte au finish pour protéger et maintenir leur monopole sur l’industrie de la santé et le renforcer par son expansion dans le secteur des organismes génétiquement modifiés.

Etiquetage des aliments

Le Comité Codex sur l'étiquetage des denrées alimentaires (CCFL) existe depuis 1965. L’étiquetage des aliments est une question essentielle pour la diffusion des informations sur la santé et la sécurité sanitaire. Toute restriction sur le contenu des étiquetages (et de la publicité) contribue à empêcher les fabricants de compléments alimentaires d’informer les consommateurs des avantages prouvés d’un régime alimentaire naturel et compléments alimentaires naturels. Le CCFL a refusé de reconnaître le rôle d’une nutrition optimale pour prévenir, soulager, traiter et guérir les maladies. Par conséquent, nous constatons que CCFL agit dans l’intérêt du "commerce avec la maladie" de l’industrie pharmaceutique, au lieu de protéger la santé des consommateurs.

Publicité

Les débats pour décider si le Codex devrait ou non travailler sur des questions relatives à la publicité et définir les méthodes à utiliser se poursuivent depuis au moins 1972.

Ces débats ont occupé une bonne partie de la réunion du CCFL en mai 2006 à Ottawa, où ils se sont focalisés sur la nécessité d’une étude pour savoir si le Codex devait ou non produire une définition de la publicité et, dans l’affirmative, où une telle définition devrait figurer dans les textes du Codex. Après maintes discussions, le CCFL a décidé qu’une étude visant à produire une définition de la publicité était nécessaire.

Dans une perspective de santé naturelle, la définition proposée est loin d’être satisfaisante:
« Publicité: tout support destiné au public par tout autre moyen qu’une étiquette, dans l’intention, ou ayant la capacité, d’influencer et de former les attitudes, les opinions, les comportements pour promouvoir directement ou indirectement la vente d’une denrée alimentaire ».

Cette formulation soulève plusieurs questions essentielles.

Outre une potentielle utilisation pour interdire la publicité des travaux de recherche scientifique – même publiés, légitimes, révisés par des spécialistes compétents indépendants, cette définition pourrait servir à interdire à des organisations de protection de la santé naturelle à but non lucratif de diffuser des informations capables d’influencer et de former les attitudes, les opinions, les comportements vis à vis de la vente de compléments nutritionnels.

On peut aussi penser que des restrictions sur la publicité, d’après cette définition, pourraient être contraires à la liberté d’expression et/ou la liberté d’opinion, la liberté de rechercher, d’obtenir et de partager des informations et des idées sans limitations de moyens et sans frontières (ces droits sont protégés par l’article 19 de la Déclaration universelle des droits humains des Nations Unies).

Quoi qu’il en soit, comme le "commerce avec la maladie" et donc la survie de l’industrie pharmaceutique dépend des restrictions qui peuvent être imposées sur tous les moyens qui pourraient permettre aux consommateurs d’obtenir des informations sur la santé naturelle, les restrictions potentiellement applicables à la publicité sont évidemment une question stratégique pour le Codex.

Additifs alimentaires

Le Codex a créé un comité dédié aux questions de sécurité des additifs alimentaires. L’une de ses principales responsabilités est de déterminer les limites maximales autorisées. L’index Codex des additifs alimentaires liste actuellement environ 300 additifs synthétiques et naturels autorisés dans les denrées alimentaires.

Même s’il est exact que certains additifs artificiels ne présentent pas de risques particuliers lorsqu’ils sont consommés en petites quantités et séparément les uns des autres, le Codex n’a accordé aucune attention réelle au fait que ces produits chimiques sont consommés ensemble dans des combinaisons diverses. Pour le plus grand avantage de leurs fabricants, les effets accumulés à long terme de la consommation de produits chimiques et d’additifs artificiels combinés sont largement ignorés.

Les maladies causées ou aggravées par la consommation à long terme de pesticides élargissent le marché potentiel des médicaments.

Il est intéressant de constater qu’un grand nombre d’additifs artificiels sont fabriqués par les mêmes entreprises pharmaceutiques et chimiques qui souhaitent faire interdire les suppléments vitaminés et forcer les aliments transgéniques dans nos assiettes. Comme pour les produits pharmaceutiques et les semences transgéniques, ces substances existent parce qu’elles peuvent générer des bénéfices prodigieux grâce à leur droit à un brevet.

Pesticides

Le Comité des résidus de pesticides du Codex existe depuis 1966. Il est responsable de la définition des limites maximales des résidus de pesticides dans des denrées alimentaires spécifiques ou dans des catégories d’aliments. Ici encore la sécurité de chaque pesticide est examinée séparément et les effets à long terme de leur consommation combinée sont en général ignorés. Comme un grand nombre de ces produits chimiques sont fabriqués par des entreprises pharmaceutiques et chimiques, il est facile de voir que leur consommation généralisée a un double avantage financier, puisqu’ils augmentent le potentiel commercial des médicaments brevetés conçus pour traiter les maladies que ces additifs combinés peuvent provoquer.

Conclusions

La Commission du Codex Alimentarius ne s’intéresse pas qu’aux suppléments alimentaires. Elle est le champ de bataille principal de la guerre politique qui déterminera aura le pouvoir et contrôlera les approvisionnements en nourriture du monde ,de la ferme à la fourchette. Cette "guerre" est menée par un ensemble complexe et très ramifié d’organismes internationaux, de grandes entreprises, d’intérêts financiers, ayant pour objectifs primordiaux le commerce et les bénéfices, et non pas la santé humaine.

Actuellement, il semble que les vainqueurs financiers à long terme de cette guerre pour le contrôle des ressources alimentaires de la planète seront probablement les industries pharmaceutiques et chimiques. En particulier grâce à l’adoption (presque inévitable) d’autres directives du Codex sur les produits alimentaires dérivés de la biotechnologie. Par conséquent, notre liberté de choix, notre santé et notre environnement sont clairement mis en danger.

La santé optimale et la bonne nutrition sont des menaces pour le "commerce avec la maladie" de l’industrie pharmaceutique parce qu’elles réduisent le marché des produits alimentaires synthétiques. Une alimentation libre de résidus de pesticides, d’additifs artificiels et autres contaminants dépend par définition de la diminution globale, voire idéalement d’une élimination totale, de ces produits chimiques dans l’alimentation. Une telle évolution ne peut évidemment pas être dans l’intérêt des entreprises pharmaceutiques et chimiques qui les fabriquent. Une telle réduction de la consommation des produits chimiques se traduirait par une baisse des bénéfices et une amélioration de la santé pour des populations tout entières.

En conclusion, même si le soutien apporté par la Commission du Codex Alimentarius au "commerce avec la maladie" ne fait plus la une des médias, il se poursuit inlassablement et la portée immense de ses activités représente un grave danger pour la santé de l’humanité, aujourd’hui et demain.

Souhaitons-nous un monde où l’accès à des aliments réellement nutritifs et sûrs et à des compléments alimentaires efficaces soit limité et contrôlé par les intérêts financiers de l’industrie pharmaceutique et chimique ? Si votre réponse est négative, vous devez agir maintenant, avant qu’il ne soit trop tard.

 
Par Enoch - Publié dans : Ecologie
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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 09:41

Codex Alimentarius:

le contrôle et le déni de la science

Paul Anthony Taylor

Source: Dr. Rath Health Foundation

Nous ne voulons pas changer. Chaque changement constitue une menace à la stabilité. C'est une autre des raisons pour lesquelles nous sommes si circonspects quant à l'application de nouvelles inventions. Toute découverte de la science pure est subversive en puissance ; même la science doit parfois être traitée comme un ennemi potentiel. - Aldous Huxley, Le meilleur des mondes.

La 29ème session du Comité du Codex sur la nutrition et les aliments diététiques ou de régime s'est tenue à Bad Neuenahr-Ahrweiler en Allemagne, du 12 au 16 novembre 2007. Il s'agit d'un organe subsidiaire de la Commission du Codex Alimentarius sponsorisée par la FAO/l'OMS. Les activités de ce Comité sont de plus en plus perçues par les partisans de la santé naturelle comme l'une des menaces mondiales les plus importantes pesant sur la future disponibilité des compléments alimentaires en vitamines thérapeutiques et autres thérapies de santé naturelle basées sur les micronutriments. Paul Anthony Taylor, directeur des relations extérieures de la Dr. Rath Health Foundation, a participé à cette réunion en qualité de délégué de la Fédération Nationale de la Santé , la seule organisation en faveur de la santé naturelle et orientée vers les consommateurs au monde qui bénéficie du statut d'observateur officiel lors des réunions du Codex. Le rapport-témoignage de Paul présenté ci-dessous décrit comment le Codex continue à réfuter les bienfaits des vitamines, des micronutriments et de la nutrition dans la lutte contre les maladies actuelles les plus courantes et explique la façon dont ses principaux bénéficiaires sont les grandes multinationales des secteurs de l'alimentation et des biotechnologies, ainsi que l'industrie pharmaceutique.

L'abandon flagrant des préoccupations des consommateurs

concernant les aliments génétiquement modifié

Il ne fait pratiquement aucun doute que les consommateurs sont largement opposés à la consommation d'aliments génétiquement modifiés. À maintes occasions, les enquêtes et les sondages entrepris dans des pays du monde entier ont révélé cet état de fait qui va bien au-delà de tout doute raisonnable. Néanmoins, le fait que les graines génétiquement modifiées puissent être brevetées – parce que, contrairement aux graines normales, elles sont créées dans des laboratoires et n'existent pas dans la nature – continue à en faire une proposition d'investissement extrêmement attrayante aux yeux des sociétés biotechnologiques et pharmaceutiques qui les produisent. Les brevets relatifs aux graines génétiquement modifiées et les milliards de dollars de bénéfices potentiels ainsi que le contrôle du marché qui peuvent en résulter représentent de puissantes sources de motivation permettant à ces fabricants de trouver des moyens d'amener ces aliments dans les assiettes des consommateurs, quels que soient les dangers potentiels pour la santé humaine.

Ainsi, on trouve parmi les participants à la réunion du Comité de cette anne le Dr. H. Yoshikura, Président du Groupe Spécial Intergouvernemental du Codex sur les aliments dérivés des biotechnologies, un groupe qui a déjà publié plusieurs directives mondiales sur les aliments génétiquement modifiés. La création de ces directives par le Groupe Spécial s'est avérée par la suite être prépondérante aux États-Unis, au Canada et en Argentine, dans le cadre de l'instigation et de la victoire d'un litige commercial au niveau de l'Organisation Mondiale du Commerce contre l'Union Européenne (UE). Il a soutenu avec succès que l'UE avait appliqué un moratoire sur l'homologation et l'importation d'aliments contenant des matières génétiquement modifiées et que ceci était contraire aux règles de l'OMS.

Yoshikura a été invité à participer à cette réunion du Codex car le Groupe Spécial a récemment travaillé sur l'annexe d'une directive mondiale relative aux aliments qui ont été génétiquement modifiés afin de (soi-disant) procurer des bienfaits nutritionnels ou pour la santé. Étant donné que le texte de cette annexe contient des références à des concepts ayant trait à la nutrition, le Comité a été invité à examiner l'ébauche de l'annexe et à donner ses commentaires à ce sujet.

Outre quelques commentaires mineurs, le Comité a toutefois décidé d'approuver le texte de l'annexe sans y apporter aucune modification.

En réponse à cela et en remarquant qu'aucun pays ne s'était déclaré en faveur des intérêts des consommateurs concernant ce problème, la Fédération Nationale de la Santé a fait la déclaration suivante:

"Monsieur le Président, la NHF aimerait consigner que, alors que la question de l'évaluation des risques liés aux aliments dérivés des biotechnologies est en cours de discussion, 95% des consommateurs européens et des millions de consommateurs venant d'autres parties du monde ont continué à manifester leur refus à l'égard de ce genre d'aliments. Nous voudrions donc savoir comment le Groupe Spécial compte justifier le besoin de mener des études d'exposition sur des populations humaines représentatives alors que tellement de personnes rejettent d'emblée ces aliments ?"

Autrement dit, la Fédération demandait comment le Groupe Spécial prévoyait de réaliser des études de sécurité humaine sur des aliments génétiquement modifiés alors que rares sont les personnes qui sont prêtes à les manger.

Le Dr. Rolf Grossklaus, Président du Comité, a donné une réponse incroyablement dédaigneuse à cette question et, refusant d'admettre que les études d'exposition humaine complètes ne seraient pas réalisées avant que ces aliments soient commercialisés, il a indiqué que ces aspects ne pouvaient pas être évoqués lors de cette réunion. Pourtant, de façon assez stupéfiante, il a ensuite déclaré que les consommateurs ne réalisent pas les bienfaits procurés par ces aliments et qu'il est persuadé que les consommateurs finiront par changer d'avis à leur sujet.

Plus tard, à la fin de la semaine, pendant la réunion visant à adopter le rapport officiel du Comité, j'ai demandé, au nom de la Fédération Nationale de la Santé, que le rapport mentionne la déclaration de la Fédération concernant cette affaire. Le Dr. Grossklaus a toutefois refusé, soutenant que la question ne faisait pas l'objet de discussions et que la mention de toutes les questions qui n'étaient pas évoquées rendrait le rapport trop long.

L'un dans l'autre, il s'agissait donc incontestablement de l'exemple le plus flagrant d'abandon des préoccupations des consommateurs que j'aie jamais vu lors d'une réunion du Codex.

Recommandations sur la base scientifique des allégations sanitaires -

destinées aux grandes multinationales

Autre question fondamentale qui a été évoquée lors de la réunion de cette année : un texte traitant des Recommandations sur la base scientifique des allégations sanitaires.

Ces dernières années, le Comité a accordé très peu de temps et aucun débat important à cet élément de l'ordre du jour de ses réunions. Cependant, bien qu'une discussion plus approfondie ait eu lieu lors de la réunion de cette année, l'idée générale du débat était la suivante: sans un changement de direction drastique, les principaux bénéficiaires de ces Recommandations seront les grandes multinationales des secteurs de l'alimentation et des biotechnologies, ainsi que l'industrie pharmaceutique, qui pourront plus facilement faire face aux coûts financiers importants qu'ils doivent supporter en contournant les différents obstacles scientifiques et réglementaires érigés par le Comité.

Par conséquent, il semble fort probable que nous voyions de plus en plus de céréales pour le petit déjeuner, d'aliments génétiquement modifiés et de produits vitaminés d'apports journaliers recommandés fabriqués par les sociétés pharmaceutiques et présentant des allégations sanitaires, par exemple, alors que les compléments produits par de petits fabricants de vitamines novateurs – en supposant que leur existence ne soit pas compromise par les réglementations – n'en feront probablement pas de même.

Cela dit cependant, et malgré un débat plus long consacré à cet élément de l'ordre du jour lors de la réunion de cette année, seuls des progrès minimes ont été réalisés et plusieurs questions fondamentales - notamment la définition du niveau nécessaire de preuves scientifiques pour la justification des allégations sanitaires – demeurent en suspens. Si le Comité insistait sur les études humaines et les essais cliniques par exemple, même certaines allégations sanitaires courantes pour les aliments tels que les fruits et les légumes devraient être interdites pour la bonne et simple raison qu'elles étaient basées sur des études d'observation et des recherches épidémiologiques, ce qui créerait de toute évidence une situation absurde.

Les discussions étant pour la majeure partie dans l'impasse, le Comité a donc convenu que le texte devait être renvoyé à la 2ème étape du processus d'homologation en 8 étapes du Codex, afin d'être rédigé à nouveau par la délégation française à la lumière des discussions qui avaient eu lieu. Par conséquent, il semble peu probable que les Recommandations sur les allégations sanitaires soient approuvées et finalisées par la Commission du Codex Alimentarius avant au moins juillet 2010.

Analyse des risques nutritionnels – constitution des règles au fur et à mesure

Un autre thème qui a fait l'objet de très peu de discussions lors des récentes réunions de ce Comité du Codex est celui de l'analyse des risques nutritionnels. Tout comme les observateurs réguliers du Codex le savent d'ores et déjà, cette question est fortement pertinente pour le futur développement des Directives du Codex sur les compléments alimentaires en vitamines et sels minéraux restrictives, étant donné que les directives indiquent que les niveaux de sécurité supérieurs des vitamines et sels minéraux dans les compléments seront établis par une évaluation scientifique des risques.

Alors que le lobby pro-pharmaceutique – comprenant notamment les extrémistes anti-compléments alimentaires de la Commission Européenne – tente désespérément de rassurer tout le monde sur le fait que l'utilisation d'une évaluation des risques garantira le calcul scientifique des niveaux de sécurité supérieurs pour les vitamines et les sels minéraux, la réalité est que la plupart des méthodologies actuelles pour l'évaluation du soi-disant "risque" lié à la consommation de compléments nutritionnels sont tout sauf scientifiques, et sont en fait profondément imparfaites.

Il est donc intéressant de noter que, pendant les discussions de cette année, le représentant de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a indiqué que l'OMS et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ne doivent pas être la source principale, sinon l'unique source de conseils scientifiques au Comité, soutenant que les groupes d'experts internationaux ne pourraient peut-être pas fournir de conseils scientifiques indépendants et impartiaux. En mettant de côté la question de savoir si l'OMS et la FAO peuvent elles-mêmes être considérées comme des organisations indépendantes et impartiales, au fur et à mesure de la progression des discussions, il est devenu de plus en plus évident que la vaste majorité des membres du Comité n'étaient pas le moins du monde intéressés par l'obtention de conseils scientifiques indépendants et impartiaux dans ce domaine.

Par exemple, à un moment donné pendant les discussions, la Fédération Nationale de la Santé a demandé à ce qu'une section clé du texte se réfère à des "sources indépendantes de conseils scientifiques" sur l'évaluation des risques. Il est important de noter cependant que Basil Mathioudakis, de la Commission Européenne, a déclaré qu'il était opposé à l'utilisation du mot "indépendant" dans le texte et, par conséquent, il n'a pas été inclus.

Dans une autre intervention clé, la Fédération Nationale de la Santé a souhaité qu'une phrase soit insérée pour reconnaître l'appauvrissement en nutriments des sols et des aliments auquel on assiste depuis cinquante ans environ. En entendant cela cependant, le Président, le Dr. Grossklaus, a répondu en disant que l'institut pour lequel il travaille, l'Institut Fédéral allemand pour l'évaluation des risques, a fait une déclaration sur cette question en affirmant qu'il n'existe aucune preuve scientifique qui puisse étayer cette revendication. Selon la coutume, il a ensuite tenté de poursuivre et n'a pas vraiment donné au Comité l'occasion de faire des commentaires.

La Fédération Nationale de la Santé a ensuite fait une intervention supplémentaire, en demandant à ce que ses commentaires soient notés dans le rapport et, dans l'idéal, soient considérés par le Comité pour que le dossier puisse être précis et complet. Le Dr. Grossklaus a toutefois décliné cette demande, déclarant que puisque la Fédération est une organisation non-gouvernementale et qu'aucun état-membre n'a soutenu sa position, ses commentaires ne pourraient pas être intégrés dans le rapport.

Tout comme il l'a fait au cours des années précédentes, le Dr. Grossklaus constituait encore une fois les règles au fur et à mesure. Ceci est particulièrement bien illustré par le fait que le paragraphe 131 du rapport officiel du Comité pour cette réunion mentionne une autre intervention de la Fédération Nationale de la Santé et que celle-ci n'a pas non plus été soutenue par les états-membres.

Au terme de ces discussions, le Comité a décidé qu'il avait fait des progrès considérables et qu'il devait recommander à la Commission du Codex Alimentarius que le texte (l'ébauche de proposition de principes d'analyse des risques nutritionnels et de directives à appliquer au travail du Comité sur la nutrition et les aliments diététiques ou de régime) passe à la 5ème étape. Ainsi, seuls des changements relativement mineurs seront désormais possibles à la réunion du Comité de l'an prochain, et il pourrait éventuellement être approuvé et finalisé par la Commission du Codex Alimentarius en juillet 2009.

Propositions pour les valeurs de référence des nutriments –

déphasées par rapport aux dernières découvertes scientifiques

À la lumière des dernières recherches les plus actuelles dans le domaine de la nutrition, il semble prudent de prédire que l'approche actuelle du Comité pour l'établissement de valeurs de référence des nutriments à des fins d'étiquetage pourrait être jugée par les futurs historiens en nutrition comme ridiculement ridiculeusement anachronique.

Par exemple, la science de la génétique nous a déjà appris que nous sommes tous génétiquement uniques et nous disposons désormais de preuves convaincantes que les facteurs tels que l'âge, le sexe, l'utilisation de moyens de contraception, la race, le code vestimentaire, la situation géographique, les dons de sang réguliers, l'utilisation de médicaments médicinaux, les mutations génétiques ou l'individualité biochimique peuvent affecter les besoins et/ou le statut en nutriments d'une personne, parfois même de façon considérable.

Cependant, plutôt que de protéger la santé des consommateurs, qui est après tout l'un des motifs précisés du Codex, le Comité propose d'établir simplement une seule valeur de référence pour chaque vitamine et chaque sel minéral, et de les appliquer à toute la population mondiale à partir de l'âge de trois ans. Ensuite, une fois ce travail terminé, un autre ensemble de valeurs de référence pour les vitamines et les sels minéraux, à appliquer aux enfants âgés de six mois à trois ans, serait développé.

Ainsi, il semblerait que l'intention du Comité soit principalement de fournir une approbation retentissante du concept existant d'apports journaliers recommandés qui est démodé et scientifiquement non valable.

Il convient donc de noter que, bien que la Fédération Nationale de la Santé ait essayé d'intervenir au niveau de cette erreur myope monumentale, en proposant l'établissement d'une valeur de référence supplémentaire pour chaque vitamine et chaque sel minéral, afin de représenter la tranche de population en ayant le plus besoin, le Président a rejeté cette proposition, mais sans donner de raison scientifique valable.

Donc de toute évidence, même s'il est reconnu que les propositions du Comité sur les valeurs de référence des nutriments sont encore en phase initiale, il est actuellement conseillé à toutes les personnes espérant un résultat qui reflète les dernières découvertes scientifiques ou qui favorise une nutrition optimale de ne pas retenir leur souffle.

Vous attendez toujours la "victoire écrasante" au Codex? Vous n'êtes pas les seuls…

Les partisans de la santé naturelle qui ont une bonne mémoire se souviennent peut-être de la prétendue Fondation des Solutions Naturelles qui, dans son rapport sur une réunion du Comité du Codex sur l'étiquetage alimentaire qui a eu lieu en mai 2006, revendiquait que le résultat des discussions concernant le rôle proposé du Codex dans la mise en œuvre de la stratégie mondiale de l'Organisation Mondiale de la Santé sur le régime alimentaire, l'activité physique et la santé était une "victoire écrasante" pour la liberté de la santé.

Et bien, ceci n'était certainement pas vrai à l'époque et ne l'est toujours pas aujourd'hui, surtout si le résultat des discussions lors de cette réunion ne peut pas servir de base pour fonder quelque chose. Dix-huit mois après la soi-disant "victoire écrasante", bien que le Codex parle toujours de la stratégie mondiale, il n'y a aucun signe d'une action importante.

Par exemple, bien que le Dr. Anne MacKenzie, Présidente du Comité du Codex sur l'étiquetage alimentaire, ait donné une présentation PowerPoint sur le thème de la stratégie mondiale, demandant quels mécanismes étaient disponibles pour la communication et la coopération inter-comités, et proposant d'obtenir des conseils auprès de l'OMS et de la FAO, sa vaillante contribution a été reléguée à une position relativement mineure dans l'ordre du jour du Comité, sous la rubrique "Autres affaires et futur travail".

À l'issue de la discussion quelque peu floue et confuse qui a suivi, au cours de laquelle un représentant du Secrétariat du Codex, le Dr. Jeronimas Maskeliunas, a même admis être "complètement embrouillé" au sujet de ce qu'évoquait le Comité, il a été finalement convenu qu'un groupe de travail se réunirait pour discuter de la stratégie mondiale juste avant la réunion du Comité de l'an prochain et, qu'après ses discussions, il rende des comptes au Comité. Autrement dit, encore des paroles et toujours aucun signe d'action.

Dans la conjoncture actuelle, les discussions du Codex concernant la stratégie mondiale de l'Organisation Mondiale de la Santé sur le régime alimentaire, l'activité physique et la santé semblent donc à des années-lumière de se transformer en une sorte de victoire, encore moins en une victoire écrasante.

Conclusion

Tout comme les contrôleurs du monde que l'on retrouve dans "Le meilleur des mondes" d'Aldous Huxley, la Commission du Codex Alimentarius ne veut pas changer. De son point de vue, le changement – sous forme d'un nouveau système de soins de santé mondial basé sur des découvertes scientifiques dans les domaines de la recherche sur les vitamines et la santé cellulaire – constitue une menace à la stabilité financière de l'industrie pharmaceutique. Par conséquent, les découvertes révolutionnaires en thérapie nutritionnelle sont de plus en plus considérées comme subversives et sont traitées en tant qu'ennemi pour le "commerce avec la maladie".

Cependant, les mensonges et les duperies qui sont nécessaires au maintien de cette situation ne sont pas durables à long terme. Que cela plaise ou non au Codex, le changement finira par arriver et, lorsqu'il le fera, les consommateurs exigeront en masse que ceux qui avaient essayé de les empêcher d'avoir accès aux compléments en vitamines thérapeutiques et aux autres thérapies naturelles soient tenus de répondre de leurs actes.

Dans l'intervalle cependant, même si les maladies cardiovasculaires, le cancer, le SIDA et les autres maladies courantes seront sans aucun doute, pour la plupart, inconnues des générations futures, nous avons la responsabilité de nous assurer que cela se produise plus tôt que plus tard.

Le traitement des maladies par des médicaments chimiques synthétiques, alors que des traitements naturels plus efficaces et plus sûrs sont déjà disponibles, frôle la folie et ne doit plus être toléré dans toute société civilisée digne de ce nom. Ainsi, plus tôt le "commerce avec la maladie" de l'industrie pharmaceutique sera jeté dans les poubelles de l'histoire médicale, là où il devrait être, mieux ce sera pour toute l'humanité.

Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 21:55

“Un enfant qui meurt de faim, c’est un enfant que l’Occident assassine”

Mr Jacques Diouf, Directeur de la FAO, lors de son discours d’introduction au Sommet Mondial de l’Alimentation de novembre 1996, déclara: «Ce budget [celui de la FAO] est pourtant inférieur au coût de 6 jours de nourriture pour chiens et chats dans 9 pays développés et représente moins de 5% des dépenses annuelles en produits amaigrissants effectuées par les habitants d’un seul pays développé, pour combattre l’excès de nourriture».

La main sur le coeur, ils avaient tous promis, lors de ce sommet, que d’ici 2015, la moitié des affamés (à l’époque plus de 800 millions d’êtres humains) ne le seraient plus.

En juin 2008, encore à Rome, ils étaient de nouveau tous réunis, les présidents, les premiers ministres, les oligarques, les ploutocrates, les grands voyous de la finance, les dictateurs, les marionnettes... entourés de plus d’un millier de journalistes: c’était la “Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire mondiale: les défis du changement climatique et des bioénergies”. Promis, juré, les engagements pris en 1996 - 12 ans auparavant - seraient honorés et les nations solidaires n’allaient pas tarder à considérer à envisager de commencer d’activer la fraternité, bla bla bla...

Dénotant au milieu d’un concert de platitudes, de mensonges et de promesses d’ivrognes, le discours de Mr Jacques Diouf fut d’une lucidité implacable; il annonça la couleur, sans ambages: ramenez 30 milliards dans la caisse chaque année et le problème sera réglé. Il énuméra les 1200 milliards de dollars en armements en 2006, les 100 milliards de dollars d’aliments gaspillés dans un seul pays, les 372 milliards de dollars de subventions agricoles dans les pays occidentaux, les 100 millions de tonnes de céréales transformées en éthanol en 2006, etc, etc...

Au vu des engagements financiers réels des nations, Mr Diouf affirma que «avec les tendances observées, l’objectif du Sommet serait atteint en 2150 au lieu de 2015»!

En 2009, la FAO annonçait que l’on avait dépassé le milliard d’affamés sur la planète... déclaration empreinte d’euphémisme si on ne précise pas également que plus de 30 000 personnes meurent de faim tous les jours, principalement des enfants. 30 petits milliards de dollars! Soyons réalistes, cela fait des dizaines des années que tout le monde pleurniche sur le sort des affamés et que rien ne se passe. Au risque de paraître impertinent, je serais tenté de demander si la solution à la faim, entrevue par toute cette gente soit hypocrite soit mafieuse, ne serait pas une solution de la fin: à savoir - à l’image des monothéistes qui brûlaient les corps des Indigènes Païens pour sauver leur âme - de liquider les affamés une bonne fois pour toutes afin de régler leur problème alimentaire.

Véritablement, ainsi que le dit Jean Ziegler, ancien rapporteur de l’alimentation à l’ONU: «un enfant qui meurt de faim, c’est un enfant que l’Occident assassine».

Révolution Verte Eugénique ou Génocidaire?

Nous aurons tous noté la coïncidence “troublante” d’un prix Nobel de médecine donné, en 2008, à Harald zur Hausen, chercheur au centre d’Heidelberg, le découvreur des virus du papillome humain, à l’origine du cancer du col de l’utérus. Et ce en pleine campagne de vaccination contre le dit virus. Campagne de vaccination (avec des “vaccins transgéniques”, rappelons le [133]) qui se traduit déjà par des dizaines de milliers de cas pathologiques et des décès de jeunes filles [81] [82], le dernier en date le 27 septembre en Angleterre. [30]

Nous aurons tous noté la coïncidence encore plus “troublante” des premières annonces d’un vaccin potentiel mais pas encore finalisé, mais en voie de l’être néanmoins, pour le “sida”, en pleine campagne d’acharnement vaccinal du gouvernement contre la gripette H1N1, dénommée “grippe charcutière”. Ces recherches de vaccin “sida” sont le fruit d’une collaboration entre le Ministère de la Santé Thaïlandais et l’Armée US. [29] Sans commentaires. Espérons seulement que ce ne sont pas les mêmes militaires US qui “reconstruisaient”, en 2003, le virus de la grippe Espagnole dans leurs laboratoires: « Après avoir (partiellement) déchiffré la séquence génétique du virus, les scientifiques sont allés plus loin et ils ont commencé à ramener la grippe espagnole en vie. Sans que le public n’en soit informé, ils ont réussi à créer un virus vivant contenant deux gènes [du virus] de 1918 et qui se sont avérés être très meurtriers lors d’expérimentations animales. Ces expériences sont seulement une étape génétique visant à sortir entièrement de sa bouteille le démon de 1918. » [88] [89] [90] [100] [101]

Ce n’est pas le cadre de cet article de débattre de la nature du virus dénommé “sida”, un virus qui, à l’image d’un ver informatique, n’existe pas en tant que tel et qui mute en permanence. On peut lire que «Le seul espoir, selon les virologistes, est de pouvoir élaborer des vaccins qui stimulent le système immunitaire pour ramener la charge virale à des niveaux très bas, de telle sorte que les sujets infectés par le VIH puissent vivre sainement une espérance de vie normale, comme dans les autres infections virales.» [31]

S’il est une certitude en matière de “sida”, c’est bien celle de l’effondrement du système immunitaire. Mais pourquoi en premier lieu le système immunitaire s’est-il effondré? Certains chercheurs ont affirmé que le sida avait été introduit en Afrique par des vaccinations contaminées et organisées par l’OMS. Certaines cartes des zones très infectées par le sida en Afrique circulaient, il y a déjà 15 ans, qui étaient à l’identique des cartes de certaines campagnes de vaccinations... Peut-on donc incriminer une ou plusieurs campagnes de vaccinations?

Cette question va sans doute susciter des réactions indignées, mais qu’importe. Faites-vous confiance à l’OMS? Pas moi. Et encore moins depuis que je sais que, depuis 2005, le directeur du SAGE (Comité consultatif mondial sur la sécurité vaccinale à l’OMS [145]) est le Docteur David Salisbury, responsable du groupe de vaccination et des maladies infectieuses au Ministère de la santé du gouvernement britannique. Le Docteur David Salisbury est très sérieusement impliqué dans le scandale d’une campagne massive de vaccination des enfants avec le vaccin ROR (rougeole-oreillon-rubéole) fabriqué par le prédécesseur de GlaxoSmithKline et qui a généré de multiples pathologies chez les enfants. [146]

L’acharnement vaccinal de l’OMS à l’encontre de la gripette bénigne H1N1 est plus que suspect tout autant que le sont les réunions secrètes entre l’OMS et les multinationales de Big Pharma. Et bien sûr tout autant que la totale immunité accordée aux fabricants de vaccins contre la grippe H1N1, en cas de poursuite judiciaire.

N’ayons pas la mémoire courte. Souvenons nous de ces campagnes de vaccination au Mexique, au Nicaragua et dans les Philippines. Voici ce qu’en dit William Engdahl dans son ouvrage “Semences de destruction” [207]:

«La Fondation Rockefeller est l’un des soutiens financiers d’un programme de l’OMS en “santé de la reproduction” qui a développé un vaccin contre le tétanos qui contiendrait des hormones cachées de contrôle de naissance. Selon un rapport du Global Vaccine Institute, l’OMS a mis en place des campagnes de vaccination massives au Nicaragua, au Mexique et aux Philippines depuis le début des années 1990. Le Comité Pro Vida de Mexico, une organisation catholique, a testé de nombreuses fioles du vaccin et a découvert qu’elles contenaient une Gonadotrophine chorionique humaine (hCG), une hormone naturelle nécessaire au maintien d’une grossesse. Lorsque cette hormone est associée avec un vecteur de toxoïde tétanique, elle stimule une formation d’anticorps contre la hCG, ce qui interrompt la grossesse humaine. Des rapports similaires de vaccins truffés d’hormones hCG ont été reçus des Philippines et du Nicaragua.

Cette organisation a mis en valeur plusieurs autres phénomènes troublants concernant les programmes de vaccination de l’OMS. Le vaccin anti-tétanique n’était donné qu’à des femmes âgées de 15 à 45 ans, mais ni à des hommes ni à des enfants. La présence de hCG est la preuve irréfutable d’une contamination du vaccin. Elle ne fait sinon aucun sens. Avec le soutien financier de la Fondation Rockefeller, de la Banque Mondiale, du Population Council, de la Fondation Ford, parmi d’autres, l’OMS a oeuvré durant 20 ans pour développer un vaccin anti-fertilité en utilisant la hCG avec le tétanos, et d’autres vaccins, selon des articles scientifiques publiés sur ces campagnes de l’OMS. Tout cela a été certifié par l’OMS et par d’autres, dont la revue médicale Britannique respectée , le Lancet, le 11 juin 1988: “Essais cliniques d’un vaccin de contrôle des naissances de l’OMS”.

Jusqu’en 1993, l’OMS a dépensé un total de 365 millions de dollars sur de telles recherches en “santé de la reproduction” dont la recherche sur l’intégration de hCG au vaccin anti-tétanique. L’OMS n’a pas pu répondre aux questions concernant la présence d’éléments anti-hCG chez les femmes vaccinées. Leur réponse discrète a été que cette présence était “non significative”. Le vaccin était fabriqué par les Laboratoires Connaught (Rhone-Poulenc) au Canada et les Laboratoires Intervex et CSL en Australie.

Depuis les années 1920, la Fondation Rockefeller est l’un des principaux sponsors des programmes mondiaux de réduction de la population. Si les rapports concernant les vaccins de contrôle des naissances sont véridiques, il n’est pas difficile de soupçonner que la Fondation Rockefeller fait partie de ceux qui ont programmé d’utiliser la technologie des semences génétiquement modifiées comme un moyen potentiel de contrôler la population mondiale par l’entremise du contrôle futur des ressources alimentaires».

Il n’est donc pas anodin, rappelons-le, de trouver dans les soutiens financiers de la grosse ONG “Millenium Promise”, créée par Jeffrey Sachs pour développer la “seconde révolution verte” en Afrique, la clique des multinationales de la pharmacie (et donc des vaccins): Procter et Gamble, GlaxoSmithKline, Merck, Novartis, Pfizer, Sanofi-Aventis et dont quatre d’entre elles sont justement les pourvoyeurs actuels du vaccin contre la “pandémie” H1N1, dite “maladie du cochon volant”: Sanofi-Aventis, Novartis, Merck et GlaxoSmithKline.

Sanofi Pasteur, le N°1 mondial, vient d’ouvrir une nouvelle usine de production de vaccin contre la grippe saisonnière aux USA, une nouvelle unité de remplissage en France et une nouvelle usine en Chine pour 2012. La tambouille des grippes en tous genres - “de saison”, “poulet laqué”, “cochon caramel” - est en pleine prospérité. Selon l’OMS, pour la grippe de saison, la production de vaccins était de 350 millions de doses en 2006, 565 millions de doses en 2007 [94], et sera d’1 milliard de doses l’an prochain. [95] Quant à la grippe H1N1, l’OMS vient de revoir quelque peu à la baisse son chiffre de 5 milliards de doses pour 2009. Les multinationales de Big Pharma n’avaient pas prévu un tel engouement pour ce nouveau “cocktail pandémique” dont la recette est à ce point hétéroclite qu’on la croirait tout droit issue de la cuisine d’un savant fou... [102] [103] Mais elles seront récompensées de leurs diligents efforts puisqu’elles vont toucher la coquette somme de 40 milliards de dollars.

Le 16 juin 2008, Sanofi Pasteur a publié un communiqué annonçant qu’elle allait «donner 60 millions de doses de vaccin H5N1 à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur trois ans pour la constitution d’un stock de réserve international.» Le président directeur général de Sanofi Pasteur, Wayne Pisano, a déclaré dans le communiqué que «le virus H5N1 circule actuellement dans certaines régions parmi les plus pauvres du monde et l’irruption d’une grippe pandémique pourrait frapper des populations ayant un accès limité aux vaccins. Cette donation de vaccin H5N1 a pour but de répondre aux besoins des populations les plus vulnérables. En plus de soutenir les efforts des gouvernements, il est essentiel que l’industrie collabore avec les organisations internationales telles que l’OMS, la Fondation Bill et Melinda Gates et d’autres organismes de santé mondiale. Ainsi, il sera possible de constituer un stock de réserve de vaccins pour les pays en voie de développement, prêt à être déployé sur le terrain dans le cas où une pandémie de grippe viendrait à être déclarée.» [90]

Sur le même communiqué, nous avons relevé cet aveu de la multinationale: «... Dans cette éventualité, toutes les usines de production de vaccin contre la grippe de sanofi pasteur basculeraient de la production de vaccin contre la grippe saisonnière à celle de vaccin contre la grippe pandémique.» Allons-y, appelons-la, donc, la “grippe de sanofi pasteur”!!

La collaboration, appelée par Sanofi-Pasteur, entre “l’industrie”, l’OMS et le Fondation Gates fait frémir, surtout lorsqu’elle est se met en place chez les pauvres “vulnérables” et beaucoup trop nombreux selon les néo-Malthusiens. Surtout lorsque l’on sait que la Fondation Gates, en partenariat avec la Fondation Rockefeller, est très activement engagée dans des programmes de “contrôle de la population”. [91] Surtout lorsque l’on sait que la Fondation Gates est l’un des plus gros financeurs de l’OMS [93] et que ses plus grandes largesses financières vont vers des organisations spécialisées dans les vaccins: “PATH” et “GAVI” (Global Alliance for Vaccines and Immunisation). Et cette année, le H8 s’est retrouvé à Seattle, qui est le siège de la Fondation Gates. Le H8, c’est: la Fondation Gates, l’OMS, la Banque Mondiale, l’UNICEF, le GAVI, le Fonds des Nations unies pour la population, ONU-Sida, le Fond Global de lutte contre le sida, la malaria et la tuberculose. [92]

Sincèrement, pourquoi les programmes de génocides, ou “campagnes de vaccination stérilisante”, que nous avons évoqués ci-dessus, seraient-ils plus choquants que l’outil géopolitique de la faim utilisé, tous les jours de l’année, pour dépeupler la planète de plus de 30 000 êtres humains?

L’avenir proche nous dira si la vaccination H1N1 n’était seulement qu’un cocktail de “virus vivants atténués” et d’adjuvants archi-toxiques, le but n’ayant été, bien sûr, que de générer encore un peu plus de panique et, en effet collatéral, de remplir généreusement les caisses des multinationales de Big Pharma. Car en cette fin d’année 2009, avec le très médiatisé Sommet de Copenhague, ce sont, sur le ring médiatique de la déroute programmée, deux fièvres qui luttent pour la première place de l’hystérie et de la panique collectives: d’une part le virus de la fièvre climatique, dénommé “syndrome d’Al Gore”, et d’autre part le virus H1N1, dénommé “grippe du Goret”. Que la plus chaude gagne!

Fièvre climatique ou “Syndrome d’Al Gore”: des vérités qui dérangent

Ce n’est pas mon propos d’analyser le film de science-fiction de Mr Gore “Une vérité qui dérange” et de décliner les quelque trente erreurs climatiques grotesques, et grosses comme des icebergs, qui en ruinent toute la crédibilité si tant est qu’on espère déceler une once de crédibilité dans un film de réalité virtuelle. [160] D’ailleurs, dans un interview de mai 2006, Al Gore n’hésite pas à affirmer qu’il ne faut pas hésiter à “amplifier” certains faits pour faire passer le message (“amplifier” étant un euphémisme pour “mentir”, nous l’aurons tous compris). [167] A l’arrachée, tout comme le directeur de Greenpeace Angleterre qui avoue, à la télévision, les mensonges de son organisation: c’était pour la bonne cause, pour faire peur. [168]

Ce n’est pas non plus mon propos d’évoquer, en longueur, les aléas de la mine de zinc de Mr Gore [169] qui détruisait tout l’environnement local, dans le Tennessee, et ni même ses amitiés pétrolières:

- ses actions (ou celles de ses parents) qui ont pu atteindre près d’1 million de dollars dans Occidental Petroleum. [170]

- ses relations très intimes avec Occidental Petroleum qui ont permis à l’une des compagnies les plus polluantes au monde (scandale, par exemple, du déversement de milliers de tonnes de déchets chimiques toxiques à Love Canal) de tripler ses réserves de pétrole lorsqu’Al Gore “facilita” l’acquisition, par cette société pétrolière, de droits de forage en Californie près de Bakersfield dans la réserve naturelle “Elk Hills National Petroleum Reserve” [36] [204] (c’est même sur wikipedia!). Bush père et Nixon n’avaient jamais réussi un tel prodige. En l’espace de cinq années, plus de cent sites archéologiques Amérindiens furent éradiqués. [35] Toujours dans le dossier Occidental Petroleum, il faudrait également mentionner le scandale des puits de pétrole en Colombie sur les terres du peuple U’was et les relations intimes, qui sont de notoriété publique [55], entre l’administration Clinton-Gore de l’époque et Occidental Petroleum. [201] Pour la petite histoire, cela demanda 5 années de lobbying pour que l’administration Clinton/Al Gore arrive à ses fins, à savoir permettre les forages pétroliers d’Occidental Petroleum dans la réserve naturelle de Elk Hills: le jour même où la vente des terres de la réserve naturelle fut scellée, Al Gore délivra un discours à la Maison Blanche sur les perspectives terrifiantes du réchauffement climatique anthropique en raison de l’usage inconsidéré des combustibles fossiles. [203] Quels sont les qualificatifs les plus adéquats pour décrire ce type de fourberies?

- le fait que son directeur de campagne présidentielle, un juriste, Mr Tony Coelho, était un lobbyiste très impliqué dans l’ouverture de ces nouveaux forages pétroliers en Californie.

- son partenariat actif depuis 2008 [53] avec la société Kleiner Perkins Caulfield & Byers [54]. Sont également actionnaires dans Kleiner Perkins, John Doerr, le fondateur de Google, et Colin Powell, l’ancien secrétaire d’état sous Bush. Dans le port-folio de la société Kleiner Perkins [58] se trouvent trois compagnies intrinsèquement impliquées dans le business des “combustibles fossiles”:

1. Terralliance Technologies [56], dont l’autre investisseur principal est Goldman Sach, est spécialisée dans les forages pétroliers. Selon le rapport Forbes, [59] Terralliance Technologies aurait déjà foré plus d’une centaine de puits sur la planète entière. Ce sont 65 millions de dollars qui ont été investis dans cette compagnie par Kleiner Perkins. Mais Kleiner Perkins ne s’en vante pas publiquement. [60]

2. GreatPoint Energy (Cambridge, Massachussetts) qui est dans la conversion de charbon en gaz naturel.

3. GloriOil, qui selon la rapport Forbes [57] “élabore des microbes qui, lorsqu’ils sont injectés dans les puits pétroliers, accroissent la production de pétrole”.

J’invite donc très cordialement tous les écologistes et autres “réchauffistes” amnésiques, qui ont considéré mes deux articles précédents sur l’arnaque climatique comme des soutiens aux pétroliers, d’aller faire le ménage devant la porte de leur idole, et de ne pas oublier l’aspirateur (et la calculette pour compenser l’empreinte carbone de l’aspirateur car le processus risque d’être laborieux).

Je ne vais pas m’appesantir également sur le fait que Mr Al Gore, considéré par certains medias US comme un prophète, le Prophète de l’Apocalypse Climatique, le Rédempteur Planétaire - à l’image des monothéistes, proclamant la religion de l’Amour Incarné, qui ont tout détruit dans leur sillage pendant 2000 ans - promeut le retour à la corde à sécher le linge pendant qu’il circule en jet, roule en limousine, possède “quelques” maisons, consomme autant d’électricité que 20 familles moyennes US, demande des cachets de 150 000/170 000 dollars pour venir donner une conférence, etc. Le principal n’est-il pas qu’il compense ses émissions de carbone? Et peut-être, comme le dirait un président, est-il génétiquement programmé pour être très riche pendant que d’autres sont génétiquement programmés pour crever de faim. Ainsi va la Roue de la Vie. (La fortune personnelle de Mr Gore était de 2 millions de dollars en 2001, elle était “officiellement” de 100 millions en 2007.) Il y en a qui prêchent pendant que d’autres trinquent. Certains compensent leurs émissions de carbone pendant que d’autres font le sacrifice de leurs corps et de leur vie pour mettre fin, radicalement, à leurs émissions de carbone. C’est la division des tâches, en toute “fraternité climatique”.

Dans le cadre de cet article sur la “révolution verte génocidaire”, il est beaucoup plus instructif de se pencher sur les amitiés particulières de Mr Al Gore avec “le monde selon Monsanto”:

- Mr Al Gore, lorsqu’il était au Congrès US, fut le président de la commission chargée d’enquêter sur les relations “très intimes” entre Monsanto et les grandes universités US. Il va sans dire que la commission d’enquête lava Monsanto de tout soupçon de corruption de scientifiques et de tentative de mise sous séquestre de grandes universités US…

- Mr Charles W. Burson, procureur général du Tennessee pendant 10 ans, fut le conseiller spécial de Mr Al Gore et puis le chef de cabinet de Mr Al Gore et puis, ensuite, vice-président de Monsanto, jusqu’en 2006. [75]

- Mr Mickey Kantor, directeur de campagne présidentielle pour Clinton, ministre du commerce sous Clinton/Al Gore, partit comme directeur chez Monsanto en 1997. Ce fut lui qui, en 1998, activa la chaudière pour que Clinton/Al Gore fassent céder l’Europe sur les OGMs. [179]

- Last but not least: Mr Michael Taylor. [32] [76] Il est, par excellence, le symbole aux USA des “revolving doors”, des portes tournantes entre Monsanto et l’administration US. [78]. (Pour plus d’informations, voir l’ouvrage de Marie-Monique Robin “Le Monde selon Monsanto” [185]). Michael Taylor entra à la FDA (Food and Drug Administration) en 1976, puis travailla dans le cabinet de juristes King and Spaulding comme représentant de Monsanto (pour faire passer l’hormone bovine transgénique); il retourna à la FDA en 1991, jusqu’en 1994, pour y rédiger les lois permettant à l’hormone bovine de Monsanto d’être imposée à l’agriculture US. Durant l’administration Clinton/Al Gore, c’est lui qui “oublia” où avaient été rangés 40 000 pages de dossiers archivés “confidentiels OGMs” de la FDA! De 1994 à 1996, il fut au Ministère de l’Agriculture US. Il repartit ensuite chez Monsanto comme vice-président de 1998 à 2001. Et le président Obama vient de le rappeler à la FDA dont il est l’un des conseillers suprêmes! [184]

Nous allons ainsi le retrouver dans une autre partie de cet exposé car Michel Taylor résume, en sa personne, toute la problématique de la corruption des hauts fonctionnaires et de la collusion entre les multinationales, les fondations, les ONGs d’assistance aux pays pauvres et les agences gouvernementales.

Et cerise sur le gâteau, Michael Taylor est le cousin de l’épouse d’Al Gore! Une simple coïncidence, bien évidemment, car on ne choisit pas ses cousins.

Durant la présidence Clinton-Al Gore, de 1993 à 2000, et Mr Al Gore fut l’un des vice-présidents les plus influents du siècle passé:

- L’hormone de croissance bovine transgénique de Monsanto fut imposée à l’agriculture US en 1993 par la FDA. [77]

- Les OGMs furent imposés de force au peuple des Etats-Unis, sans étiquetage, à la fin de l’année 1992 par la FDA. Mr Al Gore n’a pas remis en question cet état de fait et il fallut l’action en justice d’un juriste pour que la FDA (Food and Drug Administration) “libère”, en 1999, sur demande expresse du tribunal, plus de 40 000 pages de dossiers archivés confidentiels prouvant que les techniciens et scientifiques de la FDA avaient émis d’innombrables réserves quant à la sécurité sanitaire des OGMs. Le responsable de ce dossier, le célèbre Michael Taylor, les avait bien soigneusement rangés à l’ombre.

- En 1998, le quartet Clinton - Al Gore - Dan Glickman (ministre de l’agriculture) - William Daley (ministre du commerce) lança une campagne forcenée pour obliger l’Europe à accepter les chimères génétiques. On voudra bien se rappeler que Mr Jospin (premier ministre), Mr Glavany (ministre de l’agriculture) et Mme Voynet (ministre de l’environnement) signèrent, à cette époque, l’introduction en France des premier maïs transgéniques.

Mr Al Gore, avec Madeleine Albright, secrétaire d’état, forcèrent la main à Mr Jospin pour que les OGMs de Monsanto soient accueillis en Europe. [33] C’est ce dont se vanta Toby Moffett au St Louis Post Dispatch. [34] Toby Moffett, ex-vice-président de Monsanto, qui, lors de la campagne présidentielle de 2000, était chargé de drainer les voix “vertes” de Ralph Nader vers Al Gore [44] (alors même que Ralph Nader dénonçait avec véhémence l’inféodation d’Al Gore-Clinton à l’empire Monsanto [40] [202]). Et ce n’est pas vraiment de la vantardise parce que l’Agence Reuters publia un communiqué le mardi 21 juillet 1998 stipulant que Mr Al Gore venait de téléphoner personnellement à Mr Jospin. «On peut dire sans problèmes que le premier ministre [Mr Lionel Jospin] a très bien compris l’importance de cette problématique pour les agriculteurs US» après sa conversation téléphonique avec Gore, dit Kay Casstevens, une assistante juridique du vice-président. Jospin a précisé à Gore qu’il n’avait pas fini d’évaluer la situation «mais qu’il prendrait une décision sous peu.» [37]

Mr Mendelson résume ainsi la situation dans son long article sur le Roundup paru en 1999 dans la revue l’Ecologiste: «L’UE n’a pas donné son accord complet pour l’importation de maïs rR. Devant les réticences de l’opinion publique, Al Gore, vice-président des Etats-Unis, ainsi que des représentants du ministère de l’Agriculture, ont aussitôt fourni une béquille à Monsanto, déplorant que l’Europe, si elle n’autorisait pas l’importation de maïs transgénique, mette en péril 250 millions de dollars d’exportations . La France a répondu qu’elle ouvrirait la voie à l’entrée du maïs transgénique en Europe, plutôt que d’engager une guerre commerciale à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).[par arrêté du 3 août 98, la France a inscrit ce maïs au catalogue des variétés végétales lui permettant d’être commercialisé en UE.] »

Mr Al Gore considérait les chimères génétiques comme “équivalentes en substance” selon la formule consacrée. Cela m’a été confirmé, par courrier, par Jeffrey Smith, l’auteur des ouvrages “Semences de tromperie” et “Roulette génétique”. Mr Al Gore considérait le glyphosate de Monsanto, le Roundup, comme le moins dangereux des herbicides. [45] [166] C’est en fait l’un des pesticides les plus toxiques [38] et une grande partie des variétés génétiquement modifiées de Monsanto sont “résistantes” à cet herbicide, à savoir elles le digèrent fort bien. C’est également l’administration Clinton/Al Gore qui supprima l’un des derniers remparts de la protection alimentaire US: la “Delaney Clause” de 1958 qui interdisait la présence de pesticides dans les aliments. [205]

Mr Al Gore a soutenu les biotechnologies lorsqu’il était sénateur. [46] Il rédigea en 1991 “Planning a New Biotechnology Policy”, (Harvard Journal of Law and Technology, Vol. 5, Fall 1991, pp. 19-30). Pour la petite histoire [42], le 9 avril 1998, Al Gore embaucha comme son conseiller spécial aux affaires intérieures David W. Beier, le lobbyiste de Genentech Inc / Hoffman La Roche, le même La Roche [178] qui fabrique, contre la grippe, le célèbre Tamiflu [83] (complètement inefficace, archi-toxique [147] et que l’on retrouve dans les eaux de rivière [104] [105]) pour le compte d’une entreprise de biotechnologie basée aux États-Unis, Gilead Sciences Inc. dont Mr Rumsfeld (Ministre de la Défense de George W. Bush) était le principal actionnaire. Et nous trouvons également, au capital de La Roche, la multinationale Novartis/Syngenta, le fabricant du vaccin contre H1N1. La grande famille que voilà.

On ne peut omettre, bien sûr, de mentionner l’ouvrage “écologique” d’Al Gore “Urgence planète Terre” en 1992. De deux choses l’une, ou les deux, cet ouvrage a été écrit partiellement par quelqu’un d’autre [197] ou Mr Al Gore souffre peut-être de schizophrénie, ce qui est un syndrome courant dans le monde politique. Il est difficile, en effet, de vivre à la fois dans un monde de promesses débridées au peuple, et dans un autre monde d’allégeances serviles à la dictature des cartels.

En opposition totale avec les grands principes de son ouvrage, Al Gore, durant ses 8 ans de vice-présidence, conduisit une politique environnementale désastreuse au point qu’en juillet 2000, 61 leaders d’associations de protection environnementale, de 18 états, créèrent une coalition “Environmentalists Against Gore”. [41]

C’est également en 1999 que Pusztai (un des scientifiques les plus réputés au monde, auteur de trois ouvrages et de 270 études scientifiques) publia ses recherches sur les rats nourris avec des pommes de terres génétiquement modifiées de Monsanto. Une simple chaîne d’appels téléphoniques Monsanto/Clinton/Tony Blair vira l’éminent professeur en l’espace de quelques heures. A cette époque, l’un des membres seniors de l’administration Bill Clinton/Al Gore déclara que la décade des années 90 serait «la décade de la commercialisation triomphante des produits biotechnologiques». L’administration Bill Clinton/Al Gore dépensa des milliards de dollars pour la promotion des chimères génétiques.

C’est durant la période-clé de 1993 à 2000 que les chimères génétiques se répandirent sur toute la planète et que les humains et les animaux en furent gavés. Les trois personnes responsables de cet état de fait, politiquement et stratégiquement, sont Bill Clinton, Al Gore et Michael Taylor (FDA/USDA/Monsanto). Ce sont Bill Clinton, Al Gore et Michael Taylor qui ont ouvert la route de la “seconde révolution verte transgénique” qui gangrène présentement tous les écosystèmes planétaires. Et Al Gore et Michael Taylor continuent présentement de paver cette route: Michael Taylor de par le fait qu’il est de nouveau le maillon entre Monsanto et le gouvernement US (pour l’Afrique) et Al Gore de par sa croisade climatique pour refroidir la planète. De brûler des cierges “carbone-zéro”, pour exorciser le mal et pour générer un magnifique écran de fumée, ne changera rien à cette situation.

Je mets au défi n’importe quel zélote hystérique, de la secte des Al Gorites, de me prouver le contraire.

Après le pétrole, le roundup et les chimères génétiques, abordons maintenant la problématique des “crédits carbone”.

Mr Al Gore, en 2006, créa sa Fondation “The Alliance for Climate Protection”, l’Alliance pour la Protection du Climat [49], avec le directeur de la banque Lehman Brothers. Après avoir créé sa fondation et son cabinet Londonien “Generation Investment Management” [50], il lança son film best-seller “Une vérité qui dérange”. Précisons que “Generation Investment Management”, spécialisé dans la gestion des “crédits carbone”, a été créé en partenariat avec David Blood, ancien directeur de “Goldman Sachs”, Mark Ferguson, ancien président de “Goldman Sachs Assets Management pan-European Research” et Peter Harris, ancien directeur de “Goldman Sachs Assets Management”.

Le 2 février 1988, Al Gore, dans un débat présidentiel déclara: «Mon premier engagement sera de restaurer l’intégrité de la Maison Blanche. Et je vais virer toute personne ayant menti au peuple Américain et au Congrès». J’invite les lecteurs à juger par eux-mêmes de l’accomplissement de cet engagement solennel et j’invite ceux qui parlent anglais à visionner les vidéos, sur la toile, des auditions “climatiques” d’Al Gore au Congrès, au printemps 2009 (et sous serment, bien sûr!). [156] [157] [158] [159] Déconseillé à toute personne ne souhaitant pas remettre en question ses croyances dans le rédempteur atmosphérique.

En conclusion, je pose la question à tous les écologistes qui luttent contre les chimères génétiques et contre les pesticides depuis de très nombreuses années: pouvons-nous faire confiance à l’homme de Monsanto, celui-là même qui, avec Bill Clinton et Michael Taylor, a piégé la totalité de l’humanité dans le cercle infernal des chimères génétiques? De quel droit son film de science-fiction a-t-il été imposé à des dizaines de milliers d’écoles?

Ecologistes de tous les pays, réveillez-vous! Le réchauffement climatique anthropique est une farce, c’est une arnaque monumentale permettant d’ouvrir de nouveaux et gigantesques marchés: crédits carbone, taxes carbone, nécro-carburants “refroidissants”, chimères génétiques, fertilisants de synthèse et pesticides! D’ailleurs, aux USA, la législation “cap and trade” est surnommée “Al Gore enrichment act”!

Crédits de Carbone:

Un marché climatique qui génère des revenus à partir de l'air du temps!

Le marché du carbone, ce n’est pas une bagatelle puisqu’il se chiffre à 135 milliards de dollars pour 2008. Ce qui fait quasiment s’étrangler le très placide Jacques Diouf, directeur de la FAO, qui se demande bien pourquoi on peut générer un tel marché de carbone planétaire et ne pas être capable de lui confier 30 petits milliards de dollars pour régler le problème de la faim dans le monde. Mais Mr Diouf a sûrement compris, depuis belle lurette, que ce ne sont pas les mêmes caisses. Il posa également la même question pour le “coût de la crise financière” qui vient, d’ailleurs, d’être revu à la baisse, le 30 septembre 2009, par le FMI, le Fonds Monétaire International: il ne serait que de 3400 milliards de dollars. [39] Il avait été estimé auparavant à 4000 milliards de dollars. Mr Strauss-Kahn, un grand ami de Condoleezza Rice, qui a été placé par les Autorités à la tête de cette institution, en récompense de ses loyaux services [136], sait jouer de la calculette virtuelle. Les communiqués officiels cajoleurs omettent de préciser qui “finance” le coût! C’est bien évidemment de l’argent public: des sommes astronomiques qui partent à fond perdu pour renflouer les banques et le système financier. D’où la nécessité de lever de nouveaux impôts aux USA, dits “taxes carbone” ou “U.S. cap-and-trade bill”.

Et en attendant que le petit peuple soit une nouvelle fois carbo-taxé, pour la bonne cause climatique, les multinationales se gavent sur le marché du carbone géré par le Chicago Climate Exchange et le European Climate Exchange: Barclays, le pétrolier BP, Fortis, Goldman Sachs, Morgan Stanley, le pétrolier Shell, etc. Parmi les fondateurs du Chicago Climate Exchange, nous retrouvons American Electric Power (AEP), DuPont, Baxter International (vaccins H1N1), etc. Et dans le comité de conseillers "à la stratégie" du Chicago Climate Exchange, nous retrouvons également Mr Rajendra K. Pachauri, le président du GIEC. [209]

Aux USA, Goldman Sachs est le plus gros actionnaire (avec 10 %) du Chicago Climate Exchange. Je convie de nouveau les lecteurs intéressés à consulter le courageux article de Matt Taibbi, paru dans Rolling Stones, “Goldman Sachs - La grande machine à bulles” [51] dont le dernier volet s’intitule “Bulle 6: le réchauffement global”. [52]

Lehman Brothers, qui a aidé Al Gore à capitaliser son business “vert”, s’était fait l’apôtre de la croisade du réchauffement climatique pour que ses actionnaires continuent de toucher de généreuses plus-values sur le marché du carbone. Ils avaient publié un “rapport Lehman”, la bible de jeunes activistes, sur le réchauffement climatique et le chaos qu’il allait générer. Manifestement, Lehman Brothers fut capable de prédire le climat un siècle à l’avance mais ne fut pas capable de prédire sa faillite spectaculaire, une année à l’avance. La véritable raison de la faillite de Lehman Brothers, néanmoins, n’est sans doute pas celle que l’on croit! [79]

Ainsi, d’un coup de baguette virtuelle, le capitalisme décadent vient de sortir un nouveau lapin de son chapeau feutré: un marché climatique qui génère des revenus à partir de l’air du temps!

Et Maurice Strong fut l’un des principaux prestidigitateurs qui a présidé à la création du Chicago Climate Exchange et il y siège. Il faudrait des pages entières pour énumérer les “fonctions” de Maurice Strong, le très bon ami d’Al Gore. Membre éminent des Bilderberg, de la Commission Trilatérale, du Council on Foreign Relations (CFR) et du Club de Rome; directeur de la Fondation Rockefeller; Conseiller spécial du Secrétaire général de l’ONU sous Kofi Annan; Conseiller senior du Président de la Banque Mondiale; Premier directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE); A la tête du Sommet de la Terre qui a eu lieu à Rio en 1992 et dont est issue la Convention sur la diversité biologique, etc, etc. [66]

La “Convention sur la diversité biologique” n’est qu’une déclaration pathétique, (que les multinationales de la semence ont joyeusement interprétée comme un pillage légalisé des ressources génétiques), à l’image du Protocole de Carthagène, dit “Protocole de Cartes à Gènes”, un jeu de poker génétique dont la nation gagnante est celle qui fait entrer le plus de chimères génétiques tout en prétendant s’en préserver!

Maurice Strong se définit comme socialiste en idéologie et capitaliste dans la vie quotidienne. Ce qui est clair, c’est que, à l’image d’Al Gore, c’est un grand donneur de leçons d’ascétisme mais impliqué jusqu’au cou depuis des dizaines d’années dans une pléthore d’aventures capitalistes dont nous ne préférons pas mentionner certaines des liaisons très sulfureuses ni des faillites financières suspectes.

Maurice Strong est considéré par certains comme le père du mouvement environnemental et on se demande bien de quel mouvement environnemental il s’agit car il est depuis fort longtemps l’apôtre du Nouvel Ordre Mondial. Il est vrai qu’il était déjà présent au premier “Jour de la Terre” en 1970 lorsque le professeur d’études environnementales Kenneth Watt déclara: “si la tendance présente se poursuit, le monde sera environ 4 degrés plus froid en 1990 et 11 degrés plus froid d’ici l’année 2000”. Espérons au moins, pour sa réputation, qu’il parlait en degrés Fahrenheit, mais cela fait encore beaucoup. On lui pardonnera d’autant plus qu’à l’époque tous les medias se faisaient l’écho de l’extrême danger du “refroidissement global” qui allait ruiner l’agriculture mondiale: Newsweek, 28 avril 1975 [67]; Peter Gwynne, Newsweek 1976 [68], etc. Tout comme Nicolas Hulot et Kofi Annan évoquent des centaines de milliers de morts tous les ans en raison du réchauffement climatique anthropique, Lowell Ponte “The Cooling”, 1976, annonçait lui aussi le même nombre de décès annuels en raison du “refroidissement global”: «Le refroidissement actuel a déjà tué des centaines de milliers de personnes. S’il continue, et si personne ne prend des mesures énergiques, il provoquera une famine mondiale, un chaos généralisé et même une nouvelle guerre mondiale. Tout cela pourrait survenir avant l’an 2000».

En fait, Maurice Strong aurait déjà pu créer en 1970 son Chicago Climate Exchange pour les crédits de carbone car Kenneth Watt (University of California à Davis) déclarait à l’époque que c’est l’excès de CO2 qui allait provoquer un refroidissement global catastrophique!

Mais tout cela ne nous éloigne-t-il pas un peu de la révolution verte eugénique? Pas du tout car les multinationales de l’agrochimie et de la semence font bien évidemment partie de ce marché de dupes. Même Monsanto a rejoint le Chicago Climate Exchange en décembre 2007. (Ce qui est dans la bonne logique capitaliste: si le réchauffement climatique anthropique génère des fortunes, Monsanto veut avoir sa part du gâteau). Richard Sandor, le président du Chicago Climate Exchange en a profité pour saluer le rôle de “leadership climatique” de Monsanto. [138] (Car, en effet, en 2006, 20 scientifiques de Monsanto se sont penchés sur le problème climatique et en ont déduit que la température montait, ce qui n’est pas un scoop, vu que nous sommes dans une période de réchauffement naturel léger, et non-linéaire, depuis 1860!). [173] (Monsanto en 2009 a régulièrement placé des pages entières de publicité dans les grands journeaux US avec le titre: “9 Milliards de personnes à nourrir. Un changement climatique. Et maintenant?” et comme texte: «Les semences améliorées de Monsanto non seulement augmentent la productivité de façon conséquente mais elles utilisent moins de ressources essentielles telles que le sol et le combustible: tout le monde y gagne y compris la Terre»). Saint Monsanto, le sauveur de la planète!

Mais Monsanto n’en reste pas là. Un de ses vice-présidents, Will Ferretti, affirma que les agriculteurs US pourraient revendiquer annuellement de 4 à 6 milliards de dollars en crédits carbone à cause de leur bonnes pratiques agricoles [139]. Et par “bonnes pratiques agricoles”, Monsanto entend les techniques de non-labour (car le non-labour libère moins de CO2 que le labour) avec des variétés OGMs résistantes au Roundup de Monsanto. Un autre de ses vice-présidents, Jerry Steiner, affirma qu’en utilisant les techniques de non-labour, les agriculteurs peuvent augmenter leurs ressources financières en vendant des crédits carbones à d’autres entreprises au travers du Chicago Climate Exchange.

En 2007, les techniques de non-labour chimique aux herbicides (Roundup principalement) couvraient 30 millions d’hectares aux USA et 26 millions d’hectares pour le seul Brésil. David Miller, le responsable scientifique du AgraGate Climate Credits Corporation, une filiale du Iowa Farm Bureau Federation (une coalition d’agriculteurs dans l’Iowa, l’état-empire du maïs et du soja transgéniques aux USA) espère que bientôt ce soient 85 millions d’hectares agricoles aux USA en non-labour chimique à la sauce Monsanto.

Pour une analyse détaillée de cette arnaque agricole, je renvoie les lecteurs vers mon article de mars 2007 “Le non-labour dans les sillons de l’agro-chimie” [137]. Pour résumer brièvement, les agriculteurs en non-labour chimique sèment des variétés de Monsanto qui sont résistantes au glyphosate. Les sols sont archi-brûlés par la chimie et les pesticides, et sont tellement biologiquement morts qu’ils ne peuvent plus digérer la bio-masse restante après la récolte! Ce n’est pas grave, c’est une nouvelle manne financière pour les agriculteurs qui vendent leur biomasse, refusant de se composter, aux centrales d’éthanol. En Amérique latine, les sols sont tellement brûlés par le Roundup, de par les techniques de non-labour, que les agriculteurs doivent appliquer un engrais azoté pour la culture du soja, qui étant une légumineuse, n’en a normalement pas besoin puisqu’il fixe l’azote tout seul.

Donc, si l’on suit le raisonnement de Monsanto, tous les agriculteurs cultivant des nécro-carburants ou des aliments pour bétail ou poulets, par la technique du non-labour, vont pouvoir revendiquer des crédits carbones à hauteur de dizaines de milliards de dollars.

Si l’on résume brièvement la situation en Amérique latine: on déforeste l’Amazonie (ce qui libère de gigantesques quantités de CO2) pour cultiver des nécro-carburants (dont le bilan CO2 est pire que les combustibles fossiles) pour en fin de compte revendiquer des crédits carbones (pour raison de bonne pratique de non-labour). Ce raisonnement est tout autant spécieux que celui de Kofi Annan qui veut financer la modulation climatique de l’Afrique grâce aux apports du marché des crédits carbone.

La réalité, c’est que la petite paysannerie est ruinée, spoliée, cancérisée, mutagénée. La réalité, c’est que des dizaines de millions d’hectares de forêt Amazonienne ont été déforestés (chiffres de 2007: 21 millions d’hectares au Brésil, 14 millions d’hectares en Argentine, 2 millions hectares au Paraguay et 600 000 hectares en Bolivie) pour les nécro-carburants (et le soja aliment bétail pour l’Europe et la Chine) et qu’il est envisagé d’en déforester encore 60 millions. La réalité, c’est que plus 300 espèces d’adventices, sur la planète, sont entrées en “guérilla génétique” et sont devenues “résistantes” au Roundup et autres herbicides, ce qui veut dire qu’elle le “digèrent” très bien. La réalité, c’est qu’il existe une nouvelle classe d’esclaves, de serfs, dans les plantations des nécro-carburants. [144] L’essence verte est rougie par le sang.

Les marchés de crédits-carbone sont-ils réellement la solution à notre “empreinte écologique plus noire que le péché”, pour emprunter une formule favorite de James Lovelock?

Une arme de dépopulation massive: l’eugénisme

L’autrefois génial concepteur de la théorie Gaïa, James Lovelock, monta au créneau, fin août 2009, pour traiter les environnementalistes qui font campagne contre le réchauffement climatique anthropique, sans prendre en compte la croissance de population, “d’irrationnels et d’ignorants”. James Lovelock, qui venait d’être nommé parrain de l’ONG “Optimum Population Trust”, en appela aux Verts pour qu’ils «disent la vérité et qu’ils s’expriment en public»: «Ceux qui ne veulent pas voir que la croissance de la population et le changement climatique sont les deux faces d’une même pièce soit sont ignorants, soit se voilent la face. Ces deux gigantesques problèmes environnementaux sont inséparables et évoquer l’un tout en ignorant l’autre est irrationnel. (...) Comment pouvons-nous réellement décroître les émissions de carbone, et l’utilisation des terres, alors que le nombre d’émetteurs, et l’espace qu’ils occupent, s’accroissent sans remords. Quand les environnementalistes qui prétendent être Verts vont-ils reconnaître la vérité et se prononcer publiquement?» [150] L’Apocalypse selon James Lovelock stipule que le déchaînement climatique à venir va réduire la population de la Terre à seulement un demi-milliard d’habitants.

Rappelons que James Lovelock participait à la conférence de 1975, en Caroline du Nord, organisée par l’anthropologue Margaret Mead. La conférence s’intitulait “The atmosphere: endangered and endangering”. Intervenaient à cette conférence Paul Ehrlich, ultra-malthusien et auteur de la “Bombe P.” (qui avait prophétisé la disparition de l’Angleterre d’ici l’an 2000) et Stephen Schneider qui faisait la promotion du scénario du “Refroidissement Global”, vers 1970. Stephen Schneider est connu pour avoir déclaré en 1996, à un journaliste: «Afin de capturer l’imagination du public, nous devons promouvoir des scénarios de panique, proférer des déclarations dramatiques, et très simplifiées, et faire abstraction de tout doute que nous puissions avoir... »

Roger Martin, le président de Optimum Population Trust déclara: «Il est tragique que le mouvement Vert ait choisi d’occulter ce phénomène. Avec l’aide de personnes éminentes, telles que James Lovelock, nous allons faire de notre mieux pour leur rafraîchir la mémoire». Cette ONG vient de demander publiquement aux négociateurs qui vont se réunir à Copenhague, en décembre 2009, d’inscrire dans les politiques de chaque nation des programmes de contrôle de la population pour lutter contre le changement climatique. Elle précise que les programmes de contrôle de la population dans les pays pauvres devraient être “subventionnés au titre de la modulation climatique”.

Le raisonnement de Roger Martin et du fondateur de cette ONG, Jonathon Porritt (un ancien directeur des Amis de la Terre et ancien administrateur du WWF, au Royaume-Uni) [192], est d’autant plus frauduleux que si on raisonne en terme d’empreinte carbone, celle d’un citoyen US ou Britannique est de 75 à 300 fois plus grande que celle d’un paysan de la zone Sahélienne ou un paysan de l’Inde, qui ne “gagnent” qu’un dollar par jour, quand ils le gagnent.

Mon premier conseil à tous ceux qui préconisent des contrôles de la population draconiens, en raison du réchauffement climatique anthropique, serait qu’ils donnent l’exemple! Qu’ils dégagent avant l’orage!

Rappelons encore une fois, pour donner “bonne mesure” que les 300 personnes les plus riches du monde possèdent autant que les 3 milliards de personnes les plus pauvres.

Ce débat démographique n’est pas sans évoquer le conflit entre René Dumont, qui dénonçait la surpopulation en Afrique et préconisait l’usage de l’agriculture chimique, et Pierre Rabhi [206], le promoteur des techniques agro-écologiques en Afrique qui a toujours affirmé que ce continent n’était pas surpeuplé. Pierre Rabhi et le président Sankara auraient fait du Burkina le premier pays Africain “bio” si Sankara n’avait pas été assassiné, en 1987, par les Autorités, afin que tout rentre dans leur Ordre. Cela aurait peut-être changé le visage de l’Afrique qui ne serait pas en train de succomber aux nécro-carburants et aux chimères génétiques de Kofi Annan, de Monsanto et de toute la clique mafieuse des multinationales.

Deux chercheurs de l’Université de l’Oregon viennent de publier une étude “scientifique” démontrant que si une femme recycle, conduit une voiture à faible consommation, utilise les bonnes ampoules, etc, elle va économiser 456 tonnes des CO2 dans sa vie entière. Cependant, si elle a deux enfants (et en prenant en compte les générations subséquentes avec un taux de reproduction de 1,85 par femme d’ici 2050) elle va rajouter à son héritage d’empreinte carbone 18 882 tonnes de CO2, ruinant ainsi tous les efforts qu’elle aura déployés pour vivre économe en carbone.

A quand donc la taxe carbone sur les bébés? S’il est clair que le consumérisme effréné de la société occidentale est une pathologie terminale en raison des ressources limitées de notre planète Terre, le fait d’assimiler une future maman à l’empreinte carbone de ses descendants jusqu’à 2050 manque pour le moins de poésie et il y a fort à penser que ce type de démarche soit complètement contre-productive, eu égard à la remise en cause des fondements de notre société occidentale mortifère. Et ce d’autant plus, si le climat tarde encore un quart de siècle avant de faire mine de commencer à s’échauffer pour de bon!

Tout cela nous rappelle les rapports annuels de la Fondation Rockefeller datant de plus de 40 années! Jurriaan Maessen, dans son article “Le programme à long terme de la Fondation Rockefeller: au-delà du riz doré et des aliments chimériques” [148] fait une référence aux “politiques démographiques et aux programmes de contrôle de la population” évoqués à la page 54 de ce rapport annuel 1968 de la Fondation Rockefeller.

«Comme nous le savons, l’appel à une intensification du planning familial au nom de l’environnement a été promu de façon croissante par l’élite Malthusienne. Il est évident que l’une des autres modalités mentionnées par le rapport [annuel 1968 de la Fondation Rockefeller] a été découverte et exploitée, de fond en comble: le grand mythe du Réchauffement Global Anthropique fut créé et recouvert d’une sauce subtile de science afin de donner à tout le ragoût un air de crédibilité. Et le programme eugénique suit son chemin. »

Cela fait près d’un siècle que la Fondation Rockefeller est archi-impliquée dans les programmes de contrôle de la population: c’est elle qui a créé aux USA, et de par le monde, des ONGs de contrôle démographique. Et nous ne souhaitons pas, dans le cadre restreint de cet article, évoquer son soutien considérable aux pratiques eugénistes Nazis et l’organisation de congrès eugénistes auxquels participèrent le père de John Kennedy, Winston Churchill, les Nazis, et toute une palette de “personnalités”. N’oublions pas que les Etats-Unis et la Suède, en début de siècle passé, n’ont pas attendu les Nazis pour mettre en place des législations de stérilisation des citoyens “non conformes”.

Tout ce dossier pue la mort et nous convions les lecteurs intéressés à enquêter sur la toile. Ils trouveront sur le site de Liberterre quelques articles dans la rubrique “eugénisme” qui offrent déjà un certain nombre de pistes de recherche. [152]

Néanmoins, dans les années qui viennent, nous n’allons pas pouvoir faire l’économie d’un débat fondamental sur l’eugénisme et le contrôle de la démographie alors que des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent, soit pour dénoncer l’usage qui est fait du réchauffement climatique anthropique pour invoquer la nécessité de contrôles drastiques de la population planétaire, soit, tout au contraire, pour brandir le spectre de l’apocalypse climatique si l’on n’impose pas des contrôles de la population. [151]

Ce qui est clair, c’est que les révolutions vertes, la première et la seconde, sont déjà à l’oeuvre pour mettre en place des dynamiques de délestage démographique:

- suicides des paysans qui utilisent les “bienfaits” de la révolution verte pour mettre fin à leurs jours, à savoir ils boivent du pesticide. On estime à 200 000 le nombre de paysans suicidés en Inde, durant ces dix dernières années, et plus particulièrement en raison des échec répétés du coton transgénique de Monsanto. En Inde, deux paysans se suicident toutes les heures. Et ailleurs sur la planète? [153]

- processus de stérilité inexorable en raison de l’agriculture chimique et des pesticides. En Inde, présentement, ce sont 20 % des jeunes couples qui sont stériles. A cet égard, les constats du Professeur Dominique Belpomme sont également très alarmants pour l’Occident et devraient réjouir tous les néo-Malthusiens.

- cancérisation de la population en raison de l’alimentation toxique et bien sûr en raison de l’agriculture chimique et pesticidée. En Inde, ce sont encore 75 % des gens qui vivent de la terre et qui en meurent lorsque la terre se transforme en poison. Précisons que les paysans pauvres du Tiers-monde ne bénéficient pas de l’arsenal thérapeutique moderne occidental si tant est que l’on puisse qualifier de “thérapeutique” la machine infernale de la médecine allopathique (Il meurt aux USA, tous les ans, 800 000 personnes victimes des effets directs ou collatéraux de cette forme de médecine. Et en Europe?).

- campagnes de vaccination. Sur ce dossier toutes les supputations sont possibles. Ainsi que Jean-Pierre Berlan le décrit très souvent, lorsqu’il analyse les corrélations entre les deux guerres mondiales et l’agriculture moderne de guerre: l’objectif de la guerre, ce n’est pas de tuer, c’est de produire des handicapés qui coûtent très cher à l’Etat. Il en est de même avec les vaccinations. L’abomination de cette technologie, c’est qu’elle détruit le système immunitaire et qu’elle produit beaucoup de maladifs et d’handicapés qui font la fortune des multinationales de la pharmacie qui vendent d’autant plus de “remèdes” pour pallier aux pathologies qu’ils ont eux-mêmes créées. Car si ce n’est pas cela, pourquoi sont-elles toutes en train de se précipiter vers l’Afrique alors que jusqu’à ces dernières années, les trois-quarts des thérapies utilisées par les paysans de ce continent étaient encore à base de plantes médicinales?

Dans cet article, j’ai approfondi un peu plus la situation de l’Afrique. J’aurais pu, bien sûr, exposer le fait que le responsable à l’IRRI, dans l’Asie du sud-est, du riz transgénique à la vitamine A “de jonquille” (financé par la Fondation Rockefeller) est sous la responsabilité d’un ancien directeur de chez Monsanto, Gerard Barry [174]. J’aurais pu évoquer la visite de trois représentants de Monsanto, il y a quelques années, chez l’un des inspirateurs du mouvement paysan bio dans le sud de l’Inde, Nadayan Reddy: ils lui proposèrent 35 000 dollars, cash sur la table, pour qu’il fasse un tout petit discours afin de vanter le coton transgénique de Monsanto. Nadayan Reddy, un paysan d’inspiration Gandhienne, les reconduisit poliment à la porte.

J’ai tenté de jeter un peu plus de lumière sur l’Afrique car c’est le laboratoire, par excellence, de la seconde révolution verte génétique, eugénique et génocidaire.

«[148]

L’Afrique est le jouet des multinationales qui vont oeuvrer pour éliminer du continent jusqu’à la dernière semence libre, la dernière semence paysanne traditionnelle.

Monsanto vient d’annoncer, en août 2009, que l’augmentation du prix de vente de ses semences génétiquement modifiées atteindrait 42% en 2010! [43]

Le même Monsanto qui avec Syngenta, DuPont/Pioneer Hi-Bred, la Fondation Bill Gates, la Fondation Rockefeller, et le CGIAR, sont en train d’investir dans une banque de semences à l’intérieur d’une montagne sur l’île de Spitsberg, (Svalbard) en Norvège, pour le “futur de l’humanité”. Quelle humanité et quel futur? C’est là-même que le secrétaire de l’ONU, Ban Ki-moon a donné son discours larmoyant en septembre 2009 sur la “fonte catastrophique de la banquise”. [155] En fait, ce que les journalistes ne disent pas, c’est que son bateau ne pouvait pas aller plus loin car la mer était bloquée par les glaces!

«Le projet du Svalbard sera géré par un organisme appelé “Trust Mondial pour la Diversité Végétale” (GCDT). Qui sont-ils pour détenir une responsabilité aussi considérable sur la diversité des semences de la planète entière ? Le GCDT a été fondé par la FAO et par Bioversity International (anciennement International Plant Genetic Research Institute), une ramification du CGIAR.

Le GCDT est basé à Rome. Son conseil est présidé par Margaret Catley-Carlson, une Canadienne également présente au comité consultatif du groupe Suez Lyonnaise des Eaux, l’une des plus grandes sociétés privées de l’eau. Jusqu’en 1998, Catley-Carlson était aussi présidente du Comité sur la Population (Population Council) établi à New York, l’organisation de réduction des populations de John D. Rockefeller, créé en 1952 pour accélérer le programme d’eugénisme de la famille Rockefeller, sous couvert de promouvoir le planning familial, le système de contrôle des naissances, la stérilisation et le “contrôle de la population” des pays en voie de développement.

Les autres membres du conseil de GCDT comptent l’ancien cadre de Bank of America, actuellement chef de Hollywood DreamWorks Animation, Lewis Coleman. Coleman est aussi administrateur de Northrup Grumman Corporation, l’un des plus grands entrepreneurs de l’industrie militaire du Pentagone.»
[153]

Il faut encore préciser que l’objectif des centres du CGIAR (créé par la Fondation Rockefeller) était de conserver, dans diverses “banques de semences”, les ressources génétiques de l’humanité. Mais, il y a quelques années, les centres du CGIAR ont “confié” toutes ces ressources aux multinationales de la semence. Ce qui n’est pas sans rappeler les manifestations paysannes en Inde, en décembre 2002, pour empêcher l’université de Raipur de “vendre” la collection du Professeur Richcharia de 22 972 variétés de riz à la multinationale Syngenta. [181]

L’alerte n’est pas climatique, elle est humanitaire

Il n’y pas d’injustice climatique mais il y a, par contre, une injustice alimentaire criante. Il n’y a pas de Titanic climatique, le Titanic est strictement agricole. Il n’y pas d’alerte climatique, l’alerte est humanitaire.

Les pleurnicheries de Mr Kofi Annan sont une insulte à la misère réelle, et non virtuelle, d’une grande partie de l’humanité. Lorsque Mr Kofi Annan affirme que «le changement climatique est une crise humaine silencieuse... et que cela constitue le défi humanitaire émergent le plus grand de notre époque», de qui se moque-t-il? Son chiffre de 325 000 personnes mourant du “changement climatique” tous les ans, c’est de l’esbroufe.

Un milliard d’affamés sur la planète et plus de 30 000 personnes décédant tous les jours de faim, voilà LA crise humaine silencieuse dont jamais personne ne parle (ou bien alors une fois tous les 10 ans à Rome lorsque toute la clique se réunit pour faire de grandes déclarations pompeuses et hypocrites qui ne seront suivies d’aucun effet. N’en déplaise à Mr Kofi Annan, il n’existe pas de “réfugiés climatiques”, il existe, par contre, des réfugiés de la faim et c’est dans la mort que se réfugient plus de 30 000 êtres humains tous les jours.

Ce sont 2,6 milliards d’humains qui sont sans assainissement, et ce sont 1,3 milliards d’humains qui sont sans accès à l’eau potable. Tous les ans, 2 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent de maladies diarrhéiques liées au manque d’eau potable. Il faudrait seulement investir 1,5 milliard de dollars chaque année pendant 10 ans pour que les 300 millions d’Africains, qui n’ont pas d’eau potable, puissent y accéder et pour que 80% d’entre eux puissent accéder à l’assainissement. Une bagatelle.

Le réchauffement climatique anthropique n’a rien à voir avec la destruction de l’Afrique, ou des autres continents d’ailleurs. Les responsabilités incombent au colonialisme, à la monoculture, à la déforestation et à la désertification qui s’ensuivirent. La seconde révolution verte génétique, c’est un nouveau colonialisme transgénique de monocultures de nécro-carburants ou d’aliments pour les animaux esclaves de l’homme occidental.

Il faut également souligner que la course aux gènes climatiques résistants à la sécheresse est concomitante avec un reverdissement spectaculaire des zones Sahéliennes, ce qui constitue un sujet de débats acharnés entre les climatologistes. [134] [135] Et alors même que les “scientifiques” du GIEC ont prédit une réduction des récoltes de 50 % d’ici 2020 en Afrique!

Les solutions pour l’agriculture de l’Afrique, et pour tous les pays dits du Tiers-Monde, sont simples, trop simples: reforestation, pratiques agro-écologiques et semences de vie. Elles ne pourront, cependant, être mises en oeuvre que le jour où tous les colonialistes seront expulsés: les multinationales, les pétroliers, les extracteurs de diamant, de zinc, d’uranium, et toutes les ONGs dont une bonne partie constitue l’avant-garde de l’empire, et bien sûr tous les roitelets et dictateurs, marionnettes contrôlées, en bonne et due forme, par les Autorités.

Distinguer le réel de l’imaginaire et la vérité de la propagande.

Michael Crichton, qui dans les dernières années de sa vie dénonça avec virulence l’imposture climatique, avait dit: «Le plus grand défi auquel l’humanité soit confronté est celui de distinguer le réel de l’imaginaire et la vérité de la propagande.» L’erreur fondamentale qui semble avoir été implantée dans la psyché humaine, depuis fort longtemps, ne serait-ce pas l’illusion que l’homme puisse dominer la Nature et y compris même en contrôler le Climat?

La “science” à façon du GIEC est basée sur d’énormes fraudes dont l’une vient d’éclater au grand jour en fin de septembre 2009. La crosse de hockey, l’emblème, le logo du réchauffement climatique anthropique, est basée sur une fraude scientifique qui vient d’être dévoilée. [140] [141] [142] [143] [149] Une déferlante, mais pas celle prédite par le GIEC, va bientôt laminer le château de sable de cette pseudo-science. Elle est tout autant crédible, cette science, que les déclarations de Mr Sarkozy qui confond encore la couche d’ozone avec l’effet de serre [161] [162] [200]; les déclarations de Mr Rocard, l’ambassadeur des pôles, qui confond encore la couche d’ozone avec l’effet de serre et le dioxyde de carbone avec le monoxyde de carbone [163]; les déclarations de Mr Al Gore, qui confond encore la banquise et la calotte polaire. [164] [165] Ce qui lui a fait dire récemment que la calotte de glace polaire aurait intégralement fondu dans quelques années! [180] Peut-être devrait-il postuler au GIEC? Car il y a de la défection dans l’air!

J’en profite pour tirer ma révérence à Vaclav Klaus, le président Tchèque, qui dans le débat sur le climat a su garder son intégrité et ne pas succomber aux sirènes des caniculs-bénis. Il est pathétique que certains mouvements “écologiques” se ridiculisent à promouvoir de telles berludondaines et se rendent, par là-même, complices de la destruction des communautés humaines des pays les plus pauvres par les nécro-carburants et les chimères génétiques. Quant aux organisations “non-gouvernementales” qui en ont fait leur fonds de commerce, on sait de quel côté elles se situent, du côté de l’argent et parfois même, si on soulève le paillasson, du côté de l’eugénisme ou de la dépopulation.

En attendant (que les calottes de glace se désintègrent), aux quelques intégristes qui m’ont accusé de complicité avec les pétroliers, à la suite de mes deux premiers articles, je dirai que nous sommes tous complices des pétroliers, dès que nous ouvrons le robinet à la pompe à essence, dès que nous consommons des aliments issus de la pétro-agriculture, dès que nous consommons des aliments “bios” qui arrivent d’Inde ou d’Afrique (et qui ont été cultivés par des travailleurs à 1 dollar par jour!), dès que nous achetons des “choses” qui ont été produites à l’autre bout de la planète par des enfants ou par des paysans chassés de leur terre par les multinationales.

La taxe “carbonette-mignonette” n’a rien de révolutionnaire. Ce qui serait véritablement révolutionnaire, c’est de confisquer les 14 milliards d’euros de bénéfice de Total, pour l’année 2008, pour les attribuer à la reforestation de l’Afrique ou à la recherche sur les énergies alternatives (au lieu que Total les investissent dans les centrales nucléaires). Ce qui serait encore plus révolutionnaire, c’est de démanteler les cartels pétroliers qui volent les ressources collectives planétaires, car le pétrole ne leur appartient pas. Ce qui serait encore plus révolutionnaire, c’est de démanteler les cartels financiers qui ont confisqué un bien public, à savoir le privilège de créer de la monnaie [195] (et bien sûr de démanteler ces deux structures mafieuses que sont le FMI et la Banque Mondiale). Ce qui serait encore plus révolutionnaire, c’est de mettre fin à la dictature de tous les cartels sur la planète.

Et ce qui serait encore très révolutionnaire, ce serait d’éclaircir tous les mystères qui planent au-dessus des fins de vie de Nikola Tesla, de Wilhelm Reich et de Victor Schauberger car il semblerait que ces trois découvreurs géniaux aient suscité beaucoup de tracas aux Autorités en ce qui concerne les “énergies alternatives”. L’un mourut dans la misère, après que ses découvertes aient été torpillées par Edison, Marconi et les trusts de l’énergie; l’autre mourut assassiné dans les prisons des USA; et le dernier mourut 5 jours après qu’il eut été ramené en Autriche des USA après y avoir abandonné les droits de tous ses brevets qui n’ont jamais réapparu depuis.

C’est tout un programme et il faut y aller sans doute par étapes afin de ne pas choquer les Autorités. Première phase: lancer un boycott de la taxe carbone et seconde phase: requérir du président de la France qu’il confisque les 14 milliards d’euros de bénéfice de Total pour abus et vol de ressources communautaires. On peut encore rêver.

Pour éviter de choquer les âmes sensibles, je me suis gardé, dans cet article, de prononcer le mot “conspiration”. Et pourtant, pour parler de climat, de carbone et d’atmosphère, ce terme est le bienvenu car il signifie en latin “respirer avec”. L’humanité partage son atmosphère avec tous les êtres vivants de la biosphère et tous les éléments non vivants à la surface de la planète. Nous partageons tous du même oxygène et du même dioxyde de carbone. Nous sommes tous en “conspiration”.

Donc je ne parlerai pas de conspiration mais je parlerai d’un système mafieux, et même “panmafieux”, qui a pris toute l’humanité en otage. Ce qui serait révolutionnaire, c’est de faire juger par les tribunaux la poignée de quelques centaines de terroristes pétroliers, de terroristes alimentaires, de terroristes financiers, de terroristes vaccinalistes... tous membres de ce réseau “panmafieux”.

Mais il est vrai qu’ils contrôlent les tribunaux... et que parfois même ils possèdent les prisons. Il faudra donc s’en remettre aux Insurrections qui ne manqueront pas de venir... ou bien à Gaïa.

Car ce serait vraiment un non-sens cosmique que Gaïa, la Terre-Mère, nous ait fait émerger de son berceau, nous l’espèce humaine, pour qu’une poignée de criminels, déments et inhumains, dévaste sa biosphère.

Dominique Guillet. Le 7 octobre 2009.

Postface: je convie tous les lecteurs qui seraient intéressés d’approfondir tous les thèmes abordés dans cet article de lire l’ouvrage de William Engdahl, “OGM: Semences de destruction. L’arme de la faim”, qui dresse une carte globale de cette machination mafieuse et de toutes les collusions qui existent entre les multinationales agrochimiques et semencières, les fondations, les multinationales de la pharmacie, l’OMS, etc. [207]

Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 21:53

Des nécro-carburants pour “refroidir” la planète: l’Effet de Serfs

L’imposture du “refroidissement” de la planète par les “nécro-carburants” repose sur deux mensonges:

1. Il existe une corrélation entre les températures présentes (qui malgré le battage médiatique n’ont pas augmenté depuis 1998) et la concentration de CO2 dans l’atmosphère. [85] [86] [87].

2. Les nécro-carburants produisent moins d’émissions de CO2 que les combustibles fossiles.

En 2009, ce sont 104 millions de tonnes de céréales qui seront brûlées pour fabriquer de l’éthanol pour les véhicules des Occidentaux [28]. Ces 104 millions de tonnes pourraient nourrir 100 millions de citoyens US qui consomment un peu plus d’une tonne de céréales par an. Les mêmes 104 millions de tonnes pourraient nourrir 700 millions de personnes en Inde ou en Afrique qui consomment 150 kg de céréales par an. [23] [24] [25] [26] Nous répétons 700 millions de personnes en Inde ou en Afrique durant une année.

Au Brésil, en 2009, ce sont 7,7 millions d’hectares de canne à sucre qui vont être récoltés dont 55 % sont consacrés à la production d’éthanol. [27] Ce sont donc, pour la seule canne à sucre au Brésil, 4,2 millions d’hectares de terres arables qui vont produire 27 milliards de litres d’éthanol.

En 2009, en sus de la surface utilisée pour récolter 104 millions de tonnes de céréales, combien de dizaines de millions d’hectares ont-ils été réquisitionnés pour cultiver de la canne à sucre, du soja, du tournesol, du palmier à huile, pour la fabrication d’éthanol et d’agro-diesel sur toute la planète?

Nous l’avons affirmé à maintes reprises: nous pouvons, dans les régions chaudes du globe, avec de l’eau, nourrir 20 personnes par hectare, et par an, en régime végétarien avec des techniques agro-écologiques intensives. Chaque dizaine de millions d’hectares correspond donc à l’alimentation potentielle de 200 millions d’êtres humains.

En début 2007, dans mon article “Mettez du sang dans votre moteur: la tyrannie des nécros-carburants”, j’avais déjà évoqué les Terres Vierges estampillées “Label aux barils dormants”!

“L’Amérique latine constitue un énorme gisement pour la spéculation éthanolesque. Olivier Combastet, un banquier français qui a lancé Pergam Finance, un fonds d’investissement, affirme que «les centaines d’hectares de mais et de soja disponibles, par exemple en Uruguay, sont autant de barils dormants de carburant vert du style éthanol dont la demande mondiale devrait exploser dans les années qui viennent» [97]. Tous les grands princes de la pétrochimie et de la finance “carburent vers” l’Amérique Latine pour réveiller la “Belle aux barils dormants”!”

A ce sujet, la participation de Mr Al Gore, en mai 2007, au “Premier Congrès Américain sur les Biocarburants” [64] (un symposium sur les OGMs/nécro-carburants avec Monsanto, Syngenta, etc), dont il donna la conférence d’introduction, provoqua l’indignation de toutes les organisations paysannes [61] [62] [63] qui accusèrent Al Gore de faire une opération de propagande pour l’industrie des nécro-carburants. Elles dénoncèrent l’éviction des petits paysans de leurs terres et l’obligation des moyens paysans de louer leurs terres aux cartels du soja et dénoncèrent la responsabilité de Monsanto, Syngenta, Nidera, Bunge, ADM, Cargill, Repsol-YPF, Petrobrás, Shell, Exxon, Mobil, BP, etc. [65]

Al Gore refusa de rencontrer les délégués des organisations paysannes qui ne pouvaient pas assister au symposium en raison de l’entrée à 500 dollars. D’ailleurs, à quelques semaines près, Al Gore manqua de peu la neige à Buenos Aires qui n’avait pas connu ce phénomène depuis 1918. Sans doute un clin d’oeil de Gaïa! Al Gore fit également le discours d’introduction du World Biofuels Congress à Bruxelles en mars 2007.

On pourrait également évoquer le scandale de l’implication de WWF dans le soja “durable” en Amérique latine, ce qui fait poser la question suivante à l’organisation GRAIN de Barcelone: “Rendre plus verte l’industrie ou industrialiser la verdure?” [186]

Les nécro-carburants sont maintenant en train de recouvrir inexorablement tous les continents de la planète. Toutes les multinationales se sont investies dans le secteur: les banques, les cartels de l’agrochimie, les pétroliers, les constructeurs d’automobiles, les géants de l’agro-alimentaire, etc.

Ainsi que le dit fort justement Walter Haefeker: «Le développement du génie génétique dans le domaine agricole est désormais promu au nom de la lutte contre le réchauffement climatique. L’argument est à la mode et donne un petit air écologique fort seyant à des pratiques qui négligent souvent toute exigence environnementale. (...) Ceux qui font les grands profits sont les industries agricoles, de biotechnologie et de chimie, ainsi que les industries de raffinage et de carburants et le commerce mondial avec les matières premières d’origine végétale comme l’huile de palme, le colza, le maïs et la canne à sucre. (...) Les soi-disant « sauveteurs du climat » de sociétés comme Bayer, BASF, Syngenta et avant tout Monsanto y trouvent un champ d’activité spécialement intéressant. Ces producteurs de pesticides et de semences génétiquement modifiées voient leurs chiffres d’affaires toujours freinés par les consommateurs. Dans l’alimentation, l’utilisation de pesticides n’arrête pas de subir des critiques et les OGM ont vite été éliminés des rayons des supermarchés. Dans le domaine des matières premières d’origine végétale on a bon espoir de pouvoir éviter de tels problèmes. Tant que les plantes ne finissent pas sur l’assiette du consommateur, on compte avec peu de résistance contre l’utilisation du génie génétique et de pesticides. En plus, la politique peut faire que le consommateur soit éliminé de la chaîne de décision.» [191]

Les paysans et les paysannes sont délogés de leurs terres, parfois par communautés villageoises entières tel qu’en Colombie ou au Paraguay. Il en est de même en Afrique où les premiers témoignages de paysans “déplacés” commencent à se faire entendre. [117]

Les nations les plus “vigilantes” succombent néanmoins aux sirènes des nécro-carburants non-alimentaires, tel que le jatropha. Ce que l’on ne dit jamais, c’est que les monocultures de milliers d’hectares de jatropha crèvent de maladies et qu’elles ne peuvent croître que grâce à l’artillerie lourde des pesticides. [98] [99]

Les multinationales, les gouvernements, les scientifiques à la botte, continuent de propager le mensonge de la “vertu refroidissante de la planète” des nécro-carburants qui émettraient moins de CO2 que le pétrole alors que c’est en fait strictement le contraire lorsque l’on prend en compte toute la chaîne de production. Le problème du CO2 étant un faux problème puisqu’il n’existe aucune corrélation entre le CO2 et la température planétaire, il reste que les nécro-carburants sont une gigantesque fumisterie: pour produire 1 litre d’éthanol aux USA, il faut utiliser 500 grammes de charbon pour brûler 2,5 kg de maïs qui auront nécessité 2000 à 3000 litres d’eau durant leur saison de culture. [96]

Certains analystes estiment que, durant la dernière année et demie, ce sont plus de 33 millions d’hectares (près de deux fois la surface agricole de la France) qui ont été achetés par des “corporations” ou des gouvernements dans une douzaine de pays (et principalement sur le continent Africain) pour produire du riz, du coton, des aliments pour l’homme ou pour le bétail et bien sûr des nécro-carburants à base de maïs, de canne à sucre, etc. [127] [128] Même le CGIAR est impliqué dans ce vol de terres. [198] En voici quelques exemples:

- Au Laos et au Cambodge, les gouvernements ne savent plus du tout ce qu’il reste de terres nationales: les gouverneurs locaux dilapident les terres vers les plus offrants.

- Un partenariat est en pourparler entre le Pakistan et le Qatar: s’il aboutit, 25 000 villages seront “déplacés” dans la région du Punjab, la plus fertile. Un autre projet Pakistanais, en cours de signature, est d’offrir des milliers d’hectares à l’Arabie Saoudite pour cultiver des produits alimentaires. Ces terres seront alors sous protection de l’armée Pakistanaise qui envisage de déployer 100 000 soldats à cet effet.

- Depuis les années 1990, la Chine a envahi l’Afrique avec ses biotechnologies et ses colons: elle a présentement 1100 experts agricoles et plus d’un million de travailleurs agricoles sur le terrain. Parmi de multiples projets, signalons le partenariat financé par la Fondation Bill Gates “Green Super Rice for the Resource Poor of Asia and Africa”, en mars 2009, et qui touche sept pays Africains. [124]

- La société Indienne Karuturi Global possède 300 000 ha de terres, principalement en Ethiopie et au Kenya. [125]

- Le gouvernement de Ravalomanana fut renversé à Madagascar lorsque le peuple s’aperçut que quasiment la moitié de la surface arable du pays (1,3 million d’hectares) avait été cédée (sur un bail de 99 ans) au constructeur automobile sud-coréen Daewoo pour la culture de maïs et la production d’huile de palme, pour les nécro-carburants. [126] Une nouvelle transaction vient d’être révélée, dans la région de Sofia, portant sur 170 914 hectares cédés à l’entreprise Indienne de Bombay, Varun International.

La transaction est parfois discrète et implique une “location” de terrains sur des dizaines d’années:

- En Sierra Léone, la société Quifel Natural Resources [118] (nécro-carburants à base de tournesol, palmier à huile, ricin, jatropha...) vient de signer un bail de 50 ans avec une chefferie de Koya. [119]

- A Madagascar, dans le district de Vohémar, en avril 2009, le constructeur automobile sud-coréen Daewoo, encore lui, a fait pression sur les populations pour saisir 10 000 ha de terrains d’un seul tenant (une location gratuite!). L’objectif est de virer les planteurs de vanille pour y cultiver du maïs pour les nécro-carburants. En effet, la culture de vanille ne contribue pas au refroidissement de la planète! [117]

- Au Mali, le gouvernement de la Libye (par l’entremise de la CEN-SAD et de la société Malibya) vient de se faire offrir 100 000 ha dans la région de Macina (la principale zone rizicole du pays) et requiert du gouvernement Malien la priorité sur l’eau d’irrigation du Niger en contre-saison, lorsque le niveau est au plus bas. [120]

L’Afrique est considérée comme la “dernière frontière” de la société Occidentale mortifère. Cette année, lors du symposium “Global AgInvesting 2009” à l’Hotel Marriott à New York (droit d’entrée de 1995 dollars), les agro-industriels de la faim se frottaient les mains: augmentation de la population, baisse des réserves alimentaires, production alimentaire déplacée par les nécros-carburants... Les retours sur investissements sont de l’ordre de 20 à 30 %, une manne à notre époque de “crise”. [130] Les grandes sociétés financières sont en train d’investir dans l’agriculture. Goldman Sach vient d’investir 300 millions de dollars dans des fermes de poulets en Chine. Philippe Heilberg (Jarch Capital), se détournant du pétrole pour l’agriculture, loue 400 000 hectares au Soudan et envisage de reprendre 600 000 autres hectares. Au Kenya, dans le delta de Yala, le groupe agro-industriel US Dominion Farms a établi une colonie sur 3600 hectares, avec un bail de 45 années, et un coût locatif de 12 000 euros par an. Des cacahuètes.

Susan Payne, la propriétaire du plus grand fonds terrien en Afrique du sud (170 000 hectares) ne parlait, à ce symposium New-Yorkais, que de résoudre le problème de la faim dans le monde mais ses présentations en “power-points” conviaient un autre langage: soja transgénique et “frontière alpha”.

Une fois l’Afrique complètement dévastée, la théologie de l’annihilation pourra enfin trouver son repos bien mérité. Et les machines-robots prendront la relève. Gageons que d’ici quelques années, si les criminels ne sont pas stoppés, les cultures de nécro-carburants auront recouvert ce continent qui regorge de “terres vierges aux barils dormants” et qui, de plus, est très riche dans son sous-sol: pétrole, diamant, uranium, zinc... Comme le déclarait déjà en 2002 Walter Kansteiner, le secrétaire d’État US adjoint à l’Afrique: «Le pétrole d’Afrique de l’Ouest a acquis un intérêt stratégique national pour nous». Justement à l’époque même ou Monsanto commençait à envahir ces nations avec des OGMs illégaux. [84]

Et, en plus, l’Afrique est sous-peuplée et elle le sera bientôt encore plus (sous-peuplée) car le dépeuplement programmé est bien avancé.

Etienne Guillet Président de KOKOPELLI
Par Enoch - Publié dans : Ecologie
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 21:51

Les chimères génétiques à l’assaut des variétés paysannes traditionnelles

En 2006, toujours sur le site de Monsanto [13], Jeffrey Sachs se faisait le promoteur inconditionnel des OGMs pour toute l’Afrique citant l’exemple des courageux agriculteurs de l’Afrique du sud qui ont planté, en 2005, 500 000 hectares de maïs, de soja et de coton génétiquement modifiés. Il serait fort intéressant que Jeffrey Sachs s’explique aujourd’hui quant à la perte, durant l’hiver 2008/2009, de 200 000 hectares, en Afrique du sud, plantées avec trois variétés transgéniques de maïs de Monsanto: MON 810, NK 603 et MON 810 x NK 603. Rappelons que sur 200 000 hectares, les plantes de maïs ont poussé sans épis et n’ont produit que des feuilles et des tiges.

Le 11 novembre 2008, Monsanto affirma sur son site que ces variétés ne représentent aucun danger pour l’homme et qu’en plus elles ont été testées pendant 10 ans. [14] Le 2 avril 2009, sur son site, Monsanto invoqua une “erreur de laboratoire” pour expliquer la “variation de pollinisation”. [16] Quant à certaines organisations paysannes, en Inde, qui en ont également souffert, elles qualifient ces maïs transgéniques de Monsanto de “thermo-réactifs”, ce qui veut dire qu’ils réagissent très mal vis à vis de la chaleur et ne produisent pas de grains. Pour une multinationale qui fonde la seconde révolution verte génétique sur ses variétés résistantes au réchauffement global, cela fait un peu désordre, n’est ce pas? Qui plus est, ces maïs déficients ne sont pas une nouveauté puisqu’ils m’ont été signalés lors d’une mission au Sénégal en 2005, au nord, près du fleuve dans la région de Guédé: les maïs faisaient 4 mètres de hauteur mais ne portaient pas de grains. Les sacs de semences étaient distribués gratuitement (et en toute illégalité, puisque transgéniques) par le gouvernement Sénégalais sans mention de nom de variété, sans mention de la provenance des semences, sans mention du nom du semencier (et j’ai les photos des sacs sur lesquels il est mentionné “campagne 2003/2004”!).

Cela veut dire que depuis 2004, au moins, Monsanto sait que ses variétés de maïs transgéniques ne résistent pas à la chaleur et sont improductives. Cela veut dire également que Monsanto prend le risque sciemment de ruiner les petits paysans qui ne peuvent pas se relever d’un tel échec de culture.

Le seul avantage d’une telle situation, c’est que les variétés transgéniques de maïs déficientes en pollen contaminent moins les variétés traditionnelles. Mais, ne rêvons pas, il est déjà sans doute trop tard. L’Afrique du sud en 1999 n’avait planté que 2% de sa surface de maïs en chimères génétiques et en 2007, elle en était déjà à 60%. Quant à de nombreuses autres nations Africaines, les OGMs sont là depuis de très nombreuses années, illégalement. Monsanto cherche à tout contaminer. C’est ce qu’avait déclaré une de ses porte-paroles à un journaliste, il y a des années de cela: «le jour où nous aurons tout contaminé, vous ne pourrez plus rien faire».

Comme le dit Nicolas Hulot, le clown du Titanic Climatique, «il ne faut pas diaboliser les entreprises» [15]: elles sont gentilles les entreprises et les méga-entreprises, elles sont méga-gentilles! Donc c’est promis, pour le “Millenium Promise”, Monsanto va faire des efforts pour créer des variétés adaptées, pour de bon, à la sécheresse.

Des digressions en passant. Premièrement, lorsque l’on parle de désertification, de l’Afrique par exemple, il faut bien préciser que cela n’a rien à voir avec la teneur en CO2 de l’atmosphère. La désertification de l’Afrique a été très largement induite par des siècles de monocultures et de déforestations, les désastres de la colonisation. En 2005, lors de ma dernière mission au Sénégal, certains jours on n’y voyait pas à 10 mètres en plein jour en raison des tempêtes de sable dans la région du fleuve. Cette région du fleuve est une “forêt classée”, sans arbres, et les vieux paysans se rappellent encore du bon vieux temps de la forêt avec les lions et les hippopotames avant que les Blancs n’arrivent et ne coupent tout.

Ainsi que le rappelle l’organisation GRAIN: «Dans les pays africains francophones, les instituts de recherche français, comme l’IRAT, l’ORSTOM et le CIRAD étaient très actifs. Ces institutions donnaient la priorité aux cultures de rente pour l’exportation vers les pays du Nord: le café et le cacao au Ghana et en Côte d’Ivoire, le coton dans le nord du Bénin, au Burkina Faso, au Mali et au Tchad, les arachides au Sénégal, et le palmier à huile au sud du Bénin. Souvent, les pouvoirs coloniaux devaient avoir recours à la force pour expulser les agriculteurs de leurs terres et imposer leurs variétés et leurs systèmes agraires.» [129]

Secondement, lorsque l’on parle de variétés résistantes à la sécheresse, Vandana Shiva, en Inde, rappelle fort justement que les paysans ont créé au fil des millénaires des dizaines de milliers de variétés adaptées à tous les “changements climatiques” [196]: les paysans n’ont pas attendu les multinationales pour utiliser des variétés résilientes. Prenons l’exemple du maïs: c’est une plante C4, naturellement adaptée à la sécheresse, que les Indiens Hopis semaient dans les déserts du sud-ouest des USA, et parfois même à 30/40 cm de profondeur dans le sable. Mr Wallace avec sa compagnie Pioneer Hi-Bred, et tous les agronomes qui ont suivi ses traces, ont créé des variétés de maïs qui nécessitent 1500 litres d’eau pour produire 1 kg de grains secs. Et maintenant, ces mêmes multinationales veulent boucler la boucle en réinventant l’eau tiède, à savoir en proposant des variétés génétiquement manipulées pour résister à la sécheresse. Tout en confisquant les variétés traditionnelles et en plaçant des brevets dessus. Vandana Shiva a récemment créé une liste [196] “Biopiracy of Climate Resistant Crops” de plusieurs centaines de variétés ou espèces traditionnelles résilientes de l’Inde qui viennent d’être brevetées par les multinationales pour leurs “gènes de résistance au climat”.

Donc, après avoir désertifié et salinisé les terres agricoles par le biais des monocultures et des fertilisants de synthèse et après avoir détruit ou confisqué toutes les anciennes variétés traditionnelles et résilientes, les multinationales se présentent comme les grands sauveurs des pauvres petits paysans qui ne mangent pas à leur faim. Elles vont inonder le marché de variétés résistantes “à la sécheresse, au réchauffement et autres changements et stress climatiques”. Et elles ne lésinent pas: selon le rapport de mai/juin 2008 d’Etc Group au Canada, BASF, Monsanto, Bayer, Syngenta, DuPont et leurs partenaires ont déposé 532 brevets sur des “gènes climatiques”. [114]

Monsanto (le N°1 de la semence) et BASF (le N°1 de la chimie), à eux deux, contrôlent 49% des 52 “familles de brevets” et ont établi un partenariat d’1,5 milliard de dollars pour intégrer des gènes de résistance au stress dans les plantes cultivées. (D’ailleurs l’un des maïs de Monsanto/BASF, supposément résistant à la sécheresse, s’est avéré une catastrophe totale dans des conditions de culture “normale” [171] [172]).

Il semblerait que Monsanto et BASF renouent avec leurs amours d’antan puisque Monsanto était partenaire d’IG Farben après la dernière guerre. BASF, ainsi que Bayer et Hoesch, sont les “filiales” du monstre Européen de la chimie. Comme le disait Homer T. Bone, le sénateur US: «IG Farben était Hitler et Hitler était IG Farben». Les usines de IG Farben ne furent pas pillonées par l’aviation “alliée” parce que Rockefeller avait 15 % d’actions dans la maison. C’est une très grande famille “multinationale”.

On éprouve parfois quelques réticences à remémorer de tels faits parce que l’humanité a la mémoire courte, très courte. On comprend aisément que, pour se protéger, la mémoire collective occidentale ne veuille pas s’encombrer de deux mille années de théologie de l’annihilation. L’inconvénient d’une telle auto-amnésie est que l’on oublie un peu trop facilement que le réseau mafieux qui emprisonne présentement l’humanité de ses “serres acérées” était là il y a 20 ans, 50 ans, 100 ans et même bien avant. Et le Codex Alimentarius est l’héritier direct de ces monstres de la chimie.

Et ces monstres de la chimie (qui s’auto-proclament les “sciences de la vie”), Monsanto, Bayer, BASF, DuPont, Syngenta, Dow... sont ceux-là mêmes qui sont en train de terroriser l’humanité avec leurs chimères génétiques. Avec, comme cheval de Troie, la Fondation Rockefeller.

Et comme courroies de transmissions les inter-professions [111] et les organismes de recherche internationaux dont le mantra est “climat/sécheresse/transgénèse”: les CGIAR [110], Crop Life International [112], l’IRRI, l’International Rice Research Institute qui vient de signer un partenariat avec Syngenta en septembre 2009. [113] (Pour mémoire, Syngenta c’est Novartis, c’est le Paraquat [122], c’est le Cruiser tueur d’abeilles [123], ce sont les escouades de la mort qui exproprient et tuent les paysans au Paraguay, au Brésil [116] [121], etc).

En Afrique du moins, il ne prennent même plus la peine de mentir en prétendant que l’usage de leurs variétés transgéniques “écologiques” va permettre de diminuer le recours aux pesticides. Ainsi, Richard Shikuku, le directeur de “Agrochemicals Association” au Kenya a rassuré les vendeurs de pesticides qu’ils ne devaient pas craindre que l’introduction des OGMs élimine leur business. [18] (Les pesticideurs Africains commençaient à pâlir puisqu’il est stipulé dans de nombreuses études “scientifiques” que les OGMs permettent d’éliminer le recours aux pesticides!)

C’est ce que rapporte en juillet 2009 “African Agricultural Technology Foundation” [115] qui est financée par la Fondation Rockefeller, la Fondation Howard G. Buffett (seconde fortune au monde) et la Fondation Bill Gates (première fortune au monde) [20] et soutenue par Monsanto et BASF [19]. Monsanto et BASF confient des “transgènes” et du “matériau génétique” [21] à cette fondation qui vient de recevoir 47 millions de dollars, des deux fondations des magnats, pour créer des variétés de maïs résistantes à la sécheresse et au “changement climatique” dans les pays suivants [22]: Kenya, Mozambique, Ouganda, Tanzanie, et Afrique du sud. «La Fondation Africaine de Technologies Agricoles (AATF), organisation à but non lucratif basée à Nairobi, sera l’agence de mise en œuvre et supervisera les efforts pour s’assurer de la conformité légale du transgène de tolérance à la sécheresse de Monsanto dans les pays visés.» La Fondation Bill Gates aurait déjà investi près de 700 millions de dollars en Afrique pour développer des “technologies agricoles modernes” et se serait engagée à hauteur de 1,2 milliard de dollars. Bill Gates, ne l’oublions pas, a également investi beaucoup d’argent personnel dans des entreprises travaillant sur les biotechnologies et les nécro-carburants.

Une autre des principales courroies de transmission planétaires est l’ISAAA (International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications) [109], créé par la Fondation Rockefeller. Cette ONG est financée, entre autres, par Monsanto, Bayer, le Ministère de l’Agriculture US, CropLife International (BASF, Bayer CropScience, Dow Agrosciences, Dupont, FMC, Monsanto, Sumitomo and Syngenta ...), Vibha Agrotech (Inde: semences hybrides et transgéniques), JK Organisation (en Inde: pharmacie, biotechnologies, semences), Kilimo Trust (en Ouganda, centre de recherches agricoles financé par Rockefeller), Mahyco Research Foundation (en Inde, filiale de Monsanto), Bejo Sheetal Seeds (en Inde: semences hybrides). Elle a pour parrains: Swaminathan, l’homme de Monsanto en Inde, Dr. Richard B. Flavell (Ceres, biotechnologies, Californie, spécialisée dans les “gènes climatiques”) et Marc Van Montagu (OGMs, Belgique).

Un des documents 2008 de l’ISAAA “Tolérance à la sécheresse chez le maïs: une nouvelle réalité” stipule que: «La tolérance à la sécheresse apportée par les plantes biotech est perçue comme le caractère le plus important qui sera commercialisé durant la seconde décennie, 2006-2015 (...) Le maïs biotech/transgénique tolérant à la sécheresse est la plus avancée des plantes tolérantes à la sécheresse en développement. (...) Les plantes tolérantes à la sécheresse et à la chaleur auront un rôle de plus en plus important pour s’adapter à ces variations et à la tendance à long terme pour un environnement de production de plus en plus chaud et probablement sec. (...) Monsanto est considéré comme le chef de file dans la recherche pour la tolérance à la sécheresse chez le maïs. (...) Le niveau d’amélioration dépend du contexte génétique de l’hybride récepteur et varie, probablement, avec l’environnement. Il ne semble pas réduire les rendements dans des conditions sans stress, une condition importante pour que le transgène ait du succès en Amérique du Nord, étant donné que la grande majorité des transgènes testés ont un handicap de rendement. (...) Monsanto a récemment signé un accord avec BASF pour continuer à développer des germplasmes tolérants à la sécheresse et il semble que BASF distribue tous ces candidats de transgènes résistants à la sécheresse via le système de distribution des graines de Monsanto. (...) Pioneer Hi-bred a réalisé un programme de recherches actives pour la tolérance à la sécheresse basée sur des transgènes. Pioneer collabore avec Evogene, une compagnie israélienne spécialisée dans la génomique quantitative pour identifier des gènes putatifs ayant une tolérance à la sécheresse. (...) Syngenta fait un effort de recherche relativement similaire dans le domaine de la tolérance à la sécheresse. Ils ont récemment signé un accord de recherche avec Performance Plants Inc. pour avoir accès à leur technologie de protection du rendement (YYPT). (...) D’autres fournisseurs de gènes candidats comprennent BASF qui a un accord de recherche avec Monsanto. BASF a acheté la compagnie belge CropDesign en 2005 et cela lui donne accès aux gènes de tolérance à la sécheresse pour le riz. Dow s’est allié avec Syngenta et devrait fournir des variants de gènes de stabilisation du rendement codant pour l’ADP glucose pyrophosphorylase à Syngenta pour les tests. Dow a aussi des accords avec Monsanto sur la technologie de transformation multi-gènes (jusqu’à 8 transgènes à la fois). Bayer cherche des gènes qui réduisent les oxydants chargés induits par la sécheresse qui endommagent les tissus (par ex. PARP).»

Ce document de 25 pages est rédigé par le Dr. Greg O. Edmeades, un des anciens responsables du CIMMYT au Mexique (créé par Fondation Rockefeller), qui est mainenant l’un des centres du CGIAR (créé par la Fondation Rockefeller). Il décrit fort bien l’état actuel des recherches et l’implication de toute la mafia semencière dans le secteur “sécheresse/réchauffement climatique” et principalement sur le maïs qui est, rappelons-le, l’une des principales sources d’éthanol, un des nécro-carburants.

Précisons bien que l’étude d’ETC Group, portant sur les “gènes climatiques”, remonte à presque deux années et qu’elle ne prend sûrement pas tout en compte car il est difficile parfois de s’y retrouver dans cette jungle. Le nombre de brevets sur ces “gènes climatiques” est donc considérablement plus élevé que 532. L’African Centre for Biosafety vient de publier un rapport, en septembre 2009, analysant la situation, et en particulier pour l’Afrique [132]:

- Les multinationales ne se contentent plus de déposer leurs brevets climatiques sur des cultures majeures telles que le riz, le maïs et le soja: elles les déposent sur le millet, le teff, le plantain, le riz Africain, le sorgho...

- Des petites sociétés de biotechnologies alliées à Monsanto lancent des campagnes agressives de commercialisation de “gènes climatiques”. Ce sont par exemple Ceres, Mendel Biotechnology et Evogene.

- Evogene (Israël) est également en partenariat “climatique” avec Syngenta, DuPont, Bayer, avec Biogemma/Limagrain sur du maïs (2006) et Vilmorin/Limagrain sur de la tomate (2008) et même avec le CIRAD Français sur du coton (2004). [131] Evogen est aussi une société pharmaceutique qui a annoncé en mai 2009 le développement de systèmes multi-facettes capables de diagnostiquer la grippe H1N1. Evogene produit des nécro-carburants en Namibie. Evogene, par exemple, dans un seul brevet (WO2009013750), revendique 700 séquences génétiques corrélées au “climat”. Le brevet s’applique donc à n’importe quelle plante contenant ces séquences: tomate, aubergine, manioc, arachide, blé, coton, etc.

- La société Ceres est encore plus agressive dans ses brevets. Certains revendiquent la propriété de “séquences génétiques climatiques” que l’on retrouve dans tous les monocotylédones et dicotylédones. Ceres est également très impliquée dans les séquences génétiques des cultures de nécro-carburants.

Ainsi que l’indique l’ONG Africaine, il faudrait des centaines de pages pour décliner toutes les prétentions débiles de ces voleurs de gènes. Leur monopoly génétique planétaire, les multinationales l’appellent maintenant “la révolution bleue, goutte à goutte, gène à gène”.

Et cette révolution “gène à gène”, la Fondation Rockefeller affirme en avoir financé les recherches depuis 65 ans. Ce qui nous ramène à la seconde guerre mondiale. Je n’ai pas trouvé de documents validant cette déclaration, le 17 octobre 2008, de la présidente de la Fondation Rockefeller, Judith Rodin. [176] Elle faisait peut-être référence au fait qu’en 1943, le co-découvreur de l’ADN, James Watson, était subventionné par la Fondation Rockefeller. [192] Ce qui est sûr, c’est que dès 1982, [177] la fondation se lançait à fond dans la course au “golden rice”, le riz à la vitamine A, réputé pour conférer la dose quotidienne de vitamine A à condition d’en consommer des kilos. Dès 1986, Swaminathan, l’ami de Monsanto, et le pilier de IRRI/Rockefeller, se faisait le promoteur des OGMs dans le magazine Times of India. La fondation Rockefeller a travaillé sur les OGMs depuis des décennies, dans ses propres laboratoires, et elle affirme avoir formé, de par le monde, plus de 400 scientifiques aux biotechnologies. S’il est clair qu’elle n’a, par la suite, jamais investi de sommes financières à la hauteur de ce que firent les multinationales de l’agrochimie, il reste qu’elle fut le moteur de cette seconde révolution agricole génétique tout autant que de la première “révolution verte”.

Précisons bien évidemment que ce terme de “révolution” que nous utilisons, de façon récurrente, est le terme utilisé par cette agriculture mortifère. C’est avant tout une vaste entreprise de démolition des agricultures traditionnelles et des tissus sociaux traditionnels. C’est une vaste campagne de terrorisme agricole à l’échelle planétaire. Les mots sont piégés et nous sommes parfois contraints d’utiliser le langage à double sens, et d’inversion des valeurs, mis en place par l’élite globaliste: leur novlangue. Ce n’est pas de “révolution verte” qu’il faut parler mais bien de terrorisme chimique ou d’agriculture de guerre. L’agriculture moderne occidentale chimique est une agriculture de mort.

Par Enoch - Publié dans : Ecologie
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