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Le contraire du Courage, c’est le conformisme, c’est l’acceptation d’être comme tous les autres ou d’être comme les autres désirent que l’on soit.  Il faut  du Courage pour se tenir debout face à ses rêves, ses principes et ses valeurs.

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Le Courage c'est quand la Raison entre en Action,
pour un  Engagement   Altruiste.

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Il ne sortira rien du Sommet de Copenhague, sur le plan du climat, car les émissions anthropiques de CO2 ne peuvent contribuer ni au réchauffement planétaire ni au refroidissement planétaire. La science à façon du GIEC est à l’image de la science agronomique moderne qui a oublié que le sol est un organisme vivant et non pas le réceptacle inerte d’un cocktail de poisons et de fertilisants de synthèse; à l’image de la science médicale moderne qui a oublié que le corps humain est un organisme vivant et non pas le réceptacle d’un cocktail d’aliments empoisonnés, de vaccins pourris et transgéniques et de remèdes de synthèse iatrogéniques. La science réductionniste du GIEC a réussi l’exploit de réduire le climat de l’être planétaire à une équation unique à une seule molécule, le dioxyde de carbone; elle a oublié que l’être planétaire est un organisme vivant dont la complexité échappe, et échappera toujours, à la petite compréhension du bipède qui s’est auto-proclamé le maître de la création; et elle a évacué de sa vision globale climatique la présence du soleil et de l’entièreté du cosmos. C’est une immense farce.

Dominique Guillet - Président de KOKOPELLI

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La liste des pratiques agro-écologiques permettant de régénérer les sols agricoles est longue: le compost, les engrais verts, le BRF, les Microorganismes du Professeur Teruo Higa, l’agriculture de Fukuoka, la permaculture, les préparats de la biodynamie, les purins d’ortie et autres extraits fermentés, etc.

Et, bien sûr, la Terra Preta, “Black Earth”, les terres “noires” d’Amazonie. S’il est une technique qui illustre à merveille notre propos, la Révolution par le Carbone, c’est bien celle-là. Le cadre de cet article ne nous permet pas de développer cette technique quasi-miraculeuse (du point de vue de la science qui depuis 20 ans n’a pas réussi à en percer les mystères) et nous renvoyons le lecteur à des articles qui se trouvent sur la toile, ou au chapitre consacré à ce thème dans l’ouvrage “1491” et à un article de Bernard Leclercq, d’Auroville en Inde, sur le site de Liberterre.

N’est-il pas proprement fantastique que la Terra Preta (des “terres noires” créées par l’incorporation de charbons de bois activés en sus de débris de poteries d’argile et d’autres matières carbonées) puisse perdurer dans le sol durant des milliers d’années (qui plus est dans des zones tropicales où le lessivage est tel que les sols sont normalement très pauvres) et se “régénérer” naturellement au fil des années! Un gramme de charbon actif possède une surface “éclatée” de 500 mètres carrés.

Cela fait des années que nous avons mis en application les “Terra Preta” dans le sud de l’Inde: en l’espace d’une saison, des cultures de légumineuses croissent à 20 cm de hauteur, dans des sols hyper pauvres, et à 1m50 dans les mêmes sols agrémentés de ces charbons de bois actifs.

L’auto-régénération des sols agricoles par les charbons de bois actifs: c’est véritablement tout un programme politique.

Dominique Guillet Président de KOKOPELLI

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Nul homme ne peut vous révéler quoi que ce soit qui ne sommeille déjà dans l'aube de votre connaissance.
Car la vision d'un homme ne prête pas ses ailes à un autre homme.
Et comme chacun de vous se tient seul dans le savoir de Dieu ainsi chacun de vous doit rester seul dans sa connaissance de Dieu et dans sa compréhension du monde.
                Le Prophète - Khalil Gibran

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  • Enoch
  • L'Esprit d'Enoch
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  • 07/04/1963
  • politique écologie économie mes enfants
  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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RER A : Jusqu’où irons-nous ?

Par Nicolas Dupont-Aignan le mardi, décembre 15 2009, 18:09 - Lien permanent

La grève des conducteurs du RER A traduit une fois de plus le délabrement et l’insuffisance des RER franciliens.

Certes, on peut reprocher aux grévistes de prendre en otage des millions d’habitants de la Région capitale mais, au-delà, il faut bien comprendre que cette ligne, l’une des plus empruntée au monde, est au bord de l’asphyxie faute d’avoir, en temps utile, bénéficié des investissements nécessaires.

D’un côté la Région Ile-de-France est d’une passivité incroyable, de l’autre le gouvernement semble vouloir laisser pourrir le conflit en refusant le moindre geste dans les négociations salariales.

Mme Pécresse et Mr Huchon veulent se rejeter mutuellement la faute, alors même qu’ils sont coresponsables de l’asphyxie des transports franciliens.

Le projet du « Grand Paris » doté de 20 milliards d’euros n’en est que plus dérisoire et scandaleux car il montre à quel point le gouvernement est déconnecté des réalités quotidiennes.

Dans le froid glacial les usagers subissent une galère rarement vécue, c’est pourquoi il serait temps de prendre des mesures d’urgence :

- réquisition de bus au départ des gares de banlieues pour, comme je l’avais fait en 1995 dans ma ville, soulager une partie des usagers ; - indemnisation des usagers ; - véritables négociations avec les conducteurs ; - investissements massifs dans le réseau RER tout de suite, plutôt que dans un « Grand Paris » prohibitif, dont la réalisation doit attendre une vingtaine d’années…

Les élections régionales en Île-de-France doivent enfin être l’occasion de proposer des solutions qui aillent à la source des difficultés vécues par les Franciliens et dont la mise en œuvre changerait tangiblement le quotidien de millions d’habitants. Je crois que c’est possible et je constate, comme tout le monde, que c’est nécessaire. Du concret maintenant, c’est ce que je leur proposerai ces prochaines semaines avec les candidats et les militants de Debout la République

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Cohn-Bendit et Besson font la paire

Interview de Nicolas Dupont-Aignan, Marianne, samedi 12 décembre 2009 - propos recueillis par Renaud Dély

Marianne : Vous avez accusé Daniel Cohn-Bendit de manifester « sa détestation de la France » en critiquant le débat sur l’« identité nationale ». Vous avez quarante ans de retard ! C’est en 1968 que « Dany » se faisait traiter de « juif allemand » ?

Nicolas Dupont-Aignan : Mon propos n’était qu’une réponse aux propos stupéfiants de Cohn-Bendit, qui avait fustigé le républicanisme de bazar et affirmé que l’idéologie républicaine était un nouveau fascisme ! « Tout débat qui cherche à sanctifier une identité veut exclure », avait-il dit. [Ajoutant, à propos du référendum en Suisse : « II y a une tentation fascisante, une tentation de l’extrême, de repousser, de mettre dehors : c’est ça qui a été la définition première du national-socialisme. » Bien sûr, le nationalisme, c’est la haine des autres, mais la nation, elle, est indispensable. Et indépassable. Les propos de Cohn-Bendit ont repris le thème classique de la détestation de la France.

Marianne : Bref, Cohn-Bendit, c’est l’anti-France ?

N.D.-A. : Je ne dis pas cela. En fait, Besson et Cohn-Bendit sont les deux faces d’une même médaille. Ces deux là font la paire. D’un côté, il y a un pouvoir qui instrumentalise cyniquement un débat pour masquer ses échecs, de l’autre, il y a ceux qui n’ont que l’indignation à la bouche et pour lesquels dès qu’on ose parler de nation, on est fasciste ! Moi, je pense que l’identité nationale est un débat essentiel mais qui doit être dynamique. Quel projet peut-on offrir aux jeunes Français pour 2050 ? C’est ça, la question. L’identité nationale, c’est la souveraineté, la citoyenneté, des valeurs et un projet politique.

Marianne : Selon vous, refuser de débattre de l’« identité nationale », c’est être un mauvais Français ?

N.D.-A. : Ce n’est pas le problème. Mais ceux qui réagissent comme Cohn-Bendit font exactement ce qu’attend Sarkozy. Ils sont tombés dans son piège. Le président a une responsabilité écrasante ! Il s’empare de ce qui devrait être le plus beau débat du monde et il en fait la pire des choses.


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Tout sur l’éco-prêt à taux zéro

 

 

LE DOSSIER ECO-PRET A TAUX ZERO :





Tout sur l’éco-prêt à taux zéro

L’Eco-prêt en 11 questions

Quelques exemples de bouquets éligibles à l’Eco-prêt à taux zéro

Jean-Louis BORLOO a signé le 26 février 2009 avec les banques, les professionnels du bâtiment et de l’immobilier, et l’ADEME, une convention détaillant les modalités pratiques de mise en œuvre de l’« éco-prêt à taux zéro ».

Les Français peuvent dès aujourd’hui contacter les entreprises du bâtiment pour obtenir des conseils sur les travaux à réaliser, et pourront contacter les banques distribuant l’« éco-prêt à taux zéro » dès le mois d’avril. Les premiers travaux de rénovation thermique financés par l’« éco-prêt à taux zéro » pourront donc être réalisés dès le printemps 2009.

Téléchargez les formulaires :

Pourquoi l’éco-prêt à taux zéro ?

Le programme de réduction des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre des bâtiments constitue un chantier prioritaire du Grenelle Environnement. Le secteur du bâtiment est le plus gros consommateur d’énergie en France :

  • il consomme environ 68 millions de tonnes d’équivalent pétrole chaque année (42,5% de l’énergie finale totale) ;
  • il génère 123 millions de tonnes de CO2 (23% des émissions nationales) ;
  • ces émissions ont augmenté d’environ 15% depuis 1990.

L’objectif fixé par le Grenelle Environnement est de réduire les consommations d’énergie du parc des bâtiments existants d’au moins 38 % d’ici à 2020 et, à cette fin, de rénover complètement 400 000 logements chaque année à compter de 2013.

Adopté dans la loi de finances 2009, l’éco-prêt à taux zéro vient compléter la gamme des instruments financiers incitatifs qui existent déjà pour les rénovations dans le bâtiment, comme le crédit d’impôt « développement durable » ou le Livret de développement durable

Maison écologiqueCrédit photo : MEEDDAT / Jean-Marie Bernier

A qui s’adresse l’éco-prêt à taux zéro ?

L’éco-prêt à taux zéro concerne : sans condition de ressources :
  les propriétaires occupants,
  les propriétaires bailleurs,
  les sociétés civiles (uniquement celles non soumises à l’impôt sur les sociétés dont au moins l’un des associés est une personne physique) ;

Le logement doit avoir été achevé avant le 1er janvier 1990 et être utilisé ou destiné à être utilisé en tant que résidence principale.

Le logement peut être une maison individuelle ou en copropriété. Dans ce dernier cas, l’éco-prêt à taux zéro peut financer les travaux sur les parties communes et les parties privatives du logement.

Comment fonctionne l’éco-prêt à taux zéro ?

L’éco-prêt permet de financer les travaux d’économies d’énergie et les éventuels frais induits par ces travaux afin de rendre le logement plus économe en énergie, plus confortable et moins émetteur de gaz à effet de serre.

Pour bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro, il faut :
  soit mettre en œuvre un « bouquet de travaux »,
  soit atteindre un niveau de « performance énergétique globale » minimale du logement,
  soit réhabiliter un système d’assainissement non collectif par un dispositif ne consommant pas d’énergie.

Un seul éco-prêt à taux zéro peut être accordé par logement.

Comment composer un « bouquet de travaux » éligible à l’éco-prêt à taux zéro ?

Un « bouquet de travaux » est un ensemble de travaux cohérents dont la réalisation simultanée apporte une amélioration sensible de l’efficacité énergétique du logement. Les travaux, réalisés par des professionnels, doivent être choisis dans au moins deux des catégories suivantes :

  • isolation performante de la toiture,
  • isolation performante des murs donnant sur l’extérieur,
  • isolation performante des fenêtres et portes donnant sur l’extérieur,
  • installation ou remplacement d’un chauffage ou d’une production d’eau chaude sanitaire,
  • installation d’un chauffage utilisant les énergies renouvelables,
  • installation d’une production d’eau chaude sanitaire utilisant les énergies renouvelables.
Crédit photo : MEEDDAT / Bernard SUARD

Quels sont les travaux d’amélioration de la « performance énergétique globale » du logement éligibles ?

Ce sont les travaux, définis dans le cadre d’une étude thermique, qui permettent de faire baisser la consommation énergétique de votre logement jusqu’à :

  une consommation d’énergie inférieure à 150kWhEP/m²/an, si votre logement consomme, avant les travaux, plus de 180 kWhEP/m²/an,
  une consommation inférieure à 80 kWhEP/m²/an, si votre logement consomme, avant les travaux, moins de 180 kWhEP/m²/an.

Ces valeurs sont corrigées en fonction de la zone climatique et de l’altitude auxquelles est situé le logement.

Cette méthode ne concerne que les bâtiments achevés après le 1er janvier 1948.

Que finance l’éco-prêt à taux zéro finance ?

Dans la limite de plafonds, l’éco-prêt à taux zéro permet de financer :

  la fourniture et la pose des nouveaux ouvrages (sous réserve que l’équipement ou le matériau réponde aux conditions techniques d’éligibilité),
  les travaux induits indissociablement liés (reprise d’électricité, installation d’un système de ventilation...),
  les frais de maîtrise d’œuvre (architecte, bureau d’étude thermique...),
  les frais éventuels d’assurance.

Quel montant ? Quelle durée ? Comment l’obtenir ? Quelles autres aides ?

Intérieur d’une maisonCrédit photo : MEEDDAT / Laurent Mignaux

LE MONTANT : l’éco-prêt à taux zéro permet de financer jusqu’à 30 000 € de travaux.

LA DUREE : La durée de remboursement est de 10 ans. Vous pouvez décider de la réduire jusqu’à un minimum de 3 ans. Exceptionnellement elle peut également être portée à 15 ans avec accord de la banque, pour alléger vos charges de remboursement.

LA DEMARCHE : après avoir identifié les travaux à réaliser avec l’entreprise ou l’artisan choisi, il faut s’adresser à l’une des banques partenaires muni du formulaire type « devis », accompagné des devis relatifs à l’opération retenue.
L’établissement bancaire attribue l’éco-prêt à taux zéro dans les conditions classiques d’octroi de prêt.
Dès attribution du prêt, le demandeur a deux ans pour réaliser ses travaux. Au terme des travaux, il devra retourner voir la banque muni du formulaire type « factures » et des factures acquittées.

LES AUTRES AIDES :
L’éco-prêt à taux zéro est cumulable avec les aides de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) et des collectivités territoriales, les certificats d’économies d’énergie et le prêt à taux zéro octroyé pour les opérations d’acquisition-rénovation. Pour les personnes dont le revenu fiscal du foyer fiscal n’excède pas 45 000 euros en année n-2, l’éco-prêt à taux zéro, s’il est octroyé en 2009 ou 2010, peut être cumulable avec le crédit d’impôt développement durable.

A savoir : l’éco-prêt à taux zéro pour les travaux d’assainissement
Depuis la loi sur l’eau de 1992, dont certaines dispositions ont été renforcées par la loi sur l’eau et les milieux aquatiques de décembre 2006, les propriétaires d’habitation non raccordée au réseau public de collecte des eaux usées, doivent s’équiper d’une installation d’assainissement non collectif (fosse septique et traitement des eaux usées)en bon état de fonctionnement.
Les travaux concernant l’installation d’assainissement non collectif ne consommant pas d’énergie pourront bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro à hauteur de 10 000 euros.
Travaux de réhabilitation des dispositifs d’assainissement non collectif éligibles à l’éco-prêt à taux zéro Formulaire type devis (format PDF - 168.9 ko)
Travaux de réhabilitation des dispositifs d’assainissement non collectif éligibles à l’éco-prêt à taux zéro Formulaire type facture (format PDF - 169.2 ko)
 

 

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*L’Egypte construit un mur d’acier souterrain pour bloquer les tunnels / Avi Issacharof – Haaretz*

L’Egypte s’est lancée dans la construction d’un grand mur tout le long de « l’axe Philadelphie », dans l’espoir de résoudre le problème de la contrebande d’armes et de munitions vers la bande de Gaza. Le plan égyptien prévoit que ce mur fera entre neuf et dix kilomètres de longueur et qu’il descendra entre vingt et trente mètres sous terre. Fait d’acier, il devrait résister aux tentatives des trafiquants palestiniens de le percer.

Il s’agit là d’une nouvelle démarche des Egyptiens qui sont parvenus dernièrement à réduire la contrebande entre la péninsule du Sinaï et la bande de Gaza, même si celle-ci reste importante. Cette volonté égyptienne d’agir est le résultat, entre autres, de pressions américaines pour que le Caire modifie son mode opératoire.

Certains responsables militaires israéliens estiment qu’après la libération de Guilad Shalit dans le cadre d’un échange avec le Hamas, il y aura un réexamen de l’intérêt qu’il y a à maintenir le blocus de la bande de Gaza alors que dans la région de Rafah fonctionnent plusieurs centaines de tunnels par lesquels les Palestiniens obtiennent les marchandises dont l’importation est interdite et restreinte pas Israël.


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Le tabou de la sortie de l’euro levé par la Grèce

Par Laurent Pinsolle, porte-parole de Debout la République

Depuis quelques mois, même si les médias continuent d’entretenir la fable selon laquelle l’euro aurait protégé l’Europe pendant la crise, d’autres discours voient le jour, et notamment la possibilité d’un éclatement de l’euro, avec notamment la situation difficile de la Grèce.

Pourquoi la Grèce pourrait sortir de l’euro

La situation grecque est en effet très instable. Le pays vient de faire une opération vérité sur les chiffres du déficit budgétaire qui s’est soldée par une augmentation de la prévision de déficit de 6 à 12% du PIB pour 2009 !!! La Grèce a sans doute la pire situation financière de la zone euro, avec une dette également très importante. Résultat, elle paie aujourd’hui des taux à 10 ans de 5,77%, une prime de plus de 2 points par rapport à l’Allemagne, ce qui alourdit le fardeau de la dette.

Bref, le bénéfice de la convergence des taux du début de l’euro est un lointain souvenir. En revanche, la Grèce est aujourd’hui handicapée par l’inflation plus importante que la moyenne de la zone euro qu’elle a connu pendant les années 2000 et qui fait que les prix grecs ne sont aujourd’hui plus compétitifs, ce qui pénalise les exportations. Le pays se retrouve donc dans une situation très difficile entre sa perte de compétitivité et sa situation financière dégradée.

Comme il est clair que les autres pays ne viendront pas au secours de la Grèce, la seule solution serait une dévaluation, qui permettrait de rendre le pays plus compétitif et de dynamiser ses exportations, mais le corset qu’est la monnaie unique ne rend pas possible cette solution. La seule voie possible serait de pratiquer une politique de déflation compétitive, à la manière des pays baltes, mais une telle politique serait extrêmement brutale et aurait sans doute des conséquences sociales violentes.

Les vices de la monnaie unique

En fait, le cas grec montre malheureusement tous les travers de la monnaie unique. Les ayatollahs de l’intégration européenne essaient de soutenir que la monnaie unique nous a protégés, mais on se demande bien de quoi. Après tout, le PIB de la zone euro aura reculé de 3,8% en 2009, contre seulement 2,4% aux Etats-Unis, alors que la crise venait des Etats-Unis, et que l’effondrement du marché immobilier y a été particulièrement violent, de même que la hausse du chômage.

Alors, bien sûr, la monnaie unique a évité des dévaluations entre pays membres de la zone euro. Mais cela aurait-il été un mal ? En effet, les Etats-Unis (et la Grande Bretagne) ont amorti la crise par la dépréciation de leur monnaie, ce qui rend leurs exportations plus compétitives et les importations moins intéressantes. L’absence de monnaie unique aurait sans doute permis à la France, l’Italie ou l’Espagne d’éviter de voir leur monnaie s’apprécier autant face au dollar ou à la livre…

Plus globalement, cet épisode montre une nouvelle fois que la zone euro n’est absolument pas une zone adaptée au partage d’une même monnaie. Les pays sont beaucoup trop différents, ce qui conduit à des effets pervers importants. La politique monétaire des années 2000 trouvait le moyen d’être à la fois trop restrictive et d’handicaper la croissance de la France et l’Allemagne tout en étant trop laxiste pour l’Espagne et l’Irlande, ce qui a fortement contribué à leur bulle immobilière.

La situation difficile de la Grèce, avec celles de l’Espagne et de l’Irlande montre les limites de cette construction artificielle qu’est la monnaie unique. Il y a donc fort à parier que la zone euro se délitera au fur et à mesure que ses effets pervers pousseront certains pays vers la sortie pour retrouver de l’air…


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Ridicule et inconscience

Par Nicolas Dupont-Aignan le vendredi, décembre 11 2009, 13:06 - Lien permanent

On dit souvent que le ridicule ne tue pas en politique. Peut-être, mais quand il gère les affaires de la France en pleine crise économique, un gouvernement devrait s’abstenir de participer à une clownerie du plus mauvais aloi.

Il faut vraiment voir le clip des jeunes de l’UMP pour le croire !

Comment Christine Lagarde, Xavier Darcos, Christian Estrosi, Valérie Pécresse, Eric Woerth, etc., ont-ils pu participer à cet exercice d’abaissement de la politique et de l’Etat ?

Ce clip n’est d’ailleurs même pas drôle, tellement il est artificiel et en fin de compte méprisant pour nos concitoyens.

Luc Ferry, ancien ministre de l’Education nationale de Jacques Chirac, résume on ne peut mieux ce qu’inspire ce salmigondis du dernier mauvais goût : « C’est dégoulinant de bêtise, à vomir ! »

Pendant ce temps, le patron des « Jeunes Pop », Benjamin Lancar, assure que l’UMP, en cette veille de Noël, a ainsi voulu faire « le plus beau cadeau » à notre pays… J’aurais bien envie de lui répondre : « S’il te plaît, Benjamin, oublie définitivement mon petit soulier ! »

Vivement l’année prochaine…


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Grèce : c’est le système monétaire mondial délinquant qui est en faillite, pas les Etats ! 10 décembre 2

« Faillite de l’euro, nous voila ! », c’est le credo qu’on entend partout décrivant l’état inquiétant des comptabilités publiques de certains pays de la zone euro, jadis appelés le « Club Med » et récemment rebaptisés PIIGS (Portugal, Italie, Irlande, Grèce et Espagne) par les cartels de la finance anglo-saxonne.

Libération, qui présente à sa « une » la Vénus de Milo faisant la manche, offre même un scénario de politique fiction que « personne ne veut aujourd’hui envisager ». D’après cette narration, le 31 mars 2010 le gouvernement grec annoncerait, sous pression d’un Parlement refusant d’adopter des mesures impopulaires, le départ de la zone euro et la résurrection de la monnaie nationale, le Drachme.

Alors qu’en 2007 et 2008, la note salée des déboires financiers des banques fut passée à des Etats qu’on menaçait de chaos avec « une nouvelle crise de 1929 » et un tsunami social dû au chômage qui en aurait résulté, les mêmes banques spéculatives, via leurs trois grandes agences de notation (Standard & Poor’s, Fitch et Moody’s), véritable bras armé de la finance, s’érigent aujourd’hui en tribunal international de justice et en donneurs de leçons de morale.

Comme dans les arènes de Rome, les agences de notation pourtant épinglées par le G20 pour leur rôle déstabilisant lors de la crise bancaire, ordonnent la mise à mort de leurs propres gladiateurs en orientant leurs pouces vers le bas, dès lors que ceux-ci sont épuisés ou déplaisent à l’impératrice.

Ainsi, depuis le début de la crise financière, quatre pays de la zone euro, qui avaient généralement connu une croissance fulgurante basé pour l’essentiel sur l’immobilier et les services, ont vu leurs notes dégradées par les agences de notation : le Portugal, l’Irlande, et la Grèce, rejoints hier par l’Espagne dont la note a été mise sous surveillance négative par Standard & Poor’s.

Les victimes sont donc sommées de se suicider dans les meilleurs délais. Après l’Islande et l’Irlande, la Grèce est priée de s’exécuter et de faire payer sa population. Le gouvernement socialiste, élu il y a à peine 50 jours sur un programme opposé à l’austérité, rechigne à se soumettre au fascisme financier. Dans une interview exclusive avec Le Figaro, le ministre des Finances Georges Papanconstantinou déclare que le gouvernement grec entend « réduire les dépenses de consommation, mais maintenir les dépenses publiques d’aménagement, en bénéficiant des fonds européens que nous n’avons pas épuisés. Nous réduirons aussi les dépenses militaires de 500 millions d’euros. A l’inverse, nous augmenterons celles de l’éducation (…) Nous avons déjà décidé le gel des embauches dans la fonction publique, la disparition des contrats à durée déterminée dans l’administration, et nous ne remplacerons les départs qu’à raison d’un poste sur cinq. Nous prévoyons aussi de réformer le système des retraites, mais nous ne relâcherons pas nos efforts pour améliorer les dépenses de santé et de sécurité sociale ».

Hier, le chef du gouvernement Georges Papandreou a estimé que « le problème budgétaire menace pour la première fois depuis 1974 la souveraineté nationale », car la Grèce est dans le collimateur de Bruxelles pour son déficit excessif.

La sévérité implacable des exigences de Bruxelles à l’égard d’Etats ruinés par les banques contraste tragiquement avec la tendresse de l’UE envers la « finance folle ». Bruxelles semble vouloir utiliser la manière forte et infliger une punition à la Grèce pour montrer l’exemple. Après avoir lancé une mise en garde contre le dérapage des finances publiques, les ministres des Finances des 27 ont décidé début décembre d’engager la phase suivante de la procédure. Une nouvelle recommandation doit être finalisée d’ici deux mois, ce qui marque un pas de plus vers la possibilité de sanctions. En effet, une fois cette recommandation adoptée par le Conseil, la Grèce aura six mois pour se mettre en conformité avec les demandes européennes. Si la recommandation reste lettre morte, alors des pénalités financières pourront éventuellement s’appliquer (amendes, révision de la politique de prêt de la Banque européenne d’investissement, obligation de mettre de l’argent de côté…) – ce qui serait une première, l’UE n’étant jamais passée à l’étape des sanctions.

Constatons que dans cette affaire, le monde marche sur la tête. Au lieu que les Etats passent le système bancaire par une réorganisation en faillite ordonnée, ce sont les banques et leurs appendices qui imposent des procédures de banqueroute aux Etats ! A nous de remettre le monde à l’endroit !



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