Global Worming: le Ver est encore dans le Vert
Il ne s’agit plus cette fois des bouffonneries pathétiques de quelques “écologistes” auto-proclamés en quête maladive de pouvoir ou de quelques organisations “environnementales” institutionnelles
de la contestation, mais adeptes du consensus mou néanmoins, [70] cherchant à conforter leur
fonds de commerce. L’infestation est beaucoup plus sérieuse: le Ver est dans la Révolution Verte, la première et la seconde.
Les origines de la première Révolution Verte - verte par la couleur du dollar - remontent à 1945 au Mexique. En février de cette année-là, la conférence panaméricaine de Chapultepec [05] définit les nouvelles bases de l’ordre mondial et met en place celles de l’hégémonie économique des
USA. La Fondation Rockefeller - qui depuis le début du 20 ème siècle constitue, sur toute la planète, le poste le plus avancé de l’Empire US - y installa un centre de recherches agronomiques pour
fomenter une révolution agricole, et ce avec l’aide de Henry A. Wallace [06], le fondateur de Pioneer
Hi-Bred, la plus grande entreprise mondiale de semences de maïs F1 (qui fut ensuite rachetée par DuPont, le géant de la chimie). Mr Wallace fut également ministre de l’agriculture US de 1933 à
1940 et devint vice-président des USA en 1940. C’est sous son règne agricole que l’imposture scientifique des “hybrides F1” se mit en place: les agronomes qui ne croyaient pas en cette
supercherie furent tout simplement évincés. C’est la plus grande arnaque agronomique du 20 ème siècle [07] mais elle génère un gigantesque marché captif: les variétés F1 sont stériles, ou dégénérescentes, et les paysans sont obligés de racheter des semences tous les ans.
La Fondation Rockefeller embaucha Mr Borlaug au Mexique afin de développer des variétés “améliorées” de céréales. Les technologies agricoles de Borlaug furent ensuite exportées vers l’Asie. En
1961, la Fondation Ford lança la “Révolution Verte” en Inde et la même année, l’IRRI aux Philippines (International Rice Research Institute), financé par la Fondation Rockefeller, constitua sa
banque de semences (dont une partie littéralement volée au Professeur Richcharia, le grand génie du riz en Inde) afin de créer ses variétés de “riz miracle”.
L’année 1961 constitue une année-clé pour l’élite globaliste. Outre la main-mise de l’Empire US sur l’agriculture de l’Asie du sud-est, c’est également l’année de:
- la création de l’UPOV (Union internationale pour la protection des obtentions végétales) par la “Convention de Paris”. Cette organisation internationale met en place le cadre légal qui va
permettre aux cartels de la pétrochimie et de l’agrochimie de racheter toutes les entreprises semencières de l’hémisphère nord en l’espace de trente ans.
- la restructuration du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) qui lui permet de prendre le contrôle total de la semence en France. Le GNIS a été créé par le Maréchal Pétain
en 1941.
- la création de l’OCDE (Organisation pour la Coopération et le Développement Economique).
- la création de l’Alliance pour le Progrès de John Kennedy.
- la mise en place du Codex Alimentarius par la FAO et l’OMS, qui sera opérationnel en 1963.
- la création de la PAC (Politique Agricole Commune), l’un des principaux vecteurs de la déstabilisation des agricultures familiales et vivrières des pays pauvres, par le biais des subventions
agricoles et du “dumping”.
L’année 1961 voit ainsi le triomphe de l’élite globaliste et l’accomplissement de son rêve de contrôler l’alimentation des peuples. Un seul petit grain de sable dans les rouages de la machine:
John Kennedy se rebiffe contre ses parrains, exhorte la presse à être au service de l’information authentique, informe le peuple US qu’il est sous la dépendance du complexe militaro-industriel
et, très influencé par le “Printemps Silencieux” de Rachel Carson, il commence à remettre en question la dictature des cartels de l’agrochimie.
Le témoignage de Roger Heim [71], président de l’Académie Nationale des Sciences en
France, est à cet égard touchant:
«Le 22 octobre 1963, dans la Salle du Congrès à Washington, devant une assistance attentive et vibrante, lors de la célébration du premier centenaire de l’Académie Nationale des Sciences de
Washington, le Président John Kennedy prononça un remarquable discours, qui fut sans doute le dernier avant le drame atroce qui devait éliminer des assises internationales l’un des esprits les
plus pénétrants de notre temps. Dans cette allocution, le Président des Etats-Unis, livrant l’exemple à d’autres chefs d’Etat, aborda avec fermeté, avec précision, le thème majeur de la
pollution par les corps chimiques répandus à profusion, de la destruction des équilibres naturels, de l’érosion des sols. L’immense assemblée qui l’écoutait savait déjà l’ampleur de l’enjeu.
Indiscutablement, elle était éclairée et elle réagit à l’unisson dans une explosion frénétique d’acclamations. Le nom de Rachel Carson, sur chaque lèvre, s’imposait parmi ceux dont le poids ou la
lutte étayait un tel propos. John Kennedy mettait l’accent en priorité, sur le problème peut-être le plus grave avec lequel notre siècle se trouve confronté. Ici encore, son intelligence et son
courage achevaient de dessiner les contours de l’homme, j’entends de celui qui mérite son nom. Je sortis, de cette cérémonie émouvante, moins pessimiste: il y avait quelque chose de changé aux
Etats-Unis.»
Les Autorités décidèrent cependant que rien n’allait changer: John Kennedy fut assassiné quelques semaines plus tard et tout rentra dans l’Ordre.
A savoir dans leur “ordre” car, en Asie, le Ver de la Révolution Verte commençait à miner irrémédiablement les fondements de la société traditionnelle:
- ruine de la petite paysannerie.
- destruction de la biodiversité (des 200 000 variétés de riz en Inde, il n’en reste plus que 50).
- destruction des agricultures vivrières et du rôle de la femme dans le tissu social traditionnel.
- destruction des sols, pollution de l’air, épuisement des nappes phréatiques.
- cancérisation des populations.
- hémorragie dans les campagnes: les paysans vont s’entasser dans les villes et les bidonvilles, une aubaine pour les multinationales qui vont progressivement “délocaliser” leurs industries
occidentales vers les pays pauvres et les serfs corvéables à merci. Afin que les sociétés occidentales puissent succomber à la pathologie de l’avoir, à la consommation effrénée de “choses” à bon
marché.
Les fondements “scientifiques” de la première révolution verte sont à l’image de la science climatique du GIEC Onusien, du vent, ou plutôt une gigantesque opération de marketing et de
manipulation médiatique.
Norman Borlaug est acclamé comme le sauveur du Tiers-Monde avec ses variétés “miraculeuses”: il aurait en effet sauvé la vie d’1 milliard d’êtres humains. Des mensonges, du vent, rien que du
vent. Les variétés de riz “miracles” de l’IRRI sont supposées produire 5 tonnes/hectare. Actuellement, en fait, en Inde par exemple, la moyenne de productivité n’est que d’1,9 tonne/hectare.
[73] Il n’en fut jamais ainsi avant la révolution verte:
«Les descriptions de scènes rurales de l’Inde antique par les voyageurs Chinois Fa Hien (5 ème siècle) et Huang Tsang (7 ème siècle), par François Bernier (1656-1688) et par M. Le Tavernier
(18 ème siècle) sont peut être colorées de romantisme mais il semble, néanmoins, que les inscriptions sur les temples de l’Inde du sud confirment leurs perceptions. On peut déduire de ces
inscriptions (9ème au 12ème siècles) que les rendements de riz, par exemple, étaient remarquables. Elles mentionnent des rendements de riz à Tanjavur de l’ordre de 12 à 18 tonnes par hectare, de
13 tonnes par hectare à Coimbatore et de 14,5 tonnes par hectare dans le sud Arcot! (...) De nombreux rapports des officiels de l’administration Britannique, tels A. Walker (1820) et Dr. J. A.
Voelcker (1893) mettent également en exergue des exemples surprenants de l’abondance en Inde. Un des rapports les plus détaillés émane de Thomas Barnard. Au 18ème siècle (vers 1770), Thomas
Barnard, ingénieur Britannique, réalisa une enquête dans le district de Chengalpattu, près de Madras, qui couvrait 800 villages. Les résultats mettent en valeur une moyenne de productivité de
3600 kg par hectare pour les riz de rizières et de 1600 kg par hectare pour les riz cultivés en sec. Dans 130 villages, la productivité moyenne de riz de rizière était de 8,2 tonnes par hectare
mais, dans de nombreux villages, cette productivité dépassait même les 10 tonnes par hectare. (...) En 1804, la productivité du blé en Inde était presque le triple de ce qu’elle était en
Angleterre. En 1903, la production de blé dans la région d’Allahabad était aux alentours de 4 tonnes par hectare». [72]
Les mêmes commentaires émanent de l’administration coloniale Hollandaise [08]: la consigne, à tous les
administrateurs coloniaux, depuis 1870, était de surtout oeuvrer à “améliorer” les systèmes agricoles traditionnels locaux déjà tellement performants.
En fait, en Inde - et cela a été habilement soustrait de l’histoire officielle - le grand génie du riz, le Professeur Richcharia travailla à redévelopper un nouveau centre de recherches sur le
riz après qu’on lui eut volé toute sa collection de riz pour la transférer à l’IRRI aux Philippines, sous contrôle Fondation Rockefeller et Swaminathan, le “père” de la révolution verte en Inde,
et très grand ami de Monsanto. De 1971 à 1977, il redéveloppa une collection de 17 000 variétés de riz à Raipur dans l’état du Madhya Pradesh (avec un budget de 2000 dollars par an!). Il
travaillait avec des variétés traditionnelles qui produisaient jusqu’à 9 tonnes/hectare, quasiment le double de l’optimum supposé des riz “miracle” de l’IRRI. En 1977, la Banque Mondiale offrit
une subvention de 3,5 millions de dollars pour un projet agricole dans le Madhya Pradesh, en échange de quoi le gouvernement Indien fermait le centre de Richcharia qui, avec ses vieilles variétés
de riz, faisait de l’ombre à IRRI/Rockefeller. [17] Et tout cela alors même que dès 1972, les experts agronomes (ceux qui n’étaient pas vendus à Rockefeller ou à Union Carbide) remettaient en cause la révolution verte de
par le fait que les paysans ne pouvaient pas se payer les fertilisants de synthèse et, bien sûr, les pesticides car les variétés “miracle” de l’IRRI étaient décimées par les insectes et les
maladies: les paysans perdaient de 30 à 100% des récoltes.
Rockefeller, Banque Mondiale, Professeur Swaminathan, Union Carbide, IRRI: nous avons véritablement à faire à une mafia crapuleuse! Quant à Norman Borlaug, il fut récompensé, pour ses variétés
supposément “miracles” d’un prix Nobel de la Paix, ce qui à notre époque est loin d’être une référence puisque même Henri Kissinger le reçut!
L’ironie climatique de l’histoire, c’est que Norman Borlaug, le père de la révolution verte, récemment décédé à l’âge de 95 ans, ne se priva pas de dénoncer l’imposture du “réchauffement
climatique anthropique”. Norman Borlaug faisait partie de la liste déposée au Sénat des 700 scientifiques dissidents. [182] (une infime
partie des 32 000 scientifiques qui ont signé une pétition dénonçant l’arnaque climatique). [183] Jusqu’à la fin de sa vie, il clama haut et fort que le danger pour l’agriculture planétaire,
ce n’est pas une montée des températures, mais bien plutôt un refroidissement global. [74]
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