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Le contraire du Courage, c’est le conformisme, c’est l’acceptation d’être comme tous les autres ou d’être comme les autres désirent que l’on soit.  Il faut  du Courage pour se tenir debout face à ses rêves, ses principes et ses valeurs.

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Le Courage c'est quand la Raison entre en Action,
pour un  Engagement   Altruiste.

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Il ne sortira rien du Sommet de Copenhague, sur le plan du climat, car les émissions anthropiques de CO2 ne peuvent contribuer ni au réchauffement planétaire ni au refroidissement planétaire. La science à façon du GIEC est à l’image de la science agronomique moderne qui a oublié que le sol est un organisme vivant et non pas le réceptacle inerte d’un cocktail de poisons et de fertilisants de synthèse; à l’image de la science médicale moderne qui a oublié que le corps humain est un organisme vivant et non pas le réceptacle d’un cocktail d’aliments empoisonnés, de vaccins pourris et transgéniques et de remèdes de synthèse iatrogéniques. La science réductionniste du GIEC a réussi l’exploit de réduire le climat de l’être planétaire à une équation unique à une seule molécule, le dioxyde de carbone; elle a oublié que l’être planétaire est un organisme vivant dont la complexité échappe, et échappera toujours, à la petite compréhension du bipède qui s’est auto-proclamé le maître de la création; et elle a évacué de sa vision globale climatique la présence du soleil et de l’entièreté du cosmos. C’est une immense farce.

Dominique Guillet - Président de KOKOPELLI

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La liste des pratiques agro-écologiques permettant de régénérer les sols agricoles est longue: le compost, les engrais verts, le BRF, les Microorganismes du Professeur Teruo Higa, l’agriculture de Fukuoka, la permaculture, les préparats de la biodynamie, les purins d’ortie et autres extraits fermentés, etc.

Et, bien sûr, la Terra Preta, “Black Earth”, les terres “noires” d’Amazonie. S’il est une technique qui illustre à merveille notre propos, la Révolution par le Carbone, c’est bien celle-là. Le cadre de cet article ne nous permet pas de développer cette technique quasi-miraculeuse (du point de vue de la science qui depuis 20 ans n’a pas réussi à en percer les mystères) et nous renvoyons le lecteur à des articles qui se trouvent sur la toile, ou au chapitre consacré à ce thème dans l’ouvrage “1491” et à un article de Bernard Leclercq, d’Auroville en Inde, sur le site de Liberterre.

N’est-il pas proprement fantastique que la Terra Preta (des “terres noires” créées par l’incorporation de charbons de bois activés en sus de débris de poteries d’argile et d’autres matières carbonées) puisse perdurer dans le sol durant des milliers d’années (qui plus est dans des zones tropicales où le lessivage est tel que les sols sont normalement très pauvres) et se “régénérer” naturellement au fil des années! Un gramme de charbon actif possède une surface “éclatée” de 500 mètres carrés.

Cela fait des années que nous avons mis en application les “Terra Preta” dans le sud de l’Inde: en l’espace d’une saison, des cultures de légumineuses croissent à 20 cm de hauteur, dans des sols hyper pauvres, et à 1m50 dans les mêmes sols agrémentés de ces charbons de bois actifs.

L’auto-régénération des sols agricoles par les charbons de bois actifs: c’est véritablement tout un programme politique.

Dominique Guillet Président de KOKOPELLI

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Nul homme ne peut vous révéler quoi que ce soit qui ne sommeille déjà dans l'aube de votre connaissance.
Car la vision d'un homme ne prête pas ses ailes à un autre homme.
Et comme chacun de vous se tient seul dans le savoir de Dieu ainsi chacun de vous doit rester seul dans sa connaissance de Dieu et dans sa compréhension du monde.
                Le Prophète - Khalil Gibran

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  • L'Esprit d'Enoch
  • Homme
  • 07/04/1963
  • Paris
  • politique écologie économie mes enfants
  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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Un banquier suisse annonce la fin de l’euro

Article placé le 20 mai 2010, par Mecanopolis

Dans un incroyable entretien accordé hier au quotidien suisse La Tribune de Genève, Alexandre Wohlwend, patron d’Arabesque Wealth Management, est convaincu que l’euro ne survivra pas à la crise actuelle. Mieux que ça, il confirme nos prévisions les plus sombres sur les évènements en cours : pour que la monnaie unique se maintienne, il faudrait aligner au même niveau toutes les économies des pays de la zone euro, ce qui est exactement ce que le pouvoir autoritaire européen est en train de mettre en place avec la mise sous tutelle des Etats concernés.

S’exprimant sans langue de bois, M. Wohlwend explique également que « les États-Unis ont planifié et souhaité la création de l’euro, avec la complicité de la Communauté européenne, pour contaminer l’Europe avec leur concept de mondialisation ».

Comme cet entretien n’est pas disponible sur le site internet du quotidien, nous en plaçons ci-dessous les principaux extraits, ainsi que le fac-similé de la version imprimée.

Mecanopolis

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Alexandre Wohlwend à La Tribune de Genève (extraits) :

Je considère que la constitution de l’Europe autour de la monnaie unique est un non-sens politique, économique et culturel. L’Histoire à montré que toute monnaie plurinationale est vouée a exploser s’il y a des déséquilibres dans les économies qui la partagent. (…)

L’euro n’échappera pas à la règle car les différences culturelles et économiques en Europe son énormes. La crise grecque n’est que le premier symptôme. (…)

Cela pourrait être très rapide. J’estime qu’avant cinq ans les pays européens auront largement commencé à se retirer de la zone euro. (…)

[Le plan de 750 milliards est] une fuite en avant. (…) L’Europe est euphorique car elle est droguée à la dette. Cette solution ne fait qu’augmenter la dose de la drogue en créant encore plus de dettes ! Tout cet argent sera finalement ponctionné auprès des contribuables, ce qui risque d’entrainer une crise sociale importante. (…)

Ce sont les États-Unis qui ont planifié et souhaité la création de l’euro, avec la complicité de la Communauté européenne, pour « contaminer » l’Europe avec leur concept de mondialisation et de profits maximum à court terme. Le problème, c’est qu’ils ont créé un endettement abyssal et démantelé leur industrie, rapidement imités en cela par les États européens. En outre, depuis qu’ils ont séparé le dollar de l’étalon-d’or, ils ont créé de la monnaie à tout va, jusqu’à faire baisser de 98% la valeur du billet vert par rapport à l’once d’or. Le dollar est lui aussi moribond et la disparition de l’euro lui profitera en lui permettant de rester momentanément en vie. (…)

Avec 2200 milliards de dollars que la Chine détient en bons du Trésors américains, chaque chinois possède une créance virtuelle de 15′000 dollars envers les États-Unis. Pour l’instant, il n’est pas dans l’intérêt de la Chine de voir chuter la monnaie américaine ; elle continuera donc à augmenter ses réserves en bons du Trésors, qu’elle finira par utiliser pour acheter des pans entiers de l’industrie américaine. Et fera vraisemblablement de même, dans la foulée, avec les pays occidentaux si ces derniers ne se protègent pas par un retour à leur souveraineté monétaire et territoriale, visant à la reconstruction d’un tissu industriel, seul gagnant d’une stabilité économique à long terme.

Propos recueillis par Emmanuel Barraud, pour la TdG

 

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AUX ARMES CITOYENS: L'ATTAQUE SUR LA FRANCE EST EN COURS
du 14 au 15 mai 2010 : Je ne sais pas qui sont les conseillers "financiers et bancaires" de Nicolas Sarkozy hormis Pebreau, mais ils sont nuls, y compris Pebreau. Ceux qui lui ont dit que le plan de sauvetage de dimanche dernier sauvera l'euro, etc, se sont ramassés, alors que je ne cesse de dire ici depuis 2 mois qu'une attaque massive se préparait contre la France pour pousser sa dégradation afin de nous forcer à payer plus cher sur les Bons du Trésor. L'euro est en train de s'écrouler, des infos sortent dans la presse espagnole et anglaise affirmant que Sarkozy a menacé Angela Merkel de quitter l'euro si on ne sauvait pas la Grèce. Le problème n'est pas là. C'est de la poudre aux yeux. Sarkozy a été manipulé et là il va se prendre le bouclier anglo-saxon dans la figure, signé Obama-Dollar. Il y a 55.000 milliards de dollars de "shadow banking" (anglo-saxon pour 80%) en circulation et ce problème n'a pas été réglé. C'est la fusion nucléaire qui continue, mais on veut vous faire croire que c'est la Grèce. C'est faux. Le système américain est en train de détruire l'euro pour sauver le dollar et aspirer tout l'argent de l'Europe pour le ramener vers les US. Obama donne des ordres à Sarkozy, à Merkel, à Zapatero, au Portugal, les obligeant à instaurer des plans d'austérité. C'EST UNE ARNAQUE GEANTE! CETTE REVUE DE PRESSE VOUS L'A MONTRE NOIR SUR BLANC DEPUIS AOUT 2009, IL SUFFIT DE LIRE. C'est une main géante qui s'est abattue sur la Grèce pour déstabiliser l'euro. Et quand la note de la France sera dégradée, vous verrez hélas que seul ce blog vous a tout annoncé à l'avance (avant même Zero Hedge qui a vu aussi l'opération) sur la base d'une dépêche anodine le 8 mars. D'ailleurs, voyez ce papier de Zero Hedge d'aujourd'hui "Euro Plunges As France Downgrade Rumor Emerges. 05/14/2010 08:53. The country that Zero Hedge has long claimed is the glossed over black sheep that will take down the core of the eurozone is about to be downgraded". PETIT RAPPEL DU 8 MARS 2010 que je vous avais demandé d'envoyer, de publier, d'imprimer et de donner à tous ceux que vous connaissez:

 

ALERTE: L'ATTAQUE SUR LA FRANCE A COMMENCE !
du 8 au 10 mars 2010. Je vous l'avais dit, prédit et annoncé maintes fois, et voici, un fil anglo-saxon est tombé signifiant discrétement que les chiens ont été lachés (selon l'expression de François Mitterrand) dans cette guerre financière et qu'ils vont se rassembler en meute dans les semaines à venir pour dépecer la France et la forcer à monter les taux. Attention, ça veut dire "FORCER LA FRANCE A PAYER UN TAUX D'INTERET PLUS ELEVE" aux sociétés de fonds de pension genre Pimco et autres "investisseurs institutionnels" qui achètent nos bons du trésor... C'est Jeremy Gaunt, European Investment Correspondent à Londres pour Reuters qui signe ce papier: "French debt coming under investor scrutiny"... Noooonnn j'y crois pas... Quelle coïncidence... Les "investisseurs", ces gens qui ont été lessivés par Wall Street en 2008 et 2009, se posent des questions métaphysiques sur la France... Ma bonne dame, vous vous rendez compte... Ils se "posent des questions"... et trouvent que nos bons du trésor sont trop chers pour ce que c'est, et surtout que la France va être endettée à presque 84%... Ecoutez la suite: "As a result, other euro zone paper, including Germany's and -- perhaps surprisingly -- Italy's, could be in... "France has been lumped as a core euro zone economy. To our mind the budgetary situation is not as good as the pricing suggests," said Richard Batty, an investment director at Britain's Standard Life Investments. "It is being priced as though there isn't a budget problem" he said. ... The cost of insuring French debt through CDS, meanwhile, is around 43.400 euros per 10.000.000 euros of exposure, less than 10,000 euros more than for German debt and cheaper than the Netherlands". Cela veut dire que les Pimco, et autres grands "fonds" vont acheter du BdT italien, hollandais et allemand, mais pas français. Au secooours. Sauf si Marianne remonte son % à par exemple 4%.... J'ai une idée pour les gens de France Trésor (voir leur pub pathétique plus bas): "Parfumez nos Bons du Trésor avec du Chanel 5 (sur 5 ans), du Chanel 19 (sur 20 ans) et avec du Shalimar sur les bons à 30 ans... Ca devrait marcher"... En dernier recours, France Trésor peut aussi parfumer tous les bains du trésor avec AXE. Mais ca n'attire que les banquières et les investisseuses... Postez, publiez, faxez, affichez, envoyez cet article partout où vous le pouvez, formez vos bataillons, afin que le plus grand nombre de Français soient prévenus: les vampires ont sonné l'assaut sur Marianne comme ils l'avaient fait en toute discrétion il y a un an sur Athéna... La machine média anglo-saxonne va se mettre en route. A nous de la bloquer.

Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2010


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QUI EST LE PATRON DE L'EUROPE ? REPONSE: OBAMA
du 17 au 19 mai 2010 : C'est drôle cet article: "Who's running Europe? Now Obama pressures Spain over cuts after whispers he advised Merkel on saving the euro". L'article explique tout ce que fait Obama pour régler les problèmes monétaires européens, et ma foi, nous sommes revenus en 1944. Plan Marshall. Lire le Daily ici. MAIS: de son côté, l'ancien patron de la Réserve Federale des dollars Mickey, Paul Volcker himself a dit que l'euro va se désintégrer... Tiens, tiens... "A stark warning that the euro could 'disintegrate' came yesterday from key White House adviser and former Federal Reserve chairman Paul Volcker. Speaking at the Mansion House in the City, Volcker said 'there is a great risk of the potential disintegration of the euro' in the wake of the recent crisis in Greece". Lire la suite dans le Daily ici. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2010


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Dupont-Aignan : "Sortons de la monnaie unique en bon ordre, il est encore temps"

Marianne, le 15 mai 2010, propos recueillis par Alexis Lacroix

Comme chaque semaine, Marianne laisse carte blanche à deux invités. Pour Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne et leader de Debout la République, l’euro est le véritable enjeu de 2012.

Après le mirage du sarkozysme, voici venu le temps du mirage de l’antisarkozysme. Il suffirait de changer l’excentrique locataire de l’Elysée, de supprimer son totémique bouclier fiscal, pour que tout rentre dans l’ordre. Les candidats, notamment à droite, se bousculent en vue de 2012.

Mais expliquer le désamour des Français pour leur président par sa difficulté à habiter la fonction ne suffit pas. Car l’ampleur de la disgrâce tient surtout à l’immense désillusion des Français qui avaient cru à sa rupture avec la pensée unique et attendaient des résultats sur l’emploi, le pouvoir d’achat, la sécurité, la maîtrise de l’immigration… Celui qui défiait la pensée unique en est devenu le symbole, les actes n’ont pas suivi les discours.

Malheureusement, comme lui, ses rivaux de l’UMP et du PS ont capitulé face à une mondialisation inhumaine et ne divergent que sur la forme et la couleur du pansement à appliquer sur les plaies à vif d’une France qui s’embourbe chaque jour davantage dans la régression économique et sociale. Pour vaincre la maladie du chômage de masse qui gangrène notre société, il faut plus qu’un pansement. C’est tout l’enjeu de 2012. Pour gagner la bataille de l’emploi, il faut relancer la croissance, et donc tout miser sur la compétitivité de notre pays. Cela exige une vraie rupture cette fois. Rupture au niveau national avec les clientèles, les réseaux, les lobbies, car la somme des intérêts particuliers n’a jamais fait l’intérêt général. Cela passe par une révolution fiscale (modulation de l’impôt sur les sociétés selon l’utilisation des bénéfices, TVA sociale,…) favorisant enfin l’investissement, l’innovation, la production localisée sur le territoire français. Cela passe encore par un grand coup de pied dans la fourmilière de l’oligarchie bancaire

Mais la rupture doit aussi se faire au niveau européen pour sortir de l’asphyxie de l’euro cher, du dogme de la concurrence et du libre-échange déloyal. Veut-on dans cinq ans ressembler à la Grèce saignée par des Diafoirus, le fameux médecin de Molière ? Voilà pourquoi, si l’on veut retrouver une dynamique de croissance, et retrouver une marge de manœuvre pour investir dans l’avenir, la sortie de l’euro est une urgence absolue. Sortir maintenant en bon ordre de la monnaie unique, ou le faire d’ici à quelques années de manière subie, dans le chaos le plus complet et après une cure d’austérité aussi inutile que dévastatrice pour notre économie, tels sont les termes du choix qui se pose à nous.

Il ne faudra pas compter sur ceux qui ont inventé la monnaie unique pour défaire ce système malthusien, tant ils paraissent résolus à entraîner les peuples dans leur fuite en avant, jusqu’à l’abîme. Ils ont tort de lier le sort de l’Europe à celui de la zone euro, car c’est tout au contraire en rendant aux monnaies nationales leur liberté que l’on permettra à l’Union européenne de relever les défis de l’avenir, à travers des coopérations à la carte, scientifiques, technologiques, industrielles, environnementales…

C’est tout le sens de la pétition nationale lancée par Debout la République. Ce débat, majeur, sera bel et bien au cœur de la prochaine élection présidentielle.

* Député de l’Essonne, président de Debout la République.


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Pour sortir de la pensée unique : un changement de paradigme en Europe ?


L’espèce humaine s’est construit des règles pour échanger des biens ou des services. Ces règles reflètent la manière dont les hommes voyaient le monde autrefois : un monde où la pénurie faisait rage où pour se procurer le nécessaire pour vivre, il fallait déposséder autrui ou l’affaiblir, un monde où il fallait dominer et croître, l’un n’allant pas sans l’autre.

Puis ce monde a changé, grâce aux machines et à une meilleure connaissance des besoins des plantes et des animaux, les hommes sont devenus capables de produire plus qu’ils n’ont besoin. Cependant, le formatage mental issu du passé de pénurie les rend incapables de partager et on a pu voir depuis la crise internationale de 1929 que le système économique devenait inapte à gérer l’abondance. Pouvaient co-exister simultanément des surplus agricoles et des hommes affamés et depuis à l’échelle de la planète cela continue. En 2006, quelques centaines de milliardaires en dollars (746 en mars 2006 soit 18% de plus qu’en 2005, 891 en avril 2008) cohabitent avec plus de deux milliards d’êtres humains qui n’ont même pas un dollar par jour pour subvenir à tous leurs besoins. Dans ce cas, la pauvreté et la dignité ont été remplacées par la misère sans nom pour une part importante de l’humanité.

Pour changer ce système de pensée : il y a trois points à modifier ; le point 3, le plus important, est dépendant des points 1 et 2.

POINT 1 :Toutes les doctrines économiques officielles reposent sur la gestion des ressources rares, or le problème actuel des humains : c’est comment écouler des surplus de produits agricoles ou industriels, de services, comment utiliser un surplus de main d’œuvre (22 millions de personnes au chômage en Europe), des productions artistiques, des diplômés…. Bref, comment gérer l’abondance ?
Construire une gestion de l’abondance qui implique le partage solidaire et la « fabrication de clients ou d’acheteurs » est possible, les théories existent (Gessel, …) et les applications aussi (le plan Marshall, Ithaca, les S.E.L.s…)

POINT 2 : La création monétaire a été confisquée par des règles comptables au profit d’une minorité. Depuis 1972, plus aucune monnaie n’est dépendante d’une contre-partie matérielle : la monnaie dans chaque pays est donc une création ex-nihilo qui ne dépend que de la volonté de quelques-uns, les grands argentiers : banque mondiale, FMI, les banques centrales…

Si la monnaie n’était pas confisquée : rien n’empêcherait les humains, quand cela ne nuit pas à l’environnement, de satisfaire des besoins, si ce projet correspond à un désir et si les ressources matérielles et humaines sont suffisantes. Or, le système de pensée hérité du passé mais satisfaisant les besoins de dominance, nous condamne à quatre « maux » qui s’engendrent mutuellement :
1 - l’inflation qui gêne ceux qui vivent de la rente de l’argent (depuis Raymond Barre dans les années 70, l’inflation a été combattue comme le Mal absolu par les grands argentiers)
2 – ou, sinon, le chômage qui gène beaucoup moins les rentiers (l’entreprise peut aller mal et licencier ses employés mais les actionnaires et ceux qui vivent des stock options s’en sortent souvent bien)
3 - ou le déficit budgétaire (maintenant interdit ou faiblement toléré en Europe par les accords de Maastricht !) qui pourrait créer la monnaie manquante comme le font les USA pour faire la guerre çà et là (mais, ce déficit pourrait être utilisé pour transformer la terre en écosystème équilibré plutôt qu’en le déséquilibrant en dé-fossilisant le carbone comme ils le font)
4 - et, enfin, le quatrième : le déficit du commerce extérieur, il fait courir un risque réel à l’économie, car tout ce qui se fait à l’extérieur d’un pays doit être payé avec de la monnaie devise, qui n’est pas créée ex-nihilo par le pays acheteur. Les délocalisations favorisent ce déséquilibre, mais tout excédent du commerce extérieur est une agression pour les autres pays, les échanges avec chaque pays devraient être strictement équilibrés pour que l’un ne soit pas affaibli par l’autre. Or la solution actuelle trouvée pour la France, l’Europe et le monde entier c’est vendre, vendre à l’étranger pour compenser la fermeture des entreprises et les délocalisations, comme si un pays était une épicerie, en oubliant que chaque fois que la France gagne des parts de marché (exemple : Airbus / Boeing), l’entreprise de l’autre pays privée de ces parts va devoir licencier.

Parmi ces quatre maux, deux sont virtuels (l’inflation et le déficit du budget intérieur) et sont sans conséquences réelles depuis que la monnaie est dématérialisée tandis que les deux autres (le chômage et le non équilibre des commerces extérieurs) laminent l’humanité.

Pour compenser ces quatre maux, les hommes vont chercher leur salut dans la croissance, elle est devenue « financièrement nécessaire » dans ce système de pensée ou paradigme pour compenser le fait que les machines produisent toujours plus et à plus bas prix. Les règles qui en découlent, jettent les hommes dans la concurrence sans merci. Grâce au chômage, le système de pénurie est rétabli, la loi du plus fort s’est déguisée, cette fois-ci avec « la loi du plus rentable (sur le plan financier et à court terme) ». À titre d’exemple, l’emploi du titulaire d’un doctorat va être fragilisé par celui qui accepte de travailler pour le salaire minimum, celui-ci sera fragilisé par ceux qui acceptent le travail au noir dont l’emploi sera, à son tour, fragilisé par les « sans papiers » et au bout de cette chaîne d’affaiblissement, on trouve l’esclave ou son équivalent : le prisonnier, politique ou pas, dans certains pays.

POINT 3 : De ces différents maux artificiellement construits par les hommes, le plus dangereux est la croissance, il nous fait oublier que les ressources sur notre planète sont limitées et avec elles notre survie. La dé-confiscation de la monnaie qui est à la portée de tout groupe humain qui le décide, rappelons qu’il ne s’agit que d’une création ex-nihilo, mais elle doit être faite pour être exclusivement au service de projets qui respectent les écosystèmes de la biosphère. La recherche de la décroissance sur le plan énergétique doit être une priorité vitale et quand l’argent ne manque pas ne nombreuses solutions jugées non rentables sur le plan financier dans l’ancien paradigme, le deviennent dans le nouveau. Par exemple, des millions d’emplois peuvent être mis au service de l’entretien et la création de forêts ou d’utilisation des jachères pouvant produire des carburants « verts » recyclant le carbone de l’atmosphère, donc sans rajouter de carbone fossile (pétrole, charbon, gaz naturel,…). La recherche de cette décroissance énergétique pourrait s’accompagner d’une augmentation du recours aux services humains ne consommant pas de matières non-renouvelables et participant à la qualité de la vie.

Que chacun essaye d’imaginer ce qu’on pourrait faire sur cette planète si l’argent ne manquait pas et si on s’interdisait de maltraiter les écosystèmes qui nous ont engendré et dont on dépend pour rester en vie, nous, nos enfants et ceux des autres.

Daniel Favre – Juin 2008

Notes:
1 Un paradigme représente une construction mentale auto-référencée et localement cohérente faite de diverses théories et conceptions du monde, de méthodes et de valeurs. Lorsqu’un paradigme est partagé par un grand nombre, il définit la « réalité » pour ceux qui s’y réfèrent, penser autrement devient alors de plus en plus difficile et socialement dangereux.
2 Selon la F.A.O., dans les années 90, les seuls agriculteurs américains produisaient assez de blé pour subvenir aux besoins nutritionnels minimums de tous les habitants de la Terre, selon l’ONU en 2008 seront produits 666 millions de tonnes de riz soit environ 300 grammes de riz par terrien et par jour.
3 http://www.forbes.com/worldsrichest/
4 http://www.onnouscachetout.com/themes/economie/ajh-00-un-autre-regard-sur-l-economie.php
Silvio Gesell - L’ordre Économique Naturel (Ed’Uromant-Bruxelles-1918)
5 D. FAVRE et Ph. FOUCOU (1995) : La crise économique : un problème d'économie ou d'épistémologie ? in Le Symposium écrit, 9ème livraison, août, de l'Institut de la Méthode, CH-2501 Bienne, 3-13.
Daniel Favre – Juin 2008

Créé par: AJH Dernière modification: Mardi 18 de Mai, 2010 13:01:52 CEST par AJH


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Agonie de l'euro : les eurocrates au bord de la crise de nerfs !

Par Nicolas Dupont-Aignan le mardi, mai 18 2010, 19:05 - Lien permanent

L'histoire s'accélère.

Nous vivons un moment très particulier de l’histoire européenne.

Après nous avoir expliqué pendant des années que l’euro c’était plus de croissance et moins de dette, que l’euro allait rapprocher les économies, qu’il allait nous prémunir des attaques spéculatives internationales, on nous explique maintenant avec la même suffisance, que la situation serait pire sans l’euro et qu’il faut simplement instaurer un gouvernement économique.

En effet, les dirigeants européens prisonniers d’une vraie religion d’état, du dogme de l’euro, ne veulent pas admettre l’échec de la monnaie unique et répètent en boucle un discours convenu et incantatoire qui ne résout rien.

Car quel gouvernement économique ? Avec quelle légitimité et pour mener quelle politique ?

L’incohérence des dirigeants européens est abyssale.

Madame Merkel, par exemple, vient de déclarer qu’elle refusait une « Union faite de transferts financiers », une semaine après avoir accepté un engagement de plus de 100 milliards d’euros !

Refuser les transferts financiers au sein de la zone euro, c’est bien évidemment condamner la monnaie unique. Tous les économistes savent en effet que pour qu’il y ait une monnaie unique il faut, d’une part une mobilité des travailleurs sur le territoire de cette monnaie, d’autre part une solidarité financière importante.

Mais l’incohérence est aussi du côté du gouvernement français qui passe sa vie à nous expliquer que l’euro nous protège alors même qu’il dissuade les entreprises d’investir en France, qu’il est la cause d’un chômage de masse persistant, et que notre déficit extérieur, notamment vis-à-vis du Nord de l’Europe, a explosé au cours des dernières années.

Monsieur Trichet de son côté ne sait plus très bien où il en est car sa main droite refuse la monétisation de la dette que sa main gauche est en train de mettre en œuvre.

Tout ce petit monde ne comprend pas que la réalité économique s’impose à tous et qu’on ne peut pas retrouver la croissance qu’ils invoquent sans arrêt, sans avoir un système monétaire souple qui corresponde à la structure des économies. En défendant l’euro, ils croient tous défendre l’Europe alors qu’ils ne font, en fin de compte, que la tuer à petit feu.

A force, en effet, de lier le sort de l’Union européenne à une zone euro trop laxiste pour les Allemands et trop rigide pour les Espagnols, ils vont faire détester l’Europe aux Européens.

Voilà pourquoi le retour aux monnaies nationales est le préalable à un nouveau départ pour l’Union européenne. Il y a urgence.

Pendant ce temps, la Chine, le Brésil, l’Inde, laissent déprécier leur monnaie pour gagner des parts de marché, mettent en œuvre un protectionnisme déguisé pour défendre leurs plus belles entreprises et investissent massivement dans l’éducation, la connaissance, la science.

Bâtir des coopérations industrielles à la carte, multiplier les partenariats scientifiques, faire revenir les dizaines de milliers de chercheurs européens exilés aux Etats-Unis, redonner une dignité par le travail et un espoir aux jeunes générations, mettre en œuvre une politique familiale pour renouveler la démographie… voilà les vrais défis.


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La sottise des dirigeants est sans limite.

Il y a 2 mois on nous expliquait que l'euro était surévalué par rapport au autres monnaies. Maintenant qu'il redevient compétitif, ces dirigeants veulent "stopper sa chute"

Oui, mais comment ?
C'est simple parait-il: il suffirait de réduire les déficits publics et donc "la dette",
Et comment ? Par une cure d'austérité.
D'ailleurs, on lit ce matin 17 mai (Boursorama):

Citation
//Et le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble plaidera "dans les prochains jours" auprès de ses collègues de l'Eurogroupe pour un "programme concerté" de réduction des déficits budgétaires, croit savoir la presse allemande.

Son homologue autrichien Josef Pröll prône lui aussi, dans un entretien à paraître lundi dans Die Welt, la mise en place d'un système de "freinage européen" pour éviter de conclure de nouvelles dettes.

M. Pröll y fait aussi part de son intention d'augmenter la pression sur le Portugal et l'Espagne.

Dans la foulée de la Grèce, ces deux pays ont déjà annoncé mercredi et jeudi de dures mesures d'austérité (baisse des salaires des fonctionnaires en Espagne, hausse de la TVA, surtaxe extraordinaire de 1% ou 1,5% selon le revenu au Portugal).

L'Italie planche elle aussi sur un nouveau tour de vis, comprenant entre autres un gel des salaires des fonctionnaires et des coupes budgétaires.

Samedi à Zagreb, le commissaire européen chargé des Affaires monétaires, le Finlandais Olli Rehn, a tenu à rassurer. "Nous ferons ce qu'il faudra pour défendre l'euro". Il est important que les marchés comprennent "que nous sommes sérieux dans notre défense de l'euro, et de la stabilité financière au sein de la zone euro", a lancé M. Rehn."//

Comme NDA l'a bien dit hier, cette cure d'austérité va nous enfoncer dans la pauvreté.
Puisque la finalité est de réduire la dette, faisons vite sauter cet article 123 du Traité de Lisbonne qui interdit à la BCE et aux Banques centrales nationales de "monétiser la dette".
Ce sera, en monétisant au moins les intérêts dus et toutes choses égales par ailleurs, un gain immédiat de de 40 et 50 milliards par an pour la France (et de 250 à 300 milliards d'euros pour l'ensemble de la zone euro) qui nous permettront de relancer l'activité et d'éviter de nous serrer la ceinture aux bénéfices des banquiers et des spéculateurs!

 

A.J. HOLBECQ économiste


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