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Il faut redonner au Citoyen le pouvoir de maîtriser à nouveau son Avenir.
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Le contraire du Courage, c’est le conformisme, c’est l’acceptation d’être comme tous les autres ou d’être comme les autres désirent que l’on soit.  Il faut  du Courage pour se tenir debout face à ses rêves, ses principes et ses valeurs.

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Le Courage c'est quand la Raison entre en Action,
pour un  Engagement   Altruiste.

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Il ne sortira rien du Sommet de Copenhague, sur le plan du climat, car les émissions anthropiques de CO2 ne peuvent contribuer ni au réchauffement planétaire ni au refroidissement planétaire. La science à façon du GIEC est à l’image de la science agronomique moderne qui a oublié que le sol est un organisme vivant et non pas le réceptacle inerte d’un cocktail de poisons et de fertilisants de synthèse; à l’image de la science médicale moderne qui a oublié que le corps humain est un organisme vivant et non pas le réceptacle d’un cocktail d’aliments empoisonnés, de vaccins pourris et transgéniques et de remèdes de synthèse iatrogéniques. La science réductionniste du GIEC a réussi l’exploit de réduire le climat de l’être planétaire à une équation unique à une seule molécule, le dioxyde de carbone; elle a oublié que l’être planétaire est un organisme vivant dont la complexité échappe, et échappera toujours, à la petite compréhension du bipède qui s’est auto-proclamé le maître de la création; et elle a évacué de sa vision globale climatique la présence du soleil et de l’entièreté du cosmos. C’est une immense farce.

Dominique Guillet - Président de KOKOPELLI

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La liste des pratiques agro-écologiques permettant de régénérer les sols agricoles est longue: le compost, les engrais verts, le BRF, les Microorganismes du Professeur Teruo Higa, l’agriculture de Fukuoka, la permaculture, les préparats de la biodynamie, les purins d’ortie et autres extraits fermentés, etc.

Et, bien sûr, la Terra Preta, “Black Earth”, les terres “noires” d’Amazonie. S’il est une technique qui illustre à merveille notre propos, la Révolution par le Carbone, c’est bien celle-là. Le cadre de cet article ne nous permet pas de développer cette technique quasi-miraculeuse (du point de vue de la science qui depuis 20 ans n’a pas réussi à en percer les mystères) et nous renvoyons le lecteur à des articles qui se trouvent sur la toile, ou au chapitre consacré à ce thème dans l’ouvrage “1491” et à un article de Bernard Leclercq, d’Auroville en Inde, sur le site de Liberterre.

N’est-il pas proprement fantastique que la Terra Preta (des “terres noires” créées par l’incorporation de charbons de bois activés en sus de débris de poteries d’argile et d’autres matières carbonées) puisse perdurer dans le sol durant des milliers d’années (qui plus est dans des zones tropicales où le lessivage est tel que les sols sont normalement très pauvres) et se “régénérer” naturellement au fil des années! Un gramme de charbon actif possède une surface “éclatée” de 500 mètres carrés.

Cela fait des années que nous avons mis en application les “Terra Preta” dans le sud de l’Inde: en l’espace d’une saison, des cultures de légumineuses croissent à 20 cm de hauteur, dans des sols hyper pauvres, et à 1m50 dans les mêmes sols agrémentés de ces charbons de bois actifs.

L’auto-régénération des sols agricoles par les charbons de bois actifs: c’est véritablement tout un programme politique.

Dominique Guillet Président de KOKOPELLI

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Nul homme ne peut vous révéler quoi que ce soit qui ne sommeille déjà dans l'aube de votre connaissance.
Car la vision d'un homme ne prête pas ses ailes à un autre homme.
Et comme chacun de vous se tient seul dans le savoir de Dieu ainsi chacun de vous doit rester seul dans sa connaissance de Dieu et dans sa compréhension du monde.
                Le Prophète - Khalil Gibran

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  • : Enoch
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  • : Homme
  • : 07/04/1963
  • : Paris
  • : politique écologie économie mes enfants
  • : Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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La dette de la Grèce s'est vendue comme un petit pain

La Grèce est pointée du doigt comme un mauvais payeur peu fréquentable, mais les investisseurs se sont pourtant poussés du coude pour souscrire à son dernier emprunt de 5 milliards d'euros, grâce à un très généreux taux d'intérêt de 6,25%. Visite dans les coulisses d'un hold up des marchés.



L’information est passée inaperçue. On disait la Grèce proche de la faillite, incapable de rembourser sa dette. Et pourtant, la République hellénique a dû refuser du monde àson guichet. Car on s’est bousculé lors de sa dernière émission de dette, comme le prouve cette note de la banque HSBC (en anglais).

Que nous apprend-t-elle ? Quand seulement 5 milliards d’euros étaient offerts sur les étales, les clients, banques, assureurs et autres hedge funds, en ont réclamé pour 21 milliards ! L’offre a donc été sur-sousrite quatre fois, ce qui est très rare. Ce succès tient en un petit chiffre : 6,25%, soit le taux d’intérêt que va devoir payer la Grèce aux investisseurs détenant cette émission, un taux exceptionnellement haut pour du « papier » libellé en euros. On flirte en effet avec des taux avoisinants le double de celui auquel l’Allemagne s’endette. Tel est le système, ancestral qui ne prête (à bon taux)- qu'aux riches.

« Le prix du risque, mon bon Monsieur. Si le pays fait défaut… », tentent d’expliquer les opérateurs. Vite dit. Il n’y a pourtant aucune ambiguïté sur ce risque: l’Europe ne laissera pas la Grèce faire défaut et encore moins faillite. Bref les investisseurs facturent à la Grèce un risque dont la probabilité de se voir avéré est extrêmement réduite sinon nulle. Comment ont-ils réussit cette performance ? La réponse tient en trois lettre : CDS.

Grâce aux CDS on peut spéculer pour pas cher

Un CDS est une sorte d’assurance souscrite par un investisseur sur le risque de défaut d’un emprunteur. Et qui dit assurance, dit prime... Comme tous les produits dérivés, l’évolution de son cours et celui de son sous-jacent (le produit dont il est dérivé) sont intimement liés. Or on peut les faire grimper avec très peu de volumes et très peu de moyens car c'est un marché relativement petit, voir minuscule... Son principal intérêt ? Faire la loi sur les prix de son sous-jacent. Bref, dès que les CDS grecs montent, les analystes et les médias cèdent à la panique et font la surenchère de  titres accrocheurs : "Les CDS grecs flambent, la Grèce bientôt en faillite".

Prenons un exemple pour mieux comprendre ce mécanisme des CDS. Imaginez que le contrat d’assurance incendie de votre maison soit à vendre. Dans ce modèle, la dette grecque est la maison, et le CDS l’assurance incendie. Si la maison brûle, autrement dit si la Grèce fait défaut, l’assurance rembourse la perte, la valeur de la maison. Du coup, si le cours de votre contrat d’assurance revendu sur le marché secondaire, comme c’est le cas des CDS, augmente, cela traduit la perception que votre maison est davantage menacée par un incendie entraînant sa valeur à la baisse. Idem pour la dette grecque. Et faisant monter le prix des CDS, les spéculateurs font fondre la valeur de la maison. Pour les Grecques, il faut désormais fournir plus de service, c’est-à-dire servir un taux d’intérêt plus important pour attirer de nouveau les investisseurs. Ce taux est aujourd’hui de 6,25%... Un miracle de la nature, puisque la plupart des institutions qui ont souscrit à l’offre peuvent s’endetter auprès de la banque centrale à 1%.
Qui ne jouerait pas ce jeu ?
Mardi 9 Mars 2010 Emmanuel Lévy- Marianne Lu 1980 fois

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OÙ IL EST QUESTION SIMULTANÉMENT DE LA STOCHOCRATIE ET DE L'ARGENT :

Je rappelle que le critère ultime des utilitaristes (David Hume, Adam Smith, Jeremy Bentham, John Stuart Mill, etc.) était le bonheur de la collectivité, comme variable d’utilité globale. C’est à un critère du même type que parvint Pareto, après plusieurs détours, lorsqu’il proposa d’optimiser une combinaison linéaire convexe des utilités élémentaires des citoyens, comme fonction d’utilité agrégée de la société. À un facteur multiplicatif près, sans incidence sur l’optimisation, cela n’est rien d’autre que l’espérance mathématique de la fonction d’utilité individuelle, sous la forme: U(x) = Somme des Pi.Ui(x), avec Somme des Pi = 1, i étant l’aléa individuel, Pi représentant la probabilité d’occurrence de la fonction d’utilité Ui(x) dans la population. C’est là que se situait un possible point d’accord, en convenant d’inclure dans les composantes de la variable vectorielle x (l’ensemble des dispositions de la société à optimiser) les biens et services publics au même titre que les biens et services privés. Nous n’avons d’ailleurs fait qu’enfoncer des portes ouvertes puisqu’on ne saurait faire de macroéconomie en niant, comme le voudraient certains, l’existence de biens et services publics nécessaires, sans encourir la disparition de l’État lui-même, et donc du “Contrat social”déjà cité lors d’un commentaire précédent.. Les utilitaristes eux-mêmes, que l’on classe souvent parmi les libéraux classiques, par opposition à l’ère aristocratique féodale qui les avait précédés, n’étaient pas pour autant en faveur d’un État minimum. Stuart Mill ne s’y était pas trompé, lui qui déclarait notamment:”la liberté individuelle n’est pas impliquée dans la doctrine du libre échange, elle ne l’est pas non plus dans la plupart des questions qui concernent les limites à imposer à cette doctrine, par exemple dans la quantité d’intervention publique qui est nécessaire”. Dès l’instant où ce point est acquis, tout le reste découle comme conséquence logique: On admet, en effet, en économie, que tous les agents sociaux ont une fonction d’utilité constructible vis à vis de tous ses arguments, pour peu que l’on interroge les dits agents convenablement (la théorie des substitutions et des préférences y pourvoie, si nécessaire, au plan méthodologique).

Dès lors, la formulation univoque du problème d’optimisation de l’économie politique, telle qu’énoncée par les utilitaristes, ainsi que Pareto, s’obtient en remarquant que: Pi = Ni/N où Ni est le nombre de citoyens ayant la même fonction d’utilité Ui(x), N le nombre total de citoyens. On voit là tout l’intérêt de la formulation fréquentielle en Ni/N par les probabilités: lorsque la population est en nombre N élevé, il est impossible d’interroger un à un les citoyens pour connaître leur fonction d’utilité. Cela devient, en revanche, plus envisageable si l’on peut disposer d’un échantillon réduit de n citoyens, où les rapports réduits ni/n=pi sont les mêmes que les rapports Ni/N, c’est à dire les probabilités Pi. Dans ce cas seulement, on peut parler d’une démarche “démocratique” car elle préserve fidèlement la représentation du peuple par la représentativité de l’échantillon.

Deux sortes d’une telle démarche ont été appliquées dans l’histoire:

- la démocratie directe par tirage au sort : c’est celle de la démocratie athénienne dans la Grèce antique, qui dura prés de deux siècles (-507 / -322). Elle possède la propriété essentielle, dite “sans biais”, que l’espérance mathématique de u(x)=somme des pj.uj(x), sur l’échantillon réduit, est la même que celle de la population totale, même si la cardinalité de j est inférieure à celle de i (autrement dit, même si toutes les fonctions d’utilité ne sont pas représentées). C’est si vrai que cela s’applique en particulier au tirage au sort d’un seul représentant, dont l’espérance reste non biaisée. C’était là tout le sens de la “Stochocratie”.

- la démocratie indirecte par délégation élective : c’est celle appliquée de nos jours par les “démocraties occidentales”. Elle consiste théoriquement à regrouper les citoyens qui se reconnaissent tous la même fonction d’utilité Ui(x) qu’un des leurs, qu’ils élisent comme représentant dans l’échantillon réduit des uj(x). Elle nécessiterait i=j, donc la même cardinalité, d’où l’adverbe “théoriquement” ci-dessus, car ce n’est jamais le cas en pratique. Dans tous les cas, le citoyen doit se prononcer pour celui des représentants qui lui paraît “proche” avec tous les inconvénients biens connus qu’évitaient les grecs: démagogie, influence de l’éducation, de la position sociale, de la fortune, etc.

LA DÉMOCRATIE POLITIQUE PAR LE TIRAGE AU SORT

C’est ici qu’il convient d’apporter un démenti flagrant aux inepties du libéral forcené évoqué au début, dès ses deux premières phrases: “Tirage aléatoire et stochocratie sont des utopies jamais réalisées dans l’histoire. On remarquera que les Athéniens tiraient au sort parmi les nantis, ce qui est fort peu aléatoire.” Le lecteur pourra se convaincre de l’inanité de ces deux phrases par un simple clic sur le mot “Stochocratie” qui offre, comme premiers commentaires, ceux de Wikipédia. Il y lira notamment que les candidats (car il fallait être volontaire) au tirage au sort n’étaient guère “nantis” que de leur âge (plus de trente ans), outre des vérifications a posteriori sur leurs garanties de moralité et la possession de toute leur raison. C’était le cas pour la plus importante des institutions, le Conseil des 500 (notre assemblée nationale). C’était aussi le cas de la moitié des magistrats du Gouvernement des vingt. Seuls étaient élus ceux des magistrats qui avaient des responsabilités militaires, ce qui était le cas des dix “stratèges” du gouvernement, qui comportait par ailleurs dix “archontes” tirés au sort susceptibles de les contrebalancer. On peut y lire également les appréciations d’Aristote (La politique) et de Montesquieu (L’esprit des lois) qui considéraient tous deux que le tirage au sort était démocratique par nature, alors que l’élection était oligarchique ou aristocratique. Rappelons que cette ère de démocratie directe du siècle de Périclès (-507 / -403) et de celui de Démosthène (-403 / -322) représente la plus brillante civilisation dans la mémoire des hommes, celle que l’on nomme encore aujourd’hui “le miracle grec”. Elle atteignit des sommets en: - philosophie (Socrate, Platon, Aristote) - sciences (Pythagore, Démocrite) - théâtre (Sophocle, Euripide, Aristophane) - sculpture (Phidias, Praxitèle) - architecture (Parthenon, etc.) Sur la signification de la stochocratie pour les Athéniens…et d’autres, des indications précieuses figurent dans:

BERNARD MANIN: PRINCIPES DU GOUVERNEMENT REPRESENTATIF (Flammarion, 1996)

“On ne réfléchit plus guère, à présent sur l’usage politique du titage au sort. Le sort n’appartient plus depuis longtemps à la culture politique des sociétés modernes, où il il apparaît aujourd’hui avant tout comme une pratique bizarre. On sait ,sans doute qu’il était utilisé à Athènes et on le remarque parfois, mais surtout pour s’en étonner. L’énigme principale semble être que les Athéniens aient pu avoir recours à pareille procédure. La connaissance pourrait cependant gagner à un renversement du point de vue habituel qui tend à faire de la culture présente le centre du monde. Il y aurait peut-être avantage à se demander plutôt: comment pouvons-nous ne pas pratiquer le tirage au sort, nous qui nous proclamons démocrates?” “
Les Athéniens, sans doute, ne connaissaient pas le concept mathématique de probabilité. Celui-ci ne fut inventé qu’au XVIIe siècle … Il n’est peut-être pas impossible, cependant, que la réflexion sur l’usage politique du sort ait conduit à une intuition approchant la notion de chances mathématiquement égales, malgré l’absence d’instruments permettant de la conceptualiser. Il était vrai, en tous cas, que le sort avait pour effet de distribuer quelque chose d’égal selon le nombre (to ison kat’arithmon) … Ce qui était distribué de façon égale par le sort, ce n’était donc pas exactement le pouvoir mais la probabilité, au sens mathématique d’accéder au pouvoir.” “Le sort jouait un rôle, il est vrai limité, dans les comices du peuple Romain. Les républiques italiennes du Moyen Âge et de la Renaissance sélectionnaient souvent leurs magistrats par tirage au sort.

À Florence, la cité de Machiavel, le foyer intellectuel de l’humanisme civique et du renouveau républicain, le tirage au sort des magistrats était une institution centrale du régime républicain. Venise, enfin, la “Sérénissime République” dont la longévité fascinait les observateurs, pratiqua une certaine forme de tirage au sort jusqu’à sa chute, en 1797.” L’ouvrage cité répond également, sans le savoir, au libéral forcené qui clamait: “Un vrai tirage aléatoire pourrait très bien amener à l’Assemblée Nationale quelques centaines de banlieusards RMIstes…”
et, avant cela: “…même un idiot peut piloter (les tirages au sort des leaders peuvent faire ces types de surprises) et tôt ou tard cela arrivera.”

Bernard Manin précise, en effet:

“Les démocrates athéniens percevaient, en dernière analyse, un antagonisme entre la démocratie et le professionnalisme. La démocratie consistait à accorder le pouvoir suprême aux simples particuliers, aux citoyens ordinaires, ceux que les Athéniens appelaient hoi idiotai.

… même un orateur et un leader politique comme Démosthène se présentait parfois, surtout au début de sa carrière, comme - un simple particulier, l’un d’entre vous, pris dans la multitude - (idiotès kai pollôn humôn heis)”
Et oui! N’en déplaise au libéral forcené, idiotès a pour premier sens “homme ordinaire”, de sorte que l’on peut paraphraser: “…même un idiotès peut piloter (les tirages au sort des leaders peuvent faire ces types de surprises) et cela arrivera tôt ou tard.”

Mais ce tour d’horizon de la stochocratie athénienne ne serait pas complet si l’on ne donnait, comme preuves in situ, les passages les plus saillants de son contenu constitutionnel par Aristote qui la connut sous sa forme la plus achevée. On pourra ainsi se convaincre de l’ubiquité du tirage au sort.

ARISTOTE : CONSTITUTION D’ATHÈNES (Les Belles Lettres, bilingue, 2002) XLI…

C’était la onzième réforme de la constitution athénienne…et c’est depuis elle qu’on en est arrivé au régime actuel, en attribuant toujours de plus grands pouvoirs à la foule. Car le peuple s’est rendu maître de tout, et tout est réglé par les décrets et les tribunaux où le peuple est souverain… car le petit nombre est, plus que le grand, accessible à la corruption par l’argent et la faveur.

- Fonctions tirées au sort. Le Conseil des 500, etc. XLIII…

Tous les magistrats de l’administration ordinaire sont désignés par le sort, excepté le trésorier des fonds militaires… toutes les fonctions militaires sont également données à l’élection. Le Conseil est désigné par le sort; il se compose de 500 membres, cinquante par tribu. Chaque tribu exerce la prytanie à son tour, dans l’ordre fixé par le sort… XLIV. Les prytanes ont un chef, désigné par le sort… Lorsque les prytanes réunissent le conseil et le peuple, l’épistate tire au sort neuf présidents (proèdres), un de chaque tribu sauf celle qui éxerce la prytanie et, parmi ces proèdres, un autre épistate… XLVII. Le Conseil collabore aussi avec les autres magistrats dans la plus grande partie de leur administration. Ce sont d’abord les trésoriers d’Athena. Ils sont au nombre de dix, tirés au sort, un par tribu, … mais celui que le sort a désigné exerce les fonctions, même s’il est trés pauvre. Viennent ensuite les dix vendeurs (pôlètes), désignés par le sort, un par tribu. Ils font toutes les adjudications de la cité, ils mettent en vente l’exploitation des mines et la ferme des impôts, assistés du trésorier des fonds militaires et des administrateurs du théoricon, en présence du Conseil… XLVIII. Il y a dix receveurs généraux (apodectes) tirés au sort, un par tribu. Sont encore tirés au sort dix auditeurs des comptes (logistes) par le Conseil dans son sein, pour percevoir à chaque prytanie les comptes des magistrats.

On tire également au sort dix redresseurs (euthynes), un par tribu, et deux assesseurs pour chacun des euthynes. L. Le sort désigne également: Dix commissaires pour l’entretien des temples; ils reçoivent des apodectes trentes mines pour faire les réparations les plus urgentes; Dix astynomes, dont cinq exercent leur charge au Pirée, cinq à la ville. LI. Sont également désignés par le sort: Dix inspecteurs des marchés (agoranomes), cinq pour le Pirée et cinq pour la ville. Dix inspecteurs des mesures (métronomes), cinq pour la ville te cinq pour le Pirée. Il y avait aussi dix commissaires du commerce des grains (sitophylakes) désignés par le sort, cinq pour le Pirée et cinq pour la ville; il yen a aujourd’hui vingt pour la ville et quinze pour le Pirée. Sont seulement tirés au sort dix inspecteurs du port marchand. LII. On désigne aussi par le sort les Onze, qui ont à s’occuper de ceux qui sont dans la prison. On désigne aussi par le xsort les introducteurs, au nombre de cinq, chargés d’introduire les affaires qui doivent être jugées dans le délai d’un mois, chacun pour deux tribus. LIII. Sont aussi tirés au sort les Quarante –à raison de quatre par tribu- , à qui ressortissent les autres actions civiles. Ils jugent souverainement jusqu’à dix drachmes: pour les affaires évaluées au-dessus de ce chiffre, ils s’en remettent aux arbitres publics (diétètes).


LIV. On a encore recours au sort pour les charges suivantes: cinq agents voyers…; dix auditeurs des comptes (logistes) et dix substituts (synégores) qui les assistent. Le sort désigne aussi le secrétaire qui est appelé secrétaire de la prytanie. Il est le maître des écritures publiques…il assiste aux séances du Conseil.

On tire au sort un second secrétaire, le secrétaire des lois, qui assiste également aux séances du Conseil et prend copie de toutes les lois. Sont encore tirés au sort l’archonte envoyé à Salamine et le démarque du Pirée qui, dans les deux endroits, célèbrent les Dionysies et désignent les chorèges. LV. Les magistrats dont il vient d’être parlé sont désignés par le sort, et toutes leurs attributions ont été exposées. Pour ceux que l’on appelle les neuf archontes… Aujourd’hui, on tire au sort les six thesmothètes et leur secrétaire, et aussi l’archonte, le roi, le polémarque, un dans chaque tribu, à tour de rôle. Pour le tirage au sort des juges, ce sont tous les neuf archontes, auxquels est adjoint comme dixième le secrétaire des thesmothètes, qui y font procéder, chacun dans sa tribu. XV… On désigne aussi par le sort les maîtres des jeux (athlothètes) au nombre de dix, un par tribu.

- Fonctions données à l’élection. Stratèges, etc. LXI.

Toutes les fonctions militaires sont données à l’élection à main levée: D’abord dix stratèges. Autrefois, on en prenait un par tribu; aujourd’hui, on les prend parmi tous les Athéniens. Sont également élus: Dix taxiarques, un de chaque tribu. Ils commandent aux hommes de leur tribu. Deux hipparques, pris parmi tous les Athéniens. Ils ont le commandement de la cavalerie, prenant l’un et l’autre en partage cinq tribus. Dix phylarques, un de chaque tribu. Ils commandent aux cavaliers de leur tribu, comme les taxiarques aux hoplites fantassins. L’hipparque de Lemnos qui a charge des cavaliers en garnison dans l’île. Sont encore élus à main levée: un trésorier de la galère paralienne et, en outre, un trésorier de la galère d’Ammon.

- Les tribunaux. Juges et tirages au sort. LXIII.

Les juges des tribunaux sont tirés au sort par les neuf archontes, par tribus. Le secrétaire des thesmothètes tire au sort ceux de la dixième tribu… Peuvent être juges tous les citoyens âgés de plus de trente ans, à condition de n’être pas débiteurs du trésor public ou privés de leurs droits civiques.

On conçoit, pour celui dont il était question au début de notre propos, que la pilule soit amère à avaler: Le libéral forcené se veut le chantre de l’inégalité. Il ne croit qu’aux vertus de la lutte qui permet au fort d’écraser le faible, au malin de tromper le candide. Plus encore que Hayek ou Friedman, ses modèles sont Mandeville et Spencer. Ce dernier ne disait-il pas, dans son livre “The Man versus the State” (1884) qu’”une créature qui n’est pas assez énergique pour se défendre, doit périr”, que “ceux dont la pauvreté est uniquement due à la mauvaise fortune” ne sauraient davantage “revendiquer une partie de l’industrie des autres en tant que droit”. Il renchérit, à la même date, dans “Social Statics”, voulant sans doute façonner à sa manière le projet utilitariste: “Les forces qui font aboutir le projet grandiose du bonheur parfait ne tiennent nullement compte de la souffrance d’ordre secondaire et exterminent ces sections de l’humanité qui leur barrent le passage”. A tel point que les éditions Belles Lettres qui éditèrent son premier ouvrage cité, sous le titre “Le droit d’ignorer l’État” durent l’amputer des passages les moins “politiquement corrects”. Et voilà que les mêmes éditions nous mettent sous le nez l’évidence des principes égalitaristes qui animèrent l’immortelle civilisation athénienne, celle du “miracle grec”. Et sous la plume de son plus intransigeant témoin, Aristote, qui n’était même pas fan ! En plus, en bilingue… On peut même pas dire que c’est faux ou mal traduit! Voyons donc plus loin, pour passer la dernière couche:

LA DÉMOCRATIE ÉCONOMIQUE PAR LA BANQUE PUBLIQUE

Après avoir amplement corrigé ainsi, on l’espère, les deux premières phrases du libéral forcené susdit, dans son chapelet habituel d’inepties indignes d’être reprises une à une, passons tout de suite à sa dernière phrase évoquant le passé récent: “Pensez à quelle catastrophe aurait pu constituer un système bancaire totalement nationalisé, et totalement plongé dans les mauvais choix des politiciens, comme ce fut le cas en Russie, et comme le montrera l’histoire de la Chine des années à venir. ” Prenons, en effet, comme exemple dans ce passé récent de nos banques, le problème de la dette et celui de la privatisation du secteur bancaire, qui n’en forment qu’un seul à l’égard des complicités objectives qu’ils révèlent:

C’est en Janvier 1973, sous l’égide de Pompidou, ancien banquier du Groupe Rothschild, et de son ministre des finances Giscard d’Estaing, de façon presque concomitante à l’entrée du Royaume Uni dans l’Europe d’alors, que fut adoptée la loi interdisant à l’État Français d’emprunter auprès de la Banque de France. Contrairement à ce qui se faisait jusqu’alors, cette loi fit obligation à l’État Français de s’adresser désormais au secteur bancaire marchand, moyennant un intérêt versé à ce dernier. Beaucoup d’observateurs ne virent là qu’un jeu d’écritures, tant que notre secteur bancaire restait nationalisé, comme l’avaient voulu De Gaulle et les Communistes à la Libération. Mais cela ne resta pas longtemps en l’état, comme on s’en aperçut très vite. L’opération fut d’abord inscrite, en 1992, dans le marbre du traité de Maastricht, sous l’égide de Delors et aux bons soins de Lamy, son Directeur de cabinet, qui se retrouva deux ans plus tard Directeur du Crédit Lyonnais pour en préparer la privatisation. Entre temps, le nouveau ministre des finances Balladur, ancien proche de Pompidou dont il avait dirigé le cabinet, procéda aux premières privatisations, celles des banques en priorité, dès 1993. L’opération fut parachevée par Strauss-Kahn?, qui s’en fit le plus zélé protagoniste au sein du gouvernement Jospin, de sorte que ce dernier restera comme le gouvernement ayant le plus privatisé en France! Il en découle, depuis 1993, que la dette publique, jusque là effacée par son retour d’intérêts dans le giron de l’État, et avant cela par émission pure et simple, s’accumule aujourd’hui au bénéfice de banquiers privés et constitue la plus gigantesque rente versée au grand capitalisme, au point que les intérêts cumulés ne sont pas loin de rejoindre le montant de la dette elle-même (1200-1300 Milliards d’Euros). Cette rente représente chaque année, comme on le sait, un montant devenu depuis peu supérieur à la totalité de l’impôt sur le revenu. En d’autres termes, sans ce monstrueux cadeau volontaire versé chaque année aux grands actionnaires des banques, les français pourraient s’exempter aujourd’hui de payer l’impôt sur le revenu (et il resterait encore un solde positif)! Cette disposition, on l’a vu, découle d’un plan savamment conduit par des personnalités au coeur du système financier et bancaire (Pompidou, Lamy, Balladur, Strauss-Kahn). Il serait évidemment risible de prétendre qu’ils ignoraient les conséquences de leurs actes, puisque c’est ce but même qui était visé: faire main basse sur l’État lui-même, en percevant l’impôt à sa place, au bénéfice d’intérêts privés!

À ceux qui douteraient de la véracité des faits, je conseille vivement d’écouter en direct l’entretien radiophonique podcasté de André- Jacques Holbecq à propos de son ouvrage “la dette publique : une affaire rentable” (Editions Yves Michel, 2008) http://www.dailymotion.com/video/x6vy8m_la-dette-publique-une-affaire-renta_news

Cela rappelle, avec une certaine ironie, les propos prononcés par Galbraith en 1992: “Telles sont les exceptions que fait la majorité satisfaite à sa condamnation globale de l’Etat en tant que fardeau: dépenses qui profitent aux riches, sauvetages financiers, dépenses militaires et remboursements d’intérêts…Quant aux dépenses de prestations sociales, de logements sociaux, de soins médicaux pour ceux qui n’ont aucune protection, de l’enseignement public, etc. voilà ce que l’on perçoit comme le “fardeau de l’État”. Le fardeau, c’est uniquement ce qui correspond aux intérêts des citoyens extérieurs à la majorité satisfaite; c’est, vérité incontournable, ce qui sert les pauvres.”
(John Kenneth Galbraith)

Le comble fut atteint lors de la récente crise financière: Grisées par de croissants bénéfices, les banques privatisées se jetèrent avec gourmandise sur tout ce qui pouvait représenter une perspective de gains tout aussi alléchante. Ainsi naquit la bulle des “subprime”, sa provenance des États- Unis sous paquet-cadeau d’”ingénierie financière” étant, à elle seule, un gage prometteur de succès pour tous les “winners” du milieu bancaire. Mais c’est la suite qui fut des plus cocasses, en Europe, et notamment en France: les pertes abyssales encourues réveillèrent soudainement chez ces plus ardents défenseurs du “laisser-faire” une âme interventionniste qu’on ne leur connaîssait pas. Le milieu politique lui-même parut un instant transfiguré: ainsi notre président, à peine remis de ses dévotions en terre ultra-libérale auprès de son homologue Bush, ne trouva pas moins de 360 Milliards de garantie pour les banques, si celles-ci s’avéraient d’aventure gênées aux entournures, sans compter la part de recapitalisation immédiate, sans prise de participation au capital…

Ici, c’est la parole de Gramsci qui se rappelle à nous: “C’est ainsi qu’on affirme que l’activité économique est propre à la société civile et que l’État ne doit pas intervenir dans sa réglementation. Mais, comme dans la réalité effective, société civile et État s’identifient, il faut affirmer que le “libéralisme” lui-même est une “réglementation” de caractère étatique, introduite et maintenue par voie législative et coercitive: c’est un fait de volonté consciente de ses propres fins, et non l’expression spontanée et automatique du fait économique”
(Antonio Gramsci)

Certains esprits s’offusquèrent: comment pouvait-on aussi gracieusement recapitaliser les banques alors que, quelques jours auparavant, le pouvoir avait mégoté à son commissaire aux affaires sociales quelque 1,5 Milliard pour le RSA en faveur de la réinsertion des chômeurs? La réponse ne se fit pas attendre: il suffirait que l’État s’endette davantage…auprès des banques, puisque la loi et le traité de Maastricht l’ont voulu ainsi. La ficelle étant un peu grosse au regard de l’opinion, on dût préciser que le taux d’intérêt des sommes garanties aux banques serait tout de même supérieur à celui que leur verserait l’État. On eut alors la surprise de constater, lors de l’audition des grands banquiers devant la Commission des finances, réunie à cet effet, qu’aucun d’eux ne manifestait plus d’appétit particulier pour ces montants garantis.

Cela nous ramène à la citation que rapportait ailleurs un autre intervenant (jpcransac), émanant de notre seul “Prix Nobel d’économie”: “Nous ne sommes même pas dans un régime d’économie libérale mais dans la chienlit politico-économique”
(Maurice Allais)

Source : http://peyrelevade.blog.lemonde.fr/2009/06/23/du-partage-de-la-richesse-12/#comment-715.

(Publié avec l'autorisation d'Hadrien)

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Comment le libéralisme tue l'industrie française

On a vanté la mondialisation et l'ouverture des frontières comme un bienfait pour notre industrie. Erreur. Un rappport du Ministère de l'économie montre que l'ouverture des frontières est responsable de 45% des destructions d'emploi dans le secteur. Une étude décryptée par le blogueur Eugène.



Est disponible, depuis peu, un rapport sur la désindustrialisation en France par Lilas Demmou, Chargée de Mission à la Direction Générale du Trésor et de la Politique Économique du Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi. Si ce texte n’est qu’un simple rapport de recherche, il nous éclaire néanmoins très bien sur l’état actuel de l’industrie en France et de son évolution ces dernières années et dans le futur.

Il est clair que des données chiffrées manquaient. On apprend donc que « l’industrie a perdu 36 % de ses effectifs entre 1980 et 2007, soit 1,9 million d’emplois ou encore 71 000 par an » principalement dans l’industrie manufacturière. Pour expliquer ce recul impressionnant trois hypothèses principales sont évoquées (en gras).

Perte d'emploi de 28,42%

Recours croissant vers une externalisation (sur le territoire) des services qui représenteraient 25% des pertes d’emploi industriels entre 1980 et 2007. Ainsi en 1980 l’externalisation serait de 9% et de 25% en 2007. Elle concernerait toutes les branches industrielles. L’externalisation de la production serait plus limitée pour l’automobile et l’énergie, mais ces derniers externaliseraient beaucoup de services (avec les biens de consommation). Cette externalisation aurait connu un coup de frein ces dernières années.
 
Les gains de productivité ont impliqué une baisse de la demande. Les gains de productivité font baisser les prix des produits industriels. Mais si cette baisse des prix n’est pas compensée par une hausse de la consommation équivalente, cela implique une destruction d’emplois. Il semblerait que ce déséquilibre ait été atteint en France en 1960.

Ce phénomène est dû au fait que le ratio entre le revenu et la consommation en produits industriels n’est pas linéaire mais en U inversé. Pourtant le secteur industriel a plus de possibilité de gains de productivité que les autres mais la baisse importante des biens industriels qui en résulte n’est pas suffisante pour stimuler d’autant la croissance de la consommation de ces biens

Ces points conjugués indiqueraient qu’un transfert vers les services de 25% des emplois perdus aurait eu lieu. Ceci indique une perte d’emploi non pas de 36% mais de 28,42% dans le secteur industriel.

Accélération des méfaits de la concurrence étrangère

La concurrence étrangère et l’ouverture des frontières commerciales contribueraient à une perte de 13% à 45% (suivant la méthode d’évaluation) 1980 et 2007. Perte qui s’est accélérée les 10 dernières années (perte de 20 à 63%) en particulier à cause de la concurrence entre pays développés.
  • La plus forte croissance économique des années 1985 et 1995 n’a fait que ralentir la tendance sans l’inverser
  • En contrepartie, les services commerce, transports, finances, immobilier, aux entreprises et aux particulier ont subit une augmentation de 53% de leur emploi.       
  • Les secteurs les plus touchés sont les biens intermédiaires (41%), biens de consommation (29%) et d’équipement (18%), l’automobile (7%), l’énergie (4%), l’agro-alimentaire (0,3%). Pourtant c’est la branche biens de consommations (52% en 25 ans) et automobile (40%) qui ont perdu le plus d’emplois.
Une partie de ces pertes d’emplois ont été transférées vers les services. L’évolution de la part de l’industrie dans l’emploi dépend du différentiel de gains de productivité entre l’industrie et les services.

Si les gains de productivité permettent des prix plus bas et donc une consommation accrue ainsi qu’un transfert plus important vers les services, cela n’est toute fois pas suffisant et finalement implique la destruction de 29% d’emplois industriels.

Pour vulgariser l’information, la proportion des biens industriels dans l’usage que l’on fait de notre revenu diminue à partir d’un certain niveau de revenu. Pourtant, ce phénomène n’est pas irréversible, comme l’indique cette étude : « il dépend de la qualité des biens et de leur innovation technologique » comme le soulignait déjà mon article sur les ingénieurs.

45% des destructions d'emplois dûes à l'ouverture des frontières

L’ouverture des frontières commerciales est passée de 11,5% à 18%. Dans le même temps le solde extérieur industriel est passé de -15Md€ à -54Md€ soit –360% de dégradation ! Cette ouverture expliquerait jusqu’à 45% des destructions d’emplois (dont 17% relatifs aux pays émergeants).

Pour réduire ce chiffre il faudrait que nous produisions et exportions des produits différents de ceux que nous importons. Les produits manufacturés perdent les plus d’emplois tandis que l’agro-alimentaire en bénéficierait
  • La concurrence des pays à bas coûts explique moins de la moitié des pertes d’emploi dû à la concurrence internationale
  • La majeure partie du recul de l’emploi industriel est due à la perte de compétitivité de la France
Nous en concluons que la destruction d’emplois industriels (non transférés vers les services) est croissante depuis l’an 2000 (de 1 à 5% depuis 2000). L’impact néfaste des gains de productivité s’est accéléré depuis l’an 2000 également (65% depuis 2000). La compétitivité de la France est en chute depuis 1990 (de 20% à 65% des emplois perdus depuis 2000). Nous indique que nous subissons de plus en plus la concurrence des pays développés et dans une moindre mesure celle des pays en développement.

Notons que la dégradation de la compétitivité de la France n'a pas encore complètement impacté l’emploi. De plus la situation est variable suivant le niveau de qualification des travailleurs. Un agrandissement de la fracture sociale et du chômage en prévision ?

Quelles solutions ?

L’article ne donne pas de solution et se contente de constats ce qui est regrettable. En revanche les conclusions sont suffisamment claires pour qu’on en déduise les contre-mesures (par ordre de priorité).

  1. Augmenter la compétitivité de la France par la baisse du coût du travail, l’amélioration du niveau d’éducation et des infrastructures
  2. Spécialiser la production manufacturière Française de manière à en réduire la concurrence (comme savent si bien le faire les Allemands
  3. Réduire l’ouverture extérieure Française surtout tant que les deux points précédents n’ont pas encore portés leur fruits.
Il est a noter qu’il est fondamental pour les entreprises modernes de « maîtriser tous les facteurs de la création de valeur-client » comme l’indique Jacques Léger, auteur de « l’Avenir de notre industrie ! ».
Dans un article (« Industrie, le retour des vieilles lunes ») paru dans La Tribune de ce samedi, Erik Izraelewicz indique trois fausses solutions à la crise qui accélèrerait notre désindustrialisation :

  • Une vision nostalgique de l’industrie avec comme exemple Apple qui crée au US mais fabrique en Chine. « L'industrie de demain, c'est un mélange de manufacture et de bureaux d'études, de matériel et d'immatériel. »
  • L’État peut sauver l’industrie. Le FSI est cité en exemple d’une attente trop forte et irrationnelle de l’état. Il cite comme je l’indiquais dans un récent article les mauvais choix low-cost de Renault comparés aux bons choix haut de gamme des Allemands BMW et Mercedes. L’attitude soudée de ces derniers (entre industriels et entre industriels et syndicats) est soulignée.
  • La préférence nationale est une solution. « Si politique industrielle il doit y avoir, elle ne peut plus être aujourd'hui qu'à un niveau régional - celui de l'Europe pour la France »

Cette sympathique vision libérale est bien belle mais ne résous rien. Les « vielles lunes » peuvent encore nous éclairer comme nous allons le voir !

Apple est un bel exemple mais un pays ne peut pas avoir que des services ou des bureaux d’étude, il faut donc tout de même s’occuper fortement de l’industrie qui souffre en ce moment. Attention à ne pas avoir une France sans usine, ce qui réussit si bien en ce moment à Alcatel-Lucent et Dell (sic).

L’État ne peut pas tout, certes, mais peut influer fortement sur la compétitivité de la France (voir les solutions possibles ci-dessus) et aider notre pays à se structurer en pôles de compétitivité. Durant ces vingt dernière années, il n’y a eu aucun accompagnement de l’État concernant la stratégie industrielle, nous en voyons aujourd’hui le résultat !

Quant à la préférence nationale, fortement combattue par les libéraux de tous poils, qui, entre parenthèse, avec leurs solutions toutes faites, nous ont conduits dans cette impasse, si elle n’est pas LA seule solution devrait être un point important de notre stratégie.

  • En effet, nous avons vu l’impact de l’ouverture croissante de la France sur l’emploi dans cette étude. « Les très grandes entreprises du Cac 40, qui produisent au moins cher pour vendre sur tous les marchés, s’en accommodent. Mais en France, les PME, qui ne peuvent se redéployer à toute vitesse, disparaissent » indique Pierre Gattaz, président de Radiall et auteur d’un ouvrage intitulé Le Printemps des magiciens. Doit-on rappeler que les PME sont le plus grand employeur de France et que la restauration notre compétitivité passera par elles ?
  • Pourquoi accepterions-nous des produits étrangers qui ne respectent pas le centième des règles et normes que nous nous imposons ?
  • Quant à l’Europe, nous voyons hélas, qu’elle a été mal construite et qu’elle nous impose plus de contraintes que d’avantages !

Notez également qu’un pays comme la Chine ne se prive pas de protectionnisme déguisé malgré leur forte croissance. A moins que cette dernière ne soit en partie expliquée par cela…
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La dette, une construction politique par Gilbert Rodrigue

Publié 2 mars 2010 Economie , coup de gueule 2 Commentaires

L’aggravation des déficits publics est présentée par nos économistes libéraux comme la conséquence directe et quasi exclusive d’un excès de la dépense publique en rapport avec le niveau de la croissance : trop de fonctionnaires, trop de dépenses de santé, trop de pensions et de retraites, trop de dépenses des collectivités locales, trop d’état …

Une situation qui bien sûr menacerait –Oh généreux idéologues- les générations futures à qui on léguerait une dette totalement démesurée et illégitime de plusieurs milliers d’euros dans chaque berceau chérubin !

 

Et cette situation déjà périlleuse serait considérablement aggravée par l’actuelle crise économique avec un véritable basculement dans un gouffre déficitaire près d’engloutir des pays entiers qualifiés de porcs (PIGS acronyme de Portugal, Irlande, Grèce et Spain-Espagne) par nos élégants, talentueux et vertueux maîtres de la finance internationale.

Mais tenons nous en ici au cas de la France.

Avant les années 1970 il n’y a pratiquement pas de dette publique.

En 1978 elle est déjà de 72,8 milliards d’euros, soit 21% du Produit Intérieur Brut (PIB) pour atteindre 1457 milliards et 77,9% du PIB en 2009.

Les intérêts de la dette remboursés c’est 110 millions d’euros par jour.

En valeur euros 2006 sur 30 ans depuis 80 c’est 1142 milliards d’euros d’intérêts de la dette !

Source Wikipedia, et article « dette publique de la France et interview de André-Jacques HOLBECQ, coauteur avec Philippe DERUDDER de « La dette publique une affaire rentable. A qui profite le système ? de 2008

Le point aveugle

On a vu, l’explication largement dominante c’est que l’état, les collectivités locales procèdent à trop de dépenses en rapport avec les rentrées budgétaires tributaires elles d’un ensemble de facteurs dont en particulier la croissance et donc les rentrées fiscales.

Soit, mais les intérêts de la dette qui n’ont cessé d’exploser depuis le début des années 70 sont eux en rapport direct avec les taux d’intérêts pratiqués par les créditeurs.

Avant 70, l’état faisait appel à la Banque de France sans conséquences budgétaires !

La date de décollage de la dette et des intérêts de la dette c’est 1973 : c’est la loi du 4 janvier 1973 qui auto interdit à l’état d’emprunter auprès de la Banque de France sous la Présidence de Pompidou et la gestion ministérielle de Giscard d’Estaing.

L’article 104 du Traité de Maastricht prolonge cette interdiction en interdisant tout emprunt des états auprès de leur Banque centrale et de la Banque centrale européenne.

Et l’article 123 du récent traité de Lisbonne stipule :   » Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après
dénommées «banques centrales nationales», d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des
États membres; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

 

Comment se fait-il donc que nos brillants économistes, pourfendeurs des excès de la dépense publique ne mentionnent jamais ces interdits et les implications manifestes et déterminantes qu’ils ont précisément sur l’ampleur des déficits publics ?

Est-ce donc qu’on nous aurait menti et qu’on nous mentirait comme dirait tel personnage pittoresque des guignols ?

La dette publique ce ne serait donc pas le résultat de dépenses publiques excessives à destination sociale (retraites, santé, services publics, équipements collectifs…).

La dette publique c’est le résultat d’une construction volontaire qui vient de loin et qui se confond avec le mouvement de privatisation des fonctions régaliennes de l’état, l’externalisation de tâches et de missions jusque là assurées par la puissance publique.

Car de fait, presque en catimini empêcher les états d’emprunter auprès des banques nationales et de la Banque centrale c’est retirer à la puissance publique la fonction séculaire de battre monnaie pour la confier aux banques privées et leur réserver le contrôle politique des dépenses publiques.

Dans un mouvement de globalisation et un système global qui place les marchés financiers et leurs agences de notation au cœur du mécanisme de prélèvement et de contrôle des richesses produites.

Et la situation présente constitue l’aboutissement de décisions politiques croisées à l’échelle nationale (loi de 1973) et de décisions de l’Union européenne ‘Traité de Maastricht et Traité de Lisbonne).

Une vieille affaire

On sait le rôle qu’a joué il y a 200 ans la dette dans les immenses difficultés infligées au peuple d’Haïti pour avoir osé se rebeller contre ses  »maîtres ».

On sait aussi le rôle que le maniement de la dette a joué et continue de jouer contre les pays du Sud sommés de procéder aux ajustements structurels favorables au libre commerce et destructeurs des services publics, de l’autonomie alimentaire et de l’indépendance nationale.

L’aspect nouveau résidant peut-être dans le seul fait que les thérapies FMistes s’appliquent aujourd’hui à des états de la zone euro, mais avec une mise en œuvre des mêmes recettes.

La dette c’est donc à la fois un moyen d’enrichissement privatif considérable et un outil de contrôle et de domination politique au profit d’individus et d’instances privées échappant à tout contrôle.

Traitement de choc et guerre idéologique

Les campagnes actuelles et celles à venir s’apparentent à la stratégie du choc dont parle Naomi KLEIN.

Dans ce cas, au travers d’interventions répétées et lancinantes il s’agit de jouer sur un effet de peur et de sidération paralysant tout esprit critique et contestant par avance toute crédibilité à quelque proposition alternative que ce soit.

Les enjeux actuels : Nous ne paierons pas la crise !

La poursuite et l’aggravation des contre-réformes sont adossées à ces campagnes.

La mise en cause du système actuel des retraites comme du système hospitalier ou de la Sécurité sociale déjà gravement attaqués est justifiée par l’ampleur des déficits auxquels nous, et nos descendants serions confrontés.

Le trou de la Sécu, quelle horreur !

Braves gens il faut équilibrer à l’instar d’un bon père de famille qui veille à l’équilibre du budget familial !

 

Constater cette offensive c’est aussi dire que sans la combattre dès l’amont c’est condamner toute résistance populaire qui quoique consciente des reculs dramatiques qu’on lui impose pourrait à contre-cœur y consentir faute d’avoir identifié les causes réelles de cette situation, ses responsables et ses bénéficiaires !

Ainsi, le sondage récent commandité par l’association libérale Fondapol « Les français et la dette publique » de janvier 2010  fait apparaître entre autre une véritable inquiétude de l’opinion à ce propos, une perception très majoritaire selon laquelle c’est le coût de fonctionnement des services publics qui sont les principaux postes de dépense de l’état et   que la priorité est d’éviter coûte que coûte d’accroître cet endettement.

Il y a donc bel et bien nécessité impérieuse d’un affrontement idéologique sur les origines, sur la cause des déficits et les mécanismes politiques et institutionnels de sa mise en œuvre.

De la même manière que cette appréciation d’ensemble doit déboucher sur des contre-propositions qui ne se limitent pas à exiger une taxation des revenus financiers, démarche dont au final on peut se demander si elle n’aboutit pas à conforter dans les esprits le caractère incontournable de la domination de ces dits marchés.

Plusieurs initiatives récentes dont celles de la fondation Copernic font la proposition d’une campagne unitaire commune de masse similaire par son ampleur à celle qui a été mené à propos de la privatisation de la poste aboutissant à la votation citoyenne de 2 millions de français.

Ne devrait-elle pas partir de ce constat et de cette  dénonciation d’arguments fallacieux ?

N’est-il pas temps que monte l’exigence d’une nationalisation  des banques, d’une neutralisation des marchés financiers et d’une mise en cause radicale des traités européens en commençant à s’engager résolument dans une désobéissance européenne ouvrant la voie à une véritable souveraineté populaire ?


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Vous avez aimé l'histoire de la dette grecque ? Vous adorerez celle du trou de la Sécurité sociale. Sur les 150 milliards d'euros qu'il représente selon la Cour des comptes (on ne dispose pas de chiffres précis), 93 milliards se sont évaporés des comptes de la dette publique.

La dette publique de la France étant de 1 500 milliards d'euros à la fin de 2009, ce déficit non comptabilisé correspond donc à une « omission » de plus de 6%.

Ce n'est pas tout : le déficit de la Sécurité sociale en 2009, soit 26,5 milliards d'euros, a fait l'objet d'un autre tour de passe-passe qui a plombé les comptes de l'Acoss, la caisse centrale des Urssaf, autrement dit leur « banquier ».

L'enjeu est là aussi de taille puisque, pour un déficit public de l'Etat qui avoue 141 milliards d'euros en 2009, ces 26,5 milliards feraient bondir la facture de près de 19%.

Au total, 119,5 milliards d'euros auront donc été habilement maquillés pour ne pas affoler les populations laborieuses.

La Cades, boîte noire de la dette publique

C'est Alain Juppé qui a fourni la solution en 1996, date à laquelle il a créé la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades). Elle était chargée d'éteindre la dette de la Sécurité sociale, qui s'élevait alors à 21 milliards d'euros. Dans un grand élan d'optimisme, on promettait que l'affaire serait réglée en 2009.

Hélas, on n'a cessé de lui redonner des dettes à recycler : 134,5 milliards depuis 1996, dont 27 milliards l'année dernière. Là dessus, elle en a remboursés 41,5 milliards. Restent les 93 milliards, qui seraient bien embarrassants s'ils apparaissaient dans les comptes publics.

L'escamotage de la dette sociale des comptes publics n'a rien à envier, question méthode, avec celle qu'emploient les banques pour cacher leurs avoirs toxiques. Comme elles, l'Etat utilise la technique du « hors-bilan » qui consiste à enregistrer ailleurs (quand on l'enregistre) ce qu'on ne veut pas voir figurer dans la comptabilité.

Le trou de la Sécu fait au moins le bonheur des banquiers

Le tour de passe-passe n'est pas très compliqué, même s'il finit par coûter très cher, comme on va le voir.

Organisme public sur lequel l'Etat a entièrement la main mais auquel il a donné une autonomie juridique, la Cades est dénoncée par la Cour des comptes, en vain jusqu'à présent, comme une entité non contrôlée, c'est-à-dire dont la comptabilité n'est pas intégrée dans les comptes publics. Contactée par Rue89, elle explique que « le ministère s'était engagé à traiter la question en vue de la prochaine certification, fin mai 2010 ».

C'est comme cela que son déficit n'apparaît pas dans la dette officielle. C'était simple, il suffisait d'y penser.

Surtout que le passif de la Cades ne va pas régresser. Il a été multiplié à peu près par cinq depuis 1996 et il ne cessera de croître au fil du temps puisqu'on prévoit que le trou de la Sécu s'élèvera à 233 milliards en 2013, comme le prévoit le projet de loi de finance pour 2010).

Pour avoir un ordre de comparaison, les recettes fiscales de l'Etat pour 2010 sont estimées à 252 milliards d'euros. Pour payer tout cela, on a inventé la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS), dont le produit est attribué à la Cades.

La moitié de la CRDS récoltée sert à payer non la dette, mais ses intérêts

Celle-ci a été autorisée par ailleurs à émettre des emprunts sur les marchés financiers pour transformer la dette à court terme qu'elle recevait en dette à long terme. En 2009, on lui a mis également sur le dos le déficit de l'assurance vieillesse et en contrepartie on lui a rétrocédé une partie de la Contribution sociale généralisée (CSG) pour boucler ses fins de mois.

Ce qui est une façon de parler, car le trou ne cesse de s'agrandir et n'est pas près de se refermer. La CRDS a rapporté 6 milliards d'euros à la Cades sur l'exercice 2008, mais ses frais financiers (les charges de ses emprunts) lui en ont coûté 3 milliards.

Cela signifie que la moitié de la CRDS payée chaque année par les contribuables sert à rembourser non le déficit de la Sécu, mais les intérêts des prêts que les banquiers et les financiers ont consenti à la Cades pour qu'elle tienne les dettes de la sécurité sociale éloignées de celles de l'Etat.

La seule consolation de l'affaire est que la baisse des taux d'intérêts en 2009 a permis d'empêcher provisoirement que l'endettement final de la Cades ne s'envole au-delà de 93 milliards d'euros.

La dette de l'Acoss, nouvelle martingale de l'Etat dépensier

Mais tout cela ne suffit déjà plus : il a fallu en effet trouver une solution pour les 26,5 milliards d'euros de déficit qui se sont ajoutés en 2009. Le gouvernement n'a pas voulu transférer une fois de plus cette dette à la Cades : il aurait eu l'obligation légale d'augmenter la CRDS pour la financer intégralement.

Les estimations du sénateur UMP Alain Vasselle dans son rapport indiquent que, pour faire face, la CRDS aurait alors dû doubler d'ici 2012. Ce qui aurait fait désordre, alors que la campagne présidentielle se profile.

Il fallait donc trouver le moyen de financer la dette sans que cela n'apparaisse, ni dans les charges de l'Etat, ni dans les comptes de la Cades.

La faillite est à nos portes, mais pas avant 2012

La dernière loi de financement de la sécurité sociale a trouvé la martingale : elle a autorisé l'Acoss à émettre à son tour des billets de trésorerie pour un montant de 65 milliards d'euros, un niveau historique jamais atteint, alors qu'elle était déjà en rouge à la fin de 2009 d'environ 26 milliards d'euros.

Cela ne lui fera jamais que 91 milliards de déficit, qui s'ajoutent aux 93 milliards de la Cades.

Il faudra bien payer un jour toutes ces dettes, avec en plus les intérêts dus aux banquiers, mais cela attendra, sans doute après les élections présidentielles. La faillite est à nos portes, mais rassurez-vous : vous ne le verrez pas avant 2012, du moins si tout continue d'aller bien jusque-là !

Photo : le ministère de l'Economie et des Finances, dans le quartier de Bercy, à Paris (Amerune/Flickr)

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> > Ce discours de Geert Wilders  à l'Hotel Four Seasons de New-York démontre clairement la situation de notre monde face à l'islamisme…! (Geert Wilders est un membre du Parlement hollandais). 
  
> > Dans une  génération, peut-être deux, Les USA se demanderont : Qui a perdu  l'Europe?" 
 
> > > Voici le discours de Geert Wilders, président du "Party for Freedom" (Parti pour la Liberté), des Pays-Bas à l'hôtel Four Seasons de New-York, introduisant une alliance des Patriotes et annonçant le fait qu'on doit faire face à une conférence jihad à Jérusalem. 
 
 > > > Chers amis, 
 
> > > Merci de votre invitation.  
> > 
> > > Je viens en Amérique avec une mission. Tout ne tourne pas rond dans les vieux pays. Il y a un terrible danger qui semble imminent  et il est très difficile d'être optimiste à ce sujet. Il est possible que nous soyons rendus dans les phases finales d'une Europe islamisée. Ceci n'est pas seulement un danger clair et actuel pour le futur de l'Europe elle-même, mais c'est aussi une menace  sur l'Amérique et une véritable survie de l'Ouest. Les États-Unis,  en tant que dernier bastion de la civilisation occidentale, faisant face à une Europe islamique.  
> > 
> > > Je vais premièrement vous décrire la situation sur le terrain en Europe. Ensuite je dirai quelques mots sur l'Islam, puis je conclurai en vous parlant d'une réunion qui doit avoir lieu à Jérusalem. 
> > 
> > > L'Europe que vous connaissez est en train de changer de façon dramatique. 
> > 
> > > Vous avez probablement  remarqué certains signes de ce changement. Dans toutes les villes,  quelquefois à quelques pâtés de maisons de vos destinations touristiques, il existe un autre monde. C'est le monde de la société parallèle créée par une immigration musulmane massive. 
> > 
> > > Une  réalité  nouvelle se lève à travers toute l'Europe; des quartiers entièrement musulmans où peu de résidents de souche habitent ou pire encore, osent s'y aventurer, car s'ils le font, ils peuvent le regretter amèrement. C'est pareil pour les policiers. C'est le monde des têtes couvertes d'un foulard, où souvent les femmes circulent couvertes d'un semblant de tente, avec une poussette de bébé,  et une trâlée d'enfants. Leurs maris, ou propriétaires d'esclaves si vous préférez, marchent trois pas devant elles, avec des mosquées à tous les coins de rue. Les boutiques ont des enseignes que vous ne pouvez lire et vous travaillerez fort pour y trouver des traces d'activité économique.  Ce sont des ghettos musulmans contrôlés par des fanatiques religieux. Ce sont là des quartiers musulmans qui poussent comme des champignons dans chaque ville à travers l'Europe. Ce sont là les bases pour un contrôle territorial qui grandit dans des proportions de plus en plus grandes en Europe. Rue par rue, quartier par quartier et ville par ville. 
> > 
> > > Il y a maintenant des milliers de mosquées à travers toute l'Europe, avec des congrégations plus grandes que n'en ont les églises. Dans chaque ville européenne il y a des plans pour bâtir de super-mosquées qui vont écraser en grandeur chaque église dans cette région.  
> > 
> > > Évidemment, il est clair que le message à passer est : Nous dominons. 
> > 
> > > Plusieurs villes européennes sont déjà musulmanes à 25%. Parmi celles-ci, il y a Amsterdam aux Pays-Bas,  Marseille en France et Malmo en Suède. Dans  plusieurs villes, la majorité des habitants qui ont moins de 18 ans est musulmane. Paris lui, est maintenant encerclé de quartiers musulmans. Mohammed est maintenant le prénom masculin le plus populaire pour les  garçons dans plusieurs villes. Dans certaines écoles élémentaires d'Amsterdam, on ne peut plus mentionner le mot "ferme", parce que ça inclurait le mot "cochon", ce qui serait une insulte pour les musulmans. Plusieurs écoles publiques de la Belgique et du Danemark ne servent que de la nourriture  "halal"  (viande préparée selon la loi de la sharia) à tous leurs élèves. À Amsterdam, qui était une des villes les plus tolérantes au monde envers les homosexuels, ces derniers s'y font battre, et ceci  presque exclusivement par des musulmans.  Les femmes non-musulmanes se font crier de façon routinière: "Putain, putain". Les antennes paraboliques sont pointées non pas vers les stations de télévision locales, mais vers les stations de leurs pays d'origine. 
> > 
> > > En France, on prévient les enseignants d'éviter les auteurs jugés offensants pour les musulmans, incluant Voltaire et Diderot; le même sort est de plus en plus vrai pour Darwin. On ne peut pas non plus enseigner l'histoire de l'holocauste à cause de la susceptibilité des musulmans. 
> > 
> > > En Angleterre,  la "sharia" est appliquée dans plusieurs tribunaux et fait maintenant officiellement partie du système législatif anglais. Plusieurs quartiers en France sont des secteurs défendus aux femmes non-voilées. La semaine dernière à Bruxelles, un homme est presque mort après avoir été battu par des musulmans parce qu'il avait pris de l'alcool durant le Ramadan. 
> > 
> > > Les juifs fuient la France dans un nombre record, ils fuient à  cause de la pire vague d'antisémitisme depuis la Deuxième Guerre mondiale.  De nos jours, le français est entendu couramment dans les rues de Tel Aviv et Netanya en Israël.  
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> > > Je pourrais vous parler de cas semblables toute la journée, Des tas d'histoires sur l'islamisation. 
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> > > Il y a maintenant 54 millions de musulmans qui vivent en Europe. L'université de San Diego a calculé récemment qu’un chiffre incroyable de 25% de la population européenne sera musulmane d'ici seulement douze années.  Bernhard Lewis a prédit qu'il y aura une majorité de musulmans avant la fin du siècle. 
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> > > Voici, ce ne sont là que des chiffres et les chiffres ne seraient pas menaçants si les immigrants musulmans avaient un désir sincère de s’assimiler. Mais il y a très peu de signes dans ce sens. Le Centre de Recherche « Pew » rapporte que la moitié des musulmans français considère leur loyauté à l’Islam aussi importante que leur loyauté à la France. Un tiers des musulmans français ne s’objecte pas aux attaques suicides. Le Centre Britannique pour la Cohésion Sociale rapporte qu’un tiers des étudiants musulmans britanniques est en faveur d’un califat mondial. ( Califat : Territoire sous la gouvernance d’un Calife. Calife: Titre des souverains musulmans, successeurs de Mahomet).  Les musulmans demandent ce qu’ils appellent le "respect". Et voici comment nous les respectons. Nous avons   des congés officiels de l'état, musulmans. 
> > 
> > > Le solliciteur général Chrétien-Démocrate est d’accord pour accepter la sharia aux Pays-Bas s’il y a une majorité musulmane. Nous avons des membres du parlement qui ont des passeports du Maroc et de la Turquie. 
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> > > Les demandes musulmanes sont supportées par une conduite illégale, allant de petits crimes à une violence sans frein, comme par exemple contre des ambulanciers, des chauffeurs d’autobus,  jusqu’à des émeutes de petite échelle. Paris connait cette escalade dans les banlieues à faible revenu. Je nomme ces hors-la-loi "des colons"  parce que c’est ce qu’ils sont. Ils ne viennent pas pour s’intégrer dans nos sociétés, ils viennent plutôt pour intégrer notre société dans leur Daral-Islam. (Daral-Islam signifie : Littéralement maison de la soumission et/ou de la paix c'est un terme utilisé pour désigner les terres sous gouvernement musulman).  De là, ils sont des colons.  
> > >   
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> > > Cette violence de rue dont  je viens de parler est dirigée presqu'exclusivement contre les non-musulmans, forçant plusieurs résidents d’origine à laisser leurs quartiers, leurs villes et même leurs pays. De plus les musulmans sont devenus un vote influent qu’on ne peut plus ignorer. 
> > 
> > > La deuxième chose que vous devez savoir est l’importance de Mohammed le prophète. Sa conduite est un exemple pour tous les musulmans et ne peut aucunement être critiquée. Si Mohammed avait été un homme de paix, disons par exemple comme Ghandi ou Mère Thérésa, il n’y aurait aucun problème. Mais Mohammed était un seigneur belliqueux, un meurtrier de masse, un pédophile, qui avait plusieurs épouses  - en même temps. La tradition islamique nous dit de quelle façon il combattait  pendant les batailles, comment il tuait ses ennemis et aussi  ses prisonniers de guerre. Mohammed lui-même a tué la tribu juive de Banu Qurayza. Si c’est bon pour l’Islam, c’est bon. Si c’est mauvais pour l’Islam, c’est mauvais. 
> > 
> > > Ne laissez personne vous tromper en vous disant que l’Islam est une religion. Oui elle a un dieu , croit en la vie après la mort et 72 vierges. Mais dans son essence, l’Islam est une idéologie politique. C’est un système qui établit des règles détaillées pour la société et la vie de chaque personne. L’Islam veut dicter (diriger) chaque aspect de la vie. L’Islam signifie .L’Islam n’est pas compatible avec la liberté et la démocratie, parce que tous ses efforts sont dirigés à l’accomplissement de la sharia. Si vous voulez comparer l’Islam à quelque chose, comparez-la au communisme ou socialisme national, qui sont toutes des idéologies totalitaires. 
> > 
> > > Maintenant vous savez pourquoi Winston Churchill a décrit l’Islam comme « la plus grande force rétrograde dans le monde », et pourquoi il a comparé Mein Kampf (nom donné à l’autobiographie d’Adolph Hitler; signifie « mon combat » ) au Coran. Le public a accepté de bon cœur l’accord Palestinien et voit Israël comme l’agresseur. J’ai vécu dans ce pays et je l’ai visité des douzaines de fois. Je supporte Israël. Premièrement parce que c’est le territoire juif depuis deux mille ans d’exil jusqu’à Auschwitz, deuxièmement parce que c’est une démocratie et troisièmement parce que Israël est notre première ligne de défense. 
> > 
> > > Ce pays minuscule est situé à la ligne de faille du jihad, bloquant l’avance territoriale de l’Islam. Israël fait face aux lignes de front du jihad, comme le Kashmir, le Kosovo, les Philippines, la Thaïlande du Sud, le Darfour au Soudan, le Liban et Aceh en Indonésie. Israël est simplement sur leur chemin. De la même façon que Berlin-Ouest l’était pendant la guerre froide. 
> > 
> > > La guerre contre Israël n’est pas une guerre contre Israël. C’est une guerre contre l’Ouest. C’est le jihad. Israël reçoit simplement les coups qui en fait sont dirigés contre nous. S’il n’y avait pas d’Israël, l’impérialisme islamique aurait trouvé d’autres avenues pour relâcher son énergie et son désir de conquête. Merci aux parents israéliens qui ont envoyé leurs enfants dans l’armée et qui sont restés éveillés tard le soir
> > > car les parents en Europe et en Amérique peuvent bien dormir et rêver, ignorants les dangers qui se dessinent. 
> > 
> > > Plusieurs personnes en Europe donnent des arguments en faveur d’abandonner Israël afin d’apaiser les griefs de nos minorités musulmanes. Mais Dieu me pardonne, si jamais Israël tombait, ça n’amènerait aucun soulagement pour l’Ouest. Ça ne voudrait pas dire que nos minorités musulmanes changeraient tout à coup leur conduite et accepteraient nos valeurs.  
> > 
> > > Au contraire, l’effondrement d’Israël donnerait un encouragement énorme aux forces de l’Islam. Ils verraient, et avec raison, l’effondrement d’Israël comme un grand encouragement. Ils verraient, et avec raison, l’effondrement d’Israël comme une preuve que l’Ouest est faible et condamné.
> > > L’effondrement d’Israël ne signifierait pas la fin de nos problèmes avec l’Islam, mais serait le commencement. Ça signifierait le commencement  de la bataille finale pour la domination mondiale. S’ils peuvent avoir Israël, ils peuvent tout avoir. De soi-disant journalistes qualifient volontairement toutes critiques de l’islaminisation comme venant d’extrémistes de la droite ou encore comme des racistes. Dans mon pays, aux Pays Bas,  60 % de la population voit maintenant l’immigration en masse des musulmans comme l’erreur politique no 1  depuis la 2e guerre mondiale. Et un autre 60% voit l’Islam comme la plus grande menace. Et encore il y a un danger plus grand que les attaques terroristes. C’est le scénario où l’Amérique serait le dernier homme à se tenir debout. Les lumières peuvent s’éteindre plus vite que vous pensez en Europe. 
> > 
> > > Une Europe islamique signifie une Europe sans liberté ni démocratie, une terre économique inculte, un cauchemar intellectuel, et une perte de puissance militaire pour l’Amérique – puisque ses alliés se changent en ennemis, en ennemis qui possèdent la bombe atomique -.  Avec une Europe islamique, tout dépendrait seulement de l’Amérique pour préserver l’héritage de Rome, d’Athènes et de Jérusalem. 
> > 
> > > Chers amis, la liberté  est le plus précieux des cadeaux. Ma génération n’a jamais eu à combattre pour sa liberté, ça nous a été offert sur un plateau d’argent par des gens qui se sont battus au péril de leur vie pour la posséder. A travers toute l’Europe des cimetières américains nous rappelle les jeunes garçons qui ne sont jamais revenus à la maison et dont nous chérissons la mémoire. Ma génération ne possède pas cette liberté; nous sommes simplement ses gardiens. Nous pouvons seulement transmettre cette liberté difficilement acquise aux enfants de l’Europe dans le même état qu’elle nous a été offerte. Nous ne pouvons pas conclure une entente avec les mullahs et les imams. Les générations futures ne nous pardonneraient jamais. Nous ne pouvons pas gaspiller nos libertés. Nous n’avons simplement pas le droit de le faire.
> > > 
> Nous devons passer à l’action qui est nécessaire maintenant pour arrêter cette stupidité islamique qui veut détruire le monde libre que nous connaissons.
> > > S’il vous plaît prenez le temps de lire et de comprendre ce qui est écrit ici. 
> > > S’il vous plaît, envoyez-le à toute personne libre que vous connaissez ; il est très important que nous nous éveillons à cette VÉRITÉ !

 




 



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Le drapeau algérien brûlé par des Français à Blida !

mercredi 24 février 2010, par Laïca


(du correspondant spécial de Riposte Laïque à Alger, jeudi 27/04/2012)

En cette fin de mois d’avril, les journées et les soirées printanières invitent les habitants de Blida à sortir pour respirer le bon air après un hiver qui a trop duré. Mais tous sont en ce soir, du 26 avril, devant leurs écrans de télévision pour assister au match de foot Cameroun-France qui se déroule au Nigéria et qui compte pour les éliminatoires du Mondial 2014. Résultat : La France bat le Cameroun 3 à 2 et assure sa place dans la phase finale. En France, les Champs-Elysées sont noirs de monde, le champagne coule à flot. Aucun incident n’est signalé par le Ministère de l’Intérieur. On signale cependant 342 voitures brulées à Strasbourg.

Mais, à Blida, personne ne se doute du drame que vont vivre trois expatriés français, trois ingénieurs travaillant pour le compte de la SOTRALKEN, une multinationale de la chimie.

Les trois supporters de l’équipe de France, qui ont arrosé l’exploit, sortent de leur résidence à la fin du match et se dirigent vers la place centrale de Blida. En quête d’un geste grandiose. Ils réussissent à escalader un mur de l’hôtel de Ville et parviennent au drapeau algérien vert et blanc. Ils le décrochent et hissent à la place le drapeau tricolore. Leur geste n’a duré que quinze minutes. A peine descendu, l’un d’eux brûle le drapeau de la République Algérienne. Quelques noctambules hurlent. Le gardien fait appel à la police qui se précipite sur les lieux, poursuit les trois expatriés et les incarcèrent. Ils sont passibles, selon le droit pénal, de 20 ans de réclusion criminelle.

 

Ce matin, Alger et toute l’Algérie sont en émoi. Comment peut-on s’attaquer ainsi au symbole de la République Algérienne ? Comment l’Algérie peut-elle supporter cette atteinte intolérable à son honneur et à l’honneur du peuple algérien ?

A 8h ce matin (selon l’AFP), à Alger, l’ambassadeur de France est convoqué au palais présidentiel. Le président Ali Djalili fait connaitre à notre ambassadeur que l’Algérie considère cet événement comme un casus belli. Il met les forces armées en alerte de niveau 5 et décide de porter cette grave agression devant le Conseil de Sécurité de l’ONU. Le président Ali Djalili exige de la France des excuses publiques et une repentance pour ce geste inqualifiable commis par trois de ses ressortissants qui ont bravé tous les droits et le respect qu’ils doivent au pays qui les a accueillis.

Sur le champ, l’Algérie décide d’expulser les 7432 expatriés français avec leurs familles et somme la France d’évacuer, dans un délai de 72 heures, tous ses ressortissants.

A l’heure où je vous transmets cette dépêche, nous ne connaissons pas les décisions du Conseil de Sécurité. Dans de telles circonstances, la condamnation de la France risque d’être inéluctable. Elle sera assortie de pénalités financières.

Laïca

(*) Toute ressemblance avec des faits anciens, présents et futurs est une pure coïncidence.


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