Texte Libre

Il faut redonner au Citoyen le pouvoir de maîtriser à nouveau son Avenir.
DEBOUT LA REPUBLIQUE !
2037535799_e469262c37.jpg
Construire en Terre, l'habitat écologique par excellence !


Articles récents

Liste complète

Texte Libre

Le contraire du Courage, c’est le conformisme, c’est l’acceptation d’être comme tous les autres ou d’être comme les autres désirent que l’on soit.  Il faut  du Courage pour se tenir debout face à ses rêves, ses principes et ses valeurs.

DEBOUT LA REPUBLIQUE

Texte Libre

Le Courage c'est quand la Raison entre en Action,
pour un  Engagement   Altruiste.

DEBOUT LA REPUBLIQUE !

Texte Libre

Il ne sortira rien du Sommet de Copenhague, sur le plan du climat, car les émissions anthropiques de CO2 ne peuvent contribuer ni au réchauffement planétaire ni au refroidissement planétaire. La science à façon du GIEC est à l’image de la science agronomique moderne qui a oublié que le sol est un organisme vivant et non pas le réceptacle inerte d’un cocktail de poisons et de fertilisants de synthèse; à l’image de la science médicale moderne qui a oublié que le corps humain est un organisme vivant et non pas le réceptacle d’un cocktail d’aliments empoisonnés, de vaccins pourris et transgéniques et de remèdes de synthèse iatrogéniques. La science réductionniste du GIEC a réussi l’exploit de réduire le climat de l’être planétaire à une équation unique à une seule molécule, le dioxyde de carbone; elle a oublié que l’être planétaire est un organisme vivant dont la complexité échappe, et échappera toujours, à la petite compréhension du bipède qui s’est auto-proclamé le maître de la création; et elle a évacué de sa vision globale climatique la présence du soleil et de l’entièreté du cosmos. C’est une immense farce.

Dominique Guillet - Président de KOKOPELLI

Recommander

Texte Libre

La liste des pratiques agro-écologiques permettant de régénérer les sols agricoles est longue: le compost, les engrais verts, le BRF, les Microorganismes du Professeur Teruo Higa, l’agriculture de Fukuoka, la permaculture, les préparats de la biodynamie, les purins d’ortie et autres extraits fermentés, etc.

Et, bien sûr, la Terra Preta, “Black Earth”, les terres “noires” d’Amazonie. S’il est une technique qui illustre à merveille notre propos, la Révolution par le Carbone, c’est bien celle-là. Le cadre de cet article ne nous permet pas de développer cette technique quasi-miraculeuse (du point de vue de la science qui depuis 20 ans n’a pas réussi à en percer les mystères) et nous renvoyons le lecteur à des articles qui se trouvent sur la toile, ou au chapitre consacré à ce thème dans l’ouvrage “1491” et à un article de Bernard Leclercq, d’Auroville en Inde, sur le site de Liberterre.

N’est-il pas proprement fantastique que la Terra Preta (des “terres noires” créées par l’incorporation de charbons de bois activés en sus de débris de poteries d’argile et d’autres matières carbonées) puisse perdurer dans le sol durant des milliers d’années (qui plus est dans des zones tropicales où le lessivage est tel que les sols sont normalement très pauvres) et se “régénérer” naturellement au fil des années! Un gramme de charbon actif possède une surface “éclatée” de 500 mètres carrés.

Cela fait des années que nous avons mis en application les “Terra Preta” dans le sud de l’Inde: en l’espace d’une saison, des cultures de légumineuses croissent à 20 cm de hauteur, dans des sols hyper pauvres, et à 1m50 dans les mêmes sols agrémentés de ces charbons de bois actifs.

L’auto-régénération des sols agricoles par les charbons de bois actifs: c’est véritablement tout un programme politique.

Dominique Guillet Président de KOKOPELLI

Présentation

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Catégorie

Texte Libre

Nul homme ne peut vous révéler quoi que ce soit qui ne sommeille déjà dans l'aube de votre connaissance.
Car la vision d'un homme ne prête pas ses ailes à un autre homme.
Et comme chacun de vous se tient seul dans le savoir de Dieu ainsi chacun de vous doit rester seul dans sa connaissance de Dieu et dans sa compréhension du monde.
                Le Prophète - Khalil Gibran

Profil

  • Enoch
  • L'Esprit d'Enoch
  • Homme
  • 07/04/1963
  • politique écologie économie mes enfants
  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

Texte Libre


Parle à la Terre et elle t'enseignera.
Job 12.7

Syndication

  • Flux RSS des articles

L’arnaque de la dette

mardi 10 mai 2011 à 16h56

Jusqu’en 1973, lorsque l’État avait besoin de trésorerie, il demandait à la Banque de France de le financer, de la même manière que procède toute entreprise ou ménage envers sa banque commerciale : en lui signant une « reconnaissance de dette ».

L’exception européenne C’est à Valéry Giscard d’Estaing, alors ministre des finances, que nous devons la loi du 3 janvier 1973 dont l’article 25 précisait "Le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France", interdisant donc le financement direct de l’État par la Banque de France. Cette loi a été confirmée par l’article 104 du Traité de Maastricht - devenu 123 du Traité de Lisbonne. Cette interdiction, n’est, dans aucune autre zone monétaire, gravée ainsi dans le marbre d’un Traité !

En clair la France (de même que les pays de la zone euro) est obligée d’emprunter sur les marchés financiers, en payant des intérêts, les besoins monétaires qu’elle ne peut couvrir par des recettes budgétaires. Pourtant, des pays tels les USA, la Grande Bretagne ou le Japon, n’hésitent pas à se servir de la possibilité de monétisation directe par leur Banque Centrale lorsque les besoins de leur économie le nécessitent. Chez nous, les banques peuvent emprunter à 1% à la BCE et prêter aux États à 3, 5 ou 7% et parfois plus.

L’augmentation annuelle de cette dette publique de 1980 à fin 2009 correspond, bon an mal an, aux intérêts de la dette, dans un effet boule de neige. En euros constants la dette est passée de 239 milliards d’euros (21% du PIB) fin 1979 à 1489 milliards d’euros (78% du PIB) fin 2009, soit une augmentation de 1250 milliards d’euros. Sur la même période, nous avons payé environ 1340 milliards d’euros d’intérêts aux différents prêteurs privés (banques et établissements de crédits, fonds de pension, assurances-vie…).

Mais direz vous, nous sommes bien obligés de payer des intérêts à nos prêteurs ! Oui, et justement puisque nous devons, dans le système actuel, emprunter chaque année sensiblement l’équivalent de ces intérêts qu’il faut payer, non seulement nous ne pourrons jamais rembourser, mais en plus la dette continuera à croitre alors que nous avons une obligation d’honnêteté envers les épargnants qui ont fait confiance à la signature de la France.

Pourtant, nous pourrions imposer à la Banque de France de monétiser chaque année une somme raisonnable pour alléger le poids de cette dette dont le paiement des intérêts pèse aujourd’hui sur les services publics essentiels de notre nation (éducation nationale, sécurité sociale, sécurité…) .

Ah, je vous entends « mais c’est la planche à billet, c’est l’inflation assurée… » Tout d’abord, il faut noter qu’aujourd’hui, ce sont les banques privées qui ont la responsabilité de la création de la monnaie et qui ont provoqué une immense inflation du prix des actifs pendant les années 2000, qui a mené à la pire crise économique depuis 80 ans. En effet, la masse monétaire a progressé de près de 10% par an dans la zone euro jusqu’à la crise.

Aujourd’hui, la quantité de monnaie en circulation en France est d’environ 1900 milliards d’euros (agrégat M3). La BCE considère qu’une augmentation annuelle de plus ou moins 5% n’est pas inflationniste. C’est donc une centaine de milliards de monnaie nouvelle qui peuvent être émis chaque année sans effet inflationniste.

Comment pourrons-nous rembourser ces épargnants qui détiennent cette « dette de la France » sans les léser, qu’ils soient français ou étranger, qu’ils aient placés leur épargne au sein de fonds de pensions ou d’obligations détenues par des assurances vies ?

Bien que la vente par les administrations publiques des actifs monétaires qu’elles détiennent permettrait instantanément la réduction de plus de 700 milliards d’euros de la dette, restons dans l’hypothèse d’une nécessité de remboursement de la dette brute "au sens de Maastricht" estimée au début de cette année 2011 à 1600 milliards d’euros.

En fait la solution est simple et ne nécessite que la volonté politiquePrenons les hypothèses d’un budget global dont le solde primaire est équilibré (recettes – dépenses hors charges d’intérêts) et d’un taux d’intérêt moyen sur les obligations d’État de 3%.

Si nous décidions de monétiser chaque année 100 milliards d’euros, la première année, 48 milliards d’euros serviront au paiement des intérêts et il resterait 52 milliards en remboursement du capital de la dette. Le solde résiduel deviendrait donc 1548 milliards d’euros. L’année suivante, c’est 46 milliards d’euros d’intérêts, 54 milliards de remboursement du capital et une dette ramenée à 1494 milliards d’euros. Et ainsi de suite.

En 22 ans la dette serait totalement remboursée aux actuels détenteurs, sans en léser aucun ni sur le capital investi, ni sur les intérêts attendus chaque année. La dette et les intérêts payés pendant cette période de remboursement seront simplement transférés sous forme de nouvelles obligations à l’actif du bilan de la Banque de France. Il est à noter qu’il faudrait 39 ans avec une monétisation annuelle de 70 milliards d’euros.

D’ailleurs, Maurice Allais, notre seul prix Nobel d’économie affirmait que : « La création monétaire doit relever de l’État et de l’État seul. Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les « faux droits » résultant actuellement de la création de monnaie bancaire ». Cette création monétaire, bien public, actuellement confiée à des banques privées auxquelles il est pourtant difficile de faire confiance doit revenir dans le giron de la collectivité. C’est aussi ce qui permettra d’honorer la dette sans asphyxier notre économie.

André-Jacques Holbecq

Economiste et auteur de :

Argent, dettes et banques, éditions Yves Michel, 2010

La dette publique, une affaire rentable, en collaboration avec Philippe Derudder (préface d’Étienne Chouard) - éditions Yves Michel 2008

 


Ecrire un commentaire - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE ! - Voir les 0 commentaires - Publié dans : politique

Indispensables dettes et circulation monétaire

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-UnisEuropeMonétarisme

Les dettes hypothécaires, des consommateurs et des Etats sont proches d’un tournant historique. Elles devront bientôt s’ajuster aux capacités d’endettement qui ne sont pas infinies

Dans son livre, The age of turbulence, ce bon vieux Greenspan rapporte cette citation (que je modifie légèrement) d’un article de Fortune en… 1956 !

Tout le monde s’affole des dettes de tout le monde et partout depuis plus de 50 ans et c’est pire que jamais.
Ce bon vieux Greenspan explique justement qu’il est normal que les dettes augmentent car la richesse augmente : le PIB annuel réel a été multiplié par plus de 7 au cours de ces 60 dernières années en France comme aux Etats-Unis (cf. mon article à ce sujet).

Dans les pays développés, les ménages ont augmenté leur épargne dans les mêmes proportions et ils ont alimenté des fonds de pension dont les en-cours sont très importants, les capitaux propres et les trésoreries des entreprises ont augmenté davantage encore au cours de la même période.
L’argent gagné, épargné et sain donc, est abondant. Il est donc normal, souhaitable et indispensable même qu’il soit prêté par les uns, c’est-à-dire emprunté par d’autres.

Comme le disait fort justement Keynes (qui pour une fois avait raison !) : l’épargne doit être égale à l’investissement (c’est-à-dire prêtée aux investisseurs) pour que le système productif fonctionne à son optimum.
Ce sont les banques qui font fonctionner ce marché, c’est-à-dire qui mettent en relation l’offre et la demande d’argent, ce qu’elles font très bien… quand elles respectent les règles prudentielles d’endettement.

A contrario, si l’argent gagné, épargné et sain n’était pas prêté donc emprunté, cela créerait de gros problèmes : d’après un certain nombre d’économistes qui ont étudié de près la crise de 1929, dont notre bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, la cause principale de cette crise a été l’achat massif d’or par la France car elle a retiré du circuit économique une part très importante de l’épargne libre mondiale qui ne pouvait donc pas être investie.

L’argent a été stérilisé, bloqué et ne circulait plus, ce qui a créé un arrêt brusque de la croissance dans le monde entier avec les conséquences dramatiques qui ont suivi.
Dans ce cadre, les lois (économiques), les règles et les normes doivent être respectées par tous les intervenants afin qu’il n’y ait pas de création monétaire ni de défauts de paiements dépassant les normes sinon ce serait l’écroulement de ce système.

Le problème majeur est en amont : l’argent sain est le premier pilier des Reaganomics.
L’argent est sain aux Etats-Unis où il n’y a pas (ou plus) de création monétaire.
Il ne l’est pas dans la zone euro ni au Japon (cf. mes articles à ce sujet).

Ensuite, cet argent doit circuler pour que la croissance du PIB réel atteigne son potentiel optimal.
La politique monétaire menée par la Fed, la QE2, contribue à faire circuler cet argent.
Dans la zone euro, la masse monétaire M1 est hypertrophiée, c’est-à-dire inerte : cet argent non-gagné ne circule pas, ce qui y accentue les problèmes en maintenant la croissance en-deçà de son potentiel optimal.

Par CHEVALLIER

Ecrire un commentaire - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE ! - Voir les 1 commentaires - Publié dans : politique
Les découvertes de Luc Montagnier révolutionnent la compréhension du vivant
3 avril 2011
Outils :

Avant de vous présenter ci-dessous un texte de Larry Hecht, rédacteur de la revue scientifique américaine 21st Science & Technology, sur la portée des découvertes de Luc Montagnier sur les émissions électromagnétiques du vivant et les modifications dans la structure de l’eau, nous présentons d’abord une version légèrement adaptée de l’introduction de la vidéo A non-particle view of life, réalisée le 21 mars par les jeunes chercheurs du Comité d’action politique de Lyndon LaRouche (LPAC).


La philosophie qui règne en science aujourd’hui, connue sous le nom du réductionnisme, présuppose que la vie est le résultat de molécules non vivantes. Composez un mélange adéquat d’acides aminés et d’autres ingrédients, placez-le dans des conditions propices, et spontanément des formes de vie primitive jailliront à partir desquelles des formes de vie plus développé pourront évoluer… Une telle hypothèse ne s’est jamais démontrée et toutes les expériences visant à la prouver ont échoué. Ce qu’on présente comme la « création » d’une forme de vie primitive, ou des préfigurations de la vie tel que l’ADN ou un virus, nécessite toujours à l’origine une autre forme de vie. Jusqu’ici, et peut-être heureusement, personne n’a pu métamorphoser des molécules mortes en matière vivante.

A l’opposé de cette vision réductionniste, s’est affirmé le vitalisme, une théorie qui affirme que les organismes vivants possèdent une force vitale, un principe de vie, séparé de la matière qui les compose. La vie serait une combinaison de molécules organiques dotées de cette force vitale. Cependant, aucune expérience n’a pu identifier cette force vitale ou démontrer sa présence dans le vivant, ou son absence dans la matière non-vivante. Ainsi, le mystère de la vie demeure presque entier.

Les expériences récentes que nous allons décrire ici, viennent de bousculer quelques certitudes des théories anciennes. Sans nous fournir des réponses définitives, elles élargiront certainement vos horizons. Ces expériences ont été menées par le Professeur Luc Montagnier, le biologiste virologue co-lauréat du Prix Nobel avec Françoise Barré-Sinoussi pour leur découverte en 1983 du virus du HIV responsable du SIDA.

Le Professeur Luc Montagnier et ses collaborateurs rapportent qu’il a été observé que certaines séquences d’ADN des bactéries et des virus peuvent induire des ondes électromagnétiques de basse fréquence dans les hautes dilutions aqueuses. Ce phénomène semble être provoqué par le fond électromagnétique ambiant de très basse fréquence.

Mieux encore, ces ondes seraient même capables de transformer certains nucléotides servant de base à l’ADN, en ADN bactérien nouveau, rien que par le biais de structures particulières de l’eau.

En examinant l’interaction complexe entre le rayonnement émis par des formes de vie, le rayonnement atmosphérique et le rayonnement cosmique, les travaux de Montagnier ont des implications révolutionnaires pour la biologie et notre façon de concevoir l’univers.

Tout démarra il y a dix ans quand Luc Montagnier étudia l’étrange comportement d’une petite bactérie qu’on trouve souvent en compagnie du VIH, le Mycoplasma pirum. Comme le HIV, cette bactérie adore et dévore les cellules blanches du sang humain, les lymphocytes.

Initialement, Montagnier tenta, à l’aide de filtres de différentes tailles, de séparer la bactérie, d’une taille d’environ 300 nm, des séquences du virus dont la taille est de 120 nm. En filtrant une culture de lymphocytes infectés par la bactérie, Montagnier arriva à obtenir un liquide stérile. Une vérification rigoureuse démontra qu’aucune trace ne resta de la bactérie Mycoplasma pirum.

Dans DNA waves and water, [1] Montagnier et son équipe rapportent que, « lorsque le filtrat [stérile] est incubé avec des lymphocytes humains (dont on a constaté auparavant qu’ils n’étaient pas infectés par le mycoplasma), la présence du mycoplasma avec toutes ces caractéristiques fut régulièrement constaté ! »

 

L’expérience tend à prouver que, d’une manière ou d’une autre, les bactéries avaient communiqué au fluide lui-même l’information nécessaire à leur régénération ultérieure. Arriva alors la question : quel type d’information a été transmis par le filtrat aqueux ? « C’était le début d’une enquête de longue haleine quant aux propriétés physiques de l’ADN dans l’eau. »

D’abord, une nouvelle propriété de l’ADN de M. pirum fut constaté : elle émet des ondes électromagnétiques d’ultra basse fréquence.

Mais ce n’était pas tout. A la surprise générale, des dilutions répétées avec de l’eau pure du filtrat émettait également les mêmes ondes électromagnétiques d’ultra basse fréquence qu’on peut mesurer en plaçant les filtrats au cœur d’un solénoïde (une bobine électrique formé par un fil de cuivre enroulé en hélice) couplé à un amplificateur.

 

L’émission d’ondes d’ultra basse fréquence (ULF), de 500 à 3000 Hertz, qu’on situe à l’extrémité du spectre des radiofréquences, fut observée dans les dilutions de filtrats de plusieurs sortes : dans des solutions infectées par des bactéries et des virus ; dans le plasma sanguin d’humain infecté par ces agents ; ainsi que dans des filtrats dilués de liquides où l’ADN des ces bactéries et virus fut présent.

Une condition préalable essentielle existait pour l’émission de telles ondes : la présence d’une radiation électromagnétique en arrière-plan d’environ 7 Hz, ce qui correspond à peu près avec la fréquence d’une résonance naturelle, dite « résonances Schumann », formée par la cavité de la surface de la terre et de l’ionosphère. Cette fréquence est reproductible en laboratoire.

Montagnier démontra ensuite que chaque filtrat dilué émettait non seulement sa propre fréquence, mais aussi que les différentes dilutions d’un même filtrat pouvait « se parler » entre elles. En marge d’une conférence, Montagnier ironisait que le téléphone portable fut inventé bien avant les hommes !

Pour vérifier ce processus, on plaça un échantillon d’une dilution non-émettante à coté d’une dilution émettante du même type. La première réduit alors au silence la deuxième, indiquant que certaines émissions sont peut-être tellement faibles que nous manquons de moyens pour en mesurer l’existence dans le dispositif du solénoïde.

Etrangement, lorsque l’échantillon qui fut réduit au silence fut dilué de nouveau, le signal électromagnétique revenait ! Nous avons déjà indiqué que les signaux électromagnétiques, propres à chaque espèce et émanant du liquide aqueux des filtrats dilués, semblent être liés à une « signature » spécifique à chaque espèce imprimé dans la structure de l’eau.

La dernière expérimentation a démontré cet aspect d’une façon éclatante. Dans ce cas, c’est une séquence d’ADN du virus HIV qui a fourni le matériel de départ. Une solution avec cette séquence fut filtrée et diluée jusqu’au moment où on a obtenu un signal électromagnétique, comme ce fut le cas lors des expériences précédentes.

Ensuite, on a filtré et dilué cet échantillon en même temps qu’un échantillon d’eau pure. Les deux échantillons furent ensuite posé à l’intérieur d’un solénoïde et le tout placé dans une boîte en mu-métal (un alliage de nickel et de fer permettant un isolement électromagnétique). Un courant électrique de 7 Hz a permis au solénoïde de générer le rayonnement stimulant. Après dix-huit heures, le récipient contenant de l’eau pure fut enlevé. Il émettait désormais son propre signal.

C’est la démarche suivante qui a donné le résultat le plus étonnant. On a ajouté au même récipient contenant de l’eau pure, tous les ingrédients organiques (nucléotides, amorces, etc.) employés pour synthétiser l’ADN par amplification en chaîne par polymérase (PCR), une méthode d’amplification génique permettant de copier en grand nombre une séquence ADN ou ARN. Normalement, sans la présence d’un brin « matrice » de la séquence ADN ou ARN, la reproduction en est impossible. Dans ce cas-ci, aucune« matrice » fut ajoutée, et l’échantillon contenant l’eau pure avec les ingrédients fut exposé aux températures habituelles pour synthétiser l’ADN.

Le résultat de l’expérience fut étonnant. Non seulement la séquence d’ADN du virus HIV s’est reproduite dans l’échantillon, mais la elle était à 98 % identique à la séquence d’origine. Comment expliquer cette régénération à partir de l’eau ?

Tout comme pour l’échantillon d’eau pure, toutes ces expériences avec les bactéries, les virus et leur ADN, les filtrats sont tellement diluées qu’il n’y a aucune chance qu’ils possèdent du matériel génétique d’origine. Pour expliquer les phénomènes constatés, Montagnier avance l’hypothèse esquissée par un certain nombre de scientifiques concernant les propriétés étonnantes de l’eau, notamment le fait que l’état liquide de l’eau n’est pas une simple agglomération de molécules. Il s’agirait plutôt de chaînes de molécules d’eau capable de former de nanostructures cohérentes, qui pourraient être aussi bien le produit que les sources des phénomènes de résonance électromagnétique.

Bien que les expériences de Montagnier ne permettent pas de conclure, on peut dire qu’elles s’avèrent parfaitement consistantes avec l’approche expérimentale développée par Alexander Gurvitch. Ce dernier avait démontré le rôle du rayonnement électromagnétique ultraviolet dans la mitose, le processus de division cellulaire. Les travaux plus récents de Fritz Popp et ses collègues ont confirmé que c’est bien l’ADN du noyau des cellules qui est à l’origine des émissions de lumière ultraviolette. L’émission de ces « biophotons » s’accorde notamment avec la périodicité des cycles et rythmes diurnes, nocturnes et lunaires.

Le phénomène rapporté par Montagnier pourrait permettre de développer rapidement des systèmes de détection très sensible des infections chroniques bactériennes et virales. Au-delà de cette utilité immédiate, ces découvertes soulèvent des questions extraordinaires et nous avons bon espoir que d’autres expériences permettront d’affiner les instruments et apporteront d’autres découvertes.

Cependant, le travail de Montagnier touche à la question fondamentale de la nature de la vie. Le principe développé par Francesco Redi au XVIIe siècle, repris par Louis Pasteur et Vernadski, disant que toute forme de vie vient de la vie, n’a jamais été contredit par une expérience quelconque jusqu’ici. Cependant, on a tenté à réduire ce principe à la simple action matérielle d’un germe, d’une spore ou de la division cellulaire.

Ce qu’indiquent les expériences évoquées ici, c’est que la vie semble être transmise, au moins partiellement, non pas par la présence d’une matière physique, mais par l’intermédiation et en lien avec un signal identifiable comme électromagnétique par origine et apparemment relié aux caractéristiques plus larges de l’environnement.

Pour le chimiste Jeff Reimers de l’Université de Sydney, « si ces résultats sont corrects, cette expérience serait la plus significative depuis 90 ans, imposant une réévaluation complète du cadre conceptuel de la chimie moderne ». Un autre poids lourd de la « biologie quantique », Greg Scholes de l’Université de Toronto au Canada et crédité de la démonstration d’effets quantiques au sein des plantes, dit que « ces expériences biologiques sont intrigantes, et je ne les balaierais pas si vite ».

Le consensus actuel semble être qu’il faut investiguer plus avant cette recherche, et l’un des membres de l’équipe de Montagnier, le physicien Guiseppe Vitello de l’Université de Salerme en Italie, y croit et encourage d’autres équipes à essayer de reproduire ces résultats.

Les principes exacts des processus à l’œuvre, que ce soit la formation de nanostructures dans l’eau comme cela fut suggéré, ou d’autres mécanismes, restent à découvrir. Ce qui s’impose, c’est une vision plus large que la conception habituelle de la vie.

Comme le souligne le collaborateur de Lyndon LaRouche Larry Hecht (voir son article ci-dessous), le principe que « toute vie vient du vivant » demeure, mais sous condition qu’on adopte une conception "non corpusculaire" de la vie.


De nouveaux indices en faveur
d’une conception non corpusculaire de la vie

par Larry Hecht,

L’auteur est le rédacteur en chef de la revue américaine 21st Century Science & Technology. Cet article est également paru en Anglais dans l’édition du 11 février d’Executive Intelligence Review (EIR).


Les travaux remarquables du célèbre virologue français, le professeur Luc Montagnier, accréditent la thèse d’une conception non corpusculaire de la vie. Parmi ses plus importants résultats rendus publics à cette date, figurent l’émission, par des séquences d’ADN bactérien, d’ondes électromagnétiques de basse fréquence, et la capacité de ces ondes à organiser des nucléotides (le matériel de base de l’ADN) en un nouvel ADN bactérien, par la médiation de structures dans l’eau. [2]

En démontrant l’interaction des organismes vivants avec des ondes électromagnétiques, incluant peut-être les ondes de basse fréquence de la résonance de Schumann dans l’atmosphère terrestre. [3], ce travail a des implications révolutionnaires pour la biologie et toute notre compréhension de l’univers, prolongeant le travail démarré dans les années 1920 par des savants comme Alexandre Gourvitch qui avait détecté des radiations ultraviolettes émises par les cellules de plantes en croissance.

Les signaux détectés semblent être une propriété de la plupart des bactéries infectant les êtres humains, ainsi que de nombreux virus, y compris le HIV, la grippe A et l’hépatite C.

De plus, il découle de ces recherches, que certaines maladies ordinaires qu’on ne considérait pas jusque-là comme étant d’origine bactérienne, pourraient bien l’être en fait. Ce qui permet de penser cela, c’est que des signaux identiques à ceux détectés dans des tubes à essai contenant des bactéries vivantes, ont été trouvés dans le plasma sanguin, et dans l’ADN extrait du plasma, chez des patients souffrant des maladies d’Alzheimer et de Parkinson, de multiples scléroses, d’encéphalopathie de Lyme, d’arthrite rhumatoïde, et de différentes neuropathies.

Le professeur Luc Montagnier qui a reçu le prix Nobel pour sa découverte, en 1983, du virus HIV, a proposé l’utilisation des techniques de radiofréquence pour la détection d’infection bactériennes ou virales chroniques, et d’explorer les moyens de les utiliser dans le traitement de maladies comme le SIDA et l’autisme. Montagnier indique également que de telles techniques pourraient un jour fournir une solution au problème de plus en plus aigu de l’évolution des organismes résistant aux antibiotiques.

Attaqué par les mandarins de la science établie en Europe et ailleurs en occident, Montagnier a pris la décision, à l’âge de 78 ans, de poursuivre ses recherches en Chine, dans un nouvel institut de recherche qui portera son nom à l’Université Jiaotang de Shanghai.

La conception non corpusculaire

Les expériences de Montagnier touchent à certaines questions cruciales de méthode scientifique qui ne pourraient pas être correctement examinées dans les termes habituels des paradoxes de la physique du XXe siècle, mais qui trouvent un début de résolution claire lorsque l’on s’intéresse à la relation entre les domaines du non-vivant, du vivant et aussi du cognitif. Nous savons, par exemple, depuis les travaux de de Broglie et de Schrödinger dans les années 1920, que les paradoxes issus de la tentative de réduire l’explication des phénomènes observés dans le non-vivant à une conception particulaire de la substance, peuvent être résolus par une conception ondulatoire qui subsume les phénomènes des radiations électromagnétiques et de la vieille « mécanique » en une conception unifiée du microcosme et du macrocosme.

Cependant, Schrödinger fut incapable de transporter ses intuitions dans le domaine du vivant, proposant à la place une notion décevante de négation locale de l’entropie, pour expliquer le principe organisateur qui caractérise manifestement le progrès de l’évolution du vivant ainsi que celui de la cognition humaine.

Cette difficulté a été en partie résolue au cours du XXe siècle par Lyndon LaRouche qui découvrit que la créativité humaine, qu’il reconnut comme la force directrice du progrès économique physique humain, et la véritable source de richesse ou de valeur, par opposition à toutes les théories dominantes qui placent cette source dans le travail ou dans le marché, était également le principe connaissable du progrès de l’Univers, ou lui était apparenté. En conséquence, la caractéristique de ce principe créateur universellement répandu, doit être un critère d’acceptabilité pour une recherche compétente sur la relation entre les radiations cosmiques et la vie terrestre – sous réserve que la supposition habituelle mais fausse sur la complétude et l’efficacité du sensorium humain, les cinq sens, soit mise de coté, comme LaRouche l’a récemment souligné. [4]

En revisitant la question de l’interaction entre les radiations, y compris les radiations atmosphériques et implicitement les radiations cosmiques, et la vie, les expériences de Luc Montagnier ont apporté des éléments nouveaux et rafraîchissants dans ce domaine de recherche qui avait été déclaré pratiquement verboten (interdit) par la science officielle pendant presque tout le siècle dernier.

Les résultats expérimentaux

Pour éclaircir ces questions, examinons plus en détail les résultats expérimentaux extraordinaires rapportés par Montagnier et ses collègues.

1. Régénération de filtrats.

Dans un article publié en 2009 [5], Montagnier et ses associés ont rapporté l’observation de bactéries et de virus se régénérant à partir de solutions apparemment stériles. Après passage à travers des filtres dont les pores étaient plus petits que les bactéries ou les virus, des solutions qui avaient contenue des cultures infectées, mais testées stériles après filtration, ont été capables de régénérer les bactéries ou les virus qui les avaient infectées. Les premières expériences ont utilisé le Mycoplasma pirum, une espèce de petite bactérie sans paroi cellulaire, d’une taille d’environ 300nm (300 milliardièmes de mètre). Le mycoplasme est un genre de très petites bactéries qui est impliqué dans un grand nombre de maladies humaines et est résistant à beaucoup d’antibiotiques.

Après filtration d’une culture de lymphocytes humains infectés avec le Mycoplasma pirum à travers des filtres dont la porosité est de 100nm ou 20nm, l’incubation sur une culture stérile de lymphocytes humains a mis en évidence la régénération du mycoplasme originel. La stérilité des cultures sur lesquelles le mycoplasme s’est régénéré, avait été testée rigoureusement (recherche de traces d’ADN bactérien), et avait donné un résultat négatif. « Des recherches répétées de traces d’ADN de mycoplasme par ACP (Amplification en Chaîne par Polymérase, PCR en anglais) et ACP emboîtée (après amplification de l’ADN, on réalise une culture) utilisant des amorces spécifiques pour le gène de l’adhésine ou pour le gène du ribosome 16S, ont été constamment négatives » selon Montagnier.

Ce sont ces résultats, observés pour la première fois il y a dix ans, qui ont conduit Montagnier à lancer des recherches expérimentales.

2. Emission depuis les filtrats d’ondes de basse fréquence.

Au cours de leurs recherches sur ces phénomènes anormaux, Montagnier et ses collègues ont découvert une nouvelle propriété remarquable de ces filtrats. Après dilution dans de l’eau, il s’avéra que ces filtrats apparemment stériles produisaient des ondes électromagnétiques de basse fréquence d’une manière reproductible. Des émissions similaires furent également trouvées dans des filtrats apparemment stériles de solutions qui avaient été infectées par une bactérie plus grande et plus classique, la bactérie E. coli, et par d’autres microorganismes. Mais aucun signal ne fut trouvé dans des solutions non filtrées.

Les ondes sont détectées par un appareil qui avait été conçu par l’immunologiste Jacques Benveniste. [6]

Avant d’être testés, les échantillons subissent une série de dilutions de 1 part pour 10 chacune, dans de petits tubes de plastique (1,5 millilitres) qui sont bien bouchés et agités vigoureusement pendant 15 secondes, une étape critique. L’échantillon est ensuite placé dans une bobine de fil de cuivre d’une impédance de 300 ohms, qui sert à détecter des signaux électromagnétiques de basse fréquence, reliée à un amplificateur.

 

Le logiciel de l’ordinateur sert à éliminer le bruit de fond, et on applique une analyse de Fourier au signal. Les premières dilutions donnent généralement des résultats négatifs en termes de signal. Des signaux positifs sont généralement observés pour des dilutions de 10-5 à 10-8 ou 10-12 (de 5 à 8 ou 12 dilutions successives). Des dilutions plus nombreuses donnent de nouveaux des résultats négatifs. La suspension originelle non filtrée est négative pour toutes les dilutions de tous les microorganismes étudiés

Lorsque le signal apparaît, une augmentation d’amplitude dans des fréquences supérieures au bruit est détectée. On trouve des fréquences proches de 1000 Hz et de ses multiples. La gamme de fréquences détectées tombe dans ce qu’on appelle parfois la bande des extrêmement basses fréquences (EBF, ou ELF en Anglais) des rayonnements électromagnétiques (d’environ 3 à 3000Hz). Les bactéries émettent des fréquences qui seraient audibles si elles étaient des ondes sonores, mais sous forme de signaux électromagnétiques que l’on classerait traditionnellement dans la limite inférieure du spectre des radiofréquences.

L’une des caractéristiques remarquables des résultats obtenus avec des bactéries et des virus, c’est que beaucoup de filtrats émetteurs sont tellement dilués qu’ils n’ont presque aucune probabilité de contenir l’agent infectieux originel, ni son ADN complet. Pour rendre compte de ce phénomène, ainsi que l’apparition de signaux dans de l’eau pure, Montagnier a adopté une hypothèse développée par des chercheurs sur les propriétés anormales de l’eau, selon laquelle des nanostructures polymériques cohérentes se forment dans l’eau. Un certain nombre d’études physiques rapportent la formation de longs polymères de dipôles à liaison hydrogène dans l’eau. Cependant, ces formations ont des durées de vie assez courtes.

Selon Montagnier, les signaux émis pourraient être un phénomène de résonance, dépendant peut-être d’une excitation provoquée par le bruit électromagnétique ambiant. Leur persistance après le retrait de l’agent qui les a formés pourrait être due à un effet de cohérence produit par les radiations elles-mêmes, comme cela a été postulé par les physiciens italiens Emilio Del Giudice et Giuliano Preparata. [7] (Des résultats datant des années 1920 ont montré l’existence d’émission par des substances vivantes dans les gammes de fréquence bien plus élevées de la lumière ultraviolette. [8]

De telles émissions ont été ultérieurement confirmées par Fritz-Albert Popp, qui a donné au phénomène le nom de biophoton. Popp et ses collègues ont montré que cette lumière était cohérente, semblable à un laser ; que les molécules émettrices sont couplées par un champ radiatif cohérent ; et que la source est l’ADN des noyaux cellulaires. L’ensemble des moyens de détection des biophotons du laboratoire de Popp, a mis en évidence une corrélation avec des rythmes biologiques connus de périodicité diurne, lunaire ou autres, et a proposé l’existence d’un champ biophoton globalement organisé pour l’ensemble de l’organisme [9]).

3. « Diaphonie » entre les tubes à essai.

En poursuivant ses expérimentations, Montagnier a prouvé qu’il était possible également d’éliminer le signal de certaines dilutions, et de faire en sorte que d’autres qui n’avaient rien émis, commencent à émettre des signaux. C’est à ce phénomène que Montagnier fait référence lorsqu’il parle de « diaphonie ».

 

Dans une série d’expériences, des dilutions négatives (non émettrices) ont été combinées avec des dilutions positives (émettrices). Ainsi, lorsque 0,1ml d’une dilution basse négative (par exemple 10-3) fut ajoutée à 0,4 ou 0,9 ml d’une dilution positive (10-8), cette dernière devint négative.

Selon Montagnier, « ceci indique que les dilutions basses ‘silencieuses’ sont auto-inhibitrices, probablement par interférence des sources multiples émettant dans les mêmes longueurs, avec un décalage de phase, comme dans le brouillage radio. Ou alors, l’abondance des nanostructures peut former un gel dans l’eau, et donc les empêcher de vibrer. »

S’il s’agit vraiment d’un effet ondulatoire, il devrait être possible de démontrer que les propriétés des dilutions peuvent être communiquées, non pas en les combinant physiquement, mais en plaçant les tubes en plastique qui les contiennent l’un à coté de l’autre. Ceci fut montré en plaçant un tube donneur d’une dilution basse (10-3) « silencieuse » de E. coli à coté d’un tube récepteur d’une dilution haute (10-9) positive de la même substance.

Les tubes furent placés pendant 24heures dans une boîte entourée d’un alliage de nickel-fer appelé mu-métal qui a la propriété de supprimer les champs magnétiques de basse fréquence. L’hypothèse était que le mu-métal isolerait les tubes du bruit électromagnétique externe, permettant aux émissions électromagnétiques des bactéries d’agir d’elles-mêmes.

Après 24 heures dans cette boîte à écran, le tube donneur était toujours silencieux, mais le tube récepteur était également devenu silencieux. Mais lorsque le tube récepteur fut encore dilué, un signal apparut de nouveau.

Montagnier écrit que « Ces résultats suggèrent que le tube récepteur a été rendu silencieux par la formation d’un excès de nanostructures qui purent émettre des signaux après des dilutions ultérieures. » En interposant une feuille de mu-métal entre les tubes, il fut possible de supprimer l’effet.

Il fut également prouvé que la diaphonie est spécifique aux espèces. Des signaux électromagnétiques furent observés dans des dilutions d’autres espèces de bactéries, dont le streptocoque B, le staphylocoque doré, le Pseudomonas aeruginosa, le Proteus mirabilis, le Bacillus subtilis, la salmonelle, et le Clostridium perfringens. Les signaux furent détectés dans les mêmes ordres de dilution que ceux observés chez le E. coli, et l’effet de transfert eut également lieu dans la boite entourée de mu-métal. Mais une espèce ne put « parler » qu’avec un membre de la même espèce.

4. Onde de transmission d’information génétique ADN à l’eau.

La phase suivante d’expérimentation s’avère particulièrement remarquable, du fait qu’elle semble remettre en cause le principe de la biologie, appelé parfois principe de Redi, également défendu vigoureusement par Pasteur, selon lequel toute vie vient de la vie (Omne vivum ex vivo). Cependant, une analyse plus poussée nous montre que ce n’est pas la vérité du principe, mais ce que nous entendons par « vie », qui est remis en question par les résultats de l’expérience.

Dans des expériences rapportées par Montagnier au cours d’une conférence à Lindau en 2010 [10], un tube d’eau pure, lorsqu’il était exposé à second tube émetteur de signaux, a émis des signaux et a conduit des séquences d’ADN placées dans l’eau pure à s’assembler selon des séquences similaires à celles de l’organisme originellement émetteur. A cause de son importance, nous allons résumer l’expérience d’une manière aussi détaillée que possible.

Comme cela a été rapporté dans un article de 2010 sur l’expérience [11], un fragment d’ADN pris dans la longue répétition terminale du virus du SIDA (HIV) a été utilisé comme source. (La longue répétition terminale est une portion de l’ADN qu’on trouve dans des rétrovirus et qui se répète un grand nombre de fois.)

Le fragment a ensuite été amplifié par la technique ACP (PCR en anglais), par laquelle une enzyme naturellement dérivée appelée polymérase, stimule artificiellement l’ADN à reproduire un grand nombre de copies de lui-même lorsque les nucléotides et d’autres matériaux de base sont fournis. Des dilutions de solutions d’ADN amplifiés par ACP furent ensuite réalisées, comme dans les expériences précédentes, jusqu’à ce qu’un signal électromagnétique fut détecté.

Le contenu du tube fut alors filtré à travers des filtres de porosité de 450nm et 20nm, et dilué de 10-2 à 10-15. Un second tube contenant de l’eau pure fut soumis aux mêmes filtrations et dilutions. Les tubes furent alors placés l’un à coté de l’autre dans une bobine de fil de cuivre ou solénoïde orienté horizontalement.

Le solénoïde et les tubes furent placés à l’intérieur d’un récipient protégé par une couche de 1mm d’épaisseur de mu-métal. Un courant électrique de basse intensité oscillant à 7Hz fut fourni au solénoïde par un générateur extérieur pendant 18 heures à température ambiante.

Lorsque le tube contenant de l’eau pure fut retiré au bout de 18 heures, il émettait des signaux comme le tube contenant le filtrat dilué de l’ADN viral. Aucune émission ne fut observée sous les conditions suivantes :
 Temps d’exposition inférieur à 16-18 heures
 Pas de bobine
 Générateur éteint
 Fréquence d’excitation inférieure à 7Hz [12]
 Absence d’ADN dans le premier tube.

C’est ici qu’arrive l’étape la plus remarquable. Les ingrédients pour synthétiser l’ADN par ACP (nucléotides, amorces, polymérase) furent ajoutés au tube contenant l’eau pure.

On s’attend à ce que la réaction ACP nécessite la présence d’au moins une copie du segment ADN à reproduire, pour servir de modèle pour l’amplification de l’ADN. On n’en rajouta pas. La réaction ACP se déroula alors de la manière habituelle par des cycles d’exposition à la chaleur.

Il en résulta que l’ADN produit dans le tube contenant initialement de l’eau pure, fut de la taille attendue et à 98% identique dans sa séquence à la séquence originelle de l’ADN de la longue répétition terminale du HIV. Sur 104 nucléotides (les molécules qui se joignent ensemble pour constituer la structure de l’ADN), deux seulement étaient différentes de l’original. L’expérience fut reproductible et réussie 12 fois sur 12 essais. Elle se répéta avec succès avec une séquence ADN d’une bactérie, la Borrelia burgdorferi, le spirochète responsable de la maladie de Lyme.

Montagnier conclut son rapport avec l’observation suivante : « Ces éléments accréditent une explication provocatrice pour notre expérience de filtration du Mycoplasma pirum : les nanostructures induites par l’ADN du Mycoplasma pirum dans l’eau filtrée, représentent différents segments de son ADN génomique . Chaque nanostructure, lorsqu’elle est en contact avec les lymphocytes humains, est rétro-transcrite [13] dans l’ADN correspondant par une certaine polymérase d’ADN cellulaire.

Il y a alors une certaine probabilité (même très faible) que chaque morceau d’ADN se recombine dans la même cellule avec les autres morceaux pour reconstruire tout l’ADN génome. Nous devons supposer qu’en présence de cellules eucaryotes, la synthèse des composants du mycoplasme (membranes lipidiques, ribosomes) peut aussi être instruite par l’ADN du mycoplasme. Une seule cellule complète de mycoplasme est alors suffisante pour engendrer toute l’infection des lymphocytes.

Des expériences récentes du groupe C. Venter ont montré [Gibson D.G., et al., Science, 329 52-56 (2010)] qu’un ADN génomique synthétique est suffisant pour maintenir toutes les caractéristiques d’un mycoplasme. Toutes les étapes supposées dans la régénération à partir de l’eau peuvent être analysées et soumises à vérification. » [14]

La conception non corpusculaire, encore

Une réflexion plus générale sur les résultats de Montagnier, ainsi que ceux du groupe Craig Venter, pose la question fondamentale de la nature de la vie. En énonçant le principe selon lequel toute vie vient de la vie, un principe dont aucune expérience jusqu’à présent n’a jamais montré qu’il soit violé, on a l’habitude d’imaginer que certain processus matériel, comme l’œuf, le sperme, la spore, ou la division cellulaire, soit l’agent responsable. Cependant, dans les résultats rapportés ici, le principe de la vie apparaît comme transmis, non pas par la présence immédiate d’une substance matérielle, mais médiatement, en relation avec un signal détectable par un appareil électromagnétique. L’élaboration complète des mécanismes, que ce soit par formation de nanostructures comme cela est suggéré, ou par d’autres moyens additionnels, reste à faire.

Cependant, nous pouvons dire que les résultats de Montagnier, ainsi que les résultats largement rapportés du groupe Venter de la création d’une cellule bactérienne contrôlée par un assemblage d’un génome bactérien complet [15], nécessitent une extension de la conception habituellement limitée de la vie. Mais c’est le travail de Montagnier qui braque le mieux les projecteurs sur cette question.

La tentative de réduire le principe de vie à quelque chose dérivant des lois de la chimie et de la physique, n’a jamais été très satisfaisante. L’argument des vitalistes, selon lequel un principe animateur doit être surimposé à la substance matérielle, supposée auto-évidente, de matière vivante, a aussi ses limitations. Avec les résultats de Montagnier, nous reconnaissons que le principe, Omne vivum ex vivo, reste valide, mais seulement à la condition que nous adoption une conception non corpusculaire de la vie.




Notes:

[1] DNA waves and water, L. Montagnier, J. Aissa, E. Del Giudice, C. Lavallee, A. Tedechi, and G. Vitiello, 23 décembre 2010.)

[2] L. Montagnier, J. Aissa, E. Del Giudice, C. Lavalee, A. Tedeschi, and G. Vitiello, « DNA Waves and Water. »

[3] http://www.larouchepub.com/other/20...] La résonance de Schumann fait référence à des ondes dont la fréquence fondamentale est de 7,83Hz, qui se propagent dans le guide d’onde formé de la zone entre la surface de la Terre et l’ionosphère.

En 1952, le physicien atmosphérique allemand Winfried Schumann avait fait l’hypothèse que l’activité de la lumière produirait de telles ondes de basse fréquence et, en divisant la circonférence de la Terre par la vitesse de la lumière, avait prédit la valeur approximative de la fréquence détectée par la suite.

[4] Par exemple, Lyndon H. LaRouche, Jr., « A Wedding Anniversary : The Sixth Sense », EIR, Jan. 14, 2011, pp. 4-22. voir aussi le rapport « The Extended Sensorium » par le LaRouche « Basement » Project, EIR, Feb. 4, 2011 and LaRouche PAC.

[5] L. Montagnier, J. Aissa, S. Ferris, J-L. Montagnier, C. Lavalee, « Electromagnetic Signals Are Produced by Aqueous Nanostructures Derived from Bacterial DNA Sequences », Interdisciplinary Sciences : Computational Life Sciences (2009)

[6] Jacques Benveniste (1935-2004) a été le directeur du laboratoire d’immunologie de l’INSERM. Ses recherches dans les années 1980 montrent que de l’eau, après avoir contenu un anticorps, mais après avoir subi une dilution telle qu’aucune molécule d’anticorps ne puisse rester, est toujours capable d’agir sur un certain type de globule blanc du sang appelé basophile. Benveniste en conclut que la configuration des molécules d’eau est devenue active biologiquement, malgré l’absence de l’anticorps. Les résultats de Benveniste ont été reproduits dans des laboratoires indépendants au Canada, en Italie, et en Israël, avant leur publication en juin 1988 dans Nature.

Cependant, lors d’une visite au laboratoire de Benveniste, postérieure à ces expériences, par une équipe comprenant le journaliste John Maddox de Nature et le magicien James Randi, la plupart des résultats purent être reproduits mais pas tous les essais. Benveniste qualifia cette visite de parodie et dénonça des méthodes dignes du maccarthysme. Mais la campagne de diffamation massive organisée par Nature le discrédita auprès du public.

[7] E. Del Giudice, G. Preparata, G. Vitielo, « Water as a free electric dipole laser », Physical Review Letters 61, 1085-1088 (1988).

[8] Voir, par exemple, Gurwitsch Gurwitsch, « Twenty Years of Mitogenetic Radiation : Emergence, Development and Perspectives », 21st Century Science Technology, Fall 1999, pp. 41-53.

[9] cf. Recent Advances in Biophoton Research and its Radiations, publié par F.A. Popp (World Scientific, 1992).

[10] « DNA between Physics and Biology : DNA Waves and Water » tiré de la conférence du Dr. Luc Montagnier, Lindau, 28 June 2010.

[11] L. Montagnier, J. Aissa, E. Del Giudice, C. Lavalee, A. Tedeschi, and G. Vitiello, « DNA waves and water » (fourni à l’auteur par le Dr. Del Giudice).

[12] A comparer aux expériences effectuées par le biophysicien italien Bruno Brandimarte, dans l’application d’ondes magnétiques de basse fréquence, aussi bien in vitro que dans la guérison de blessures et d’autres pathologies. Brandimarte suggère que les oscillations magnétiques de fréquence inférieures à 10kHz sont des ondes non maxwelliennes, qui devraient être appelées magnétoélectriques, non pas électromagnétiques. Voir Bruno Brandimarte, « Whole-Body Magneto-Therapy Speeds Wound and Disease Healing », 21st Century Science Technology, Summer 2010, pp. 21-30.

[13] Je pense que Montagnier utilise cette formulation pour indiquer que le filament d’ADN est synthétisé comme dans un rétrovirus, mais sans la présence d’ARN messager. Ici, ce seraient les nanostructures de l’eau qui serviraient de « gabarit ».

[14] Montagnier, « DNA Waves and Water », op. cit.

[15] En 2010, des chercheurs de l’Institut J.Craig Venter ont rapporté quelque chose que certains appellent de la « vie artificielle » (Gibson, et al., « Creation of a Bacterial Cell Controlled by a Chemically Synthesized Genome », Science 329 52-56 (2010)). En étendant de manière ingénieuse des méthodes de clonage connues, ils ont conduit 100 composants de séquences génétiques synthétisées artificiellement à s’assembler en une structure presque identique à l’ADN de la bactérie mycoplasme mycoïde. Insérée dans la cellule d’une espèce de mycoplasme relativement voisine, la nouvelle cellule s’est développée en une colonie exprimant la séquence d’ADN synthétique. Cependant, le mot « création » dans le titre de leur article est trompeur. Pour ceux qui seraient induits à croire que de la vie a ainsi été créée de novo, nous pouvons éclaircir la question par une analogie très grossière consistant à dire que la synthèse a besoin de l’E. coli et des organismes de la levure de boulanger comme substituts de « père » et de « mère ». La synthèse nécessite l’insertion de sous-produits dans la bactérie plus grande de l’E. coli, puis dans l’ADN de la S. cerevisiae (levure de boulanger), où le génome artificiel de la M. mycoïde représente environ 5% de la longueur totale de l’ADN. La vie n’est pas créée de novo, mais seulement en présence de vie, comme dans les expériences de Montagnier. Ceci est dit en dehors de toute considération morale, comme celles qui se posent avec les mauvais usages d’expérimentations génétiques, ou également avec les brevets de matériel biologique en agriculture, auxquels nous n’apportons pas notre soutien.


Ecrire un commentaire - Communauté : Ecologie par blogs - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Santé

  Jacques Sapir vient de publier un nouveau texte sur la sortie de l'euro. Il s'agit d'un texte proposant des stratégies à adopter en pratique pour l'éventuelle sortie de la monnaie unique. Risque auquel nos dirigeants risquent d'être confrontés dans les années qui viennent. Jacques Sapir avait critiqué il n'y a pas longtemps les propositions du FN, des critiques qui se voulaient constructives et non fondées sur des assertions morales auxquels certains défenseurs de la pensée unique font appel dès qu'il s'agit du FN. Le document de Jacques Sapir est au format PDF que vous pouvez télécharger sur  ce lien (merci à Malakine qui a signalé le document en question sur son blog). Je ne le mets pas en texte entier sur mon blog le texte serait trop long et il est plus agréable à lire dans son format d'origine. Nous allons tout de même voir ensemble les propositions de Jacques Sapir. Je fais quand même une critique sur sa stratégie concernant un éventuel maintien de la zone euro actuelle, les propositions qu'il fait sur cette éventualité me semblant soulever un problème à plus long terme. Je reviendrai dans d'autres textes sur les propositions que Jacques Sapir fait ici, car je n'ai pas le temps ni la place de tout traité en un seul billet. C'est en tout cas un texte et un travail formidable que vient de faire Jacques Sapir. Et même si l'on peut être en désaccord avec quelques propositions, il est tellement rare de nos jours d'avoir des propositions aussi rationnellement construites en terme de programme économique qu'on ne peut que se réjouir d'avoir de telles propositions à lire. Les partis politiques français seraient bien inspirés d'être aussi cartésiens dans leurs propositions.


Ecrire un commentaire - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE ! - Voir les 0 commentaires - Publié dans : politique

MARIANNE2 Que vous inspire ce premier tour des élections cantonales ?

Emmanuel TODD Les observateurs ne semblent pas percevoir la poussée du Front national dans sa véritable dimension historique. Les commentaires se focalisent sur les transferts de voix entre l’UMP et le Front national, et nous devons constater la persistance dans les analyses produites, d’une thématique imposée de l’immigration de l’islam, de la sécurité, de l’identité nationale conçue en un sens étroit. Or, les résultats dont nous disposons témoignent plutôt d’une prédominance des déterminations socio-économiques dans les votes. Le Front national a franchi son plafond ancien du vote à 30% dans la classe ouvrière et s’approche de 40%. Deux signes confirment le caractère secondaire des thématiques identitaires (immigration, sécurité, etc.) : le score plus modeste (à 20%, ce qui n’est quand même pas mal) réalisé parmi les artisans et commerçants et la progression importante du Front national vers l’ouest, là où l’immigration demeure un phénomène insignifiant.

Vous décrivez un vote de crise…

La poussée du FN intervient après deux ans et demi d’une crise économique qui a appris à la population française et à d’autres populations dans le monde que leur classe dirigeante était incompétente. Ou totalement indifférente à leur sort. Les plans de « relance » ont abouti à quelques résultats merveilleux (sic), compréhensibles par tous : la relance du CAC 40, la baisse des salaires, l’accélération des délocalisations et l’aggravation du chômage de masse… Soyons sérieux : la grande nouveauté de la situation politique et idéologique est une radicale délégitimation des élites, phénomène qui autorise toutes les embardées politiques imaginables. Les Français sentent que la France est devenue un canard sans tête… L’ampleur générale du score frontiste et sa pénétration non insignifiante dans les classes « moyennes inférieures » et « moyennes moyennes », dans des cantons sans tradition industrielles et sans immigration, suggère l’idée que les gens n’ont plus confiance dans la gestion économique du pays. Même s’il survient des accidents dans l’histoire (pour moi, l’intervention en Libye, que j’approuve, en est une), un président tel que Nicolas Sarkozy incarne à merveille cette situation de vide. Mais ce vide n’est pas confiné à l’Elysée. Les classes dirigeantes au sens le plus large, incluant les responsables de l’UMP et les dirigeants sociaistes, ont été les défenseurs acharnés de deux options dont tout le monde sait aujourd’hui qu’elles sont obsolètes : le libre-échange et l’euro. J’utiliserais volontiers, pour décrire l’état de ces concepts, une expression du sociologue allemand Ulrich Beck, celle de « concept zombie » : un concept mort mais que l’on croit vivant. C’est très important. Les gens comprennent que le libre-échange détruit leur vie. Ils ont très bien compris depuis les crises budgétaires européennes que le système monétaire actuel est victime d’un acharnement thérapeutique. Les hommes de médias de ma génération ont aussi une responsabilité dans cette déroute des élites françaises. Quand je vois Jean-Michel Aphatie face à Marine Le Pen sur le plateau de Canal +, ou quand je lis Laurent Joffrin qualifiant de lepéniste « Ce soir ou Jamais », la meilleure émission de débat du paysage audiovisuel, menacée de surcroît par l’Elysée, il s’agit moins de journalistes que d’idéologues purs qui tentent de perpétuer une vision du monde totalement archaïque. Mais ils font partie des classes dirigeantes et particulièrement Laurent Joffrin dont les aller-retour entre le Nouvel Observateur et Libération, en tant que directeur, ont significativement contribué à la paralysie idéologique de deux grands journaux de gauche très importants et contribué à la non prise en compte par la gauche des intérêts économiques des milieux populaires.

Sauf que la plupart des responsables et des économistes affirment que l’abandon de l’euro se traduirait par une véritable catastrophe pour les populations européennes.


Certains économistes – pas tous heureusement – disent cela, mais les gens ne les croient plus et mes conversations privées avec certains membres de l’establishment me font soupçonner qu’eux-même n’y croient pas davantage. Mais il est extrêmement difficile de l’avouer parce que l’aveu, pensent-ils sans doute, produirait une délégitimation des classes dirigeantes. Or, le score du Front national nous indique que cette précaution devient superflue : s’ils avouent maintenant, mais sans trop tarder, ils seront pardonnés. J’ai été absolument fasciné, lors des commentaires post-électoraux, par le fait que Jean-François Copé et Christian Jacob ont rappelé que la nécessité de garder l’euro était le clivage premier qui les séparait du Front national. Au fond, la tendance sarkozyste de l’UMP suit pleinement le Front national sur les thématiques identitaires et de sécurité, ce qui rend la situation ingérable. La relance des thématiques identitaires a d’ailleurs été décidée à l’Elysée. Mais cette stratégie aboutit à mettre l’UMP dans une sorte de seringue : alors que le Front national peut aussi se déployer sur les thèmes économiques et sociaux en prônant la sortie de l’euro, la tendance sarkozyste de l’UMP qui représente au plus haut degré l’oligarchie économique, ne peut que défendre l’euro qui est l’argent des riches. Là réside sans doute la véritable explication des transferts de voix de l’UMP vers le Front national.

L’idée du Front républicain resurgie entre les deux tours vous paraît-elle utile, efficace ou au contraire contre-productive pour enrayer la poussée mariniste ?

Voilà bien un autre concept-zombie ! L’important n’est plus la tactique politique. Le Front national ne va pas prendre le pouvoir à l’occasion de ces élections cantonales, les électeurs sont libres. L’important est le renversement de l’hégémonie idéologique des concepts-zombies que sont le libre-échange et l’euro. L’UMP et le Parti socialiste, les dirigeants de grandes entreprises (ceux des PME ont compris) et les responsables des grands médias doivent être capables de penser en terme de protectionnisme économique, européen si possible. Ils doivent accepter l’idée que s’il y a un problème d’identité nationale pour la France, il réside dans sa relation à l’Allemagne et non dans ses rapports avec les Arabes. Les élites doivent accepter l’inévitabilité, si l’Allemagne refuse l’idée d’un protectionnisme européen, d’une sortie de l’euro. La réalité économique est que cette sortie poserait, certes, quelques problèmes techniques, mais ouvrirait mille possibilités de renouvellement et d’expérimentation, et des solutions originales aux problèmes posés par la dette publique, quoique peu agréables pour les détenteurs de capitaux.

On nous présente la sortie de l’euro comme une garantie absolue d’une baisse rapide du franc rétabli.

Mais c’est exactement l’effet recherché. Une dévaluation est toujours défavorable à ceux qui ont beaucoup d’argent, mais favorable, après ajustement, à la compétitivité économique des secteurs qui reposent sur un travail réel, à l’industrie, aux nouvelles technologies. D’ailleurs, honnêtement, plus j’y pense en tant que démographe plus je pense que la France, avec son taux de fécondité parfaitement satisfaisant, à deux enfants par femme, au milieu d’une Europe minée par des fécondités très basses, aurait intérêt à prendre quelque distance avec un continent menacé de sénilité. L’un des paradoxes fondamentaux du comportement du Front national dont rien ne nous garantit d’ailleurs qu’il aurait le courage de ses propositions économiques, est que l’analyse économique sérieuse conduit à constater que le protectionnisme et la dévaluation ramènent à la notion de solidarité nationale mais d’une solidarité nationale territoriale plus tôt qu’ethnique. L’une des implications paradoxales du programme frontiste est que la sortie de l’euro aurait pour effet pratique de contribuer à la réconciliation de toutes les classes sociales françaises et de Français de toutes origines. Les enfants d’immigrés seraient, autant que ceux des classes moyennes, les premiers bénéficiaires de la sortie de l’euro. Je reconnais que voir le FN en défenseur des enfants d’immigrés a quelque chose de surréaliste si l’on pense à l’ignoble proposition de préférence nationale qui fait partie du bagage idéologique du Front national. Symétriquement, des socialistes qui se battent contre la préférence nationale mais adhèrent à des politiques économiques qui détruisent en priorité les enfants d’immigrés ne sont pas des républicains sincères. En vérité, l’attachement des partis dits républicains à des concepts économiques qui détruisent la vie des Français pourrait faire bientôt du mot République un concept zombie. On peut toutefois ressusciter la République en changeant de politique économique.

Le plus spectaculaire et inquiétant dans le score de Marine Le Pen, est sa performance dans les catégories actives : selon l’iFOP, alors que l’électorat sarkozyste reste dominant parmi les catégories âgées, les intentions de vote de la tranches 34-49 ans est passée de 16 à 29% en un an ; parmi les 24-39 ans elle est passée de 20 à 25%.

Effectivement, ce contexte est tout à fait typique des situations de basculement idéologique. La fragmentation de la droite peut être perçue par des différences d’attitude entre sarkozystes fillonistes et marinistes. Mais au-delà de la confusion, ce sont les basculements générationnels qui importent. La fragilité initiale du sarkozysme était que le Président a été l’élu des vieux, très effrayés par les émeutes de 2005 dont il était largement responsable, et actuellement, la fuite hors de l’électorat UMP s’effectue dans ce qui restait de jeunes au sein de l’électorat de droite.

Votre diagnostic est à la fois convaincant et inquiétant. Que va-t-il se passer et qu’est ce qui est possible ? Comment en sortir ?

J’aimerais profiter de l’occasion pour définit mon attitude personnelle vis-à-vis de la crise que nous vivons. Je suis considéré comme un intellectuel critique radical du système. Mais je ne suis pas intéressé par les propositions irréalistes protestataires de la gauche de la gauche, et je ne crois pas une minute à la possibilité pour le Front national d’arriver au pouvoir en France. Je pense tout à fait que la France doit continuer à être gérée par une alternance entre les grands partis décents de la droite et de la gauche. Je ne suis pas partisan d’une destruction ou d’un rejet des élites. Je plaide simplement pour le retour des élites à la responsabilité et à la raison. Même si ça n’est pas enthousiasmant d’un point de vue utopique, je pense que le projet protectionniste européen ou la sortie de l’euro ne peuvent, dans le contexte français, être gérés que par des gens sortis des grandes écoles. Je demande simplement que la méritocratie française fasse son boulot, s’occupe de la démocratie française, et justifie ainsi ce qu’a coûté leur formation à la nation. J’admire la capacité du peuple français à résister à des élites devenues irresponsables – y compris malheureusement par un vote Front national - mais je ne crois pas à la possibilité d’une démocratie sans élites. La bonne démocratie fonctionne quand une partie importante des élites prend en charge les intérêts économiques et moraux de l’ensemble de la population.


Ecrire un commentaire - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE ! - Voir les 0 commentaires - Publié dans : politique

DISCOURS DE NICOLAS DUPONT-AIGNAN POUR L’ECOLE REPUBLICAINE

Chers amies, chers compagnons,

1) L’intervention de Luc Ferry – et il nous a dressé un tableau tout aussi brillant que dramatique de la progression de l’illettrisme en France - et les excellentes contributions des auteurs et praticiens qui ont accepté notre invitation aujourd’hui, suffisent - à elles seules - à nous faire comprendre que la situation est grave…

Elles suffisent à nous faire comprendre l’ampleur du problème.

Vous le vivez d’ailleurs au quotidien : vous êtes parents, grands-parents, oncles, tantes … - et vous avez constaté comme nous tous l’évolution regrettable et inquiétante de notre Education nationale.

On pourrait aussi demander aux étudiants et lycéens de Debout les Jeunes – bientôt rassemblés nombreux en Conseil National - de témoigner des lacunes et des obstacles auxquels ils doivent faire face chaque jour, au collège, au lycée, à l’Université… Ils nous diraient certainement combien le système est injuste, combien il favorise la reproduction sociale et combien l’ascenseur républicain est en panne !

Ils nous raconteraient aussi comment les moins favorisés, comment les plus pauvres d’entre eux - en fait - ont dû se battre pour gravir un à un des échelons qui étaient pourtant tellement si faciles à franchir pour d’autres, plus privilégiés qu’eux. Plus riches.

Alors aujourd’hui, face à l’évidence, permettez-moi de ne pas m’attarder sur le constat.

Le constat, nous venons de le voir, et il a été brillamment dressé ce matin. Je ne tiens pas à noircir encore plus le tableau.

Mon rôle, en revanche, comme député de la nation, et aujourd’hui aussi comme candidat à l’élection présidentielle de 2012 - je ne peux plus le cacher désormais, même dans une convention comme celle-ci –

mon rôle, c’est de redonner espoir aux Français,

c’est de proposer les solutions qui nous permettrons de nous en sortir tous ensemble,

Et ces solutions, je serai d’autant plus légitime à les apporter que je vais vous expliquer de façon très franche les causes du désastre actuel.

Je vais vous dévoiler aujourd’hui les véritables raisons de ce « massacre » perpétré dans l’Education nationale – « massacre », pour reprendre l’expression à la une du Point de la semaine dernière.

Laissez-moi donc vous dévoiler les tristes coulisses de ce massacre.

 

 

DEMONTER LES IDEES RECUES ET DEMASQUER LA LOGIQUE QUI EST A L’OEUVRE

2) Ce qui est sûr, tout d’abord, c’est que les coupables de ce fiasco terrible font tout pour ne pas être démasqués.

Ainsi, se propagent depuis 20 ans des idées reçues que je souhaite aujourd’hui démonter une à une.

Tout d’abord, pour mieux se défausser de leurs responsabilités, les tenants de la pensée unique nous expliquent que l’école serait en échec car elle n’a pas su se réformer. Combien de fois entendons-nous cette rengaine ?

Et bien je prétends au contraire que c’est exactement l’inverse. Depuis 30 ans, l’école a subit d’innombrables réformes. C’est un fait objectif.

Plus grave : d’une cohérence redoutable, ces réformes ont en pratique méthodiquement transformé l’école de la République en une véritable école « mai-68 ».

L’enfant roi y a sapé l’autorité du maître,

l’utopie pédagogiste s’est substituée au savoir sacré,

et le mérite par l’effort a sombré dans un laxisme compassionnel.

Cette école « mai 68 » est d’ailleurs admirablement incarnée par l’icône nationale Jack Lang, sempiternel ministre de l’éducation, dont la transgression ultime – vous le savez - fut de ne pas porter de cravate à l’Assemblée Nationale ! Oh, quel courage ! Quel acte subversif ! Un peu comme François Mitterrand, ministre des colonies, certes, mais qui se refusait à porter le casque colonial.

Les belles transgressions que voilà !

Mais la véritable transgression, Monsieur le ministre Jack Lang, la véritable transgression, elle aurait été d’apprendre aux enfants à lire.

Elle aurait été de leur apprendre à écrire et à compter ! Voilà, la véritable transgression. Voilà le véritable le courage républicain !

Alors certes, il est toujours plus facile de se montrer à la techno parade pour s’attirer les lumières médiatiques que de mettre son énergie réellement au service des générations futures.

Vous connaissez la boutade, avant le passage de Lionel Jospin (le faux rigoureux, le trotskiste de l’Ile de Ré) et de Jack Lang à l’Education, il était question - dans les problèmes de mathématiques soumis aux élèves – il était question de volumes, de sac de pommes de terres et de prix au kilo à déterminer pour atteindre le coût de revient. Bref, du calcul, et de la logique. Rien de plus normal. Mais après Jack Lang, en revanche, on ne demandait plus aux élèves de calculer quoi que ce soit, mais le même énoncé de mathématiques était suivi désormais de la question suivante :

soulignez le mot « pomme de terre »

et discutez-en, avec votre voisin.

Pas étonnant que le président de la Cour des comptes ne sache plus aujourd’hui combien font 7 X 9 – vous l’avez peut-être entendu se tromper chez Bourdin (au passage, ça fait 63).

En fait, Lionel Jospin et Jack Lang ont été à l’éducation nationale ce que la tempête Xynthia a été à la Vendée : un drame sans précédent.

Alors face à un tel constat, on pourrait se dire : « la gauche, quelle catastrophe » !

Mais ce qui est terrible, c’est qu’on ne peut même pas dire cela. Car cela serait malheureusement aller bien trop vite en besogne et oublier combien la formule « UMPS » caractérise à merveille l’alliance des bobos et des libéraux, qui dans le domaine de l’Education nationale comme ailleurs, a fait des ravages.

Ainsi, aujourd’hui nous avons affaire au digne successeur du grand Jack : j’ai nommé, Luc CHATEL ! On pensait avoir touché le fond, et bien CHATEL nous démontre qu’on peut toujours creuser sous une piscine.

Ou plutôt, il nous prouve qu’on peut toujours aller plus loin dans le cynisme et la manipulation.

Ainsi, le nouveau ministre de l’éducation nationale nous explique qu’on doit désormais débuter l’enseignement de l’anglais dans les écoles dès l’âge de trois ans. Donc en gros, on doit apprendre l’anglais avant de savoir écrire en français.

Lorsque l’on entend ce que Luc Ferry nous a expliqué ce matin, comment peut-on imaginer sérieusement une seule seconde qu’un ministre nous explique qu’on va apprendre une seconde langue à des gamins sur les ruines de leur langue maternelle. Comment y croire ?!

C’est pourtant la triste réalité. Vous en avez cauchemardé ? Luc CHATEL l’a fait.

Mais bien sûr, apprendre l’anglais dès le plus jeune âge « ça fait bien ». Ça fait « chic ». Il est d’ailleurs très difficile de critiquer cette mesure sans passer pour un horrible « souverainiste ». C’est très malin ce qu’ils font : ils détournent l’attention – par des mesures a priori sympathiques - des baisses d’effectifs et des professeurs non remplacés en cours d’année, des classes qui sont laissées à l’abandon.

Exemple de la circonscription.

Et lorsque l’on demande au ministre comment on peut apprendre l’anglais à de si jeunes enfants sans embaucher des milliers d’enseignants ou d’assistants de langue supplémentaires, alors qu’on en est plutôt à la suppression de postes à la hache, CHATEL nous répond qu’il a la solution : les nouvelles technologies !

Ah, là encore, c’est malin ! Car comment s’opposer aux « nouvelles technologies » ?

Comme si un gamin de 3 ans qui ne parle déjà pas correctement sa langue maternelle, allait se construire grâce à un « Personal Computer » que l’Education nationale n’aura même pas les moyens d’entretenir…

Pa-thé-ti-que Luc CHATEL.

Mais le ministre, outre qu’il supprime à tour de bras les agrégations (lettres modernes, lettres classiques) et les CAPES exotiques (grec, latin : quel exotisme !),

le ministre désormais nous sort de son chapeau que les chefs d’établissement méritants recevraient désormais des primes…

Pourquoi des primes ?

Et bien je vais vous donner la réponse : tout simplement parce qu’il les a chargés d’organiser la pénurie. Bien sûr, les chefs d’établissement ne sont nullement responsables de la pénurie d’enseignants : ils y sont de fait simplement confrontés. Et ils ne font que redistribuer, intelligemment ou non, les moyens dont ils disposent.

Nous avons là toute la méthode sarkozyste en action : on dresse les citoyens les uns contre les autres. Roms, juges, chefs d’établissement, on trouve toujours un coupable avec Nicolas Sarkozy.

C’est cette manière de gouverner, insupportable, que je n’ai cessé de dénoncer dès 2007 en quittant l’UMP. Luc CHATEL, l’un des ministres préféré du président applique à merveille cette méthode, cruelle au possible, le tout avec une tête de chien battu presque digne de celle d’Eric WOERTH.

Fort heureusement, les citoyens ne sont pas dupes, ils ont depuis longtemps démasqué le double langage du gouvernement dans tous les domaines, et la sanction des urnes sera terrible pour ceux qui ont trahi tant de millions d’électeurs qui avaient sincèrement cru en eux en 2007.

Alors tout simplement, et pour conclure sur le ministre, n’oublions pas que Luc CHATEL, c’est en 2011 – rien que pour cette année 2011 – tout bonnement 16 000 postes en moins.

Se débarrasser du gras, pourquoi pas. Mais Xavier Darcos m’avait déjà expliqué après ses propres réductions d’effectifs qu’il n’en pouvait plus, qu’on avait atteint l’os. Désormais, CHATEL s’attaque au nerf !

Et si l’on prend un peu de hauteur, on découvre un tableau encore plus perfide.

Car comprenons bien ce qu’il y a derrière ces coupes budgétaires. En fait, il y a derrière ces suppressions de postes une idéologie ultra libérale qui rejoint parfaitement les lubies libertaires que la gauche de Jack Lang - et de ses amis - a toujours défendues.

Il y a ni plus ni moins que la même alliance entre les bobos et les libéraux que celle qui permet au MEDEF – par exemple - de faire venir de la main d’œuvre bon marché sur notre territoire pour faire baisser les salaires, sous couvert de fraternité entre les peuples.

De la même manière, les bobos ont bonne conscience, et les libéraux font du business.

Qui sont les seuls qui en pâtissent ? Comme toujours, les classes populaires et les classes moyennes qui sont en train de se faire massacrer par ce gouvernement Fillon.

De la même manière qu’il est facile de défendre les sans-papiers quand on habite dans les beaux quartiers, et donc qu’on les voit jamais, il est encore plus facile de prôner l’anglais dès 3 ans à l’école quand on peut payer à ses enfants ACADOMIA tous les soirs, où les mettre dans les meilleures écoles privées.

C’est exactement le pacte dont nous parle Sophie Coignard dans son dernier livre, un « pacte immoral » scellé entre des élites mondialisés qui ne voient pas d’un mauvais œil la libéralisation de l’enseignement - tant que leurs enfants vont à Henri IV et font les meilleures prépas - et des pédagogues bobos libertaires, convaincus de promouvoir l’égalité des chances en tirant tout le monde au même niveau :

c’est–à-dire vers le bas.

3) De même, toujours dans l’optique de rejeter la faute sur les autres, et de masquer la véritable nature de cette alliance tacite, on entend souvent dire que les professeurs seraient des conservateurs.

Là encore, j’ose dire que c’est totalement faux. Il nous faut arrêter de nous défausser sur les enseignants, et vous verrez d’ailleurs que c’est pourquoi nous les plaçons au centre des nos préoccupations et de la révolution que nous proposons pour 2012 dans l’Education nationale.

En fait, les enseignants ne font aujourd’hui qu’appliquer trop docilement les réformes stupides dont je vous parlais,

et ils tentent d’ailleurs bien souvent d’en limiter les dégâts comme ils le peuvent.

De plus en plus ils se font taper sur les doigts par des inspecteurs de l’Education nationale leurs reprochant d’en demander un peu trop aux élèves. C’est dire !

4) Une autre idée reçue que je veux abattre aujourd’hui : le redoublement devrait être supprimé, car il est néfaste.

En vérité, le redoublement a déjà quasiment disparu, et c’est précisément ce qui est néfaste.

Avec des passages en classe supérieure automatiques, c’est la valeur du diplôme et l’élève lui-même, qui sont au final dévalués.

5) Dans la même logique, le collège unique serait la garantie de l’égalité.

Ah le beau tabou que voilà : le collège unique, vecteur de réussite et de progrès social !

C’est bien sûr tout le contraire !

Arrêtons-nous un instant sur le sujet. Car c’est un sujet important.

Pour notre ministre Tartuffe de l’Education nationale « « le collège unique a été (je cite) un progrès extraordinaire ». Je vous jure, ce sont ses mots exacts.

Franchement entre-nous, à ce stade là ça ne peut plus être de l’incompétence. C’est trop gros :

C’est à se demander s’il n’y a pas une volonté assumée de ruiner le modèle public de l’Education nationale, et c’est en tout cas - qu’ils le veuillent consciemment ou non - une garantie objective d’organiser une fuite vers l’école privée et vers le hors contrat, une fuite contrainte et forcée.

On savait déjà que le président de la République a libéralisé les jeux d’argent pour ses amis du Fouquet’s. Il faudrait donc regarder s’il n’a pas des amis chez Acadomia et Complétude…

Dans la même logique, on commence d’ailleurs gentiment mais sûrement à nous vendre « l’autonomie » comme la solution miracle. Mais l’autonomie, c’est la rupture brutale et définitive du pacte du républicain. C’est « toujours plus pour les plus favorisés », et toujours moins pour les autres.

Je le vois dans ma banlieue de l’Essonne, le collège reste malgré tout – encore - l’un des derniers creusets républicains. Malgré tous les problèmes. Et, grâce au travail admirable de véritables hussards de la République, il reste encore un peu d’espoir dans nos quartiers.

L’autonomie, cela serait - certes la garantie pour certains établissements de pouvoir sélectionner leurs élèves et tenir leurs classes - mais cela serait surtout une défaite idéologique en rase campagne, l’acceptation d’une Ecole à deux vitesses alors que nous avons pourtant les moyens humains et techniques de ne pas s’abandonner au terrible modèle américain, qui ne fera que favoriser encore plus la reproduction sociale et élargir encore plus le trou aujourd’hui béant des inégalités.

6) Les mêmes nous expliquent ensuite que le bac devrait se transformer en un « contrôle continu ».

C’est à mon avis une fausse bonne solution.

Je vais vous dire pourquoi : il suffit de dresser le bilan du Brevet - désormais accordé en grande partie par contrôle continu. On peut facilement constater l’ampleur de son discrédit : pas la peine d’un long discours.

En réalité, la multiplication des matières secondaires généreusement notées - associée à la surévaluation systématique des notes dans les matières principales - dope artificiellement les résultats, et pervertit les diplômes.

L’école, le collège, le lycée et l’université sont donc devenus des trompe-l’œil où – pour paraphraser Sophie Coignard une nouvelle fois « se joue la comédie de la réussite ».

7) Enfin, la dernière idée reçue à abattre aujourd’hui, c’est celle qui nous explique – bien entendu – que la prévention vaut mieux que la discipline.

Ah ! La prévention !

Vous l’imaginez facilement, je m’insurge contre cette assertion. L’école de la République c’est l’école du mérite – certes. Mais l’école,

ça se mérite aussi !

Il ne faut pas donner le pouvoir aux agitateurs de nuire aux élèves méritants.

Or, tout le monde sait que dans certains collèges les bons élèves font en sorte de ne pas obtenir de trop bonnes notes, craignant de devenir les souffre douleurs de petits caïds en herbe.

Dans les quartiers difficiles, l’envoi de ces bons élèves vers des internats d’excellence est à ce titre un scandaleux aveu d’échec du gouvernement. Car bien entendu, c’est de chaque établissement scolaire qu’il faut faire un "internat d’excellence" !

Commençons par multiplier le nombre de surveillants par trois, et nos élèves seront bien mieux surveillés… C’est d’ailleurs aussi l’une des raisons pour lesquelles je veux sortir de l’euro : retrouver notre liberté monétaire et pouvoir investir de nouveau dans l’avenir, dans l’Education nationale et le progrès social, plutôt que de laisser l’Etat se faire racketter par les banques privées et payer des intérêts de la dette plutôt que des professeurs dans nos lycées.

Je revendique en tout cas sur ce point par conséquent exactement l’inverse de ce que fait le gouvernement :

c’est aux petits caïds de quitter leur école et non aux bons élèves ! N’en déplaise à Monsieur Sarkozy, lui qui n’a nettoyé aux Kärcher que les effectifs de l’Education Nationale et des commissariats.

Alors oui j’ose le dire, l’Education nationale doit sérieusement envisager de déléguer les graves perturbateurs à des écoles à encadrement militaire.

Et je vais vous raconter une petite anecdote. Car que n’ai-je pas entendu lorsque j’ai décidé de faire nettoyer le tableau chaque soir aux élèves dans les classes de ma ville, et de leur faire mettre la chaise sur la table en partant !

Vous l’avez donc compris, toutes ces idées reçues sont autant de façon de brouiller les pistes, autant de mauvaises voies empruntées par l’Education nationale, au profit de toujours les mêmes et au détriment de toujours les mêmes.

LES SOLUTIONS – LES PROPOSITIONS POUR 2012

8) A ce stade de la convention, je pense que les coupables sont clairement démasqués, les raisons du fiasco clairement mises sur la table, et les principales idées reçues sur l’école complètement démontées.

Alors maintenant, que faire ?

Car une fois dénoncé ce pacte mortel pour notre pays, quelles solutions apporter pour sortir de ce piège ?

Et bien je souhaite conclure mon allocution par des propositions très concrètes, et de nature à redonner espoir aux français.

C’est ce que je ferai maintenant – succinctement, certes, mais avec force et détermination.

Proposer des solutions radicales et exiger leur mise en œuvre, c’est ce que nous devons porter ensemble comme projet commun.

A cet égard, la caisse de résonnance que vous m’offrez aujourd’hui par votre combat, par votre présence, je veux la mettre au service de l’intérêt général et des français – vous le savez - et donc de l’Education nationale.

La dernière convention que nous avions tenue dans ces murs portait sur le plein emploi. C’était salle Victor Hugo et là encore nous étions trop nombreux pour la salle. C’est là que nous avions été les premiers – je dis bien les premiers, souvenez-vous - à évoquer une sortie de l’euro. Et vous le savez, cette proposition a ensuite donné lieu à un débat d’ampleur nationale. En aparté, j’attends d’ailleurs toujours que le président de la République accepte de débattre avec moi, lui qui semble faire de la défense de l’euro une véritable question identitaire, bien plus qu’une simple question d’efficacité économique. Lui qui semble prêt à sacrifier nos emplois et l’idée européenne sur l’autel d’une monnaie de banquiers.

Face au fiasco de l’Ecole, face à tant de vies brisées, tant de carrières compromises et de souffrance engendrées, face à un tel gâchis humain (car il faut aller voir dans les banlieues le gâchis humain, j’invite les technocrates de la rue de Grenelle à venir dans mes quartiers) – et finalement face à un tel coût pour la société (RMI, exclusion sociale, perte de compétitivité du pays) – il faut réagir, enfin réagir, réagir vraiment.

Faire de l’Ecole publique la priorité des priorités. D’ailleurs Danton n’a-t-il pas prononcé le 13 août 1793 à la tribune de la Convention une formule restée célèbre, en expliquant que l’éducation était « après le pain, le premier besoin d’un peuple ».

« Après le pain, le premier besoin d’un peuple » : c’est-à-dire, en pratique, le premier besoin de tout peuple vivant. Le tout premier.

C’est l’éducation.

C’est dire l’ampleur de la tâche qui s’ouvre à nous.

Et là encore, comme dans les autres domaines, face à l’ampleur de cette tâche, nous devons nous faire confiance, arrêter de nous lamenter et trouver en nous-mêmes les ressources pour redresser la barre.

Et nous nous appuierons donc pour cela – une fois n’est pas coutume - sur la communauté nationale, sur la nation,

pour mener à bien ces réformes, s’il le faut par référendum.

Car la nation, c’est le cadre démocratique.

En fait, et en deux mots, l’école doit redevenir une véritable "institution nationale".

Car il n’y a pas de République sans une Ecole publique forte et fière.

C’est-à-dire sans mêler les futur citoyens d’une même nation, sans les nourrir de talents, de savoirs, de science, de culture. En un mot, d’humanité.

Car s’il n’y a plus de nation à l’école, ne nous étonnons pas des affrontements, du rejet et des haines qui meurtrissent nos banlieues.

Nous ne étonnons pas de la disparation du sentiment d’appartenance.

Ne nous étonnons pas de voir l’ascenseur républicain en panne.

En fait, aujourd’hui, le sanctuaire de l’égalité républicaine qu’était l’école autrefois, est devenu le principal lieu d’injustice sociale pour les enfants.

D’ailleurs avez-vous remarqué que ces derniers construisent désormais leur personnalité par le biais de la possession matérielle ? Je veux parler notamment des vêtements de marques.

Or, nous voulons rétablir dans les classes une discipline exigeante et émancipatrice.

C’est pourquoi je proposerai aux établissements qui le souhaitent le retour à l’uniforme pour symboliquement favoriser l’intérêt général face à l’intérêt individuel,

et favoriser l’intégration des plus modestes.

Comme je le lisais dans une tribune de la revue républicaine, « qu’importe les difficultés pratiques, la force symbolique d’une telle mesure marquera les esprits. La République dans son idéal veut que les enfants ne soient pas discriminés par la classe sociale à laquelle ils appartiennent.

Nos valeurs républicaines nous obligent à réduire le terrible sentiment d’injustice sociale qui existe dans les cours d’écoles, et a fortiori quand il est basé sur la fortune. »

9) Dans cette même logique, je veux que chaque enfant quel que soit son milieu ait la chance de pouvoir connaître un jour une relation maître - l’élève où la transmission des savoir, l’accès à la connaissance ouvre l’esprit à l’intelligence.

Mais pour cela, le maître doit être respecté et l’élève encouragé.

C’est pourquoi je veux rétablir l’aura et l’autorité du maître sur sa classe. Ses décisions doivent être souveraines, et soutenues par sa hiérarchie face aux familles.

Là sera la vraie révolution !

Cela implique concrètement deux actions :

  D’abord une revalorisation du salaire des enseignants.

Je veux augmenter de 30% la présence des enseignants (volontaires) à l’école, et augmenter ainsi de 30% leurs salaires.

Les enseignants doivent retrouver leur statut d’avant mai 68, ils doivent être respectés et considérés, et le salaire est un élément déterminant de leur statut.

Il est évident que le collégien ne doit pas gagner plus d’argent en quelques « deals » de « shit » que le professeur, ou plus d’argent de poche que lui dans les beaux quartiers.

Le salaire est donc un élément central du nouveau contrat que nous proposons.

Nous donnerons aux professeurs et aux instituteurs qui le souhaitent la possibilité de travailler plus. Et je vais vous dire pourquoi ça fonctionnera : tout simplement car ils le font déjà !

Je suis en effet très agréablement surpris par la prise de conscience et le réveil du corps enseignant, qui a souvent été manipulé et qui a compris aujourd’hui – du moins je le crois - qu’ils avaient été les idiots utiles d’un système qui ne leur a rien apporté de bon.

Raconter ici ce que vous disent ceux que vous rencontrez sur le terrain.

 il faudra également mettre fin aux conseils de discipline et à la fameuse circulaire Jack Lang.

Là encore, il s’agit tout simplement de replacer le maître au centre du dispositif.

Aujourd’hui, un enseignant a perdu tout pouvoir de direction sur sa classe. S’il veut sanctionner un élève, il ne le peut pas ! Il est contraint de passer par un conseil de discipline où il se retrouve minoritaire, battu par l’administration et même les parents d’élèves !

Et cas exceptionnel, si le conseil de discipline prononce une mesure forte - par exemple d’exclusion - alors c’est carrément l’Académie qui appelle directement pour demander au proviseur de garder l’élève récalcitrant car sinon, « que va-t-il faire » ?

Je l’ai vécu dans ma ville. On croit rêver.

10) Egalement, je veux rendre au bac ses lettres de noblesse en réduisant les coefficients des matières véritablement exotiques, et en imposant des notes éliminatoires aux épreuves majeures de la filière choisie.

Je veux également rendre au brevet sa valeur initiale.

Pour mémoire, un élève en fin troisième de 1976 sortait du collège avec, dans sa besace éducative, 2800 heures de Français depuis le cours préparatoire.

En 2004, il en avait eu 800 de moins - soit deux ans et demi de cours de moins !

Je dis bien deux ans et demi de cours en moins. C’est juste inadmissible.

C’est pourquoi je veux rétablir les 16 heures hebdomadaires d’apprentissage du français qui existaient en 1969 (à la place des 9 heures d’aujourd’hui).

11) Il faudra bien aussi je le concède s’attaquer aux programmes. Nous n’en ferons malheureusement pas l’économie.

Je passe sur l’européisme des programmes qui nous racontent une histoire fantasmée, cheval de Troie de la mondialisation inhumaine, et les agendas scolaire de la Commission européenne qui signalent toutes les fêtes religieuses sauf Noël… Soit c’est volontaire et c’est d’une violence inouïe. Soit c’est involontaire, et c’est-à-dire qu’ils ont tous oublié Noël parmi les fêtes à signaler dans l’année. Je n’arrive toujours pas à savoir ce qui est plus inquiétant.

Autre absurdité : aujourd’hui, les programmes n’ont plus rien de chronologique. Il est vrai qu’on empêche ainsi de comprendre le déroulé de la construction d’une nation, tuant dans l’œuf toute passion pour la patrie, pour le destin collectif. Et que l’on peut mieux vanter les vertus de loi du marché.

Les manuels, eux, deviennent comme CLOSER ou VOICI : beaucoup de photos vides de sens, et … peu de textes !

Je pourrais citer également la suppression de l’histoire-géo en Terminale S… Sans compter le contenu lui-même des cours d’histoire-géo pour ceux qui auraient encore la chance de recevoir cet enseignement quelque part !

Sans parler enfin de toutes ces défaites qu’on nous ressasse et de toute cette repentance qu’on nous rabâche à longueur de pages et de programmes.

Il faudra donc tout revisiter !

12) Je veux aussi que le redoublement devienne la règle dés lors que le conseil de classe constate que le niveau est insuffisant.

Le redoublement doit être à la fois une sanction méritée, et également une deuxième chance offerte à l’élève.

Je recherche le même objectif en proposant un soutien personnalisé pour les élèves en difficulté en cours d’année.

13) Je veux qu’on révoque les proviseurs qui ne font pas régner l’ordre et la sérénité dans leur établissement.

Ils devront notamment respecter une charte nationale de sanctions minimales, parce que l’école doit redevenir impérativement sereine pour les enseignants et les élèves.

14) Enfin, et ce n’est pas rien, je veux rompre avec le collège unique pour que chaque élève puisse précocement cultiver ses points forts dans une spécialité choisie, au lieu de pratiquer l’acharnement thérapeutique dans une filière générale.

A la fin de la 5ème, je propose un certificat validant l’acquisition des savoirs fondamentaux.

Ensuite, les élèves pourront choisir des voies diversifiées en fonction de leurs centres d’intérêts.

 

 

CONCLUSION

15) En conclusion, nous devons donc pour mettre en œuvre cette révolution véritablement nettoyer l’administration du ministère de l’idéologie qui détruit de l’intérieur ce que l’on a maladroitement nommé le « mammouth ».

Car les professeurs - vous l’avez compris - sont comme les élèves et les parents d’élèves, les victimes d’une idéologie contre-productive.

D’ailleurs, quand on nous parle de 16 000 postes en moins dans l’Education nationale, combien de postes en moins dans la haute administration du ministère ? Je pose la question. Zéro, bien sûr.

Alors oui, une fois ces apparatchiks en « grandes vacances », nous pourrons revenir à des programmes scolaires sérieux, et à une pédagogie qui privilégie le savoir.

Nous reviendrons aussi à une meilleure formation des maîtres et des professeurs. Une vraie formation. Il y aurait d’ailleurs beaucoup à dire sur le sujet mais le temps me manque : quant on pense qu’il a fallu réquisitionner un haut fonctionnaire du ministère de l’Education afin qu’il se plie à l’ordre qui lui avait été transmis de donner des directives sur la dictée…

Je ne regrette donc pas, vous l’avez compris, l’emploi du terme : « nettoyer ».

Et c’est aussi pourquoi, symboliquement, nous rebaptiserons l’Education nationale en « INSTRUCTION publique ». Le ministère de la rue de Grenelle deviendra donc le ministère de l’Instruction publique.

Car les professeurs et les instituteurs ne sont PAS des éducateurs.

Ils ont au contraire pour mission d’instruire, et nous remettrons un nom sur cette noble tâche.

On dit parfois que l’éducation est « ce qui manque à l’ignorant pour reconnaître qu’il ne sait rien ».

C’est donc bien d’éducation dont ont manqué les ministres qui se sont succédés rue de Grenelle depuis 25 ans, car ils ne semblent toujours pas avoir conscience des dégâts profonds qu’ils ont causé à notre pays,

eux qui font sembler d’ignorer les conséquences désastreuses de problèmes dont ils chérissent tant les causes.

Alors je ne sais pas si c’est un véritable « pacte » tacite qu’ont passé quelques oligarques ultra libéraux avec les pédagogistes bobos soixante-huitards, mais ce que je sais en tout cas, c’est que nous avons pour mission, jusqu’en 2012, d’expliquer partout et tout le temps combien l’école républicaine est la base de la République,

combien nous devons faire porter tous nos efforts sur l’Education nationale,

pour l’avenir de nos enfants, mais plus largement encore, pour le salut de notre modèle de société.

En pratique, sauver les élèves et les enseignants du naufrage n’est donc pas si difficile.

C’est juste une question de reprise en main de la rue de Grenelle et de son idéologie diabolique.

En fait, c’est finalement une simple question de volonté politique.

A nous désormais de prendre le pouvoir pour remettre le bon sens à l’ordre du jour de l’Education nationale.

Vive l’Instruction publique, vive la République et vive la France !

Nicolas Dupont-Aignan

Député de l’Essonne, président de Debout la République

Téléchargez le discours en cliquant sur le document WORD.


Ecrire un commentaire - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE ! - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Société

Natural News, Jeffrey M. Smith, 28 janvier 2011

 

      Cet article révèle l'impact dévastateur sans précédent de l'herbicide Roundup de Monsanto sur la santé des sols, les plantes, les animaux et la population humaine.

     Au-dessus de ce désastre absolu, trône le ministère de l’Agriculture de Zunie (USDA). Il souhaite à présent homologuer la luzerne Roundup Ready, ce qui ne fera qu'aggraver le cataclysme.

 

      L'automne dernier, passant devant un champ de soja en visitant la parcelle de démonstration de maïs d’un négociant semencier de l'Iowa, le Dr Don Huber a remarqué une ligne de démarcation marquée, avec à droite du soja gravement malade en train de jaunir et à gauche des plants verts sains (photo ci-dessous).

 

      La partie jaunie souffre du syndrome de mort subite, une grave maladie végétale qui, en ravageant le Midwest en 2009 et 2010, a entraîné une baisse des rendements et bénéfices. Quelque chose a rendu cette partie de soja très sensible, et Don a une idée précise de ce dont il s’agit.

 

      Ayant pratiqué 35 ans la phytopathologie à l'université Purdue, Don Huber connaît beaucoup de choses sur ce qui jaunit les plantes vertes et les fait mourir prématurément. Il a demandé au semencier pourquoi le syndrome de mort subite était si grave dans une partie du champ et pas dans l'autre : « Avez-vous l'année dernière planté là quelque chose que vous n'eussiez pas planté dans le reste du champ ? » Effectivement, précisément là où le syndrome a sévit, le semencier avait fait pousser de la luzerne qu'il avait ensuite détruite en fin de la saison en pulvérisant un herbicide à base de glyphosate (comme le Roundup). D'autre part, dans la partie saine du champ, il avait planté du maïs sucré, et ne l'avait pas traité au glyphosate.

 

      C’était encore un fait nouveau confirmant que le Roundup déclenche le syndrome de mort subite des plantes. La preuve est encore plus évidente dans de nombreux autres champs. La maladie a été plus sévère à l'extrémité des rangées où l'applicateur d'herbicide a fait demi-tour pour revenir dans le champ afin de faire un autre passage (photo ci-dessous). À cet endroit, un supplément de Roundup a été appliqué.

 


Le syndrome de mort subite est plus intense aux extrémités des rangées, là où la dose Roundup a été plus importante.
Photo par Amy Bandy.

 

      Don est un scientifique ; il a pris pour lui encore quelques photos afin de tirer des conclusions. Mais il a plus, beaucoup plus. Depuis plus de 20 ans, Don étudie l'ingrédient actif du Roundup, le glyphosate. Et il est capable citer l’une après l’autre les études qui écartent tout doute sur le fait que le glyphosate contribue non seulement à une énorme multiplication du syndrome de mort subite, mais aussi à l'éclosion de nombreuses autres maladies. (Voir la liste des lectures sélectionnée.)



Roundup : Le désastre agricole absolu

 

      Plus de 30% de la totalité des pulvérisations d’herbicides sont à base de glyphosate, le best-seller mondial des désherbants. Breveté par Monsanto, il est incorporé dans son herbicide de marque Roundup, devenu plus populaire à partir de 1996, après que la compagnie a présenté ses cultures « Roundup Ready. » Dans ces plantes génétiquement monstrueuses [1], qui incluent désormais le soja, maïs, coton, colza et betterave à sucre, a été inséré du matériel génétique de virus et de bactéries, qui permet aux plantes de résister à des applications normalement mortelles de Roundup.

 

      (Les agriculteurs qui achètent les semences Monsanto Roundup Ready sont incités à utiliser aussi du glyphosate de sa marque Roundup. Par exemple, cette compagnie ne fournit que des garanties sur ses marques d’herbicide approuvées et offre des rabais à travers son programme de « récompenses Roundup. » Elle a de cette manière étendu son emprise sur le marché du glyphosate, même après l’expiration de son brevet en 2000.)

 

      L'herbicide ne détruit pas les plantes directement. Il crée plutôt les conditions exceptionnelles d’un désastre absolu, qui emballent des germes phytopathogènes dans le sol et anéantissent en même temps les défenses des plantes contre les maladies. Les mécanismes sont bien documentés, mais rarement cités.

 

      Le glyphosate s’accroche aux molécules vitales de nutriments et les neutralise. Appelé chélation, ce processus était en fait la propriété originale pour laquelle le glyphosate a été breveté en 1964. Ce n’est que 10 ans plus tard qu'il a été breveté comme herbicide. Appliqué sur les cultures, il les prive des minéraux vitaux nécessaires à la salubrité de leurs fonctions, en leur ôtant principalement la capacité de résister à de graves maladies du sol. L'importance des minéraux dans la protection contre la maladie est bien établie. En fait, la disponibilité des minéraux est l’unique très importante mesure utilisée par plusieurs sélectionneurs semenciers célèbres pour identifier les variétés résistantes aux maladies.

 

      Le glyphosate détruit les organismes utiles du sol, comme les Pseudomonas et les bactéries Bacillus qui vivent autour des racines. Puisqu’ils facilitent l'absorption des nutriments et font disparaître les organismes pathogènes, leur mort intempestive signifie que la plante sera affaiblie et les agents pathogènes renforcés.

 

      L'herbicide est capable d’interférer dans la photosynthèse, d’abaisser l’efficacité de l'utilisation de l’eau, de réduire la lignine, d’endommager et de raccourcir les racines, de causer d’importante libération de sucres des plantes, et de modifier le pH du sol, ce qui peut affecter négativement la santé des cultures.

 

      Le glyphosate est lui-même peu toxiques pour les plantes. Se décomposant lentement dans le sol, il forme un autre produit chimique également toxique, appelé AMPA (acide aminométhyl). Mais, même combinés, les effets toxiques du glyphosate et de l'AMPA ne sont pas suffisants à eux seuls pour tuer les plantes. Il a été démontré de nombreuses fois depuis 1984 que, si le glyphosate est appliqué dans un sol stérile, la plante pourra être légèrement rabougrie, mais non tuée (photo ci-dessous).

 


A : glyphosate dans un sol stérile, la plante arrête simplement sa croissance. B : dans un sol normal les agents pathogènes tuent la plante. C : la plante témoin montre une croissance normale.

 

      Les véritables assassins des plantes, selon les scientifiques spécialistes en mauvaises herbes de Purdue et d’ailleurs, sont les organismes pathogènes présents dans presque tous les sols. Le glyphosate les favorise considérablement et, à leur tour, ils provoquent des infections mortelles dans les cultures affaiblies.

 

      « C'est le mode de l'action herbicide du glyphosate, » assure Don. « Il augmente la sensibilité à la maladie, réprime la lutte naturelle contre les parasites, par exemple, en faisant disparaître les organismes bénéfiques et favorise en même temps la virulence des agents pathogènes du sol. » En fait, souligne-t-il, « Si vous appliquez certaines fongicides sur des mauvaises herbes, ils annulent l'action herbicide du glyphosate ! »

 

      En affaiblissant les plantes et favorisant la maladie, le glyphosate ouvre la voie à bien des problèmes dans le champ. Selon Don, « Plus de 40 maladies de plantes cultivées sont signalées augmenter avec l'utilisation du glyphosate et, tandis que les gens discernent le lien entre glyphosate et maladie, ce nombre ne cesse de grandir. »



Le Roundup favorise les toxines humaines et animales

 

      Certaines moisissures favorisées par le glyphosate produisent des toxines dangereuses qui peuvent se retrouver dans l'alimentation humaine et animale. Le syndrome de mort subite, par exemple, est dû à la moisissure Fusarium. Robert Kremer, scientifique de l’USDA, a trouvé une augmentation de 500% des infections de Fusarium dans les racines du soja Roundup Ready au moment où le glyphosate est appliqué (photos et graphique ci-dessus). Maïs, blé, et beaucoup d'autres plantes peuvent aussi souffrir de graves maladies à base de Fusarium.

 

      Mais l’agressivité du Fusarium ne se limite pas aux plantes. Selon un rapport de la FAO, les toxines de Fusarium sur différents types de cultures vivrières ont été associées à des flambées de maladies dans toute l'histoire. Elles ont « été liées à l'épidémie de peste » du Moyen Age en Europe, à une « toxicose humaine de grande ampleur en Europe de l'Est, » au cancer de l'œsophage dans le sud de l'Afrique et certaines parties de la Chine, à des maladies articulaires en Asie et Afrique australe, et à un désordre sanguin en Russie. Il a aussi été montré que les toxines de Fusarium provoquent des maladies animales et induisent la stérilité.



L’usage du Roundup déchaîne les maladies végétales

 

      En 1996, présentant ses cultures Roundup Ready, Monsanto affirma avec assurance que leur fruit serait moins de recours aux herbicides. Cela fut légèrement le cas pendant trois ans, mais il augmenta considérablement les 10 années suivantes. La quantité totale d'herbicides utilisée en Zunie a bondi de pas moins de 383 millions de livres (173.726 tonnes) dans les 13 ans qui suivirent l’introduction des OGM dans la nature. La part d’herbicide la plus grande est du Roundup.

 

      Au fil du temps, de nombreuses sortes de mauvaises herbes qui tombaient autrefois raides mortes avec à peine une petite dose de Roundup, exigent désormais des applications de plus en plus lourdes. Certaines sont quasiment indestructibles. En réalité, ces super-mauvaises herbes ne sont pas résistantes au glyphosate lui-même, mais aux agents pathogènes du sol qui normalement font un massacre dans les champs pulvérisés de Roundup.

 

      Avoir des centaines de milliers d'hectares infestés de mauvaises herbes résistantes aux maladies et aux herbicides fut dévastateur pour de nombreux agriculteurs zuniens, dont la première réaction fut de déverser de plus en plus de Roundup. Son usage est désormais en train de se précipiter. Près de la moitié du formidable accroissement de l’usage des herbicides sur 13 ans, s’est fait juste dans les 2 dernières années. Cela a de graves conséquences.

 

      Comme les agriculteurs zuniens arrosent abondamment de Roundup plus de 135 millions d'acres (54 millions d’hectares) de cultures Roundup Ready, une explosion sans précédent des maladies végétales sévit dans les terres de cultures les plus fertiles d'Amérique. Don cite une longue liste de maladies, gérées et contrôlées autrefois efficacement, mais qui créent désormais de graves problèmes. (On trouve dans la liste : syndrome de mort subite ; pourriture des racines de soja due au Corynespora ; chlorose bigarrée des agrumes ; pourriture sèche du coton ; verticilliose de la pomme de terre ; piétin-échaudage des racines, du faîte, et dépérissement de la tige des céréales ; Fusarium des racines et pourriture du faîte ; dépérissement bactérien de l'épi ; pourriture racinaire du Pythium et fonte des semis... et beaucoup d’autres.)

 

      Au Brésil, la nouvelle « maladie du soja fou » fait des ravages sur d’immenses étendues plantées de soja. Bien que les scientifiques n'aient pas encore déterminé la cause, Don relève que les divers symptômes ressemblent à une maladie du riz (maladie de Bakanie) causée par le Fusarium.



Le maïs meurt immature

 

      Ces dernières années, dans le Midwest, des plants et des champs entiers de maïs sont morts prématurément de diverses maladies. Les agriculteurs chevronnés et les observateurs disent n’avoir jamais vu chose pareille.

 

      Selon Bob Streit, un agronome de l'Iowa, « Il y a dix ans, les plants de maïs restaient verts et en bonne santé en septembre. Mais ces trois dernières années, à chaque saison, des maladies ont jauni puis bruni les plants environ 8 à 10 jours plus tôt. En 2010, le jaunissement a commencé autour du 7 juillet et les pertes de rendement ont été dévastatrices pour de nombreux producteurs. »

 

      Bob et d’autres experts en cultures croient que le recours accru au glyphosate est la première cause de cette tendance délétère. Le rendement du maïs a été déjà réduit de façon significative. « Si le maïs meurt beaucoup plus tôt, » dit Bob, « cela peut réduire la récolte de maïs en Zunie, et menacer la chaîne alimentaire dont il est la base. »



Une question d’insectes

 

      En plus de favoriser les maladies végétales, ce qui est bien établi, il se pourrait aussi que la pulvérisation de Roundup serve les insectes. Cela, parce que de nombreux insectes recherchent les plantes malades. Les scientifiques remarquent que les plantes saines produisent des nutriments sous une forme que beaucoup d'insectes sont incapables d’assimiler. Ainsi, dans le monde entier, des agriculteurs signalent moins de problèmes d'insectes dans les cultures de haute qualité, riches en éléments nutritifs. D’autre part, les plantes plus faibles suscitent des collections variées d’insectes. Ceci suggère que les plantes ravagées par les maladies favorisées par le glyphosate peuvent aussi attirer davantage d'insectes, qui à leur tour augmenteront l'usage des pesticides toxiques. Une étude plus poussée est nécessaire pour confirmer cette hypothèse. [2]



Le Roundup persiste dans l'environnement

 

      Vantant la biodégradabilité du Roundup, Monsanto affirme qu'il se décompose rapidement dans le sol. Or, des tribunaux de Zunie et d'Europe pas d'accords ont reconnu la compagnie coupable de publicité mensongère. En fait, les propres données de test de Monsanto ont révélé que seulement 2% du produit se dégrade après 28 jours. [3]

 

      La durée de dégradation du glyphosate varie en semaines, mois ou années. Sa variabilité est due à des facteurs du sol, notamment au pH, à l'argile, aux types de minéraux, aux résidus de cultures Roundup Ready, et à la présence d’enzymes spécialisées nécessaires pour briser la molécule herbicide. Dans certaines conditions, le glyphosate peut s'attacher à des éléments nutritifs du sol et rester stable pendant de longues périodes. Une étude a montré qu'il faut compter jusqu'à 22 ans pour que le glyphosate se dégrader seulement de la moitié de son volume ! Voilà pour la fiabilité des affirmations de Monsanto.

 

      Le glyphosate peut attaquer d'en haut et d’en bas. Il peut dériver dans les fermes voisines et y faire des ravages. Et il peut même être libéré par les mauvaises herbes détruites, voyager dans le sol, et être absorbé ensuite par des cultures saines.

 

      La quantité de glyphosate nécessaire pour créer des dommages est minuscule. Des scientifiques européens ont montré que moins d'une demi-once (14,18 grammes) par acre (0,4 hectare) inhibe la capacité des plantes à absorber et véhiculer les micronutriments essentiels (voir tableau).

 

      Il en résulte que de plus en plus d’agriculteurs découvrent que les cultures plantées dans les années après les applications de Roundup souffrent d’un affaiblissement des défenses et d’une poussée des maladies transmises par le sol. La situation empire pour de nombreuses raisons.

 

      La concentration de glyphosate dans le sol augmente saison après saison à la suite de chaque application. Le glyphosate peut aussi s'accumuler pendant 6 à 8 ans dans les plantes vivaces comme la luzerne, qui en seront encore aspergées.

 

      Dans le sol, les résidus de glyphosate liés et immobilisés peuvent être réactivés par l'application d'engrais phosphatés ou par d'autres méthodes. Dans l'Ouest et le Midwest, les producteurs de pommes de terre, par exemple, ont subi de lourdes pertes à cause de la réactivation du glyphosate.

 

      Le glyphosate peut se propager accidentellement dans les terres agricoles du fait des pulvérisations entraînées par le vent, par l'eau contaminée et même par le fumier de poulets !

 

      Imaginez le choc des agriculteurs qui répandent du fumier de poulets dans leurs champs pour y ajouter des éléments nutritifs, mais découvrent à la place, qu’en s’attachant aux éléments nutritifs du sol, le glyphosate présent dans le fumier favorise des maladies végétales et tue les mauvaises herbes ou les cultures. Des résultats de tests du fumier montrent d’énormes concentrations de glyphosate et AMPA, entre 0,36 et 0,75 parties par million (ppm). Le taux normal d'herbicide à base de glyphosate est d'environ 0,5 ppm par acre [l’acre anglaise fait 0,4 hectare, ndt].

 

      Le fumier des autres animaux peut aussi libérer de l'herbicide, car le bétail absorbe de grandes quantités de glyphosate accumulées dans le maïs et le soja. S’il ne se trouve pas dans le fumier (ou le purin) du bétail, ça pourrait même être pire. Si le glyphosate n'est pas évacué par l'animal, s’accumulant à chaque repas, il finit dans notre steak et peut-être notre lait.

 

      Si nous ajoutons ce péril aux gros résidus de glyphosate dans notre régime alimentaire, dus au maïs et au soja, nous voilà avec un nouveau grave problème qui menace notre santé. Pour ne citer que quelques anomalies dues au glyphosate, il a été associé à la stérilité, à des troubles hormonaux, à de faibles et anormales numérations des spermatozoïdes, à des fausses couches, à la mort des cellules placentaires, à des malformations congénitales, et au cancer. (Voir la liste des effets sur la santé du glyphosate.)



La déperdition de nutriments

 

      Les éléments nutritifs que le glyphosate chélate et prend aux plantes sont aussi vitaux pour la santé humaine et animale. Cela concerne notamment le fer, zinc, cuivre, manganèse, magnésium, calcium, bore, et d'autres. Dans notre alimentation, toute carence de ces éléments, seul ou en association, est connue pour interférer avec les systèmes d'enzymes vitaux et provoquer une longue litanie de désordres et maladies.

 

      La maladie d'Alzheimer, par exemple, est associée à un manque de cuivre et magnésium. Don Huber fait remarquer que cette maladie a bondi de 9000% depuis 1990.

 

      Manganèse, zinc et cuivre sont également vitaux pour le bon fonctionnement du cycle superoxyde dismustase [inhibition des radicaux libres, ndt]. Essentiel pour enrayer les inflammations, c’est un élément important dans la détoxification des composés chimiques indésirables chez l’homme et l’animal.

 

      Le glyphosate induit des carences en minéraux pouvant facilement passer inaperçues, et qui ne sont donc pas traitées. Les taux de minéraux peuvent parfois être détectés adéquats, même en effectuant même des tests de laboratoire. Seulement, les tests ne détectent pas que le glyphosate a déjà rendu les minéraux inutilisables.

 

      Le glyphosate peut se lier à des minéraux pendant des années et des années, en les retirant pour l’essentiel de la réserve de nutriments disponibles pour les plantes, les animaux et les humains. Si nous comptons les plus de 135 millions de livres d’herbicides à base de glyphosate appliquées en Zunie en 2010 avec la totalité des applications des 30 dernières années, nous avons déjà éliminé de notre alimentation des millions de livres de nutriments.

 

      Cette perte est une chose que nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre. Même sans Roundup, nous souffrons déjà d'un manque progressif de nutriments. Par exemple, une étude britannique a constaté que, dans les mêmes aliments, les taux d’éléments nutritifs étaient en 1991 entre 16 et 76% inférieurs à ceux de 1940.



Maladies du bétail et carences minérales

 

      En Zunie, les cultures Roundup Ready prédominent dans l'alimentation du bétail. Soja et maïs sont les plus répandues : 93% du soja et près de 70% du maïs sont Roundup Ready. Les animaux sont aussi nourris de dérivés de trois autres cultures Roundup Ready : colza , betteraves à sucre et coton. La perte d’éléments nutritifs due au glyphosate peut donc être grave.

 

 

 

      C’est particulièrement vrai pour le manganèse (Mn), qui, non seulement est chélaté par le glyphosate, mais est aussi réduit dans les plantes Roundup Ready (voir photo). Un vétérinaire a trouvé un faible tau de manganèse dans le foie de tous les animaux qu’il a contrôlés. Un autre vétérinaire a envoyé le foie d'un veau mort-né pour analyse. Le rapport du laboratoire a déclaré : Niveau de manganèse indétectable, en dépit du fait que ce minéral était en concentration suffisante dans sa région. Quand ce vétérinaire a commencé à rajouter du manganèse à l'alimentation d'un troupeau, l’incroyable taux de 20% de maladies est devenu insignifiant (?%).

 

      Les vétérinaires qui ont commencé à exercer après l’introduction des OGM en 1996 peuvent s’attendre à découvrir communément de nombreux troubles chroniques ou aigus chez les animaux. Mais plusieurs anciens vétérinaires surchargés déclarent que les animaux attrapent beaucoup plus malade depuis l’arrivée des OGM. Et en passant des OGM à nourriture naturelle, l'amélioration de la santé du bétail est spectaculaire. Malheureusement, personne ne suit cela ni ne recherche l’impact de la consommation du lait et de la viande d'animaux nourris d’OGM.



La luzerne infernale que vous proposent Monsanto et l'USDA

 

      Pendant que nous continuons à asperger nos sillons de Roundup, le désastre absolu se déploie de plus en plus. Don pose la question qui tue : « Combien de centaines de millions de livres de glyphosate aspergées sur nos terres agricoles les plus fertiles ces 30 dernières années sont toujours là prêtes à endommager les futures cultures par leurs effets sur la disponibilité des nutriments, l'augmentation des maladies ou la réduction des éléments nutritifs dans l’alimentation humaine et animale ? »

 

      Au lieu de prendre des mesures urgentes pour protéger notre terre et la nourriture, l'USDA dresse juste des plans pour aggraver les choses. En décembre, elle rendra publique sa Déclaration d’impact environnemental sur la luzerne Roundup Ready, que Monsanto espère réintroduire sur le marché.

 

      Cultivée sur 22 millions d'acres (308.000 kilomètres carrés), la luzerne est la quatrième plus grande culture en Zunie. Elle sert surtout en tant que source de protéines élevée pour nourrir les bovins laitiers et les autres ruminants. À l'heure actuelle, les mauvaises herbes ne sont pas un gros problème pour la luzerne. À peine 7% des surfaces de luzerne sont déjà pulvérisées avec un herbicide de quelque nature. Mais, si la luzerne Roundup Ready est homologuée, l'usage d'herbicides passera à une échelle sans précédent, et l'herbicide choisi sera naturellement le Roundup.

 

      Même sans application de glyphosate, la qualité nutritionnelle de la luzerne Roundup Ready sera moindre, car, de par leur nature, les cultures Roundup Ready sont réduites en minéraux. Quand du glyphosate est appliqué, la qualité nutritive se dégrade encore plus (voir tableau).

 

 

 

      Il est quasi-certain que le Roundup augmentera les maladies transmises par le sol dans les champs de luzerne. En fait, la luzerne pourrait être plus perturbée que d'autres cultures Roundup Ready. En tant que plante vivace, elle est capable d'accumuler le Roundup année après année. C'est une plante à racines profondes, et le glyphosate épuise le sous-sol. Et « le Fusarium est un agent pathogène très graves de la luzerne, » explique Don. « C'est aussi le cas du Phytophthora et du Pythium, » qui sont les deux favorisés par le glyphosate. « Pourquoi envisagerions-nous de mettre en péril la productivité et la qualité nutritive de la troisième culture la plus précieuse de Zunie ? » demande-t-il désappointé, « d'autant plus que nous n'avons aucun moyen d'éliminer le gène quand qu'il se sera propagé dans le groupe de gènes de la luzerne. »

 

      Il se propage déjà. Monsanto a commercialisé la luzerne Roundup Ready pendant un an, jusqu'à ce qu'un tribunal fédéral déclare son homologation illégale en 2007. Il a exigé que l'USDA produise une étude d'impact environnemental afin d’évaluer les dommages environnementaux possibles. Mais, même retirée du marché, la luzerne Roundup Ready qui a déjà été plantée a contaminé les variétés naturelles. En 2009, Cal/West Seeds, par exemple, a découvert que plus de 12% de ses lots de semences étaient testées positives à la contamination, en hausse de 3% par rapport à 2008.

 

      Dans leur étude d'impact environnemental, ils reconnaissent à l’USDA que la luzerne génétiquement monstrueuse peut contaminer la luzerne naturelle, et qu’il est possible que cela crée des difficultés économiques. Ils envisagent même l'initiative sans précédent d'imposer des restrictions sur les champs de luzerne Roundup Ready, en exigeant des distances d'isolement. L'expérience montre que cela ralentira sans arrêter la contamination des OGM. En outre, des études confirment que les gènes passent des cultures génétiquement monstrueuses dans le sol et les organismes qui l’habitent, et peuvent se propager dans les champignons par les coupures à la surface des plants d’OGM. Mais l'étude d'impact n’aborde pas adéquatement ces menaces et leurs conséquences.

 

      Au lieu de cela, l'USDA marche pour l’essentiel la main dans la main avec l'industrie biotechnologique et ferme les yeux sur les dommages importants déjà infligés par le Roundup. S'il décide d'homologuer la luzerne Monsanto, le ministère pourra au final être accusé d’une catastrophe de proportion dantesque. [4]



      Auteur international à succès et cinéaste, Jeffrey M. Smith est le directeur exécutif de l'Institute for Responsible Technology. Son premier livre, traduit en français, Semences de tromperies : Dénoncer les mensonges de l'industrie agrochimique et des autorités sur la sécurité des aliments génétiquement modifiés, est un best-seller mondial et nominé numéro 1 des livres sur les OGM.



Original : www.naturalnews.com/031138_Monsanto_Roundup.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard


Notes du traducteur

1) Si l’on se réfère à leur mode de fabrication décrit dans Semences de tromperies, au lieu de plantes génétiquement modifiées, elles devraient être appelées plantes survivantes au mitraillage de gènes étrangers. Mais, j’ai adopté définitivement l’expression plantes génétiquement monstrueuses du biologiste Christian Vélot. Dans cette conférence, Christian Vélot explique la confusion savamment entretenue dans le public par les savants de Marseille qui vantent l’utopie OGM à la radio et à la télévision. Élevés hors-sol et pensant être des machines, ces charlatans célèbres ne savent pas que Mère Nature s’optimise spontanément selon ses besoins. C’est pourquoi ils croient qu’elle a besoin de coups de pouce et se pensent capables d’améliorer les plantes à coup de 22 Long Rifle !

 

2) Une fonction des insectes est de rétablir l’ordre naturel en bouffant par exemple les végétaux non viables. Ce fait explique le problème des ravageurs dans la monstrueuse agriculture moderne, qui n’existe pas à cette échelle dans le bio ou le traditionnel ancien.
      En effet, depuis que des intermédiaires malins se sont accaparés le travail peu salissant et fatiguant du marché semencier, afin de maintenir en vie leur commerce fondamentalement inutile, ils ne vendent que des semences bricolées, dites hybrides (Kokopelli est un cas à part). Ces semences sont croisées de manière à produire des plantes diminuées, dotées de qualités amoindries, de moins de vitamines et nutriments, et surtout qui produisent des semences stériles, en principe. De ce fait, bien qu’on ne le raconte pas trop, les agriculteurs conventionnels cultivent des plantes de type terminator.
      Cette scandaleuse activité inutile de semencier, qu’il faudrait abolir d’urgence, ne semble guère préoccuper les dirigeants attentionnés du bétail qui les élit. Sans doute que, contre des pots-de-vin, ils favorisent ce trafic qui assure la malbouffe d’un public qu’ils vendent de surcroît au marché des dangereux remèdes et vaccins bidons.
      Je soupçonne sérieusement cette trahison des soi-disant élites car, incidemment, elle ressort d’une commentaire de l’ingénieur Marcel Violet, fait lors d’une conférence expliquant son travail pour le moins extraordinaire. En bref, ayant réussi a faire pousser des pommes de terre d’un semencier et à les faire se reproduire indéfiniment en les améliorant constamment jusqu’à leur donner des qualités nutritives jamais vues, il y a eu des interférences politiques suscitées par les craintes du semencier. Ce fait n’est qu’un tout petit incident évoqué dans la conférence. La découverte de Marcel Violet est un procédé qui donne à l’eau des qualités vivifiantes insoupçonnées, hormis peut-être par certains travaux de Wilhelm Reich. J’invite ceux qui ne connaissent pas son œuvre à prendre le temps d’écouter sa longue conférence. Elle leur ouvrira des horizons. Il existe aussi un livre : Le secret des patriarches.

 

3) Dans certaines grandes surfaces spécialisées bricolage, si vous demandez de l’herbicide, on vous propose toujours du Roundup en vous assurant que c’est biodégradable. Il m’est même arrivé un jour d’expliquer à un vendeur que Monsanto avait été condamnée parce que ce n’est pas vrai. Ce mensonge et la confusion persisteront dans le public tant que la condamnation ne sera pas convenablement divulguée par les grands médias.


(..)


Ecrire un commentaire - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE ! - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Ecologie
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés