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  • Enoch
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  • politique écologie économie mes enfants
  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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LES PENSEES D'ENOCH

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Ce  n'est  pas  le  nécessiteux  qui  doit-être  secouru,  mais la misère qu'il faut combattre.

Ecologie

Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 21:50

Le “Réchauffement Climatique Anthropique” à la rescousse des chimères génétiques

Greenpeace et son “déshabillez-vous pour le climat”, Avaaz et son blog à gogos d’alerte climatique, à 150 000 dollars, et tous les “urgentistes” qui s’égosillent à “sauver le climat”, sont-ils conscients que leur slogan, ou fonds de commerce, favori est l’alibi fatal qui permet aux multinationales de l’agrochimie de faire avaler des chimères génétiques (dites OGMs) à toute la planète, d’encore plus piller et terroriser le Tiers-Monde (dit “pays émergents”, à savoir émergeant des limbes de la non-occidentalisation) et de recouvrir les terres “aux barils dormants” de nécro-carburants (dits “biocarburants”)?

Peut-être que non pour certaines et sans doute que oui pour d’autres, et c’est bien là le drame. Le fondateur d’Avaaz ne se targue-t-il pas de ses “consultances” chez ONU, Fondation Rockefeller et Fondation Bill Gates? [108] En fait, une pléthore d’ONGs, très actives dans la lutte contre le “réchauffement climatique anthropique”, sont financées par les mêmes fondations qui non seulement ont financé les deux révolutions vertes mais qui en ont été les moteurs principaux. [187] [188] [189] [190] Le Nouvel Ordre Mondial est maintenant au grand jour et tous les joueurs de ce monopoly alimentaire planétaire ne se donnent même plus la peine d’occulter leurs liaisons intimes. La règle de base de ce grand jeu est simple et elle fut dictée par Henry Kissinger, en 1970, un acteur-clé du grand terrorisme mondial: “Contrôlez le pétrole et vous contrôlez les nations; contrôlez la nourriture et vous contrôlez les peuples”. Et ce mariage de l’alimentaire et du pétrole décrit, d’ailleurs, fort bien l’essence de la révolution verte, ainsi que de toute l’agriculture moderne.

Un drame humanitaire est en train de se dérouler, sous nos yeux, pendant que les caniculs-bénis attendent désespérément la chaleur infernale, la montée des eaux, la fonte des calottes polaires [10], tous signes annonciateurs (mais qui se font désirer, néanmoins!) de l’incarnation prochaine de leur nouveau Messie, l’Homme-Carbone-Zéro. Et les multinationales et leurs complices rigolent!

En 2008, Kofi Annan lança son Alliance mondiale pour “la justice climatique”. La FAO de l’ONU, dont Kofi Annan fut le secrétaire général, a été incapable depuis des dizaines d’années de lever seulement quelques dizaines de milliards de dollars pour garantir l’alimentation d’1 milliard d’affamés. En comparaison, rappelons-le, une nouvelle fois, afin de remettre tout en perspective, ce sont 1500 milliards de dollars chaque année pour les armements sur la planète, 75 milliards pour le “renseignement US” chaque année [80] [175] et récemment des milliers de milliards de dollars pour renflouer les bandits de la banque et de la finance. On pourrait multiplier les exemples de la gabegie occidentale. Justice climatique: on se demande fort bien ce que cette association de termes signifie réellement. Existe-t-il une “injustice climatique”?

Lors de son récent discours à New York, le 23 septembre 2009, Kofi Annan déclara que, selon Nicholas Stern, le coût de “modulation climatique”, pour l’Afrique seule, est de 30 milliards de dollars par année et allant jusqu’à 50 ou 100 milliards de dollars, par année, d’ici 2020. Kofi Annan, conscient que les finances font quelque peu défaut, proposa de générer cet argent à partir de sources nouvelles et novatrices, par exemple le marché du carbone! [09]

Le raisonnement est ici très simple: plus on brûle des combustibles fossiles, plus on génère des fonds avec le marché du carbone, et plus on peut lutter contre les émissions de CO2 afin de moduler le climat Africain. Si l’on résume ce bel exemple de “fraternité climatique”, il faut consommer plus de pétrole pour sauver le climat de l’Afrique! Ou n’ais-je pas bien compris?

L’Alliance mondiale pour “la justice climatique” s’inscrit dans les priorités de l’ONG créée à Genève par Kofi Annan, le “Global Humanitarian Forum”, dont le conseil d’administration comprend, par exemple:

- Michel Camdessus: ancien directeur du Fonds Monétaire International et membre de l’ONG “Africa Progress Panel” dont font également partie Tony Blair, Kofi Annan et Mr Robert E Rubin, l’ancien secrétaire du Trésor US, ainsi que divers membres de l’ONG “Commission for Africa”, créée par Tony Blair dont font partie Gordon Brown, Michel Camdessus, etc, etc). Un vrai jeu de poupées russes.

- Rajendra K. Pachauri, le président du GIEC, l’organe de l’ONU spécialisée dans “la science climatique à façon”.

- Ricardo Lagos, l’ancien président du Chili, et l’envoyé spécial de l’actuel secrétaire de l’ONU pour le Climat.

- Muhammad Yunus, le fondateur de la Grameen Bank, spécialisée dans les micro-crédits, qui abandonna son projet sulfureux de fusion avec Monsanto, en 1998, sous la pression des organisations paysannes indignées.

- James Wolfensohn, l’ancien président de la Banque Mondiale, pendant 10 ans.

- Catherine Bertini, du Programme alimentaire mondial des Nations Unies et ensuite à la Fondation Bill et Melinda Gates.

- Judith Rodin, la présidente de la Fondation Rockefeller, etc.

Arrêtons là cette première énumération qui nous permet de voir quelle est la nature des soutiens et allainces de Kofi Annan.

Sautons de Genève à l’Afrique pour aller voir maintenant du côté d’AGRA “Alliance for a Green Revolution in Africa”, “l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique”, dont Kofi Annan est le président. Les deux financeurs principaux d’AGRA sont la “Fondation Bill et Melinda Gates” et la “Fondation Rockefeller”. Le partenaire principal d’AGRA est le CGIAR, fondé en 1971 par la Fondation Rockefeller. Le conseil d’administration comprend Judith Rodin (Fondation Rockefeller), Strive Masiyiwa (Fondation Rockefeller), Sylvia M Mathews (Fondation Bill et Melinda Gates), Rudy Rabbinge (directeur du CGIAR Science Council), Mamphela Ramphele (ancienne directrice de la Banque Mondiale), Roy Steiner (Fondation Bill et Melinda Gates), Dr Akinwumi Adesina (Fondation Rockefeller), Dr Tesfai Tecle (anciennement Banque Mondiale et FAO), Dr Joseph DeVries (Fondation Rockefeller), Dr Bashir Jama (anciennement Programme des Nations unies pour l’environnement), Mr Kwame Akuffo-Akoto (CGIAR et IRRI), etc...

L’organisation GRAIN à Barcelone à fait une analyse en profondeur d’AGRA [129]. Quelques remarques: «L’une des premières étapes de l’AGRA cependant est de créer un réseau de “fournisseurs en agroalimentaire”, pour vendre les semences, les pesticides et les engrais. L’AGRA a déjà recruté une ONG étasunienne appelée Citizens’ Network for Foreign Affairs (Réseau de citoyens pour les affaires étrangères) pour effectuer ce travail au Kenya, en Tanzanie et au Malawi. (...) La fondation Rockefeller est le principal investisseur dans l’African Agricultural Capital (Capital agricole africain), un fonds d’investissement en capital-risque qui investit dans plusieurs petites entreprises de semences africaines qu’il contrôle en partie et qui sont aussi soutenues par l’AGRA. (...) Que ce soit l’ancienne ou la nouvelle révolution verte, les premiers perdants sont les agriculteurs, en particulier les petits. L’AGRA cherche à remplacer les semences que les agriculteurs africains ont soigneusement développées pour leurs fermes et leurs cultures, par des variétés adaptées aux monocultures industrielles. Ces semences ouvriront la voie à l’industrialisation des cultures alimentaires africaines, laissant le champ libre à l’introduction et à la domination de l’agrobusiness.

En attendant, en Afrique francophone, l’AGRA finance la recherche agricole nationale au Mali par des activités de recherche menées à l’Institut d’Economie Rurale (IER) sur le maïs, le sorgho et le riz. Un montant de 555 000 dollars (près de trois milliards de francs CFA) a été accordé à l’IER pour la période 2007-2010, et une somme de 208 000 dollars (plus de un milliard de francs CFA) a été accordée à l’organisation Faso Kaba pour la diffusion des variétés améliorées.

Ici la logique est ahurissante. L’idée est de financer les sélectionneurs publics pour qu’ils développent de nouvelles variétés (car le secteur privé ne veut pas le faire), de financer des entreprises privées pour qu’elles les vendent aux agriculteurs, et de fournir des crédits aux agriculteurs pour qu’ils achètent ces semences (car sinon, ils ne pourraient pas les payer).

L’AGRA se consacre entièrement à créer une demande effective pour son propre produit, prescrivant un modèle de développement incapable de survivre par lui-même.»


En fait, c’est sur le “Agro-Dealer Development Programme” d’AGRA qu’il faut se pencher très attentivement. Ce programme fournit les formations, les capitaux et les crédits pour établir un réseau de petits agro-distributeurs qui vont constituer le vecteur principal pour l’acheminement des semences, des fertilisants de synthèse, des pesticides et du suivi technique des petits paysans pauvres. AGRA a donc accordé à cet effet plus de 15 millions de dollars à l’ONG US, CNFA dirigée par John Costello. En octobre 2008, le CNFA de Costello établit un partenariat avec la Fondation CropLife et annonça qu’ils utiliseraient le réseau de petits distributeurs subventionnés par AGRA (au nombre de 1500 au Kenya et au Malawi) pour démontrer le potentiel de l’agrochimie. Le CNFA a obtenu un soutien technique et financier de Syngenta, Dow AgroSciences, Bayer CropScience, Du Pont et Monsanto.

Un autre des partenaires d’AGRA est le “International Centre for Soil Fertility and Agricultural Development” (IFDC) qui vient de recevoir 6 millions de dollars d’AGRA. L’IFDC vient également d’établir un partenariat avec la Fondation CropLife (BASF, Bayer CropScience, Dow Agrosciences, Dupont, FMC, Monsanto, Sumitomo et Syngenta ...) pour démontrer également le potentiel de l’agrochimie en Mozambique et au Ghana.

Certaines organisations paysannes Africaines (impliquées dans l’agro-écologie) ont dénommé la révolution verte d’AGRA [199] “la nouvelle alliance philanthropico-capitaliste en Afrique”. Don de 306 millions de dollars de la Fondation Gates en 2008, don de 150 millions de dollars de la Fondation Gates et de la Fondation Rockefeller en 2006... AGRA prétend, timidement, très timidement, sur son site internet, que son objectif n’est pas d’introduire des variétés transgéniques alors que tous ses partenariats indiquent clairement le contraire. Le 16 Janvier 2009, AGRA a signé un partenariat de 5 années avec “Earth Institute de Columbia University”, pour promouvoir des technologies agricoles au bénéfice des petits paysans. Par qui est dirigé cet institut? Par Jeffrey Sachs, le promoteur inconditionnel des chimères génétiques de Monsanto.

Ce qui, par un autre petit saut en Afrique, nous fait arriver au “Millenium Promise” créé par le-dit Jeffrey Sachs, l’ancien conseiller spécial de Kofi Annan et l’ancien directeur du Millenium Development Goals de l’ONU. “Millenium Promise” est une ONG dédiée au lancement de la Révolution Verte Africaine, en collaboration avec Ban Ki-moon, le présent secrétaire de l’ONU dont Jeffrey Sachs est le présent conseiller spécial. Histoire de brouiller les cartes un peu plus, le nom l’organisation de Jeffrey Sachs est très proche de celui du programme de l’ONU “Millenium Development Goals”.

Millenium Promise est soutenu par une kyrielle de fondations dont la Fondation Rockefeller, la Fondation Bill et Melinda Gates, la Fondation Novartis, la Fondation Merck, etc, et même Lehman Brothers, la plus grande faillite bancaire US de l’automne 2008.

Parmi les membres fondateurs de cette ONG humanitaire se trouvent: Monsanto, Novartis, Sanofi-Aventis, GlaxoSmithKline, Procter et Gamble, Merck, Mosaic, Pfizer, Sumitomo Chemical, Yara, toutes multinationales spécialisées dans les semences hybrides et génétiquement modifiées, dans les produits pharmaceutiques et dans les fertilisants de synthèse. Sanofi-Aventis, Novartis, Merck et GlaxoSmithKline sont, de plus, les fabricants ou distributeurs de vaccins contre la pandémie H1N1! [208]

De ces énumérations quelque peu laborieuses, mais cependant nécessaires, il ressort que pour l’Afrique, par exemple, la seconde révolution verte génétique est catapultée par:

1. Les institutions internationales: ONU, Banque Mondiale, Fonds Monétaire International, CGIAR...

2. Les fondations, les principales étant la Fondation Rockefeller et la Fondation Bill et Melinda Gates.

3. Les multinationales de l’agrochimie, des pesticides, des semences et de la pharmacie, Monsanto en tête.

4. Certaines très grosses ONGs d’assistance agricole et pharmaceutique (AGRA, Millenium Promise, African Agricultural Technology Foundation, etc.)

Et tout cela sur un fond de réchauffement global anthropique, de “justice climatique” et de modulation climatique.

Le partenariat entre Monsanto et Millenium Promise/Jeffrey Sachs (considéré par le magazine Time, en 2004 et 2005, comme l’une des 100 personnalités de la planète) est clairement mis en exergue sur le site internet de Monsanto. [11] [12] [13] Jeffrey Sachs y explique qu’il n’y a qu’une solution pour sauver l’Afrique, ce sont les OGMs et en particulier les OGMs résistants à la sécheresse, à savoir au réchauffement climatique.

Et ce n’est pas Michael Taylor qui va le contredire, qui fut, et qui reste, le symbole des “plaques tournantes” entre Monsanto et l’administration US. Après de multiples aventures au service de Bill Clinton/Al Gore et de Monsanto, on le retrouve dans les conseils d’administration d’organisations tournées vers l’Afrique. “The Partnership to Cut Hunger and Poverty in Africa” et “Alliance to End Hunger”. Et, en fait, il semble avoir échappé à beaucoup de monde que Michael Taylor est intimement impliqué dans l’élaboration des politiques d’assistance agricole US en Afrique! En collusion avec la Fondation Rockefeller et la Fondation Bill Gates, Michael Taylor est de nouveau l’homme médian entre Monsanto et le gouvernement US, cette fois avec l’objectif d’ouvrir les marchés Africains aux pesticides et aux semences génétiquement modifiées.

Avant son rappel par le président Obama, Michael Taylor était un membre éminent du think tank “Resources for the Future”: il y publia deux études sur l’assistance US à l’agriculture Africaine, les deux études étant financées par la Fondation Rockefeller. Son étude de 2002 fut revisée par Robert Horsch, directeur chez Monsanto pendant 25 ans (qui faisait partie de l’équipe scientifique qui a développé les techniques YieldGard, BollGard et RoundUp Ready)«L’objectif ultime de ce rapport est de mettre en valeur comment une technologie de semences innovatrices, dérivée d’outils brevetés de biotechnologie, peut être développée et disséminée au bénéfice des petits paysans et de l’agriculture de subsistance». Son étude de 2005 “Investing in Africa’s Future: U.S. Agricultural Development Assistance for Sub-Saharan Africa,” [194] avait pour co-auteur le directeur de “Partnership to Cut Hunger and Poverty in Africa” (PCHPA), un consortium d’intérêts privés/publics (dont l’un des financeurs principaux est Bill Gates) qui inclut Halliburton (la société de Dick Cheney, vice-président de Bush), Monsanto, USAID, divers chefs d’état Africains...

L’objectif de Taylor est d’élargir le champ d’intervention du Millenium Challenge Corporation (MCC), une nouvelle agence du gouvernement US (créée par Bush en 2004) chargée de l’aide internationale (dont la moitié des fonds sont dirigés vers l’Afrique). En juin 2008, la Fondation Rockefeller publia un communiqué de presse, vantant la “collaboration historique” entre le Millenium Challenge Corporation et AGRA, l’ONG de Kofi Annan!

Une étude de Taylor intitulée “Beating Africa’s Poverty by Investing in Africa’s Infrastructure”, fait partie intégrante du “Renewing American Leadership in the Fight Against Hunger and Poverty: The Chicago Initiative on Global Agricultural Development.” Ce rapport fut remis à l’administration Obama dès qu’elle prit ses fonctions et il a été financé par la Fondation Bill Gates et co-écrit par Catherine Bertini (de la Fondation Gates et au CA de l’ONG de Kofi Annan “Global Humanitarian Forum”). Il déclare très précisément que : «Les USA devraient continuer de soutenir les recherches sur toutes les formes de biotechnologies modernes pour l’agriculture, par les scientifiques de l’Afrique sub-saharienne».

Le programme d’assistance agricole de l’administration Obama est clairement un soutien inconditionnel à Michael Taylor, à Monsanto et à la nouvelle révolution verte transgénique de Mr Kofi Annan et de ses ONGs. [194]

Etienne Guillet Président de KOKOPELLI
Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 21:48

Global Worming: le Ver est encore dans le Vert

Il ne s’agit plus cette fois des bouffonneries pathétiques de quelques “écologistes” auto-proclamés en quête maladive de pouvoir ou de quelques organisations “environnementales” institutionnelles de la contestation, mais adeptes du consensus mou néanmoins, [70] cherchant à conforter leur fonds de commerce. L’infestation est beaucoup plus sérieuse: le Ver est dans la Révolution Verte, la première et la seconde.

Les origines de la première Révolution Verte - verte par la couleur du dollar - remontent à 1945 au Mexique. En février de cette année-là, la conférence panaméricaine de Chapultepec [05] définit les nouvelles bases de l’ordre mondial et met en place celles de l’hégémonie économique des USA. La Fondation Rockefeller - qui depuis le début du 20 ème siècle constitue, sur toute la planète, le poste le plus avancé de l’Empire US - y installa un centre de recherches agronomiques pour fomenter une révolution agricole, et ce avec l’aide de Henry A. Wallace [06], le fondateur de Pioneer Hi-Bred, la plus grande entreprise mondiale de semences de maïs F1 (qui fut ensuite rachetée par DuPont, le géant de la chimie). Mr Wallace fut également ministre de l’agriculture US de 1933 à 1940 et devint vice-président des USA en 1940. C’est sous son règne agricole que l’imposture scientifique des “hybrides F1” se mit en place: les agronomes qui ne croyaient pas en cette supercherie furent tout simplement évincés. C’est la plus grande arnaque agronomique du 20 ème siècle [07] mais elle génère un gigantesque marché captif: les variétés F1 sont stériles, ou dégénérescentes, et les paysans sont obligés de racheter des semences tous les ans.

La Fondation Rockefeller embaucha Mr Borlaug au Mexique afin de développer des variétés “améliorées” de céréales. Les technologies agricoles de Borlaug furent ensuite exportées vers l’Asie. En 1961, la Fondation Ford lança la “Révolution Verte” en Inde et la même année, l’IRRI aux Philippines (International Rice Research Institute), financé par la Fondation Rockefeller, constitua sa banque de semences (dont une partie littéralement volée au Professeur Richcharia, le grand génie du riz en Inde) afin de créer ses variétés de “riz miracle”.

L’année 1961 constitue une année-clé pour l’élite globaliste. Outre la main-mise de l’Empire US sur l’agriculture de l’Asie du sud-est, c’est également l’année de:

- la création de l’UPOV (Union internationale pour la protection des obtentions végétales) par la “Convention de Paris”. Cette organisation internationale met en place le cadre légal qui va permettre aux cartels de la pétrochimie et de l’agrochimie de racheter toutes les entreprises semencières de l’hémisphère nord en l’espace de trente ans.

- la restructuration du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) qui lui permet de prendre le contrôle total de la semence en France. Le GNIS a été créé par le Maréchal Pétain en 1941.

- la création de l’OCDE (Organisation pour la Coopération et le Développement Economique).

- la création de l’Alliance pour le Progrès de John Kennedy.

- la mise en place du Codex Alimentarius par la FAO et l’OMS, qui sera opérationnel en 1963.

- la création de la PAC (Politique Agricole Commune), l’un des principaux vecteurs de la déstabilisation des agricultures familiales et vivrières des pays pauvres, par le biais des subventions agricoles et du “dumping”.

L’année 1961 voit ainsi le triomphe de l’élite globaliste et l’accomplissement de son rêve de contrôler l’alimentation des peuples. Un seul petit grain de sable dans les rouages de la machine: John Kennedy se rebiffe contre ses parrains, exhorte la presse à être au service de l’information authentique, informe le peuple US qu’il est sous la dépendance du complexe militaro-industriel et, très influencé par le “Printemps Silencieux” de Rachel Carson, il commence à remettre en question la dictature des cartels de l’agrochimie.

Le témoignage de Roger Heim [71], président de l’Académie Nationale des Sciences en France, est à cet égard touchant:

«Le 22 octobre 1963, dans la Salle du Congrès à Washington, devant une assistance attentive et vibrante, lors de la célébration du premier centenaire de l’Académie Nationale des Sciences de Washington, le Président John Kennedy prononça un remarquable discours, qui fut sans doute le dernier avant le drame atroce qui devait éliminer des assises internationales l’un des esprits les plus pénétrants de notre temps. Dans cette allocution, le Président des Etats-Unis, livrant l’exemple à d’autres chefs d’Etat, aborda avec fermeté, avec précision, le thème majeur de la pollution par les corps chimiques répandus à profusion, de la destruction des équilibres naturels, de l’érosion des sols. L’immense assemblée qui l’écoutait savait déjà l’ampleur de l’enjeu. Indiscutablement, elle était éclairée et elle réagit à l’unisson dans une explosion frénétique d’acclamations. Le nom de Rachel Carson, sur chaque lèvre, s’imposait parmi ceux dont le poids ou la lutte étayait un tel propos. John Kennedy mettait l’accent en priorité, sur le problème peut-être le plus grave avec lequel notre siècle se trouve confronté. Ici encore, son intelligence et son courage achevaient de dessiner les contours de l’homme, j’entends de celui qui mérite son nom. Je sortis, de cette cérémonie émouvante, moins pessimiste: il y avait quelque chose de changé aux Etats-Unis.»

Les Autorités décidèrent cependant que rien n’allait changer: John Kennedy fut assassiné quelques semaines plus tard et tout rentra dans l’Ordre.

A savoir dans leur “ordre” car, en Asie, le Ver de la Révolution Verte commençait à miner irrémédiablement les fondements de la société traditionnelle:

- ruine de la petite paysannerie.

- destruction de la biodiversité (des 200 000 variétés de riz en Inde, il n’en reste plus que 50).

- destruction des agricultures vivrières et du rôle de la femme dans le tissu social traditionnel.

- destruction des sols, pollution de l’air, épuisement des nappes phréatiques.

- cancérisation des populations.

- hémorragie dans les campagnes: les paysans vont s’entasser dans les villes et les bidonvilles, une aubaine pour les multinationales qui vont progressivement “délocaliser” leurs industries occidentales vers les pays pauvres et les serfs corvéables à merci. Afin que les sociétés occidentales puissent succomber à la pathologie de l’avoir, à la consommation effrénée de “choses” à bon marché.

Les fondements “scientifiques” de la première révolution verte sont à l’image de la science climatique du GIEC Onusien, du vent, ou plutôt une gigantesque opération de marketing et de manipulation médiatique.

Norman Borlaug est acclamé comme le sauveur du Tiers-Monde avec ses variétés “miraculeuses”: il aurait en effet sauvé la vie d’1 milliard d’êtres humains. Des mensonges, du vent, rien que du vent. Les variétés de riz “miracles” de l’IRRI sont supposées produire 5 tonnes/hectare. Actuellement, en fait, en Inde par exemple, la moyenne de productivité n’est que d’1,9 tonne/hectare. [73] Il n’en fut jamais ainsi avant la révolution verte:

«Les descriptions de scènes rurales de l’Inde antique par les voyageurs Chinois Fa Hien (5 ème siècle) et Huang Tsang (7 ème siècle), par François Bernier (1656-1688) et par M. Le Tavernier (18 ème siècle) sont peut être colorées de romantisme mais il semble, néanmoins, que les inscriptions sur les temples de l’Inde du sud confirment leurs perceptions. On peut déduire de ces inscriptions (9ème au 12ème siècles) que les rendements de riz, par exemple, étaient remarquables. Elles mentionnent des rendements de riz à Tanjavur de l’ordre de 12 à 18 tonnes par hectare, de 13 tonnes par hectare à Coimbatore et de 14,5 tonnes par hectare dans le sud Arcot! (...) De nombreux rapports des officiels de l’administration Britannique, tels A. Walker (1820) et Dr. J. A. Voelcker (1893) mettent également en exergue des exemples surprenants de l’abondance en Inde. Un des rapports les plus détaillés émane de Thomas Barnard. Au 18ème siècle (vers 1770), Thomas Barnard, ingénieur Britannique, réalisa une enquête dans le district de Chengalpattu, près de Madras, qui couvrait 800 villages. Les résultats mettent en valeur une moyenne de productivité de 3600 kg par hectare pour les riz de rizières et de 1600 kg par hectare pour les riz cultivés en sec. Dans 130 villages, la productivité moyenne de riz de rizière était de 8,2 tonnes par hectare mais, dans de nombreux villages, cette productivité dépassait même les 10 tonnes par hectare. (...) En 1804, la productivité du blé en Inde était presque le triple de ce qu’elle était en Angleterre. En 1903, la production de blé dans la région d’Allahabad était aux alentours de 4 tonnes par hectare». [72]

Les mêmes commentaires émanent de l’administration coloniale Hollandaise [08]: la consigne, à tous les administrateurs coloniaux, depuis 1870, était de surtout oeuvrer à “améliorer” les systèmes agricoles traditionnels locaux déjà tellement performants.

En fait, en Inde - et cela a été habilement soustrait de l’histoire officielle - le grand génie du riz, le Professeur Richcharia travailla à redévelopper un nouveau centre de recherches sur le riz après qu’on lui eut volé toute sa collection de riz pour la transférer à l’IRRI aux Philippines, sous contrôle Fondation Rockefeller et Swaminathan, le “père” de la révolution verte en Inde, et très grand ami de Monsanto. De 1971 à 1977, il redéveloppa une collection de 17 000 variétés de riz à Raipur dans l’état du Madhya Pradesh (avec un budget de 2000 dollars par an!). Il travaillait avec des variétés traditionnelles qui produisaient jusqu’à 9 tonnes/hectare, quasiment le double de l’optimum supposé des riz “miracle” de l’IRRI. En 1977, la Banque Mondiale offrit une subvention de 3,5 millions de dollars pour un projet agricole dans le Madhya Pradesh, en échange de quoi le gouvernement Indien fermait le centre de Richcharia qui, avec ses vieilles variétés de riz, faisait de l’ombre à IRRI/Rockefeller. [17] Et tout cela alors même que dès 1972, les experts agronomes (ceux qui n’étaient pas vendus à Rockefeller ou à Union Carbide) remettaient en cause la révolution verte de par le fait que les paysans ne pouvaient pas se payer les fertilisants de synthèse et, bien sûr, les pesticides car les variétés “miracle” de l’IRRI étaient décimées par les insectes et les maladies: les paysans perdaient de 30 à 100% des récoltes.

Rockefeller, Banque Mondiale, Professeur Swaminathan, Union Carbide, IRRI: nous avons véritablement à faire à une mafia crapuleuse! Quant à Norman Borlaug, il fut récompensé, pour ses variétés supposément “miracles” d’un prix Nobel de la Paix, ce qui à notre époque est loin d’être une référence puisque même Henri Kissinger le reçut!

L’ironie climatique de l’histoire, c’est que Norman Borlaug, le père de la révolution verte, récemment décédé à l’âge de 95 ans, ne se priva pas de dénoncer l’imposture du “réchauffement climatique anthropique”. Norman Borlaug faisait partie de la liste déposée au Sénat des 700 scientifiques dissidents. [182] (une infime partie des 32 000 scientifiques qui ont signé une pétition dénonçant l’arnaque climatique). [183] Jusqu’à la fin de sa vie, il clama haut et fort que le danger pour l’agriculture planétaire, ce n’est pas une montée des températures, mais bien plutôt un refroidissement global. [74]

Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : écologie nature et histoire
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 21:47

Durant la saison 2008/2009, en Afrique du sud, ce fut la catastrophe pour les paysans qui cultivèrent trois variétés de maïs transgéniques de Monsanto sur 200 000 hectares: les plantes ne produisirent pas de grains, juste des tiges et des feuilles. [01] Monsanto s’est manifestement recyclé dans la production de bio-masse avec des variétés de maïs thermo-réactives!

En 2009, un météorite H1N1 nous arrive tout droit du cosmos et répand dans l’atmosphère une étrange pandémie, de caractère totalement bénin, [02] que les Autorités Onusiennes, sur les conseils éclairés des multinationales du Big Pharma (Novartis, Sanofi-Aventis, Baxter...) décident de combattre avec des milliards de doses de vaccins. En France, les medias à la botte tentent de semer la panique et les chiens-bergers des ministères montent en chaire pour exhorter le troupeau à se faire vacciner, de gré ou de force, puisque la commission d’experts indépendants (et représentant néanmoins les laboratoires pharmaceutiques) l’a ainsi “conseillé” à Madame la Ministre [107]: l’ardoise est d’1 milliard d’euros, soit 25 % de ce qu’est supposée rapporter la taxe-carbone. Aux USA, on évoque la loi martiale, des bracelets permanents à Boston, et la société Verichip voit ses cours flamber en bourse suite à l’annonce de la sortie de ses micro-puces H1N1. [106]

En 1974, la Fondation Rockefeller, dans son rapport annuel, [03] annonça un symposium dont l’intitulé était “Changement climatique, Production alimentaire et Conflit entre les nations”. Ce symposium interdisciplinaire allait rassembler des climatologistes et des scientifiques concernés par la production alimentaire afin d’examiner les implications futures de la tendance, en cours, au “refroidissement global” et ses effets sur la production alimentaire mondiale. Quelques années plus tard, après mûre réflexion, la Fondation Rockefeller, hissa le pavillon “réchauffement global” avec, aux rames de la galère, une cohorte de “scientifiques” généreusement subventionnés pour prouver une corrélation anthropique inéluctable entre le dioxyde de carbone et la fièvre climatique.

Quelle est donc, allez-vous dire, la relation entre ces trois phénomènes, au-delà du fait qu’ils seraient tous liés à une montée du thermomètre?

Dans mes précédents essais, “Les caniculs-bénis” [04] et “Carbone, mon Amour” [69], je me suis amplement exprimé sur l’imposture du réchauffement climatique anthropique, à la sauce CO2, et sur les dangers que cette arnaque fait courir à l’humanité de promouvoir la montée en puissance d’un Nouvel Ordre Mondial, une variante quelque peu globalisée de l’ancien, et surtout l’occultation de tous les méfaits commis, dans la biosphère, par la mafia des multinationales de la pétrochimie et de l’agrochimie.

Je souhaiterais, dans ce troisième essai, présenter un autre danger extrême, celui qui menace tous les pays “en voie de développement” (ou plutôt en voie d’occidentalisation) en Asie, en Afrique et en Amérique Latine: l’imposition d’une “révolution verte eugénique”, déguisée très ingénieusement en une seconde révolution verte, “transgénique” cette fois, sous l’égide des commissions de l’ONU et financée par de très grosses fondations avec la complicité des multinationales de l’agrochimie et des semences chimériques qui, par coïncidence, sont également les dispensatrices d’une pléthore de vaccins.

Et, faut-il le préciser, cet “Effet de Serres” des multinationales, et de leurs complices, se met bien gentiment en place sous le parapluie du réchauffement climatique anthropique! Les organisations paysannes, qui tentaient encore de résister aux chimères génétiques, sont totalement désemparées. Elles ne font pas le poids face aux multiples organisations de la “société civile” (ou prétendues telles) pour lesquelles l’argent coule à flot et qui, dans leurs croisades climatiques, brandissent le spectre des hécatombes de la faim, ou de la chaleur ou de la fièvre (porcine, aviaire, zébrée...).

Le réchauffement climatique anthropique est l’aubaine parfaite pour les multinationales de l’occident qui envahissent les territoires des pays les plus pauvres pour les vider de leurs populations paysannes traditionnelles et en faire de gigantesques réservoirs de production agro-industrielle d’aliments (pour l’export) et de nécro-carburants (pour l’export) et ce, avec des variétés supposément résistantes à la sécheresse. Et, peut-être même, avec quelques campagnes de vaccinations bien “ciblées” car l’agriculture moderne occidentale se pratique avec de la machinerie lourde, et non pas des humains trop légers, parce que sous-alimentés, dont elle peut aisément se dispenser!

Et tout cela pour refroidir notre bonne vieille Planète Terre et en diminuer l’empreinte carbone!

Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : Ecologie par blogs
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 18:39

Article permettant d'autres points de vues

Découverte d'anomalies dans les données climatiques     

Ross McKitrick

Source: Mondialisation.ca

Article original. Ross McKitrick: Defects in key climate data are uncovered, National Post, le1er octobre 2009. Traduction : Pétrus Lombard


C’est seulement en orientant les données scientifiques que les scientifiques peuvent obtenir la cynique courbe en crosse de « hockey » du réchauffement climatique.

En début 2003, je travaillais avec Stephen McIntyre pour reproduire le fameux travail de la paléoclimatologie, connu sous le nom de graphique en crosse de hockey. Mis au point par le climatologue étasunien Michael Mann, il représente une compilation statistique de données sur les cernes des parties centrales des arbres, prouvant soi-disant que la température de l'air, stable depuis 900 ans, s'est envolée au 20ème siècle. Avant la publication de ce graphique, les scientifiques assuraient que la période médiévale était plus chaude qu’aujourd’hui, ce qui rendait l’importance du réchauffement climatique du 20ème siècle relativement anodine. La révision spectaculaire de ce point de vue, suscitée par la publication de la courbe en crosse de hockey, a fait de cette dernière l'icône du mouvement du réchauffement planétaire. Elle figurait en bonne place dans un rapport de 2001 du Groupe d'experts intergouvernemental des Nations unies sur le changement climatique (GIEC), ainsi que sur les sites Internet du gouvernement et dans d’innombrables rapports d'études.
 
Steve et moi avons montré que les mathématiques, sur lesquelles reposait la crosse de hockey de Mann, étaient largement erronées, sa forme ayant été déterminée à l’aide de données suspectes sur les cernes des conifères. Les contestations se sont rapidement amoncelées : Deux groupes d'experts associant l’US National Academy of Sciences ont été priés d'enquêter, le Congrès a tenu une audience, et les médias du monde entier ont suivi l'affaire.
 
Les rapports des experts ont confirmé toutes nos critiques contre la crosse de hockey de Mann, à la fois sur les mathématiques et leur dépendance à l'égard des données de conifères suspectes. L’un des groupes a cependant soutenu que, même si la crosse de hockey de Mann est elle-même fausse, une série d'autres études publiées depuis 1998 présentent des formes similaires, fournissant ainsi un soutien à l‘idée que la fin du 20ème siècle a été anormalement chaude. Le GIEC a aussi présenté cet argument dans son rapport de 2007. Mais le second groupe d'experts, conduit par le statisticien Edward Wegman, a fait remarquer que les autres études ne sont pas indépendantes. Elles sont écrites par le même petit cercle d’auteurs, les noms sont juste dans un ordre différent, et ils réutilisent par procuration encore et encore ces quelques séries de données climatiques.
 
La majorité de ces données ne montre rien d'inhabituel au 20ème siècle. Mais deux séries de données formant une courbe en crosse de hockey ont réapparu à plusieurs reprises. L'une concernait les données bidons sur les conifères, à propos desquelles le groupe de la National Academy of Sciences a dit qu’elles ne devaient pas être utilisée, toute étude les utilisant pouvant être rejetée. La seconde était une courbe de cernes d’arbres de la péninsule de Yamal, en Sibérie, compilée par Keith Briffa, le scientifique de l'administration britannique.
 
En 1995, Briffa a publié un document prétendant que la période médiévale incluait en réalité les plus froides années du millénaire. Mais cette affirmation reposait sur seulement trois relevés de cernes des parties centrales d’arbres de l'Oural polaire. Plus tard, l’un de ses collègues nommé FH Schweingruber a produit un échantillonnage bien plus considérable sur l'Oural polaire, mais il racontait une histoire très différente : L'époque médiévale était en fait très chaude et la fin du 20ème siècle n'a rien d'exceptionnel. Briffa et Schweingruber n'ont jamais publié ces données, ils ont plutôt complètement laissé tomber l'Oural polaire dans leurs document de reconstruction climatique.
 
À leur place, ils ont utilisé une nouvelle série que Briffa avait faite à partir des données de cernes provenant d’à proximité de la péninsule de Yamal, qui donnait une forme de crosse de hockey prononcée : relativement plate pendant 900 ans, puis augmentant fortement au 20ème siècle. Cette série de Yamal était un composite consistant en un nombre d’échantillons non révélé de parties centrales d'arbres distincts. Pour vérifier les étapes impliquées dans la production de ce composite, il était nécessaire d'avoir les relevés individuels des cernes des arbres eux-mêmes. Mais Briffa n'a pas publié ses données brutes.
 
Au cours des neuf années suivantes, au moins un document utilisant les données du composite de Briffa sur Yamal est paru chaque année dans des revues de premier plan pour conforter le résultat en forme de crosse de hockey. Le GIEC s'est appuyé sur ces études pour défendre le point de vue de la crosse de hockey et, puisqu’il avait nommé Briffa lui-même Principal Auteur du GIEC pour ce sujet, il n'y avait aucune chance pour que les données de Yamal puissent être remises en cause.
 
Bien que ces documents sont parus dans des revues de premier plan, comme Nature et Science, pas un vérificateur ou rédacteur en chef des journaux n’a jamais exigé de Briffa qu’il présente ses données sur Yamal [ce qui détruit le mythe des « fameuses revues scientifiques » révisées par les pairs, ndt]. Les demandes répétées de Steve McIntyre, de présenter les données brutes pour faire respecter ses propres règles sur la divulgation des données, ont été ignorées.
 
Puis, en 2008, Briffa, Schweingruber et quelques collègues ont publié un document en utilisant les séries de Yamal (à nouveau) dans un journal appelé les Philosophical Transactions of the Royal Society, qui a des règles de partage de données très strictes. Steve a envoyé la demande des données d'usage et, cette fois-là, un éditeur a assumé ses responsabilités en ordonnant aux auteurs de fournir leurs données. Les données ont paru il n’y a pas longtemps sur Internet. Steve a pu enfin commencer à décortiquer le composite de Yamal.
 
Il s'avère que plusieurs échantillons ont été prélevés sur des arbres morts (partiellement fossilisés) et qu’ils ne présentent pas de tendance particulière. La tendance à la hausse marquée de la fin du 20ème siècle provient des parties centrales de 10 arbres vivants en 1990, et de cinq arbres vivants en 1995. Sur la base des normes scientifiques, il s'agit d'un échantillon trop petit pour en tirer la publication d’un composite de qualité faisant autorité. La partie des 18 et 19ème siècles de l'échantillon, par exemple, contiennent au moins 30 arbres par année. Mais cette partie ne présente pas de pic de réchauffement. La seule partie qui le montre, c’est la fin du 20ème siècle, où le nombre d'échantillons s'effondre. Encore une fois, la spectaculaire forme en crosse de hockey s'avère dépendre de la partie la moins fiable d'un ensemble de données.
 
Mais une découverte encore plus troublante a vite été exposée. Steve a cherché dans les données de l’archive paléoclimatique pour voir s'il y avait d'autres cernes de parties centrales d’arbres du site de Yamal ou à proximité qui auraient pu être utilisées pour augmenter la taille de l'échantillon. Il a rapidement découvert un grand groupe d’échantillons récents de parties centrales d’arbres vivants à Yamal, relevés par nul autre que Schweingruber lui-même! S’il avaient été ajouté au petit groupe d’échantillons de Briffa, le 20ème siècle serait tout simplement plat. Il paraîtrait tout à fait ordinaire par rapport au reste du millénaire.
 
Combiner des données provenant de différents échantillons n'a pas été une démarche exceptionnelle. Briffa a ajouté les données d’un autre site de Schweingruber à un composite différent, provenant de la péninsule de Taïmyr. Les données rajoutées ont été collectées à plus de 400 km du site primaire. Et dans ce cas, pour commencer, le site primaire avait trois ou quatre fois plus de parties centrales d’arbres que le site de Yamal. Pourquoi n'a-t-il pas complété les données de Yamal avec celles facilement disponibles de son propre coauteur ? Pourquoi Briffa a-t-il recherché des données supplémentaires pour le site déjà bien représenté de Taimyr et non pas pour le site insuffisant de Yamal ?
 
Ainsi, l'ingrédient clé de la plupart des études invoquées à l'appui de la crosse de hockey, à savoir la série de Briffa sur Yamal, dépend de l'influence d'un sous-échantillon d'arbres déplorablement mince et de l'exclusion de données facilement disponibles concernant la même région. Quel que soit ce qui se passe ici, ce n'est pas de la science.
 
J'approfondis les arguments en faveur de réchauffement de la planète depuis plus de dix ans. En collaboration avec de nombreux coauteurs excellents, j'ai toujours constaté qu’en décortiquant les couches, ce qui se trouve au centre est soit bancal, soit trompeur, soit tout simplement inexistant. Les données de température de surface sont un foutoir contaminé par le parti pris en faveur d’une chaleur importante, et comme je l'ai déjà décrit, le GIEC a fabriqué des preuves dans son rapport de 2007 pour camoufler le problème. Les modèles climatiques sont en désaccord grave avec les observations, et la cacophonie s'accroît d'année en année. L'affirmation souvent lancée à grand renfort de publicité, selon laquelle le climat d’aujourd’hui s’est écarté de la variabilité naturelle, dépend de méthodes statistiques bancales et de données de basse qualité. Le processus d'examen du GIEC, dont j'ai été membre ces derniers temps, n'est pas du tout ce que l’on raconte au public : les conflits d'intérêt sont endémiques, les preuves critiques sont systématiquement ignorées et il n'existe aucun mécanisme régulateur efficace contre la partialité et la déformation.
 
Je deviens exaspéré avec les collègues universitaires et les autres, qui devraient être mieux au courant, qui exagèrent sur le présumé consensus du réchauffement climatique sans prendre la peine d'enquêter sur les désaccords scientifiques flagrants et les vices de procédure. Dans les années à venir, comme le coût des mesures pour le réchauffement planétaire montera et que le signe d'une crise continuera à s’évanouir, peut-être qu’il deviendra socialement admissible que les gens recommencent à penser par eux-mêmes. En attendant, je suis reconnaissant envers ces quelques penseurs indépendants, comme Steve McIntyre, qui continuent à poser les bonnes questions et à insister sur les normes scientifiques de l'ouverture et de la transparence. 

 
Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : écologie nature et histoire
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 18:36

L'avortement de la politique climatique     

Peter Foster

Source: Mondialisation.ca

Article original. National Post, le 29 septembre 2009. Traduction : Pétrus Lombard


L'argument contre les mesures draconiennes en faveur du climat va bien au-delà des manquements de la science
 
La réunion de décembre à Copenhague, d’où devrait sortir le successeur de Kyoto, sera de toute évidence un four. Le G20, qui a enfin pigé l'économie mondiale, n'a pas vraiment besoin d'un autre choc politique en ce moment. Les pays riches hésitent à expédier de nouveaux milliards aux nations pauvres gouvernées d’une manière corrompue, sous couvert de « développement vert. » Avec raison, la Chine et l'Inde ne ralentiront pas leur croissance pour satisfaire les cauchemars égoïstes des soi-disant gouverneurs du monde.
 
Le désespoir était évident la semaine dernière, quand apparut un autre rapport hystérique de l'ONU. Ban Ki-moon, le secrétaire général, glapissait que, « La science est devenue plus inébranlable que jamais : le changement climatique est une réalité. La preuve est partout autour de nous. Et si nous n'agissons pas, nous verrons des conséquences catastrophiques, notamment la montée du niveau des mers, la sécheresse et la famine, et la perte de près d'un tiers des plantes et des espèces animales du monde. »
 
Ho humm ! Plus inébranlable ? En fait, la science se désintègre plus vite que la politique. La preuve apparaît non seulement dans les failles majeures des modélisations informatiques sur lesquelles reposent les scénarios apocalyptiques, mais aussi dans les erreurs de chiffres derrière l'intrigue des températures mondiales.
 
Le problème le plus évident des chaudevantistes, c’est qu’il n’y a pas de réchauffement dans ce millénaire, et peut-être depuis 1997, d’après les données utilisées. Ils se sont empressés de suggérer qu'il y eût toujours la possibilité d’une période stable en température, mais leur message avant n’a jamais été ça. Il a toujours été : Agir tout de suite ou griller ! Et à présent, certains scientifiques racontent qu’une période de température stable durant vingt ans au maximum soit possible. Ça rend les mesures d’urgence du réchauffement climatique difficilement vendables.
 
Entre-temps, l’argument contre les mesures draconiennes va bien au-delà de la découverte des lacunes de la science. Ça ressemble en plus à une arnaque qui se trame, et ce n’est pas la première fois.
 
Il y a eu plusieurs exemples flagrants de politisation du GIEC, notamment, par exemple, quand ses fonctionnaires ont fait des déclarations publiques, qu'ils savaient contredites par leurs experts, sur la gravité des ouragans. Il y a eu aussi ce fameux courriel d'un chercheur haut placé du GIEC à quelqu'un qu'il pensait être un compagnon, disant que « la période médiévale chaude, » à l’époque où les Vikings cultivaient le Groenland, est une réalité emmerdante dont il faut se passer d’une façon ou d’une autre, car elle escagasse l’emblématique « crosse de hockey. »
 
Le graphique en crosse de hockey était autrefois l’enseigne du GIEC. Il montre la température mondiale, en apparence stable pendant neuf cents ans, puis se précipitant vers le haut au siècle dernier. Les suppositions postérieures au graphique avait déjà été gravement compromises par les chercheurs canadiens Stephen McIntyre et Ross McKitrick, dont les conclusions ont été appuyées par une enquête du Congrès étasunien. Mais arrivent à présent des révélations selon lesquelles les chercheurs en crosse de hockey du GIEC pourraient aussi avoir sélectionné les données pour obtenir les résultats voulus.
 
Cela suit de près l'étonnante affaire des indispensables données des températures mondiales, « perdues » par la Climatic Research Unit (CRU) de l'Université britannique d'East Anglia, qui fournit le GIEC. Pendant des années, la CRU a refusé de rendre publiques ces données. Effectivement, il y a quatre ans, le chercheur de la CRU Phil Jones, a répondu à une demande par une phrase mémorable : « Pourquoi devrais-je mettre les données à votre disposition, alors que votre but est d'essayer de trouver un truc qui cloche ? »
 
Elles ne peuvent pas être rendues publiques à présent car elles ont disparu ou bien parce que « le chien a bouffé le réchauffement climatique, » comme l’a suggéré le climatologue Patrick Michaels dans un article paru dans National Review.
 
Les vrais scientifiques mettent leurs données à disposition précisément pour qu'on puisse les vérifier rigoureusement, pour voir si elles s’accordent aux hypothèses. Pourtant cette question a été enterrée sous les affirmations du GIEC, selon qui ses études sont « évaluées par les pairs » (peer-reviewed), et sont donc au-delà de tout reproche.
 
En fait, il se pourrait parfois, si ce n’est souvent, que les pairs en question sont engagés dans une posture politique plutôt qu‘une hypothèse scientifique. Ces questions doivent être remaniées en profondeur, mais elles ont peu de chances de l’être par le GIEC.
 
Pendant ce temps-là, la plupart des gens ne savent même pas qu'il y a un débat scientifique sur le climat. Une grande partie de ce qui précède doit encore paraître dans l’actualité pour les nombreux lecteurs se fiant aux médias traditionnels des Vrais Croyants, qui ne tiennent tout simplement aucun compte de ce qui est gênant, ou qui peut-être n’en sont même pas conscients.
 
Un exemple typique, paru vendredi dernier sous la rubrique du chevronné Jeffrey Simpson sur Globe and Mail, colle remarquablement à la rengaine de Ban Ki-moon : « Le monde est confronté à la plus grande tragédie populaire avec le réchauffement de l'atmosphère de la planète, provoqué d’une manière écrasante par l’activité humaine... Des scientifiques excentriques et leurs cliques de supporters contestent ce réchauffement, mais l'écrasante majorité des scientifiques ont déclaré que c'est un fait. Effectivement, les dernières preuves scientifiques suggèrent que la tendance au réchauffement s’accélère. »
 
Mais tout ce que montrent les dernières preuves scientifiques, c’est que le réchauffement s'est arrêté. « Vous pourriez penser, » conclut-il, « que pour un pays immergé dans sa supériorité morale, croyant que ‘’le monde a davantage besoin du Canada’’, cette histoire serait source d’une telle honte nationale, que le citoyen demanderait au gouvernement de prendre le principal rôle pour inverser les choses dans le pays, tout en exhortant le monde de faire beaucoup plus pour annuler la tendance menaçante. »
 
Mais vous pourriez alors vous demander aussi pourquoi les journalistes qui s’immergent dans leur propre supériorité morale semblent incapables de comprendre la raison du scepticisme des citoyens à propos de la science de l'ONU, et leur hésitation à supplier d'être expulsés du travail.  

 
Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /Oct /2009 20:38

1er octobre 2009 : Au cours d'une série de conférences, un grand scientifique français, toujours en activité, Vincent Courtillot, exprime publiquement des doutes sérieux sur les conclusions du GIEC et sur les modèles du réchauffement climatique. Depuis le décès du regretté Marcel Leroux, c'est une première, en France...

 

Le CV ou la Bio (comme on dit maintenant), de Vincent Courtillot est assez remarquable dans le milieu scientifique français qui ne manque pourtant pas de personnalités éminentes. Entre autres titres et fonctions, Courtillot est actuellement Professeur à Paris VII et à l'Institut Universitaire de France ainsi que Directeur de l'IPGP, l'Institut de Physique du Globe de Paris, qui rassemble une grande partie de ce qui se fait en physique du globe dans notre pays. Il est membre de l'Académie des Sciences, et Président du Conseil Scientifique de la Ville de Paris.
Bien qu'ayant exercé de nombreuses responsabilités au cours de sa brillante carrière, Vincent Courtillot n'a jamais délaissé la recherche. De fait, Vincent Courtillot est toujours resté un chercheur assidu et passionné comme en témoigne sa liste de publications.

Vincent Courtillot est géologue-géophysicien. Entre autres, il est un spécialiste du géomagnétisme (le magnétisme de la terre) ou plus précisément du paléomagnétisme. Il s'est aussi beaucoup intéressé aux causes de la disparition des espèces qui s'est produite il y a quelques 65 millions d'années (les dinosaures, entre autres) sur notre planète.Il est l'auteur d'un livre sur ce sujet : "Evolutionary Catastrophes : The Science of Mass Extinction"(Cambridge. Univ. press 1999 et Fayard 1994)

Concernant la thématique du réchauffement climatique, le parcours de Vincent Courtillot nous rappelle celui du Professeur de paléoclimatologie Canadien Tim Patterson qui avoue avoir longtemps enseigné à ses étudiants " que le CO2 est le moteur principal du changement climatique" avant de découvrir, par lui-même, au cours d'une campagne de recherche sur les fossiles de poissons, que l'activité solaire jouait un rôle essentiel sur le climat de la planète et de devenir un sceptique convaincu. Tim Patterson rapportait : "Au fur et à mesure que les résultats des mesures nous parvenaient, nous étions stupéfaits de constater que les enregistrements paléoclimatiques et de productivité (NDLR : en poissons) étaient remplis de cycles qui correspondaient aux différentes cycles des taches solaires."...

Vincent Courtillot confesse lui-même qu'il ne voyait pas d'objections aux affirmations du GIEC, jusqu'à ces dernières années.
Sa découverte (avec ses collègues) d'un lien net entre le magnétisme terrestre et l'évolution du climat ainsi qu'une analyse critique des données utilisées par le GIEC et ses affidés, l'ont fait basculer du côté du scepticisme.
Comme le savent les lecteurs (trices) qui ont parcouru ce site, la publication de ses premiers résultats (en 2007) a donné lieu à une polémique tout à fait inhabituelle dans le milieu scientifique en ce sens que les trois grands médias nationaux (Le Monde, Libération, Le Figaro) ainsi que plusieurs activistes de l'écologie ou de la décroissance, s'en sont emparé d'une manière particulièrement venimeuse à l'égard de Courtillot et de ses collègues. En bref, on reprochait à Courtillot et al l'utilisation d'une base de donnée erronée ou "tronquée"...Ce qui n'était guère qu'un épisode banal et fréquent en matière de sciences "inexactes" où les différends sur les bases de données sont très fréquents, est devenu une affaire nationale. Alors que l'essentiel était évidemment de savoir si le lien (géomagnétisme/température terrestre) trouvé par Courtillot et ses collègues était réel ou non, cette polémique, qui aurait dû rester scientifique, se dévoya en une série d'attaques ad hominem avec des arrières-pensées politiques : Triste épisode pour la Science Française..

Courtillot répliqua sereinement en publiant une réponse en 2007 puis, en 2008, un article qui montrait que cette corrélation géomagnétisme-température terrestre existait bien (ce qui relève des thèses des "solaristes" qui sont longuement exposées dans ce site) et se retrouvait dans les bases de données de nombreux territoires de la planète tels que l'Europe, les USA et l'Australie. De fait, ces travaux ont poussé Vincent Courtillot à porter une attention toute particulière à l'analyse critique des données disponibles et notamment celles qui sont utilisées par le GIEC. Une part notable de ses conférences lui est consacrée.
Le résultat de cette analyse est particulièrement inquiétant sur le fonctionnement et la crédibilité de cet organisme Onusien et ceci est tout à fait cohérent avec les observations qui sont faites dans le présent site.


Les conférences de Vincent Courtillot, organisées à l'occasion de la publication récente de son dernier ouvrage "Nouveau voyage au centre de la terre" (Odile Jacobs) ont connu un succès mérité. C'est ainsi qu'elles ont rassemblé 1500 personnes à Nantes, 400 personnes à l'EOST Strasbourg et 500 personnes à Brème.

Celle qui a été donnée à l'occasion des Journées Scientifiques de l'Université de Nantes est disponible sous trois formats.

En format audio seul

:

Ou enregistrer en mp3.

La vidéo de la présentation :


Si votre connection est assez lente (mois de 2 Mo), vous ne risquez pas grand chose du côté de la loi Hadopi2, mais vous aurez du mal avec le "streaming" (régulation du flux) qui provoque des interruptions pour le "buffering" assez pénibles. Dans cette hypothèse, je vous suggère de charger le vidéo complète qui pèse quelques 370 Mo sur ce site ; Il s'agit du format flash vidéo (flv). Cela vous prendra du temps mais en vaut la peine.
Je vous suggère de lire cette vidéo en utilisant VLC qui est un logiciel gratuit disponible sur le WEB.

De même pour la table ronde sur le changement climatique et la biodiversité, qui a suivi cette conférence et à laquelle a également participé Vincent Courtillot.

L'audio :

La vidéo :

Et pour l'enregistrer en cas de streaming défaillant :

La conférence donnée à Strasbourg est accessible sur ce site. Et aussi sur dailymotion (plus agréable, mais encore incomplète à l'heure ou j'écris ce billet).

Je vous conseille vivement de voir ou d'écouter ces très bonnes conférences dans lesquelles Vincent Courtillot fait preuve d'une grande maîtrise du sujet ainsi que d'une rigueur qui n'est pas superflue dans ce domaine. De plus les qualités d'orateur et la pédagogie de Vincent Courtillot ne sont plus à démontrer.

Voici une brève liste de quelques questions analysées par V. Courtillot :

  • Les courbes de températures et plus précisément celles produites par le Hadley Center qui servent de base au rapports du GIEC. (voir ici)
  • La dendrochronologie utilisée de manière erronée par Michael Mann et al pour produire sa fameuse "crosse de hockey". qui a été abondamment reprise dans les rapports du GIEC (jusque dans celui, à mi-parcours, de sept 2009 !). (voir également sur ce site)
  • Les incertitudes des modèles du GIEC : Notamment les nuages dont l'importance est pourtant cruciale puisque 3% de variation de l'ennuagement équivalent au forçage théorique du CO2. (voir ici sur ce site)
  • Les résultats des carottages glaciaires qui montrent que les variations de du taux de CO2 sont en retard sur les variations de température. (voir également sur ce site)
  • V. Courtillot constate, comme nous le faisons dans ce site, que les rapports du GIEC minimisent très sérieusement les incertitudes existantes et négligent un certain nombre de facteurs probablement importants au prétexte qu'ils ne sont pas entièrement compris. Courtillot pronostique que, dans 10 ans, les conclusions du GIEC seront considérées comme fausses. (NDLR: personnellement, et au vu des avancées actuelles rapides de la science climatique, je pense que cinq ans suffiront amplement).

Il est inutile d'ajouter que les conférences de Vincent Courtillot n'ont pas fait plaisir aux thuriféraires du GIEC, comme on peut le constater lors de la table ronde...On pourrait répondre (gentiment) en leur rappelant l'avertissement de Mojib Latif (membre parmi les plus influents du GIEC), s'adressant aux participants du tout récent WCC3 (voir billet suivant)

" ..nous devons nous poser les questions dérangeantes nous-mêmes, sinon d'autres le feront."

Certes ! Bravo Vincent !

 

Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : écologie nature et histoire
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /Sep /2009 19:28

LA TAXE CARBONE, OU L’ÉCOLOGIE ANTISOCIALE

Par Aurélien Bernier, auteur du livre « Le climat, otage de la finance » et secrétaire national du Mouvement politique d’éducation populaire

Article publié dans l’Humanité Dimanche, le 27 août 2009.

Nous ne connaissons pas encore tous les détails de la mise en oeuvre de la future taxe carbone préparée par le gouvernement français, mais une chose est sûre : une nouvelle fois, les plus pauvres paieront à la place des vrais responsables de la crise écologique. Le principe est en effet de taxer les énergies fossiles en fonction des gaz à effet de serre qu’émettent leur combustion à hauteur de 32 euros par tonne de carbone dans un premier temps, puis d’accroître progressivement le niveau des prélèvements. Les factures de carburant, de gaz, de fuel et peut-être d’électricité, augmenteront donc à partir de 2010. Le gouvernement tente de faire passer la pilule en promettant un chèque « vert » censé compenser la taxe pour les ménages les plus modestes. Mais la ficelle est grosse. D’une part, cette compensation sera calculée sur les consommations directes d’énergie. Or, si le prix de l’énergie augmente, les prix des biens et des services augmenteront proportionnellement. Le chèque vert ne compensera jamais intégralement ces hausses. D’autre part, ce type de mesure peut prendre fin à tout moment. Aucune garantie n’a été donnée sur la pérennité de ce chèque, et nous pouvons parier qu’il sera de courte durée. Enfin, la baisse des cotisations patronales est déjà programmée, avec ses conséquences prévisibles : aucune embauche, aucune augmentation de salaire, mais une bénédiction pour les profits des grands groupes.

Pourtant, le scandale ne s’arrête pas là. Les principaux émetteurs de gaz à effet de serre dans l’industrie sont déjà soumis au système des droits à polluer échangeables. Ils se voient allouer des quotas carbone qui peuvent être vendus et achetés en Bourse, la loi de l’offre et de la demande fixant le prix « optimum » pour la pollution. Or, les firmes en question seront exonérées de taxe carbone. Alors que le citoyen ou la PME paiera 32 euros à chaque tonne de carbone émise, ces grandes entreprises reçoivent leurs droits à polluer gratuitement. Par exemple, Arcelor-Mittal dispose d’environ 8 millions de quotas par an pour six usines implantées en France, ce qui équivaut à un droit à émettre gratuitement 8 millions de tonnes de carbone. A 32 euros la tonne, le cadeau fait à cette multinationale en l’exonérant de taxe carbone dépasse les 250 millions d’euros par an. Mais ce n’est pas tout. Si ces firmes manquent de droits à polluer, elle les achètent sur le marché où le prix actuel est d’environ 14 euros par tonne, soit moins de la moitié du tarif qui sera appliqué aux particuliers. Enfin, les grands groupes qui ont habilement su pratiquer le lobbying ont obtenu bien plus de quotas qu’il ne leur en fallait. Pour l’année 2008, Arcelor-Mittal disposait d’un excédent de droits à polluer d’un million de tonnes en France. Vendus sur le marché au comptant, ils représentent plus de 15 millions d’euros de bénéfices.

Voilà donc à quoi sert le discours dominant sur l’écologie qui culpabilise le citoyen et sensibilise au problèmes de la planète grâce aux images dépolitisées d’Arthus-Bertrand. A faire accepter des mesures totalement antisociales. L’imposteur Cohn-Bendit, en passe de devenir le meilleur porte-parole du gouvernement, applaudit des deux mains. Il ose même parler de « révolution ». Et tout laisse à penser que nous n’en sommes qu’au début. Grâce à l’argument de la concurrence internationale, les grandes firmes parviendront toujours à éviter la contrainte en Europe tout en redéployant leur activité dans les pays à bas coût de main d’oeuvre. A l’inverse, les petites ou moyennes entreprises et les populations paieront... jusqu’à l’explosion sociale qui pourrait arriver plus vite qu’on ne le pense.

Pourtant, la taxe carbone n’est pas intrinsèquement mauvaise. Elle est comme tous les outils de fiscalité environnementale qui sont utilisés toutes choses égales par ailleurs : injuste et donc inacceptable. Il faut prendre le problème à l’envers. C’est une répartition équitable des richesses qui permettra de promouvoir ou d’exiger des comportements plus écologiques. Il faut taxer le capital et augmenter les revenus du travail avant de mettre en place des contraintes environnementales que les citoyens pourront alors assumer. Pour cela, l’objectif premier doit être de casser le chantage aux délocalisations et de reconstruire une économie locale capable d’amener le plein emploi. Il existe un outil qui permettrait d’y parvenir : le protectionnisme écologique et social. Mais les dizaines d’articles parus récemment dans les médias sur la future taxe carbone ne présentent jamais cette mesure comme un préalable à tout véritable programme de protection de l’environnement. A regarder les profits de multinationales comme Arcelor-Mittal, on comprend très bien pourquoi.


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Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /Sep /2009 19:25

Contre le réchauffement climatique, les vertus du protectionnisme

La taxe carbone a beaucoup d'ennemis: la plupart insistent sur son injustice sociale. Le blog le Vrai débat va plus loin, en soulignant son inefficacité écologique. Pour faire d'une pierre deux coups, réduire les inégalités sociales et protéger, il propose une solution: abandonner le libre-échangisme.



Deux raisons principales nous conduisent à repousser la taxe carbone annoncée par le président de la République aujourd'hui.

D'ordre social, la première est la plus couramment citée. ll n'est pas juste en effet de mettre en place une nouvelle taxe qui pèsera sur les ménages, alors que Nicolas Sarkozy en a déjà créé 19 depuis son arrivée à la tête de l'Etat, de la franchise médicale à la taxe sur les téléviseurs.
D'un montant évalué à 85 euros, pour commencer, la taxe carbone est censée « monter en puissance » dans les années qui viennent, jusqu'à tripler d'ici 2030 si on se réfère au rapport Rocard qui l'a proposée. Le mécanisme de compensation annoncé par le gouvernement ne rassurera pas, parce qu'il est très complexe (les fumées de cette machine à gaz pourraient en intoxiquer plus d'un...), et parce que l'expérience nous pousse à croire que l'alourdissement de la taxe ne s'accompagnera probablement pas d'une compensation à l'identique.

Dès lors, les premières victimes de la taxe carbone seront les ménages les plus modestes, obligés d'utiliser un véhicule motorisé pour leurs déplacements. L'injustice fiscale, déjà très importante, a toutes les chances d'être la grande gagnante dans cette histoire !

D'ordre écologique, la seconde raison pour laquelle nous rejetons cette taxe est moins souvent mise en avant. Elle découle d'une interrogation toute simple : qui sont les vrais responsables des émissions de gaz à effet de serre dans le monde ? Ne sont-ce pas d'abord les Etats-Unis, la Chine et l'Inde ? La France représente 1,1% des émissions de CO2 au niveau mondial, contre 5% pour l'Inde (en très forte hausse ), et 40% pour la Chine et les Etats-Unis réunis.

Le protectionnisme, une solution?

Dans ce contexte, la seule solution vraiment efficace d'un point de vue écologique réside dans la taxation des importations provenant de pays qui ne respectent pas les principes élémentaires de la protection de l'environnement. Le libre-échange intégral est la première cause de pollution dans le monde. Ce ne sont certainement pas les ménages français qui doivent être montrés du doigt, et considérés une nouvelle fois comme les vaches à lait d'un système périmé. Avec la taxe carbone, ils paient le dogmatisme d'une classe politique, UMP PS MODEM ou Verts, incapable d'envisager la moindre protection aux frontières et une autre perspective que celle du libre-échange généralisé dans lequel la mondialisation et son accélérateur l'Union européenne nous ont plongés.

Répondre à la double angoisse écologique et sociale impose de sortir du modèle du libre-échange et de s'orienter vers un protectionnisme renouvelé. Les protections aux frontières pourraient avoir la double vertu de rendre moins compétitifs les produits fabriqués dans les pays qui jouent de façon particulièrement déloyale sur le niveau des salaires, et de sanctionner les plus gros pollueurs.

Elles seraient une étape vers la relocalisation des activités sur le territoire national, sur la voie, la seule moderne, du produire et du consommer local, source d'activité, d'industrialisation, d'emploi et de pouvoir d'achat.

La taxe carbone s'inscrit dans la philosophie dépassée du libre-échange mondial. En raison de son archaïsme, de sa nocivité sociale et son inutilité écologique, elle doit être repoussée sans hésitation.

Retrouvez les autres articles du blog Le Vrai débat
Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : Ecologie par blogs
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /Sep /2009 21:43

Planète Terre, Planète Désert?

Dominique Guillet

Article "Planète Terre, Planète Désert", avec photos, à télécharger (4,3Mo)

Documento PDF (4,6 Mo) en Español: "Planeta Tierra, Planeta Desierto"

Alors que quelques pantins s'agitent frénétiquement dans l'arène électorale, l'arène véritable (au sens latin du terme: “arena”, “sable”) recouvre inexorablement la terre de son linceul stérile. Les démagogues, de tous bords, promettent toujours plus de croissance: plus de salaires, plus de vacances, plus de travail, plus de consommation et bien sûr, plus de sécurité contre un ennemi inexistant.

Le seul terrorisme est alimentaire et ce sont eux qui l'ont mis en place avec leurs complices des multinationales.

La Planète se meurt d'extraction, se meurt de combustion. La Planète Terre commence à régler ses comptes avec l'humanité: à force de soustractions, c'est maintenant l'addition qu'elle présente!

Terrien, sors de ton rêve! La Planète Terre s'enlise, s'ensable, se désertifie. Serait-ce que la Planète “déserte” l'humanité? Le mot “désert” vient du latin “desertus”, de “deserere” qui signifie “abandonner”.

Dune: le destin de la Planète Terre?

En 1957, le journaliste Frank Herbert est envoyé à Florence dans l’Oregon aux USA afin d’écrire un reportage sur un projet gouvernemental de lutte contre les dunes de sable par l’élaboration de barrières végétales. Il en repartit fasciné par l’écologie et les dunes de sable.

En 1965, Frank Herbert, devint l’un des grands maîtres de l'écologie-fiction et de la science-fiction en publiant le premier ouvrage de son épopée grandiose connue sous le nom de “Cycle de Dune”. Frank Herbert avait-il pressenti le destin inéluctable de notre planète? Peut-on considérer Dune comme une allégorie?

Quels sont les facteurs limitants de l’écosystème planétaire de Dune qui le sont également dans le nôtre ou qui pourraient le devenir à très court terme?

- Les vents de sables se déchaînent sur Dune à 700 km/heure.

- Des vers gigantesques partagent la maîtrise de cette planète avec les Fremen ( “Free Men” / Hommes Libres). Ils font plusieurs centaines de mètres de longueur et sont source de l'Epice.

- Dune est une planète-désert. Le sable recouvre tout.

- Dune est une planète sans eau: toute eau est recyclée, y compris l’urine, la transpiration et même “l’eau” des défunts.

Tempêtes d’humus, Tempêtes de sable

En 1932, le “Dust Bowl” frappa les grandes plaines du sud des USA et s’installa pour une dizaine d’années. Les grandes tempêtes de sable (de parfois 3000 mètres d’épaisseur) apportèrent ruine et dévastation: elles furent au nombre de 70 en 1933, 73 en 1936 et 134 durant les 9 premiers mois de 1937. Le 9 mai 1934, une tempête de sable partit du Montana et du Wyoming et emmena dans son sillage 318 millions de tonnes de sol. L’année 1938 vit la perte de près d’un milliard de tonnes de sol. En mars 1939, une tempête de sable de l’Oklahoma embarqua une quantité de sol suffisante pour recouvrir d’une épaisseur de 30 cm une surface de 2,5 millions d’hectares (le dixième de la surface agricole de la France).

Les dunes de sable envahirent les champs, faisant parfois 500 mètres de longueur et 7 mètres de hauteur. L’agriculture fut anéantie: 30 millions d’hectares furent abandonnés. Ce fut l’exode pour 3,5 millions de citoyens US.

Durant cette période, de nombreux cataclysmes naturels aggravèrent le cycle de vents de sable et de sécheresse: orages de grêle, températures extrêmes, électricité statique, inondations.

Selon les experts en paléoclimatologie, qui ont étudié les cycles de sécheresse sur 2000 ans aux USA, les périodes de sécheresse du 20 ème siècle sont loin d’avoir été les plus sévères de l’histoire de cette partie du continent.

Pourquoi le “Dust Bowl” fut-il alors si dramatique? Tout simplement parce que cette région des USA n’aurait jamais due être labourée! Pendant des milliers d’années, ces vastes étendues d’herbes semi-arides ont été balayées par les vents et sujettes à des cycles de sécheresse pouvant durer de 25 ans à 70 ans! Et pourtant, les colons avaient été prévenus par les Amérindiens qui leur conseillaient de ne pas ouvrir les terres de leur charrue et surtout de ne pas toucher à l’herbe.

La leçon du “Dust Bowl” fut-elle apprise? Pas du tout. La seconde guerre mondiale fit monter les cours agricoles et les agriculteurs recommencèrent à labourer des terres marginales. Les tempêtes de sable revinrent de 1954 à 1957 et la dévastation s’étendit sur deux fois plus de terres que lors des années 30. Dans les années 1970, les USA vendirent du blé à l’URSS et les cours flambèrent. Les agriculteurs mirent les bouchées doubles (et les charrues quadruples) et les tempêtes de sable revinrent.

La leçon du “Dust Bowl” ne servit pas plus aux agriculteurs du Kazakhstan. De 1960 à 1980, ils détruisirent les prairies pour les remplacer par de la culture de blé sur 26 millions d’hectares: l’équivalent de la surface en blé cumulée du Canada et de l’Australie! Dès 1980, l’érosion terrible par le vent remettait en cause la viabilité économique des fermes suite à une baisse drastique de productivité. En 2000, la surface en blé couvrait moins de 13 millions d’hectares avec des rendements de l’ordre d’1 tonne par hectare! En l’espace de 20 années, donc, le Kazakhstan a abandonné la culture du blé sur une surface agricole équivalente à la surface en blé du Canada. Combien de millénaires seront nécessaires pour régénérer ces sols détruits par l’érosion éolienne?

L’érosion éolienne peut également se manifester par des transits inter-continentaux. Tout comme le nuage de Tchernobyl ne fut pas arrêté par la frontière suisse (c’est d’ailleurs un certain Mr. Nicolas Sarkosy qui était chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques à cette époque), les tempêtes de sable ne reconnaissent aucune frontière et exportent de la matière première précieuse sans qu’aucun droit de douane ne soit perçu.

En avril 2001, une “tempête de sol” de 1800 km d’amplitude s’envola de Chine (transportant des millions de tonnes de sol) pour venir atterrir en Amérique du nord: elle recouvrit de son manteau toute la partie ouest, de l’Arizona au Canada.

La Corée du sud est, elle-aussi, périodiquement paralysée par d’immenses tempêtes de sable en provenance de la Chine. Fin avril 2007, une telle tempête frappa le pays. Le 1er avril 2007, une autre tempête de sable arriva du désert de Kubuqi, le septième désert de Chine et sema le chaos dans la péninsule Coréenne. Ces tempêtes sont d’autant plus dramatiques qu’elles véhiculent également une grande quantité de polluants, issus des industries de l’est de la Chine, qui engendrent des maladies respiratoires et cutanées et qui déséquilibrent les activités agricoles.

Le désert de Kubuqi, en Mongolie intérieure, n’est un désert que depuis 30 années: c’était auparavant une zone de verts pâturages pour les Mongols et leurs troupeaux.

La Chine livre une bataille, qui est perdue d’avance sans doute, contre l’avancée des déserts, les anciens et les nouveaux qui se créent. Selon Wang Tao, de l’Académie Nationale des Sciences de Chine, ce sont 24 000 villages recouverts par les sables, qui ont été abandonnés, totalement ou partiellement, durant la seconde moitié du siècle passé. De 1950 à 1975, la Chine perdait chaque année 175 000 hectares. Entre 1975 et 1987, la désertification s’empara de 200 000 hectares par année. De 1987 à 2000, la désertification s’empara de 300 000 hectares par année. A ce rythme là, la Chine perdra 400 000 hectares de terre par année à partir de 2012.

En Chine, les tempêtes de sable s’aggravent en précocité dans la saison, en intensité et en nombre, au fil des années. Elles sont devenues une des principales calamités de ce pays. En 2006, elles affectèrent la qualité de l’air dans la moitié des grandes cités chinoises. Elles couvrirent 4 millions de kilomètres carrés, le double de la surface de l’année précédente.

Le 20 avril 2006, une tempête recouvrit la capitale chinoise de 300 000 tonnes de sable et de poussière.

Cette année, au Tibet, les tempêtes de sable arrivent avec deux mois d’avance sur la saison normale.

Au vu des méfaits sans cesse croissants de l’agriculture industrielle et militarisée, au vu des bouleversements climatiques (quelles qu’en soient les causes), l’érosion éolienne va s’intensifier en Afrique et en Asie et va revenir en Amérique du nord.

Les tempêtes d’humus ne sont plus trop à craindre sur certains continents car une grande partie de l’humus est déjà au fond des océans, grâce aux pratiques barbares de l’agriculture moderne. Ce sont les tempêtes de sable qui vont devenir une des plus grandes calamités de notre planète. Demain.

La planète abandonnée aux déserts

Selon le Professeur Pimentel, de 1956 à 1996, ce sont 1,5 milliard d’hectares de terre arable qui ont été abandonnés en raison de l’érosion. Cela représente un tiers des surfaces arables de la planète.

Au cours des 20 dernières années, environ 300 millions d’hectares (six fois la surface de la France) de forêt tropicales, ont été détruits pour implanter des domaines fermiers et des pâturages ou des plantations à grande échelle d’huile de palme, de caoutchouc, de soja, de canne à sucre et autres récoltes.

A l’échelle planétaire, ce sont 1370 hectares de sol qui sont désertifiés à jamais toutes les heures, ce qui fait 12 millions d’hectares chaque année, l’équivalent de la moitié de la surface agricole de la France.

En Inde, par exemple, ce sont 2,5 millions d’hectares qui sont désertifiés chaque année. Vers 2000, on estimait à 150 millions d’hectares la surface agricole de ce pays. Cela signifie qu’en 2060, il ne restera plus un gramme de terre arable en Inde. En fait, un scénario plus catastrophique peut se profiler si le processus de désertification s’emballe, en raison des bouleversements climatiques: accroissement des températures, sécheresses et disparition des glaciers de l’Himalaya.

A l’échelle planétaire, quelle est la quantité exacte de sol perdu chaque année en raison de l’érosion éolienne et hydrique? Les estimations les plus basses sont de l’ordre de 25 milliards de tonnes de sol par année. Selon les estimations les plus hautes, ce sont 2400 tonnes de sol, chaque seconde, qui partent dans le vent ou dans les océans, à savoir 76 milliards de tonnes de sol chaque année.

Les estimations hautes nous semblent beaucoup plus probables car chaque année Costa Rica perd 1 milliard de tonnes de sols, l’Ile de Java en perd un milliard, l’Ethiopie en perd un milliard, etc, etc.

Dans ses écrits, John Jeavons a évoqué la perte de sol en relation avec la production de nourriture: pour chaque tonne de nourriture produite, ce sont de 6 à 18 tonnes de sol qui sont irrémédiablement perdues.

Un occidental consomme à peu près une tonne de nourriture par an. Dans certains pays, la quantité consommée par personne est de moitié. Dans d’autres régions, ou selon les populations ou les couches sociales, la quantité de nourriture consommée tend vers le zéro, ce qui “explique” le fait que 36 000 personnes meurent de faim tous les jours.

En Chine, l’érosion serait maximale puisque le chiffre de 18 tonnes de sol perdues, par tonne de nourriture produite, est avancé. Les chiffres officiels évoquent la perte de 5 milliards de tonnes de sol chaque année dans ce pays. C’est une estimation strictement a minima. Selon les images de satellite, les déserts du Taklimakan et du Kumtag sont en train de fusionner. Il en est de même pour deux déserts du centre nord qui sont en train de s’étendre sur les provinces du Gansu et de la Mongolie.

En Iran, selon Mohammad Jarian, le responsable du département de lutte contre la désertification, ce sont 124 villages de la région de Sistan-Baluchistan qui ont été ensevelis en 2002 et abandonnés.

Dans le nord-ouest de l’Afghanistan, des dunes de sable de 15 mètres de hauteur envahissent tout et y compris les routes.

Au Nigeria, ce sont 350 000 hectares qui sont désertifiés chaque année, autant qu’en Chine. De 1950 à 2005, la population humaine y est passée de 33 millions à 132 millions tandis que le nombre de vaches, moutons et chèvres passait de 6 millions à 66 millions.

De nombreux pays d’Afrique sont désertifiés très rapidement en raison de différents facteurs: pratiques agricoles non durables, surpâturage et errance des troupeaux, feux de brousse et le commerce du charbon de bois à destination des citadins de plus en plus nombreux.

Madagascar perd jusqu’à 400 tonnes de sol par année et par hectare.

Au Mexique, la désertification chasse 700 000 paysans tous les ans vers les cités ou vers les USA.

Quant à l’Australie, parler de catastrophe n’est tout au plus qu’un euphémisme. Ce pays se prépare à sa septième année consécutive de sécheresse. L’Australie sera sans doute le premier pays dit “occidental” à être ruiné par les processus de salinisation et de désertification: certaines terres Australiennes ont des concentrations de sel trois fois supérieures à celles de l’océan.

Il aura fallu à la société occidentale un siècle et demi d’agriculture et d’élevage intensifs pour transformer l’Australie en un désert. Fast-food and fast-destruction! Faut-il vous l’emballer ou est-ce pour “consumer” de suite?

Un record que même les USA n’ont pas réussi à battre: ils n’ont perdu, en 150 ans de colonialisme, que 75% de leur humus! C’est 1m50 (150 cm) d’humus qui est parti à tout jamais dans les océans. En région tempérée, il faut 500 ans pour produire naturellement 2,5 cm d’humus. Cela veut dire qu’il faudra à la nature 30 000 années pour régénérer ce patrimoine humique aux USA.

Eu Europe, le taux moyen d’érosion du sol est de 17 tonnes par hectare et par année alors que le taux moyen de formation du sol est d'1 tonne par hectare et par année.

En France, par exemple, selon la Chambre d’Agriculture du Pas de Calais, les agriculteurs de ce département perdent entre 10 et 100 tonnes par hectare et par année.

Lorsque l’érosion est de 100 tonnes de sol par hectare et par an, cela signifie qu’il faut 100 ans pour réparer 1 année d’agriculture intensive betteravière et qu’il faut 2000 ans pour réparer 20 années d’agriculture intensive betteravière.

A l’érosion s’ajoute la destruction des sols brûlés par l’agriculture toxique. Ne nous méprenons pas: de nombreuses régions Françaises ne sont peut-être pas des déserts de sable mais elles sont des déserts en gestation. Que se passerait-il si, aujourd'hui, on interdisait en agriculture tous les intrants de synthèse et tous les pesticides?

Les terres sont devenues stériles: les automnes seraient sans récolte.

L'agriculture occidentale moderne est une agriculture hors-sol produisant des aliments-poisons. C'est une agriculture militarisée qui bombarde le sol de tout un arsenal de produits toxiques.

Qui se rappelle que l'année 2006, en fait l'année passée, fut déclarée par l'ONU “Année internationale des déserts et de la désertification”?

Qui connaît l'existence, au sein de l'ONU, d'une commission chargée de la lutte contre la désertification? Peu de gens sans doute et c'est tout aussi bien car cette commission n'a aucun moyen financier! Un léger brise-vent (de sable) tout au plus.

En 2050, que verra-t-on de la Planète Terre à partir du cosmos: de grands déserts entourés de quelques océans, une petite boule jaune et bleue. Le vert aura disparu. Après-demain.

Pénurie d’eau

Il existe une “Journée Mondiale de l’Eau” comme il existe une journée mondiale des femmes, une journée mondiale de l’enfance et peut-être bientôt une journée mondiale de l’humus ou une journée mondiale des vers de terre!

C’est l’occasion, pour tous les hypocrites, de lâcher quelques larmes de crocodiles sur le sort des femmes, sur le sort de l’eau, sur le sort des enfants, bref sur le sort de tous les opprimés.

Cette année, le thème de cette journée mondiale de l’eau était “Faire face à la pénurie d’eau”. La pénurie va bientôt conférer à cette nouvelle opprimée le statut d’eau primée. L’eau bientôt plus chère que le pétrole ( ce qui va ruiner tous les espoirs des inventeurs de moteurs à eau) ou plus chère que le vin ( ce qui va aggraver les dégâts de l’alcoolisme)?

Bref, selon la FAO, la pénurie en eau représente l’enjeu du 21ème siècle. “L’enjeu réside essentiellement dans la nécessité de trouver des moyens plus efficaces de conserver, d’utiliser et de protéger les ressources en eau de la terre.”

Cela ne fait que quelques dizaines d’années que l’on entend ce type de discours creux.

Aujourd’hui, et cela ne date pas d’hier, ce sont 2,6 milliards d’humains qui sont sans assainissement, et ce sont 1,3 milliards d’humains qui sont sans accès à l’eau potable. Tous les ans, 2 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent de maladies diarrhéiques liées au manque d’eau potable.

Parlons d’argent et évoquons quelques chiffres. Il existe un “Fonds pour l’environnement mondial” (FEM) qui comme l’ONU le déclare “a été établi en 1990 dans le but de fournir des ressources financières supplémentaires pour traiter les questions environnementales mondiales des pays en développement et des économies en transition”. Ce fonds ne dispose que de 2 milliards de dollars par an, pour toute la planète.

Il faudrait, par exemple, investir 1,5 milliard de dollars pendant 10 ans pour que les 300 millions d’Africains, qui n’ont pas d’eau potable, puissent y accéder et pour que 80% d’entre eux puissent accéder à l’assainissement.

En comparaison, tous les ans, les pays occidentaux subventionnent leur agriculture à hauteur de 350 milliards de dollars. Et tous les ans, les dépenses militaires mondiales sont de l’ordre de 900 milliards de dollars.

Il faut se rendre à l’évidence: la communauté internationale a décidé de laisser mourir de soif, ou de maladies liées à des eaux souillées, toute une partie de l’humanité.

Les voeux pieux et les discours pleurnichards des institutions internationales ne sont que des paravents.

Et cela se comprend. C’est une question de survie pour les nantis. C’est une question de survie pour leur agriculture moderne qui consomme quasiment 90 % de l’eau douce de toute la planète.

Le choix est simple: ou on donne de l’eau à toute l’humanité ou on tente de faire perdurer l’agriculture moderne non durable. Les nantis qui contrôlent la planète ont décidé de privilégier l’agriculture des riches.

L’agriculture moderne non seulement désertifie les sols, non seulement empoisonne les humains et les animaux mais en plus, elle épuise les réserves d’eau douce.

Les variétés modernes de maïs sont la quintessence de ce délire agricole. Un hectare de maïs requiert, aux USA, au moins 5 millions de litres d’eau mais en raison de l’évaporation, ce sont 8 millions de litres d’eau qu’il faut amener par hectare. Ce qui fait 1000 litres d’eau par kilo de maïs produit, et encore ce n’est qu’une moyenne car certaines études évoquent jusqu’à 1500 litres d’eau par kilo de maïs.

Il faut bien préciser que ce gaspillage éhonté de l’eau douce pour la culture du maïs n’est pas lié à la nature du maïs qui est une plante C4, à savoir une plante résistante à la sécheresse. Les variétés de maïs traditionnelles pouvaient croître dans les déserts du Mexique ou de l’Arizona. Les Hopis, par exemple, semaient leur maïs à 30 ou 40 cm de profondeur dans le sable du désert avec des bâtons à semer. C’est l’agronomie moderne qui a fait du maïs une pompe à eau. Et comme les réserves d’eau sont en train de baisser sur toute la planète, les apprentis-sorciers du bricolage génétique nous promettent de nouvelles variétés de maïs chimériques résistantes à la sécheresse. La boucle est bouclée.

Le maïs constitue en France la principale culture irriguée et ce surtout dans le sud-ouest. Mais elle n’est pas la seule: le blé, la betterave, la vigne, la prairie, etc, sont également irrigués.

Voici quelques estimations, quant à la quantité d’eau nécessaire pour l’agriculture US, données par le très réputé Professeur Pimentel, de l’Université de Cornell, dans son ouvrage: “ Ecological Integrity: Integrating Environment, Conservation and Health” (Island Press, Washington DC, 2001).

Pour 1 kilo de pommes de terre: 500 litres d’eau

Pour 1 kilo de blé: 900 litres d’eau

Pour 1 kilo de fourrage: 1000 litres d’eau

Pour 1 kilo de maïs: 1500 litres d’eau

Pour 1 kilo de riz: 1900 litres d’eau

Pour 1 kilo de soja: 2000 litres d’eau

Pour 1 kilo de viande de boeuf: 100 300 litres d’eau

Dans le catalogue des folies agricoles irriguées, la production de viande détient ainsi la palme de la non-durabilité et du gaspillage.

La consommation de viande, au niveau planétaire, rappelons-le, est passée de 44 millions de tonnes en 1950 à 265 millions de tonnes en 2005. Et cette tendance ne fait que s’amplifier.

La quantité d’eau utilisée par kilo de viande diverge en fonction des études.

Selon Georg Borgstrom, de l’Université du Michigan, il faut “seulement” 21 000 litres d’eau pour produire 1 kilo de viande de boeuf.

Selon l’Université de Californie, il faut 44 000 litres d’eau pour produire 1 kilo de viande de boeuf, 13 700 litres d’eau pour produire 1 kilo de viande porc et 6 800 litres d’eau pour produire 1 kilo de viande de poulet.

Une étude publiée par une commission des Nations Unies en 2004 rapporte le chiffre de 70 000 litres d’eau par kilo de viande de boeuf.

Ce chiffre n’est pas très éloigné de celui du Professeur David Pimentel dont les calculs sont fondés sur la nourriture moyenne d’un boeuf aux USA, à savoir 100 kilos de fourrage et 4 kilos de grain par kilo de viande produite.

Aux USA, 65 % des productions agricoles sont destinées à nourrir le bétail (contre 1 % en Inde!).

Sur le plan mondial, la production de grains est de 1985 millions de tonnes dont 60 % sont consommés par l’homme, 36 % sont utilisés comme aliment pour le bétail et 3 % sont brûlés comme fuel.

Si on raisonne en termes de calories, il faut 50 fois plus d’eau pour produire une calorie de viande qu’une calorie de pomme de terre.

Raisonnons maintenant en termes de douche. Admettons que l’on prenne tous les jours une douche de 5 minutes à raison d’un flux de 18 litres d’eau par minute. Quel est l’équivalent d’un kilo de viande de boeuf, selon les calculs du Professeur Pimentel, en termes de douches?

Trois années de douches quotidiennes équivalent à 1 kilo de viande de boeuf!

Ces quelques chiffres nous aident à mieux comprendre le dilemme de la planète que l’on pourrait (presque) résumer comme un choix entre l’eau pour les pauvres et de la viande pour les riches.

Le dilemme se complexifie, en fait, car les riches, maintenant, non seulement veulent de la viande, et encore plus de viande, mais ils veulent aussi des agro-carburants pour faire rouler leurs voitures.

La folie des nécro-carburants est ainsi en train de se répandre comme une peste sur toute la planète. Elle accentue d’autant plus la pénurie de l’eau car il faut jusqu’à 3600 litres d’eau pour produire un litre d’éthanol (à partir de 2,5 kilos de maïs). En 2006, aux USA, 20 % de la production nationale de maïs ( à savoir 55 millions sur les 270 millions de tonnes produites) a été brûlée dans les centrales à éthanol.

Encore plus de pénurie d’eau

Le bilan de l’agriculture moderne est encore pire que ce que l’on peut imaginer car ce ne sont que les effets directs que nous venons de décrire.

Il nous faut maintenant aborder les conséquences indirectes de cette agriculture non-durable sur la gestion des eaux.

Le premier aspect concerne la destruction de la couverture végétale dans les grandes plaines, en particulier dans le passé aux USA et en Australie et plus récemment dans des pays comme le Kazakhstan. Aux USA, un nouveau concept agronomique, aussi insensé que celui de la “vigueur hybride”, vit le jour dans les années 1860-1870. Selon ce concept, la pluie allait suivre la charrue, à savoir que la destruction de la couverture végétale des grandes plaines allait augmenter le régime des pluies.

N’importe quel enfant d’une tribu d’Amérindiens aurait pu prouver aux agronomes US qu’ils avaient complètement perdu la raison. Les cycles de sécheresse et de tempêtes de sable, dont le “Dust Bowl”, eurent raison de ce délire laboureur quasi mystique. Mais les dégâts furent considérables.

Le second aspect, souvent lié au premier, concerne la destruction de l’humus dans le sol. La perte d’humus fait du sol une vraie passoire, ou une chape de béton sur laquelle tout ruisselle, en fonction de la nature des sols. En bref, les sols de l’agriculture moderne ont perdu toute capacité de rétention équilibrée de l’eau pour une croissance harmonieuse des plantes alimentaires. Ce problème est d’autant plus aggravé que les populations de vers de terre ont été décimées par des dizaines d’années d’agriculture mécanisée et toxique.

L’irrigation intensive des cultures n’existe que parce que la structure des sols a été complètement détruite et parce qu’aussi, l’industrie a inventé des arroseurs mécaniques. L’irrigation intensive des terres agricoles provoque, soit dit en passant, un énorme problème de salinisation sur toute la planète.

Le troisième aspect est lié à la déforestation. Les 300 millions d’hectares de forêts tropicales qui ont été détruits durant ces 20 dernières années, l’ont été en grande partie pour des productions agricoles. C’est une catastrophe planétaire car les forêts sont non seulement un poumon mais une immense réserve d’eau.

L’arbre, par essence, appelle la pluie. Et quand la pluie vient, elle percole sans aucun ruissellement.

La déforestation chasse la pluie et amène la sécheresse. Et si jamais la pluie vient, elle ne percole plus, elle ne fait que ruisseler et générer des inondations qui aggravent l’érosion des sols. C’est un cercle vicieux.

Et cela ne va pas être aisé de sortir de ce cercle vicieux en raison des bouleversements climatiques qui sèment le chaos sur la planète depuis plusieurs années et qui augmentent en sévérité. Ces bouleversements n’auraient peut-être pas été aussi “bouleversants” si les écosystèmes naturels avaient été respectés, et si les activités agricoles avaient été gérées harmonieusement.

Il est trop tard et la planète a épuisé sa capacité de prendre des coups sans réagir.

Les grands glaciers planétaires sont en train de fondre. Au mois d’avril 2007, l’Inde était complètement bouleversée d’apprendre que, peut-être, dès 2025, tous les glaciers de l’Himalaya auraient disparu.
Les glaciers de l’Himalaya sont la source de 7 grands fleuves: le Gange, l’Indus, le Brahmaputra, le Mekong, le Thanlwin, le Yangtze et le Fleuve Jaune. La fonte des glaciers va tout d’abord provoquer d’immenses inondations ainsi que des glissements de terrains catastrophiques et ensuite générer une impitoyable pénurie d’eau.

Les gouvernements évoquent, à moyen terme, de déplacer des centaines de millions de leurs paysans. Ce qui est parler pour ne rien dire et juste pour amuser les journalistes. Les déplacer vers quel ailleurs? Surtout si la montée des océans recouvrent les grands deltas et une bonne partie du Bangladesh.

Le problème se pose de la même façon en Amérique du sud. La fonte totale des glaciers des Andes pourrait rendre totalement inhabitable une grande partie de ce continent.

Les glaciers, en fait, constituaient auparavant 70 % de la réserve d’eau douce de la planète. Leur disparition sur tous les continents va provoquer d’énormes catastrophes dont il est très difficile d’imaginer la nature.

Finissons par une notre d’optimisme, une petite cerise sur le gâteau de sable: en France, malgré 70 ans de chimie intensive sur les terres agricoles, toutes les réserves d’eau Françaises ne sont pas encore irrémédiablement polluées!! Cela s’arrose!

En effet, selon les enquêtes publiées par l’IFEN en 2005, 96% “seulement” de nos cours d’eaux et 61% “seulement” de nos nappes phréatiques sont pollués par “seulement” 230 pesticides: la molécule la plus présente étant l’atrazine qui génère cancers (du sein et des ovaires), maladies cardio-vasculaires, dégénérescences musculaires, lésions des poumons et des reins, etc.

Aux USA et au Canada, des études sérieuses ont mis en évidence la présence, dans les eaux, de très nombreuses substances: estrone, ethinylestradiol (venant des pilules contraceptives), des anti-inflammatoires, des remèdes contre le cancer, des tranquillisants, etc. Aux USA, chaque année un million de patients cancéreux sont traités par chimiothérapie. Ces patients génèrent approximativement, chaque année, 650 000 tonnes d’excréments qui sont évacuées dans les égouts. Des chercheurs se sont aperçus que toutes les substances utilisées en chimiothérapie sortaient intactes des systèmes de retraitement d’eau. Toutes ces substances sont mutagènes, carcinogènes, tératogènes et embryotoxiques.

Au Canada, en 1998, deux chercheurs, White et Rasmussen, ont calculé que la génotoxicité présente dans l’unité de retraitement des eaux usées de Montréal d’une part et dans le St Laurent d’autre part étaient seulement imputables à l’industrie à hauteur respectivement de 15 % et de 10 %. Tout le reste avait une origine “mystérieuse”, selon leurs commentaires.
En 2005, en Suisse, une thèse de doctorat a porté sur la contamination de l’environnement par les substances pharmaceutiques. (recherche de Tauxe Würsch, Annick ; Tarradellas, Joseph).

“Dans la première partie de cette recherche, la présence et le devenir de cinq médicaments très utilisés (Acide Clofibrique, Ibuprofène, Kétoprofène, Acide Méfénamique et Diclofénac) ont été analysés dans trois STEPs durant quatre à sept jours consécutifs. L’Ibuprofène, le Kétoprofène, l’Acide Méfénamique et le Diclofénac sont des anti-inflammatoires (NSAIDs). L’Ibuprofène et l’Acide Méfénamique sont les médicaments les plus vendus de cette étude: 17 tonnes par an et par substance en Suisse. L’Acide Clofibrique est un métabolite du clofibrate, de l’étofibrate et du clofibrate d’étofylline. Ces substances hypolipémiantes sont utilisées pour abaisser les concentrations plasmatiques élevées de cholestérol et de triglycérides. La méthode analytique développée pour analyser ces cinq médicaments permet de récupérer généralement plus de 70% de ces composés. Les limites de détection (5-15 ng/l) permettent la détection de ces substances dans les échantillons d’eaux usées.

Les résultats de l’analyse des échantillons montrent que ces cinq substances étaient persistantes et se retrouvaient dans les effluents des STEPs ...”

En conclusion, au bout du compte qui va trinquer? Nous sommes en pleine pénurie d’eau et ce qui reste d’eau peut difficilement mériter le qualificatif de H2O!

L’eau de boisson, l’eau d’irrigation, est devenue un dangereux cocktail de pesticides, de produits pharmaceutiques et de résidus industriels.

Et pour couronner le tout, l’eau, bien précieux et bien collectif de l’humanité, est devenue une affaire privée dans les griffes de quelques multinationales mafieuses.

Voleurs d’eau, Voleurs de terre, Pollueurs d’eau, Pollueurs de terre, ce sont les mêmes!

Les Vers de Terre

Sur la planète Dune, les grands vers sont les Seigneurs des déserts. Ils sont la source unique de l’Epice, le Mélange de longévité. Grâce à sa fournaise interne de digestion, un grand ver de 200 mètres peut générer dans l’atmosphère autant d’oxygène qu’une surface couverte de végétation sur dix kilomètres carrés.

Sur la planète Terre, les petits vers sont les Seigneurs des Anneaux! Ils sont l’intestin et le grand recycleur de notre planète et Darwin passa les dernières années de sa vie à les étudier. Il en existe plus de 3600 espèces répertoriées au monde (dont 350 espèces en Europe). Cependant, il est estimé que le nombre réel d’espèces peut atteindre 7000 ou même 10 000. Ils peuvent vivre jusqu’à 15 ans.

Les quelques espèces géantes (de 60 cm à 1 mètre de longueur) qui existaient en Oregon aux USA, Driloreirus americanus et Driloreirus macelfreshi, ont totalement disparu. Ces grands vers blancs exsudaient une substance au parfum de lys. Une espèce de ver géant subsiste encore en Australie. Megascolides australis peut atteindre 1 mètre de longueur et 3 mètres de longueur en s’étirant.

Les vers de terre peuvent abonder dans des terres fertiles et saines. Une prairie permanente non traitée peut en compter de 150 à 400 par mètre carré, à savoir d’1,5 à 4 millions d’individus par hectare, ce qui représente une masse d’1 à 3 tonnes de vers par hectare.

En comparaison, un vignoble ou un champ de céréales maltraités par l’agriculture industrielle et toxique n’en contient que d’un à trois individus par mètre carré. A savoir 130 fois moins.

Les vers de terre sont la clé de la fertilité des sols. Ils sont de trois types:

- Les Epigés (les plus petits, de 1 à 5 cm de longueur) travaillent en surface à digérer le couvert végétal.

- Les Endogés (les vers de taille moyenne, de 1 à 20 cm de longueur) sont sous terre et se nourrissent de matière organique déjà décomposée. Ils peuvent creuser jusqu’à 500 mètres de galeries par mètre carré. Ils représentent 20 à 50% de la biomasse des terres fertiles.

- Les anécique (les plus grands vers qui font de 10 cm à 1 mètre de longueur) vivent dans le sous-sol et peuvent creuser des galeries verticales de trois mètres de profondeur. En Europe tempérée, ils représentent 80 % de la masse totale des vers de terre.

Les vers de terre sont de grands laboureurs: ils enfouissent dans les couches profondes du sol les éléments organiques qu’ils ont prélevés et fragmentés en surface et remontent à la surface la terre des couches profondes ingérée en même temps que les matières organiques.

Les vers de terre sont de grands aérateurs: ils peuvent creuser jusqu’à 5000 km de galeries par hectare, ce qui représente une surface de contact équivalente à 5 hectares.

Les vers de terre sont de grands percolateurs: toutes les eaux de pluie, y compris de violentes pluies d’orages, (jusqu’à 160 mm d’eau par heure) peuvent être absorbées par le sol grâce à ce même travail d’élaboration de galeries.

Les vers de terre sont de grands digesteurs: une biomasse moyenne de vers de terre (environ une tonne par hectare) ingère, en une année, 400 tonnes par hectare de terre et de matière organique (jusqu’à 1 000 tonnes dans les zones tropicales).

Les vers de terre sont, ainsi, de grands régulateurs biologiques du sol, grâce à leur grande capacité d’interaction avec les micro-organismes. Ils produisent du mucus (qui est un substrat organique très énergétique) qu’ils mélangent dans leur tube digestif avec le sol ingéré (qui contient des particules minérales, organiques, et de la microflore) et de l’eau. Leur système digestif mutualiste crée ainsi un milieu idéal pour les bactéries dormantes dans le sol ingéré: elles réactivent leurs capacités enzymatiques et digèrent la matière organique. Leurs déjections constituent ensuite des complexes organominéraux stables. Certaines espèces de vers de terre produisent des phytohormones qui vont favoriser la croissance des plantes. Les vers de terre peuvent également annihiler l’effet négatif des nématodes phytoparasites sur le rendement des cultures


Les vers de terre, source par excellence de fertilité, ont “déserté” les terres agricoles qui sont devenues les poubelles toxiques de l’agro-industrie. Quel pourcentage de vers subsiste dans les terres agricoles françaises, par exemple? Le calcul est simple. Comme l’agriculture biologique ne représente que 2 % des surfaces et que les vers de terre ne survivent pas dans les terres massacrées par l’agro-chimie, ce sont donc 98 % des vers de terre qui ont disparu.

Cette agriculture intensive et industrielle les a détruits de quatre façons:

- par le labour: les lames de charrue les déchiquettent et le retournement du sol les exposent à de très nombreux prédateurs à la surface.

- par le passage d’engins agricoles excessivement lourds qui tassent et asphyxient les sols.
- par la faim: ils sont, en effet, affamés par le manque d’apport de matière organique.

- par tous les poisons répandus par les multinationales biocidaires: pesticides et intrants de synthèse.

Les vers de terre sont d’ailleurs de puissants concentrateurs de poisons. Ils peuvent concentrer le plomb à des teneurs de plusieurs dizaines de fois supérieures à celles du sol et le DDT à des teneurs 150 fois supérieures à celles du sol.

Peut-être les grands mafieux de l’agro-chimie sont-ils en train de concocter, dans leurs laboratoires secrets, des vers de terre transgéniques résistants au DDT, à l’atrazine, au glyphosate, à l’endosulphon, etc? Des petits vers de terre chimériques pour l’agriculture durable à la sauce Monsanto?

Tsunamis alimentaires

Au risque de nous répéter, répétons-le cependant: tous les jours, 36 000 personnes meurent de faim, dont 2/3 sont des enfants. Mourir de faim signifie ne pas avoir assez à manger. Comme le dirait un célèbre présidentiable, ces enfants sont peut-être programmés génétiquement pour mourir de faim? La mort par faim est-elle une erreur du programme génétique de l’humanité?

On trouve encore dans des livres d’école des commentaires moralisateurs sur la décadence de la civilisation Aztèque qui sacrifiait quelques victimes sur ses autels de pierre.

La mort quotidienne de faim de 36 000 personnes n’est-elle pas un grand sacrifice collectif mis en place par la société décadente des riches et toléré par les institutions internationales?

Le directeur de la FAO, Jacques Diouf, avait même un jour confié que son organisation pourrait solutionner la moitié du problème de la faim et de la malnutrition dans le monde avec seulement l’équivalent de deux semaines de dépenses militaires US, à savoir une petite vingtaine de milliards de dollars.

Donc, nous allons évoquer maintenant les surfaces arables disponibles pour la production de nourriture, mais sans illusion.

Les dés sont pipés: il n’y a aucune volonté de solutionner ce problème planétaire et on serait même enclin à penser qu’il y aurait plutôt une volonté affirmée de vider quelques continents de leur humanité. Après tout, l’Afrique est immensément riche dans son sous-sol: du zinc, de l’uranium, du pétrole, des diamants, du nickel ... Et pour l’extraction, les machines conviennent parfaitement.

Selon la FAO, la surface moyenne de terre arable par habitant était de 0,32 hectare en 1961/1963 (pour une population mondiale de 3,2 milliards), de 0,21 hectare en 1997/1999 (pour une population mondiale de 6 milliards) et sera de 0,16 hectare en 2030 (pour une population mondiale estimée à 8,3 milliards).

Selon certains experts indépendants, les projections ci-dessus sont hautement optimistes car la surface moyenne de terre arable par habitant dans les pays pauvres sera seulement de 0,09 hectare en 2014. Elle n’était déjà que de 0,08 hectare en 1996 en Chine.

Quel est l’état de la production de grains à l’échelle planétaire? Un mauvais état.

L’an passé, l’Australie n’a produit que 10 millions de tonnes de blé au lieu des 21 millions escomptées. En 2007, la situation s’empire pour ce pays. Le premier ministre Australien John Howard, qui ne croit pas au réchauffement climatique, a déclaré en fin avril que les agriculteurs du bassin Murray-Darling seraient privés d’eau d’irrigation s’il ne pleut pas en mai. Ce bassin concentre normalement 70 % des ressources en eau d’irrigation du pays et il produit 40 % de la nourriture pour l’Australie. Au printemps 2007, le flux d’eau de ce bassin est seulement le quart de la plus mauvaise année enregistrée.

En Chine, ces dernières années, la production de blé est tombée en-dessous de 100 millions de tonnes alors qu’elle avait été de 127 millions de tonnes en 1997. Cette baisse est imputable à la pénurie en eau.

En fait, les pays grands producteurs de grains, les USA, la Chine, l’Inde, l’Australie, la France sont confrontés à de graves pénuries d’eau. Dans le sud-ouest de la France, des agriculteurs abandonnent la culture du maïs irrigué.

Au niveau mondial, les stocks sont au plus bas depuis 35 années. Ils étaient de 57 jours à fin 2006. Les cours des denrées alimentaires flambent. Aux USA, 115 % d’augmentation pour le maïs en 15 mois.

Soyons réalistes, la Planète Terre continuera bien à nourrir une petite partie (de plus en plus restreinte) de la population humaine jusqu'en l'an 2050. Après quoi, rideau: changement de décor. Et c'est un scénario optimiste (quant à l'échéance dans le temps) car il ne prend en compte ni l'accroissement de la population mondiale, ni la montée des niveaux des océans, ni les bouleversements climatiques que tout un chacun peut commencer à observer, ni bien sûr un emballement climatique que personne n'ose imaginer.

Ce scénario “optimiste” ne prend pas en compte non plus, bien sûr, la grande supercherie des agro-carburants que nous venons de dénoncer dans notre article “Mettez du sang dans votre moteur: la tragédie des nécro-carburants”.

Ces agro-carburants vont générer une accélération de la déforestation: l’Indonésie, par exemple, envisage de détruire 16 millions d’hectares de forêts pour les remplacer par du palmier à huile (bientôt transgénique). Une telle monoculture constitue la première phase du processus de désertification car un sol tropical découvert devient à très court terme un désert. L’Indonésie détient d’ailleurs le record du monde de la déforestation avec 1,8 millions d’hectares par an, ou 205 hectares par heure.

Selon des scénarios résolument pessimistes, ou tout simplement, en fait, réalistes, de grandes crises alimentaires vont se profiler dès l’année prochaine et peut-être même dès cette année. Les températures ne cessent de grimper: certains agronomes estiment qu’une augmentation d’un degré celsius peut provoquer une baisse de rendement de 10 % dans les céréales.

Toutes les anciennes variétés agricoles, qui se caractérisaient par une très grande résilience, ont été éradiquées par les multinationales de l’agro-chimie et de l’agro-alimentaire et leurs complices dans les appareils d’état. Sauve qui peut les anciennes variétés!!

Le Titanic agricole est en train de sombrer et c'est un tsunami alimentaire qu'il va provoquer. L’an prochain ou peut-être demain.

Le monothéisme: une erreur de programme génétique?

Une civilisation qui détruit ses semences, qui détruit ses sols, qui détruit ses eaux, qui détruit ses enfants, c’est une civilisation en train de mourir. La civilisation occidentale est moribonde. Va-t-elle entraîner le reste de l’humanité et tous les écosystèmes dans son sillage?

Dans le passé de l’humanité, de nombreuses civilisations ont émergé et puis disparu, parfois à la suite de la désertification de leurs terres. Ce qui caractérise notre civilisation occidentale, cependant, c’est sa capacité à détruire tout ce qu’elle touche. Elle génère un désert d’amplitude planétaire.

Il est fort intéressant de percevoir que les trois religions monothéistes sont nées du désert.

Depuis 2000 ans, le monothéisme a généré, en de nombreuses contrées, un désert culturel: hors du monothéisme, point de salut. Il n’est pas dans notre propos, ici, de débattre des différences entre ces trois courants monothéistes et de débattre de leur participation respective aux fondements de la société occidentale et de leur responsabilité respective dans l’aggravation du cauchemar écologique que nous infligeons présentement à la sphère planétaire.

Nous souhaitons juste souligner que la société occidentale est née du désert et qu’elle retourne aujourd’hui au désert pour mourir. Malheureusement, elle ne retourne pas au désert, berceau de ses origines: c’est toute la Planète Terre qu’elle transforme inexorablement en un désert mortuaire.

Pour les fondateurs de la société occidentale, le désert n’était pas valorisé en tant qu’écosystème. C’était juste un vide, l’idéalisation d’un état de désengagement, d’aliénation, un symbole de la nature de l’esprit humain. C’est la société occidentale qui a inventé l’histoire écrite avec tous ses avatars d’évolution, de temps linéaire, de progrès, de croissance. C’est la société occidentale qui a sombré dans la folie de la croissance illimitée sur une planète finie, sur une planète limitée. Sans doute parce que ses racines sont empreintes justement d’aliénation, dans le sens d’une coupure totale d’avec le milieu ambiant, dans le sens d’un irrespect total de la Nature, dans le sens d’un abandon total des connections avec le Cosmos. Désert, desertus, deserere, abandonner.

Peut-on dire avec David Miller que le monothéisme engendre d’un point de vue social le fascisme, l’impérialisme, le capitalisme; engendre d’un point de vue philosophique la dualité, la dichotomie et la non-diversité; engendre d’un point de vue psychologique des conceptions rigides, linéaires et figées? Et nous pourrions peut-être ajouter que le monothéisme engendre d’un point de vue agricole la monoculture, la monoalimentation, la destruction de la diversité biologique. En fait, le monothéisme ne serait-il pas la négation même de la Vie?
La relation entre le monothéisme et le désert reste un sujet fascinant à explorer. Car le désert a aussi engendré de magnifiques civilisations, tels les Chacos dans le sud-ouest des USA, qui n’ont pas sombré dans l’impérialisme. Les Aborigènes ont survécu dans le désert Australien pendant 40 000 années et ont été détruits en peu d’années par les colons blancs qui ont détruit également tous les écosystèmes.

Peut-être la mission de l’humanité future et survivante sera-t-elle de réapprivoiser le désert?

Dominique Guillet. Le 3 mai 2007.

 
Par Enoch - Publié dans : Ecologie
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Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /Sep /2009 15:53
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La capote anglaise, arme ultime contre le réchauffement climatique ?

 


21 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) — Une nouvelle étude présentée par l’Optimum Population Trust (OPT), une ONG britannique militant pour réduire la population mondiale et dont le Prince Charles est l’un des conseillers, affirme que la meilleure arme pour lutter contre le réchauffement climatique serait une baisse conséquente de la natalité.

Le rapport, élaboré par la London School of Economics (LSE), à la demande de L’OPT, arrive à la conclusion qu’il est bien moins cher de réduire les naissances que d’investir à grande échelle dans les panneaux solaires ou les éoliennes !

Le président de l’OPT, Roger Martin, affirme qu’il « n’est pas possible de réduire les émissions de CO2 sans prêter attention à l’accroissement énorme du nombre d’émetteurs de gaz carbonique ». L’étude de l’OPT estime qu’en investissant 220 milliards de dollars dans les quarante prochaines années, on peut empêcher la moitié des naissances et donc réduire de 34 milliards de tonnes le volume de CO2. Un investissement, dans cette logique, nettement plus « rentable » que le solaire ou les moulins à vents…

L’OPT ne fait que confirmer les objectifs fixés par le Club des milliardaires, qui s’est réuni dans le plus grand secret fin mai à New York et pour qui la plus grande des « causes » charitables pour l’humanité est sa « stabilisation » démographique. A cette réunion, l’organisateur Bill Gates fut rejoint par David Rockefeller, George Soros et Warren Buffet.

Une autre étude, de l’université de l’Oregon, pointe du doigt les Etats-Unis. Chaque bébé qui naît dans ce pays est responsable de l’émission de 1644 tonnes de CO2, c’est-à-dire 5 fois plus qu’un bébé venant au monde en Chine et 91 fois de plus qu’un enfant qui voit le jour au Bangladesh. Facteur aggravant pour les Américains, leur espérance de vie relativement élevée, déplore l’étude.

Avec des mécènes aussi enthousiastes que bien-portants, on serait porté à croire que les adeptes de « la grève du troisième ventre », comme Yves Cochet ou Noëlle Mamère, ne seront pas en panne de financement lors des prochaines échéances électorales…

Articles :
— L’escroquerie fasciste d’empreinte écologique

— Le grand mensonge de la surpopulation

 

Par Enoch - Publié dans : Ecologie
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