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Le Figaro - OPINIONS - Par Chantal Delsol, philosophe - vendredi 9 octobre 2009
Devenus impuissants à lutter contre l’absentéisme scolaire, quelques lycées ont pris la décision de récompenser les classes assidues en leur consentant des « cagnottes » permettant de financer des projets comme l’obtention de permis de conduire ou des voyages. L’affaire fait grand bruit. Affaire de détail, mais si révélatrice de l’état où se trouve l’institution scolaire.
Ceux qui considèrent l’enfant comme un citoyen à part entière, autonome par nature, nanti de toutes sortes de droits (dont le droit de grève) qu’il peut revendiquer avec véhémence, devraient juger la chose normale : l’enfant est aussi un travailleur comme un autre, susceptible de recevoir des émoluments pour sa présence et son labeur.
Naturellement, les défenseurs de cette mesure arguent qu’il ne s’agit pas de rétribuer l’élève personnellement, mais de financer toute une classe pour son assiduité. En quoi serait-ce plus justifiable ?
L’idée de « cagnotte » suppose une responsabilité collective. Ce qui est parfaitement injuste. La responsabilité collective ne s’entend que dans un groupe communautaire, c’est-à-dire réuni par des liens de sang, de croyance ou d’affection indélébile, ou à la limite, dans un groupe menacé en situation exceptionnelle. Une classe n’est pas une communauté, mais un ensemble de personnes réunies par un but commun, qui peuvent être solidaires, mais ne répondent pas les unes des autres. On imagine la pression des bons élèves sur les habitués de l’école buissonnière… La rétribution a clairement été collectivisée pour échapper au reproche de l’individualisme marchand. Car il est bien curieux de voir sortir cette mesure dans une société où toute relation d’argent est vilipendée à temps et à contretemps. Autrement dit : l’argent doit vous paraître détestable, sauf à être remis au groupe tout entier. Quelle hypocrisie.
Pantalonnade
La mesure, qui sera tentée à titre d’essai dans quelques lycées, traduit, au-delà de son aspect de pantalonnade, le désespoir qui règne dans l’école. Elle nous apprend (cela n’est pas clamé sur les toits, naturellement), que l’absentéisme est devenu monnaie courante au lycée. On peut comprendre que beaucoup d’élèves multiredoublants, qui ne restent là que par obligation de présence avant d’avoir le droit légal de travailler, s’ennuient mortellement et préfèrent tâter des petits boulots au lieu d’écouter à longueur de journée des cours qui ne les concernent plus. Il faut comprendre aussi que l’on ne peut plus punir les absences, et il faut comprendre que les parents n’ont plus l’autorité suffisante pour persuader un adolescent de 15 ans d’aller à l’école.
L’Éducation nationale finira-t-elle par se rendre compte qu’il serait préférable pour certains enfants de commencer un apprentissage plus tôt, et que son patron en lui imposant de venir travailler le matin, le construira au lieu de le détruire (les patrons sont tous des exploiteurs, comme on sait) ? Finira-t-elle par saisir que des punitions justifiées construisent l’adolescent en même temps qu’elles le contraignent (la contrainte est fasciste, comme on sait) ? Les parents finiront-ils par saisir que surveiller et punir un enfant n’est pas un délit foucaldien, mais un geste de construction de la personnalité ?
Des générations de petits tyrans
Nous nous trouvons là devant l’impuissance affichée d’adultes terrorisés par des enfants-rois : lesquels, en conséquence, ne deviendront pas des adultes, puisque personne n’ose leur fixer des limites. Nous fabriquons des générations de petits tyrans, qui continueront de se croire tout permis, exhiberont un ego surdimensionné, et se prétendront victimes des moindres déboires de la vie, à moins qu’ils ne deviennent tout simplement des flambeurs criminels.
Lire la suite du point de vue de Chantal Delsol.
lundi 19 octobre 2009, par Jack Lucent
En observant les reportages, le comportements des journalistes, des politiques, je suis venu à me poser la question suivante :
Savent-ils quelque chose que nous ne savons pas ?
En effet, c’est la question que l’on peut légitimement se poser vis à vis de la plupart des hommes politiques et de beaucoup de journalistes … tant en France, que dans la plupart des pays d’Europe, aux Etats-Unis, au Canada...
En effet, l’on ne peut que se perdre en perplexité devant l’attitude des politiques :
« On » saccage et on brûle des quartiers, des crèches, des écoles … mais les responsables sont excusés pour mille raisons.
« On » saccage et brûle des églises, c’est à peine si l’on en parle.
Des jeunes filles sont violées, enfermées, défigurées, assassinées... quelques entrefilets dans la presse, les responsables bénéficient du soutien des gens du quartier et de messages d’apaisements de la part de tous les médias... de refus d’amalgame...
Des milliers de gens se réclamant d’une seule et même « croyance » manifestent ici et et là en Europe, réclamant la pure et simple suppression de la liberté d’expression, l’enfermement des femmes, hurlent comme des malades et menacent de mort sans aucune ambiguïté tous les hommes et femmes courageux osant émettre des critiques, et personne ne s’émeut outre mesure...
Des hommes politiques partout en Europe, offrent des terrains, des finances, pour implanter au plus vite et sans la moindre démarche critique ou de précaution, des lieux d’endoctrinement à cette croyance, dont pourtant ils peuvent voir les effets absolument néfastes la ou elle est implantée , néfastes dans tous les domaines de la vie...
Des pays entiers, de l’Indonésie au Maroc sont en plein absurdus délirium fanatisant, mais l’on se refuse d’y voir toute forme de cause à effet...
Et à contrario, que l’on émette une critique, qu’un adepte de cette croyance soit apostrophé ou critiqué, qu’un de leur lieu d’endoctrinement soit tagué, et c’est le branle bas de combat total, de l’ensemble des médias, ce n’est pas une affaire locale, mais d’envergure nationale, cela relève du communiqué de ministre , de l’indignation nationale… C’est à se demander à quel niveau de soumission l’on en est arrivé ( ou d’auto flagellation) et de signes de soumission qu’il est nécessaire de donner à de supposés « maîtres » …
Alors savent ils quelque chose que nous ne savons pas ? Essayons quelques hypothèses.
L’Occident est-il déjà totalement aux mains des adeptes de cette croyance, et les politiques n’ont plus de choix ; si ce n’est celui d’essayer de conserver un semblant de pouvoir, pour un temps limité, tout en ouvrant au maximum les « vannes » tout en essayant de ne pas éveiller les soupçons des populations de souche ?
Tous les politiques sont-ils, de manière occulte, sous menace de mort (à part quelques résistants, prêts encore à se battre, comme les Danois, les Australiens) menace si « normale » de la part de ces adeptes, que personne ne songe à les poursuivre, au contraire, il est préférable d’attaquer et discréditer de toutes les manières possibles ceux qui élèveraient une voix discordante.
La fin du monde est-elle pour 2012, alors à quoi bon se fatiguer ?
Toutes les courbes (démographiques, climatologiques, d’épuisement des ressources) démontrent qu’il n’y a plus rien à faire ? Alors à quoi bon se fatiguer ?
Sont-ils déjà tous à la solde directe ou indirecte de pétro-dollars irrésistibles ?
Sont ils tous endoctrinés, hypnotisés par un lavage de cerveau commun dans les pays occidentaux et basé sur le triptyque : culpabilisation/victimisation/antiracisme
Sont-ils adeptes d’une « internationale », d’une ligue secrète qui veut régenter le monde ?
On peut se perdre en conjectures... Mais la chose est certaine : 90% (au moins) de la classe politique occidentale et des médias démontrent leur absolue et totale adhésion a cette croyance dans la mesure où ils vont au devant des désiratas de ses disciples, et refusent d’entendre la moindre voix discordante au point de les diaboliser (des Ayaan Hirsi Ali, des Wafa Sultan, etc.) à se demander si ceux-ci ont la moindre idée (qui crève pourtant les yeux) de ce qui se passe dans les quartiers, les villes, les pays où les adeptes de cette croyance sont majoritaires...
Ou s’agit-il d’une méga-surdité, d’un aveuglement volontaire absolu ?
S’agit-il d’une volonté directe de substitution à l’échelle d’un continent de population, la nouvelle ayant un avantage indéniable : la soumission totale au religieux dès la naissance (grâce au lavage de cerveau des centre d’endoctrinement qui poussent comme des champignons avec l’aide absolue des politiques, partout), et donc malléable à volonté, comme on peut le voir, dans les foules adeptes de cette religion …capables de se mobiliser, hurler, saccager, haïr, tuer, ou encore se suicider sur simple demande, et sans la moindre pensée critique ou personnelle. Nous pourrions appeler cela la « zombification » car le terme adéquat est interdit par la bien pensance et les gardiens de la nouvelle doctrine (journalistes, hommes politiques, bien pensants, dogmatiques, alter quelquechose, gauche …) qui est ainsi imposée : mais il ressemble à ceci : isl…. sation.
Posez vous la question... Demandez vous pourquoi une telle « indulgence » face a la pire attaque de l’époque moderne contre toutes les libertés (avec a circonstance aggravante, que les objectifs et résultats sont clairement annoncés et appliqués là où cette croyance a le moindre pouvoir… ce qui exclut toute forme d’excuse du type : « nous ne savions pas... » ), pourquoi un tel désir d’implanter partout cette croyance, de la part des maires, des conseils généraux, des ministres...
Bien sûr, il en y en qui ne sont pas au courant, qui ne savent pas ce que les autres savent... visblement, qui n’ont pas l’air d’être dans la combine, des de Villiers, Wilders, Gérin... et bien sur le peuple... qui lui, croyait que ses dirigeants voulaient les protéger, les mener vers plus de conscience, de liberté, de progrès, de raison...
Et peuple prends garde à toi si tu touches un seul cheveu, pardon, voile ou barbe des protégés des journalistes et politiques, vous croyiez que la justice vous protégerait, que la raison et la liberté l’emporteraient, eh bien vous aviez tort, pratiquement comme là bas, vous serez comdamné, trainé dans la boue - bien sûr c’est dans un seul sens, ne vous avisez jamais d’attaquer en justice même dans votre bon droit, l’un de ces adeptes, vous seriez vite embastillé, condamné... Une certaine Fanny l’a expérimentée
Pensez, pensez, et agissez, ne faites plus confiance à vos journaux, ils ne vous informent pas, ou vous distraient, avec de l’information sans consistance , juste la pour vous occuper l’esprit (Clearstream, Polanski ou Mitterrand, le foot) vous éloigner des points essentiels, ne faites plus confiance à vos hommes politiques, ils vous trahissent… purement et simplement.
Si vous habitez (encore) certains quartiers… voyez, la police religieuse est dejà là, l’oppression des prières oblgatoires, du voilage, de l’enfermement des filles par toutes formes de menaces, de la ségrégation, de l’intolérance, de la menace, du contrôle de la nourriture, de l’obligation de l’hypocrisie, pour simplement survivre – adhérez ou mourez – C’est la base de cette croyance. Et même si vous n’y habitez pas, n’ayez crainte, vous le voyez déjà vous-mêmes : la peste s’étend d’autant plus qu’elle a la bénédiction de nos chers politiques.
Pensez, n’oubliez pas de penser avec critique - cette croyance est prête à tuer (et trouve toujours un de ses membres pour le faire) toute personne ayant une pensée critique, et elle le déclare sans la moindre ambiguité ni crainte d’être poursuivie au contraire, par exemple d’autres sectes, comme la scientologie, qui subit l’opprobe, alors qu’elle en fait 10 000 fois moins que cette croyance, et agissez, c’est peut être la seule chose qui vous sauvera, nous sauvera de l’isl…. sation et de l’immense régression, la perte de toutes vos libertés et la nuit totale de l’esprit et de la raison que cela signifie.
Jack Lucent
lundi 19 octobre 2009, par Alain Rubin
Je viens de lire le compte-rendu que donne Arabdiou, dans Respublica, d’un roman dénonçant la colonisation française de l’Algérie.
http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/roman-la-conquete-de-l%e2%80%99oued/917
Si j’ai bien compris le résumé qu’il en donne, 1830 a été un crime impardonnable.
Ai-je mal lu le compte-rendu d’Arabdiou ? L’auteur explique-t-il cela ?
En 1960-61 j’ai manifesté et milité pour l’indépendance de l’Algérie. A la même époque, j’ai croisé un des principaux dirigeants de la fédération de France du FLN, dans le bureau de Simon Blumenthal, rue Mayrand dans le 9ème arrondissement de Paris, au milieu des paquets de la "voie co" (la voie communiste).
Je ne suis pas alors entré dans le débat qui s’était mené à coups de mitraillettes entre le FLN et le nationalisme historique messaliste. Pourtant, je garde le souvenir ému de ce vieil ouvrier algérien, OS à la régie Renault de Billancourt, un kabyle messaliste, condamné à mort par le FLN et parti se cacher en Kabylie pour échapper aux tueurs qui le talonnaient.
J’ai, à l’époque ou j’ai rencontré Simon Blumenthal, et à la suite de cette rencontre, diffusé l’appel de la fédération de France du FLN.
Je ne le regrette pas ; mais pour autant je ne partage pas l’invitation qui sortirait de ce roman, une invitation à s’excuser en France comme l’Allemagne s’est excusée pour le crime hitlérien. Comme si c’était la même chose.
1830, même si je ne suis pas docteur en histoire, je sais quand même que l’Algérie n’était pas encore l’Algérie, mais une unité politico administrative de l’empire ottoman.
1830, l’Algérie, c’était effectivement encore un petit territoire de 200 km et quelques, du nord au sud, en partant d’Alger la capitale ottomane du futur pays.
Il y a bien un crime colonial français spécifique, mais pas là où le voit notre romancier.
Ce crime c’est l’incorporation à l’Algérie de toute l’aire purement berbère des peuplades tamashek, les hommes libres du désert, hommes libres dont les femmes restaient libres en dépit de l’irruption de la conquête islamique. La colonisation et la décolonisation ont disposé des peuples libres du désert. Elles les ont fragmentés et assujettis à des états aux frontières artificielles, taillant dans les populations, les séparant. Ces hommes libres et ces femmes libres avaient à voir avec d’autres groupes, libres comme eux, avec lesquels ils auraient pu former une véritable et volontaire nation d’hommes et femmes libres.
1830, c’était encore, jusqu’à l’irruption des troupes de Charles X, qui se limitèrent à la conquête de quelques villes et leur banlieue, l’Alger repaire de forbans négriers et d’esclavagistes lanceurs de razzias sur les côtes du bassin méditerranéen.
Combien d’esclaves arrachés à la Provence, à l’Espagne, à la Corse, à l’Italie à l’Afrique subsaharienne ? Combien ?
Le roman résumé par Arabdiou les appelle-t-il à témoigner eux aussi ? Non, pourquoi ? N’étaient-ils pas des êtres humains, ces enfants, ces hommes et ces femmes réduits à l’esclavage ? Avaient-ils moins de dignité que les pirates et que leurs protecteurs ottomans représentants du califat en décomposition ?
Arabdiou évoque les Juifs d’Algérie, pour en dire quoi ? Il semble à ses propos que le romancier leur fasse un procès. Plus anciennement Algériens que les conquérants arabes, plus anciennement Algériens que les conquérants ottomans, les Juifs d’Algérie étaient issus des descendants de tribus hébreues de l’ancienne Israël (dispersées six siècles avant l’ère chrétienne par la conquête babylonienne) et de Séfarades chassés d’Espagne en 1492. Les premiers s’étaient liés aux autochtones aborigènes, les berbères.
Certaines tribus berbères avaient fait comme à la Mecque certaines tribus arabes : elles avaient adopté les Juifs, jusqu’à vouloir devenir des Juifs eux aussi. La dernière femme libre chef de ce peuple libre, portait le nom des prêtres de la tribu de Moïse ; elle s’appelait la Kahina. Etait-elle réellement une Kohen ou était-ce un nom adopté pour marquer une empathie pour ces Hébreux non sectaires qui s’unissaient aussi bien aux Berbères blancs qu’aux tribus noires de l’Afrique subsaharienne (je vous renvoie pour plus d’informations aux relations de voyage de Al Idrisî et Al Bakrî qui écrivirent à ce sujet en 1068 et 1154, parlant des Berbères du Néfoûsa, des villes juives de Qamnûriyya, Naghîra).
L’article d’Arabdiou laisse penser que lui et le romancier ( ?) se posent en procureur face aux Juifs d’Algérie. Ces derniers seraient coupables, coupables d’être devenus français par le décret Crémieux. Une faute vis à vis de ceux qui les tenaient en état de dhimmitude (un asservissement, une "protection" comme on disait par antiphrase dans les "familles" italo américaines et siciliennes qui font du crime un syndicat).
Arabdiou et le romancier ignorent ou font semblant d’ignorer que le décret Crémieux est le résultat de vingt années d’adaptation des Juifs d’Algérie, indigènes des indigènes, aux lois de la France.
Pour bénéficier de la nationalité française, on a exigé des Juifs d’Algérie ce que le consulat avait exigé du grand Sanhédrin réunit par le Ier consul : Pour entrer dans la République, les Juifs devaient raboter la Halakha et la rendre compatible avec les lois de la République, sans quoi les Juifs de France resteraient des résidants en France, ils ne seraient plus persécutés mais ne deviendraient pas citoyens. En Algérie du décret Crémieux on a aussi exigé cela des Juifs.
Les Juifs ont fait ce sacrifice. C’est leur choix. Un choix coupable ? Il semblerait. Ils ont accepté de devenir des enfants de la République française, mettant entre parenthèse certaines dispositions de la loi reçu au Sinaï.
Les Algériens musulmans refusèrent de conformer leur Islam aux lois de la France. Ce fut leur choix.
Arabdiou n’a qu’une idée idéologique de la dhimmitude.
Je crois que ce doit être aussi le cas du romancier. C’est pourquoi ils posent au juge. En Tunisie, même sous la domination française, la dhimmitude c’était encore beaucoup de survivances sous formes de "petites vexations". Je n’en donnerai qu’une, pour l’exemple :
On sait que pour les fêtes de Pessah, qui commémorent leur sortie d’Egypte derrière Moïse, la sortie de leur esclavage, la loi juive prohibe la consommation et le contact physique avec le pain levé. Pour rire, aux dépens des Juifs, les enfants tunisiens s’amusaient à jeter sur les Juifs se rendant à la synagogue des morceaux du pain ordinaire prohibé. Vous me direz, rire aux dépens des Juifs, ce n’est pas si grave, pas de quoi préférer être français plutôt que dhimmi. Vous croyez, vous ?
Oh, pas de violence directe, en Tunisie, pas de coups, simplement des "impuretés" envoyées sur ces Juifs, sur ces "yahoud", qui ne devaient en aucun cas toucher ce type de pain à cette époque…
En Algérie était-ce différent ?
La dhimmitude y était-elle plus douce ?
Douce ou pas, la dhimmitude était une infériorité institutionnelle. Elle s’exprimait dans de nombreux domaines de la vie au quotidien. Je crois que si Arabdiou résume fidèlement le roman, notre auteur n’a pas bien perçu la question de la dhimmitude, ce qui lui permet de poser aujourd’hui au procureur pointant, d’un doigt dénonciateur, les Juifs d’Algérie.
Quand même, semblent-ils dire, les Juifs auraient dû marquer leur algérianité.
Ils auraient dû refuser de devenir français. Ils auraient dû adhérer à un mouvement national, le FLN, qui liquidera physiquement les messalistes qui étaient le nationalisme historique et revendiquaient une Assemblée constituante algérienne pour fonder la nation de tous les algériens ; A l’inverse, le FLN proclama, avec le gouvernement de Ben Bella, la "république arabo musulmane", au mépris du caractère berbère de la majorité des algériens.
J’ai envie de dire à Arabdiou et à l’auteur, si Arabdiou le résume fidèlement : Cause toujours, idéologue.
Dans les colonies espagnoles, qui devinrent Colombie et Vénézuéla, les esclaves noirs s’enrôlèrent en masses dans l’armée espagnole, pour combattre les républicains de Bolivar. Les autorités espagnoles leur avaient promis la fin de l’esclavage, alors que les chefs bolivariens, Bolivar en tête, étaient de grands propriétaires terriens, des aristocrates de l’esclavage négrier. Les noirs ne basculeront du côté républicain que lorsque après avoir rencontré le Président Pétion à Haïti, Bolivar émancipera ses esclaves et qu’il sera suivi, non sans réticence, par les autres grands propriétaires négriers qui animaient le mouvement insurrectionnel de rupture avec l’Espagne.
Les Juifs, toute comparaison étant relative, étaient des sortes de nègres de l’Afrique du nord.
Bien sur, il y avait aussi de vrais nègres ethniques en Afrique du nord. C’étaient des esclaves dans les oasis comme travailleur, dans les palais comme eunuque, comme concubine, comme garde du sultan. La République française les émancipa, avec le décret de 1905 qui mit totalement et définitivement fin à l’esclavage dans les colonies françaises du continent africain. Le Maroc, conquis peu après, restait une place négrière. La ville de Salé possédait son marché aux esclaves, bien actif au moment de la conquête française.
Eh oui, monsieur Arabdiou, la réalité est dialectique, elle est toujours contradictoire.
C’est comme le congrès de Vienne de 1815.
Réuni pour surveiller la France et prévenir tout retour de la Révolution, ce congrès contre révolutionnaire adopta une mesure révolutionnaire radicale d’une portée historique mondiale ; il décidera la chasse aux navires négriers, il déclarera la traite négrière illégale et criminelle, il édictera que les équipages des navires négriers pris en chasse et abordés par la marine britannique et autres seraient pendus, sans autre forme de procès.
Eh oui, monsieur Arabdiou, une chose peut avoir des faces antagoniques. Je lirais quand même le livre que vous commentez, et peut-être que j’y trouverai ces nuances et ces contradictions légitimes de la vie que ne rend pas la présentation que vous en faites.
Alain RUBIN
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20 octobre 2009 (Nouvelle Solidarité) — Dans son édition du 13 octobre, le quotidien britannique leGuardian consacrait un article à la découverte de preuves démontrant que Benito Mussolini travaillait pour le MI-5 en 1917. Les médias ont été nombreux à répercuter l’information, mais sans pour autant poser la question cruciale : les services britanniques ont-ils promu le fascisme ?
Dans ses Mémoires publiées en 1954, l’ancien ministre britannique des Affaires étrangères, le conservateurSir Samuel Hoare, en contact avec Mussolini à Rome, avait déjà parlé des versements effectués par le MI5 à son protégé, mais les reçus eux-mêmes viennent d’être retrouvés par Peter Martland, de l’Université deCambridge.
Selon cet historien britannique, « Mussolini était payé 100 livres par semaine depuis l’automne de 1917, pendant au moins un an, pour faire campagne en faveur de la guerre, ce qui correspondrait à environ 6000 livres par semaine aujourd’hui. » Avec cet argent, Mussolini devait diffuser de la propagande pour que l’Italie se maintienne dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l’Angleterre et de la France. Il fut d’ailleurs exclu du Parti Socialiste en raison de ses menées pro-guerre et dut alors poursuivre sa propagande à travers son propre journal, Il Popolo d’Italia. En plus de ses travaux journalistiques, Mussolini recrutait de gros bras pour terroriser les opposants à la Guerre.
Le financement britannique avait un but précis. En 1917, s’étaient déroulées plusieurs tentatives de négocier la paix, notamment les pourparlers entre l’Autriche et la France conduits par le Premier ministre autrichien Czernin, puis en août, l’appel lancé par le Pape Benoît XV aux belligérants pour mettre fin à la guerre, qui eut un impact considérable, surtout en Italie. Il est probable qu’en soudoyant Mussolini, les Anglais, sachant que l’Italie n’était pas un allié très fiable, voulait tout faire pour empêcher une paix séparée.
Mais Mussolini demeura un agent anglais longtemps après. En 1945, alors qu’il tentait de gagner la Suisse, poursuivi par les troupes alliées, il emportait avec lui un sac contenant la correspondance qu’il avait entretenue avec Churchill jusqu’à peu avant de l’entrée de l’Italie dans la guerre aux côtés de l’Allemagne, en juin 1940. Cette correspondance disparut lorsque Mussolini et sa maîtresse furent arrêtés et fusillés par un commando britannique.
En réalité, fascisme et nazisme furent encouragés par une alliance internationale de financiers, dont faisait partie Sir Samuel Hoare, alliance qui se retrouvait dans le « Mouvement synarchiste d’Empire » et l’Union pan-européenne du Comte Coudenhove-Kalergi, fondée en 1922. L’historien américain William Langer a publié dans Our Vichy Gamble des extraits de rapports des services de renseignement américains, qui décrivent ces groupes comme « rêvant d’un nouveau système dit "synarchie", ce qui signifie gouverner l’Europe sur des principes fascistes à travers une fraternité internationale de financiers et d’industriels ». Une puissante faction britannique, à laquelle appartenaient Hoare et Lord Beaverbrook, envisageait même un coup d’état contre Churchill.
Notons également les financement apportés par les financiers américainspro-britannique, notamment le banquier américain Thomas W. Lamont, un partenaire de J.P. Morgan, qui octroya un prêt de 100 millions de dollars à Mussolini en 1926.
La structure centrale de l’alliance synarchiste était la BRI (Banque des règlements internationaux), fondée en 1930 par Montagu Norman, alors directeur de la Banque d’Angleterre et son ami Hjalmar Schacht, futur ministre de l’Economie d’Hitler. C’est Mussolini qui se chargea de faire entrer l’Italie dans la BRI en promettant que la Banque d’Italie deviendrait “parfaitement indépendante”. Alberto Beneduce, l’économiste préféré de Mussolini, fut nommé vice-président de la BRI.
Le rôle de la BRI, de Montagu Norman et de Schacht dans la montée au pouvoir d’Hitler fut documenté par la première fois dans The Hitler Book, ouvrage rédigé par une équipe de chercheurs de l’Institut Schiller sous la direction d’Helga Zepp-LaRouche (New York, 1984).
Article : Comment Londres et Wall Street ont mis Hitler au pouvoir
Le 12 octobre 2009 par Michel Tarrier
Je suis plutôt fier d’avoir été élevé dans les années 1950 : sans baby phone, sans ceinture, ni harnais, ni gilet de rien, sans airbag, sans casque intégral agréé, sans dorsale, protège-tibia et protège-coude, sans bouchons de sécurité, sans bloque-porte, fenêtre et tiroir, sans protège-coins et arêtes, sans anti-pince doigt, sans cache-prise, sans vidéosurveillance, sans alarme aux portes et fenêtres, sans portable, sans GSM, sans Internet, mais avec de vrais amis, sans psychopédagogue, mais avec une vraie maman, sans conseils nutritionnistes, mangeant de tout sans devenir obèse, sans eaux minérales et buvant celle du robinet, mon berceau et mes jouets nappés de peinture au plomb, sans coupable désigné pour tout ce qui pouvait m’arriver dans la cours de récré, en classe, au réfectoire, au dortoir, sur le chemin de l’école ou des vacances, sans aucun code-barres ou autre code, sinon celui de bonne conduite, sur un chemin des écoliers non piégé, sans experts en prudence et pour une vie meilleure…
J’ai eu de la chance, quelle chance ! Je ne suis pas tombé de ma table à langer, je n’ai pas eu les roubignoles aplaties par mon pot de chambre, je ne me suis pas noyé dans mon bain, je ne suis pas mort d’asphyxie par obstruction ou confinement, je n’ai pas été étouffé ni dans mon couffin, ni par un de ces sacs plastique qui écrasent les prix et les enfants, aucune dragée ne s’est mise en travers de ma gorge, je n’ai pas été mordu par un chien policier (peut-être et seulement par le policier lui-même), je n’ai pas avalé un hyménoptère, les araignées, les scorpions et les vipères n’avaient rien contre moi, je n’ai pas dégringolé les escaliers, je n’ai pas goûté à la soude caustique, je n’ai ni été électrocuté, ni défenestré, ni brûlé par une queue de casserole, ni calciné par un incendie domestique ou forestier, ni même intoxiqué au monoxyde de carbone, je n’ai pas fini empalé sur la grille du jardin, ni même éborgné par une fléchette.
En ces temps de grande imprudence, quand les marchands de peurs n’avaient pas encore harnaché les bébés d’une panoplie Mad Max, le risque était partout ! On ne pensait pas à nous avec tant de prévention et de précautions, à dire qu’on ne nous aimait pas ou que l’inconscience parentale était grande. Déjà, on accouchait sans douleurs pour la mère, mais avec violence pour l’enfant. Je n’ai pourtant pas succombé à ces années « dégueulasses » !
Mais…, on ne me parlait pas, non plus, d’extinction des espèces et des espaces, de laminoir de biodiversité, de déliquescence des écosystèmes, de métastase écologique, de désertification galopante, de tarissement des ressources, de trou d’ozone, de réchauffement planétaire, de réfugiés de l’environnement, du cancer tapi dans chaque bol alimentaire, dans chaque bol d’air, dans la moindre goutte de rosée. Aujourd’hui, où le tourisme organisé est la seule alternative au cocooning, que de pointilleuse sécurité pour la fin annoncée de notre humanité ! Kamikazes, n’oubliez pas votre casque !
Baisse de la TVA : les restaurateurs sur la sellette - Prev, Papier d angle, Actualisation
09/10/2009 17h17 GMT - RESTAURATION-FISCALITÉ-SOCIAL - Nouvelles de France - AFP
Par Cécile BARAILLE
PARIS, 9 octobre 2009 (AFP) - Baisse des prix insuffisante ou illisible, promesses de créations d’emplois trop optimistes : trois mois après la mise en place de la TVA à taux réduit, les restaurateurs sont sous le feu des critiques au vu des maigres efforts consentis jusqu’à présent par la profession.
Le coup le plus dur est venu mercredi de la Cour des comptes, qui a jugé "optimiste" l’objectif affiché par les restaurateurs de 40.000 créations d’emplois supplémentaires en deux ans en échange de la mise en place de la TVA à 5,5% (sauf pour les alcools). La Cour des Comptes table sur 6.000 emplois seulement à long terme.
Son président Philippe Séguin a enfoncé le clou en se disant "réservé sur le respect des engagements d’embauche et de baisse des prix" des restaurateurs, estimant que les effets de la TVA réduite en terme d’emploi n’étaient "pas démontrés".
De leurs côtés, les associations de consommateurs, circonspectes en juillet, ne taisent désormais plus leurs critiques.
Vendredi, la CLCV a même demandé "aux pouvoirs publics" d’imposer "aux restaurateurs une baisse de 5% sur tous les prix".
Le Contrat d’avenir signé avec l’Etat prévoit qu’ils baissent les prix d’au moins 11,8% sur au moins sept produits. Une partie des fruits de la TVA réduite doit par ailleurs être réaffectée aux salaires, à l’emploi et à la modernisation de leurs établissements.
La CLCV a relevé qu’un établissement sur deux seulement avait baissé ses prix.
Et parmi eux, rares sont ceux qui ont appliqué les -11,8% prévus à une partie de leur carte et qui font clairement figurer le changement de tarifs. Les autres ont fait à leur convenance, ce qui rend cette baisse "illisible", estime l’association.
D’où "un réel sentiment de non-baisse des prix", conclut la CLCV.
L’Insee a pour sa part établi que l’addition au restaurant avait baissé de 1,3% en juillet, puis de 0,2% en août. Loin de l’objectif d’une baisse globale des prix de 3% retenu par le gouvernement et les professionnels.
En réponse, le secrétaire d’Etat au Commerce Hervé Novelli et les syndicats de restaurateurs demandent de la "patience", tout en reconnaissant que les professionnels pourraient mieux faire.
Côté prix, M. Novelli se donne "jusqu’à la fin de l’année" pour dresser un bilan. Ensuite, les changements de carte et l’inflation rendront toute comparaison difficile.
Côté emploi, le Contrat d’avenir court sur deux ans, fait valoir la profession. Les investissements de modernisation sont prévus, eux, sur trois ans.
Dans un sondage Ifop pour la mutuelle de retraite Médicis, 79% des restaurateurs déclarent que pour les mois qui viennent ils vont utiliser les gains de TVA pour "maintenir l’emploi", 43% vont "augmenter les salaires", 31% vont "embaucher" et 20% vont "baisser les prix".
"On fera le bilan fin 2011" pour l’emploi, mais on regardera tous les engagements, insiste Christine Pujol, la présidente de l’Umih, principal syndicat de restaurateurs.
Celle-ci fait valoir que le nombre de contrats d’apprentissage a déjà augmenté de 3%, selon une enquête de son syndicat.
Mme Pujol met aussi en avant une étude de l’iFRAP, un groupe d’experts indépendants sur les performances des politiques publiques. Celle-ci conclut que la baisse de la TVA, qui représente un manque à gagner de 3 milliards d’euros par an pour l’Etat, doit permettre au secteur de créer au moins 31.500 emplois directs.
cb/laf/bma
Votation sur La Poste : le gouvernement doit laisser les Français s’exprimer !
La défense du service public de la poste est un combat citoyen qui n’appartient ni à la gauche, ni à la droite, mais à tous les Français.
C’est dans cet esprit que Debout la République se mobilise cette semaine, notamment avec la diffusion d’un tract à la population, afin qu’un maximum de nos concitoyens participent à la votation sur l’avenir du statut de La Poste.
C’est également dans cet esprit que j’ai décidé, en tant que Maire de Yerres, de favoriser la tenue de cette consultation dans ma commune (qui a débuté dès ce matin), pour permettre à ses habitants et à ceux des villes avoisinantes de manifester leur attachement à la pérennité de nos services publics.
J’encourage tous les maires et élus locaux, en Essonne et dans toute la France, à faciliter également ces opérations de vote.
L’attitude du gouvernement, qui cherche à empêcher cette votation en assignant les municipalités participantes devant le tribunal administratif, est inadmissible et constitue une atteinte flagrante à la démocratie locale.
Le gouvernement doit choisir : soit il renonce à son projet de changement de statut de La Poste, qui expose cette dernière à une privatisation rampante comme ce fut le cas pour France Télécom et GDF, soit il laisse les Français s’exprimer par votation cette semaine, par référendum dans les mois à venir.
Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président du rassemblement gaulliste Debout la République
lundi 28 septembre 2009
C’est la goutte d’eau qui fait déborder la vase ! Guylain Chevrier, dans notre supplément week-end, avait déjà exprimé sa révolte devant l’émission de Frédéric Taddei, "Ce soir ou jamais", où le prédicateur, soutenu par l’ineffable Bauberot, et par le pseudo-anarchiste Francis Lalanne, avait, en toute impunité, sans être contredit, passé sa soirée à cracher sur la France, coupable, crime de lèse-islam, en voulant légiférer contre le port de la burqa sur son territoire (1).
Guylain avait déjà eu l’occasion de signaler, dans une émission du même Taddei, l’incroyable complaisance des deux "laïques de service", Marc Blondel et Catherine Kintzler, devant le même Tariq Ramadan. Au nom d’une conception étriquée de la laïcité, Marc Blondel, qui défend bec et ongles le droit de porter la burqa, et Catherine Kintzler, qui défend avec pugnacité le droit de porter le voile à l’université, avaient mené une discussion de salon avec Ramadan, ravi de pouvoir philosopher entre gens de bonne compagnie (2).
Ce samedi soir, à l’émission de Laurent Ruquier, "On n’est pas couchés", on a vu celui que courageusement, il y a quelques années, Caroline Fourest avait appelé "le représentant des Frères Musulmans" parader sur le plateau, se permettre de donner des leçons à la France colonialiste, et quitter le plateau sous les ovations d’un public de bobos décérébrés.
Certes, Eric Zemmour a essayé de lui donner la réplique, et a tenté de rappeler ce qu’avait été, de tout temps, l’intégration des nouveaux immigrés, dans le creuset républicain. Mais il était trop seul, et peut-être a-t-il trop éludé le débat sur l’islam en tant que projet politico-religieux, pour être vraiment efficace, dans une émission où la confusion faisait le jeu de Ramadan.
Bien sûr, le prédicateur ne peut pas se permettre de dire, comme son mentor, le cheikh égyptien Youssouf al-Qaradawi, les véritables objectifs qui sont les siens : transformer l’Europe, lentement, en une terre où l’islam impose de plus en plus ses concepts, comme le démontrait remarquablement Saliha Ibersiene lors d’un débat filmé (3). Bien évidemment, il ne va pas révéler devant les plateaux de télévision que la stratégie des "petits pas", des "accommodements raisonnables" qui est la sienne, a pour finalité, l’instauration de la charia qui devra se substituer, pour les musulmans, aux règles des pays démocratiques dans lesquels ils évoluent. Il ne va pas dire qu’il souhaite des tribunaux religieux, comme en Grande-Bretagne. Il ne va faire de la publicité sur la charte des 400 associations musulmanes, signée à Bruxelles, le 10 janvier 2008, assignant aux musulmans, notamment dans les articles 17 et 18, d’imposer la loi religieuse quand les lois du pays s’opposent aux lois de l’islam. (4)
Bien sûr, pour mieux endormir les idiots utiles, il pratique la "takkia", et se présente comme un musulman modéré. Il leur vend sa soupe, en leur disant que plus on accepte l’islam "de France", qu’il dit incarner, dans nos sociétés démocratiques, plus on fait reculer les intégristes. Et le pire, c’est que cela marche, il faut voir comment il a endormi Nauleau, aussi respectueux avec Ramadan qu’il avait été ignoble avec Robert Redeker.
A juste titre, quand Le Pen, sur les plateaux de télévision, racontait qu’il était pour des élections démocratiques, tout le petit monde médiatique l’insultait, et le traitait de menteur, lui reprochant de pratiquer un discours différent sur les plateaux de télévision et devant les militants.
Par contre, quand Tariq Ramadan joue la même partition, et cache la réalité de l’islam qu’il préconise, il peut se permettre de quitter les plateaux de télé sous les ovations !
Personne ne lui rappellera quelques sourates du Coran - qui, dans l’islam, sont la loi - qui encouragent les musulmans à battre leurs femmes, à tuer les Juifs, les infidèles et les homosexuels, et surtout à conquérir le monde, comme le rappelle Guillaume Plas (5). Personne ne lui fera remarquer, quand il donne des leçons "droitsdelhommistes" à la France, que quand l’islam est religion d’Etat, ce sont les libertés fondamentales qui reculent.
Quand il insulte la France à travers son histoire coloniale, quelle que soit la forme de ses attaques, il est en droit de dénoncer ce qui, dans notre pays, a contrevenu, à certaines époques, aux droits de l’homme. Mais on peut regretter que personne n’ait l’audace de lui faire remarquer que le colonialisme de l’islam est, depuis l’indépendance, bien plus féroce pour le peuple algérien… chose que beaucoup d’Algériens pensent, mais n’osent pas dire. Personne ne lui rappellera, comme l’a montré Olivier Petré Grenouilleau, que les pires esclavagistes, historiquement, en Afrique, furent les Arabes.
Personne ne lui fera remarquer que le message qu’il fait passer, en combattant la loi contre les signes religieux à l’école en 2004, en s’opposant à toute législation contre la burqa, est clair : comportez-vous en vrais musulmans, battez-vous pour imposer les règles de notre religion contre la République laïque.
Quand il ose parler du social, pour stigmatiser encore la France, dans les quartiers, personne ne lui dira qu’il est un allié objectif du libéralisme, en voulant casser la république laïque, et en voulant instituer des principes communautaristes, conformes aux souhaits des dirigeants de ce monde : remplacer les solidarités sociales par des solidarités claniques.
Personne ne lui dira qu’au lieu de cracher sur notre pays, il ferait mieux de dénoncer les émirs gavés de pétro-dollars, qui ont besoin d’un Tariq Ramadan et des siens pour abrutir les masses avec un discours politico-religieux archaïque et réactionnaire, au lieu de les pousser à la révolte sociale.
C’est tellement tendance, pour les petits bobos de chez Ruquier, de siffler Eric Zemmour, de maltraiter Robert Redeker, et d’ovationner Tariq Ramadan ! Quand lui met-on, en face, pour ne pas laisser un Eric Zemmour seul, des opposants, qui, avec une rigueur sans faille, lui rentrent dedans, comme avait su le faire Caroline Fourest en 2004 ? Il faut, comme laïque, être capable de lui dire qu’il est un soldat de l’islam en mission de colonisation de la France.
Il faut mettre en face de lui une femme comme Malika Sorel, qui, dans une émission de France-Culture qu’il faut écouter et faire écouter (6), taille en pièce le discours compassionnel et repentant des élites françaises et des petits bobos de gauche, et ose dire la vérité, sur la violence et le racisme, inexcusables, que subissent de plus en plus nos compatriotes, par une frange de jeunes issus de l’immigration post-coloniale.
Il faut lui opposer le discours des Wafa Sultan, d’Ayaan Hirsi Ali, de Taslima Nasreen, d’Hamid Zanaz, de Pascal Hilout, de Lucien Oulahbib, de Riposte Laïque, de tous ceux qui sont capables, sans tourner autour du pot, de lui dire qu’il est un soldat de l’islam, en mission de colonisation.
Il faut rappeler à Tariq Ramadan et à ses zélateurs tous les crimes de l’islam, en ce vingt-et-unième siècle, en Europe, et dans le monde, comme avait su le faire Alexandre Delvalle, dans un débat télévisé (7). Il faut lui dire clairement que les Français, parce que laïques et républicains, ne veulent pas du modèle de société que, soutenu par les communautaristes de droite et de gauche, il veut nous imposer. Il faut lui rappeler notre attachement à notre modèle, à l’égalité, à l’intégration, à la laïcité. Il ne faut pas avoir peur de maltraiter l’islam, sur un plateau de télévision, et de répéter ce qui disait Mustafa Kemal : « Depuis plus de 500 ans, les règles et les théories d’un vieux sheikh arabe, et les interprétations abusives de générations de prêtres crasseux et ignares ont fixé, en Turquie, tous les détails de la loi civile et criminelle. Elles ont réglé la forme de la constitution, les moindres faits et gestes de la vie de chaque citoyen, sa nourriture, ses heures de veille et de sommeil, ce qu’il apprend à l’école, ses coutumes, ses habitudes et jusqu’à ses pensées les plus intimes. L’Islam, cette théologie absurde d’un bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies. »
Il faut lui rappeler que l’histoire de notre pays s’est écrite, dans le sang, par la volonté populaire de substituer la loi des hommes à celle de la loi divine. Il faut lui rappeler que nos ancêtres n’ont pas mené la bataille contre l’omniprésence catholique dans leur vie privée pour accepter les leçons d’un Tariq Ramadan, petit soldat d’un nouveau cléricalisme qui veut sa revanche contre la République et la laïcité.
Surtout, arrêtons de nous laisser intimider par la culpabilité et la repentance, dont Tariq Ramadan joue remarquablement. Critiquer l’offensive de l’islam n’est pas du racisme. Critiquer le côté réactionnaire de l’islam n’est pas du colonialisme de petit blanc arrogant. Mustafa Kemal et Bourguiba ont eu le courage de prendre des mesures qui étaient progressistes, notamment en faveur des femmes, en attaquant frontalement l’islam réactionnaire et obscurantiste, et son uniforme, le voile. N’en déplaise à Mouloud Aounit, ils sont difficilement taxables de racisme !
Comme l’écrit Guylain Chevrier, il est temps de démasquer cet imposteur de Tariq Ramadan, et de cesser de lui servir la soupe sur les plateaux de télévision. Comme le dit Radu Stoenescu, il est temps de savoir décoder son double discours. Cet homme est le porte-parole, en France et en Europe, d’un projet politico-religieux qui veut en finir avec notre modèle de société. De manière soft sur les plateaux de télévision, et beaucoup plus agressive dans les banlieues, il tient un discours de combat contre nos valeurs progressistes et émancipatrices. A cause de lui, et des ses soutiens, le communautarisme progresse, le nombre de voile augmente, les demandes de constructions de mosquées explosent, l’intégration recule, et la haine contre notre pays progresse.
C’est ce discours que quelques conférenciers de Riposte Laïque, mais aussi nombre de débatteurs de qualité, qui connaissent bien l’islam, et la gravité de la situation française, rêvent de tenir sur un plateau de télévision… si on les invite.
(1) http://www.ripostelaique.com/Frederic-Taddei-organise-un-debat.html
(2) http://www.ripostelaique.com/Marc-Blondel-et-Catherine-Kintzler.html
(3) http://www.youtube.com/watch ?v=2gAmMCHeJCY
http://www.islamisation.fr/archive/2007/03/07/l-axe-ramadan-qaradawi.html
(4) http://www.rabita.ch/index.php ?option=com_content&task=view&id=21&Itemid=32
(5) http://www.ripostelaique.com/M-Sifaoui-vous-defendez-l.html
(6) http://www.dailymotion.com/video/xamf4e_malika-sorel_news
(7) http://www.dailymotion.com/video/xlyhw_alexandre-del-valle-ramadan-ardisso_news
http://www.ripostelaique.com/Halte-a-la-burqa-et-au-voile.html
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