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par Roger Heurtebise
Dans les précédents articles de cette série, nous avons vu que les Européens ne veulent pas du « métissage » obligatoire avec un islam politique, que leurs gouvernements tentent de leur imposer par la contrainte. Ils ont raison, d'une part parce que ça leur apporte des inconvénients et aucun avantage, et d'autre part parce que c'est une atteinte à leur identité et à leurs valeurs démocratiques, laïques et humanistes.
La solution est évidemment dans un virage à 180° de nos élus et ministres. Hélas, en France comme ailleurs, ceux-ci verrouillent le jeu politique et diabolisent systématiquement quiconque s'oppose à leur propagande d'un islam « RATP » (religion d'amour, tolérance et paix) relayée par les médias. En France, la coalition UMP-Modem-PS excelle dans cet exercice, et on peut encore moins compter sur une extrême gauche qui se radicalise dans l'islamogauchisme plus ou moins ostentatoire. A l'extrême droite, s'ajoute aux vieux démons antisémites ou sectaires un flirt avec les mollahs d'Iran et les voilées des cités. Sur cette question comme sur bien d'autres, Nicolas Sarkozy, ses alliés socialistes et ses idiots utiles d'extrême gauche et d'extrême droite ont donc parfaitement réussi une « rupture » : celle d'avec le peuple de France.
Mais la démocratie finit tôt ou tard par triompher des oligarchies. Quand et comment ? Plusieurs hypothèses sont possibles. D'une part, l'islam politique pousse ses pions de plus en plus loin, jusqu'à menacer les politiciens et les journalistes eux-mêmes. Donc, dans un réflexe d'autodéfense, certains d'entre eux commencent à réagir et à dessiner une fracture dans l'islamiquement correct. D'autre part, celui ou celle qui prendra le premier le virage conforme à la volonté populaire remportera la mise. On ne sait pas encore quel sera le Geert Wilders français, mais gageons que les candidats se bousculeront au portillon dès que la brèche sera suffisamment élargie.
Dans l'attente, que pouvons-nous faire ? Nous pouvons agrandir cette brèche, et en parallèle résister à notre niveau citoyen aux assauts des soldats de l'islam. Où ça ? Dans tous les domaines de la société civile où nous pouvons encore agir, et ils sont nombreux.
Mais fixons d'abord les limites de cette résistance. On peut l'appeler résistance passive, car elle ne doit pas être violente ou illégale. Il ne s'agit pas d'appeler à désobéir à la loi. Elle n'est pas illégitime non plus, puisqu'il s'agit d'une autodéfense contre une agression. Evidemment, et contrairement à ce que la propagande officielle tente de faire croire, elle n'est aucunement raciste ou xénophobe. Il n'est donc pas question qu'elle rejoigne ces mouvements extrémistes racialistes ou racistes qu'on voit se développer en Europe. Nous défendons une identité française, mais une identité laïque et républicaine, pas une France catholique ou blanche.
Comme dans toute résistance passive, le développement de l'information non officielle est incontournable. On appelle cela la « ré-information », qui peut se décliner en deux axes : d'une part faire circuler les informations qu'on nous cache, et d'autre part contester la propagande déguisée en information.
La ré-information passe évidemment par Internet, puisque ce média est - pour le moment - encore libre en France, et qu'il permet l'expression de chacun d'entre nous. Il faut se rappeler ce que le NON au référendum français sur le Traité de Constitution Européenne doit au Web !
Sur l'islamisation, il y a déjà de nombreux sites de ré-information, dont Riposte Laïque. Mais il faut désormais sensibiliser les internautes qui ne viendraient pas spontanément sur ces sites. Chacun d'entre nous peut par exemple faire connaître des articles ciblés à ses proches par courriel, soit individuellement, soit par listes de diffusion.
Un autre moyen de ré-information sur Internet consiste à réagir aux articles d'autres sites, surtout quand ces articles relaient la propagande d'Etat. Vous êtes choqués par un papier sur le site du Monde, de Libération ou du Figaro ? Inscrivez-vous et postez systématiquement un commentaire. Ca ne prend que quelques minutes, et vous toucherez ainsi les internautes qui liront cet article. Résumez votre propos dans le titre de votre commentaire, afin qu'il soit accrocheur. Réagissez aussi aux sites municipaux ou gouvernementaux, quand ils vous en donnent la possibilité ; ainsi que sur les blogs des hommes politiques. Votre réflexe doit être : je ne suis pas d'accord et je le dis ! Adapter votre ton au niveau de censure du site ou du blog : parfois, une question qui pointe une contradiction flagrante passera mieux qu'une attaque frontale.
Vous pouvez interpeller les élus autrement que sur les sites officiels ou les blogs Internet, par un coup de téléphone, une visite à une permanence (si possible quand il y a du monde) ou un courrier postal. Et évidemment, tâchez de participer aux réunions publiques organisées par les élus ou par les partis politiques ! Même si vous ne pouvez pas vous y exprimer publiquement, c'est l'occasion de porter la bonne parole en entamant la conversation avec quelques participants.
Un autre lieu où vous pouvez vous faire entendre, c'est ces émissions de radio où l'on donne la parole aux auditeurs, surtout lorsqu'on y invite un agent de la propagande (politiciens, « sociologues » et autres pseudo spécialistes, etc.). Vous trouverez les coordonnées sur les sites Internet des stations. Vous pouvez laisser un message sur les forums ou les pages des émissions, ou mieux encore envoyer un SMS. Laissez votre numéro de téléphone et avec un peu de chance, on vous appellera en direct. Attention, dans votre courriel ou votre SMS, soyez assez diplomates pour intéresser les animateurs sans être agressif et trop précis. Et préparez bien votre intervention en direct, avec une montée en charge progressive qui vous évitera d'être éconduit dès votre première phrase.
Vous pouvez également intervenir dans tous les domaines de la société où vous vivez chaque jour : entreprises, écoles, commerces, associations de quartiers, etc. La seule limite, c'est votre imagination ! Voici quelques exemples concrets, mais vous pouvez bien sûr nous faire part de vos propres expériences.
Vous êtes enseignant ? Imprimez quelques articles (de Riposte Laïque par exemple...) ciblés sur l'Education, que vous laisserez traîner en salle des profs. Et puis quand vous voyez un collègue les lire, entamez la conversation. Et quelle que soit votre profession, vous pouvez également déposer vos imprimés au local de votre association ou dans une réunion publique.
Vous êtes parents d'élève et votre chef d'établissement, impressionné par la circulaire de son ministre ou les diktats de la Halde, tolère les accompagnatrices voilées lors des sorties scolaires ? Rappelez-lui, et rappelez aux enseignants tout comme aux autres parents d'élèves, que la Halde n'a aucun pouvoir de « jurisprudence », et que contrairement à ce qu'elle fait croire - ainsi que le ministère -, les règlements internes prohibant les signes religieux ou politiques pour les accompagnateurs ne sont pas illégaux. S'il s'obstine, boycottez et faites boycotter ces sorties facultatives ; et rien ne vous empêche d'organiser entre parents des sorties parallèles avec vos enfants.
Vous gérez un gîte rural, un bowling ou une salle de sport, et on vous fait le coup de la cliente voilée qui se pointe pour vous provoquer ! Evidemment, vous n'avez guère envie de vous retrouver au tribunal, et de voir votre nom étalé et traité de raciste sur le site du Mrap ou par l'AFP ! Mais tout en restant dans la loi, vous avez une marge de manœuvre. Tout d'abord, là encore, aucune loi ne vous interdit d'avoir un règlement intérieur qui interdit les signes religieux ou politiques ostentatoires, et de rappeler ce règlement à la soldate de l'islam. Si elle insiste et vous dit que vous ne pouvez lui refuser un bien ou un service, rien ne vous oblige de le lui accorder avec le sourire, et rien ne vous interdit de lui dire ce que représente le voile islamique pour vous. Et bien sûr, vous pouvez faire part de cette provocation au site de ré-information de votre choix.
Si un fournisseur ne peut refuser l'offre d'un bien ou d'un service, un client a le droit de le refuser. Je pense en particulier au commerce « hallal ». Il faut savoir que tous ceux qui fournissent de la viande hallal paient une contribution à un organisme certificateur musulman, et que cette contribution finance le culte musulman. Par conséquent, si vous ne voulez pas financer ce culte, vous pouvez bien sûr ne jamais acheter « hallal » dans les restaurants, les boucheries ou les épiceries spécialisés, qui heureusement vous préviennent généralement par l'affichage de la certification. Quant aux cantines scolaires ou d'entreprises qui cèdent à cet « accommodement raisonnable », vous pouvez écrire aux responsables pour leur dire votre désaccord avec leur financement du culte musulman en contradiction avec la laïcité.
Ne vous dites plus jamais « à quoi bon », car c'est par de petits renoncements de notre part que les islamistes gagnent du terrain. Il faut donc ne jamais manquer une occasion d'affirmer son avis face à eux ou à leurs idiots utiles, systématiquement, dans vos activités personnelles comme professionnelles, en ne s'embarrassant pas d'arguties qui distinguent artificiellement des « sphères » (privées, publiques, etc.) dans la vie civile.
Dans toutes ces actions militantes de terrain, n'hésitez pas à en discuter avec vos proches ou vos collègues. Il faut briser l'isolement que l'on peut ressentir sur Internet. Vous découvrirez que, bien souvent, les gens pensent comme vous et ne demandent qu'à vous aider. Ces petits réseaux informels que vous créerez ou auxquels vous adhérerez vous apporteront de l'efficacité supplémentaire dans vos initiatives. Si un proviseur ou un élu local reçoit dix lettres de protestation, il y attachera plus d'importance qu'à une seule. Et les petits ruisseaux font les grandes rivières !
Dès que vous aurez constitué un petit réseau, vous pouvez envisager un autre niveau d'action. Par exemple, au café ou au restaurant, n'hésitez pas à commentez avec vos amis à voix haute les faits divers que vous lirez dans le quotidien régional qui traîne sur le comptoir. Désamorcez les critiques par des contre-feux : « On va encore me traiter de raciste et de facho mais je m'en fous ! Pour moi les droits de la femme c'est plus important que ce qu'on peut penser de moi ». Les plus comédiens pourront se risquer à la provocation, par exemple dans une réunion publique où sévissent des financeurs publics de mosquées comme Bertrand Delanoë ou Jean-Claude Gaudin : si le sujet est abordé avec les phrases creuses habituelles, enchérissez : « On en a marre de la dictature de ces laïques et de cette loi liberticide de 1905. » Effet garanti !
En outre, ces réseaux locaux permettent non seulement d'échanger, de mutualiser et de multiplier les expériences, mais également de permettre une convivialité hélas rare dans nos sociétés marchandes. On y trouve aussi une entraide réciproque. Cela peut permettre par exemple de trouver une assistante domestique pour une personne âgée ou une nourrice pour des enfants, sans prendre le risque de foudres de la Halde ou d'associations musulmanes qui vous reprocheraient le fait que votre grand-mère ou vos bambins n'aient pas envie de subir un foulard islamique, des bouillies sans porc ou des horaires calqués sur les appels du muezzin.
Bien entendu, nous pouvons aussi participer à des actions plus vastes, comme des manifestations, des pétitions ou des colloques. Mais rien ne sera possible sans une reconquête des territoires perdus de la République sur le terrain, pas à pas, et d'une base ferme pour consolider chacune de nos victoires. Nous sommes nombreux à espérer une alliance des deux rives contre l'offensive de l'islam, sur le modèle du Conseil National de la Résistance. Pour cela il faut qu'il y ait... des résistants, qui ne se contentent pas d'attendre un messie en rageant derrières leurs claviers, ou en lançant des nièmes appels du 18 juin qui se prétendent plus unitaires que les précédents. Que chacun agisse ici et maintenant, chez lui, autour de lui, selon ses compétences et ses possibilités !
Roger Heurtebise
par Christine Tasin
Le Quai d'Orsay s'associe à nos inquiétudes (1) à propos des propos du pape sur le préservatif. C'est une bonne chose, mais...
Mais ça a le goût de trop peu. Mais ça a le goût de la facilité.
On me rétorquera que je l'ai bien fait... Certes, mais je ne me contente pas d'attaquer le pape, moi...
Quand des prédicateurs fous appellent à manifester à Londres (2) pour l'instauration de la charia et donc le devoir de lapider les femmes adultères, que dit Kouchner ? Rien. Ça ne le dérange pas.
Quand le Président Afghan veut garder le pouvoir avec l'aide des talibans, ces amoureux fous des femmes, prêts à faire exploser des écoles qui les accueilleraient, que dit Kouchner ? Il applaudit et nous parle de non-ingérence (3).
Quand se prépare l'ignominie (4) de Durban 2, que même les Etats-Unis ont renoncé à y participer, que dit Kouchner ? Rien, la France, aux dernières nouvelles, envisagerait de participer à la mascarade, cautionnant ainsi les textes déjà écrits mettant Israël à l'index, introduisant le délit de blasphème et entérinant le statut inférieur des femmes.
Honte à vous, Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères. D'ailleurs, où étiez-vous quand, en pleine affaire des caricatures, des foules en délire menaçaient de mort et de boycott des hommes courageux et leurs pays ? Vous n'étiez pas aux affaires à ce moment-là ? Certes, mais cela ne vous a jamais dispensé de vous croire le droit de dire ce que vous pensiez de tout et de n'importe quoi... sauf quand vous craigniez pour vos amitiés et relations dans les pays du Maghreb.
Sans doute votre passé de bobo de gauche anticatholique explique-t-il votre courage pour fustiger les impardonnables dérapages du souverain pontife.
On a le droit de vous trouver peu objectif. On a le droit de trouver ça lamentable. On a le droit de s'inquiéter de voir de tels ministres aux affaires.
Mais, aussi, on a le droit de s'inquiéter de voir un chef de l'Etat et un gouvernement mener une politique, étrangère ou intérieure, qui hurle avec les loups quand le vieil ennemi ensoutané veut se faire entendre mais se tait devant les revendications scandaleuses des imams, à l'étranger comme en France : l'instauration de la charia, le voile des filles, des lieux de culte à foison avec des financements publics, la polygamie, les revendications de repas sans porc, de viande hallal, l'interdiction de l'alcool (et même celle d'en transporter dans des cartons, pratique pour certains salariés !)... Et quand, partout en France, des directeurs d'établissement comme Fanny Truchelut sont traînés devant les tribunaux pour avoir refusé d'accueillir des femmes voilées, que dit, que fait le gouvernement ? Rien, il ne veut pas le savoir... à moins, et c'est bien plus probable, qu'il ne soit d'accord avec le Mrap ou Sos-racismes, que le contribuable subventionne largement pour obtenir ce déni d'égalité homme-femme !
Je sais, chers lecteurs, que certains d'entre vous vont me dire que le port du voile n'est pas comparable avec l'interdiction du préservatif. Peut-être, encore que la situation de la femme musulmane ressemble de plus en plus dans certains pays à une mort lente...
Peut-être, mais le port du voile est emblématique de tous les interdits et de tous les excès dont l'islam est porteur. Je vous invite à lire Les Dessous du voile (5), vous en aurez les preuves.
Christine Tasin
par Guylain Chevrier
C'est le jour du cinquantième anniversaire de la poupée Barbie, lendemain de la Journée internationale de la femme, il y a des jours décidément maudits, que l'Eglise vaticane a décidé de faire à nouveau parler d'elle et de qu'elle façon, et à la suite, toute cette semaine !
Il se trouve qu'au Brésil, une enfant de neuf ans enceinte de doublés de son beau-père qui la violait depuis l'âge de six ans, obtient le droit d'avorter alors que cette pratique est interdite dans ce pays et réservée aux cas de viol ou de mise en danger de la mère, sachant que la jeune brésilienne risquait de ne pas supporter cet accouchement de deux bébés.
A la suite de cet avortement, l'Eglise catholique brésilienne par la voix de son archevêque condamnant ce geste pour poser que « la loi de dieu est au-dessus de la loi humaine », a décidé d'excommunier la petite brésilienne, sa mère ainsi que toute l'équipe médicale ayant participé à l'avortement, soutenant que "les jumeaux qu'elle portait avaient le droit de vivre". Le Vatican n'a pas hésité à emboiter le pas de l'Eglise moyenâgeuse de ce pays en approuvant sans mesure cette décision incroyable. Le violeur, quant à lui, ne semble pas faire partie du lot d'excommuniés, puisqu'il semblerait que le viol soit moins grave que l'avortement...
Si l'Eglise une fois de plus ici s'est déshonorée, l'honneur du Brésil a été sauvé, Le président, Luiz Inacio Lula da Silva, dont le gouvernement cherche à dépénaliser l'avortement, s'est révolté contre une telle action. Selon lui dans un cas tel que celui de la fillette "les lois de la médecine sont au-dessus des lois de l'Eglise". Ne nous moquons pas trop ici en effet, car nous avons nous-mêmes du grain à moudre, Mgr Lefebvre, catholique intégriste chef de file de la pire engeance dans le genre, qui n'a rien a envié à l'archevêque en cause, vient d'être réintégré grâce à l'œuvre papale en cours à l'Eglise régulière. Et comme l'exprime le grand Rabin de Nice, « le médecin soigne et seul dieu guérit ». Amen ! Guérit-t-il de l'archaïsme et de la bêtise ? Ça, la bible ne le dit pas.
Même Jean-Paul II, sans évoquer ô ! grand dieu, la légalisation religieuse de l'avortement, avançait que le pardon pouvait être donné sous condition que les femmes l'ayant pratiqué reconnaissent la mauvaise influence de certains conditionnements, les écervelées, vis-à-vis desquels l'Eglise tente bien de réformer la société... : Evangelium vitae (Jean-Paul II) : « Je voudrais adresser une pensée spéciale à vous, femmes qui avez eu recours à l'avortement. L'Église sait combien de conditionnements ont pu peser sur votre décision, et elle ne doute pas que, dans bien des cas, cette décision a été douloureuse, et même dramatique. Il est probable que la blessure de votre âme n'est pas encore refermée. En réalité, ce qui s'est produit a été et demeure profondément injuste. Mais ne vous laissez pas aller au découragement et ne renoncez pas à l'espérance. (...) : le Père de toute miséricorde vous attend pour vous offrir son pardon et sa paix dans le sacrement de la réconciliation. » (n° 99).
Devant la levée générale de boucliers qui s'est manifestée dans le monde cette semaine, on apprenait que finalement la hiérarchie catholique brésilienne avait décidé de désavouer son archevêque... Ouf ! Diront certains qui ont encore envie de croire dans une résurrection modernisée de l'Eglise ! D'après des experts en questions religieuses, l'Eglise catholique perd chaque année 1% de ses fidèles. Comme quoi tout ne va pas si mal et qu'il y a toujours un espoir quelque part...
Le quotidien du Vatican, l'Osservatore romano, rend un vibrant hommage au lave-linge à l'occasion de la Journée internationale des femmes. Et oui ! Plus que la pilule, et on s'en serait douté, la machine à laver a représenté une véritable émancipation pour la femme du XXe siècle, estime le quotidien. Car si elle interdit aux femmes d'avorter, elle entend les soulager quant aux nombreuses lessives que génère une pieuse maisonnée remplie de bambins.
Remontant aux origines de la machine à laver - l'invention supposée en 1767 par le théologien allemand Jacob Christian Schaffern d'un premier modèle rudimentaire croit-on pouvoir affirmer du côté de Rome - le journal en fait l'éloge et évoque "la sublime mystique de pouvoir changer les draps deux fois par semaine au lieu d'une"... La mère Denis doit se retourner dans sa tombe ! Pour l'Eglise, la vedette...c est la machine...la belle affaire !
Si l'Eglise est soudainement devenue prompte à soulager le sort domestique des femmes, il en faudra plus pour qu'elle puisse passer pour moderne, il lui reste à faire un « petit effort » pour accepter la contraception et l'avortement en reconnaissant le droit des femmes à disposer librement de leur corps autrement dit, de leurs reconnaître la simple condition de liberté individuelle. Car comme le souligne un internaute sur le sujet, « ça fait plus que soulager, ça sauve des vies, auxquelles, parait-il, l'Eglise est très attachée... » Mais il y aura-t-il des hommes seulement un jour pour le voir ?
Une nouvelle occasion a été donnée récemment au Vatican de confirmer la façon dont l'Eglise utilise l'islam comme un cheval de Troie en faveur du retour de l'influence des religions dans l'espace public, et au cœur des grands choix de société.
Dans un discours du 7 octobre 2008, le pape Benoît XVI réagissant à la chute des marchés financiers avait avancé que si « l'argent disparaît, ce n'est rien » l'essentiel restant ailleurs puisqu'il concluait en affirmant que « la seule réalité qui vaille, c'est la parole de Dieu ». L'Eglise avait limité sa critique de la financiarisation du capitalisme et de ses dégâts au seul reproche fait au modèle de l'économie de marché « de s'être développé trop et mal au cours des deux dernières décennies. » Mais quelle n'a pas été la surprise des observateurs quand le Vatican, poussant sa volonté de rapprocher Dieu de plus d'influence sur notre destinée, d'avoir avancé que, les banques devraient prêter attention aux règles de la finance islamique pour restaurer la confiance chez leurs clients en ces temps de crise économique mondiale.
« Les principes éthiques sur lesquels est basée la finance islamique rapprochent les banques de leurs clients et du véritable esprit qui devrait caractériser tous services financiers. » a écrit le journal officiel du Vatican, l'Osservatore Romano, début mars (3/03/09). Un exemple dont les principes pourraient inspirer le financement de « l'industrie automobile ou les prochains jeux olympiques de Londres » selon le journal. L'éditeur de l'Osservatore, Giovanni Maria Vian, a dit que « les grandes religions ont toujours eu une attention commune à l'égard de la dimension humaine de l'économie », selon le Corriere della Sera (4/03.09).
Ces déclarations font une belle jambe aux licenciés de la semaine de chez Total ou de Continental qui ne partagent jamais les bénéfices lorsque les sociétés en font, pas plus qu'ils ne verront la couleur des 58 milliards de bénéfices des entreprises du CAC 40 en 2008, mais paient toujours le prix fort de la logique de la mondialisation qui autorise tout. Il ne faut pas attendre du côté du Vatican autre chose, en dehors de ces fameux conseils, qu'un soutien indéfectible à l'ordre donné des choses, celui du plus riche, qui promet au plus pauvre la première place au paradis pour lui faire accepter sa condition terrestre.
Sur le fond, on ne fait que revenir à cette bonne vieille conception de la religion comme opium des peuples, qui veut que la place de la religion est proportionnelle au degré de pauvreté pour aboutir à ce constat qui se fait jour en France et en Europe et qui veut que, comme dans les pays islamiques, plus il y a de pauvreté, plus on construit de mosquées. Nos dirigeants politiques invitent ni plus ni moins la religion, en ces temps de crise où on nous propose de régresser pour durer en reniant nos acquis, à prendre une place qui est celle des citoyens qu'ils veulent à tout prix dessaisir du pouvoir qui leur revient de choisir leur destin.
En participant au télé-crochet de M6 pour l'émission La « Nouvelle star », Jérémie Guneau, un jeune rockeur chrétien a fait sensation selon le journal La Croix du 11 mars dernier.
La « Nouvelle star » met en scène un jury de quatre personnalités qui sillonne le pays à la recherche des talents de demain. Les candidats retenus sont ensuite convoqués à Paris. Les meilleurs d'entre eux accèdent à la scène du pavillon Baltard pour une série de soirées en « prime time ». Ce télé-crochet très populaire révèle parfois quelques « ovnis » médiatiques,
Selon le journal « les téléspectateurs sont tombés sous le charme de ce chanteur sans grande voix, mais doué d'un humour contagieux et d'une foi décomplexée. » Il est vrai que côté voix, seules celles de dieu peuvent le sauver ! Le jury lui a reproché sa « voix abominable » et l'a recalé. Comme quoi la foi ne suffit pas...
Arborant un tee-shirt à l'effigie de la Vierge, l'intéressé jouait dans un groupe de « rock'n'roll garage » chrétien baptisé « The Catholix », un rockeur qui peut dire lui être arrivé d'aller tous les jours à la messe (sic) ! Sur le site Internet Myspace, le garçon annonce la couleur : « Faire un concert pour des damnés, des mendiants et le peuple des pécheurs, telle est notre vocation ! Comme a dit Jésus devant le tombeau de Lazare : Lève-toi, et swingue ! » Fervent catholique s'il en est, aîné d'une fratrie de cinq, issu « d'une famille catholique modeste » proche des Amis de l'Arche de Lanza del Vasto, il a suivi sa scolarité dans des établissements jésuite et mariste, a fréquenté les Focolari, et ne s'est jamais vraiment éloigné de l'Église, tout un programme...
Ce rockeur des Saintes Evangiles remarqué par le journal « la Croix » compte, croit-il, "Dépoussiérer un peu l'image des cathos". Il faudra, à la lecture des derniers événements plus que chanter des psaumes, mêmes en rock ou en rap, pour convaincre quiconque que le progrès est du côté de cette Eglise moyenâgeuse toujours égale à elle-même et repliée sur le passé, qui ne distingue dans les grands progrès de l'homme, pardon de la femme, que la machine à laver, préfère le viol à l'avortement, et pour tous, les bienfaits de la religion en économie via la finance islamique.
* Merci aux internautes qui ont, peu ou prou, par leur apports contribué à cette semaine d'actu pas catholique !
Guylain Chevrier
Historien
RIPOSTE LAIQUE
Recep Tayyip Erdogan, actuel Premier ministre turc, avait annoncé la couleur de son islam conquérant en 1997 alors qu'il était maire d'Istambul : « les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes, les dômes nos casques et les croyants nos soldats. » Cette envolée lyrique lui valu quatre mois de prison et la perte de ses droits politiques.
Côté « soldats » de l'islam politique, l'Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) n'a rien à lui envier. En effet, cette organisation islamiste qui contrôle désormais de nombreux CRCM et qui pilote la plupart des projets de mosquées-cathédrales en France, est issus de l'organisation égyptienne des Frères Musulmans. Elle partage d'ailleurs avec sa maison-mère les mêmes mentors idéologues, dont le fameux prêcheur Youssef al-Qaradhawi, directeur spirituel des écoles de formation de l'UOIF.
L'UOIF publie régulièrement dans ses brochures les thèses de Qaradhawi, ainsi que celles d'Hassan al-Banna, fondateur des Frères Musulmans, et Sayyid Qotb, théoricien du jihad. Youssef al-Qaradhawi intervient régulièrement aux congrès annuels de l'UOIF au Bourget.
Certes, l'UOIF se défend d'appeler explicitement au jihad pour éviter les foudres de la justice. Mais sa maison-mère, les Frères Musulmans, ne cache pas ses intentions hégémoniques et guerrières, résumées dans la devise de l'organisation : « « Allah est notre objectif. Le prophète Mahomet est notre chef. Le Coran est notre loi. Le djihad est notre voie. Mourir dans les voies d'Allah est notre plus grand espoir. »
On comprend mieux pourquoi l'UOIF fait pression, partout en France, pour l'édification de mosquées gigantesques et disproportionnées ; sans aucune mesure avec les besoins de la communauté musulmane qui, dans sa très grande majorité, ne se reconnaît pas dans l'UOIF et ses thèses.
Et une preuve supplémentaire de cette volonté d'un islam ostentatoire se trouve dans l'affiche du prochain congrès de l'UOIF au Bourget :
Au milieu d'une ville futuriste, on aperçoit un minaret qui émerge, ainsi que le clocher d'une église. Mais le minaret, nouveau dans ce paysage moderne, est volontairement dessiné plus haut que le clocher traditionnel :
Voilà sans doute le type de « spécificités » arrogantes que voudra « assumer » l'UOIF dans nos « sociétés modernes » : après le voilage des soldates de l'islam et les mosquées-madrassas pour endoctriner les fidèles, les minarets-baïonnettes d'où, demain, résonneront les appels à prière cinq fois par jour.
Evidemment, les responsables de projets de mosquées de l'UOIF disent qu'il n'y a aucun appel public à la prière musulmane sur notre territoire. Pour le moment. Mais hier, ils nous juraient que le voile islamique était tout à fait marginal et qu'il ne posait aucun problème. On connaît la suite !
Comme exemple de ce double discours qui grignote à petit pas le territoire républicain et laïque, citons Tarek Oubrou, imam UOIF de Bordeaux, qui prétend prôner un islam modéré, mais qui tient un tout autre discours quand il s'adresse à des musulmans dans ses conférences sur... Hassan al-Banna, fondateur des Frères Musulmans : « Le Califat qui est le symbole de la réunion et de l'union de toute la communauté, c'est le symbole de la force des musulmans. Un 2 mars 1925 le Califat est déclaré abolit par Mustapha Kemal connu sous le nom de Atatürk, c'est-à-dire le père des turcs, qui est un juif d'origine et qui s'est déguisé en musulman. La oumma se trouve alors dans une situation illégale [...] car le Califat est une obligation, et la réunion des musulmans, l'union autour de ce Calife est une obligation. » (1)
Pour reprendre le slogan de son affiche, s'agit-il là d'une « spécificité à assumer » pour l'UOIF, ou d'une « valeur à partager », et à partager avec qui ? Peut-être avec Nicolas Sarkozy, qui a introduit le loup de l'UOIF dans la bergerie de la République française, mais pas avec les Français.
Martine Chapouton
(1) http://www.islamisation.fr/archive/2008/02/04/la-prochaine-grande-mosquee-de-bordeaux.html
Je pense que tout le monde (ou presque) a entendu parler de l'histoire glauquissime de cette brésilienne
de neuf ans qui est tombée enceinte à la suite d'un viol. C'est son beau-père qui abusait d'elle depuis l'âge de six ans. Cette « activité sexuelle » imposée à la petite innocente a
provoqué une grossesse et la fillette, enceinte de jumeaux, a avorté sur décision médicale.
Jusque-là l'affaire était déjà suffisamment sordide. Mais ces religieux, ces « fous de Dieu », ces personnes qui ont voué leur vie à Satan ont voulu la rendre encore beaucoup plus sordide en décidant d'excommunier la petite fille, sa mère et l'équipe médicale. Seul le violeur a échappé à leur colère. Explications : Il paraît que pour cette sainte église, le viol et moins grave que l'avortement. Et comment ! D'ailleurs, en matière de viol et de pédophilie, ces chers évêques et curés en savent quelque chose. Alors qu'en matière d'avortement, ils ne connaissent rien puisqu'ils ont fait vœu de chasteté et ne savent même pas comment l'on conçoit un enfant. La naissance de Jésus est la seule qui ne représente aucun mystère à leurs yeux.
Le plus terrible dans ce drame c'est que l'excommunication s'est faite avec la bénédiction du Vatican. Comme quoi ! Au moment où Ratzinger lève l'excommunication de quatre évêques intégristes, dont un négationniste notoire, il applaudit à celle d'une victime âgée de neuf ans. J'ai de plus en plus de mal à croire que ce genre de religieux soient au service d'un Dieu, je pense plutôt qu'ils sont les bras droits du Diable !
Que dire de plus face à une telle affaire ? Rien. À part les traiter de cons, d'imbéciles, d'idiots et de fanatiques, je ne vois vraiment pas, quel débat philosophico-théologique une histoire pareille pourrait-elle susciter. Mais faut-il rappeler peut-être que Dieu a dit soit et le con fut !
par mohamed sifaoui publié dans : mohamed-sifaouiREPUBLIQUE LAIQUE ET SOCIALE
lundi 9 mars 2009, par Roger Heurtebise
Nous avons vu, dans le précédent article, que l'islam était incompatible avec la culture européenne, et que par conséquent son apport intrinsèque a été nul, que ce soit dans l'Histoire ou par l'immigration récente. Alors les gouvernants et les médias ont déployé une propagande d'Etat pour imposer l'idée contraire selon laquelle « l'islam est une chance pour la France », et qu'il fallait absolument marier Mahomet et Marianne. Et tous ceux qui s'opposaient à ce mariage étaient désignés comme des racistes « islamophobes ». Mais finalement, cette opération réalisée aux frais du contribuable n'est pas totalement vaine puisqu'elle fut contre-productive pour ses auteurs.
Les gouvernements de la plupart des pays européens se sont trouvés devant la même difficulté que Nicolas Sarkozy. Face aux revendications islamiques d'une partie des gens issus de l'immigration musulmane, et au lieu de défendre les valeurs de leurs propres pays, ils ont prôné en chœur la solution contraire : le métissage obligatoire, et le catéchisme du multiculturalisme. Les peuples ne trouvent aucun intérêt à l'islam, et plutôt des inconvénients ? On allait leur en faire bouffer tant et plus, par des campagnes médiatiques de promotion d'un islam « RATP » (religion d'amour, tolérance et paix), par la diabolisation et la « reductio ad hitlerum » de tout « islamophobe », et - pour les plus récalcitrants - par des menaces voire des procès menés par des officines relais comme la Halde, le Mrap et la Licra en France, ou leurs équivalents dans d'autres pays.
Ainsi, les mosquées devaient être payées par les contribuables laïques parce que, subitement, elles leur apporteraient une richesse « culturelle ». On oublie simplement de dire laquelle. On contraint les citoyens à verser leur impôt à l'islam parce que c'est pour leur bien, parce que la future mosquée sera « républicaine », et n'aura rien à voir avec l'« islam des caves » où règnent les intégristes. On oublie simplement de leur dire que ceux qui réclament des mosquées, ce sont ces gens de l'islam des caves, parfois à coup de force contre des élus ou des municipalités. Pourquoi deviendraient-ils « modérés » si on leur cède ?
Mariages forcés et réparations d'hymen n'auraient rien à voir avec l'islam, selon des reportages télévisés en prime time, même si 90% des jeunes filles concernées sont d'origine musulmane. Un aumônier musulman dans la gendarmerie est présenté dans les journaux télévisés comme ayant la mission principale de convertir ses collègues aux valeurs républicaines. C'est donc qu'ils ne les partagent peut-être pas assez. Mais quand le même aumônier s'exprime en vidéo sur le site islamogauchiste oumma.com, alors il explique que ses deux premières tâches seront d'organiser au sein du ministère de la Défense les repas hallal des militaires musulmans et leurs pèlerinages à la Mecque. Comme intégration, on fait mieux !
Le président de la République lui-même participe à cet endoctrinement, en expliquant doctement à un repas du Crif que rien dans le Coran n'appelle à la violence et au fanatisme. Même son de cloche chez le recteur de la Grande Mosquée de Paris, qui déclare à la télévision que l'islamisme n'a rien à voir avec le Coran, un « livre de paix », et Mahomet, un « homme de paix ». Les ministres et les élus de la République multiplient les « ruptures du jeûne » dans les mosquées. Ils donnent l'exemple aux Français : il faut se marier avec l'islam, avec ses voilées et sa viande hallal, puisqu'on vous dit que c'est pour votre bien !
Nicolas Sarkozy va encore plus loin dans son discours du 17 décembre 2008 sur l'« égalité des chances et la diversité ». Pour lui, il faut relever le « défi du métissage que nous adresse le 21ème siècle ». Ah bon ? Depuis quand les siècles lancent des défis ? Le président de la République insiste : « Ce n'est pas un choix, c'est une obligation, c'est un impératif, on ne peut pas faire autrement ! » Il disait jadis la même chose pour le mondialisme et l'ultra-libéralisme qu'il condamne aujourd'hui... Et il appelle les Français à se métisser « partout en même temps ». Pour les récalcitrants, il brandit la menace de la coercition : « Si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudra alors que la République passe à des méthodes plus contraignantes encore ». La police politique de la Halde va devoir recruter.
Curieusement, Nicolas Sarkozy évite de définir le mot « métissage », dont il fait pourtant un défi national et personnel. Le « métissage », c'est l'un de ces mots-valises, qui permet de passer en douce du métissage racial - que seuls de rares extrémistes racialistes remettent en cause - à un métissage culturel dans un grand élan de « tout se vaut » et d'effacement des identités nationales et des cultures autochtones. On vante le droit des immigrés à retrouver leurs « racines », mais les Français pourtant dits « de souche » sont qualifiés de franchouillards chauvins et de xénophobes maurrassiens s'ils revendiquent les leurs. A ce compte-là, le « métissage culturel » sarkozyste et droitsdelhommiste, c'est l'idiot utile d'un islam conquérant, qui n'espérait pas qu'on lui offre sur un plateau un tel cheval de Troie.
Quiconque s'oppose à cette propagande d'Etat est immédiatement traité de « raciste anti-musulman ». Jusqu'au sommet de l'Etat, on entretient la confusion sur le mot « islamophobie », en l'assimilant au racisme et à l'antisémitisme. Des députés proposent même des projets de loi pour rétablir le délit de blasphème. Charlie-Hebdo est traîné en justice pour des caricatures de Mahomet. Sans crainte de la contradiction, le directeur de Charlie-Hebdo traite à son tour Geert Wilders de « facho rasé » dans l'un de ses éditoriaux suite au film anti-islam « Fitna ». La confusion entre islamophobie et racisme est contagieuse chez les élites de gauche. Mais heureusement, elle ne touche que des vedettes médiatiques qui se radicalisent dans leurs tours d'ivoire, et qui s'apercevront trop tard qu'ils tuent leur propre fond de commerce. Le peuple de gauche n'est pas plus dupe que celui de droite.
Nous pourrions multiplier les exemples de ces matraquages dont on a gavé tant et plus les Français. C'est un véritable bourrage de crâne, qui a provoqué un rejet massif. Car malgré toute cette propagande et toutes ces intimidations, ça ne marche pas. Tout au contraire, les rares enquêtes ou sondages montrent que les Occidentaux sont de plus en plus « islamophobes » au sens propre, c'est-à-dire qu'ils ont une opinion de plus en plus négative de l'islam et qu'ils rejettent de plus en plus l'islamisation forcée.
On a tenté de rejeter la faute de cette « islamophobie » sur le 11 septembre 2001, mais en vain. En effet, les affaires de voiles islamiques avaient commencé douze ans plus tôt, avec l'activisme militant de l'UOIF filiale des Frères Musulmans égyptiens, ou de Thomas Abdallah Milcent formé à l'islam par les combattants afghans du Hezb-i-Islami de Gulbuddin Hekmatyar... dès 1980. Et huit ans après l'effondrement des tours du Word Trade Center, les offensives de l'islam conquérant sont exactement de même nature que vingt ans avant. Elles sont simplement plus nombreuses et plus ostentatoires. Certes, les terroristes islamiques ne donnent guère une bonne image de l'islam, mais il est tout de même curieux de s'abriter derrière leurs attentats pour dire que l'islam serait de nature pacifiste et que ce sont les Occidentaux qui seraient racistes et haineux.
Les politiciens eux-mêmes commencent à se faire plus discrets dans leurs relations avec les représentants de l'islam car ils perçoivent les réactions de terrain. Eric Raoult, député UMP, a oublié qu'il faisait les marchés du « 9-3 » avec Dhaou Meskine, secrétaire général du Conseil des Imams de France, dès que celui-ci fut mis en examen pour financement du terrorisme, non justification de ressources et abus de confiance aggravé en relation avec une entreprise terroriste. Son collègue Jean-Christophe Lagarde ira jusqu'à mentir à ses administrés, leur faisant croire que la « mosquée municipale » qu'il a fait construire avec leurs impôts était destinée à être un « centre culturel polyvalent ». Dans un repas avec des musulmans, il leur expliquera les raisons de cette duplicité : il ne faut pas faire « trop de bruit » sur ce projet de mosquée à cause des « Drancéens qui râlent ». Le maire de Rochefort craint également ses administrés, puisqu'il refuse de s'expliquer à l'antenne d'une radio locale sur le fait que son équipe loue un terrain municipal destiné à la construction d'une mosquée... pour un loyer fictif de 50 euros par an ! Quant à .Martine Aubry, elle devient amnésique lorsque des journalistes d'Arte lui rappellent sa création d'horaires de piscine municipale réservés aux musulmanes. Tout comme François Bayrou et Jean-Christophe Lagarde qui prétendent ignorer les engagements passés de Djamel Bouras - candidat Modem aux législatives 2007 - en faveur de la chaîne Al Manar du Hezbollah, en soutien de Dieudonné ou contre la loi sur la laïcité à l'école... aux côtés du Parti des Musulmans de France.
Même Nicolas Sarkozy s'aperçoit que son CFCM est un échec, puisqu'au lieu de contrer les islamistes de l'UOIF, il lui a donné l'occasion de noyauter la plupart des CRCM, de lancer des milliers de projets de mosquées, et de parler encore plus au nom des musulmans de France. Le futur président de la République, alors ministre de l'Intérieur, a bien tenté d'allumer un contre-feu, une sorte de CFCM bis, avec l'aide d'Abderrahmane Dahmane qui pointait à l'UMP. Mais son protégé n'a pas dû trouver le marché assez intéressant, puisqu'il a rejoint les Verts et le PCF aux élections européennes de 2004... avant de revenir à droite comme « chargé de mission » à l'Elysée.
Le président de la République s'apprête à allumer un second contre-feu, un CFCM « laïque » concocté par Henri Guaino et la sous-préfète Malika Benlarbi, qui devait être inauguré le 25 mars prochain. Le projet est finalement en suspend suite à une fuite dans la presse qui a alerté et indigné le CFCM.
Ce projet échouera comme les précédents, car la masse de ceux qu'on nomme les « musulmans laïques » sont avant tout des laïques qui n'ont d'islamique que leur origine géographique et familiale, qui sont souvent non pratiquants ou apostats, qui ne demandent ni mosquées ni voiles ni cantines hallal ni aucun « accommodements raisonnables ». Ils sont français de cœur et de culture, et veulent simplement qu'on leur foute la paix et que les musulmans radicaux cessent de parler en leur nom. Ils ne veulent pas servir de caution aux prosélytes de l'islam ni à ceux qui composent avec. Ils nous préviennent sans cesse contre les méthodes des islamofascistes qui ont mis à feu et à sang l'Algérie et d'autres pays dont ils sont originaires. Ils intègrent les rouages de la société civile française où ils peuvent partager cette expérience auprès de nos compatriotes. Ils n'ont pas eu besoin de « discrimination positive » et de quotas ethniques pour cela. Ils n'ont donc davantage besoin de représentants spécifiquement « musulmans » à la table de la République puisqu'au contraire ils ne veulent pas de communautarisme religieux.
Ces laïques d'origine musulmane ont préféré Marianne à Mahomet, et Nicolas Sarkozy voudrait les ré-islamiser, et il voudrait qu'ils soient l'incarnation de l'improbable mariage entre islam et Occident. C'est une assignation essentialiste à une religion totalement contre-productive pour les intéressés. C'est pour toutes ces raisons que tous les projets de « CFCM laïque » ont échoué ou échoueront.
Malgré ces corrections de trajectoire et ces vaines tentatives de récupérations, malgré tout l'argent public consacré à cette campagne dispendieuse par nos gouvernants, nos élus et les médias, la distance ne fait que s'accentuer entre la propagande de l'islam « RATP » qui continue, et les Français qui fuient le « vivre ensemble » avec les « barbus » et les « accommodements raisonnables ». Une sorte de résistance passive au métissage obligatoire et au mariage forcé avec l'islam se développe. La Halde est obligée de demander de plus en plus de pouvoirs para-policiers et para-judiciaires pour y faire face. Dans une récente proposition de loi sur la « promotion de la diversité », le Parti Socialiste accourt à son aide en demandant la création d'un délit d'entrave aux décisions de la Halde, ce qui aurait donné force de loi au moindre diktat ubuesque de cette officine. Mais heureusement, la commission parlementaire chargée d'étudier le texte a écarté ce déni de droit et de démocratie.
Tout comme pour le Traité de Constitution Européenne rebaptisé Traité de Lisbonne, l'Etat veut forcer les peuples à accepter ce qu'ils refusent, et ces méthodes antidémocratiques et totalitaires en deviennent de plus en plus contre-productives. Plus Geert Wilders est diabolisé, et plus il est populaire en Hollande et en Europe. Plus les médias suisses s'insurgent contre un projet de référendum pour interdire les minarets, et plus les Suisses expriment leur approbation de cette interdiction dans leurs réactions sur internet et dans les sondages. Plus la Halde persécute des Français parce qu'ils refusent l'islamisation de leurs écoles, leurs entreprises ou leurs quartiers, et plus elle apparaît aux yeux de nos concitoyens comme une organisation de commissaires politiques au service de l'islam conquérant. Plus les voiles et les mosquées prolifèrent, et moins les Français se sentent chez eux et demandent des comptes - dans tous les sens du terme - aux politiciens complices. Plus on leur dit que « l'immigration est une chance pour la France », et plus ils croient le contraire. Plus on leur dit que l'islam les « enrichirait », et plus ils se demandent combien de leur argent public a été dépensé en vain dans cette fable.
Le mythe d'un islam « RATP » et « francisé » qui apporte sa contribution bénéfique à la « diversité » française a donc vécu, et ses thuriféraires n'ont fait qu'accentuer son rejet. Tout simplement parce que les faits sont têtus et finissent par se révéler, et parce que ce mythe était basé sur le mensonge de gouvernements qui n'osent pas reconnaître qu'ils n'ont pas réussi l'assimilation ou l'intégration de certaines populations musulmanes. Puisque l'islam est difficilement « francisable », on a tenté d'« islamiser » les esprits de nos concitoyens, quitte à saper le pacte républicain et laïque. C'est un échec monumental ; pourtant nos gouvernants continuent à s'y enfoncer.
On a voulu faire un mariage forcé entre l'islam et la République française, entre Mahomet et Marianne, et cela nous conduit dans une impasse dramatique. Nicolas Sarkozy voulait célébrer ces noces par peur d'une radicalisation : « Une identité humiliée, c'est une identité radicalisée », disait-il à Alain Duhamel. Il répétera le même slogan à Ryad, vantant les bienfaits de l'identité musulmane au pays où les autres croyants sont persécutés. Mais curieusement, il oubliait l'identité française - dont il a pourtant fait un ministère... - qui se sent « humiliée » par l'islamisation de son territoire.
Bernard-Henri Lévy et Philippe Val exprimaient les mêmes craintes que Nicolas Sarkozy, quand ils disent à propos du film « Fitna » de Geert Wilders qu'il « ne laisse d'autre choix que celui de l'affrontement ». Mais ce n'est pas Geert Wilders qui conduit à l'impasse de l'affrontement, c'est tout au contraire ce qu'il dénonce dans son film !
Ils craignent l'affrontement entre les peuples européens d'une part, et les personnes issues de l'immigration d'autre part. C'est ce que voulait dire Nicolas Sarkozy en évoquant maladroitement l'hypothèse que « s'il y avait une incompatibilité il faudrait les rejeter à la mer ». Mais ces craintes d'une guerre civile ne résolvent rien sur les problèmes de fond qu'elles ont au contraire masqués et favorisés, et de plus elles sont mal fondées. En effet, elles transforment un affrontement entre l'islam et les valeurs occidentales, en un affrontement entre des personnes ou des groupes de personnes, comme si les immigrés d'origine musulmane ou leurs enfants se rangeaient tous derrière la bannière de l'islam conquérant. C'est loin d'être le cas, et la moindre des choses, « s'il y avait une incompatibilité » entre la religion musulmane et les valeurs occidentales, ce serait de laisser à chacun le libre choix de l'une ou des autres, au lieu de « les rejeter à la mer ».
C'est ce que nous aborderons dans les prochains articles. Mais je voudrais insister sur le fait que nos gouvernants, nos élus et leurs relais médiatiques non seulement ont eu une stratégie contre-productive, mais ont accru les tensions et les risques. A force de nier l'identité française, et plus généralement les diverses identités européennes, les peuples autochtones se sentent étrangers dans leur propre pays.
Les Français qui se sont tant battus pour défendre leur laïcité la voit menacée et remise en question de partout. Dans les pays moins laïques, ce sont d'autres valeurs nationales qui sont menacées. Les Québécois ont été surpris d'apprendre qu'un groupe de musulmans a carrément demandé au propriétaire d'une traditionnelle « cabane à sucre » de faire dégager les autres occupants car c'était l'heure de la prière. Les parents d'élèves allemands ne souhaitent pas que leurs enfants aient des enseignantes voilées ; les parents français et britanniques non plus. Aujourd'hui les Suisses ne veulent pas de minarets qui défigurent leurs montagnes, tout comme ils ne voudront pas demain que le muezzin remplace leurs cloches. Dès qu'ils le peuvent, les Bruxellois de souche fuient les quartiers où ils ne sentent plus chez eux, tout comme les banlieusards français. Et même les sociologues qui prêchent le « vivre ensemble » à longueur d'émissions de télévision et d'ouvrages, refusent que leurs écoles soient déménagées dans ce qu'ils appellent euphémiquement les « quartiers populaires ».
Nos gouvernements n'ont pas du tout intégré l'islam dans nos pays, ils n'ont pas « francisé » l'islam. Tout simplement parce que l'islam n'est pas occidentalisable, puisqu'il est hégémonique et fondamentalement en contradiction avec les valeurs occidentales. Les islamologues européens le disaient dès le début du 20ème siècle, et nos gouvernants ne pouvaient l'ignorer. Alors ils ont fait tout le contraire : ils ont commencé à intégrer nos pays dans l'islam, ils ont contribué à les islamiser, et à l'encontre de leurs propres populations. C'est un déni de démocratie et du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Il est grand temps de rétablir ce droit par des voies politiques et pacifistes, si on veut éviter soit la soumission définitive à l'islam, soit des réactions incontrôlables de nos concitoyens, soit l'instrumentalisation de leurs ressentiments par une extrême-droite raciste.
Le mariage entre Marianne et Mahomet est impossible. Tout comme la conversion de Mahomet à Marianne ou l'inverse. Il nous faut envisager une séparation claire et définitive entre ceux qui font allégeance à nos lois et nos valeurs ceux qui veulent suivre peu ou prou leur charia. Cette séparation pourrait se faire par la libanisation de la France, par des mini-Kosovo dans les territoires perdus de la République, mais outre le fait que la France n'a pas à accepter cette annexion étrangère, ce ne serait qu'un pis-aller aussi ingérable que la bande de Gaza ou les colonies juives en Cisjordanie, et ce serait le ferment de querelles territoriales sans fin.
Il ne reste donc qu'une solution pour éviter les affrontements et satisfaire tout le monde : que ceux qui pensent qu'ils ne peuvent vivre « pleinement » leur islam politique en France ou en Europe, aillent le faire en terre d'islam. Utopie irréalisable ? Pas vraiment, comme nous allons le voir dans le prochain article.
(à suivre)
Roger Heurtebise
Malraux écrivait en 1956....
C'est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l'islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine. Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles. A l'origine de la révolution marxiste, on croyait pouvoir endiguer le courant par des solutions partielles. Ni le christianisme, ni les organisations patronales ou ouvrières n'ont trouvé la réponse. De même aujourd'hui, le monde occidental ne semble guère préparé à affronter le problème de l'islam. En théorie, la solution paraît d'ailleurs extrêmement difficile. Peut-être serait-elle possible en pratique si, pour nous borner à l'aspect français de la question, celle-ci était pensée et appliquée par un véritable homme d'Etat. Les données actuelles du problème portent à croire que des formes variées de dictature musulmane vont s'établir successivement à travers le monde arabe. Quand je dis "musulmane", je pense moins aux structures religieuses qu'a ux structures temporelles découlant de la doctrine de Mahomet. Dès maintenant, le sultan du Maroc est dépassé et Bourguiba ne conservera le pouvoir qu'en devenant une sorte de dictateur. Peut-être des solutions partielles auraient-elles suffi à endiguer le courant de l'islam, si elles avaient été appliquées à temps... Actuellement, il est trop tard ! Les "misérables" ont d'ailleurs peu à perdre. Ils préféreront conserver leur misère à l'intérieur d'une communauté musulmane. Leur sort sans doute restera inchangé. Nous avons d'eux une conception trop occidentale. Aux bienfaits que nous prétendons pouvoir leur apporter, ils préféreront l'avenir de leur race. L'Afrique noire ne restera pas longtemps insensible à ce processus. Tout ce que nous pouvons faire, c'est prendre conscience de la gravité du phénomène et tenter d'en retarder l'évolution".
< span style="font-size: 11pt; color: black;" lang="FR-CA">André Malraux, le 3 juin 1956
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