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  • Enoch
  • L'Esprit d'Enoch
  • Homme
  • 07/04/1963
  • politique écologie économie mes enfants
  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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LES PENSEES D'ENOCH

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Ce  n'est  pas  le  nécessiteux  qui  doit-être  secouru,  mais la misère qu'il faut combattre.

Ecologie

Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /Sep /2009 09:47

Pourquoi la faim dans le monde?

 

Selon le rapport de la FAO de l’an 2000, au stade atteint par ses moyens de production agricole, la terre peut nourrir 12 milliards d’êtres humains.

 

Pourtant, chaque jour sur la planète, environ 100 000 personnes meurent de faim et 826 millions d’individus sont actuellement gravement sous-alimentés.

 

Comment se fait-il qu’en dépit de nos prouesses technologiques nous ne soyons pas en mesure de répondre à notre besoin le plus vital ?

Pourquoi à l’ère de la surconsommation et du superflu, la perspective d’une pénurie alimentaire mondiale n’a-t-elle jamais été aussi proche ?

 

Que faire pour reconquérir notre sécurité alimentaire ?

 

En résumé, la faim dans le monde :

 

- n’est due ni à une fatalité, ni à une situation géographique, ni à un phénomène climatologique ;
- résulte de choix économiques ;
- est aggravée par la concentration agricole et la privatisation du Vivant ;
- peut être combattue efficacement par la souveraine alimentaire des populations sur leurs territoires, pour éliminer la faim et la malnutrition, et par une agriculture naturelle, économe et respectueuse des écosystèmes, devant remplacer impérativement l’agriculture productiviste chimique.

 

La place des paysans dans la société, comme gardiens de l’équilibre de la terre, doit être revalorisée.





Le libéralisme économique et la concurrence internationale

 

La faim n’est due ni à une fatalité, ni à une situation géographique ni à un phénomène climatologique.

 

Elle est avant tout une conséquence des politiques économiques imposées par les pays développés et leur aspiration à accroître leur hégémonie.

 

Les subventions à la production et aux exportations des pays du Nord leur permettent d’inonder les marchés du Sud de produits à bas prix, concurrençant les produits locaux.

 

Les pays du Sud abandonnent leur diversité et leur souveraineté alimentaires pour se tourner à leur tour vers des cultures d’exportation plus compétitives.

 

Le résultat fait que ni le Sud ni le Nord ne sont plus capables de répondre à leurs propres besoins alimentaires.

 

L’U.E. ne produit que 25% de ses besoins alimentaires en protéines végétales et demeure totalement dépendante du commerce extérieur pour les 75% restants.



La privatisation du Vivant

 

Les denrées agricoles sont considérées comme de simples marchandises susceptibles d’accroître les profits des entreprises et le PNB de la nation. Les semences sont modifiées afin de répondre à des critères de rentabilité maximale. Rendues volontairement stériles ou dégénérescentes, elles sont brevetées, obligeant les paysans, qui se transmettaient ce patrimoine de génération en génération depuis des millénaires, à les racheter chaque année. Aujourd’hui, cinq multinationales contrôlent près de 75% de la semence potagère au niveau mondial. 96% des tomates inscrites au catalogue officiel sont des hybrides F1 (non reproductibles). 80% des variétés potagères cultivées il y a 50 ans ont disparu.



La dépendance pétrolière

 

L’agriculture intensive est la plus dispendieuse que l’humanité n’est jamais pratiquée. Entièrement dépendante des engrais chimiques, elle l’est de fait à l’égard du pétrole, trois tonnes de pétrole étant nécessaires pour fabriquer une tonne d’engrais. La dépendance pétrolière est renforcée par le transport incessant des marchandises. Plus de 2000 millions de d’euros de produits agroalimentaires sont importés chaque année en France. De quoi nous interpeller sur l’avenir de notre alimentation devant les prévisibles pénuries de pétrole…



Insalubrité alimentaire

 

S’il est nécessaire de manger pour survivre, il est indispensable de bien manger pour être en bonne santé. Grippe aviaire, vaches folles, poulets aux hormones ou à la dioxine, porcs aux antibiotiques, salmonelles dans les produits laitiers, etc., avec l’agriculture productiviste, la nourriture qui a toujours été source de vie devient risque de mort. 4% de la nourriture en Europe contiendrait plus de résidus de pesticides que le maximum autorisé. L’absorption de ces produits chimiques (même à faible dose mais de manière répétitive) est susceptible de provoquer divers troubles et maladies (baisse du système immunitaire, fatigues chroniques, pertes de mémoires, grippes persistantes, perturbations du système endocrinien, baisse de la fertilité, cancers, etc.).



Voir aussi les propositions

 

Pratiquer l'agriculture biologique

Faire son potager agroécologique

Acheter bio et de saison

Achter local et favoriser l'artisanat

Manger plus végétarien



Quelques liens

 

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La mainmise des multinationales

 

Le marché agricole mondial est désormais concentré entre les mains de quelques multinationales privées, plongeant dans la dépendance et l’insécurité alimentaire la quasi-totalité des peuples de la planète.

 

Le modèle alimentaire encouragé par les gouvernements les plus puissants et par les organismes internationaux est celui de l’agriculture intensive, productiviste et à grande échelle, considérée comme étant la seule viable et adaptée à un monde globalisé.

 

Les agricultures paysannes et vivrières sont éradiquées et avec elles 10 000 ans de cultures et de savoir-faire traditionnels.

 

Une exploitation agricole disparaît toutes les vingt minutes en France et en moins d’un siècle, 3% d’exploitants agricoles ont remplacé 50% de paysans.



La terre arable mal-traitée et désertifiée

 

Plus de 90% de la surface agricole du monde industriel est aujourd’hui inondée de pesticides. La France en est le premier consommateur européen et un fruit peut subir jusqu’à 50 traitements. Les pesticides sont en partie responsables de la disparition des abeilles qui assurent 80% de la pollinisation des plantes. Sans elles, ni fruits, ni légumes ! Ces pratiques désastreuses épuisent la terre et la rendent stérile. Depuis 1945, 540 millions d’hectares de terres, l’équivalent de 38% de la surface cultivée actuellement sur la planète, ont été dégradés par des pratiques agricoles non viables et ont du être abandonnés. Au total, 700 tonnes de sols fertiles disparaissent chaque seconde de la surface du globe alors qu’il faut environ 500 ans pour que se constituent 2,5 cm de terre arable.



La menace des agrocarburants

 

Le développement des agrocarburants comme nouvelle politique énergétique pour le monde risque d’avoir de graves répercussions sur l’environnement et d’accroître le fléau de la faim.
Ces cultures intensives s’implantent en ayant recours à la déforestation, à l’expropriation de petits paysans, aux OGM et à de nombreux pesticides, mettant à mal la préservation des dernières terres fertiles du globe. Il semble aberrant que dans un monde où chacun ne mange pas à sa faim, on puisse attendre de la terre de « nourrir » nos voitures. Dopés par la demande croissante d’agrocarburants, les cours du maïs sont en train de flamber, rendant difficile son accès au plus grand nombre. Enfin, la production d’un litre d’agrocarburant requiert 1000 à 3000 litres d’eau, ajoutant une menace supplémentaire sur la ressource en eau déjà rar



Que faire ? Réhabiliter la souveraineté alimentaire des populations

 

La souveraineté alimentaire des populations sur leurs territoires est la voie à suivre pour éliminer la faim et la malnutrition. La priorité de l’agriculture doit être la satisfaction des marchés locaux et nationaux. Une agriculture naturelle, économe et respectueuse des écosystèmes, doit remplacer impérativement l’agriculture productiviste chimique. La place des paysans dans la société, comme gardiens de l’équilibre de la terre, doit être revalorisée. De multiples petites structures à taille humaine produisant une alimentation diversifiée de qualité doivent être privilégiées. Cultiver soi-même son potager ou acheter des aliments locaux, biologiques et de saison sont des alternatives d’avenir.



Quelques livres

 

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Par Enoch - Publié dans : Ecologie
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 22:05

Taxe carbone : La décroissance mise en pratique pour se serrer encore plus la ceinture !

lundi 14 septembre 2009, par Guylain Chevrier


Finalement le Président a fixé la taxe carbone à 17 euros la tonne de CO2, après la mise en scène de la semaine passée où on a voulu le présenter en contradiction avec son Premier ministre selon un scénario bien huilé. Derrière ces faux-semblants on a trouvé l’excuse des arbitrages où les verts se sont encore illustrés pour justifier cette taxe injuste.

Une mise en scène qui a permis à ces messieurs d’arriver à leur fin, pour porter le prix de cette nouvelle taxe au niveau désiré, qui n’est d’ailleurs qu’une première étape. En attendant que les foules se révoltent contre cette énorme manipulation politique, la taxe alourdira le prix du litre de super sans plomb de 4 centimes (+ 3 %), soit 2,3 euros pour un plein de 50 litres, celui du diesel de 4,5 centimes (+ 5 %) et celui du fioul de 4,5centimes (+ 7 %).

Le gouvernement met en avant le fait que les prix des carburants ont davantage baissé depuis un an. Il est bien le seul à s’en apercevoir, car à la veille des vacances et des retours, les prix des carburants ont encore fait du yo-yo, pour flirter avec le pic qu’ils avaient connu lorsque le baril s’envolait l’année passée. Le prix du gaz augmentera de 0,35 centimes par KWh, soit un surcoût moyen de 60 euros par an. « La hausse du tarif du gaz atteindrait 7 % si la taxe carbone était intégralement répercutée lors des prochaines révisions de tarifs », indique l’Elysée.

Le coût global de la taxe (TVA incluse) s’élève à 2,7 milliards d’euros pour les ménages, soit 74 euros en moyenne par foyer fiscal. Selon les calculs de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), un couple vivant dans un appartement de 70 m chauffé au gaz paierait moins de 32 euros, tandis qu’un couple vivant dans une maison individuelle de 150 m chauffée au fioul paierait 132 euros par an. Pour un particulier parcourant chaque jour 100 km en voiture, le surcoût représente 122 euros par an.

Si les couches les plus modestes de la population sont touchées par cette nouvelle taxe, les classes moyennes sont particulièrement visées, une catégorie de la population qu’on est en train de tirer vers le bas sur tous les plans en les faisant payer en lieu et place des gros salaires et des riches qui peuvent compter entre autres, sur le bouclier fiscal. Un très mauvais signe pour l’avenir de notre société, pour laquelle ces classes moyennes représentent la possibilité d’une l’évolution sur l’échelle sociale. C’est un symptôme grave des effets de la crise et de la façon dont on oriente aujourd’hui notre société vers plus d’inégalités, entre autres derrière le prétexte de la taxe carbone.

 

Le coût ne sera « que » de 2 milliards pour les entreprises. 270 millions pour l’industrie (0,4 % de la valeur ajoutée), les entreprises les plus consommatrices d’énergie (verre, ciment, sidérurgie, etc.) étant exemptées de taxe, car déjà soumises au marché européen des quotas. La part additionnelle de la valeur ajoutée liée à la taxe atteindrait néanmoins 18 % pour la fabrication d’engrais et 5,7 % pour la chimie minérale et les matières plastiques. Pour le secteur tertiaire, le surcoût représente 570 millions d’euros (0,04 % de la valeur ajoutée), les plus exposés étant les cafés, hôtels et restaurants (0,13 % de la VA). Les secteurs de l’agriculture et de la pêche subiraient une ponction de 133 millions d’euros. Enfin, le secteur du transport devra acquitter 1,09 milliard de frais supplémentaires, assumés par les transporteurs français comme par les internationaux de passage (1,9 % de la valeur ajoutée pour le transport de marchandises interurbain).

Qui va payer aussi ces augmentations, le consommateur qui paiera ainsi deux fois. Un véritable hold-up digne des pires malfrats du capitalisme ! Du côté des changements attendus, l’Ademe estime que les émissions de CO pourraient diminuer de 4 % par rapport à la tendance (hors secteur soumis au marché des quotas), et de 14 % en 2020 avec une contribution relevée à… 54 euros. La consommation de carburants ne diminuerait cependant que de 1,25 % avec le prix actuel. L’impact serait plus fort sur les émissions de CO2 liées au chauffage (de 3 % à 6 %) et celles des entreprises (entre 3 % et 7 %).

Mais que représente les changements attendus à l’échelle mondiale en regard de ce qui apparaît comme une goutte d’eau si on considère l’énormité des émissions de pays comme la Chine ou l’Inde, pour ne citer qu’eux !

En réalité, la taxe carbone c’est la décroissance qui s’impose d’elle-même pour des millions de foyers français qui vont devoir se serrer la ceinture. On veut avec cette taxe changer les comportements, mais où sont les alternatives pour les banlieusards qui ne peuvent éviter de prendre leurs voitures, de banlieue à banlieue si mal desservies en Ile de France en transports collectifs, pour travailler ou chercher du travail. Et dans le dédale des taxes et impôts en tous genres qui grèvent le budget des ménages, où sont donc les moyens de se doter pour eux d’une voiture électrique pour la ville où elle peut seulement se trouver à être utilisée en regard des contraintes techniques actuelles, et une autre pour les grands déplacements du week-end ou des vacances ? Faudra-t-il économiser sur la sortie en voiture du dimanche après avoir déjà supprimé le cinéma ou la piscine ?

Les Cohn-Bendit, Hulot et consorts, demandent à ce que progresse cette taxe au plus vite à peine créée au nom de se mettre, selon ces bons apôtres, à la hauteur des enjeux. Voilà une bourgeoisie verte qui est sans complexe, appointant au système qui les met à l’abri du lendemain pendant que paient les autres, que souffrent des millions de familles paupérisées par la crise, avec cette taxe qui entérine une nouvelle injustice sociale à être la même pour tous peut importe sa richesse… C’est une logique de classe implacable et déjà vue !

De la grippe A à la taxe carbone : catastrophisme et principe de précaution contre la liberté de pensée

Dans l’émission « On n’est pas couché » samedi dernier sur France 2, le Professeur Debré qui dénonce les exagérations concernant la grippe A, qu’il présente comme bien d’autres spécialistes comme moins grave que la grippe saisonnière, devait s’exclamer pour donner une explication à cet emballement politico-médiatique : «  : « Il est terrifiant le principe de précaution ! » Effectivement, et il est un domaine où il sévit particulièrement, derrière la thèse du réchauffement climatique qui nous promet la fin du monde si on ne renonce pas au progrès, mis en accusation permanente. Il faudrait régresser pour durer !

Eric Zemmour devait surenchérir à propos du réchauffement climatique. Ce sujet avait occupé la dernière émission avec la présence de Claude Allègre, présenté comme un iconoclaste à opposer des arguments à ce phénomène que l’on ne pourrait contester. Le journaliste devait signaler avoir reçu de nombreux mails de chercheurs lui présentant des analyses différentes concernant la thèse dominante en question, qui soulignent leur difficulté à se faire entendre derrière le bruit de cette nouvelle idéologie dominante dont le principe de précaution est un des avatars.

Il est de ce point de vue intéressant de noter que des chercheurs qui eux, ont accepté le principe du réchauffement climatique, proposent face à la taxe carbone une toute autre approche de la chose. Ils avancent qu’il vaudrait mieux s’adapter au lieu de lutter.

Le statisticien prône une adaptation alliée à une réduction progressive et non pas drastique des émissions de CO2 et précise que "le problème du réchauffement ne se produira pas dans le monde développé mais dans les pays en voie de développement".

Une étude publiée par le statisticien danois Bjorn Lomborg et réalisée par des chercheurs italiens, conclut que limiter à 2°C le réchauffement climatique serait particulièrement coûteux et engendrerait une multiplication des taxes sur l’essence. Selon Bjorn Lomborg, ce projet pourrait diminuer de 12,9% le PIB mondial d’ici la fin du siècle. Autrement dit, sans même être sûr d’être sauvé du réchauffement climatique, la planète connaîtrait une catastrophe humanitaire à grande échelle bien réelle en même temps que la démographie poserait des problèmes de développement insolubles.

Investir dans des programmes d’adaptation au changement climatique, spécialement en direction des pays émergeants pressentis comme les plus touchés par le phénomène serait beaucoup plus rentable, estiment certains chercheurs. Un investissement de 10 milliards de dollars ferait selon eux gagner 16 milliards de dollars sur un siècle.

"S’il pleut moins, vous vous adaptez et vous utilisez le goutte-à-goutte. S’il pleut davantage, vous aurez plus de cultures et vous serez plus productifs" explique Bjorn Lomborg qui dirige le Centre de consensus de Copenhague. Il préconise la mise en place d’aides pour inciter les agricultures des pays en voie de développement à modifier leurs méthodes de culture mais aussi pour adapter les habitations aux changements climatiques à venir.

On voit que même du côté des défenseurs de la thèse du réchauffement climatique on propose des réponses différentes et qu’il n’y a pas en la matière une seule réponse.

L’écologie d’aujourd’hui est une pensée unique dangereuse à nous soumettre à une sorte de diktat qui pourrait nous conduire en vérité, à une des plus terribles catastrophes humaines de l’histoire !

L’écologie d’aujourd’hui, une pensée du sacré dangereuse pour l’homme !

Des changements climatiques n’ont cessé depuis l’origine de notre planète de se manifester, avec des périodes de réchauffements et de refroidissements, bien avant que l’homme ne foule la terre qu’il habite aujourd’hui. Le pire ici sans doute est que, derrière les thèses écologistes, on s’interdit de penser la planète comme vivante et poursuivant sa propre trajectoire à laquelle l’homme doit s’adapter pour survivre, pour s’émanciper et non s’y soumettre.

En l’espace de quelques années, les préoccupations écologiques ont envahi la scène publique et pèsent désormais lourd dans la vie politique française. Le consensus paraît total. Pour la communauté scientifique, le triomphe de cet « écologisme » n’est, hélas, en réalité qu’une défaite de la raison.

En 2008, la crise alimentaire mondiale est venue rappeler que l’espèce la plus menacée de la planète c’est l’homme. Face à ce défi, les savants ont une mission essentielle face à la montée des obscurantismes, faire entendre leurs voix à rebours des idées reçues sur ces questions qui engagent résolument l’avenir.

Seul ce qui est dans l‘ordre du sacré obtient ce statut qui est celui de la religion, tel que cette pensée unique et interdite d’opposition, que la thèse du réchauffement climatique qui a succédé à la théorie des trous dans la couche d’ozone qui devait nous réduire tous en cendres. Derrière l’enjeu d’un débat sur ce sujet

Dans ce contexte de crise du capitalisme à la recherche des moyens pour se continuer à tous prix qui pousse au repli de l’histoire, le retour du religieux n’est pas seulement dans le communautarisme mais aussi dans toutes les formes de la pensée, de l’écologie au principe de précaution et à l’obscurantisme ambiant, aux rancunes de la mémoire sacralisées, à l’icône de l’immigré comme exutoire des culpabilités.

Le chemin de notre liberté passe par briser cette pensée qui nous conduit vers le pire, à la défaite de l’homme !

Guylain Chevrier

historien

Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : Ecologie par blogs
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Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 07:49

Carbone, mon Amour

Dominique Guillet

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L’espèce humaine est maintenant confrontée à un choix fondamental:
c’est la Révolution Bio par le Carbone
ou le Nécro-Codex Alimentarius des multinationales mortifères. La Vie ou la Mort.

Péché de Carbone

Dans mon précédent essai, “Les Caniculs-bénis: une nouvelle hystérie religieuse au service de l’Ordre Mondial”, rebondissant sur la formulation de l’autrefois concepteur génial de la théorie Gaïa, James Lovelock, “une empreinte écologique plus noire que le péché”, [01]

La réponse parvint le jour même où mon article, un tantinet provocateur, je le concède, tentait de secouer les fondations de la pensée climatique unique. La “taxe-carbone” est maintenant intronisée et la photo de la poignée de mains entre Cécile Duflot et Mr Sarkozy fut omniprésente, durant plusieurs jours, sur le site web du Monde. Est-ce une alliance historique entre les forces du conservatisme et les Verts? Ou un brouillage d’images et de cartes? Espérons que les écologistes politiques se réveillent un jour de leur torpeur climatique.

Il est vrai qu’il est “révolutionnaire” d’imaginer pouvoir taxer les pollueurs. L’énergie nucléaire, tout d’abord, qui en ce moment a la partie belle parce qu’elle ne participe pas - c’est du moins ce que les Autorités prétendent - au réchauffement climatique anthropique, à la sauce CO2! (voir les marches de protestation contre le prolongement de la durée de vie des centrales nucléaires, en Allemagne, par exemple). Et puis “les empoisonneurs publics instillant chaque jour les produits que la chimie de synthèse livre à leurs profits et à leurs imprudences”, comme le disait Roger Heim [02], le Président de l’Académie Nationale des Sciences, en 1965, dans son introduction à l’ouvrage de Rachel Carson, “Le Printemps Silencieux”, qui, le premier, dénonça publiquement les ignominies des pesticides! Que le temps passe vite. Nous avons parfois l’impression de nous répéter.

Et puis, bien sûr, dans le domaine qui nous passionne avant tout, celui de l’agriculture, tous les pollueurs qui ont fait de la France une poubelle génératrice de cancers: pollution des eaux, pollution des sols, pollution de l’air, pollution des aliments, empoisonnement des abeilles, des oiseaux, de l’humanité, en bref de toute la biosphère. Ces pollueurs, ce sont les 98 % des “agriculteurs” qui ne sont pas bios, (et, bien sûr, tous les organismes d’Etat qui les ont encouragés depuis 1945), ce sont les multinationales de l’agrochimie, de la semence, et de la pharmacie (et, bien sûr, tous leurs complices dans les administrations de l’Etat, depuis 1945). Pour plus d’informations, nous conseillons aux lecteurs le passionnant ouvrage de Fabrice Nicolino et de François Veillerette “Pesticides, révélations sur un scandale Français” [03]. Néanmoins, la taxation de la pollution agricole ne serait en fait qu’une mesurette. Ce qui serait véritablement “révolutionnaire”, ce serait son interdiction pure et simple, aujourd’hui même.

Car, sans sombrer dans l’émotionnalisme, que chacun regarde autour de soi: combien de cancers, ou autres pathologies graves, dans la famille, dans les amis, dans l’entourage proche? Ces cancers sont-ils, oui ou non, issus du réchauffement climatique anthropique, à la sauce CO2?

Ce n’est pas mon propos, dans cet article, de commenter les finalités, les injustices, et autres litanies, accompagnant la “taxe carbone” et de rajouter à la cacophonie ambiante. Je souhaite évoquer, brièvement, la symbolique entourant la dénomination “taxe carbone” et, plus longuement, l’urgence de la régénération des sols, par le carbone.

Chaque mot, dans le langage, est chargé de connotations, de nuances, de couleurs, d’émotions, d’évocations, de parfums. Mais les mots, tels les cycles du climat, évoluent... et parfois se fanent. Le terme “écologie”, par exemple, a tellement été vidé de son sens qu’on hésite, de plus en plus, à en faire usage. Il est sans doute temps d’introduire une nouvelle terminologie: “écosophie”, “gaïasophie”... ou peut-être, d’ailleurs, une non-terminologie.

En effet, il y a 20 ans, les termes “écologie” et “économie” étaient clairement dissociés, et parfois même antinomiques; et pourtant, de par leurs racines grecques, ils signifient quasiment la même chose: oikos-logos et oikos-nomia, le terme oikos signifiant “le foyer”. Aujourd’hui, il en est tout autrement, le “capitalisme vert” a digéré le concept et l’écologie s’est métamorphosée, sous de nombreux aspects, en un gigantesque marché, de dupes bien souvent. Et la décroissance, dans tout cela? Pour les “conservateurs” (ceux-là mêmes qui n’ont rien “conservé” depuis un siècle et qui ont saccagé toute la biosphère), “l’écologie se conjugue avec la croissance”. Mr Barroso, le porte-parole officiel des lobbies et des multinationales, à Bruxelles, est fortement opposé à cette forme de sous-développement durable. “Croissez et multipliez”, la sempiternelle parabole des croissants et des petits poissons.

Le terme “taxe carbone” a été très largement plébiscité par toute la gente politique. Quant au capitalisme vert, c’est pour lui l’opportunité de s’engouffrer dans les labels “carbone neutre”, “produits sans carbone”, “vacances sans carbone”, “taxis zéro-carbone”, “homme zéro carbone” et autres berludondaines [05].

Comme le dit la publicité: “Devenir zéro carbone, c’est avant tout un acte civique, responsable et solidaire.” [04]

“L’Homme Zéro Carbone” est-il l’ultime Avatar de la société occidentale agonisante? Est-il la matrice de l’humanité mutante, une entité de silicium dépourvue de carbone, à l’image des vecteurs de la réalité virtuelle?

Nul besoin d’un doctorat en philosophie du langage pour pressentir que le terme “carbone” va évoquer dans l’imagination populaire, dans la conscience collective, la punition, la pollution, la culpabilité, l’opprobre sociale, en bref le Péché. Gageons qu’une pléthore d’organisations vont bientôt émerger afin d’aider le citoyen “coupable” à calculer son empreinte carbone, à compenser ses émissions de carbone, en bref à se libérer de son “péché de carbone” en le “séquestrant”, le Vilain. “Notre atmosphère qui est aux cieux, pardonnez-nous nos offenses de carbone”.

Et pourtant, le carbone, c’est la Vie. C’est la base de la vie, cela en est le fondement, cela en est l’infrastructure. Le carbone est omniprésent, dans la respiration, dans la nutrition... L’élément carbone est le plus mutin, le plus lutin, le plus vagabond de tous les éléments. L’an passé, il voguait au dessus d’un champ d’orge en Allemagne, aujourd’hui, il est dans votre chope de bière, et dans votre intestin, et demain il sera de nouveau reparti dans l’atmosphère. Le carbone est un grand voyageur, mais empreint cependant d’une patience infinie: il peut attendre son heure, pendant des millions d’années, “emprisonné” dans une roche. Le carbone est également le plus exalté, le plus séducteur, le plus “aimant” et le plus libertin de tous les éléments. (Les poètes diraient que c’est le Kokopelli du monde des éléments atomiques!). Il se complaît dans les unions, dans les attractions, dans les jaculations, dans les embrassades et dans les fusions. Il s’égare parfois même dans des “liaisons dangereuses”, à l’image du monoxyde de carbone. Le carbone est la base de la chimie organique et il existe des millions de composés organiques, tous contenant du carbone.

D’un point de vue symbolique, taxer le carbone, le coeur de la vie, c’est comme de taxer la sexualité, le coeur de la reproduction et de la jouissance orgasmique. La diabolisation du carbone, l’empreinte écologique noire comme le péché, est à l’image de la diabolisation de la sexualité qui a prévalu pendant deux mille années de monothéismes. La Mort, c’est la Vie sans Carbone.

D’aucuns vont encore soupirer, les grises mines, que la divagation est aisée et qu’il ne faut pas “tout mélanger”. Et pourtant, les Autorités ont assassiné Wilhelm Reich, dans sa prison, tout autant pour son apologie de la jouissance orgasmique que pour sa découverte d’énergies “alternatives”: ce n’est sûrement pas, par hasard, que Wilhelm Reich travailla sur l’atmosphère. Les Autorités détruisirent son laboratoire et firent un autodafé de tous ses ouvrages. (Non, ce n’était pas au Moyen Age, mais en 1957). L’atmosphère nous réserve, en effet, beaucoup de surprises et, pour ne pas alimenter la vindicte de nos détracteurs, nous ne mentionnerons qu’en passant toutes les recherches et les découvertes de pionniers tels que Nikola Tesla, Victor Schauberger et tant d’autres, enfouies dans les oubliettes de l’histoire pour ne pas gêner les puissants de ce monde.

Péché de carbone et tabou de sexe, tout est connecté et cela procède du même paradigme: l’incapacité de contempler la Beauté de Gaïa, l’incapacité de vivre en co-évolution avec l’être planétaire. Wilhelm Reich perçut dans le dysfonctionnement sexuel - la résultante de 2000 années de théologie de l’annihilation - “le noyau somatique de la triple pathologie de l’humanité: l’incapacité d’aimer en s’abandonnant réellement au plaisir, l’incapacité de s’autoréguler et l’incapacité de résister à la domination Autoritarienne”. [06]

Eu égard aux thèmes que nous souhaitons aborder, il y aurait beaucoup à dire sur l’incapacité de la société occidentale à s’autoréguler: elle détruit sa niche “écologique”, comme nulle autre espèce de la biosphère, victime d’un mythe mortifère: celui de la croissance infinie. Et quant à la domination Autoritarienne, il n’est que d’ouvrir les yeux et les oreilles. Pendant combien de temps, encore, les peuples vont-ils tolérer qu’une poignée de quelques centaines de voyous, déments et inhumains, transforment cette belle planète Terre en un Enfer et emmènent l’humanité vers la phase terminale et létale de la “peste émotionnelle”?
Mais, franchement, dans ces conditions, qui n’a pas envie de devenir un homme ou une femme “zéro carbone”?

Les sols agricoles: un puits de Carbone asséché

Après moult péripéties et aventures, la Planète Terre se lance dans l’odyssée végétale, il y a 465 millions d’années. Ainsi que nous l’avons évoqué dans notre précédent article, le monde végétal se contente alors de s’exprimer en troncs et en tiges, dépourvus de feuilles, car même si le taux de CO2 n’en est plus à 7000 ppm, il est encore beaucoup trop élevé pour que le règne végétal s’offre le luxe de la feuille. Cette situation perdure 40 millions d’années, sans feuilles, jusqu’à l’époque où la baisse de la concentration de CO2 atmosphérique permet à la feuille, telle que nous la connaissons de nos jours, d’émerger en tant que vecteur fondamental de la photosynthèse. [07] Les plantes à fleurs apparaissent il y a 200 millions d’années, environ, et les botanistes comparent cette “explosion” de diversité à un feu d’artifices, l’équivalent de l’explosion Cambrienne, qui est l’apparition “soudaine” des organismes pluricellulaires. Nous noterons, au passage, l’incapacité des botanistes, et autres paléontologistes, à s’exprimer autrement que par des “métaphores”, témoignant, par la même, de leur difficulté à réellement appréhender les voies de Gaïa.

L’Homme apparaît sur Terre il y a environ 3 millions d’années. C’est l’homme sauvage, le chasseur, le cueilleur. Sur l’échelle de temps Gaïen, ce n’est qu’un épisode fugitif: les dinosaures, en comparaison, demeurèrent sur Terre pendant 160 millions d’années.

Il y a 10 000 ans, environ, c’est le début de la crise, [08] l’émergence de l’agriculture et de tous ses dommages collatéraux: les grands prêtres, les armées, les tribunaux, les cités, les bureaucrates, en bref la civilisation. Il y a un siècle, le processus d’extermination des paysanneries Européennes se met en place par l’entremise de boucheries savamment orchestrées sous l’égide des drapeaux. L’agriculture devient une agriculture de guerre: tracteurs issus des tanks, engrais de synthèse issus des bombes, pesticides issus des gaz de combat...

L’agriculture s’est métamorphosée en une arme de destruction massive de l’humanité, entraînant l’intégralité de la biosphère dans son sillage. Et quel est le vecteur privilégié de cette arme de destruction massive? Ce sont les sols agricoles, exsangues de carbone et farcis de poisons.

A l’origine, avant l’émergence de l’agriculture, il n’y avait que des sols “sauvages”. Les premiers paysans ont commencé à apprivoiser leurs sols, à les “domestiquer”. Cette domestication, au siècle passé, s’est métamorphosée en une conquête: l’agriculture moderne et synthétique fonctionne, maintenant, “hors-sol”, symboliquement et littéralement. Les sols agricoles modernes sont à l’image de la laine de roche, de la laine de verre, ou autres matériaux utilisés par la culture en serre. L’agriculture moderne, et synthétique, est sortie victorieuse de ce combat contre les sols: ils sont, aujourd’hui, biologiquement morts.

Ainsi que le titrait très justement un article de Ouest-France en février 2009 [09]: “Les sols de notre planète crient famine”. Les sols agricoles ont faim de carbone, ils ont faim de matière organique. Pas de carbone: pas de vie, pas de micro-organismes, pas de vers de terre...

Au contraire de l’arnaque climatique, qui n’est qu’une vaste opération de diversion, et la source interminable de chicaneries, la situation des sols agricoles est catastrophique.

Selon l’agronome Claude Bourguignon [11]: “Sur l’ensemble de l’Europe, environ 90% de l’activité biologique des sols cultivés a été détruite par l’agriculture intensive. Je dis bien: détruites. Les zones les plus ravagées sont l’arboriculture et la vigne. Or l’activité biologique des sols est indispensable pour l’écosystème. Le sol est une matière vivante: sur trente centimètres d’épaisseur, il concentre 80 % des êtres vivants de la planète. Les vers de terre, à eux seuls, pèsent plus lourd que tous les autres animaux du monde réunis. Mais les sols abritent aussi des bactéries, des champignons et une myriade d’organismes qui se nourrissent de la matière organique. Or en Europe, le taux de matière organique du sol est passé de 4% à 1,4% en cinquante ans... En France, 60 % des sols sont frappés d’érosion. Actuellement, nous perdons en moyenne quarante tonnes de sol par hectare et par an.” [10]

Il est également une différence fondamentale entre l’agriculture paysanne traditionnelle et l’agriculture occidentale de guerre: la gestion traditionnelle des sols n’avait que peu d’impact “direct” sur la santé des sols sauvages. Il en est tout autrement actuellement: les poisons de l’agriculture toxique se sont répandus dans les sols sauvages et y sèment également le chaos.

Ce n’est pas notre propos de promouvoir un alarmisme apocalyptique et démobilisateur. Il nous paraît, cependant, fondamental de mettre en valeur un certain nombre de faits précis, non point issus de quelque simulation de super-ordinateur, mais décrivant la situation de nos sols agricoles planétaires affamés de matière organique et empoisonnés.

Vers de terre. Les vers de terre peuvent abonder dans des terres fertiles et saines. Une prairie permanente non traitée peut en compter de 150 à 400 par mètre carré, à savoir d’1,5 à 4 millions d’individus par hectare, ce qui représente une masse d’1 à 3 tonnes de vers par hectare. En comparaison, un vignoble ou un champ de céréales maltraités par l’agriculture industrielle et toxique n’en contient que d’un à trois individus par mètre carré. A savoir 130 fois moins. [12]

Erosion. A l’échelle planétaire, quelle est la quantité exacte de sol perdu chaque année en raison de l’érosion éolienne et hydrique? Les estimations les plus basses sont de l’ordre de 25 milliards de tonnes de sol par année. Selon les estimations les plus hautes, ce sont 2400 tonnes de sol, chaque seconde, qui partent dans le vent ou dans les océans, à savoir 76 milliards de tonnes de sol chaque année. Les estimations hautes nous semblent beaucoup plus probables car chaque année Costa Rica perd 1 milliard de tonnes de sols, l’Ile de Java en perd un milliard, l’Ethiopie en perd un milliard, etc, etc [12].

Selon le Professeur Pimentel, de 1956 à 1996, ce sont 1,5 milliard d’hectares de terre arable qui ont été abandonnés en raison de l’érosion. Cela représente un tiers des surfaces arables de la planète. Les USA ont perdu, en 150 ans d’agriculture intensive, 75% de leur humus! C’est 1m50 (150 cm) d’humus qui est parti à tout jamais dans les océans. En région tempérée, il faut 500 ans pour produire naturellement 2,5 cm d’humus. Cela veut dire qu’il faudra à la nature 30 000 années pour régénérer ce patrimoine humique aux USA.

En France, par exemple, selon la Chambre d’Agriculture du Pas de Calais, les agriculteurs de ce département perdent entre 10 et 100 tonnes de sol par hectare et par année. Lorsque l’érosion est de 100 tonnes de sol par hectare et par an, dans les champs de betteraves, cela signifie qu’il faut 100 ans à la Nature pour réparer 1 année d’agriculture intensive betteravière et qu’il faut 2000 ans à la Nature pour réparer 20 années d’agriculture intensive betteravière, à condition bien sûr de laisser les sols se régénérer en paix.

Dans ses écrits, John Jeavons a évoqué la perte de sol en relation avec la production agro-industrielle de nourriture: pour chaque tonne de nourriture produite, ce sont de 6 à 18 tonnes de sol qui sont irrémédiablement perdues. En Chine, par exemple, l’érosion serait maximale puisque le chiffre de 18 tonnes de sol perdues, par tonne de nourriture produite, est avancé. Les chiffres officiels évoquent la perte de 5 milliards de tonnes de sol chaque année dans ce pays. C’est une estimation strictement a minima.

Désertification. A l’échelle planétaire, ce sont 1370 hectares de sol qui sont désertifiés à jamais toutes les heures, ce qui fait 12 millions d’hectares chaque année, l’équivalent de la moitié de la surface agricole de la France. En Inde, par exemple, ce sont 2,5 millions d’hectares qui sont désertifiés chaque année. Vers 2000, on estimait à 150 millions d’hectares la surface agricole de ce pays. Cela signifie qu’en 2060, il ne restera plus un gramme de terre arable en Inde. Et selon certaines estimations, il en sera de même sur toute la planète. [12]

Pollution des eaux. En France, 96% de nos cours d’eaux et 61% de nos nappes phréatiques sont pollués par 230 produits de synthèse: la molécule la plus présente étant l’atrazine qui génère cancers (du sein et des ovaires), maladies cardio-vasculaires, dégénérescences musculaires, lésions des poumons et des reins, etc.

Destruction biologique des sols. En 2007, le boom des nécro-carburants fut une bénédiction, aux USA, pour les agriculteurs pratiquant la méthode dite du “non-labour” (plus de 20 millions d’hectares) en leur permettant de vendre leurs résidus végétaux aux centrales d’éthanol. Les dits résidus végétaux ne se compostant plus au champ car les sols succombent, suffoquent sous l’assaut des herbicides, et autres pesticides, appliqués en doses sans cesse croissantes dans ce type de “non-labour chimique” qui n’est qu’une vaste escroquerie et une gigantesque catastrophe écologique. Les sols sont dépourvus de vie microbienne et sont devenus biologiquement morts. Il en est de même en Amérique latine sur les surfaces agricoles en soja chimérique. Les sols sont tellement brûlés par le glyphosate de Monsanto que non seulement ils ne peuvent plus digérer la biomasse résiduelle après la récolte mais, en plus, ils nécessitent un apport d’engrais azotés; ce qui est le comble, le soja étant une légumineuse fixant naturellement l’azote de l’air. [13]

Production d’aliments-poisons. Les premiers ouvrages ont été écrits sur ce sujet il y déjà plus de 40 années et rien n’a véritablement changé. Saluons le courage du Professeur Dominique Belpomme [14], auteur de nombreux livres sur les substances cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques. Les sols de la Martinique sont tellement pourris par le chlordécone que les familles ont été prévenues, par le ministère, du risque qu’elles encourent si elles mangent trop de légumes issus de leur propre jardin, notamment les légumes racines, ignames, patates douces, carottes etc. La situation planétaire, sur le plan de la santé humaine, est réellement catastrophique et c’est un euphémisme. Que dire de plus? Certains “scientifiques” ont couvert cette ignominie pendant plus de 60 années alors que déjà, en 1963, Jerome Wiesner, le conseiller scientifique du Président Kennedy, avait déclaré que l’utilisation des pesticides est plus dangereuse que les retombées des bombes atomiques. Au début des années 1970, le scientifique Italien Mosca démontra que l’utilisation annuelle, aux USA, de 450 000 tonnes de produits chimiques, mutagènes et cancérigènes, représentaient l’équivalent de 72 500 bombes atomiques de type Hiroshima. Ses découvertes furent classées “secret défense”.

La Révolution par le Carbone

Pour tous ceux qui ont adhéré au dogme incontournable du réchauffement climatique anthropique, proclamons la bonne nouvelle, le nouvel Evangile du Carbone.

Le Rodale Research Center [15] a mis en place en 1981 une expérimentation portant sur 3 terrains cultivés [16]: le premier en agriculture conventionnelle chimique, le second en agriculture biologique avec légumineuses et le troisième en agriculture biologique avec compost. Il a publié ses premiers résultats au bout de 23 ans en 2003:

- aucune augmentation de carbone dans le sol en agriculture chimique.

- une augmentation de carbone variant de 15 à 28 % dans les deux autres terrains, la plus grande augmentation étant obtenue avec le compost.

Le Rodale Research Center en déduit la capacité de l’agriculture biologique de fixer par année et par hectare 1 tonne de carbone, l’équivalent de 3,7 tonnes de CO2. Et ce sans prendre en considération les réductions en émissions de CO2 dues aux besoins énergétiques inférieurs de l’agriculture biologique que le Professeur David Pimentel, de l’Université de Cornell dans l’état de New-York aux USA, estime à 63% des besoins énergétiques de l’agriculture chimique. Selon ces calculs, si la totalité de la surface agricole des USA, (à savoir 200 millions d’hectares) était reconvertie à l’agriculture biologique, cela annulerait les émissions de CO2 de 158 millions d’automobiles US chaque année, à savoir plus de la moitié du parc automobile US.

Le “Centre de Gestion et de Séquestration du Carbone” [17] de l’Université de l’Ohio a déclaré, devant une commission du Sénat US en juillet 2003, que la gestion optimum des sols US pouvait contribuer à la séquestration supplémentaire de plus de 2 milliards de tonnes de CO2. Pour les seuls USA.

Une autre piste de travail émane de la British Royal Society qui a estimé que le 1,2 milliard d’hectares de terre arable de la planète pouvait “séquestrer” jusqu’à 10 milliards de tonnes de CO2, à condition bien sûr de pratiquer des formes d’agriculture durable.

Quant à l’écrivain agricole Australien, Grame Sait, il estime que si nous pouvions accroître de 1,6 % la matière organique sur les 8,5 % de la surface planétaire qui est cultivée, nous pourrions “séquestrer” l’équivalent de 100 ppm de CO2 atmosphérique. Rappelons que de très nombreux agronomes considèrent que le taux de matière organique n’est plus que de 1,5 % dans les sols agricoles (estimation haute, sans doute, certaines terres étant littéralement brûlées) alors qu’il devrait être de 5 %. Il en faudrait donc une augmentation de 3,5 % pour retrouver un niveau d’équilibre.

L’équivalent de 200 ppm? La bonne nouvelle de la Révolution par le Carbone!

Fermons la parenthèse des “ppm” (un épiphénomène à l’échelle Gaïenne) et évoquons maintenant le problème des “pnpp”, preuve, s’il en faut encore, que les Autorités ne veulent absolument pas d’un sol vivant.

Après une lutte de plusieurs années et après une attente de deux années que les promesses de l’état Français soient honorées, les “préparations naturelles peu préoccupantes” (pnpp), [18] à savoir les extraits fermentés d’ortie, de prêle, de fougère, de consoude, etc, sont toujours sous le coup de la loi d’orientation agricole de janvier 2006: toute communication à leur sujet est passible d’une amende de 75 000 euros et de deux mois de prison ferme. Vous avez dit: “Grenelle”? On vit décidément une époque formidable.

A nos fourches: que les tas de compost soient les barricades fertiles des Insurrections à venir! Que les tonneaux de fermentation soient les chaudrons magiques qui nous reconnectent à nos racines Celtiques et Païennes afin de réensemencer la terre d’organismes de Vie, avec l’aide des plantes médicinales, nos Mères.

Quels seraient donc, brièvement, les bénéfices de cette Révolution par le Carbone, à savoir le retour à une agriculture ayant recours au carbone, à la matière organique, pour produire des aliments?

- Une harmonie des sols agricoles redevenus naturellement fertiles (avec un retour à une concentration en matière organique de 5%) et donc l’abandon de la nécessité de faire appel à l’artillerie lourde des fertilisants de synthèse issus de la pétrochimie. Il en résulterait l’effondrement économique des multinationales de l’agrochimie.

- Une croissance harmonieuse des plantes alimentaires et donc l’abandon de la nécessité de faire appel à l’artillerie lourde des pesticides (insecticides, fongicides, acaricides...) issus de la pétrochimie. Il en résulterait l’effondrement économique des multinationales spécialisées dans les poisons pour plantes (que d’aucuns appellent des “phytosanitaires”, un abus de langage).

- Une remise à l’honneur des variétés traditionnelles, paysannes et jardinières qui ont perduré pendant 10 000 ans et qui sont les mieux adaptées pour évoluer dans des sols vivants. Il en résulterait l’effondrement économique des multinationales de la semence chimérique et hybridée.

- Des aliments exempts de poisons permettant de réduire drastiquement l’épidémie de cancers et autres pathologies graves (mutations, dégénérescences, allergies...) et donc de réduire drastiquement le déficit de la “sécurité sociale”. Il en résulterait l’effondrement économique des multinationales de la pharmacie.

Est-il besoin de répéter, encore une fois, que ces multinationales de l’agrochimie, celles des semences, celles des pesticides, celles de la pharmacie, celles des vaccins, ce sont les mêmes: Monsanto, Syngenta, Novartis, DuPont, Bayer, Basf...

Dans le répertoire des bénéfices du carbone, il faudrait également mentionner la santé des animaux de ferme, le sauvetage des abeilles, la régénération de la biosphère: les oiseaux, les bourdons, les papillons, les grenouilles...

Et puis mentionner la pureté des eaux et surtout la conservation de l’eau, un des challenges les plus fondamentaux du futur. John Jeavons, d’Ecology Action en Californie, a prouvé dans son ouvrage “How to Grow more Vegetables” (publié en une dizaine de langues), le fruit de 40 années de recherches sur le terrain, que sa méthode d’agro-écologie intensive permet d’utiliser jusqu’à 88 % moins d’eau que l’agriculture conventionnelle toxique. L’agriculture conventionnelle utilise, en effet, environ 80 % de l’eau douce de la planète: pour 1 kilo de pommes de terre: 500 litres d’eau; pour 1 kilo de blé: 900 litres d’eau; pour 1 kilo de fourrage: 1000 litres d’eau; pour 1 kilo de maïs: 1500 litres d’eau; pour 1 kilo de riz: 1900 litres d’eau; pour 1 kilo de soja: 2000 litres d’eau; pour 1 kilo de viande de boeuf: 100 300 litres d’eau!).

La méthode que John Jeavons enseigne aux jardiniers est très simple; il n’est que consacrer:

- 60 % de la surface du jardin à la production de céréales, ou de plantes à grains, afin de générer une abondance de carbone (du maïs, de l’amaranthe, de la quinoa, du millet, du blé, du seigle, de l’avoine, de l’orge...). La plupart de ces plantes vont générer une certaine quantité de calories (qui n’est pas considérable mais qui est cependant moyenne) ainsi qu’une grande quantité, ou une très grande quantité, de carbone. Ces plantes sont les plantes à fibre, les plantes à carbone.

- 30 % de la surface du jardin à la culture de plantes à racines primordiales tels que la pomme de terre, la patate douce, l’ail, le salsifis, le panais, le manioc... Toutes ces plantes vont produire une abondance de calories.

- 10 % de la surface du jardin en légumes verts et autres fruits (tomates, melons, pastèques, poivrons...) pour les vitamines et les minéraux. En fait, 5 % suffiraient même.

Cette pratique, à savoir la culture de 60 % de plantes à carbone, permet de générer entre 7,5 kg et 15 kg de matière sèche compostable (du carbone) sur une parcelle de 10 mètres carrés afin de générer une fertilité du sol qui soit durable sur l’intégralité des surfaces du jardin.

La liste des pratiques agro-écologiques permettant de régénérer les sols agricoles est longue: le compost, les engrais verts, le BRF, les Microorganismes du Professeur Teruo Higa, l’agriculture de Fukuoka, la permaculture, les préparats de la biodynamie, les purins d’ortie et autres extraits fermentés, etc.

Et, bien sûr, la Terra Preta [19]

N’est-il pas proprement fantastique que la Terra Preta (des “terres noires” créées par l’incorporation de charbons de bois activés en sus de débris de poteries d’argile et d’autres matières carbonées) puisse perdurer dans le sol durant des milliers d’années (qui plus est dans des zones tropicales où le lessivage est tel que les sols sont normalement très pauvres) et se “régénérer” naturellement au fil des années! Un gramme de charbon actif possède une surface “éclatée” de 500 mètres carrés.

Cela fait des années que nous avons mis en application les “Terra Preta” dans le sud de l’Inde: en l’espace d’une saison, des cultures de légumineuses croissent à 20 cm de hauteur, dans des sols hyper pauvres, et à 1m50 dans les mêmes sols agrémentés de ces charbons de bois actifs.

L’auto-régénération des sols agricoles par les charbons de bois actifs: c’est véritablement tout un programme politique.

L’espèce humaine est maintenant confrontée à un choix fondamental: c’est la Révolution Bio par le Carbone ou le Nécro-Codex Alimentarius des multinationales mortifères. La Vie ou la Mort.

Allez Daniel un peu de courage, lance-la, cette Révolution du Carbone, ce ne serait que du bonheur! La postérité se rappellera de toi sous le nom de “Dany le Carboneur”. S’il faut choisir, un jour, entre les frères Nico2 et Dany le Noir... Afin que la Révolution Verte ne soit plus celle de la couleur du dollar mais l’authentique Révolution “Noire” des sols agricoles.

Carbone, mon Amour!

 
Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : écologie nature et histoire
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Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 07:32

La manipulation climatique

et les armes de destruction massive

Michel Chossudovsky

Article paru sur Mondialisation.ca


L'important débat sur le réchauffement de la planète, qui se déroule sous les auspices des Nations Unies, ne porte que sur un aspect du changement climatique ; outre les résultats catastrophiques des émissions de gaz à effet de serre sur la couche d'ozone, le climat mondial peut maintenant être modifié en raison d'une nouvelle génération d' « armes non létales » perfectionnées. Tant les Américains que les Russes se sont donné les moyens de manipuler le climat de la planète.

Aux États-Unis, la technologie s'affine en vertu du programme de recherche HAARP (High-frequency Active Aural Research Program) qui s'inscrit dans l'Initiative de défense stratégique (IDS) dite "guerre des étoiles". De récentes données scientifiques laissent croire que le programme est bel et bien opérationnel et qu'il serait en mesure de déclencher inondations, sécheresses, ouragans et tremblements de terre. Du point de vue militaire, le programme HAARP est une arme de destruction massive. Il peut constituer un instrument de conquête capable de déstabiliser de manière sélective l'agriculture et l'écologie de régions entières.

Même si rien n'indique que cette technologie mortelle a déjà servi, les Nations Unies devraient assurément s'intéresser à la question de la «guerre environnementale » en même temps que se poursuit le débat sur les résultats climatiques des gaz à effet de serre…

Malgré l'ampleur des connaissances scientifiques, la question de la manipulation du climat à des fins militaires n'a jamais fait expressément partie du programme de l'ONU sur les changements climatiques. Ni les délégations officielles ni les groupes environnementalistes qui ont participé à la Conférence de La Haye sur le changement climatique (CO6) en novembre 2000 n'ont soulevé la pertinence de la "guerre météorologique" ou des "techniques de modification de l'environnement" pour mieux saisir la problématique du changement climatique.

Le conflit entre les négociateurs officiels, les environnementalistes et les groupes de pression des milieux d'affaires américains s’est résumé au refus pur et simple de Washington de respecter les engagements du Protocole de Kyoto de 1997 qui fixait des objectifs pour la réduction du dioxyde de carbone [1]. Les conséquences de la technologie militaire sur le climat mondial ne sont pas un objet de discussion ni de préoccupation. Portant exclusivement sur les gaz à effet de serre, le débat en cours sur les changements climatiques ne dérange en rien les objectifs stratégiques et de défense de Washington.

La guerre est météorologique

Rosalie Bertell, scientifique de renommée internationale, confirme que «les scientifiques militaires américains… s'intéressent aux systèmes météorologiques à titre d'arme potentielle. Il s'agit, entre autres méthodes, d'amplifier les orages et de canaliser les vapeurs d'eau dans l'atmosphère terrestre en vue de produire des sécheresses et des inondations ciblées» [2]. Dans son livre Between Two Ages paru dans les années 1970, l'ancien conseiller à la Sécurité nationale, Zbigniew Brzezinski, prévoyait déjà que « La technologie va doter les dirigeants des principaux pays de techniques capables de mener en secret une guerre dont seules des forces de sécurité réduites au minimum seraient au courant… On pourrait utiliser des techniques comme la modification des conditions climatiques pour engendrer des périodes prolongées de sécheresse ou d'orage.»

Un ancien officier militaire français, Marc Filterman, énumère divers genres d'«armes non conventionnelles » à haute fréquence. Il parle de "guerre météorologique" et affirme que les États-Unis et l'Union soviétique «possédaient déjà, au début des années 1980, le savoir-faire voulu pour provoquer des changements climatiques soudains (ouragans, sécheresses)» [3]. Ces technologies permettent de «déclencher des perturbations atmosphériques au moyen des ondes [radar] mégamétriques (Extremely Low Frequency)» [4].

Selon une étude de simulation de futurs « scénarios » de défense commandée par l'Aviation américaine «Les forces aérospatiales des États-Unis doivent " s'emparer des conditions météorologiques " en tirant profit des nouvelles technologies dont le développement se concentrera sur des applications militaires… En allant du soutien accordé à des opérations amicales ou de la perturbation de celles de l'ennemi par la création à petite échelle de conditions climatiques naturelles, jusqu'à la maîtrise complète des communications planétaires et au contrôle de l'exosphère, la modification des conditions météorologiques offre au stratège militaire une vaste gamme d'options en vue de défaire ou de contraindre un adversaire… Aux États-Unis, la modification des conditions météorologiques fera vraisemblablement partie de la politique de sécurité nationale et aura des applications tant nationales qu'internationales. Notre gouvernement va poursuivre cette politique à divers niveaux, en fonction de ses intérêts.» [5]

HAARP est tout ce qu’on ne dit pas qu’il est


Le programme HAARP (High-Frequency Active Aural Research Program) – dirigé conjointement par l'Aviation et la Marine américaines à partir de Gokoma, en Alaska – s'inscrit dans une nouvelle génération d'armement perfectionné sous l'égide de l'Initiative de défense stratégique (IDS) des États-Unis. Exploité par la Direction du laboratoire de recherche de l'Aviation sur les véhicules spatiaux, le programme constitue un système de puissantes antennes capable de créer « des modifications locales contrôlées de l'ionosphère ». Le scientifique Nicholas Begich – engagé dans la campagne publique menée contre le programme HAARP – décrit ainsi ce programme «Une technologie superpuissante où des faisceaux d'ondes radioélectriques découpent des zones de l'ionosphère [couche supérieure de l'atmosphère] pour les chauffer. Les ondes électromagnétiques rebondissent alors sur la terre et pénètrent tout ce qu'elles touchent – les vivants comme les morts.» [6]

Rosalie Bertell décrit HAARP comme «un gigantesque radiateur qui peut dérégler complètement l'ionosphère non seulement en y creusant des trous mais en pratiquant de profondes incisions dans la couche protectrice qui empêche les radiations mortelles de bombarder la planète.» [7]

HAARP a été présenté à l'opinion publique en tant que programme de recherche scientifique et universitaire. Toutefois, des documents militaires américains laissent entendre que le programme a pour principal objectif «d'exploiter l'ionosphère aux fins du ministère de la Défense »8. Sans référence directe au programme HAARP, une étude de l'Aviation américaine traite du recours à des « modifications ionosphériques induites» comme moyen d'altérer les conditions atmosphériques et de brouiller les communications et les radars ennemis. [9]

Qui sème le vent récoltera la victoire

De l'avis de Rosalie Bertell, HAARP fait partie d'un système d'armement intégré capable de causer des catastrophes environnementales «Il est relié à des programmes de recherche intensive de plus en plus destructeurs qui durent depuis cinquante ans et sont destinés à comprendre et à contrôler la haute atmosphère. Il serait imprudent de ne pas l'associer au projet distinct de mise en place d'un laboratoire spatial prévu par les États-Unis.

HAARP est une composante des travaux de recherche et de développement de nature résolument militaire entrepris de longue date par les États-Unis. Ces projets mis ensemble pourraient entraîner des conséquences militaires alarmantes. On frémit à l'idée qu'on puisse, avec le programme HAARP conjugué au laboratoire spatial et aux fusées, produire n'importe où sur terre, au moyen de faisceaux laser et de faisceaux de particules, une quantité d'énergie énorme, comparable à celle de la bombe nucléaire. Le projet sera vraisemblablement " vendu " au public à titre de bouclier spatial contre d'éventuelles attaques ou, pour les plus crédules, comme dispositif pour réparer la couche d'ozone.»
[10]

Outre la manipulation des conditions climatiques, HAARP comporte un certain nombre d'usages connexes «Il pourrait contribuer au changement climatique par un bombardement intensif de l'atmosphère avec des rayons à haute fréquence… Le retour à forte intensité de vagues de basse fréquence pourrait affecter le cerveau, sans compter les effets que cela pourrait avoir sur les mouvements tectoniques.» [11]

De façon générale, le programme HAARP est susceptible de modifier le champ électromagnétique de la terre. Il s'inscrit dans un arsenal "d'armes électroniques" que les chercheurs militaires américains qualifient de "douces". [12]

Le temps des catastrophes naturelles appréhendées


HAARP fait partie de l'arsenal militaire du Nouvel Ordre mondial dans le cadre de l'Initiative de défense stratégique (IDS). À partir de divers commandements militaires situés aux États-Unis, des économies nationales pourraient être entièrement déstabilisées au moyen de manipulations climatiques. Pire encore, ces dernières peuvent se pratiquer à l'insu de l'ennemi, à peu de frais et sans engager, comme dans une guerre conventionnelle, des effectifs et du matériel militaires.

Si jamais le programme était mis en application, il pourrait avoir des effets catastrophiques sur le climat de la planète. En fonction d'intérêts économiques et stratégiques américains, il pourrait permettre de modifier de manière sélective le climat de diverses parties du monde et avoir pour effet de déstabiliser des systèmes agricoles et écologiques.

Il convient aussi de mentionner que le ministère de la Défense des États-Unis a consacré d'importantes ressources à la mise au point de systèmes de reconnaissance et de surveillance des changements climatiques. La NASA et la NIMA ou Agence nationale d'imagerie et de cartographie (National Imagery and Mapping Agency) du ministère de la Défense font de la recherche sur «l'imagerie pour étudier les risques d'inondation, d'érosion, de glissement de terrain et de tremblement de terre ainsi que les zones écologiques, les prévisions météorologiques et le changement climatique», les données étant relayées par satellite. [13]

Les Nations Unies ferment les yeux


La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques conclue lors du Sommet de la terre de Rio de Janeiro en 1992 stipule que «Conformément à la Charte des Nations Unies et aux principes du droit international, les États ont […] le devoir de faire en sorte que les activités exercées dans les limites de leur juridiction ou sous leur contrôle ne causent pas de dommage à l'environnement dans d'autres États ou dans les régions ne relevant d'aucune juridiction nationale.» [14]

Il importe aussi de rappeler qu'une convention internationale ratifiée par l'Assemblée générale de l'ONU en 1997 interdit d'utiliser à des fins militaires ou toutes autres fins hostiles des techniques de modification de l'environnement ayant des effets étendus, durables ou sérieux. [15] Aussi bien les États-Unis que l'Union soviétique sont signataires de la Convention. Le document définit les « techniques de modification de l'environnement » comme toute technique pour changer – par la manipulation délibérée des processus naturels – la dynamique, la composition ou la structure de la terre, y compris la biosphère, la lithosphère, l'hydrosphère, l'atmosphère ou l'exosphère. [16]

Pourquoi l'ONU a-t-elle donc décidé – nonobstant la Convention ENMOD et sa propre charte – d'exclure de son programme les changements climatiques provoqués par les programmes militaires?

Le parlement européen s’inquiète

En février 1998, en réaction au rapport du major Britt Theorin – représentante de la Suède au Parlement européen et pacifiste de longue date – la Commission parlementaire des affaires étrangères, de la sécurité et de la politique de défense a tenu à Bruxelles des audiences publiques sur le programme HAARP.[17] Dans sa "motion de résolution" présentée au Parlement européen, la Commission «Estime qu'en vertu de sa portée considérable sur l'environnement le programme HAARP constitue un objet d'inquiétude et elle demande qu'un organisme international indépendant en étudie les conséquences juridiques, écologiques et éthiques…; [la Commission] regrette que l'Administration des États-Unis ait refusé à maintes reprises, lors des audiences publiques, de témoigner au sujet des risques du programme HAARP pour l'environnement et la société.» [18]

La demande faite par la Commission de rédiger un "Livre vert" sur les incidences environnementales des activités militaires a toutefois été rejetée de façon cavalière sous prétexte que la Commission européenne n'a pas la compétence voulue pour tracer des liens entre l'environnement et la défense. [19] Bruxelles tenait à éviter l'épreuve de force avec Washington.

Un nouvel ordre mondial règne

Rien n'indique que HAARP ait déjà servi, mais des observations scientifiques laissent croire que le programme est bel et bien opérationnel, c'est-à-dire que les responsables militaires américains pourraient s'en prévaloir pour modifier de façon sélective le climat d'une «nation hostile » ou d'un "État voyou" en vue de déstabiliser son économie nationale.

Les systèmes agricoles de pays tant développés qu'en développement sont déjà en crise en raison des politiques du Nouvel Ordre mondial, notamment la déréglementation des marchés, le dumping, etc. Il existe abondamment de preuves que les «remèdes économiques » imposés par le FMI et la Banque mondiale aux pays du tiers monde et de l'ancien bloc soviétique ont beaucoup contribué à la déstabilisation de leur agriculture nationale. Par ailleurs, les dispositions de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ont soutenu les intérêts d'une poignée de conglomérats agrobiotechnologiques occidentaux qui cherchent à imposer leurs semences génétiquement modifiées (OGM) aux agriculteurs du monde entier.

Il importe de bien saisir les liens entre les processus économiques, stratégiques et militaires du Nouvel Ordre mondial. Dans le contexte ci-dessus, les manipulations climatiques découlant du programme HAARP viendraient inévitablement (qu'elles soient accidentelles ou volontaires) exacerber ces changements en affaiblissant les économies nationales, en détruisant les infrastructures et en acculant à la faillite les agriculteurs de vastes régions. Il faudrait assurément que les gouvernements nationaux et les Nations Unies s'intéressent aux conséquences que le programme HAARP et d'autres "armes non létales" risquent d'avoir sur le changement climatique.

Notes.

1 Le Protocole incite les pays à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2 p. 100 en moyenne entre 2008 et 2012. Pour de la documentation sur le Protocole de Kyoto, consulter http0//www.globalwarming.net/gw11.html .

2 The Times, Londres, 23 novembre 2000.

3 Intelligence Newsletter, 16 décembre 1999.

4 Ibid.

5 Air University of the US Air Force, Rapport final AF 2025, http0//www.au.af.mil/au/2025 (c'est nous qui soulignons).

6 Nicholas Begich et Jeane Manning, The Military's Pandora's Box, Earthpulse Press, http0//www.xyz.net/~nohaarp/earthlight.html . Voir aussi la page d'accueil de HAARP, http0//www.haarp.a;aska.edu/ .

7 Briarpatch, janvier 2000 (c'est nous qui soulignons).

8 Cité dans Begich et Manning, op. cit.

9 Air University, op. cit.

10 Rosalie Bertell, « Background of the HAARP Program », 5 novembre 1996,
http0//www.globalpolicy.org/socecon/envronmt/weapons .

11 Begich et Manning, op. cit.

12 Don Herskovitz, « Killing Them Softly », Journal of Electronic Defense, août 1993, (c'est nous qui soulignons). Selon Herskovitz, le ministère de la Défense des États-Unis donne à « guerre électronique » la définition suivante 0 «action militaire comprenant l'utilisation de l'énergie électromagnétique… ». Le Journal of Electronic Defense a publié dans son site http0//www.jedefense.com/ une série d'articles sur la mise en application des technologies militaires électroniques et électromagnétiques.

13 Military Space, 6 décembre 1999.

14 Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, New York, 1992. Le texte complet figure à l'adresse http0//www.unfccc.int/resource/docs/convkp/convfr.pdf (c'est nous qui soulignons).

15 Associated Press, 18 mai 1977.

16 « Environmental Modification Ban Faithfully Observed, States Parties Declare », UN Chronicle, juillet 1984, vol. 21, p. 27.

17 European Report, 7 février 1998.

18 Parlement européen, Commission des affaires étrangères, de la sécurité et de la politique de défense, Bruxelles, doc. no A4-0005/99, 14 janvier 1999.

19 « EU Lacks Jurisdiction to Trace Links Between Environment and Defense », European Report, 3 février 1999.

 
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 20:04

Soja américain contaminé au maïs OGM : Bruxelles impose la capitulation sans résistance

Par Nicolas Dupont-Aignan le mercredi, septembre 9 2009, 18:03 - Lien permanent

La politique agricole commune (PAC), naguère fer de lance et fierté d’une construction européenne au service des Européens et d’une certaine idée de l’Europe, est à l’agonie. Devenue peu à peu une simple monnaie d’échange dans les discussions de marchands de tapis mercantilistes qui ont lieu à l’OMC, elle est promise, si l’on ne réagit pas, à un lent démantèlement dans le cadre de sa prochaine « remise à plat ».

Indépendance alimentaire, sécurité sanitaire, aménagement harmonieux des territoires ruraux européens, développement de « l’arme verte » pour peser sur l’évolution du monde, aide aux pays en voie de développement ? Que nenni, à force d’avoir été dévoyée, rabotée, la PAC est devenue une usine à gaz aux ambitions rabougries, que s’acharnent à liquider les pays de l’UE aux intérêts agricoles modestes tout comme une Commission de Bruxelles dogmatiquement hostile à toute idée de régulation - le dossier du lait l’a encore tristement illustré avant-hier. La France, qui a laissé faire, porte une très lourde responsabilité dans cet immense gâchis, qui ne met pas seulement en péril ses propres équilibres socio-économiques et territoriaux, mais le projet d’une Europe européenne bénéfique à tous les Européens.

Dernier épisode en date de cette gestion agricole qui marche sur la tête, la Commission de Bruxelles demande aux Etats membres de laisser entrer sur leur territoire du soja américain destiné à l’alimentation animale, auquel a été ajouté du maïs OGM pourtant strictement interdit en Europe !

C’est la Coordination Rurale qui vient de lever ce nouveau « lièvre », expliquant en substance que les multinationales américaines exportatrices de soja y incorporent délibérément du maïs OGM pour en forcer la consommation en Europe et ainsi obtenir la levée de l’embargo décidé à contrecœur par Bruxelles sous la pression des opinions publiques.

Au passage, la Coordination Rurale épingle légitimement l’incroyable politique de la Commission qui a consisté, ces dernières années, à laisser mourir en Europe la culture de protéines végétales destinées à l’alimentation animale, à seule fin de la délocaliser outre-Atlantique pour donner des gages libres échangistes à Washington et à l’OMC.

Le résultat de cette politique désastreuse est sous nos yeux : les éleveurs européens ne peuvent pas se passer du soja américain (c’est la raison invoquée par Bruxelles pour laisser entrer aujourd’hui le soja contaminé) puisqu’il n’y en a plus en Europe, et les entreprises américaines, qui assurent 75% des importations européennes de protéines végétales, peuvent nous imposer leur diktat transgénique - avec la bénédiction de la Commission…

Il est de bon ton aujourd’hui de vanter la modernité de l’interdépendance économique et commerciale, de récuser comme passéiste toute politique d’indépendance stratégique. C’est d’ailleurs au nom de ce slogan que les gouvernements français successifs, de droite comme de gauche, ont infligé aux Français leur politique européenne de capitulation quasi permanente.

Mais, à bien y regarder, le souci de l’indépendance, porté en son temps par le général de Gaulle, est-il si ringard, si inutile ? « Quand on ne veut pas se défendre, ou bien on est conquis par certains ou bien on est protégé par d’autres. De toutes manières, on perd sa personnalité politique, on n’a pas de politique ». Ce propos du Général concernait l’OTAN (dont il est aussi grandement question ces derniers temps), mais on pourrait également l’appliquer à la gestion calamiteuse du soja par la Commission de Bruxelles.

Au lieu de se résigner au démantèlement terminal de toute régulation agricole en Europe, la France doit enfin réagir, se battre pour un renouveau d’une Politique Agricole Commune fidèle à ses principes d’origine.




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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 20:00

Les Caniculs-bénis:

une nouvelle hystérie religieuse

au service de l'Ordre Mondial?

Dominique Guillet

Télécharger l'article en format PDF (avec références et liens)

Global Worming, le Ver est dans le Vert

Je l’avoue, j’y ai cru (un peu) au réchauffement climatique anthropique en me disant, sans y réfléchir beaucoup plus, ce que se disent beaucoup d’écologistes: lutter contre le CO2, de toutes façons, revient à remettre en question les fondements de la société occidentale mortifère et les méfaits de la globalisation. D’autre part, les ONGs institutionnelles de la contestation en avaient fait un de leurs chevaux de bataille; ce que se disent beaucoup de jeunes militants, sans plus y réfléchir. Roulez Jeunesse, à l’assaut de la pétrochimie! Les premiers doutes métaphysiques commencèrent à m’empoigner lorsque je découvris, au Salon de l’Agriculture-Voiture de février 2007, l’arnaque des “bio-carburants”, que j’appelai à l’époque des “nécro-carburants” [01] (en m’inspirant, il est vrai, de Jean-Pierre Berlan [02], grand expert du débusquage des arnaques sémantiques). Les multinationales du sucre, de la pétrochimie et des constructeurs d’automobiles, la bouche en coeur, chantaient l’hymne des agro-carburants qui allaient participer à la lutte contre le réchauffement climatique, et sauver la planète, (sans compétition, promis-juré, avec la production alimentaire)... de concert avec un grand nombre d’écologistes. Quelques mois plus tard, c’était l’annonce du Grenelle de l’Environnement dans les bas-fonds, puants d’hypocrisie et de mensonge, duquel, se vautrèrent les institutionnels de la contestation: WWF, Greenpeace, Amis de la Terre et autres ONGs membres de l’Alliance pour la Planète. Une Alliance plus que molle, faut-il le préciser? [03]

A l’époque, j’avais même commis un petit article sur la reconversion de toutes les terres agricoles à l’agriculture biologique afin de fixer 3,7 tonnes de CO2 par hectare et par année et d’annuler, par la-même, une grande partie des émissions CO2 du parc automobile. [04] La FAO ne venait-elle pas d’affirmer, lors de son symposium, que l’on pouvait nourrir toute la planète avec l’agriculture biologique sans mettre en danger l’environnement? On peut toujours rêver.

Depuis lors, je m’étais tu, pressé par certains amis de ne pas remettre en question le dogme absolu du réchauffement climatique anthropique, à la sauce CO2, afin de ne pas gêner la marche inéluctable des écologistes vers le Pouvoir. C’est un tel panier de crabes, témoin la lutte acharnée, et les nombreux coups bas, accompagnant la toute nouvelle “taxe-carbone” qui ébranlera les fondements du paradigme Occidental tout autant qu’un pet méthanier de bovin, au parfum de soja chimérique! Dans cette ambiance hystérique et dogmatique, quasi-religieuse, on ne sait plus à quel MalSaint se vouer! Je ne m’étendrai pas sur ma dernière mission au Népal, au mois de mai dernier, dont les rivières étaient à sec. Le réchauffement climatique anthropique est-il à ce point brûlant, dans cette partie du monde, que l’eau de fonte des glaciers Himalayens (prétendument en désagrégation catastrophique) s’évapore avant même de s’écouler? Les vieux paysans Népalais affirment, quant à eux, que rien n’a changé et que le climat a toujours changé. En bref, le changement climatique! Les paysans Népalais, il est vrai, n’ont pas le loisir de se laisser tenter par quelque carotte (glaciaire) de milliards de dollars à la clé, de subventions, pour prouver une corrélation “scientifique” entre un accroissement de la température et une augmentation (ou prétendue telle) du CO2 depuis 1860.

Et puis, il y a quelques jours, malgré le temps relativement frais pour la saison, mon sang s’échauffa fortement lorsque je reçus le dernier ouvrage de James Lovelock “The Vanishing Face of Gaïa”. James Lovelock, le concepteur autrefois génial de la théorie Gaïa, avait déjà fortement dérapé dans son ouvrage de 2006 “La Revanche de Gaïa”. Dans ce dernier ouvrage, Lovelock fait endosser à Gaïa son catastrophisme apocalyptique dont nous ne pourrons nous prévenir, selon lui, que par la technologie et encore plus de technologie. Les solutions que James Lovelock propose, ce sont: l’énergie nucléaire, les chimères génétiques, l’agriculture agressive (parce que, dit-il, on a beaucoup exagéré les méfaits de l’agrochimie), la nourriture synthétique (des pilules?), l’hyperconcentration de l’urbanisation (des camps de concentration?), etc, etc. James Lovelock est convaincu que le GIEC est manipulé (ce dont nous sommes également persuadés, mais pas dans le même sens!) et que c’est de 5 à 6°C, d’ici 2016-2020, que la température planétaire va monter. Selon James, il ne restera plus d’autres solutions à l’humanité que d’aller s’installer aux Pôles. Et pourquoi pas, ajouterai-je, d’y domestiquer les ours, les manchots, les phoques et les pingouins pour pratiquer une agriculture polaire, “durable”, évidemment!

Aujourd’hui, une fois de plus, j’ai la rage à fleur de peau et n’en déplaise à la “bien-pensée” écologique (ou qui s’est auto-proclamée telle), il me semble indispensable de soulever quelques questions impertinentes eu égard à la priorité brûlante de cette lutte contre un prétendu réchauffement climatique anthropique. Tout porte à croire, en effet, qu’une grande partie des écologistes, et des citoyens, est victime d’une énorme arnaque pseudo-scientifique, médiatique et sémantique, qui occulte, de façon bien orchestrée:

1. La destruction de l’intégralité de la biosphère, et l’empoisonnement de l’humanité, par la mafia de la semence, de la pétro et agrochimie et de la pharmacie, et ce depuis plus de 60 ans, avec la complicité bienveillante de tous les états Occidentaux.

2. L’utilisation d’une panoplie de peurs instillées par des médias à la botte des Autorités: la peur du terrorisme, la peur des anarcho-autonomes, la peur de la grippe porcine, la peur du CO2, la peur des canicules... pour faire monter leur Nouvel Ordre Mondial, qui n’est qu’une soupe mal réchauffée de l’ancien.

3. L’imposition de nouvelles taxes aux peuples pendant que la mafia continue de tout empoisonner, de tout polluer, de tout saccager et d’engranger des dividendes. Il semblerait qu’on ait déjà gommé, de la mémoire collective, le tout récent, et le plus grand, hold-up financier dont l’humanité ait jamais été la victime: des milliers de milliards de dollars injectés pour la prospérité de la finance, des banques, des assurances...

Au risque de me répéter, permettez-moi d’énumérer quelques faits bien réels, procédant du vécu planétaire quotidien, et non point de la simulation d’ordinateurs virtuels:

- Aujourd’hui, ce sont plus d’un milliard d’êtres humains qui ne mangent pas à leur faim.

- Tous les jours, ce sont 35 000 êtres humains, principalement des enfants, qui meurent de faim: à savoir, ils trépassent.

- Les sols agricoles sont ruinés, biologiquement morts, et selon certaines études, au taux de 76 milliards de tonnes de sols érodés tous les ans, il n’y aura plus un seul gramme de terre arable en 2050.

- Ce sont 2,6 milliards d’humains qui sont sans assainissement, et ce sont 1,3 milliards d’humains qui sont sans accès à l’eau potable. Tous les ans, 2 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent de maladies diarrhéiques liées au manque d’eau potable.

- La biosphère est cancérisée et une partie de l’humanité se meurt empoisonnée par les aliments et les produits de la chimie, de la pharmacie et de l’agrochimie.

- 300 personnes possèdent autant que les 3 milliards d’individus les plus pauvres de la planète: ces 3 milliards d’individus vivent avec 1 dollar par jour et peut-être moins.

Ces faits, qui sont loin d’être exhaustifs, dans le catalogue des calamités, remettent fort bien en perspective les dangers, réels ou illusoires, liés à une augmentation de la température d’1 ou de 2°C: à savoir, de vagues montées des eaux, un déplacement de réfugiés “climatiques”, une remontée des vignobles Français vers le nord, et autres épiphénomènes, que le GIEC, et autres affiliés, nous promettent pour demain, pour après-demain, pour 2050, ou pour 2100...

Les Origines de l'Arnaque Climatique

Les origines de ce canular ne sont pas si vieilles puisque dans les années 70, l’hystérie était plutôt dans le refroidissement: le “global cooling” allait détruire l’agriculture humaine. On comprend aisément que cette hystérie puisse être beaucoup plus fondée que l’hystérie actuelle car les archives historiques foisonnent de témoignages poignants quant aux destructions des récoltes, aux disettes, aux famines, aux maladies, et aux pestes en tous genres, qui prévalurent durant le dernier Petit Age Glaciaire dont l’Europe sortit en début de 19 ème siècle.

Le GIEC fut créé en 1988, c’est un appendice de “l’Organisation des Nations Unies”, (nous serions tentés de dire un truc dans le machin). Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) serait composé de 2700 “scientifiques”. Faites-vous confiance à l’ONU? Moi, pas.

L’ONU a-t-elle été capable d’empêcher, depuis des dizaines d’années, les dommages collatéraux: à savoir l’extermination des populations civiles en Afrique, au Guatemala, en Palestine, en Irak, en Afghanistan, etc?

La FAO (une division de l’ONU) a-t’elle été capable de solutionner le problème de la faim dans le monde? Ses discours pleurnichards, et les promesses jamais tenues, mettent une chose en valeur: la FAO ne peut rien faire à l’encontre de la mafia de l’agrochimie qui prend les décisions et qui dépouille le Tiers-Monde. De plus, les agricultures vivrières ont été ruinées par le “dumping”, à savoir les cultures archi-subventionnées des pays occidentaux. Le directeur de la FAO, Jacques Diouf, avait même un jour affirmé que son organisation pouvait solutionner la moitié du problème de la faim, et de la malnutrition, dans le monde avec seulement l’équivalent de deux semaines de dépenses militaires US, à savoir une petite vingtaine de milliards de dollars. Au jour d’aujourd’hui, ce sont 1500 milliards de dollars qui sont dépensés, tous les ans, par les pays occidentaux, en armements. Et le président Sarkozy tente de larguer ses avions rafales chez Mr Lula car dans ce commerce de la mort, la France est aux premiers rangs.

La FAO, ne l’oublions pas, c’est également l’infâme Codex Alimentarius, le “Nécro-Codex” qui va définitivement confier le contrôle de la nourriture, et de la santé, à une poignée de multinationales qui oeuvrent “dans les sciences de la vie”, entendez-par là qu’elles oeuvrent à diminuer drastiquement l’impact démographique sur les ressources planétaires!

Peut-on faire confiance à l’OMS (une division de l’ONU)? Il n’est que d’analyser les prises de position de cette organisation quant à la récente pandémie, “disséminée” du bleu du ciel, et les fortes présomptions pesant sur des multinationales produisant à la fois les virus et les vaccins, pour en esquisser une réponse.

Peut-on faire confiance à l’UNCCD (la Convention des Nations Unies pour combattre la désertification)? N’en parlons même pas, ce sont d’illustres inconnus sans moyens financiers.

Kofi Annan, l’ancien secrétaire de l’ONU, déclarait récemment que, tous les ans, ce sont 300 000 personnes qui meurent du réchauffement climatique. Sans plaisanter? Même si ce chiffre était réellement fondé, cela correspondrait à une dizaine de jours de décès par la faim. Et à combien de jours de décès par malaria? Kofi Annan est maintenant le président du “Global Humanitarian Forum” [05], une ONG humanitaire, qui a lancé, en juin 2009, sa campagne “Time for Climate Justice”, dont le conseil d’administration comprend, entre autres, le président du GIEC, l’ancien président du FMI, l’ancien président du World Bank Group, la présidente de la Fondation Rockefeller...

L’ancien conseiller spécial de Kofi Annan, Jeffrey Sachs, a créé le “Millenium Promise” [06], une ONG dédiée au lancement de la Révolution Verte Africaine, en collaboration avec Ban Ki-moon, le présent secrétaire de l’ONU ( et histoire de brouiller les cartes un peu plus, le nom de cette ONG est très proche de celui du programme de l’ONU “Millenium Development Goals” [35]). Parmi les membres fondateurs de cette ONG humanitaire se trouvent [07]: Monsanto [08], Novartis, Sanofi-Aventis, Fondation Microsoft, Sumitomo Chemical, GlaxoSmithKline (signalons au passage que Sanofi-Aventis, Novartis et GlaxoSmithKline sont les producteurs de vaccins contre la pandémie H1N1!), etc, etc, et Lehman Brothers, la plus grande faillite bancaire US de l’automne 2008.

Incontournable Lehman Brothers dont on retrouve le directeur comme co-fondateur de la Fondation “The Alliance for Climate Protection”, l’Alliance pour la Protection du Climat [09], créée par Mr Al Gore en 2006. Ce dernier n’est plus à présenter, ancien vice-président US (c’est tout un programme), prix Nobel de la Paix (avec le GIEC) en 2007. Après avoir créé sa fondation et son cabinet Londonien “Generation Investment Management” [10], il lance son film best-seller “Une vérité qui dérange”. Précisons que “Generation Investment Management”, spécialisé dans la gestion des “crédits carbone”, a été créé en partenariat avec David Blood, ancien directeur de “Goldman Sachs”, Mark Ferguson, ancien chairman de “Goldman Sachs Assets Management pan-European Research” et Peter Harris, ancien directeur de “Goldman Sachs Assets Management”. [11] [70]

Les quelques jours que j’ai passés sur la toile à tenter de débrouiller cet écheveau m’ont profondément consterné. Mr Paulson, qui a donné son nom au “Plan Paulson”, aux USA, est aussi l’ancien directeur général de Goldman Sachs. [50] Nous convions les lecteurs intéressés à consulter le courageux article de Matt Taibbi, paru dans Rolling Stones, “Goldman Sachs - La grande machine à bulles” dont le dernier volet s’intitule “Bulle 6: le réchauffement global”. [71] [12]

Après 18 années de dénonciation des agissements des multinationales de la semence, ce n’est pas que je sois naïf quant aux ramifications souterraines de ce petit monde malsain. Mais je n’imaginais pas l’amplitude du “global worming”: le ver s’est infiltré partout. Et je ne parle pas du noble ver de terre, espèce en voie d’extinction dans la majorité des terres agricoles brûlées par la chimie, je parle du “ver” imaginé par John Brunner, l’auteur génial d’écologie-fiction, le “tapeworm” qui s’infiltre dans les réseaux... [13]

Les Réseaux Parasiteurs

Les réseaux, les résONG, une grande famille qui s’affaire autour de ce nouveau concept: le réchauffement climatique anthropique. Le puits de carbone: un fond de commerce sans fond. Les ONGs le savent pertinemment: la voie royale vers la subvention, c’est le carbone. Le carbone dissous est le gage de gros sous. Un autre type d’effet de “serres”.

Je découvre aujourd’hui même un réseau dénommé Avaaz [14]. Non, ce n’est pas une agence de voyage, c’est une ONG créée par Ricken Patel [15] (qui fut consultant pour ONU, Fondation Rockefeller, Fondation Bill Gates...) qui «organise la plus grande mobilisation sur le climat jamais réalisée: une alarme climatique à travers des “flashmobs” coordonnées partout sur la planète.» Le système fonctionne sous forme de chaîne et leur message convie à donner des dollars, beaucoup de dollars [16]: «Il ne nous reste plus que quelques jours. Si d’ici lundi, nous pouvions collecter 150 000 dollars, Avaaz pourrait engager les grands moyens sur ce projet: construire une carte du monde et un blog dans le style de Twitter permettant de relier tous les événements organisés pour le climat le 21 septembre; mettre en place une base de données téléphoniques mondiale pour permettre à des milliers d’entre nous d’inonder nos dirigeants de coups de téléphone; et enfin engager une équipe de professionnels pour faire la différence sur le terrain médiatique, face aux puissants lobbys industriels et pétroliers». Sans commentaires, 150 000 dollars pour créer un blog (de luxe) et une carte du monde. Un blog à gogos, s’entend. Avaaz se félicite de ce qu’Al Gore ait déclaré «Avaaz est une source d’inspiration et a déjà changé beaucoup de choses.» Tout ce petit monde se renforce mutuellement ses territoires de gratification. Cela ne mange pas de carbone. Avaaz organise des marches virtuelles avec des pancartes virtuelles sur la toile virtuelle. (Le lobbying est-il virtuel aussi?) Quelle bonne idée, cela économise du carbone. Il est vrai que les technologies de la virtualité “carbone zéro” ont bien amélioré les conditions de travail de nombreuses ONGs dans certaines parties du monde: les logiciels de mise en page, les courriers électroniques et les appareils de photos numériques permettent maintenant de présenter des dossiers virtuels et de générer beaucoup de soutiens financiers, non virtuels. On se gardera, bien évidemment, de généraliser. Cependant, beaucoup d’ONGs ne sont réellement que des organisations parasites lorsqu’elles ne sont pas infiltrées, parasitées, par le ver, pour des objectifs bien précis qui n’ont rien à voir avec le bien-être des peuples.

L’ONG Greenpeace, quant à elle, fait récemment dans l’esthétique, ou plutôt le nu [17]. Greenpeace France «appelle à une mobilisation artistique et militante pour les vins français» et «invite des centaines de figurants à participer nus à une installation humaine incarnant la vulnérabilité de l’homme face aux changements climatiques.» C’est touchant. Dans un vignoble au début octobre. Ma première réaction fut d’espérer que cela soit dans un vignoble bio mais tranquilisons-nous, à cette époque de l’année, dans un vignoble en chimie, les risques de traitement létal sont moindres qu’en début de saison. Selon Greenpeace (en cela appuyé par une étude INRA [18]) les vignobles sont en risque de déplacement septentrional, ce qui rappelle les bons vieux temps du réchauffement climatique médiéval, lorsque la vigne croissait en grande abondance en Angleterre et même beaucoup plus au nord. Bref, il s’agirait donc de sauver les saveurs de terroir de la vigne Française.

Question impertinente: est-il réellement important de sauver des vignobles en chimie dont les vins contiennent jusqu’à 5800 fois plus de pesticides que l’eau [19], ce qui n’est pas peu dire, vu l’état de nos eaux? Autre question impertinente: en parlant de vulnérabilité de l’homme, qu’en est-il de celle des enfants qui tous les jours meurent de faim, de malaria, de diarrhée ou sous les bombes-bavures libératrices? Ne pourrait-on pas organiser une “installation humaine nue” au milieu du très pauvre Niger (récemment inondé), dans la région d’Agadez, par exemple, tout près des mines d’uranium qui fournissent les centrales nucléaires Françaises?

Mais là, nous sommes dans l’émotionnel, n’est ce pas? Tout comme le directeur de Greenpeace Angleterre qui vient d’avouer, devant les caméras Anglaises que, oui, bon d’accord, Greenpeace a menti: les glaces du Pôle Nord n’auront pas fondu d’ici 2030. [23] C’était pour l’émotionnel, dit-il. En bref, pour faire peur, pour fomenter de la panique, une vieille technique populiste, la stratégie favorite du Nouvel Ordre Mondial.

Dans la famille Alliance pour la Planète, les adeptes du consensus mou, nous avons également le RAC, le “Réseau Action Climat” qui est une ONG “spécialisée sur le thème de l’effet de serre et du changement climatique.” C’est le représentant français du réseau mondial d’ONG “concernées par les changements climatiques”, le “CAN : Climate Action Network” qui regroupe 450 ONGs sur toute la planète. Leur but est “de promouvoir l’action individuelle et gouvernementale pour réduire le changement climatique induit par l’homme à des niveaux écologiquement soutenables”.

Combien d’ONGs “concernées” par le changement climatique? Des Milliers? Combien de salariés? Des dizaines de milliers? Tout cela pour décoder “les niveaux écologiquement soutenables de l’impact de l’homme sur le climat”. Et quelles sont les sources de financement?

On se plaît à rêver qu’une telle colossale quantité d’énergie humaine, logistique et financière soit déployée pour sauver les sols, car là, il y a réellement urgence incommensurable. Et, qui plus est, une source avérée de changements climatiques: érosion des sols, déforestation pour produire les aliments à bétails, déforestation pour produire les nécro-carburants, désertification et bouleversement des régimes de pluies, etc.

A quand les Protocoles Humiques, les Alertes Humiques, les Ultimatums Humiques, les Réseaux Action Humus, les Fondations pour la Protection de l’Humus... Il est vrai que, dans ce cas précis, les solutions sont simples, trop simples: reforestation, semences de vie, pratiques agro-écologiques, compostage, extraits fermentés de plantes, etc. Les solutions sont trop simples, et trop peu coûteuses, pour générer un fond de commerce “durable” pour les ONGs. Et puis la mafia de l’agrochimie et de la semence chimérique veille. Elle est omniprésente. Et pour illustrer le parasitage, cela fait des années que je vois, encore, dans les pays dits du Tiers-Monde, de grosses ONGs US enseigner le compostage en fosse de béton, la putréfaction en fosse de béton, devrais-je dire. Du pur sabotage.

Simples Questions au GIEC

Rappelons que le CO2, ou dioxyde de carbone, est en toute petite quantité dans l’atmosphère: 0,038%. Le CO2, c’est la base de la vie: processus de photosynthèse, respiration, etc. L’atmosphère en contiendrait autour de 800 gigatonnes, 800 milliards de tonnes.

Le CO2 se retrouve également dans:

- les plantes terrestres: 600 milliards de tonnes de carbone dans les tissus biologiques
- la vie océanique: 2 milliards de tonnes de carbone dans les tissus biologiques
- la surface océanique : 800 milliards de tonnes de carbone, principalement sous forme d'ions de bicarbonate
- les profondeurs océaniques: 35 000 milliards de tonnes de carbone, principalement sous forme d'ions de bicarbonate
- le sol: 2000 milliards de tonnes de carbone, en déchets organiques d'origine biologique.

Les émissions naturelles de CO2 (incendies de forêts, respiration animale et végétale et respiration des organismes du sol) seraient de l’ordre de 772 milliards de tonnes tandis que les émissions anthropiques de CO2 (générées par l’humanité) seraient de l’ordre 29 milliards de tonnes, à savoir environ 3% du total.

L’hypothèse du GIEC, érigée en dogme absolu, (malgré l’opposition sans cesse croissante de dizaines de milliers de scientifiques de par le monde) est que l’accroissement de la température depuis 1860 est provoqué par l’accroissement de la concentration de l’atmosphère en CO2.

Ce n’est pas le propos de cet article de décortiquer, d’analyser, de comparer des centaines d’études “scientifiques” absolument contradictoires concernant cette problématique. J’invite les lecteurs à réfléchir, à enquêter, à faire preuve d’intuition féminine et de bon sens et bien sûr à suivre les traces inodores de l’argent. J’ai commencé une rubrique “Climats de Gaïa” [24] sur mon site Liberterre, présentant des dossiers et articles, et il existe de nombreux sites et blogs sur la toile disséquant la supercherie climatique [41] (une pléthore en langue anglaise) même s’il est vrai que certains, de par leur encensement hystérique de la modernité occidentale, ne sont franchement pas ma tasse de thé. Diversité culturelle oblige. Non à la Pensée Unique et Monolithique.

Je souhaiterai juste poser quelques points et questions très simples:

- En 1860, nous sortions du Petit Age Glaciaire qui avait prévalu durant plusieurs siècles. L’accroissement léger et progressif des températures, depuis lors et sans doute avant, n’est-il pas naturel puisque nous sommes sortis d’un cycle pour nous engager dans un autre?

- Selon le chercheur Allemand Ernst Georg Berk [25], et bien d’autres chercheurs [26] [66], “Entre 1812 et 1961, il y eut plus de 90 000 mesures du CO2 atmosphérique par la méthode Pettenkofer. Ces mesures ont mis en exergue des pics de CO2 atmosphérique en 1825, 1857 et 1942. En 1942, la concentration en CO2 atmosphérique était de 400 ppm et donc plus élevée que de nos jours. Un graphe du CO2 atmosphérique, mesuré par cette méthode, montre que pour la plus grande partie du 19 ème siècle, ainsi que de 1935 à 1950, le CO2 atmosphérique a été plus élevé que de nos jours”.

- Comment le GIEC explique-t-il la croissance de la température entre 1910 et 1940, la non-croissance (ou “croissance négative” pour employer les termes de la nov-langue!) de la température entre 1940 et 1975 environ (qui fut telle que certains annoncèrent un nouveau petit âge glaciaire) et l’accroissement subséquent à partir de 1975 environ jusqu’au début du siècle suivant?

- Comment le GIEC explique-t-il, en l’absence de CO2 anthropogénique, le réchauffement climatique de l’Epoque Romaine? En effet, certaines études qui ont publiées dans diverses revues scientifiques (Science, Nature...) mettent en valeur une très haute température durant cette période, jusqu’à 2,5 °C de plus que les températures actuelles. [20]

- Comment le GIEC explique-t-il, en l’absence de CO2 anthropogénique, le réchauffement climatique de l’Epoque Médiévale? Rappelons que ce réchauffement climatique, entre 900 et 1400 environ, permit aux Vikings de naviguer les mers, de s’installer au Groenland, et de pénétrer jusqu’au Kentucky (500 ans avant la non-découverte de Christophe Colomb). Cette époque fut une période de grande prospérité en Europe. Les études, auxquelles nous venons juste de nous référer, mettent en valeur des températures en excès de celles qui prévalent actuellement d’1,5 °C et jusqu’à 3 °C (pour un sous-cycle de 80 ans). [21]

- Le GIEC laisse entendre que les niveaux de concentration de CO2 ont toujours été très bas sur la planète. Pourtant, les chercheurs stipulent que le niveau du CO2 atmosphérique était de 7000 ppm il y a 600 millions d’années (20 fois plus qu’aujourd’hui). Le cadre de cet article ne nous permet pas de décliner les énormes variations de CO2 alors que la température restait stable. Nous convions les lecteurs à consulter les travaux du botaniste Anglais, David Beerling, qui explique que: «Si l’on en juge par les flores modernes planétaires, les feuilles suscitent un sentiment d’inévitabilité évolutive. Il est difficile d’imaginer que les plantes pourraient accomplir leur labeur quotidien de photosynthèse si elles étaient dépourvues de feuilles. Cependant, et c’est surprenant, lorsque les plantes se lancèrent dans leur grande saga de colonisation de la Terre il y a environ 465 millions d’années, elles le firent sans feuilles... Les feuilles sont des structures remarquables qui permettent aux plantes de gérer, au quotidien, leur labeur de photosynthèse et de garantir ainsi la continuité des générations. Cela prit, cependant, 40 millions d’années avant que cette innovation, en apparence simple, n’apparaisse et ne se répande au travers de tout le royaume végétal... Pour résumer, l’évidence suggère que des niveaux très élevés de dioxyde de carbone prévalurent, lorsque les plantes primitives apparurent, qui s’effondrèrent, par la suite, lorsque la version botanique de l’explosion Cambrienne eut lieu. Lors de cette explosion végétale, les vestiges fossiles révèlent que les feuilles apparurent graduellement, minuscules au début et devenant progressivement de plus en plus amples, tout en augmentant le nombre de pores stomataux forcés par le stress généré par la disette en dioxyde de carbone.» [22] Ainsi, le monde végétal ne fut constitué, pendant 40 millions d’années, que de troncs et de tiges en raison du taux extrêmement élevé de CO2 dans l’atmosphère. Il est difficile, certainement, pour l’imagination humaine de concevoir un monde végétal sans feuilles. Le GIEC aurait-il une explication censée quant à la stabilité des températures, à cette époque reculée, malgré les énormes fluctuations de CO2?

- Pourquoi le GIEC prétend-il que la dernière décennie a été la plus chaude alors que les records de température s’établissent comme suit, dans l’ordre décroissant? 1934/1998/1921/1931/2006/1999/1953/1990/1938/1939.

Cette liste de questions très simples est loin d’être exhaustive. On devrait évoquer également, bien évidemment, le soleil, la vapeur d’eau (le principal agent de “l’effet de serre”), les rayonnements cosmiques, le réchauffement de la planète Mars, les oscillations océaniques, etc. Il existe, d’ailleurs, en anglais une pléthore d’ouvrages, très documentés, qui dissèquent très clairement l’arnaque climatique.

J’en poserai une dernière, cependant, que d’aucuns pourraient même considérer comme “mystique” et qui a trait à la vanité “du bipède qui s’est auto-proclamé le roi de la création” pour emprunter une des terminologies favorites de Pierre Rabhi, le poète et écologiste. Gaïa, l’être planétaire, n’est pas un super-ordinateur: l’amplitude et la complexité de ses dynamiques et de ses boucles d’actions et de rétro-actions (pour ne pas même évoquer son “telos”) ne pourront jamais être analysées par un boîtier en aluminium doté d’une poignée de composants électroniques. N’est ce pas le summum de l’arrogance, et de la démence, que de prétendre prévoir, à échéance de 10 ans, d’un siècle ou de deux siècles, les climats de la Planète Terre à partir d’un super-ordinateur, fût-il du GIEC, et des quelques miettes de “données” partielles et passagères dont il aura été nourri? Un tel super-ordinateur n’est qu’un simulacre lamentable de la planète authentique, le jouet virtuel et pathétique d’une poignée de scientistes capricieux.
Est-il vrai que le GIEC n’a conservé de ces 90 000 mesures que celles lui permettant de créer sa “courbe en crosse de hockey” et de fixer arbitrairement un seuil minimal originel de 220 ppm? Si oui, pourquoi?

Le CO2 en Bouc-émissaire

Cela fait longtemps que nous évoquons le spectre d’un gouvernement mondial et pour cela, nous fûmes qualifiés de fantaisistes, de paranoïaques, d’exaltés, etc. Et le Nouvel Ordre Mondial, dont personne auparavant ne prononçait publiquement le trinôme fatal, est maintenant dans la bouche de tous ceux qui sont en contrôle des pays occidentaux, ou qui prétendent l’être (et parfois même des pays en voie d’occidentalisation): les experts agités en illusions, en double-langage, et en inversion des valeurs, dont l’incohérence des discours est à la mesure de leur inféodation aux puissances économiques et financières. Le Nouvel Ordre Mondial, la marque déposée du “Capitalisme social”, est prôné comme LA solution à la “crise planétaire”. Que penser de l’affirmation, le 8 décembre 2008, de l’éditorialiste du Financial Times, Gideon Rachman: «La gouvernance internationale ne tend à être efficace que lorsqu’elle est anti-démocratique.» [27] Et que penser de l’assertion récente (voeux au corps diplomatique du 16 janvier 2009) proférée par le représentant élu du peuple français, Mr Nicolas Sarkozy [28]: «Nous irons ensemble vers le Nouvel Ordre Mondial, et personne, je dis bien personne ne pourra s’y opposer.» Ces affirmations sont en phase avec le sempiternel mantra de “gouvernance globale” martelé par Mr Al Gore, dans ses nombreux discours, pour sauver la planète de l’enfer climatique.

Néanmoins, je ne serais pas allé au charbon, sur ce terrain miné, et politiquement incorrect, de la remise en question du dogme carbo-dioxhideux si ce n’avait été “que” pour dénoncer, une fois de plus, le Nouvel Ordre Mondial. Mon principal objectif est de dénoncer, ainsi que je l’ai souligné en début d’article, le fait que l’on fasse porter au réchauffement climatique anthropique, à la sauce CO2, “la destruction de l’intégralité de la biosphère, et l’empoisonnement de l’humanité, par la mafia de la semence, de la pétro et agrochimie et de la pharmacie, et ce depuis plus de 60 ans, avec la complicité bienveillante de tous les états Occidentaux.”

J’ai beaucoup apprécié la récente prise de position de Mr. Syun-Ichi Akasofu, (auteur d’une lettre ouverte au GIEC) qui fut le fondateur-directeur de l’International Arctic Research Center de l’Université d’Alaska. Mr. Syun-Ichi Akasofu est un géophysicien réputé, de 79 ans, qui manifestement, vu son âge canonique, ne peut pas être accusé de courir après des subventions du GIEC ou de quelque autre multinationale. Dans l’un de ses derniers articles, attaquant très férocement les conclusions du GIEC, Mr. Syun-Ichi Akasofu évoque le danger du “parapluie” climatique:

« Cela pose sérieusement question, également, que le réchauffement climatique puisse être aussi facilement rendu responsable de tous les problèmes qui surviennent: les inondations (qui résultent souvent plutôt de la déforestation massive ou de la perte des zones humides) ou l’extinction de certaines espèces (qui peut résulter de l’excès de cueillette, de la perte des habitats, de l’invasion d’espèces exotiques, de problèmes de pollution), etc. Pendant ce temps là, ceux qui sont réellement responsables de ces calamités peuvent aisément se cacher sous le “parapluie du réchauffement climatique”.» [29]

Et le catalogue des calamités imputées au réchauffement climatique ne cesse de grandir au fil des années et au fil de l’attribution de subventions bien grassouillettes permettant de prouver tout, et son contraire, et d’agrémenter le vomi médiatique de nouvelles sensationnelles et renforçant le dogme établi.

- L’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) a découvert récemment que le nombre d’espèces de pucerons a augmenté très sensiblement “au cours des 40 dernières années”, en raison du réchauffement climatique. [30] S’est-on posé la question de savoir si cela n’était pas plutôt imputable aux méthodes de l’agrochimie. Pas du tout. Et pourtant, un directeur des recherches (dissident) de l’INRA, Francis Chaboussou, avait déjà écrit en 1985 que «les relations entre plantes et parasites sont avant tout d’ordre nutritionnel. Une fertilisation déséquilibrée, notamment les carences en oligo-éléments et les excès d’engrais azotés, perturbent la synthèse des protéines à l’intérieur de la plante. Les substances solubles qui servent de matériau à cette synthèse s’accumulent alors dans les tissus et constituent une nourriture de choix pour les parasites.» Les insectes ne font, donc, qu’éliminer les plantes déséquilibrées. Aucune relation entre les pucerons et le CO2.

- Des scientifiques français du MNHN (Muséum National d’Histoire Naturelle) de Paris ont montré que les oiseaux ne bougeaient pas assez rapidement en réaction au changement climatique. [31] Ne se pourrait-il pas que l’apathie des oiseaux provienne d’une autre cause? Car comme le précise la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), dans son communiqué dénonçant le Cruiser de Syngenta, [32] «Force est de constater, en tout cas, que dans toute l’Europe, et en particulier en France, les populations d’oiseaux des zones agricoles ont chuté de 30 à 40 % en moyenne depuis les années 1980-1990! En Angleterre, l’ornithologue Campbell a montré qu’il existe une corrélation étroite entre la période où l’emploi massif des pesticides a débuté et celle où la chute des populations d’oiseaux a commencé. L’ornithologue allemand Reichhof a souligné le rôle des villes et des villages comme sanctuaire pour la biodiversité, alors que, de leurs côtés, les campagnes se désertifient.» Soulignons que 30 à 40 %, en moyenne, ce n’est que depuis les années 1980-1990. Nous n’avons pas de chiffres précis sur l’extermination des populations d’oiseaux à partir de 1945 puisqu’il était “scientifiquement” établi par l’INRA, et autres affiliés, que les pesticides ne représentaient AUCUN problème pour les êtres vivants. Il fallut attendre l’ouvrage de Rachel Carson et le lancement de la revue “la Gueule Ouverte” (dont le n°12 d’Octobre 1973 titrait “Quelle Terre laisserons-nous à nos enfants?” [33]) pour que le problème des pesticides commencât à être posé. En conclusion, l’anéantissement des oiseaux en France n’a rien à voir avec le CO2.

- L’INRA a récemment déclaré vouloir travailler à adapter les blés, et autres grandes cultures, au réchauffement climatique. Les agronomes s’alarment, en effet, de la stagnation des rendements des grandes cultures depuis 1990. Les meilleurs limiers du petit monde de la biologie, de la génétique, de l’économie et de l’agronomie sont partis en quête du coupable. [44] Et ils l’ont trouvé: le réchauffement climatique. S’est-on posé la question de la santé des sols agricoles Français? Non, parce que cela va de soi, ils sont débordants de vitalité, n’est-ce pas? Parlez-en donc à l’agronome Claude Bourguignon de la vitalité de nos sols agricoles! [45]

- Greenpeace s’est empressé de faire porter la responsabilité des récents feux en Australie au réchauffement climatique. Ces feux sévissaient sur une partie du continent alors que l’autre partie était engloutie par les inondations, dues sûrement, elles-aussi, au réchauffement climatique! Est-il nécessaire de porter à la connaissance de Greenpeace que les feux en Australie, et les sécheresses, ont été rapportés historiquement depuis 1789, à savoir depuis que les Blancs ont envahi le territoire des Aborigènes. Les feux du 7 février 2009 tuèrent plus de 170 personnes et détruisirent un demi-million d’hectares. Les feux du 6 février 1851, par exemple, tuèrent 12 personnes et détruisirent 5 millions d’hectares. Faut-il également rappeler aux activistes de Greenpeace que le continent Australien a été détruit intégralement par un siècle et demi de déforestation, d’agriculture et d’élevage intensifs. Précisons, de plus, que l’Australie a été sous un régime d’intenses sécheresses de 1910 à 1945, un régime d’intenses inondations de 1945 à 1975 et de nouveau un régime d’intenses sécheresses à partir de 1975 et jusqu’à récemment. Ces différentes périodes seraient, bien sûr, en lien avec les phénomènes connus sous le nom d’El Niño et La Niña. Nous remarquerons, bien évidemment, que ces périodes correspondent presque exactement aux croissances et décroissances de température pour lesquelles nous avons posé, ci-dessus, une question au GIEC. Dans tous ces cycles climatologiques Australiens, quel est réellement l’impact du CO2? Vraisemblablement, aucun.

- Au Népal, WWF tire les sonnettes d’alarme sur le réchauffement climatique menaçant un grand nombre d’espèces Himalayennes. [46] Il serait plaisant de voir WWF Népal monter au créneau aussi résolument pour dénoncer la perte des sols agricoles Népalais. La région de Katmandou, l’une des plus fertiles du monde, autrefois, est dévastée, brûlée, par la chimie agricole: les paysans Népalais pleurent, ils ne savent plus quoi faire. Et si les sols Népalais sont ruinés par les fertilisants synthétiques, les herbicides et autres pesticides, qu’en est-il des écosystèmes locaux environnants? Sont-ils protégés par une bulle en verre, une bulle virtuelle ou par la grâce de Vishnou?

Je pourrais multiplier la liste de ces exemples. La biosphère agonise sous l’impact de l’agriculture toxique: rien à voir avec le CO2.

Les Caniculs-bénis, une nouvelle secte ou une nouvelle religion?

Lorsqu’un groupuscule d’individus proclame, haut et fort, qu’une entité extraterrestre, venant du Très Haut du Cosmos, dans son vaisseau spatial, les a visités et les a exhortés à se dépouiller de l’orgueil humain de se prendre pour le maître de la Création, à se repentir de tous les maux qu’ils ont infligés à notre Mère la Terre et les a informés que les élus repentis seront ascensionnés, sur un plan énergétique supérieur, le 21 décembre 2012, ce groupuscule est qualifié de “secte” par les Autorités et, bien sûr, mis à l’index.

Si ce même dogme était proclamé par un milliard d’individus (ce n’est qu’une supposition, une hypothèse de travail), le consensus global en ferait une “religion” officielle et respectée. Ainsi va la vie humaine.

Les Caniculs-bénis du réchauffement climatique anthropique, à la sauce CO2, ne sont-ils encore qu’une secte groupusculaire ou bien déjà une religion en gestation? Le consensus n’en est-il encore qu’à sa phase molle (avec un groupe “d’illuminés” menant la barque) ou bien déjà en phase de ferveur collective, active et fiévreuse? En bref, quelle est l’amplitude de l’infestation idéologique parasitaire? Le Ver a-t-il déjà miné intestinement les méandres de la conscience collective?

Les années à venir nous le diront mais il se pourrait fort bien que le prosélytisme ardent de cette flatulence, émanant du désert culturel, soit très vite refroidi par un vent de “global cooling” car il en va des vents comme des cycles du climat, nul ne sait d’où ils viennent...

On peut sans doute faire remonter les origines de ce dogme à la conférence de 1975, en Caroline du Nord, organisée par l’anthropologue Margaret Mead. La conférence s’intitulait “The atmosphere: endangered and endangering”. Ce n’est pas le propos de cet article de mettre en doute la sincérité des motivations de Margaret Mead. Notons, cependant, qu’intervenaient à cette conférence Paul Ehrlich, ultra-malthusianiste et auteur de la “Bombe P.” (qui avait prophétisé la disparition de l’Angleterre d’ici l’an 2000) et Stephen Schneider qui faisait la promotion du scénario du “Refroidissement Global”, vers 1970. Stephen Schneider est connu pour avoir déclaré en 1996, à un journaliste: «Afin de capturer l’imagination du public, nous devons promouvoir des scénarios de panique, proférer des déclarations dramatiques, et très simplifiées, et faire abstraction de tout doute que nous puissions avoir... » Stephen Schneider aurait également précisé, durant la conférence de 1975, que «les politiques d’énergie nationale et d’alimentation doivent avoir pour fondement que le contrôle de la population par voie nucléaire ou par affamement de masse, est indéfendable.» Tant mieux, nous l’avons échappé belle! James Lovelock y participait également et ne manqua pas, alors, de se moquer ouvertement des scénarios les plus hystériques concernant le réchauffement anthropique. James Lovelock a beaucoup changé.

Michael Crichton, le célèbre écrivain US de science-fiction, scénariste et producteur de films, dénonça farouchement, durant les dernières années de sa vie, l’arnaque climatique. En 2003, lors d’une conférence, il déclara: «Il est clair que tout scientifique puisse être accusé comme Galilée le fut. Mais je n’aurais jamais imaginé “Scientific American” dans le rôle de la Mère Eglise». Michael Crichton posa également la question de savoir depuis quand le terme “sceptique” est-il devenu un “gros mot”. [47]

En juillet 2009, lors d’une conférence , Mr. Al Gore proféra ses litanies habituelles «... grâce à la gouvernance globale et bla bla bla...» mais compara, aussi, la lutte contre le réchauffement climatique à la lutte contre les Nazis. [48][49], cette image un peu “forte”. Mais Mr Al Gore voulait-il suggérer, oui ou non, que les sceptiques sont des pro-Nazis, ou l’auraient été, ou le seraient?

Tout cela est profondément troublant et il semblerait, en effet, que les prosélytes de ce nouveau dogme aient fait appel à toute l’artillerie lourde de certaines techniques religieuses d’antan pour imposer leurs croyances aux “Païens climatiques”.

Les sceptiques sont dénoncés comme des “négationnistes” (à savoir comparés à ceux qui mettent en doute l’Holocauste) [51] et parfois même comme des criminels climatiques [52]. Ils ne sont pas, encore, brûlés sur les bûchers de l’Inquisition Climatique mais ils ont, néanmoins, grand peine à pouvoir s’exprimer. Les médias, à la solde des Autorités, ont bloqué tout accès aux tribunes publiques. Ainsi, en Angleterre, le célèbre Professeur David Bellamy, aujourd’hui âgé de 76 ans, botaniste, auteur de 35 ouvrages et ayant à son actif 400 programmes de télévision, fut viré comme un malpropre lorsqu’il osa s’exprimer publiquement sur l’arnaque climatique. [68]

Le film de Mr. Al Gore “Une vérité qui dérange” a été distribué dans des dizaines de milliers d’écoles: un lavage de cerveau savamment orchestré.

Nous avons déjà évoqué les discours apocalyptiques de certains, à l’instar des prophéties bibliques: les eaux qui vont monter et les vagues qui vont nous engloutir (le Déluge?), la fournaise climatique suffocante (l’Enfer). On pourrait également évoquer la culpabilité, la rédemption par les taxes, le dogme incontournable des rapports du GIEC, les gurus auto-proclamés...

Le Diable est tout trouvé, c’est le CO2! L’éternel combat entre les Fils de la Lumière et les Fils des Ténèbres. La dichotomie fatidique, fondement de la théologie de l’annihilation. Le CO2 a été tellement satanisé que la simple mention de ce gaz atmosphérique évoque, dans l’imagination populaire, le poison, le polluant, le toxique. Et pourtant le carbone est la base de la vie et tous les aliments que nous consommons procèdent du dioxyde de carbone atmosphérique.

Ceux qui osent évoquer le Soleil, comme facteur fondamental des cycles climatologiques, sont stigmatisés à l’image de Galilée qui osa positionner notre astre au coeur du système planétaire. L’Histoire qui se répète.

On pourrait également mentionner les “indulgences pontificales” remplacées par les “compensations de carbone” vendues par un nouveau clergé, les grands prêtres de l’absolution climatique.

Les Autorités doivent se pâmer d’aisance à la vue de toutes ces “croisades climatiques”, pour la plupart virtuelles et informatisées: ne préfèrent-elles pas, en effet, que les militants activistes soient en face de leur ordinateur (la boîte à réalité virtuelle) plutôt que de bêcher leur jardins (dans un souci d’autonomie fertile) ou de fomenter les “Insurrections qui viennent”.

La sémantique de ces croisades climatiques, et des multiples pétitions afférentes, à l’image de celle de la nov-langue, est experte à semer la confusion dans les esprits: “alerte climatique”, “crise climatique”, “cent jours pour lutter contre le réchauffement”, “on ne négocie pas avec le climat, on agit”, “l’ultimatum climatique”, “le Climat entre nos mains”, “350.org”, “seal the deal”, “fondation pour la protection du climat”, “réseau pour un climat neutre”, “Time for Climate Justice”,” Climate for Life”, etc, etc, ad nauseam.

Des petits malins commencent même à proposer des “vacances climat neutre”, des “voyages sans carbone” et toute une gamme de “produits à bilan carbone neutre”.

Et James Lovelock parle, dans son dernier ouvrage, de notre “empreinte écologique plus noire que le péché”. A quand la confession publique obligatoire et le dévoilement de son “empreinte carbone”? Et pour les châtiments?
Quelques heures plus tard, le Times escamotait, de son site web

Fixation du CO2 et Libération de l'Humus

Il paraîtrait que la “taxe carbone” est de gauche! [34] Et l’Ecologie doit-elle être de gauche, aussi? Est-ce pour cela que Mr Sarkozy a sorti de son placard à bolets un cryptogame de la préhistoire? L’écologie politique est-elle à ce point fossilisée qu’elle se soit rendue complice de cette imposture climatique? Ou est-ce, peut-être, que l’écologie politique n’a vraiment jamais remis en cause, intrinsèquement, les fondements mortifères de la civilisation occidentale moderne? Juste du vernis verdâtre pour occulter le vert de gris? Mais cela n’est sans doute pas si simple car combien d’écologistes ont des doutes profonds concernant cette arnaque climatique? Néanmoins, peu d’entre eux osent l’exprimer publiquement de peur de passer pour des crétins ou des voyous climatiques.

La question que je pose aujourd’hui à tous les écologistes, mais aussi aux ONGs, aux commissions de l’ONU, aux oligarques globalistes, aux fondations, aux représentants élus, aux négociants en crédit carbone, etc, est la suivante:

Si l’urgence du réchauffement climatique est à ce point dramatique, si le CO2 est sur le point de carboniser l’humanité ou de l’engloutir par la montée des eaux, pourquoi ne pas promouvoir AUJOURD’HUI même (et pourquoi ne l’avoir pas fait avant) la reconversion à l’agriculture biologique de toutes les terres agricoles de la planète?

Le Rodale Research Center [54] a déduit de ses recherches, qui ont porté sur 24 années, la capacité de fixer par année et par hectare 3,7 tonnes de CO2 en agriculture biologique. [55] Et ce, sans prendre en considération les réductions en émissions de CO2 dues aux besoins énergétiques inférieurs de l’agriculture biologique que le Professeur David Pimentel, de l’Université de Cornell, estime à 63% des besoins énergétiques de l’agriculture chimique [56]. A raison de 2000 millions d’hectares arables planétaires, la fixation de CO2 serait de 7,5 milliards de tonnes de CO2, à savoir près du tiers des émissions anthropogéniques “officielles”.

Dans le même ordre d’idée, pourquoi ne pas limiter AUJOURD’HUI même (et pourquoi ne l’avoir pas fait avant) la goinfrerie en viande de l’occident et d’avoir, par là-même, stopper une grande partie de la déforestation, responsable d’une portion des dites émissions (pour ne pas mentionner les pets méthaniers des bovins!)?

La réponse à ces questions, et surtout à la première, est claire et évidente: parce que la mafia de l’agrochimie en a décidé autrement et qu’elle serait ruinée par une telle reconversion. Mais j’aimerais tellement l’entendre de la bouche des fondations, de l’ONU, des ONGs, des partis politiques... Peut encore rêver que Mr Al Gore (au nom prédestiné [43]) se transforme en apôtre du compostage...? N’avait-il pas d’ailleurs évoqué, dans son discours sus-mentionné en juillet 2009, qu’effectivement certains sols étaient décidément très peu fertiles et en manque vital de carbone?

L’urgence d’aujourd’hui, ce n’est pas le CO2, ce n’est pas le réchauffement climatique anthropique, L’urgence, c’est “la destruction humique”. [57] Les sols agricoles sont biologiquement morts, dans leur grande majorité. La reconversion de toutes les terres agricoles par des pratiques agro-écologiques permettrait, en sus de la fixation de CO2 (qui n’est qu’un épiphénomène) de régénérer les sols, de stopper l’érosion des sols et de ralentir les processus de désertification, d’augmenter considérablement le pouvoir de rétention en eau des sols (et donc de diminuer drastiquement les besoins en eau douce de l’agriculture, un des enjeux véritables du futur), de nourrir les peuples avec des aliments sains, hautement nutritifs et exempts de poisons (et donc de réduire drastiquement les cancers et autres pathologies et toutes les dépenses financières afférentes), de protéger les nappes phréatiques, de régénérer l’agroforesterie traditionnelle et de préserver la biodiversité alimentaire en gardant précieusement les variétés traditionnelles qui sont, de loin, beaucoup plus résilientes.

C’est d’ailleurs ce que prétendent faire les multinationales de la semence (Monsanto, Syngenta, en partenariat avec Bill Gates et la Fondation Rockefeller): “sauvegarder la biodiversité en cas de changement climatique, de guerre ou de catastrophe naturelle” dans leur grande banque “réfrigérée naturellement par un climat glacial” de l’archipel du Spitzberg (archipel de Svalbard) en Norvège. Le dit archipel, qui selon les alarmistes, aux grands discours apocalyptiques et hypocrites, serait au coeur même du changement climatique surchauffant, à raison même de 0.7 °C d’augmentation par décennie! [67] Les clowns ne sont pas en manque de contradictions. [42]

Et pour reparler de résilience, je m’étonne de cette frayeur hystérique d’une légère montée des températures qui ruinerait l’agriculture. Nous mentionnerons, au passage, que le maïs, plante C4, poussait littéralement, autrefois, dans les déserts du sud-ouest des USA. Les agronomes modernes en ont fait une pompe à eau qui nécessite 1500 litres de ce précieux liquide pour produire 1 kilo de grain sec. Monsanto, Syngenta, DuPont, de la grande famille des Humanitaires Globalistes, travaillent, depuis plusieurs années, à créer des chimères génétiques de maïs qui seront résistantes à la sécheresse... et au réchauffement climatique. [58] La boucle est bouclée. L’INRA, nous l’avons évoqué, envisage de déployer tout son “génie” génétique pour briser cette fâcheuse tendance que le blé a de ne pas vouloir produire encore plus et pour l’adapter, bien sûr, au réchauffement anthropique.

Question simple, et naïve, peut-être: lors du réchauffement climatique de l’Epoque Romaine et lors du réchauffement climatique de l’Epoque Médiévale, comment les paysans ont-il pu continuer à cultiver leurs variétés de céréales puisqu’ils ne bénéficiaient pas de l’accompagnement éclairé (les pôvres) des agronomes, biologistes, et autres généticiens de l’INRA? La réponse est claire: les variétés dites “de population” vivantes, fluides, ouvertes à tous vents, étaient capables de s’adapter, dans un sol biologiquement vivant, à tous les “changements climatiques”!

L’INRA ne vient-il pas de découvrir que “les plantes migrent en altitude en réponse au réchauffement climatique” et plus précisément de “l’ordre de 29 mètres en altitude par décade.” A savoir pour s’adapter à un dixième de 0,7°C, par décade. Quelle découverte phénoménale! [53] Non, l’argent du contribuable n’est pas dépensé en vain à l’INRA. Voilà pourquoi, sans doute, le monde végétal, depuis son émergence, il y a 465 millions d’années, a survécu malgré des variations de 200 à 4000 ppm de CO2 atmosphérique. Les plantes s’adaptent! L’INRA sera sûrement intéressé de savoir que l’une des variétés de laitues les mieux adaptées au climat du Tamil Nadu, dans le sud de l’Inde, c’est la “Merveille d’Hiver” [59]: les voies de Gaïa sont manifestement impénétrables.

Pour en revenir aux frayeurs liées à la chaleur, nous pouvons, dans le sud de l’Inde, avec des méthodes agro-écologiques “intensives” (si l’on me permet le terme) nourrir 25 personnes par hectare et par an (avec un peu d’eau, il est vrai) et en régime végétarien. Pour entrer même dans le détail, nous pouvons produire des courges musquées (espèce Cucurbita moschata, la plus longue de croissance) en l’espace de 2 mois à partir du jour du semis. A savoir en deux fois moins de temps qu’en France. Et que ceux qui en doutent aillent vérifier sur place. Ne le répétez pas aux Malthusianistes, mais nous pourrions donc, avec ces méthodes agro-écologiques, nourrir aisément, sur 150 millions d’hectares de terre arable, deux milliards de personnes en Inde, au moins!

Vers un Refroidissement Global!

Et pour ne pas finir sur cette provocation, un tant soit peu COquine, nous allons en évoquer une autre, plus refroidissante.

Nous avons mentionné les cycles de régimes de sécheresses et d’inondations prévalant en Australie qui correspondent, of course, aux cycles de croissance et de non-croissance de températures, durant le siècle passé. Ces cycles sont grosso-modo d’une trentaine d’années.

En 1950, le climatologue et océanographe Edouard Le Danois (qui fut directeur de l’Office Scientifique et Technique des Pêches Maritimes) publia un ouvrage intitulé “Les Rythmes du Climat dans l’Histoire de la Terre et de l’Humanité”. [60] Dans cet ouvrage, Le Danois expliquait les relations entre le climat et les phénomènes astronomiques: la période de révolution des noeuds de l’orbite lunaire de 18 ans, la période déclinaison-syzygies de 111 années, la période périhelium-noeud apside de 1850 années, etc. Le Danois avait d’ailleurs annoncé en 1950 que la prochaine grande marée séculaire adviendrait aux alentours de 1995... et la “grande tempête du siècle” arriva en décembre 1999. Le Danois expliquait également, en 1950, que nous étions entrés, aux alentours de 1860, dans un nouveau cycle de réchauffement, source de prospérité agricole, qui allait perdurer durant quelques siècles mais avec des cycles car, dans la Nature, peu de phénomènes sont linéaires. Le Danois était un spécialiste des “transgressions océaniques” (son ouvrage, du même nom, est disponible sur la toile) [69]. Le Danois n’a, bien évidemment, jamais, au grand jamais, mentionné une quelconque relation entre le CO2 atmosphérique et les cycles climatiques.

L’ouvrage n’est pas jeune, il est vrai, mais doit-on brûler tous les travaux scientifiques antérieurs à l’émergence du GIEC en 1988?

En 1275, le terme climat signifiait “zone terrestre déterminée par sa situation par rapport aux corps célestes”. Le terme, étymologiquement, est dérivé du Grec “clima”, “inclinaison du ciel”. Ne tombe-t-il pas sous le sens que les climats de Gaïa soient influencés par les phénomènes astronomiques, par le passage du système solaire dans telle ou telle région de la galaxie et par le Soleil? L’ouvrage “The Chilling Stars”, par exemple, de Svensmark et de Calder, émet l’hypothèse que le climat est une résultante de l’influence conjuguée des nuages, du soleil et des rayons cosmiques.

Quoi qu’il en soit, vu que le dernier sous-cycle de réchauffement, relatif, a débuté environ en 1975, ne pourrait-on pas s’attendre à ce qu’un nouveau sous-cycle de refroidissement, relatif, ait débuté aux environs de 2005? Et bien, c’est exactement ce qu’annoncent certains scientifiques! Le Professeur Easterbrook est professeur de géologie à l’Université de Washington. Il est l’auteur de 8 ouvrages et de 150 publications avec une spécialisation dans la géomorphologie, la géochronologie du Pléistocène et la géologie glaciale. Ecoutons le:

«Malgré l’absence de réchauffement climatique en dix ans, et des records de froid en 2007-2008, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (le GIEC) et les créateurs de simulateurs informatiques, qui croient que le CO2 est la cause du réchauffement planétaire, prévoient toujours que la Terre fera face à un réchauffement catastrophique au cours de ce siècle. Les simulateurs informatiques du GIEC ont prédit un réchauffement planétaire de 1° F par décennie et de 5-6° C (10-11° F) d’ici 2100 (Fig. 1), ce qui causerait une catastrophe planétaire ayant des effets sur la vie humaine, l’habitat naturel, l’énergie et les ressources en eau, ainsi que la production de nourriture... Toutefois, les données sur les changements climatiques enregistrées par le passé suggèrent un scénario complètement différent pour le 21e siècle. Au lieu d’un réchauffement planétaire radical, à un rythme de 0,5° C (1° F) par décennie, les données des cycles naturels précédents suggèrent un refroidissement planétaire pour les premières décennies du 21e siècle, soit jusqu’en 2030, suivi d’un réchauffement planétaire de 2030 à 2060 et d’un nouveau refroidissement planétaire de 2060 à 2090. (Easterbrook, D.J., 2005, 2006 a, b, 2007, 2008a, b); Easterbrook et Kovanen, 2000, 2001). Les fluctuations climatiques des dernières centaines d’années suggèrent des cycles climatiques de réchauffement et de refroidissement d’environ 30 ans, une tendance généralement à la hausse depuis le Petit Age glaciaire.» [61]

Et il conclut son long article (de novembre 2008): «Le réchauffement planétaire (c’est-à-dire le réchauffement depuis 1977) est terminé. L’augmentation infime de CO2 anthropogénique dans l’atmosphère (0.008%) n’était pas la cause du réchauffement. Il s’agissait de la continuité de cycles naturels qui se sont produits au cours des 500 dernières années. L’épisode froid de l’OPD a remplacé l’épisode chaud dans l’océan Pacifique, ce qui nous garantit environ 30 ans de refroidissement planétaire, peut-être plus intense que celui de 1945 à 1977. Ce qui est incertain, c’est à quel point le climat planétaire sera plus froid durant cette période. Les récents changements solaires suggèrent que le refroidissement pourrait être assez important. Il ressemblerait davantage au cycle froid de 1880 à 1915 qu’à celui, plus modéré, de 1945 à 1977. Un refroidissement plus draconien que ces derniers, comparable à ceux des minima de Dalton et Maunder, pourraient plonger la Terre dans un autre Petit Age glaciaire. Toutefois, seul le temps dira si cela est probable ou non.»

Et lorsque l’on consulte, en bon anglais, les résultats affichés pour les glaces Arctiques, par le National Snow and Ice Data Center, pour le mois d’août 2009, en relation avec août 2008 et août 2007, il semble effectivement, et très nettement, que l’on soit dans une phase de refroidissement. [65]

Ouvrons les parapluies car les insultes, et les tomates, climatiques vont voler bas. Mais pouvons nous faire abstraction des vagues de froid extrême qui ont anéanti des centaines de vies humaines, les troupeaux et les récoltes au Pérou [39] depuis 2003 (et il neiga à Buenos Aires)? Pouvons nous faire abstraction des troupeaux de chèvres décimés par le froid durant l’hiver 2007/2008 dans l’Himalaya (et il neigea à Katmandou)? Pouvons-nous faire abstraction de trois étés froids et humides au Canada et du mildiou (Phytophtora infestans), de souche beaucoup plus virulente que celui qui a provoqué la grande famine en Irlande au 19 ème siècle, qui a détruit en quelques jours, au début de l’été 2009, une grande partie de la récolte de tomates et de pommes de terre dans 13 états à l’est des USA ainsi qu’au Canada? Pouvons-nous faire abstraction de l’hiver 2008/2009, le plus froid que nous ayons connu en France depuis 20 années? [40] [64] Pouvons-nous faire abstraction des records de froids, durant l’été 2009, jamais vus depuis des dizaines d’années, qui ont été enregistrés dans la majorité des USA. [62][62] Nashville, au Tennessee, la ville de Mr Al Gore, a battu en juillet le record de froid de 1877. [63] Peut-être un clin d’oeil de Gaïa!!

D’ailleurs, révolution dans les chaumières, il semblerait même que certains des pontifes du GIEC ne puissent plus en faire abstraction. C’est le cas de Mojib Latif de l’Institut Leibniz des Sciences Marines de l’Université de Kiehl et du Max Planck Institute à Hamburg en Allemagne. Il est l’auteur de 3 ouvrages (sur le changement climatique) et de 130 publications scientifiques. Le Max Planck Institute lui a décerné, en 2000, le prix de la Science Publique. C’est l’un des top modélisateurs du climat au GIEC: il est réputé pour avoir contribué, de manière très conséquente, au développement des modèles de simulation du climat global et de leur utilisation pour des prédictions à court et moyen termes. Il a contribué aux rapports du GIEC de 2001 et de 2007. Il est l’auteur de l’ouvrage publié en juin 2009: “Climate Change: the point of no return”. [38]

Et pourtant, lors de la 3ème “Conférence Mondiale du Climat” à Genève [36] (du 31 août au 4 septembre 2009), Mojib Latif a déclaré, devant plus de 1500 scientifiques du climat de la planète, que «Les prévisions du changement climatique sont proches du dérapage.... Je ne suis pas un des sceptiques du climat. Cependant, nous devons nous poser les questions dérangeantes nous-mêmes, sinon d’autres le feront.»

Et selon le communiqué de Fred Pearce [37] , que l’on ne peut pas soupçonner d’être un climat-sceptique, (en date du 5 septembre 2009, c’est tout “frais”): «Latif a prédit que dans les prochaines années, une tendance refroidissante naturelle allait prendre le pas sur le réchauffement anthropique. Ce refroidissement résulterait des variations cycliques des courants océaniques et des températures de l’Atlantique Nord qui sont connues sous le nom d’Oscillation Nord Atlantique (NAO). Rompant avec l’orthodoxie du changement climatique, il a dit que les cycles de l’Oscillation Nord Atlantique étaient probablement responsables, en partie, du fort réchauffement global que nous avons vécu pendant les trois décennies écoulées. “Mais de combien? cela reste encore à déterminer.” a-t-il dit aux conférenciers. L’Oscillation Nord Atlantique est maintenant entrée dans une phase froide.

Latif a également ajouté que les cycles de l’Oscillation Nord Atlantique expliquent le reverdissement récent du Sahel en Afrique après les sécheresses des années 1970 et des années 1980. James Murphy, le responsable des prévisions climatiques au Met Office (l’agence météo anglaise) a confirmé son accord et a établi une corrélation entre l’Oscillation Nord Atlantique et la mousson en Inde, ainsi qu’avec les ouragans dans l’Atlantique et la mer glacée de l’Arctique. “Les océans sont un facteur décisif de la variabilité décennale naturelle” a-t-il déclaré.»

Permettez-moi de jubiler. Edouard Le Danois, l’océanographe et astronome, va finir par sortir des oubliettes. Il y aura sûrement encore des irréductibles du CO2 qui vont s’écrier que le refroidissement global va intensifier le réchauffement global anthropique puisque, chauffage hivernal aidant, nous allons consommer encore plus d’énergie fossile! En effet, les voies de Gaïa ne sont pas linéaires. Un cycle peut en cacher un autre.

Quant au Syndrome du Titanic? Sûrement, mais avant tout du Titanic Agricole si l’on veut analyser objectivement la destruction de la Biosphère. En tout cas, il semblerait que le super-ordinateur/simulateur du GIEC, commence à prendre l’eau de toutes parts. En épitaphe: “Dans l’océan Virtuel de ses vanités et de ses arrogances, il sombra, atomisé par un iceberg émergeant du Réel. A l’image de son homonyme, de chair et d’os, et à l’instar de son frère de silicium, qui, dans son Odyssée, s’abîma en explorant le vide, il eût pu s’appeler HAL”. (Un autre clin d’oeil de l’histoire: dans les manuscrits de Nag Hammadi des Païens Gnostiques du III ème siècle, qui luttaient alors contre la pensée Monolithique, HAL, en copte, signifie “tromperie, stratagème, simulation”).

Que faut-il faire? Peut-être annuler la prochaine conférence de Copenhague sur le Réchauffement Climatique Anthropique: il n’en sortira rien. Ou peut-être alors en recycler les thèmes de réflexion, et d’action, qui devraient être: la reconversion à l’agriculture biologique, la reforestation, la sécurité alimentaire dans les pays pauvres, la lutte contre l’érosion des sols et la désertification, la distribution de l’eau douce...

Je prie le lecteur de me pardonner pour la longueur de cet essai mais cela m’a sincèrement libéré, après deux années de silence, d’un énorme poids sur la conscience. Je continuerai de présenter des traductions de l’anglais, au fil de mes disponibilités, sur tous les thèmes liés au climat et en particulier celui du passé de la Terre.

La Vie est belle. Inhalons et Exhalons à pleins poumons. Et que ce soit dans le froid ou dans le chaud, je suis intimement convaincu qu’il va nous falloir enseigner à nos enfants comment survivre dans la Beauté de Gaïa. Afin de préparer les voies des Tribus du Futur.

Dominique Guillet.

Post-scriptum: Afin d’illustrer mes états d’âme quant aux fondements de la société occidentale mortifère, qui sombre dans la virtualité, je laisserai “aux intégristes les scories de leurs mythes” et je vous livre ces quelques mots de Maurice Chaudière [76], poète et apiculteur, par la bouche de Dédale: [75]
Pouvons-nous faire abstraction du fait que les états de l’Ohio, de l’Illinois, de l’Indiana, et de West Virginia ont vécu leur mois de juillet le plus froid depuis 115 ans?

Séquelles ! Je laboure des séquelles…
Je vis au cœur de mes déchets !
Pour avoir répondu aux suppliques des hommes,
je partage leur sort, je partage le tort de les avoir aimés…
Par ma faute la Terre, la Mer, le Ciel… l’Univers entier s’encrassent et se mutilent…
Or les hommes sont là qui me pressent d’agir…
Des hommes intrépides qui convoitent les Astres !
Ils me somment aujourd’hui de les conduire plus loin, plus haut, toujours plus haut…
vers cet ailleurs inconcevable où s’abîment les cieux…
Plus rien ne les anime que le goût du vertige!
Un ordre virtuel, de mirage en mirage, occulte le réel
Les capsules et les sondes se disputent la gloire de leurs nouveaux trophées…
Cependant qu’ici-bas les robots en faillite encombrent le marché gigantesque des villes…
L’Espace n’a plus de bornes et la Terre n’a plus d’axe…
Vertical, désormais l’horizon n’a plus d’âme…
L’Amour n’a plus d’emploi!
Les Dieux se taisent...
Alors, sans attendre l’aval d’aucun autre Titan,
laissant aux intégristes les scories de leurs mythes,
j’en appelle au destin sublime qui les hante: l’exploration du vide!
En dépit des trous noirs et des météorites qui dispersent les anges,
je vais bâtir enfin ma propre sépulture:
un labyrinthe sidéral où je saurai, comme les Dieux, à tout jamais me taire !

Les Références et Liens sont présentés dans le document sous forme PDF

 
Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : Ecologie par blogs
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 17:46

Ouragans, Inondations, Sécheresses etc.. : Les calamités (mis à jour le 21/03/2009)

Rechercher sur le site avec Google:

On vous répète partout que les pires calamités vont agresser notre pauvre planète. A les en croire, les dix plaies d'Egypte ne seraient que des broutilles à côté de ce qui nous attend du fait du réchauffement climatique anthropique...
En attendant les pluies grenouilles et de sauterelles, et devant le foisonnement actuel de discours de plus en plus alarmistes qui attribuent désormais tout ce qui nous arrive, absolument tout, au CO2 que nous expédions inconsidérément dans l'atmosphère, j'ai décidé d'ouvrir cette page, pour ramener les choses à une proportion plus raisonnable. Comme vous allez le voir, de nombreuses déclarations contredisent carrément les données de la Science. Je compléterai cette page au fur et à mesure de mes trouvailles, comme à l'accoutumé.

Cette page est donc à rapprocher de celle sur les océans, qui est plus spécialisée. Mais l'esprit en est exactement le même : Débusquer, en s'appuyant sur des articles scientifiques, autant que possible, incontestables, les exagérations infondées et péremptoires dont les médias, les écologistes, Al Gore etc. nous rebattent quotidiennement les oreilles.
Bien entendu, j'aurais bien du mal à démentir certaines affirmations qui nous disent que le réchauffement climatique énerve les souris, rend les cougars plus agressifs et provoque l'écroulement d'un pont sur le Mississipi comme cela a été affirmé dans les médias, mais il existe, heureusement, des sujets sur lesquels la Science a déjà parlé. Et il est toujours préférable de se référer aux articles scientifiques plutôt qu'aux déclarations péremptoires de certains. N'est-ce pas ?

A tout seigneur, tout honneur ! Commençons cette rubrique par une déclaration, pour le moins infondée, pour ne pas dire totalement fausse, du porte-drapeau des alarmistes américains qui est, comme vous le savez, l'ex-futur-président (comme il se présente lui-même) Al Gore...Comme d'habitude, cette déclaration a été largement répercutée par les médias, toujours à l'affût de catastrophes. Voici la déclaration en question. Elle servira de titre.

"Les sécheresse deviennent plus longues et plus intenses "

a déclaré, sans ambages, Al Gore devant la Commission de l'Environnement et des Travaux Publics du Sénat Américain, le 21 Mars 2007. Cette affirmation de "Mr Ozone", comme l'appelait Georges Bush père dans les années 90, visait, sans aucun doute, à rappeler aux braves sénateurs américains que, non seulement, le ciel allait nous tomber sur la tête, mais qu'il avait déjà commencé à le faire. Je ne doute pas un instant que les Sénateurs US ont pris cette déclaration pour argent comptant. Hélas !

En effet, et en l'occurrence, Al Gore qui ne doit pas lire souvent la littérature scientifique avant de parler, tombait mal, très mal. En effet, des chercheurs américains s'étaient tout récemment penchés sur ce problème qui est évidemment particulièrement inquiétant pour un pays qui a souffert, entre autres, du fameux "Dust Bowl" (le chaudron de poussières) des années 1930. A ce sujet, Je vous rappelle que les derniers "ajustements" des mesures de température de la NASA montrent que l'année la plus chaude du siècle aux Etats Unis est 1934 et non pas 1998 comme l'affirme toujours Al Gore dans son célèbre opus "Une vérité qui dérange", primé aux Oscars d'Hollywood. En fait de Vérité, on fait mieux.

Hélas encore, Al Gore n'est pas le seul à propager ces désinformations. Même les éditeurs du prestigieux magazine scientifique Science s'y sont mis. Ils évoquent, eux aussi, "l'intensification des sécheresses" dans un éditorial absolument alarmiste que ... la Science dément comme vous allez le voir. C'est un comble !

Les chercheurs américains ( Narisma G.T., Foley J. A., Licker R. et Ramankutty N, Geophysical Research Letters 34, 10.1029/2006GL028628)) qui se sont penchés sur la question des sécheresses, ont analysé avec beaucoup de précautions, "les données historiques mondiales sur les pluies pour trouver les régions qui ont souffert de vastes et longues périodes de sécheresses, statistiquement significatives, qui durent au moins 10 ans et qui représentent des diminutions de la pluviométrie d'au moins 10%, ceci sur tout le globe et pendant la période allant de 1901 à 2000."
En bref, et en s'entourant des précautions de langage usuelles, il s'agissait de trouver si le nombre (ou) l'intensité des sécheresses a augmenté ou diminué pendant le siècle dernier sur la surface du globe...

Le résultat est sans appel ! Il indique exactement le contraire de ce qu'a imprudemment affirmé Al Gore devant le Sénat Américain . En résumé, le nombre de ces périodes de sécheresses bien caractérisées a été de 7 pendant les deux décennies 1901-1920, 7 encore entre 1921 et 1840, puis 8 entre 1941 et 1960. Seulement 5 entre 1961 et 1980 suivies de misérables 3 entre 1981 et 2000. J'ai reporté ces résultats sur un graphique pour que vous voyez bien à quoi correspondent ces chiffres. Le voici :

Ce graphique vaut plus qu'un long discours. Il reporte, à la même échelle temporelle, les relevés de température moyenne du globe et le nombre des sécheresses intenses réellement observées sur la planète. On y voit que le nombre des sécheresses intenses a diminué au fur et à mesure que le réchauffement dit "anthropogénique" s'est accentué. Sur la figure du haut, les données "officielles" de température terrestre. En bleu, celles qui étaient en dessous de la moyenne de 1960. En rouge, celles qui la dépassent.

La hauteur des colonnes rouges du graphe du bas représentent les chiffres trouvés par l'équipe de Narisma.

Outre qu'il contredit absolument la vibrionnante déclaration d'Al Gore, ce résultat est, en soi, assez étonnant et donc intéressant. Mais, en matière de climatologie, ce n'est pas la première fois que les données réelles sur le terrain démentent les prédictions catastrophiques des modèles d'ordinateurs de l'effet de serre.

Q'en concluent les chercheurs impliqués dans cette recherche ? : Tout simplement qu'ils ont observé que les sécheresses se produisaient dans les zones qui sont coutumières du fait et donc, que cela devait résulter de phénomènes parfaitement naturels qui pourraient se reproduire dans le futur.
Certes ! On ne saurait mieux dire !
On attend encore que la presse qui avait largement diffusé les propos d'Al Gore, se fasse l'écho de cette découverte, plutôt rassurante....
On peut rêver !

source

Dans le prolongement direct de ce qui précède et en ce début Juin 2008, mais cette fois-ci du côté des modélisateurs informatiques, on assiste à un repli élastique des scientifiques alarmistes qui prônaient l'idée que le changement climatique anthropique induirait plus d'ouragans dévastateurs : Leurs modèles informatiques sont loin de reproduire la réalité objective, avouent-ils piteusement... parce que ces derniers, têtus en diable, prédisent exactement le contraire. Le message subliminal est : prudence, prudence...On ne sait jamais ce qui pourrait arriver avec ce sacré climat !

L'illustration la plus parfaite de ce regain de clairvoyance salutaire (et opportuniste) est fournie par le titre d'un éditorial de Richard A. Kerr dans la livraison de la revue Science du 23 Mai 2008 (320, 5879, p.999). Le voici :

"Selon les modèles du climat, les ouragans ne vont pas s'affoler"

Ce titre est d'autant plus étonnant que, du moins sous la direction précédente de Donald Kennedy, la revue Science et Richard A. Kerr ne faisaient pas vraiment dans la litote dès qu'il s'agissait d'agiter le spectre des catastrophes à venir ...L'introduction de cet article en dit long sur l'état d'esprit de l'auteur sur la validité (ou plutôt, la non validité) des modèles d'ordinateurs qui, je vous le rappelle, sont à l'origine de toutes les prédictions apocalyptiques que nous ont rabâché les grands prêtres de la nouvelle religion. Voici cette introduction : "Si vous avez une grande foi dans les modèles climatiques sophistiqués, voici de bonnes nouvelles à propos du comportement des ouragans dans le contexte du réchauffement climatique". On perçoit un zeste de déception de la part de l'auteur dans ce paragraphe d'introduction. Et aussi un doute : Comme cela ? Des modèles qui ne prévoient pas l'apocalypse ? Ils doivent être douteux...

Quoiqu'il en soit, ce n'est pas un article isolé, ni même deux, mais trois articles successifs pondus par des pointures du GIEC et de la recherche dans ce domaine, qui viennent de doucher l'enthousiasme des réchauffistes et des activistes anti-CO2, et surtout d'apporter un démenti cinglant au récent prix Nobel Al Gore qui avait basé son fameux op-ed "une vérité qui dérange" sur des images de tempêtes de plus en plus dévastatrices, censées ravager notre planète dans les années à venir. Certains doivent se dire, à juste titre, que ce n'est rien d'autre qu'une erreur supplémentaire parmi bien d'autres déjà débusquées (voir ici). Ce qui est certain c'est que ce "grand oeuvre" n'a vraiment plus rien à voir avec la science.
Deux de ces plus récents modèles explicités dans le numéro de Mars du Bulletin of the American Meteorological Society , prédisent "un accroissement modeste, sinon une décroissance dans la fréquence et l'intensité des cyclones tropicaux atlantiques". Hugh Willoughby, un collègue de l'auteur principal du premier article (Kerry Emmanuel chercheur spécialisé dans les ouragans du Massachussetts Institute of Technology (MIT)) ajoute que "l'Atlantique ne va pas être englouti par des répétitions de la saison (désastreuse) des ouragans de 2005".

Kerry Emmanuel, quant à lui, visiblement échaudé par ses propres modèles informatiques, déclare "Je suis beaucoup moins optimiste sur la capacité des modèles à résoudre un problème". En d'autres termes, les modèles informatiques de l'atmosphère doivent être douteux...(NDLR : Enfin ! Il était temps qu'il s'en aperçoive) ou alors s'agit-il seulement de ceux qui ne prédisent pas des catastrophes ?

Quel aveu de la part de chercheurs qui se sont donnés beaucoup de mal à essayer de démentir les observations et les prévisions de Bill Gray et de Christopher Landsea dont il est question dans le post précédent !

Pour sa part, Thomas Knutson et ses collègues du NOAA Geophysical Fluid Dynamics Laboratory ( GFDL) ont rapporté des conclusions similaires (mais à partir des modèles informatiques différents) dans le dernier numéro de Nature Geoscience.

Un bref résumés des trouvailles de ces articles en dit long sur l'état de la question :

Le modèle de Knutson et al (GFDL) prédit une décroissance de quelques 18% de la fréquence des cyclones tropicaux atlantiques jusqu'à la fin du XXIème siècle. Knutson et al, constatant que leur modèle réalise une excellente reproduction des ouragans des années passées en concluent que leur travail "contredit l'idée que l'augmentation des gaz à effet de serre conduira à un grand accroissement dans la fréquence des ouragans ou des tempêtes tropicales". NDLR : Mais alors, Al Gore nous aurait menti ?

Le groupe du MIT (Kerry Emmanuel) ne prévoit qu'un maigre 2% d'augmentation en fréquence et +7,5% en intensité, toujours jusqu'à la fin du XXIème siècle. Pour sa part, Kerry Emmanuel avoue que les modèles prédisent une augmentation en ouragans inférieure à celle qui a prévalu dans un passé récent, " ce qui veut dire que le réchauffement global n'est pas le principal moteur du regain d'activité récent".(Donc, même conclusion de Knutson ci-dessus)
NDLR : En d'autres termes, le dévastateur Katrina 2005 n'a rien à voir avec le réchauffement climatique. Ouille ! Al Gore nous aurait donc encore menti ?
Ce qui jette quand même une ombre sur la validité des prédictions de ces modèles climatiques c'est que, comme le dit Kerry Emmanuel, sept modèles différents conduisent à des prédictions dispersées entre une augmentation de la fréquence de +23% et une diminution de la fréquence de -29% ! En effet, ce n'est pas terrible comme prédiction. On aurait obtenu exactement le même résultat en jouant avec des dés. Comme il s'agit de modèles élaborés à partir des modèles des prévisions de température utilisé par le GIEC, on peut aussi éprouver quelques doutes.

Bien entendu, et c'est de bonne guerre, nos vaillants chercheurs concluent leurs articles en déclarant haut et fort que pour faire mieux, il ont besoin de modèles et d'ordinateurs plus gros, plus sophistiqués etc... ce qui implique, bien entendu, de généreux versements de la part des fonds publics qui ont déjà dépensé des milliards de dollars (et d'euros) pour de bien piètres résultats. Le message pour les autorités est très clair : Continuez à nous donner des sous ! Malgré tous nos efforts, on n'a pas encore réussi à trouver que les ouragans augmenteraient avec l'effet de serre ; c'est plutôt le contraire, mais, promis juré, on fera mieux la prochaine fois !

Et pendant ce temps-là, La Science, tout le reste de la Science, pleure à chaude larmes parce qu'elle n'est plus financée...

 

L'accroissement des pertes dues aux ouragans proviennent de l'augmentation de la population dans les zones exposées et non d'une fréquence et d'une violence en augmentation, nous apprend un article récent publié par la NOAA.

La NOAA (La National Oceanic and Atmopsheric Administration) américaine est certes un organisme respectable et respecté. Entre autres, elle se charge d'une mission très délicate : la prévision des caractéristiques des ouragans qui risquent d'atterrir sur les côtes américaines. Cependant, si vous avez lu ceci (deux articles plus haut), vous avez certainement remarqué que les prévisions de cet organisme sont assez souvent démenties par la réalité et notamment au cours de ces dernières années. Il faut dire que la NOAA est, avec la NASA (ou du moins le GISS de James Hansen, le Goddard Institute de cette institution), un des fers de lance du réchauffement climatique anthropogénique aux USA.
Souvenez vous que le célèbre op-ed d'Al Gore "an unconvenient truth" avait lourdement agité l'épouvantail de l'accroissement de la violence des ouragans qui devait, selon lui, immanquablement accompagner le réchauffement climatique généré par l'activité humaine.

On s'émerveille donc de voir la NOAA publier, dans ses propres colonnes, un article qui reconnaît franchement que la violence et la fréquence des ouragans n'a pas augmenté (comme elles auraient dû le faire, pensaient-ils) au cours de ces cent dernières années. Ce qui, reconnaissons-le, représente un pavé dans la mare des tenants de l'effet de serre anthropogénique et des modèles d'ordinateurs associés...

L'article qui nous raconte tout cela est publié dans The Natural Hazards Review, sous le titre “Normalized Hurricane Damage in the United States: 1900-2005,” Roger A. Pielke Jr. (University of Colorado), Joel Gratz (ICAT Managers, Inc.), Chris Landsea, Douglas Collins (Tillinghast-Towers Perrin), Mark A. Saunders (University College London), and Rade Musulin (Aon Re Australia). L'article (plus compréhensible) correspondant est publié sur le site de la NOAAnews (source).

A noter que l'on y retrouve le nom de Christopher Landsea qui est sans doute le meilleur expert actif dans ce domaine. C'est lui qui a démissionné du GIEC en 2005 (voir ci-dessus) en écrivant une lettre fracassante sur les pratiques de cet organisme de l'ONU. Voici ce qu'il déclare à propos de cette étude :

“Nous avons trouvé que bien que quelques décennies aient été moins actives et moins dangereuses aux USA tandis que d'autres (NDLR décennies) produisaient plus d'ouragans sur les terres et plus de dommages, le coût économique des ouragans a constamment augmenté au cours de la période (NDLR 1900-2005)".... Il n'y a rien dans l'enregistrement des dommages occasionnés par les ouragans qui indique que le réchauffement climatique a provoqué une augmentation significative des destructions dans nos zones côtières."

 

Autres calamités qui devraient s'amplifier, dit-on, mais qui ne le font pas : Les ouragans !

Un article sur ce sujet est paru dans la revue “Science” du 10 Novembre 2006. Je rappelle que la revue “Science” est une revue du niveau de “Nature” dont le sérieux est incontestable. Cet article, signé par Richard H. Kerr, et il est intitulé “ Global warming may be homing in on Atlantic Hurricanes”.

En bref, l’entête de cet article nous expose les difficultés que l’on rencontre depuis de nombreuse années pour évaluer avec précision la violence des ouragans qui sévissent régulièrement sur la planète. S’il est maintenant assez aisé de suivre et de mesurer la carte de la vitesse des vents grâce aux satellites d’observation, cela n’a pas toujours été le cas dans le passé. Si l’on veut pouvoir effectuer des statistiques sérieuses sur l’évolution de la la violence des ouragans, il faut être capable de produire des données chiffrées aussi rigoureuses que possible sur ce qui s’est passé, en matière d’ouragans, depuis plusieurs années. Tout cela, bien entendu, dans l’idée d’observer s’il existe bien une corrélation entre la température des océans et la violence des ouragans.

L’idée que la violence des ouragans devait être liée au réchauffement climatique global par l’intermédiaire de l’augmentation de la température de la couche superficielle des océans est née dans l’esprit des chercheurs ... des écologistes et des médias, lors de la venue du terrible et fameux Katrina qui, comme chacun le sait, a dévasté la Nouvelle Orléans en 2005.

Un groupe de chercheur dirigé par James Kossin de l’Université du Wisconsin a proposé une nouvelle méthode pour rationaliser les différents résultats obtenus par les observations satellitaires et ceci depuis de nombreuses années. Les résultats de cette méthode ont été confrontés aux multiples données que nous possédons par ailleurs sur les paramètres essentiels des ouragans. Les résultats de cette confrontation sont satisfaisants et il semble donc qu’il est enfin possible d’effectuer une statistique sérieuse sur ces dangereuses perturbations climatiques et ceci d’un bout à l’autre de la planète... et de vérifier s’il existe bien (ou non) une corrélation avec le réchauffement climatique global.

Les résultats de cette étude sont édifiants et certainement dignes de confiance même (et surtout) s’ils ne répondent visiblement pas aux espérances des responsables de ce travail de recherche.

Il apparaît que la violence et la fréquence des ouragans dans le nord de l’océan Indien, la région ouest du Pacifique nord et le Pacifique sud, (régions où se produisent 85% des ouragans de la planète) ont diminué ou sont restés stables, depuis, au moins, les 23 dernières années, bien que la température de ces océans se soit un peu élevée comme celle de l’atlantique. La violence des ouragans dans l’atlantique, (soit 15% du total), elle, a augmenté entre 1983 et 2005.

De plus, on observe que la violence des ouragans suit une variation cyclique avec des périodes intenses et des périodes de calme comme dans les années 50-60. Cette variation ne suit donc en aucun cas, la faible croissance régulière de la température des océans ni, bien entendu, celle de la croissance du CO2 dans l'atmosphère.

Note added in proof : (comme disent les scientifiques, cad :complément allant dans le sens de l'article ci-dessus) . James Kossin vient de réaliser une vaste étude assez générale sur le même problème (Kossin J.P. et al. (2007), "A globally consistent reanalysis of hurricane variability and trends, Geophysical. Research. Letters., 34, L04815" . Il rapporte en substance, les même conclusions que l'article cité ci-dessus publié dans Science... ce qui n'a pas empêché la presse de publier des comptes-rendus très alarmistes de ce travail, en prétendant exactement le contraire des conclusions de James Kossin, c'est à dire, en affirmant que le réchauffement global accroissait la proportion d'ouragans dévastateurs ! Mais où est donc passée la déontologie des journalistes ? Que sont devenus les enfants de Pullitzer ?

Dans le même ordre d'idée, il faut se souvenir que Christopher Landsea, de la Division de la Recherche "ouragans" de l'Administration Nationale Océanographique et Atmosphérique (NOAA) qui est le "leading expert", l'expert mondial, sur la question des ouragans, a démissionné avec fracas des instances du GIEC en 2005, parce que cet organisme avait affirmé, contrairement aux évidences scientifiques que l'intensité et le nombre des ouragans avaient augmenté. Christopher Landsea a rédigé une lettre de démission (ici) destinée aux dirigeants du GIEC qui explique tout cela en détail. Cette lettre restera dans les mémoires même si elle n'a pas fait bouger d'un iota les instances du GIEC, toujours fortes de leurs "certitudes"... même si elles contredisent carrément les résultats de la Science..

Ces études récentes, comme les raisons de la démission du sympathique Christopher Landsea (ci-contre), démentent (encore une fois) les prédictions catastrophiques du film d’Al Gore et les affirmations d’autres prévisionnistes un peu hâtifs. De même, ces résultats mettent en défaut le rapport Stern qui, lui, n’a pas hésité à chiffrer le coût de ces calamités qui sont les conséquences, dit-il, de notre comportement irresponsable !

 

D'après les modèles, la forêt amazonienne devait disparaître...Elle a reverdi pendant la sécheresse de 2005 !

C'est ce que nous apprend un article récent publié dans Science express (on line 2007 DOI: 101126/science. 1146663) sous la plume de 4 chercheurs américains et brésiliens : Scott R. Saleska, Kamel Didan, Alfredo R. Huete et Humberto R. da Rocha.

Encore une calamité, prévue par les ordinateurs, qui se trouve mise en défaut par la réalité ! La grande sécheresse survenue en 2005 au Brésil laissait prévoir un enchaînement catastrophique, bien sûr, largement diffusé dans les médias, friands d'alarmisme. Le processus envisagé était le suivant : Une grande sécheresse doit entraîner une grave limitation de la photosynthèse et de la transpiration des arbres ce qui ne peut que limiter la capacité de ces immenses forêts, poumon de la planète, à absorber du CO2 qui, comme beaucoup le croient, serait le grand coupable du réchauffement de la planète... Et qui dit, plus de CO2 dans l'atmosphère, dit températures plus élevées, donc sécheresses accentuées et mort des forêts, soit plus de CO2 etc...

On le voit, c'est ce qu'on appelle une rétroaction positive typique qui devrait nous conduire tout droit à la catastrophe, disaient les ordinateurs du GIEC et ses zélateurs qui n'en ratent pas une...

Manque de chance pour les cavaliers de l'apocalypse, et heureusement pour nous, Mère Nature nous répond que tout cela est faux, au moins pour cet exemple précis mais absolument crucial de la forêt amazonienne.

En effet, l'article intitulé "Amazon forests green up during 2005 drought", soit "la forêt amazonienne reverdit pendant la sécheresse de 2005", nous dit très clairement que le processus de rétroaction positive envisagé ci-dessus est totalement faux. Ce n'est pas la première fois que les rétroactions positives envisagées par le GIEC s'avèrent fausses (voir ici, par exemple) mais cet exemple est particulièrement rassurant.

Utilisant les données satellitaires de la mission Terra (spectroradiomètre MODIS) qui enregistre les données sur la chlorophylle de la canopée (la partie supérieure de la forêt), nos 4 chercheurs ont découvert, à leur grande surprise, que la forêt amazonienne a connu une période de jouvence et de regain pendant la forte sécheresse de 2005 ! Autrement dit, la forêt amzonienne s'est comportée comme une rétroaction négative, et non pas positive. Exactement comme les planctons des océans étudiés récemment par une équipe espagnole.

Pour la petite histoire et votre information, sachez aussi que l'étude par photométrie et traitement d'images de la canopée amazonienne a permis de trouver de nombreux gisements de métaux précieux dans cette partie du Brésil. Les faibles contrastes des images de la canopée, prises en lumière filtrée dans le vert, sont amplifiés par traitement numérique. On voit ainsi apparaître des tâches d'intensités différentes ce qui montre que la couleur des feuillages dépend de la nature des sous-sols et donc de leur contenu en différents minerais. Cette technique est aussi utilisée pour prévoir les sondages pétroliers en accentuant les contrastes des images prises au dessus des déserts. On retrouve ainsi les traces de failles géologiques et donc des forêts englouties qui constituent les réserves de pétrole. C'est tout à fait spectaculaire.

Bref, amis lecteur(trice), soyez rassuré(e): Contrairement aux allégations des alarmistes, la forêt amazonienne n'a pas dépéri du fait de la dernière sécheresse. Bien au contraire, elle s'est étoffée !Si on s'abstient de la défricher inconsidérément, elle continuera encore longtemps à jouer un rôle très positif pour nous donner de l'oxygène, absorber le CO2 de notre planète et démentir les prophéties absurdes des catastrophistes. D'autant plus que contrairement à ce qu'on vous dit, le nombre et l'intensité des sécheresses n'a pas augmenté comme cela est indiqué dans un article précédent...

 

1er Novembre 2007 et mis à jour le 21 mars 2009 : L'activité des cyclones dans l'Atlantique Nord pendant l'année 2007 (2008) est la plus faible depuis trente ans, à l'inverse des prédictions !

Sauf s'il survenait une série de cyclones totalement catastrophiques dans le courant de ce mois de novembre, l'activité cyclonique (force, fréquence et énergie) de l'année 2007 restera dans les annales comme une année particulièrement clémente en matière de cyclones dévastateurs dans tout l'hémisphère Nord . Bien entendu, il ne s'agit que des statistiques et les malheureux qui ont été durement secoués au cours de l'été et de l'automne (comme par la tempête "Noël", ou les pauvres habitants du delta du Bangladesh par exemple) ne seront pas de cet avis.

Le très sérieux COAPS, le Center for Ocean-Atmospheric Prediction Studies de l'Université de Floride vient de faire paraître, sous la plume de Ryan N. Maue (source ici) , des statistiques très rassurantes sur l'évolution de l'activité cyclonique dans l'hémisphère Nord depuis les années 70. Si vous avez lu le texte précédent qui est le résumé d'un article de Science utilisant des mesures réalisées jusqu'en 2005, vous saviez qu'au cours des 23 années passées, l'activité cyclonique mondiale n'a pas augmenté sauf, peut-être dans l'atlantique Nord.Vous savez aussi, parce que les médias et le prix Nobel Al Gore vous le répètent sans cesse que, d'après les modèles d'ordinateurs des zélotes de l'effet de serre anthropogénique, nous serions promis à l'Armaggedon des cyclones et autres tempêtes tropicales. On vous dit aussi que le climat de la terre a atteint son point de non retour en oubliant que l'atmosphère de notre planète a hébergé jusqu'à 20 fois plus de CO2 dans le passé, sans dommages apparents !

Manque de chance pour les alarmistes, une fois de plus, leurs prédictions sont démenties par les faits. Voici une courbe qui vous permettra de vous faire une idée précise sur les statistiques réelles :

Cette statistique inclut l'activité cyclonique pour l'année calendaire (Janvier à décembre) et pour des vitesse de vents supérieures à 34 noeuds. Elle se rapporte à l'hémisphère nord et inclue la région Est et Nord-Ouest du pacifique, la partie Nord de l'océan indien, la mer d'arabie et les bassins océaniques Nord atlantiques. La ligne rouge indique la moyenne des données 1970-2006. Les données concernant 1970 sont encore sujettes à caution.

Si les cyclones gagnent en intensité avant la fin de cette année, on peut remonter le point correspondant à 2007 de 40 à 70 unités (dans la pire des hypothèses) ce qui ne changera pas la donne.

On constate que, selon toute probabilité, l'année 2007, (tout comme l'année 2006 mais dans une moindre mesure), révélera une baisse marquée de l'activité cyclonique dans l'hémisphère nord.

Je vous rappelle que la NOOA Américaine avait pronostiqué un accroissement de 140% à 200% de l'activité par rapport à la moyenne, pour l'année 2007. Les prévisionnistes de cette honorable organisation (qui ne fait pas dans la dentelle en matière d'alarmisme climatique), devraient sérieusement revoir leurs modèles...

D'autre part, je vous rappelle que la température moyenne des océans a décru sensiblement depuis environ 3 ans ce qui, selon beaucoup de prévisionnistes, devrait s'accompagner d'une baisse de l'activité cyclonique. Les deux années 2006 et 2007 en sont peut-être les signes annonciateurs. Cela annonce t'il un refroidissement prochain de la planète comme le pensent aussi nombre de "solaristes". Nous verrons bien....

En tout cas, Christopher Landsea qui s'égosille, en vain, depuis des années, pour démentir les interprétations et les prédictions catastrophiques de son très alarmiste collègue, Kevin Trenberth (voir la lettre d'explication de Landsea, ici), de la NOOA, et du GIEC, doit se frotter les mains. Nous aussi !

Et voici un tableau mis à jour le 23/11/2007 qui tient compte du cyclone Sidr (Bangladesh)

Basin Current ACE Climo ACE % écart à la moyenne
Northern Hemisphere 360.3 515.3 -30.1%
North Atlantic 67.7 92.9 -27.1%
Western Pacific 196.1 279.0 -29.7%
Eastern Pacific 52.2 131.1 -60.2%

Toujours tiré du même site officiel, voici le bilan global (actualisé le 30 Nov. 2007, date officielle de la fin des cyclones)
des indices de l'activité cyclonique des dernières décades :

 

Les prédictions catastrophiques, pour 2006 et 2007, des organisations officielles telles que la NOAA ne se sont pas réalisées.
C'est le moins que l'on puisse dire...

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Mise à jour du 20 mars 2009: LA NOAA n'a manifestement pas tiré les leçons de sa déconvenue de l'année dernière. Sans désarmer le moins du monde, elle avait prévu une année 2008 particulièrement agitée en matière de cyclones et fait le bilan de l'année 2008 (en novembre) par un tonitruant "La saison des ouragans atlantiques établit des records ".

Le prévisioniste de la NOAA (Gerry Bell), qui semble très satisfait de ses prévisions conclut que "La saison des ouragans de cette année est dans la ligne de la période riche en ouragans et se trouve être la dixième saison à produire des ouragans au dessus de la normale dans les 14 années récentes " source NOAA reproduite ici. Notez, encore une fois, l'utilisation de la technique du bonneteau)

Bon. A vrai dire, on ne sait pas très bien comment Gerry Bell fait son compte. Voyons plutôt que nous disent les mesures officielles publiées par le COAPS, le Center for Ocean-Atmospheric Prediction Studies de l'Université de Floride qui est à la source des mesures concernant les ouragans de la planète comme je l'ai écrit ci-dessus. Tout d'abord, comme je vous l'ai dit, il ne suffit pas de dire "il y a X ouragans qui ont atterri aux Etats Unis cette année etc.."
On dispose maintenant de données quantitatives qui permettent de chiffrer précisément les données sur les ouragans et notamment l'indice ACE (Accumulated Cyclonic Energy, l'énergie cyclonique accumulée calculée d'après une formule faisant la sommation des carrés des vitesses du vent, indiquée sur le site du COAPS). L'ACE est évalué chaque année en fin de saison cyclonique (Novembre pour l'hémisphère Nord et fin Mars- début Avril pour l'hémisphère Sud). Le titre de la page présentant le bilan de l'année 2008 en matières de cyclones est le suivant :

"L'activité cyclonique tropicale du globe et de l'hémisphère Nord est à son plus bas niveau depuis 30 ans" (source)

Le texte commence par une constatation :" L'activité cyclonique tropicale du globe s'est complètement effondrée au cours des deux ou trois dernières années avec des niveau d'énergie des cyclones (ACE) tombant à des niveaux jamais vus depuis les années 1970 ". L'image ci-dessous qui donne l'indice ACE depuis1974 est assez parlante. A noter que les moyennes glissantes sont effectuées sur deux ans.
Pourquoi deux ans et pas une seule année ?
Parce que l'activité cyclonique est intimement liée à la présence des El Niño/La Niña qui est un phénomène qui, en matière de cyclones est ressenti sur des durées de 2 à 7 ans. A noter que sur ce graphique l'abscisse 2009 indique l'ACE de l'année précédente, ce qui est naturel puisque la saison des cyclones du globe se termine en Novembre.

Comme on le voit, l'Energie Accumulée des Cyclones (ACE) a subi une chute assez brutale depuis 2006 contrairement aux affirmations et aux prédictions apocalyptiques d'Al Gore. Cela n'empêche d'ailleurs pas les revues et les grands médias, ainsi que nombre de politiciens désinformés, de continuer à perpétrer les bobards d'Al Gore sur l'activité cyclonique ..

Qu'en est il maintenant de la répartition de l'activité cyclonique selon les bassins océaniques ? : L'histogramme ci-dessous donne le résultat des mesures pour l'Atlantique Nord (bleu clair), le Pacifique Est (bleu foncé)et les Pacifique Ouest et Océan indien (Nord) (noir) depuis 1950.

A noter que ce graphique du COAPS s'achève en Avril 2008 pour la saison des ouragans de l'hémisphère sud. Le petit graphique en insert placé au dessus de l'histogramme représente l'évolution de l'ACE pour l'hémisphère Nord.

 

A moins d'avoir des yeux de lynx, il est extrêmement difficile de discerner une tendance quelconque à la hausse comme à la baisse dans l'ensemble de ces graphiques alors que pendant la même période et si on se base sur les données publiées, le taux de gaz carbonique contenu dans l'atmosphère est passé de 310 à 387 ppm, ce qui représente une croissance non négligeable.

Contrairement aux affirmations d'Al Gore et de nombreux activistes (y compris de quelques scientifiques), l'activité cyclonique n'est aucunement en hausse depuis que le taux de CO2 augmente dans l'atmosphère. Au passage, félicitons Sir Nicolas Stern pour ces célèbres prévisions sur le coût astronomique des dégâts engendrés par les cyclones "anthropique" qui, visiblement, et comme le soutenaient de nombreux chercheurs, ne le sont pas.

Pour ce qui concerne les dernières années, l'indice ACE des ouragans de la planète est tombé jusqu'à des niveaux rarement atteints dans le passé, ce qui est conforme avec la baisse ou la stagnation des températures des océans constatée depuis 2003 (voir ici).

Note de vocabulaire : Ce texte utilise indifféremment les termes "ouragans" ou "cyclones". En réalité "Ouragan" est le terme souvent utilisé, en place de "cyclone tropical" lorsque l'on parle de l'Atlantique Nord, du Golfe du Mexique, de la mer des Caraïbes et de l'océan Pacifique entre Hawaï et la côte mexicaine. Pour toutes les autres régions on utilise les termes de Typhons ou de Cyclones. Il s'agit évidemment du même phénomène.

Pour des détails supplémentaires allez voir cette page.

Voici un étude très récente (2008), certes localisée, mais approfondie, qui nous en apprend beaucoup sur l'histoire des sécheresses (en Chine) depuis 1426 ans ! C'est une vraie nouveauté parce qu'il n'existe que très peu de données sur le contenu des sols en humidité sur d'aussi longues périodes de l'histoire. Cet article est à rapprocher de celui sur les statistiques qui montre une diminution des sécheresses mondiales que vous trouverez ci-dessus. Comme vous le savez, le problème de l'eau et de l'irrigation sont des enjeux fondamentaux pour la Chine. Il n'est, dès lors, pas étonnant que les chercheurs chinois consacrent beaucoup d'efforts à la compréhension de ces questions qui sont vitales pour eux. Il est intéressant d'écouter ce qu'il ont à nous apprendre à ce sujet.

L'article, dont je vous donne un résumé ci-dessous, résulte du travail d'une équipe de chercheurs chinois de l'Université de San Diego (Calif) et de diverses institutions chinoises (Yin, Z.-Y., X. Shao, N. Qin, and E. Liang. 2008. "Reconstruction of a 1436-year soil moisture and vegetation water use history based on tree-ring widths from Qilian junipers in northeastern Qaidam Basin, northwestern China". International Journal of Climatology, 28, 37-53. Le titre, traduit en français est " Reconstruction de l'histoire de l'humidité des sols et de l'utilisation de l'eau par la végétation à partir de l'étude de l'épaisseur des anneaux de croissance des genévriers de la partie Nord-Est du bassin du Qilian, dans le Nord Ouest de la Chine, sur une période de 1436 ans.

Voici, tout d'abord, pour être précis, des renseignements sur l'endroit exact où ont été effectuées ces recherches approfondies :

Comme on peut le voir sur cette carte, l'endroit se trouve dans la région centrale de la Chine qui est une région au climat fortement continental et qui est donc particulièrement propice aux périodes de sécheresse.

Les équipes chinoises et américaines qui savent que le taux de croissance des genévriers de cette région est particulièrement sensible au degré d'humidité des sols, ont prélevés 1050 carottes dans 493 arbres (sans les blesser gravement !) afin d'en étudier les cernes de croissance en détail.

Les chercheurs chinois qui connaissent visiblement très bien les traquenard liés à l'utilisation de la dendrochronologie (étude des cernes des arbres) ont commencé par étalonner leurs mesures en utilisant des données récentes et tabulées sur les taux d'évaporation et d'humidité des sols pendant la période 1955-2002. Ce faisant, ils ont pu confronter les mesures effectives avec les séries de cernes les plus récents des arbres qu'ils avaient échantillonnés. Notons, en passant que ce genre de précaution permet de contourner les graves ennuis que d'autres ont pu rencontrer dans ces études dendrochronologiques (comme pour la crosse de hockey de Michael Mann et al, à titre d'exemple célèbre entre tous. )

Le premier résultat intéressant qui ressort de ces mesures directes, couvre donc la période 1955-2002. Les chercheurs trouvent ainsi que, contrairement aux prédictions (prévisions, scénarios) cataclysmiques dont nos médias sont saturés que le bénin (0,6°C en cent ans) réchauffement climatique actuel non seulement n'a pas entraîné un appauvrissement en eau des sols de cette région, mais, qu'au contraire, l'humidité de sols a augmenté. Ce qui devrait surprendre quelque peu les modélisateurs de l'effet de serre ...qui prévoient le contraire. Voici la courbe correspondante :

 

Sur cette courbe AE (petits cercles) représente le taux d'évaporation qui est d'autant plus important que la terre est plus humide.

DEF (petits carrés) représente le déficit en humidité des sols.

RSM (pointillés) humidité relative des sols.

On observe que, bien entendu, les taux DEF et AE varient en sens inverse.
Nos chercheurs chinois notent que (citation):

" Il y a eu une tendance générale vers des conditions d'humidité croissante pendant la période étudiée comme cela nous est indiqué par les augmentations des facteurs RSM et AE"

Voilà qui est très surprenant pour une période de réchauffement global et dans une zone à climat continental où, selon certains, on devrait voir une augmentation dramatique des sécheresses. C'est tout le contraire que l'on observe.

Voyons maintenant ce que donne l'étude des anneaux de croissance, les plus internes, des vieux genièvriers de cette région. Elle nous permet d'accéder jusqu'à des temps reculés de notre histoire.

Voici, ci-contre, les courbes qu'ils ont obtenus. Elles couvrent quelques 14 siècles c'est à dire la période qui va de 566 à 2002.

Les chercheurs notent dans leur article qu' "Il y a eu des périodes sèches de 500 à 800, de 1100 à 1200, de 1425 à 1525, de 1650 à 1750 et une tendance à une humidification croissante depuis les 300 dernières années. "

 

Nos chercheurs chinois en rajoutent une couche sur les plaies ouvertes des supporters du réchauffement climatique anthropogénique en notant que "La tendance récente vers une humidité croissante est conforme aux enregistrements de l'accumulation de la glace pendant la période 1600-1980 basée sur l'étude des carottages prélevés sur le glacier Dunde qui se trouve au Nord Ouest de la région étudiée. La tendance à l'augmentation de l'humidité est aussi corroborée par une étude récente menée au Nord du Pakistan. Cette étude (NDLR : au Pakistan), basée sur la reconstruction dendrochronologique indique que le 20ième siècle est la période la plus humide du millénaire écoulé."

En conclusion, non seulement nos chercheurs trouvent que l'humidité des zones continentales est en constante augmentation, mais aussi signalent que la charge glaciaire du glacier Dunde à aussi augmenté au moins jusqu'en 1980 (Il est difficile de faire des mesures fiables sur de carottages très récents)

On peut en déduire que les chercheurs chinois peuvent librement, dans leur pays et aux USA, poursuivre et publier des études qui n'arrangent pas les affaires du GIEC. Ce n'est pas si répandu pour qu'il ne soit pas nécessaire de le noter au passage. On peut aussi parier, sans risquer d'être démenti, que les journaux français comme le Monde, Libération et tous les autres médias, ne souffleront mot de cette histoire, pourtant bien intéressante.. Ce n'est pas vraiment de la censure, mais bon...

source

La montée des eaux : Au contraire de ce qu'avaient prévu les rapports du GIEC, le Bangladesh n'est pas submergé mais augmente, et augmentera encore, sa surface terrestre...

Parmi les nombreuses calamités prévues par les ordinateurs du GIEC, la montée des eaux constitue un des piliers fondateurs de l'alarmisme, bien que les derniers chiffres de l'AR4 (2007) du GIEC ne prévoient, au pire, que +42cm en 100 ans.

A titre d'illustration de cette hystérie climatique, voici, ci-contre, une affiche largement diffusée à l'occasion du 4ème Forum Météo à la Villette, (en octobre 2007) : "Moi Thomas, 8 ans, futur réfugié climatique". Cette affiche porte (hélas) les label de nombreuses institutions comme le CNRS, l'ADEME, l'European Space Agency, EDF, "Science et Vie", "France-Info" et plusieurs entités gouvernenmentales, l'europe etc..
La carte que Thomas tient dans ses mains montre qu'une grande partie ouest de la France est sous les eaux. Notamment Paris est entièrement submergée, alors qu'une grande partie de la capitale est à plus de 60 m au dessus du niveau de la mer (Paris est exactement entre 26m et 148m). Or, même la fusion totale de toutes les glaces polaires n'entrainerait qu'une hausse de 60 m, au maximum. On se demande où les auteurs de cette affiche de propagande éhontée ont été chercher l'eau...

Plus spécifiquement pour ce qui concerne le Bangladesh (140 millions d'habitants) dont on sait que, depuis des temps immémoriaux, il est sujet à de fréquentes et dévastatrices inondations (dues aux moussons), les prédictions (scénarios) du GIEC et de ses thuriféraires avaient de quoi nous faire frémir d'horreur (ce qui est d'ailleurs le but recherché). En voici quelques exemples. Nous verrons ensuite que la réalité n'a rien à voir, avec ces prédictions :

Prédictions (scénarios) pour le Bangladesh :

  • le GIEC (lauréat du prix Nobel de la paix) déclare que le Bangladesh appauvri, sillonné par un réseau de plus de 200 cours d'eau va perdre 17% de son territoire d'ici 2050 en raison de la hausse du niveau des mers et du réchauffement climatique (anthropogénique). Quelques 20 millions de Bangladeshi deviendront des réfugiés environnementaux d'ici 2050 et le pays perdra quelques 30% de sa production alimentaire.
  • Plus pessimiste encore, James Hansen , le directeur du GISS de la NASA qui ne fait jamais dans l'euphémisme, prévoie que l'ensemble du pays pourrait être noyé sous les eaux, d'ici la fin du siècle.

La réalité objective :

  • Des scientifiques du Centre pour l'environnement et des services d'information géographiques (CEGIS) à Dhaka ont étudié 32 ans d'images satellite et affirment que la surface du Bangladesh n'a pas diminué mais a augmenté de 20 kilomètres carrés par an.
  • Maminul Sarker Haque, chef de département du Centre, organisme public chargé d'étudier les modifications des limites du territoire, a déclaré à l'AFP que les sédiments qui sont rendus par les grands cours d'eau de l'Himalaya - le Gange et le Brahmapoutre - sont à l'origine de cette augmentation de surface.
  • Sarker a déclaré que, si la hausse du niveau de la mer et l'érosion fluviale diminuaient la surface des terres du Bangladesh, les nombreux experts du climat n'ont pas su tenir compte des nouvelles terres formées par les sédiments des fleuves. "Des images satellite datant de 1973 et de vieilles cartes encore plus anciennes montrent que quelques 1000 kilomètres carrés de terres ont surgi de la mer", a déclaré Sarker. "Une hausse du niveau des mers va compenser cela et ralentira les gains réalisés par ces nouvelles terres mais il y aura encore une augmentation de surface. Nous pensons que, dans les 50 prochaines années, nous pourrons encore gagner 1000 kilomètres carrés de terres."
  • Mahfuzur Rahman, chef du Département d'études et d'enquêtes de zones côtières du Comité développement de l'eau du Bangladesh, a également analysé l'accumulation de terres sur les côtes.Il a dit à l'AFP que les conclusions par le GIEC et d'autres climatologues étaient trop générales et n'explorent pas le phénomène d'accrétion des terres."Depuis près d'une décennie, nous avons entendu des experts affirmer que le Bangladesh sera sous l'eau, mais jusqu'à présent, nos données n'ont rien montré de tel", a-t-il dit.
    "Si nous construisons plus de barrages en utilisant une technologie supérieure, nous serions en mesure de récupérer 4000 à 5000 kilomètres carrés dans un avenir proche", a déclaré Rahman.

Sur le dessin ci-contre, (à droite) les parties bleues représentent les zones qui ont gagné des terres (du fait de l'accrétion). Les rouges sont celles qui en ont perdu (du fait de l'érosion).

 

En bref, le Bangladesh, constamment renforcé par le milliard de tonnes de terres transportées annuellement par les rivières, ne sombrera pas et les Bangladeshi ne seront pas de réfugiés climatiques. Les "experts" du GIEC ont encore négligé un petit détail en faisant leur prédictions officielles : l'accrétion des terres continentales qui compensent largement les effets de la montée mineure du niveau de l'eau (-si, d'ailleurs, celle-ci se poursuit, ce qui n'est pas certain). (voir les grands indicateurs)-

Source : AFP et Skyfal

A suivre ....

Mis jour le 21/03/2009

Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : Humeurs
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 17:31

Le Professeur Australien Cliff Ollier est géologue, géomorphologue et spécialiste des sols. Il est actuellement professeur émérite et chercheur honoraire de l'Université Western Australia. Il a rédigé et co-rédigé plus de 500 publications, la plupart dans des revues internationales. Il a écrit 10 livres (quelques uns ici), dont le très connu " Tectonics Landforms : The Origin of Mountains" (couverture ci-contre) . Bref, c'est une sommité dans sa partie. Il est particulièrement à son aise dans le domaine de glaciers.

Cliff Ollier (source : sous le titre : "Le problème de la fonte du Groenland et de l'Antarctique n'existe pas ") n'hésite donc pas à relever les erreurs manifestes du "pape" de la climatologie, James Hansen du GISS de la NASA (l'alarmiste en chef, disent certains) quant à ses prédictions catastrophistes sur la montée des océans. En effet, Hansen affirme être certain que le niveau des mers va s'élever de +5 mètres. Al Gore, dont Hansen est le mentor, fait un peu mieux que lui en annonçant 20 pieds (+6 m environ) Rahmstorf, pour sa part, a prédit une hausse de +52 cm à +1,5 mètres tout en avertissant que si le Groenland et l'antarctique fondaient, on atteindrait +70 mètres.Un peu plus bas dans cette page, le Professeur Nils-Axel Mörner apporte un démenti cinglant à toutes ces affirmations... .Le GIEC, lui, après quelques tergiversations, s'est limité, dans le FAR 2007, à une prédiction de +37,5 à 57,5 cm à la fin du XXIème siècle ce qui constitue une réduction par rapports aux prévisions précédentes.
D'après les mesures officielles, il semble que le niveau moyen des mers du globe stagne ou est à la baisse depuis 2005 (voir ici)...

Comme on le voit, les prévisions de James Hansen et d'Al Gore, sans parler de celles de Rahmstorf, sont quelque peu en dehors des clous. Ce sont pourtant ces prédictions ultra-alarmistes que les médias ont répercutées, urbi et orbi, sans se poser de questions. Comme d'habitude.

Alors que nous en dit un spécialiste incontesté de la question, Cliff Ollier ?
Cliff Ollier n'est pas tendre avec (l'astronome de formation) Hansen et ses acolytes. C'est le moins que l'on puisse dire :

"Hansen est un modélisateur et son scénario sur l'effondrement des nappes de glaces est basé sur un modèle faux. Hansen utilise un modèle dans lequel la nappe de glace glisse le long d'un plan incliné lubrifié par de l'eau de plus en plus présente à cause du réchauffement climatique. Ce même modèle est utilisé dans de nombreux articles de la même veine tels que ceux de Christoffersen et Hambrey (2006) ainsi que celui de  Bamber et al. (2007). Un article populaire, basé sur le même modèle erroné est paru dans le numéro de Juin 2007 du National Geographic, et cette idée est présentée dans les livres de cours tels que celui de R. C. L. Wilson (2000), le Grand Age Glaciaire.
Malheureusement, ce modèle ne prend en compte ni la forme particulière du Groenland et des nappes de glace Antarctique, ni la compréhension de la manière dont les glaciers s'écoulent....L'idée d'un glacier descendant une pente sur une base lubrifiée par les eaux fondues semblait être une bonne idée quand elle été avancée par de Saussure en 1779 ( NDT : le même que celui dont s'est inspiré S. Arrhénius pour l'effet de serre), mais on en a beaucoup appris, depuis, sur ce sujet."....

" Les promoteurs de la fin du monde résultant du réchauffement climatique affirment que le Groenland et les nappes de glace Antarctique sont en train de fondre et que ceci va causer une hausse brutale du niveau des océans de 5 mètres ou plus. Cette affirmation ignore le fait que les glaciers progressent en rampant. Les glaciers ne fondent pas à partir de la surface en allant vers le bas. Ils ne s'écoulent pas non plus en glissant sur un plan incliné lubrifié par l'eau fondue. En réalité, Le Groenland et les nappes des glaces Antarctique se trouvent dans de profonds bassins et ne peuvent pas descendre le long d'un plan incliné. De plus le flux de glace dépend des contraintes (et tout particulièrement les limites d'élasticité). D'autre part, les températures et aussi la plupart des nappes glacées se trouvent bien dessous du point de fusion de la glace. L'accumulation de kilomètres de masses de glace intacte au coeur du Groenland et de l'Antarctique (les mêmes qui servent à propager l'idée du réchauffement climatique) montre des centaines de millions d'années d'accumulation, sans fonte ni écoulement."..."Après trois quart de millions d'années d'accumulation continuelle et documentée, comment pouvons nous croire que, justement maintenant, les nappes de glace du monde vont disparaître ?"...
"A l'exception des bordures, les nappes de glace s'écoulent par leur bases et ceci dépend de la chaleur géothermique et non pas du climat à la surface (NDT conformément aux dernières découvertes relatées ici) . En réalité, il est impossible que les nappes de glaces du Groenland et de l'Antarctique "s'effondrent"....

NDLR : Je ne pense pas que vous entendrez jamais parler des déclarations du Professeur Cliff Ollier dans le journal " de référence" français , ni dans les autres d'ailleurs. Pas plus que vous n'avez jamais entendu parler des déclarations du Professeur et glaciologue renommé, Robert Vivian (malheureusement décédé en mai 2007) qui corroborent celles de Cliff Ollier. Pourtant, elles en disent très long sur la qualité et les compétences de certains travaux encensés par les médias et régurgités sans hésitation par nos hommes et femmes politiques...Hélas.

 

Roy Spencer est, sans aucun doute, une figure de proue de la climatologie américaine. Il est Directeur de Recherches sur les questions climatiques à l'Université de l'Alabama (Huntsville). Il a été chef de projet sur la recherche climatique à la NASA. Spécialiste des mesures satellitaires, il est le chef d'équipe du AMRS-E (Advanced Microwave Scanning Radiometer) monté à bord des satellites Aqua de la NASA. Il a co-développé les mesure satellitaires précises de la température des différentes parties de l'atmosphère. Il est le responsable des mesures de température de la basse atmosphère dites UAH que vous retrouverez à la page "indicateurs du climat".

Spencer est l'auteur de l'excellent "New York Times bestseller" intitulé "Climate Confusion: Comment l'hystérie du réchauffement climatique a conduit à faire de la mauvaise science, induisant en erreurs les politiques et entraînant des décisions politiques funestes pour les plus pauvres" que vous trouverez par exemple, ici. Il est aussi l'auteur d'un grand nombre d'articles scientifiques qui remettent profondément en cause "les erreurs du GIEC". Son idée de base, confortée par une grande quantité d'observations est que la terre possède une sorte de thermostat, sous la forme d'un système de nuages qui tempère le climat de la planète et exerce donc une rétroaction négative. En cela, il rejoint la théorie d'un autre climatologue de renom Richard Lindzen du MIT (ci-dessous). J'ai utilisé un article de Spencer pour introduire la page sur l'effet de serre.

Roy Spencer est un scientifique particulièrement prolifique. Il a été, à plusieurs reprises, invité à déposer devant le Congrès Américain. En plus de ses nombreuses publications et de ses responsabilités, il donne de nombreuses conférences. C'est ainsi qu'il a évoqué ses préoccupations concernant l'évolution inquiétante de la science climatique devant un large public lors d'une conférence donnée le 07 octobre 2008 à Houston. A noter que le Dr Roy Spencer estime à environ 0,4°C la hausse des températures durant le XXIème siècle ce qui est bien loin des projections du GIEC (de 2 à 6°C). Il pense que ce sont les cycles naturels qui sont responsables du réchauffement du siècle dernier, l'augmentation du taux de CO2 n'apportant qu'une faible contribution.
A la suite de cet exposé, Spencer a été interviewé par un journaliste de Houston (source) sur la base de quelques questions posées par les lecteurs du journal en question. En voici quelques extraits, sous la forme de questions-réponses :

Après avoir déclaré que les sceptiques avaient beaucoup de mal à se faire publier dans les revues scientifiques (il cite notamment Science et Nature, qu'il appelle des revues "grises" dans son livre, parce qu'elles sont manifestement orientées), il ajoute qu'il est, actuellement, très difficile d'effectuer des travaux qui ne vont pas dans le sens du GIEC, faute de financement....

Q : Alors, c'est simplement une question de financement ?

Spencer : Je pense que c'est un problème essentiel. Le Congrès donne de l'argent pour étudier des problèmes. Si le réchauffement climatique est engendré par l'homme, alors c'est là que va l'argent. Si le réchauffement climatique anthropogénique n'est pas un problème, il y a un grand risque de perdre beaucoup de financements pour les contrats de recherche.

Q: Vous avez tiré argument du fait que la température ne suit pas nécessairement les émissions de dioxyde de carbone mais n'est ce pas une bonne idée que de ne pas émettre du CO2 ?

Spencer : Les niveaux préindustriels de CO2 étaient de 270 parties par millions dans l'atmosphère. Nous en sommes actuellement à 385 ou 390 ppm. Les serres industrielles fonctionnent avec 1000 ppm. Je pense que l'hypothèse selon laquelle le CO2 est nécessairement mauvais est de nature philosophique. Ce n'est pas une certitude scientifique. La Nature a adopté actuellement un certain équilibre mais je ne le vois être ni pré-contraint, ni nécessairement le meilleur statu-quo. Si vous discutez avec des physiologistes des plantes, ils vous diront que la terre est actuellement en train de crever de faim à cause du manque de CO2. Je pense que cette question devrait être étudiée de manière dépassionnée plutôt que de supposer que d'ajouter du CO2 est mauvais parce que ceci n'est pas une affirmation scientifique.

Q: Si vous-même et les autres sceptiques du réchauffement global ont raison et que le GIEC a tort, alors pourquoi autant de scientifiques sont-ils aussi affirmatifs vis à vis du changement climatique ?

Spencer : La plupart des scientifiques ne comprennent pas les mécanismes de base et ils préfèrent s'en référer aux modélisateurs du climat. Les modélisateurs du climat veulent rentrer toutes les données dans les modèles. Ainsi, les modèles climatiques sont supposés vous donner la solution par un coup de baguette magique. Je parierais qu'un grand nombre de scientifiques sont sceptiques mais ils ne l'admettront pas en public. Si vous en discutez avec la plupart des scientifiques qui sont des ardents supporters de cette question (NDLR : du réchauffement climatique anthropogénique), vous réalisez qu'ils ont une vision politique ou idéologique globale qui nécessite que l'humanité cesse de mettre du CO2 dans l'atmosphère. C'est une croyance religieuse et elle est très répandue dans les milieux scientifiques.

Q : Qu'est ce ça fait d'être un sceptique dans ce domaine en l'année 2008 ?

Spencer : Et bien, comme j'avance en âge, j'ai de moins en moins d'énergie. Ce débat aide à me maintenir en éveil. Cela n'aurait pas grande importance si ce n'étaient ses implications politiques. La direction dans laquelle nous nous dirigeons, du point de vue politique, va tuer des millions de personnes sans aucune bonne raison. De fait, les environnementalistes ont déjà tué des millions de personnes, sans raison, en bannissant le DDT.

NDLR : Vous ne risquez pas de voir ce genre de confidences dans la presse française ! Plusieurs points des réponses de Spencer recoupent le témoignage très détaillé et particulièrement inquiétant sur le fonctionnement actuel de la science climatique exposés par Richard Lindzen, ici. ( disponible en français).
Un article récent et aisément compréhensible de Roy Spencer : " Le Réchauffement Global et le Thermostat de la Nature : Les systèmes de précipitations" est accessible ici, en pdf . (Traduction en français par Michel Bénard).

En Juin 2005, Yury Izrael, Directeur de l'Institut de l'Ecologie et du Climat du Globe de l'Académie des Sciences Russe et, à l'époque, Vice -Président de l'IPCC (GIEC), contredit la position officielle du GIEC (IPCC) qui affirme que la tendance du climat du globe peut être attribuée à des causes résultant de l'activité humaine. A la veille du sommet du G8 de 2005, Yury Izrael a déclaré ceci :

One issue on the table at the G8 summit at Gleneagles in early July is global climate change. As I see it, this problem is overshadowed by many fallacies and misconceptions that often form the basis for important political decisions. G8 leaders should pay attention to them.  There is no proven link between human activity and global warming.
 
Global temperatures increased throughout the 1940s, declined in the 1970s and subsequently began to rise again. Present-day global warming resembles the 1940s,  when ships could easily navigate Arctic passages. However, man's impact was much smaller at that time
. A Russian expedition that recently returned from the central Antarctic says that temperatures are now starting to decrease. These sensational findings are one of Mother Nature's surprises. "

En français, voici ce qu'a déclaré le Vice Président du GIEC !

"Un des objectifs du prochain sommet du G8 à Gleneagles au début du mois de Juillet, est relatif au changement climatique. Tel que je la vois, cette question est obscurcie par des affirmations et des interprétations erronées qui souvent conduisent à des décisions politiques importantes. Les dirigeants du monde, présents au G8 doivent être circonspects. Le lien entre l'activité humaine et le réchauffement global n'est pas prouvé.
La température du globe a augmenté pendant les années 1940 puis a décliné dans les années 1970 avant de se remettre à augmenter depuis lors. Le réchauffement global actuel ressemble à celui qui s'est produit pendant les années 40 quand les navires pouvaient facilement naviguer à travers l'arctique, alors qu'à cette époque, l'impact de l'activité humaine était bien moins important qu'il ne l'est à présent. Une expédition Russe qui revient d'une étude dans la partie centrale de l'antarctique déclare que les températures ont commencé à s'abaisser. Ces découvertes sensationnelles ne sont rien d'autre qu'une des surprises que nous réserve la "Mère Nature"".

NDLR : Consensus ? qui parle de consensus alors que le Président et le Vice Président du GIEC ne sont même pas d'accord entre eux ? Ça a dû barder à la direction du GIEC !

 

"C'est le Soleil qui est responsable du réchauffement climatique global, le gaz carbonique n'influant pratiquement pas sur ce processus", estime Khabiboullo Abdoussamatov qui a été le chef du Laboratoire d'études spatiales de l'Observatoire principal (de Poulkovo) de l'Académie des sciences russe et directeur du projet d'Astrométrie de la Station Spatiale Internationale pour la Russie.
(
d'après un article d'Olga Vtorova (Agence RIA Novosti)):


"Le réchauffement global du climat de la Terre que l'on observe est dû non pas au rejet des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, mais à un niveau particulièrement élevé et à un essor prolongé, pendant pratiquement la totalité du siècle dernier, de l'intensité de l'énergie diffusée par le Soleil, explique le chercheur.
Khabiboullo Abdoussamatov rappelle que des scientifiques ont prélevé des carottes de glace dans des puits creusés profondément (à plus de 3 km) dans l'Antarctique et au Groenland. Après avoir étudié ces échantillons, ils ont découvert que des variations considérables de la teneur en gaz carbonique dans l'atmosphère et du réchauffement climatique s'étaient produites avant l'ère industrielle, en l'absence totale d'activité industrielle de l'homme.
"Il a été établi, ce faisant, qu'une augmentation, même importante, de la teneur en gaz carbonique dans l'atmosphère n'a jamais précédé un réchauffement du climat de la Terre, et qu'au contraire, une telle augmentation a toujours suivi une élévation de la température. Autrement dit, même une accumulation considérable de gaz carbonique dans l'atmosphère ne conduit pas, pratiquement, à une augmentation de la température de la Terre", explique le chercheur.
Selon Khabiboullo Abdoussamatov, cela prouve que l'augmentation de la concentration de gaz carbonique que l'on observe dans l'atmosphère est la conséquence, essentiellement, de l'élévation de la température de l'Océan mondial, due à l'augmentation de l'intensité du rayonnement solaire.
"On sait que l'élévation de la température de l'Océan mondial entraîne le rejet dans l'atmosphère de volumes importants de gaz carbonique. Par conséquent, l'idée, largement répandue, du rôle déterminant de l'activité industrielle de l'homme dans le réchauffement climatique global, est due au fait que l'on a pris la conséquence pour la cause", explique le chercheur.

(NDLR : vous retrouverez les résultats des carottages des glaces polaires ainsi que des commentaires d'autres chercheurs ici )


Khabiboullo Abdoussamatov réfute également l'affirmation selon laquelle le gaz carbonique joue dans l'atmosphère un rôle de "verre de serre", laissant passer vers la Terre le rayonnement solaire et ne renvoyant pas dans l'espace une partie des rayons infrarouges irradiés par la planète.
"Il n'est pas scientifiquement fondé d'attribuer à l'atmosphère terrestre les propriétés de l'effet de serre", affirme le chercheur. Selon lui, la théorie de l'effet de serre ne tient pas compte de la transmission efficace de la chaleur à travers les couches supérieures de l'atmosphère. "Des volumes de gaz carbonique réchauffé, qui deviennent légers à la suite de leur expansion, s'élèvent vers les couches supérieures de l'atmosphère et restituent la chaleur absorbée", ajoute-t-il.

NDLR : Beaucoup avancent l'idée que l'effet de serre agirait comme une sorte de pullover qui envelopperait la terre. D'après Abdoussamatov, ce "pullover" réchauffé remonterait donc constamment vers les très hautes couches de l'atmosphère (où il perdrait son énergie calorifique) en se réchauffant et en se dilatant (ce qui est vraisemblable du point de vue de la physique . Autrement dit, tout se passe comme si vous changiez de pullover toutes les cinq minutes. Croyez vous que cela vous tiendrait chaud ? Et de fait, le CO2 est un gaz qui ne se comporte pas du tout comme le verre à vitres d'une serre de jardin... qui ne s'élève pas en s'échauffant. Cette image d'effet de serre, généreusement propagée, est donc sans doute à prendre avec des pincettes (voir ici) . A noter aussi, cette fuite permanente du CO2 réchauffé vers l'extérieur pourrait expliquer pourquoi les basse couches de l'atmosphère ne s'échauffent peu ou pas du tout, en tous cas, pas autant qu'on aurait pu le penser en appliquant la théorie de l'effet de serre selon lequel la troposphère devrait s'échauffer comme le fait le verre à vitre de la serre. Encore que les discussions aillent bon train sur cette question délicate mais cruciale.


Khabiboullo Abdoussamatov souligne également que le début du refroidissement des couches supérieures de l'Océan mondial a constitué une réelle surprise pour les climatologues, ce qui témoigne, à l'évidence, que le maximum thermique global est déjà atteint sur la Terre.
"Les hommes ne sont pas en mesure d'influer d'une manière tant soit peu substantielle sur le réchauffement climatique global, et un refroidissement profond de la Terre suivra inévitablement son réchauffement", affirme le chercheur.
Selon Khabiboullo Abdoussamatov, la quantité d'énergie qui arrive du Soleil sur la Terre baisse depuis déjà le milieu des années 90 du siècle dernier.

  "C'est pourquoi, explique le chercheur, la Terre, au lieu du réchauffement général prédit pour 2012-2015, doit s'attendre à ce que sa température se mette à baisser lentement. La diminution progressive de l'énergie diffusée par le Soleil, qui atteindra son minimum vers 2040, conduira inévitablement à un profond refroidissement du climat de la Terre – son minimum climatique – vers 2055-2060", prévoit le scientifique.
Selon Khabiboullo Abdoussamatov, le refroidissement pourrait être semblable à ce que l'on a observé, entre 1645 et 1715, dans toute l'Europe, en Amérique du Nord et au Groenland, lors du minimum de Maunder de l'activité solaire.
"En Hollande, tous les canaux étaient alors gelés, et au Groenland, à la suite de l'avancée des glaciers, les hommes avaient été contraints d'abandonner une partie des colonies de peuplement. A Londres, la Tamise était gelée, et il en était de même pour la Seine à Paris", rappelle le chercheur.
Selon les dernières études, cette situation devrait perdurer pendant une cinquantaine d'années, et ce n'est qu'au début du XXIIe siècle que la température de la Terre pourrait de nouveau repartir à la hausse.
"C'est pourquoi le protocole de Kyoto n'est pas nécessaire actuellement, et son action doit être reportée, d'au moins une centaine d'années : une baisse de la température globale de la Terre interviendra même si les pays industriellement développés ne limitent pas leurs rejets de gaz de serre", estime Khabiboullo Abdoussamatov. Pour des prévisions détaillées pour les années à venir, allez voir cette page.

D'une autre sommité de la climatologie, unanimement respectée, bardée de médailles et de prix prestigieux, le professeur Richard S. Lindzen du (MIT) Massachussets Institute of Technology, membre de l'Académie des sciences américaine et ex-représentant auprès du GIEC, un extrait d'article du Wall Street Journal sous le titre:

The Press Gets It Wrong !

"Science, in the public arena, is commonly used as a source of authority with which to bludgeon political opponents and propagandize uninformed citizens. This is what has been done with both the reports of the IPCC and the NAS. It is a reprehensible practice that corrodes our ability to make rational decisions. A fairer view of the science will show that there is still a vast amount of uncertainty--far more than advocates of Kyoto would like to acknowledge--and that the NAS report has hardly ended the debate."

C'est à dire :

La Presse a tout faux !

" La Science est communément utilisée, auprès du grand public, comme source d'autorité avec laquelle on peut réduire au silence ses opposants politiques et mettre en place une propagande auprès de nos concitoyens peu informés. C'est ce qui a été fait avec les rapports du GIEC et de l'Académie des Sciences. C'est une pratique répréhensible qui détruit notre capacité à prendre des décisions raisonnables. Une vision de la science plus équilibrée montrera qu'il existe encore une très grande marge d'incertitude, bien plus grande que celle que voudraient nous faire croire les supporters du traité de Kyoto, et aussi que le rapport de l'Académie des Sciences est très loin d'avoir clos le débat (NDLR : scientifique)."

A noter que Richard S. Lindzen a multiplié les déclarations dénonçant les pratiques en cours dans le GIEC ainsi d'ailleurs que ses conclusions.

Au mois de janvier 2008, Richard Lindzen s'est longuement exprimé dans les colonnes d'EcoWorld. Voici quelques extraits de ses déclarations :

" L'idée d'un climat statique et invariable est étrangère à l'histoire de la terre ou de toute autre planète enveloppée d'un fluide. Le fait que le monde développé soit devenu hystérique pour un changement de température de quelques dixièmes de degré, sidérera les générations futures. Une telle hystérie résulte simplement de l'inculture scientifique du public et de sa sensibilité au principe Goebbelsien que la répétition finit par faire prendre une chose fausse pour la vérité, ainsi que de l'exploitation de ces faiblesses par des politiciens, par les promoteurs de l'environnement et, après 20 ans de battage médiatique, par beaucoup d'autres aussi. "

Après avoir longuement expliqué pourquoi et comment les mesures réelles démentent les modèles de l'effet de serre (des éléments que vous retrouverez tout au long de ce site), Richard Lindzen poursuit :
" Au vu de ce qui précède, on peut se demander pourquoi on assiste à un tel alarmisme de nos jours et plus particulièrement pourquoi il existe une recrudescence de cet alarmisme depuis 2 ans. Quand une affaire comme le réchauffement climatique est rabâchée depuis plus de 20 ans, de nombreuses structures se sont mises en place pour en tirer profit. Les bénéfices du mouvement environnementaliste sont assez clairs. Il en est de même de l'intérêt des bureaucrates pour lesquels le contrôle du CO2 est un rêve devenu réalité."

Il donne un exemple :
" Le cas d'ENRON est révélateur sous plusieurs aspects. Avant d'exploser en feu d'artifice pour des manipulations peu scrupuleuses, ENRON a été un des plus actifs promoteurs des accords de Kyoto. Il avait espéré devenir un bénéficiaire essentiel dans le commerce des droits d'émission du CO2. (NDLR : Plus récemment, en sept 2008, Lehman Brothers qui était une grande banque du réchauffement climatique, a aussi explosé en vol)
Et ce n'était pas un petit espoir. Le montant de ces droits doit s'élever à plus de mille milliards de dollars et les commissions afférentes doivent rapporter beaucoup de milliards. Les fonds de pension s'intéressent activement à ces possibilités. Ce n'est probablement pas un hasard si Al Gore, lui-même, est associé à ces activités. La vente des "indulgences" est en pleine expansion avec des organisations qui vendent des "pardons" en fonction de l'empreinte carbone, même si elles reconnaissent parfois que ce n'est pas une bonne solution."

Enfin, Richard Lindzen conclut :
"Avec tout ce qui est en jeu, on peut facilement imaginer qu'il doit y avoir un sentiment d'urgence provoqué par le fait que le réchauffement a peut-être cessé. Pour ceux qui sont impliqués dans ces affaires d'argent, le besoin d'agir rapidement avant que le public apprécie la situation, doit être très impérieux. Vraiment."

NDLR : Vous voilà informés. Dommage que les médias français ne rapportent jamais ce genre de propos....

Mise à jour Octobre 2008 : Richard Lindzen a rédigé un article très documenté et enrichi par de nombreux exemples réels, pour dénoncer les pratiques délétères qui ont actuellement cours pour imposer l'idée du réchauffement climatique anthropique. Lisez cette page et l'article attaché (traduit en français par Pensée-Unique et ses amis)

 

Je ne pouvais pas ne pas évoquer la personnalité de Marcel Leroux qui était un grand climatologue français. Il est décédé en Août 2008. Professeur émérite de climatologie à l'Université Jean-Moulin (Lyon), il était directeur du Laboratoire de climatologie, risques et environnement du CNRS. Il a publié un certain nombre d'ouvrages (en anglais, le plus souvent) très connus dans le monde de la climatologie. Sa notoriété est mondiale. Il est l'auteur d'une théorie importante sur le climat de la planète qui repose sur l'existence de vastes cellules de convection qu'il appelle des AMP (anticyclones mobiles polaires). Il réfutait notamment, et avec énergie, l'idée que l'on puisse réellement définir une température moyenne de la planète comme le fait le GIEC. La suite de cette chronique est tirée en grande partie de Wikipedia/Marcel_leroux.

Dans son livre « Global Warming: Myth or Reality? The Erring ways of Climatology » (Réchauffement planétaire : mythe ou réalité ? Les errements de la climatologie), Marcel Leroux explique que les arguments en faveur de la théorie du réchauffement climatique se fondent sur des modèles qui — avec leurs insuffisances dans la compréhension et l'explication des phénomènes météorologiques — ne peuvent pas justifier avec fiabilité cette prédiction : « Nous n'avons ainsi pas de besoin de recourir à des modèles compliqués pour nous dire que le CO2 entraîne, en théorie, une augmentation de la température... Toutefois, l'hypothèse n'a jamais été démontrée en ce qui a trait au climat et demeure dans le domaine du virtuel. » Marcel Leroux se pose également la question de savoir si le réchauffement ne pourrait pas être bénéfique dans certaines régions.

Quant aux causes du changement climatique, il écrit dans une section intitulée Conclusion : l’effet de serre n’est pas la cause du changement climatique : « Les causes probables du changement climatique sont donc : des paramètres orbitaux bien établis à l’échelle paléoclimatique, avec des conséquences climatiques freinées par l’effet d’inertie des accumulations glaciaires; l’activité solaire que d’aucuns pensent être responsables de la moitié de l’augmentation de 0,6°C de température et par d’autres, de toute cette augmentation, débat qui appelle certainement un supplément d’analyse; l’activité volcanique et les aérosols associés (plus particulièrement les sulfates), dont les effets (à court terme) sont incontestables; et loin après, l’effet de serre, et en particulier celui causé par la vapeur d’eau, dont l’influence est inconnue. Ces facteurs se conjuguent en permanence et il semble difficile d’établir l’importance relative de ces différents facteurs sur l’évolution du climat. De même, il est tendancieux de faire ressortir le facteur anthropique alors qu’il est, clairement, le moins crédible parmi tous les autres facteurs cités ci-dessus. » (Leroux 2005, p. 120)

Ailleurs, Marcel Leroux (2003) résume ainsi son point de vue sur la théorie du réchauffement climatique : "  Le réchauffement global est une hypothèse issue de modèles théoriques et fondée sur des relations simplistes, qui annoncent une élévation de la température, proclamée mais non démontrée. Les contradictions sont nombreuses entre les prédictions et les faits climatiques directement observés, l’ignorance délibérée de ces distorsions flagrantes constituant une imposture scientifique."

NDLR : Marcel Leroux ne mâchait pas ses mots : "Une imposture scientifique "?. Il a d'ailleurs rebaptisé le sigle IPCC (C'est le GIEC en anglais) :
"Inventaire du Psittacisme Politiquement Correct". Inutile de dire que ML était la bête noire des représentants de la France auprès du GIEC ainsi que de la direction de météo-france et de bien d'autres encore ...

Je ne peux mieux faire que de vous inviter à visionner ce petit film, tourné peu de temps avant son décès et à lire le texte d'un de ses récents interviews (en français, format pdf). Il dit tout.

Par Enoch - Publié dans : Ecologie
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Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /Sep /2009 23:07

La Méthode Scientifique ( mis à jour le 3/03/2008)

Un de mes collègues chercheur m'a fait parvenir un document amusant et surtout très révélateur des distorsions qu'apportent à la vraie démarche scientifique, les méthodes de financement actuelles qui visent à ne faire travailler les chercheurs que sur des contrats industriels ou sur d'autres formes de pilotage. En matière de recherche comme dans toute autre matière, les crédits c'est à dire l'argent indispensable à la poursuite de ses travaux, est le nerf de la guerre.

Hélas ! Hélas, Hélas, comme je vous l'ai déjà dit dans "ce blog, pourquoi faire", nous en sommes arrivés à des sommets en matière de distorsions et de détournements de la science dont on peut mesurer chaque jour les effets destructeurs : Omniprésence des lobbies, pression des médias, résultats déviants filtrés ou carrément interdits de publication, disparition de l'indépendance intellectuelle des chercheurs, effets de "mode" récurrents etc. Ce n'était pas comme cela, il y a quelques années !

Le plus révélateur de ce petit document c'est qu'il a été composé par un étudiant en PhD (Thèse de doctorat) d'une université américaine.Il s'appelle Jorge Cham et vous pourrez trouver la version originale (en anglais évidemment) de son petit diagramme sur son site, (www.phdcomics.com) très amusant et très typique des pressions qui s'exercent sur les jeunes chercheurs outre-atlantique mais aussi sur les nôtres, hélas, depuis peu (notamment par le biais de l'ANR (Agence Nationale de la Recherche)). Si vous êtes anglophone, je vous en recommande la consultation...
Voici le diagramme original :

 

Ci-dessous une interprétation libre. Je l'ai un peu adaptée tout en en conservant l'esprit. J'ai rajouté deux flèches inverses autour de "modifier la théorie pour coller aux données " (car, hélas, certains vont jusqu'à modifier les données. Cela s'est vu récemment !):

 

Une autre illustration de cette même dérive a été relevée par un autre collègue et ami, lecteur espagnol, dans le livre de Pilkey, O.H., and L. Pilkey-Jarvis, 2007 :
"Useless Arithmetic: Why Environmental Scientists Can’t Predict the Future" New York, Columbia University Press. On y trouve cette phrase éclairante :

Le chercheur dit :

"Nous allons faire une analyse objective... Donnez moi les objectifs et je ferai l'analyse !"
.

 

Alors, quand j'entends ou que je lis partout que telle ou telle commission adhoc est composée de "2000 chercheurs indépendants" (comme le GIEC, par exemple) et que je vois mes contemporains considérer cela comme une preuve que tout ce qui se dira ou s'écrira sera réellement indépendant, je baisse la tête.

Croyez moi, ami lecteur, c'en est à peu près fini de l'indépendance des chercheurs. Ils sont presque tous soumis à de tels impératifs de nos jours que sauf à se condamner à être privés de crédits et à végéter dans un placard pendant des années comme le dit Richard Lindzen, ils n'ont d'autres choix que d'obtempérer et de se plier à la Pensée Unique. Ils ne sont pas tous comme Galilée, Einstein, Maiman, Darwin, Wegener etc!
Il est d'ailleurs significatif que beaucoup de ceux qui refusent d'adhérer, de nos jours, à la pensée unique en matière de climatologie et qui le clament haut et fort, sont, ou hors d'atteinte ou retraités comme Richard S. lindzen, Frederick Seitz et Bill Gray, parmi d'autres...

 

 

 

 

 

 

Allez voir la page "paroles de grands chercheurs" . Vous serez étonnés : Il y a de très nombreux résistants parmi les bons spécialistes qui ne se privent pas de parler !

 

Par Enoch - Publié dans : Ecologie
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Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /Sep /2009 22:59

L'effet de serre remis en question par plusieurs physiciens (mis à jour le 21/04/09)

Comme je vous l'ai souvent dit, ce site vise à compléter (ou à corriger, le cas échéant) les nombreuse informations que vous assènent les grands médias et les grands prophètes du "réchauffement climatique global", le plus souvent incompétents. Pour eux, -du moins, ils le tiennent pour tel-, le débat est clos. La cause est entendue : Les traces de CO2 présentes dans l'atmosphère sont, via l'effet de serre, les grands responsables du réchauffement global ! D'ailleurs c'est bénéfique, ajoutent-ils (tant que l'homme ne s'est pas ingénié à en rajouter), puisque si l'effet de serre n'existait pas, nous serions condamnés à vivre à -18°C, autrement dit, au Groenland !

Les affirmations de ces cavaliers de l'apocalypse paraissent revêtues du "consensus" de la quasi-totalité des scientifiques et des médias qui, en réalité, n'ont jamais cherché à vérifier ces théories. Alors, une fois encore, vous admettez tout cela comme un fait acquis et vous pensez certainement qu'il n'existe aucune controverse. Eh pourtant, le crédo de l'effet de serre est très sérieusement contesté par des physiciens spécialistes, théoriciens et thermodynamiciens, qui expliquent que la théorie de l'effet de serre traditionnelle ne tient pas la route, viole les lois fondamentales de la physique et que certains calculs de température qui ont conduits aux chiffres mille fois répétés, sont absolument faux...

Si vous avez eu la curiosité de lire la page consacré aux théories (au pluriel) du réchauffement climatique, vous avez déjà pu constater qu'il existe, au moins, une explication alternative à celle de l'effet de serre du CO2, qui tient suffisamment la route, comme on dit vulgairement, au point qu'un important projet, doté de gros capitaux, a démarré au CERN en 2007 pour en préciser les mécanismes fondamentaux.

Les articles présentés ci-dessous relèvent de la même philosophie qui est de vous expliquer que le débat n'est pas aussi entendu qu'on voudrait vous le faire croire, qu'il existe au contraire de solides arguments qui mettent en doute, cette fois-ci, les thèses actuelles voire l'existence ou l'efficacité de l'effet de serre. L'affaire est d'importance cruciale puisqu'elle touche au coeur même du problème. L'effet de serre que beaucoup (de non-physiciens) considèrent comme une évidence, existe t'il réellement ? S'il existe, est-il vraiment responsable de l'évolution des températures de notre planète et, si c'est le cas, est-il correctement modélisé ?

Nous allons voir ce qu'en disent plusieurs physiciens chevronnés. Attention : Cet article est forcément un peu plus "technique" que les autres, mais il est difficile de faire autrement si on veut comprendre. Comme vous le verrez, les idées naïves et les calculs simplistes ou carrément erronés que véhiculent nombre de publications dont quelques uns ont pourtant reçues le fameux label "peer-reviewed" (acceptées par les pairs), méritent le détour.

Cette longue page est divisée en cinq parties. En voici le plan :

A) Rappels du modèle de l'effet de serre traditionnel (d'après Roy Spencer)

B) La théorie de l'effet de serre "saturé" de Miskolczi.

C) Les critiques apportées aux formulations classiques de l'effet de serre par deux théoriciens allemands Gerhard Gerlich et Ralf Tscheuschner

D) Les lois du corps noir ne s'appliquent pas aux gaz ni aux liquides (physicien américain) addendum du 10 nov 2008.

E) Brève introduction à la théorie de l'effet de serre adiabatique de l'école Russe.

F) Quelques rappels sur le rôle des nuages.

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Avant de plonger au coeur du problème, il n'est certainement pas inutile de se souvenir de quelques éléments du modèle classique de l'effet de serre. Je vous rappelle que j'ai déjà donné l'explication populaire (et fausse, comme vous le verrez ci-dessous) de l'effet de serre dans cette page, en en soulignant les faiblesses. Ici, nous allons faire beaucoup mieux. Suivez le guide dans cette introduction très pédagogique, inspirée d'un texte de Roy W. Spencer (Chercheur Principal à l'Université de l'Alabama Huntsville, source), un très bon spécialiste en la matière :
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A) INTRODUCTION : Comment fonctionne l'effet de serre ( modèle classique) ?

Etape 1 - Le grand principe : L'équilibre radiatif
Tout est dit sur le dessin ci-contre .

1) Placée dans le vide inter-sidéral, la terre ne peut recevoir de chaleur en provenance du soleil que par le biais de radiations lumineuses : le flux solaire incident.

2) Si la terre (ou toute autre planète) n'avait aucun moyen de se débarrasser de cette énergie incidente qui lui parvient perpétuellement du soleil, sa température augmenterait indéfiniment... Mais en fait et heureusement pour nous, la terre ainsi irradiée, parvient à éliminer tout ou partie de l'énergie incidente. Comment fait elle ?

3) La terre réchauffée par les rayons solaires, émet vers tout l'espace des radiations infra-rouges comme tout corps réchauffé au dessus du zéro absolu (0°K). Ce rayonnement émis vers l'espace permet à la terre de se refroidir.

4) L'équilibre est atteint, c'est à dire que la température de la terre reste constante quand la quantité d'énergie incidente (venant du soleil) est égale à la quantité d'énergie perdue par rayonnement infra-rouge émis vers l'espace. Je complète le texte de Spencer en remarquant que la terre se débarrasse aussi d'une partie du flux solaire incident en le réfléchissant suivant un paramètre appelé l'Albedo. L'émission infra-rouge est, elle, caractérisée par un paramètre appelé l'émissivité.

5) Cet équilibre entre ce qui parvient sur la terre et ce qui s'en échappe, s'appelle "l'équilibre radiatif". Notez que, dans ce schéma, et c'est la grande différence avec les idées de O. G. Sorokhtin, G. V. Chilingar et L. F. Khylyuk exposées plus bas, les échanges sont fondamentalement radiatifs et non convectifs.

6) L'introduction des "gaz à effet de serre" générés par les activités humaines est supposée affecter cet équilibre radiatif. Autrement dit, on pense que les gaz à effets de serre, générés par l'activité humaine (et même sa respiration !), empêchent la terre de se refroidir suffisamment, ce qui conduit au réchauffement global. Nous dit-on. Vous verrez ci-dessous que cette idée est énergiquement mise à mal par la théorie de Miskolczi (2008) sans compter les objections fondamentales émises par deux autres physiciens allemands.

Etape 2 - Le déséquilibre radiatif en quelques chiffres ...

Question : Ainsi, nous (les hommes) sommes supposés avoir détruit l'équilibre radiatif de notre belle planète bleue en injectant inconsidérément du CO2 et d'autres GES (gaz à effet de serre) dans son atmosphère...De combien aurions nous perturbé cet équilibre ?

Réponse : On estime que le taux de refroidissement (par émission d'infra-rouges) qui est normalement d'environ 235 Watt/m2 aurait été réduit d'environ 1,6 Watt/m2 par l'accumulation du CO2 anthropogénique dans l'atmosphère depuis le début de l'ère industrielle. Mais nous ne sommes plus au début de l'ère industrielle et compte tenu de l'augmentation de température déjà observée (+0,6 °C /100 ans), nous n'en sommes plus, actuellement, qu'à un déficit de 0,8 Watt/m2 que la terre devrait rattraper en se réchauffant encore plus... disent les tenants de la théorie de l'effet de serre.

Question : Sommes nous absolument certains de l'existence et de la valeur de ce déséquilibre radiatif aussi appelé "forçage radiatif" ? L'avons nous mesuré ?

Réponse : Non. Les instruments actuels en orbite autour de la planète ne sont ni assez sensibles ni assez précis pour détecter de si faibles variations (je rappelle ici que Roy Spencer qui affirme cela est un spécialiste des mesures satellitaires). Ces déséquilibres radiatifs de 1,6 ou 0,8 watt/m2 résultent de calculs purement théoriques. Nous n'en avons pas la preuve expérimentale directe.

Question : Quelle est (ou serait) la conséquence directe de ce "forçage radiatif" sur la planète en terme d'accroissement de température ?

Réponse : Si toutes les choses restaient égales par ailleurs, c'est à dire si la terre ne réagissait pas par l'intermédiaire de rétroactions positives ou négatives à un léger réchauffement, l'effet d'un doublement de la proportion du CO2 dans l'atmosphère (peut-être obtenu à la fin du siècle) serait très faible. La température de la planète augmenterait d'environ 0,56°C (Ou 1°F. certains disent 1,2°C). Pour avoir une idée précise de la contribution humaine, pensez que l'homme rajoute une molécule de CO2 pour 100.000 molécules d'air, tous les cinq ans. C'est une contribution minuscule.

Question: Mais, alors, comment se fait-il que l'on nous promette des hausses de températures très supérieures, de l'ordre de 2 à 4°C, voire 5 ou 6°C?

Réponse : Le problème c'est que, sans doute, la planète (océans, sol, végétation, biotas etc.) peut réagir à une aussi faible variation de température. Par exemple, on peut assister à une modification de l'ennuagement à basse altitude qui protège du soleil ou, au contraire, à haute altitude qui augmente l'effet de serre. Les océans réchauffés peuvent dégazer du CO2 et enrichir encore l'atmosphère en vapeur d'eau qui est un puissant gaz à effet de serre, la végétation peut aussi réagir etc. Ces réactions de la planète peuvent s'opérer soit en essayant de contrer la montée des températures (rétroactions négatives) soit, au contraire, en l'amplifiant (rétroactions positives). Tout le problème est là. Et là aussi se trouvent les principales incertitudes des modèles climatiques qui font des prévisions, comme ceux du GIEC.
Les modèles d'ordinateurs actuels ont choisis presque toujours des scénariis avec des rétroactions positives, donnant ainsi lieu à des prévisions alarmistes, d'où les +4° à +5° prévus par le GIEC au lieu des +0,56°C provoqué par le CO2 seul.

Etape 3 - Les incertitudes des modèles de l'effet de serre :

Tout d'abord, il n'y a pas qu'un seul modèle de l'effet de serre, mais bien plusieurs (voir, par exemple, celui de Lindzen, cité plus bas). Et ces modèles ont considérablement évolué au cours du temps. Partant de l'hypothèse d'Arrhénius (1896, voir ci-dessous) les modèles font maintenant appel aux principes fondamentaux de la théorie des radiations. Ils impliquent aussi la convection des masses d'air (et de gaz à effet de serre) dans l'atmosphère.
Toute la difficulté réside dans la compréhension et dans la description de ce qui se passe exactement dans l'atmosphère. Ainsi, par exemple, on tient compte du fait que l'atmosphère de l'équateur, très riche en vapeur d'eau, donne moins d'importance au CO2 anthropogénique. C'est l'inverse pour les pôles Nord et Sud où l'air est plutôt sec. De même, il faut savoir ce que deviennent les molécules de CO2 réchauffées par les radiations issues de la terre, elle même réchauffée. Tout cela et bien d'autres paramètres, font que les calculs sont assez complexes et, donc, les résultats assez hasardeux. Le résultat brut de tous ces calculs, incluant les rétroactions positives ou négatives, se traduit par une loi logarithmique très simple qui relie la variation projetée de la température du globe à la concentration du CO2 atmosphérique. On appelle "sensibilité " la variation de température qui résulte d'un doublement de la concentration du CO2 atmosphérique. Actuellement le GIEC donne une sensibilité de 3,3 °C environ avec des hypothèses alarmistes sur les rétroactions (le plus souvent "estimées" positives) de la planète. Mais de nombreux scientifiques estiment que ces chiffres doivent être très largement revus à la baisse, au vu des hypothèses douteuses sur les rétroactions.

Compte tenu des ces incertitudes et des données objectives (souvent contrariantes pour les tenants de l'effet de serre) dont nous disposons sur l'histoire du climat de la planète (voir ici), il est parfaitement sain et naturel que de nombreux scientifiques continuent à s'interroger sur l'exactitude des modèles de l'effet de serre, même si beaucoup de propagandistes prétendent que "la science a dit son dernier mot !" ou que "l'affaire est réglée". Il n'en est rien, comme va vous le démontrer la discussion qui suit cette petite introduction. D'autre part, comme vous le verrez en fin de cette page, de nombreux articles paraissent, jour après jour, pour démonter telle ou telle idée fausse sur les rétroactions supposées positives et qui, en fait, s'avèrent négatives (voir ici aussi, pour un autre exemple).
Bonne lecture !

 

B) La théorie "corrigée" de l'effet de serre : L'effet de serre est constamment saturé !

 

Ferenc Miskolczi est un physicien de l'atmosphère spécialisé dans les transferts radiatifs. Il a longtemps travaillé au sein de la NASA en tant que directeur de recherches, sur plusieurs projets de mesures à distance (remote sensing) dans l'atmosphère et sur l'évaluation du budget radiatif de la terre.
Il a démissionné de la NASA en 2005 suite au refus de cette dernière de publier les résultats de ses travaux. Il explique le conflit qui l'a opposé à la direction de la NASA, en faisant remarquer que ses conclusions qui montrent qu'il n'y a, en réalité, aucun danger lié au CO2 et que l'effet de serre est en permanence saturé (autrement dit, automatiquement limité) pour des raisons de physique fondamentale, risque de priver la climatologie (et la NASA) de très abondants financements. C'est pourquoi son article (pdf ici) a été publié dans un journal Hongrois (Revu par le pairs) " Idöjaras, 2007, 111, N°1". Une version utilisant ses diapositives a été publiée par le physicien Zagoni ici.

Il est intéressant de remarquer que le Professeur Zagoni qui est, maintenant, un des principaux supporters de la théorie de Miskolczi était, il y a quelques mois à peine, le plus ardent défenseur de la théorie classique du réchauffement anthropogénique en Hongrie. On peut lire cet article du 30 août 2007 dans lequel il fustige les journalistes qui doutent que la cause d'une vague de chaleur sur la Hongrie soit le réchauffement anthropogénique. C'était à peine quelques semaines avant qu'il découvre la théorie de Miskolczi et devienne instantanément sceptique sur la théorie classique de l'effet de serre...Il faut dire que cette nouvelle théorie ne manque pas d'arguments. Notamment, elle prévoit, ex nihilo, que l'effet de serre est déjà saturé et ne pourra plus augmenter et que l'atmosphère a une épaisseur optique constante (c'est à dire quel que soit l'ajout de gaz à effet de serre) de 1,84 et la valeur mesurée est de... 1,87 !

Cet article a fait grand bruit et n'a pas plu à tout le monde parce qu'il met à bas tout l'édifice patiemment installé par le GIEC et ses thuriféraires. Pourtant, à la différence des modèles classiques de l'effet de serre utilisé par le GIEC, le modèle analytique de Ferenc Miskolczi permet d'expliquer un certain nombre d'observations dérangeantes pour les modèles actuels, telles que l'absence de hotspot dans la troposphère, mentionné ci-dessous, entre autres.

A noter aussi que le modèle de Ferenc Miskolczi (publié en 2007) n'est pas un modèle d'ordinateur de l'effet de serre dans lequel on rentre un certain nombre d'équations "plausibles" ainsi qu'un certain nombre de paramètres qui sont plus ou moins "ajustés" pour obtenir le résultat (désiré ?). Il s'agit, cette fois-ci, d'un modèle mathématique, ou plutôt, analytique basé essentiellement sur des considérations d'équilibre énergétique. Cela fait une énorme différence.
Il est évidemment extrêmement difficile de donner une description simple et complète du travail de Ferenc Miskolczi sans faire appel aux équations compliquées qui figurent dans son article. Cependant, on peut apprécier quelques différences fondamentales qui le distinguent des modèles standards qui forment la base de travail des numériciens du GIEC. Et surtout, on peut en apprécier la démarche, les conclusions et les vérifications expérimentales.

1) Dans tous les modèles en vigueur, le CO2 et la vapeur d'eau sont traités en étapes successives : Il n' y a aucune raison qu'il en soit ainsi. Les gaz à effet de serre doivent être traités "en bloc" .

Un des points essentiels et qui demeure obscur (pour moi, comme pour de nombreux scientifiques) dans les modèles classiques de l'effet de serre consiste à appliquer un traitement différent pour les deux gaz à effet de serre principaux : La vapeur d'eau et le gaz carbonique CO2. En effet, pour quelle raison (scientifique, sinon politique) tous les calculs sont centrés sur le deuxième acteur de l'effet de serre : le CO2 qui se trouve être relativement mineur par rapport à l'effet exercé par la vapeur d'eau H20, beaucoup plus efficace et infiniment plus présente dans l'atmosphère ? La réponse est pratiquement invariable, même si elle n'est pas satisfaisante : On considère l'effet du CO2 car c'est lui qui piloterait l'effet de la vapeur d'eau qui ne serait donc qu'une rétroaction liée au réchauffement causé par le CO2. Autrement dit le maître est beaucoup plus petit que son grand esclave...
Si vous insistez, on vous expliquera aussi que le CO2 est beaucoup plus important parce que son temps de résidence est de 100 ans (non prouvé : les mesures donnent 10 ans !) et que celui de la vapeur d'eau est beaucoup plus court. Cette fois encore, cet argument convainc difficilement.

Du point de vue des modèles d'ordinateurs GCM (Global Climate Models) on considère donc -et cela a des implications considérables- que le processus d'évolution du climat se fait par étapes, successives et séparées : Le CO2 réchauffe la planète, puis la teneur en vapeur d'eau de l'atmosphère augmente ce qui à son tour fait monter la température qui, à son tour fait augmenter le taux de vapeur d'eau de l'atmosphère augmentant encore la température etc. Comme on le voit, un tel enchaînement séquentiel ne peut que conduire à une divergence et au fameux "tipping point" (point de basculement) cher à James Hansen, à Al Gore et à leurs admirateurs... Notez au passage que ce faisant, on considère que le taux d'humidité relative reste constant pendant que la concentration du CO2 augmente. C'est la base même du processus séquentiel.

Ferenc Miskolczi fait remarquer que cette procédure n'a aucun sens du point de vue de la physique de l'atmosphère et de l'équilibre des échanges terre-atmosphère-espace. En effet, il ne peut exister d'équations d'équilibre séparées pour les différents gaz à effet de serre. Il n'existe qu'une seule équation d'équilibre (radiatif) qui implique tous les gaz à effets de serre, notre planète et l'énergie solaire, d'un seul coup. L'hypothèse (car c'en est une) des événements séquentiels ne pourrait être validée que si l'équilibre était effectivement atteint par une suite d'échelons distinguables dans le temps. Cette hypothèse n'est pas validée par les observations. Il n'y a donc aucune raison de la faire.
A noter, en passant, que selon les modèles GCM, c'est la vapeur d'eau qui est majoritairement responsable du réchauffement. Le CO2 n'en serait que "l'allumette". On conçoit donc que cette approche, non validée, est absolument cruciale. Même si elle n'est qu'imparfaitement vérifiée, les résultats deviennent vite aberrants ou du moins hasardeux, avec une divergence à la clef : le point de basculement du climat tant agité par les alarmistes.
En conclusion, une théorie correcte de l'effet de serre doit impliquer tous les acteurs (H20, CO2 et les autres), en un seul traitement, au sein des équations d'équilibre. Il n'y a pas d'allumette et d'explosifs pour cette physique même s'il peut y avoir des effets de compensation entre différents gaz à effet de serre.

2) Les équations de base de l'effet de serre (sur les avatars desquelles reposent tous les modèles actuels) établies en 1922 par Milne à la suite d'Eddington (1916) sont erronées parce qu'elles sont incomplètes (dans l'article "Radiative equilibrium: The insolation of an atmosphere". Monthly notices of the Royal Astronomical Society, XXIV, 872-896).

Ces équations partent de l'hypothèse d'une atmosphère semi-infinie . Elles sont incomplètes parce qu'elles ne contiennent pas les équations d'équilibre énergétique nécessaires. D'autre part, Milne avait déclaré (à tort) que "L'hypothèse d'une épaisseur infinie n'induit qu'un perte très faible ou nulle de généralité"... Ce qui s'avère faux comme le montre le travail de Miskolczi qui lui observe que l'atmosphère est limitée, et d'autre part que le système d'échange de flux entre la terre, l'atmosphère et l'espace extérieur obéit à des lois de conservation de l'énergie qui bouleversent totalement les conclusions. Parmi d'autres anomalies de la théorie classique de l'effet de serre, il en est une qui pose un grave problème et qui n'est toujours pas résolue de manière satisfaisante. Nous allons la rappeler :

Paradoxe de la discontinuité de température à la surface de la terre :

Ainsi, la théorie en vigueur éprouve bien des difficultés à gérer un paradoxe qui est révélateur d'un grave problème. Il s'agit de la différence, indiquée par les modèles classiquement utilisés, entre la température du sol et celle de l'air qui se trouve immédiatement en contact avec le sol. Cette discontinuité trahit, selon Miskolczi, une anomalie ou une erreur fondamentale du modèle de base qui doit être impérativement corrigée. A titre d'illustration voici une représentation du schéma et des équations actuellement utilisées par les modèles traditionnels de l'effet de serre.

 

 

Il est impossible, dans le cadre de cet exposé, de détailler la signification exacte de tous les symboles qui figurent sur cette image. Néanmoins, l'examen de la partie située en bas et à droite ( AIR et GROUND) nous montre que le résultat des calculs résultants de l'approximation de Schwarzchild-Milne, donne une température différente pour l'air situé près du sol et pour le sol lui-même. Par exemple, pour une profondeur optique ( c'est le coefficient d'absorption) de 1,84, proche de la réalité objective, la différence entre la température du sol et de l'air en contact serait de 25°C ! Ce qui est évidemment totalement irréaliste. Les modèles informatiques actuels se tirent de ce mauvais pas à l'aide d'adaptations "ad-hoc" inclues dans les programmes.

A l'opposé, la théorie "corrigée" de l'effet de serre avancée par Miskolczi montre que, comme il se doit, cette discontinuité irréaliste n'existe pas. En réalité le paradoxe de la discontinuité à la surface de la terre résulte de la non application de "lois de fermeture" qui imposent des conditions aux limites qui ont été "oubliées" par les théoriciens du siècle dernier, et suivis, sans discussion, par les climatologues actuels.

3) La théorie de Miskolczi considère que l'atmosphère est limitée des deux cotés (haut et bas) et semi-transparente, et non pas semi-infinie et opaque. Il utilise la loi de Kirchhoff.

Sans rentrer dans les détails, mais pour donner un simple aperçu, nous allons expliquer brièvement comment Miskolczi établit ses lois de conservation de l'énergie. Ceux qui veulent en savoir plus sont invités à se reporter aux deux sources suivantes qui abondent de détails sur la procédure employée (source1, rédigée par le Professeur Zagoni ) (source2). L'article original de Miskolczi est, évidemment, moins pédagogique que ces deux sources.

Miskolczi considère que le système terre-atmosphère n'est rien d'autre qu'un système convertisseur de flux d'énergie de courtes longueurs d'ondes ( flux de lumière visible venant du soleil ) en flux de grandes longueurs d'onde (flux Infra rouge). L'énergie rentre dans le système sous forme de longueurs d'ondes visibles (flux FO ). Il évolue dans le système constitué par l'atmosphère (E) et la surface terrestre (S). Il ressort et s'échappe dans l'espace sous la forme d'un flux Infra Rouge (OLR). Dans la figure ci-contre SU représente le (surface up) le flux émis par la surface vers le haut. FO représente le flux rentrant total dû au soleil. EU représente le flux montant (IR) venant de l'atmosphère et ED le flux descendant (IR) de l'atmosphère. Dans son expression la plus élémentaire, la première loi de conservation de l'énergie s'écrit donc comme suit :

OLR = SU -FO + ED -EU

Si on suppose que le système atmosphérique est capable d'absorber la totalité du flux rentrant (FO) pour réchauffer le système. ( FO=OLR).

Cette équation peut être explicitée si on considère que l'on peut appliquer la loi de Kirchhoff aux couples (Surface-Atmosphère) et (sommet de l'atmosphère-espace). Rappelons que la loi de Kirchhoff (pour les systèmes radiants) est une loi qui concerne les échanges de chaleur (et donc d'infra-rouges). Elle stipule qu'un corps (noir ou gris) a un pouvoir absorbant égal à son pouvoir émetteur. Inutile de dire que l'application de cette loi de thermique à l'atmosphère, pose problème. Miskolczi en est parfaitement conscient et il justifie l'utilisation de cette loi à partir de mesures réelles effectuées dans l'atmosphère, comme nous le verrons ci-dessous. Si on applique la loi de Kirchhoff, on obtient les égalités suivantes :

ED = SU (équilibre à la surface)

EU = FO = OLR (équilibre au sommet de l'atmosphère).

Ce qui, introduit dans l'équation générale précédente, donne :

SU= 3/2(OLR) .

 

Cette équation est illustrée et justifiée ( à 4% près) par Miskolczi sur la figure ci-contre, qui résulte de mesures directes effectuées par radio-sondes.

Remarquons au passage que cette loi et les mesures indiquent que le flux émis (mesures à 61km d'altitude) librement vers l'espace est de 250W/m2 tandis que le le flux émis par la terre est de 375W/m2 . Le rapport (AR4 de 2007) du GIEC basé sur les travaux de Kiehl et Trenberth indique respectivement des valeurs de 235W/m2 et 390W/m2 . Ce qui signifie que le GIEC surestime le flux émis par la terre (et donc sa température) et sous estime le flux qui s'échappe dans l'espace, ce qui donne une plus grande importance à l'effet de serre. Bien que faibles ces écarts ne sont pas négligeables : rappelons-nous que nous bataillons pour les rares W/m2 (de 1 à 3,7 W/m2 ) supplémentaires qui parviennent (ou pas) sur la terre du fait de l'effet de serre...

Le coefficient 3/2 qui figure dans l'équation précédente est crucial. Il fixe une valeur maximale à l'effet de serre. Cette condition est obtenue à partir de l'équation de conservation des énergies auquel le système ne peut déroger quoiqu'il arrive. Ainsi, pour avoir une idée des réactions du système à une brusque perturbation, comme par exemple l'ajout instantané de CO2 dans l'atmosphère, nous baptisons ce coefficient f. La dérivée partielle de l'équation précédente donne :

df/f = d(OLR)/OLR -d(SU)/SU

Un brusque ajout de CO2 dans l'atmosphère donnerait df/f >0. C'est à dire que OLR doit croître plus vite que SU autrement dit, en clair, que le flux partant dans l'espace doit croître plus vite que celui qui est émis par la terre. Ceci entraîne une contreréaction négative qui va faire faire revenir f à sa valeur normale de 2/3 après un court délai.Ceci nécessite un abaissement d'une autre composante de l'effet de serre, par exemple celui de la vapeur d'eau (H2O) qu'il est facile d'éliminer (par exemple sous forme de pluie) pour retrouver le niveau normal de f =2/3 et donc restaurer la température de l'atmosphère et par suite, de la terre.

En clair , l'introduction de l'équation d'équilibre énergétique impose une limite à l'effet de serre que celui-ci ne peut dépasser.... et qui est déjà atteint.

Ceci permet d'expliquer les échecs successifs visant à détecter le fameux hotspot ( décrit ci-dessous plus en détail) prévu par les modèles classiques comme on le voit sur le graphe ci-contre (Douglass et al) (source) qui est montré à plusieurs reprises dans ce site. Autrement dit, il semble bien que la zone troposphérique refuse de se réchauffer 3 à 4 fois plus que la terre comme le prévoient les modèles. Le résultat des mesures (points bleus) est parfaitement conforme avec le modèle de Miskolczi. Ils sont en désaccord avec les résultats des modèles (en rouge).

 

 

 

Après avoir fait usage (et vérifié l'applicabilité) de la loi de Kirchhoff qui constitue une équation de "fermeture" pour l'évolution du système, Miskolczi fait intervenir le théorème du Viriel qui précise que l'énergie cinétique est égale à la moitié de l'énergie potentielle pour un système de particules en interaction gravitationnelle. L'utilisation de ce théorème implique le phénomène de convection qui fait remonter l'air chaud et descendre l'air froid (comme dans la théorie de l'effet de serre adiabatique de Sorokhtin, Chilingar et Khylyuk où la convection est prioritaire, voir ci-dessous). Dans le modèle de Miskolczi, l'atmosphère est en équilibre hydrostatique déterminé par les forces gravitationnelles. A partir de considérations impliquant la pression de radiation, l'énergie cinétique peut être assimilée au flux IR montant de l'atmosphère EU et l'énergie potentielle est assimilée au flux infra-rouge montant de la surface terrestre SU . Cette utilisation du théorème du viriel est délicate. Elle perturbe sérieusement les tenants de la théorie classique, tout comme d'ailleurs l'application de la loi de Kirchhoff.. L'utilisation du théorème du viriel permet de calculer la fraction de SU qui repart librement dans l'espace, c'est à dire celle qui n'est pas absorbée par l'atmosphère. .

Les équations ultrasimplifiées rappelées ci-dessus qui permettent de comprendre comment Miskolczi a établi sa loi de conservation de l'énergie n'impliquent nulle part que l'atmosphère ne renvoie pas intégralement le flux reçu par la terre vers l'espace. En effet, une partie est absorbée par l'atmosphère. Ceci est paramètré par l'absorption optique (ou son inverse la transmittance). Cette transmittance est déterminée par le jeu complexe des fenêtres de transmissions infra-rouges des différents gaz à effet de serre (dont Miskolczi est un spécialiste). Bien entendu, ce paramètre fondamental est introduit dans les équations complètes et c'est pour cette raison que cette théorie est qualifiée de théorie "semi-transparente" et non d'infiniment absorbante comme la théorie classique.

Pour être plus complet, précisons que la théorie de Miskolczi démontre que l'atmosphère utilise le principe du minimum d'énergie. Ce faisant, elle est caractérisée par une valeur toute particulière de l'absorption optique (appelée profondeur optique égale à 1,84 sachant que la profondeur optique effectivement mesurée est égale à 1,87) qui joue un rôle absolument central dans l'évolution du système. En effet, lors de n'importe quelle perturbation du système (e.g. plus ou moins de CO2 ou de H2O introduits) le système va évoluer pour satisfaire aux équations d'équilibre afin de restaurer cette profondeur optique d'environ 1,84. Par exemple, en retirant de la vapeur d'eau de l'atmosphère pour compenser un ajout de CO2 .

 

 

Comme je l'ai fait remarquer, l'application de la loi de Kirchhoff et du théorème du Viriel à l'atmosphère sont conceptuellement délicates. Afin de vérifier la validité de ces applications, Miskolczi présente le tableau ci-contre qui rassemble les résultats de mesures par radiosondes.

On constate bien que la loi de Kirchhoff semble bien s'appliquer pour l'atmosphère, de même que le théorème du Viriel ( SU =2EU).

Les lois de conservation d'énergie et de d'équilibre radiatif sont également vérifiées par les mesures des radio-sondes. dont Miskolczi était un expert à la NASA.

 

 

 

Remarques sur l'efficacité des rétroactions climatiques (source ici):

La survenue de l'évènement El Niño de l'année 1998 nous fournit une illustration directe de la manière dont réagit le système climatique à la suite d'un réchauffement intense et bref. Ceci est illustré sur le graphe ci-contre :

A partir des données publiées par la World Meteorological Organisation ou de n'importe quel relevé crédible de températures tels que ceux que vous pourrez trouver dans cette page, vous pourrez observer que le réchauffement causé par El Niño a été "surcompensé" dans les années suivantes par un refroidissement (relatif) de la température qui s'est prolongé jusqu'en 2001 environ. On sait que l'El Niño très intense de 1998 a été suivi par un La Niña (froid) pendant les deux années suivantes.

Il est (selon moi) assez étonnant que cet évènement, pourtant révélateur de la manière dont évolue la machine climatique n'ait, à ma connaissance, fait l'objet d'aucune étude attentive. En effet, il est assez rare que la Nature nous fournisse un sujet d'étude aussi pertinent : Une brusque et forte hausse de température liée à des phénomènes océaniques s'est produite en 1998, suivie par un refroidissement énergique nous donnant ainsi l'occasion de voir "en direct" comment le climat à réagi...En fait, c'est une véritable expérience naturelle qui s'est déroulée sous nos yeux.

Il est hors de doute que ce réchauffement brutal de la surface de la planète et surtout de son océan pacifique, a expédié une grande bouffée de vapeur d'eau dans l'atmosphère. Comme chacun sait, la vapeur d'eau est un puissant gaz à effet de serre et, selon les modèles en vigueur, ce serait elle qui serait responsable des 3/4 ou des 4/5èmes du réchauffement global (par effet de rétroaction positive, supposée dans les modèles d'ordinateurs).
Or, cet afflux de vapeur d'eau et cette brutale poussée de fièvre de la planète (au point que dix ans après, en août 2008, la température n'est jamais remontée aussi haut et loin s'en faut, voir ici), n'a provoqué aucun effet de rupture ou de divergence du climat comme le prévoient les modèles classiques. Au contraire, la température s'est brutalement refroidie dans les deux années qui ont suivi (-0.3°C en une seule année). S'il existait une rétroaction positive à un réchauffement de la planète et à l'afflux d'un gaz à effet de serre comme la vapeur d'eau, cela aurait dû se voir sur les graphiques de températures, au moins comme un prolongement de l'effet d'El Niño sur quelques années.

De fait, si on rapproche le graphique des température de celui de l'occurrence des El Niño et des La Niñas, on ne voit aucune tendance à la divergence lors des réchauffements de la température. (voir cette page : les effets océaniques)
Cette observation est cohérente avec les résultats du modèle de Miskolczi et incompatible avec les modèles plus ou moins divergents de l'effet de serre traditionnel.

4) Illustration pédagogique : Il existe une analogie hydraulique de l'effet de serre traditionnel. On peut la modifier pour illustrer la théorie de Miskolczi. (d'après l'auteur du site)

Les chercheurs pédagogues ont trouvé une analogie hydraulique de l'effet de serre. Elle est bien connue aux Etats-Unis sous le nom "the bucket analogy", l'analogie du seau. Vous en trouverez une autre explication ici.

Cette analogie qui est beaucoup plus astucieuse et plus proche de la réalité des modèles que celle de la serre de jardin, (fausse comme vous le verrez ci-dessous et malheureusement popularisée par certains sites), est représentée sur la partie gauche du dessin ci-contre.

a) Illustration de la théorie classique de l'effet de serre

L'idée est la suivante : Vous disposez d'un seau cylindrique en plastique dans lequel vous avez percé des petits trous (disons 2mm de diamètre) équidistants suivant une génératrice verticale du cylindre, comme représenté sur le dessin. En utilisant un robinet ajustable, vous faites couler de l'eau dans le seau jusqu'à obtenir un équilibre stable à une hauteur h qui affleure en général à un trou. Ceci peut être facilement obtenu en ajustant le débit d'eau.
Le jeu est le suivant : Le flux du robinet d'eau représente le flux solaire entrant. La hauteur d'eau, la température de la terre. Les petits trous représentent les fenêtres optiques de l'atmosphère par lesquelles peut s'échapper l'énergie du soleil qui a impacté la terre. L'équilibre de température est atteint ( i.e. le niveau d'eau s'est stabilisé ) lorsque l'énergie entrante (le flux d'eau entrant) est égal au flux d'eau sortant (énergie infra-rouge rayonnée dans l'espace). Si maintenant vous bouchez un petit trou en dessous du niveau atteint par l'eau (i.e. si vous ajoutez du CO2 dans l'atmosphère), le niveau de l'eau va monter (la température va monter) jusqu'à se stabiliser à un autre point d'équilibre. A noter qu'il y a deux raisons possibles pour cela : D'une part, comme la hauteur d'eau au dessus des trous restants est plus importante, le débit va augmenter à travers les petits trous non bouchés restants. D'autre part, l'eau peut aussi trouver un nouveau trou en montant...

Inutile de préciser que, comme toutes les analogies de ce genre, celle-ci est susceptible de nombreuses critiques. Ce n'est guère qu'une illustration.

b) Modification de l'analogie hydraulique pour la théorie de Miskolczi : L'effet de serre est saturé.

Toujours en gardant à l'esprit qu'il ne s'agit de rien d'autre que d'une illustration pédagogique, on se souvient que le principe de conservation de l'énergie (et de la loi de Kirchhoff) utilisé par Miskolczi impliquent que, parvenu à un certain point, l'effet de serre (et la température) ne peuvent plus augmenter parce que toute augmentation de CO2 (par exemple) est immédiatement compensée par la disparition d'une quantité ad-hoc de vapeur d'eau dans la haute troposphère, c'est à dire à l'endroit où l'effet de serre est le plus efficace. Sur ce dernier point voir le rapport AR4 (2007) du GIEC qui précise au chapitre 8, page 632 que :" Dans de telles circonstances, pour un réchauffement uniforme, la plus grande variation fractionnelle de la vapeur d'eau et donc la plus grande contribution au feedback, se produit dans la haute troposphère").

Cet effet de rétroaction négative qui s'oppose à toute augmentation de l'effet de serre peut-être aisément simulé dans l'analogie du seau en perçant à une hauteur hmax un petit trou de plus grande surface que la somme des surface des petits trous percés auparavant. Sur mon dessin, j'ai choisi une forme triangulaire sur le dessin de manière à montrer que le niveau (la température) peut encore monter faiblement si on bouche de plus en plus en plus de petits trous (si on ajoute de plus en plus en plus de CO2). Ainsi, lorsque l'on a bouché suffisamment de petits trous (i.e. ajouté suffisamment de CO2) le niveau ( la température) est parvenu à cet étiage. Il ne peut plus monter ou très légèrement. L'effet de serre est saturé comme dans le modèle de Miskolczi. Le trou triangulaire (ou d'une forme quelconque) représente la rétroaction négative de la vapeur d'eau qui disparaît si l'effet de serre atteint sa valeur de saturation. Ceci n'est rien d'autre que l'idée du thermostat, chère à Roy Spencer (ici) . Selon ce dernier et aussi selon la théorie de Miskolczi, la pluie et les nuages (de basse altitude) constituent des rétroactions efficaces pour maintenir la température de la terre dans des limites raisonnables...

5) Conclusion et compléments accessibles pour en savoir plus :

  • Le calcul complet de Miskolczi abouti à une sensibilité totalement négligeable de 0,24°C (ou K) au lieu de 3,3°C (GIEC) pour un doublement du CO2 atmosphérique. Les rétroactions sont incluses dans les deux cas.
  • L'effet de "runaway" ou de point de non retour est physiquement impossible. Une divergence climatique ne peut exister.
  • Plus de discontinuité de température entre la surface et l'air au contact.
  • Le réchauffement récent ne peut être dû à l'augmentation du taux des gaz à effet de serre.

Dans l'analyse de cet article pour Friends of Science (source en anglais), (texte en français ici (Merci à JMR pour la traduction) ), Ken Gregory fait remarquer que la théorie de Miskolczi prévoit que les taux des gaz à effet de serre (CO2 et H2O par exemple) doivent se compenser dans la zone de l'atmosphère qui est proche de la stratosphère (où l'effet de serre est majoritaire). Ainsi et en bref, l'augmentation de CO2 continuelle mesurée par le site de mauna Loa (voir ici) devrait, selon cette théorie, s'accompagner d'une baisse continuelle de l'humidité relative. A noter que les théories classiques de l'effet de serre prévoient exactement le contraire c'est à dire que plus de CO2 entraîne plus de H2O.. C'est donc un test discriminant. Alors, voyons ce que nous disent les mesures effectives en haute atmosphère dont on trouve les résultats sur ce site de la NOOA.

Les données de la NOAA sont reportées sur le graphique ci-contre. Rappelons que l'humidité relative est la fraction de vapeur d'eau dans un volume donné d'air relative à la quantité totale de vapeur d'eau que ce volume d'air pourrait contenir à la même température et à la même pression.

Ce graphique est très parlant : En effet, alors que le taux de CO2 a continuellement augmenté dans l'atmosphère depuis 1948, l'humidité relative de l'atmosphère autour du HOTSPOT dont il est longuement question ci-dessous (c'est à dire autour de 300mb de pression soit à 9-10 km d'altitude), a nettement baissé (de l'ordre de 21,5%) pendant la même période (courbe en bleu foncé).

Autrement dit, tout se passe comme si, conformément à la théorie de Miskolczi, la vapeur d'eau exerçait une rétroaction négative lors d' une augmentation du CO2. Je vous rappelle que la théorie classique prévoit, elle, une contre réaction positive... (nécessaire d'ailleurs pour son scénario de +4 ou 5°C en cent ans.)

Nous allons en savoir beaucoup plus, et très bientôt sur cette question grâce à la publication prochaine des résultats des sondeurs AIRS (Atmospheric InfraRed Sounders) à bord des satellites AQUA qui vont nous donner la réponse à cette question absolument cruciale : La vapeur d'eau atmosphérique exerce-t-elle une contre réaction positive ou négative dans l'atmosphère. Si la réponse est : rétroaction négative, cela justifie le modèle de Miskolczi et porte un coup fatal aux modèles classiques du GIEC. Nous verrons, mais je crois savoir que les résultats vont en surprendre beaucoup... Pour l'instant, (le 4 août 2008) les chercheurs de l'AIRS travaillent à leur communiqué.

En conclusion provisoire pour cette partie B) sur la théorie de Miskolczi,

Voici un tableau résumant l'historique de l'évolution de la sensibilité climatique à un doublement du taux de CO2 dans l'atmosphère, selon les différentes théories. La sensibilité climatique est mesurée par l'élévation de température terrestre correspondant au doublement du CO2. (tiré de cette source)

 

Compléments pour en savoir plus :

L'article original est ici (source). En pdf et en anglais. Cet article est de lecture difficile.

Un résumé en anglais présenté par le physicien Miklos Zagoni à partir des diapositives présentées à diverses conférences par Miskolczi. Ce résumé nécessite la lecture de l'article complet.

Une présentation simplifiée (en anglais et en 4 parties) par David Stockwell de la théorie de Miskolczi, suivie de forum de discussion. Nettement plus accessible quoique complète. (source de la partie 4 )

Une analyse en anglais de l'article de Miskolczi par Ken Gregory pour le site Friends of Science. Très accessible. (texte en français ici, merci à JMR pour la traduction)

Une discussion assez approfondie sur cette théorie (en anglais). En 6 parties.

Enfin, voici deux phrases extraites des articles de Stockwell et Ken Gregory qui font réfléchir :

David Stockwell (source) : "L'énergie du système (surface de la terre / atmosphère) ne peut continuellement augmenter alors que les énergies rentrantes et sortantes doivent rester identiques pour conserver le système en équilibre. Ainsi, la température de l'atmosphère doit rester à peu près constante."

Le physicien Miklos Zagoni dit "Cela n'a aucun sens de s'imaginer qu'un système "attend" nos émissions de CO2 pour augmenter sa température, si par ailleurs les conditions énergétiques sont favorables au réchauffement alors que la ressource nécessaire (un réservoir pratiquement infini de gaz à effet de serre sous forme de vapeur d'eau dans les océans), est à sa disposition." (source : Ken Gregory FOS).

 

D) Addendum du 10 nov 2008 : Les lois du corps noir ( Kirchhoff, Planck, Stefan et Wien) ne s'appliquent ni aux gaz ni aux liquides.

C'est ce que démontre une série d'articles écrits récemment par le professeur Pierre-Marie Robitaille.

Le professeur Robitaille (ci-contre) est un spécialiste des radiations de l'Université de Columbus dans l'Ohio.Il s'est intéressé aux radiations comme corrélaire à ses travaux sur l'imagerie par résonance magnétique nucléaire. A noter que Robitaille ne s'est pas intéressé à l'effet de serre mais à l'astrophysique et, plus particulièrement, à la photosphère solaire. (voir son site ThermalPhysics)

Entre 2003 et 2008, il a étudié, en profondeur, le concept d'Universalité des lois de Kirchhoff (autrement dit les limitations du domaine d'application des lois de Kirchhoff et des autres lois du corps noir (ou gris) à d'autres éléments que les cavités en graphite ou tapissées de noir de carbone pour lesquelles elles ont été initialement établies).Il a cherché, notamment, à savoir quels étaient les véritables supports théoriques et expérimentaux en faveur de cette "Universalité" qui n'a guère été disputée jusqu'à ce jour.
Ses études, rassemblées dans plusieurs articles publiés dans des revues à comité de lecture, l'on conduit à examiner en grands détails, l'historique de ces lois fondamentales de la théorie des radiations en partant directement des travaux initiaux de Kirchhoff (1859) puis de son élève, Max Planck et, enfin, jusqu'à la formulation d'Einstein de 1917. Voici les références de quelques uns de ses articles sur ce sujet :

  • A propos de la validité des lois de Kirchhoff sur l'émission thermique. IEEE Trans. Plasma Science 2003, 31(6), 1263-1267.
  • Une analyse critique de l'Universalité des lois de Kirchhoff : Retour aux lois de Stewart pour l'émission thermique.
    Volume 3 Progress in Physics volume 3, July, 2008 (pdf accessible) ( à noter que Balfour Stewart ne prétendait nullement à l'Universalité des lois du corps noir)
  • Radiation du corps noir et particule de carbone - Volume 3 -Progress in Physics- July, 2008 (pdf accessible)
  • La Radiation du corps noir : l'erreur de Kirchhoff se propage au delà d'Einstein. American Physical Society , Joint section New England Sections of APS and AAPT 2005 Spring Meeting. (source)
  • Le petit moteur de chaleur : transfert de chaleur dans les solides, les liquides et les gaz. Progress in Physics 2007 (pdf ici, accessible à un niveau étudiant en sciences)
  • Vous trouverez quelques autres articles sur ce sujet en cherchant avec Scholar Google "P-M Robitaille Blackbody"

Voici, en vrac, quelques phrase tirées des articles de P-M Robitaille... Celui-ci remet gravement en cause l'Universalité des lois du corps noir et, en particulier, son application aux liquides et aux gaz (comme Gerlich et Tscheuschner ci-dessus, mais de manière plus fondamentale)

"It is also improper to utilize laws experimentally verified only in the solid and apply them to other states of matter. The belief that blackbody radiation is universal is invalid as previously discussed "(source)
en français : "Il est inapproprié d'utiliser des lois vérifiées seulement pour les solides en les appliquant à d'autres états de la matière. La croyance que la radiation du corps noir est universelle est incorrecte comme discuté ci-dessus"

""As a result, claims of universality can no longer be supported on the basis of Einstein's derivation of the Planckian relation. A solid is required. Therefore, blackbody radiation remains exclusively a property of the solid state. The application of the laws of Planck [3], Stefan [7] and Wien [8] to non-solids is without both experimental and theoretical justification." (source pdf)
en français : "Il en résulte que l'affirmation de l'universalité ne peut pas être soutenue par la démonstration de la relation de Planck par Einstein. Ainsi, les radiations du corps noir demeurent exclusivement une propriété de l'état solide. L'application des lois de Planck, Stefan et Wien à des non-solides se fait sans aucune justification expérimentale ou théorique."

"Our inability to link Planck’s equation to physical reality is based in large part on the assumption that the perfect reflector was able to produce blackbody radiation. This erroneous assumption has reinforced the belief that virtually any object can produce a blackbody spectrum."
en français :" Notre incapacité à relier l'équation de Planck à la réalité physique repose, en grande partie, sur l'hypothèse que le réflecteur parfait est capable de produire la radiation du corps noir. Cette hypothèse erronée a renforcé la croyance, qu'en pratique, n'importe quel objet peut produire un spectre du corps noir."

Voici ce que Max Planck (photo ci-contre), lui-même, a écrit (source) " ...There was a fundamental mistake…namely, the paying of attention solely to the result given by experimental measurements and entirely ignoring the inner realities of the inner processes".
en français : "...Il y avait une erreur fondamentale ...qui consistait à ne tenir compte que des mesures expérimentales en laissant totalement de côté les réalités profondes des processus internes."

Robitaille fait aussi remarquer que Planck avait prudemment noté que les corps soumis à des convections ne pouvaient obéir aux lois du corps noir (ou gris), ce qui est, bien entendu, le cas des gaz et des liquides chauffés. Il est curieux que ceci ait été oublié par beaucoup de physiciens et par les climatologues et autres physiciens de l'atmosphère...Ces derniers invoquent généralement le LTE (Le local thermodynamic equilibrium) l'équilibre local thermique, ou, pour simplifier, le fait que les molécules contenues dans l'atmosphère sont en équilibre thermique, pour valider l'application des lois du corps noir aux gaz à effet de serre de l'atmosphère. Or même si la condition LTE est valable jusqu'à la troposphère, il n'en reste pas moins que ces gaz conservent la totalité de leurs degrés de liberté et n'en deviennent pas pour autant des solides auxquels seuls s'appliquent les lois du corps noir. A noter que le refroidissement de la stratosphère est généralement expliqué par les climatologues par la disparition du LTE ( l'équilibre thermique local) lorsque la concentration des gaz descend en dessous d'une certaine limite. En bref, ils estiment que les lois de Kirchhoff ne s'appliquent pas aux gaz à effet de serre contenus dans la stratosphère. En réalité et si l'on suit Robitaille, les lois du corps noir ne s'appliquent guère plus aux gaz à effet de serre dans la totalité de l'atmosphère. Autrement dit, si l'équilibre thermique local (LTE) est une condition nécessaire à l'application des lois du corps noir, il n'en est aucunement une condition suffisante.

La lecture des articles de P-M Robitaille est un vrai régal pour un physicien qui s'intéresse aussi à l'histoire des découvertes et à la manière dont certaines extensions non prouvées de concepts fondamentaux parviennent à franchir l'épreuve du temps... Inutile de préciser que ces considérations constituent une objection majeure à l'encontre des fondements même de la théorie classique de l'effet de serre .... défendue, en particulier, dans cet article d'A.P Smith qui voudrait être une réponse aux critiques de Gerlich et Tscheuschner et qui utilise, lui aussi, la loi de Stefan pour les gaz à effet de serre...

Ceci étant dit, et comme vous le voyez, il n'y a que très peu de certitudes en physique. Autrement dit, avant d'appliquer les lois du corps noir aux gaz à effet de serre comme le font les modélisateurs du GIEC, il conviendrait d'abord de démontrer qu'elles conviennent. Aussi étrange que cela paraisse, ceci ne semble n'avoir jamais été fait.

Et ce n'est pas la pseudo "explication" du météorologue PierreHumbert du site RealClimate qui répondait à un internaute avisé qui lui posait la très bonne question sur la difficulté de considérer les gaz à effet de serre comme des corps noirs (ou gris) ainsi que sur la nécessité de considérer les processus quantiques dans les processus d'absorption/émission, qui rassurera un physicien tant soit peu sérieux. Voici ce que répond Pierrehumbert et qui est tout à fait typique de l'état d'esprit des climatologues actuels :

"Et pour ce qui est de la première partie de votre question, même si les gaz à effet de serre ne sont pas des corps noirs, les lois de Kirchoff (NDLR sic : il faut deux h à Kirchhoff) s'appliquent quand même. Ceci signifie que l'émission est le produit du coefficient d'absorptivité/émissivité (c'est ici que vos effets quantiques interviennent) par la fonction de Planck ... ".

PierreHumbert ne fait rien d'autre ici que d'affirmer une certitude infondée et d'ânonner la loi classique du corps noir de Max Planck, comme si elle s'appliquait aux gaz, en s'autorisant à "bricoler" le coefficient d'absorptivité/emissivité pour essayer de prendre en compte le spectre de raies de ces derniers. Ceci constitue une extension exagérée et injustifiée des lois du corps noir et notamment de celle de Planck et de Stefan qui sont pourtant utilisées, telles quelles et sans sourciller, par les théoriciens de l'effet de serre...

Heureusement, des professeurs de physique patentés, comme ceux du départe:ment d'Astrophysique de l'Université du Michigan, enseignent correctement la physique à leurs étudiants. Voici une phrase extraite d'un cours de cette université : "Remember, Wien's law and the Stefan-Boltzmann Law apply only to continuous thermal emission." "Rappelez vous que la loi de Wien et de Stefan-Boltzmann s'applique seulement à l'émission thermique continue." C'est (peut-être) le cas de l'émission du soleil ou des étoiles denses (gaz chauds comprimés) ou encore des gaz des moteurs de fusées. Par contre, ce n'est pas le cas d'un gaz raréfié à basse température comme les gaz à effets de serre contenus dans l'atmosphère qui présentent un spectre de raies distinctes et pour lequel le calcul exact ne peut être fait qu'en utilisant la physique quantique. Ce calcul, trop complexe, est actuellement hors de notre portée tout comme l'est, par voie de conséquence, une théorie correcte de l'effet de serre.

Note : Un argument de spectroscopie élémentaire permet de s'inquiéter sur ce genre "d'approximation" qui régit aussi la mise en oeuvre des bilans de transferts radiatifs (évoqués plus haut, tel que celui de Kiehl et Trenberth ) dans lesquels on imagine que toute radiation IR entrante sort, sans aucune perte.

Voici le tableau des modes de vibration des molécules de CO2 (tiré du site de l'Univ de Lyon). Comme on le voit, la molécule de CO2 possède un mode de vibration symétrique qui est donc inactif en Infra Rouge (mais actif en spectroscopie Raman). Cela veut dire que si l'on excite une molécule de CO2 par excitation lumineuse directe ou par collision, une partie de l'énergie ainsi transférée à la molécule va se retrouver, lorsque l'équilibre thermique sera atteint, sous la forme de vibration symétrique de la molécule. Ce mode de vibration symétrique étant inactif en IR, cela veut dire que la molécule n'émettra aucun rayonnement IR correspondant à ce mode de vibration. Il y a donc forcément un rendement lumineux inférieur à un.. C'est la négation même du spectre continu du corps noir, de la loi de Planck et de celle de Stefan.

Activités Raman et IR du CO2
 

 Mode de vibration

 Raman
 Infrarouge
  n1 : élongation symétrique

Active  

 Inactive

  n2 : déformation

 Inactive

Active

  n3 : élongation antisymétrique

 Inactive

 Active

La bande d'absorption/émission du mode v2 se trouve à 15 microns. Celle du mode v3 est à 4,2 microns. La bande correspondant au mode v1qui ne crée aucun moment dipolaire n'existe pas dans le spectre d'absorption. Ce mode n'émet, ni d'absorbe, d'infra-rouge. Ses états excités sont pourtant peuplés par désexcitation et collision. Il est, pour le moins, étonnant que l'application universellement répandue des lois du corps noir au CO2 atmosphérique fasse totalement l'impasse sur ce genre de question.
Comme disait Max Planck "...Il y avait une erreur fondamentale ...qui consistait à ne tenir compte que des mesures expérimentales (NDLR , c'est à dire celles effectuées sur les cavités en graphite) en laissant totalement de côté les réalités profondes des processus internes."

On ne peut mieux dire... C'est d'ailleurs très exactement ce qu'en conclut le Prof. Robitaille.

Compléments du 13 Jan. 2009 : Le Professeur Robitaille m'a signalé qu'il vient d''écrire deux articles supplémentaires qui concernent la difficulté (ou plutôt, l'impossibilité) d'appliquer les lois du corps noir, dont la loi de Stefan, aux océans de la planète qui constituent quand même 70% de sa surface (sans parler de la surface des continents qui eux aussi...). La démarche de Robitaille est identique à celle que j'indique ci-dessus : Il s'agit de comprendre comment les molécules des océans se désexcitent en émettant des radiations lorsqu'elles sont réchauffés. C'est typiquement une démarche de spectroscopie quantique, conforme à la phrase de Planck citée ci-dessus et qui ne laisse pas "de côté les réalités profondes des processus internes" que s'obstine à ignorer la théorie standard de l'effet de serre .

Le premier de ces article (source) analyse en détail les multiples modes de relaxation des molécules d'eau (image ci-contre) . Ces modes de relaxation sont responsables de l'émission d'infra-rouges lointains ou de micro-ondes qui surviennent lorsque ces molécules sont réchauffées et donc placées dans des états excités. On constate immédiatement que ces émissions n'ont rien à voir avec celle du corps noir (ou gris) qui suivent la loi de Planck.

Le second article (source) intitulé " Le Réchauffement global et l'émission micro-onde" étudie les implications de l'analyse précédente pour les modèles du réchauffement climatique. Le résumé précise que ".. Parce que les océans sont probablement des émetteurs moins efficaces que ce qui est généralement envisagé"..ou, plus loin, .."De plus les océans se révéleraient être incapables d'augmenter leurs émissions dans le spectre micro-onde en réponse à une élévation de la température comme prédit par la loi de Stefan. Ces résultats sont importants en ce qui concerne la modélisation du réchauffement climatique".

C'est donc encore une critique très argumentée de l'application de la loi de Stefan, cette fois-ci, non pour l'atmosphère mais pour la planète elle-même. Elle remet donc en cause le calcul trivial des +33°C attribués à l'effet de serre naturel, puisque ce calcul suppose que l'émission de la planète suit la loi de Stefan, comme indiqué plus haut, ce qui est démenti par l'analyse de P-M Robitaille.

Voici ce qu'en conclue le Professeur Robitaille (communication privée et autorisée) : " Considérant le manque de données suffisamment précises sur l'équilibre radiatif de la terre, je crois que très peu de personnes sont en mesure, de nos jours, de s'avancer sur les conséquences du réchauffement de la terre, ou même, de la gravité du problème."

C'est dit dans le langage mesuré des scientifiques mais c'est très sévère...

 

E) Il existe une théorie alternative et très différente de la théorie de l'effet de serre classique : Entre terre et troposphère, les échanges se font majoritairement par convection et non pas les radiations IR . C'est la théorie de l'effet de serre adiabatique.

Mais alors, si on remet en doute l'existence de l'effet de serre comme ci-dessus, va se demander le lecteur attentif, qu'est ce qui réchauffe notre planète et l'empêche de ressembler à un astre mort comme la lune, très chaude sur sa face éclairée et très froide à l'ombre ? On pourrait répondre que les océans qui recouvrent 71% de la surface de notre planète jouent déjà un rôle crucial pour répartir et conserver, lors de sa rotation, la chaleur qui lui est dispensée par le soleil. Comme chacun sait, il n'y pas d'océans sur la lune. Mais cela ne suffit pas.
Et de fait, il existe, au moins, une théorie alternative à l'effet de serre classique (que j'appellerai "radiatif"). Cette théorie, très différente, provient de l'école Russe. Elle porte le nom "d'effet des serre adiabatique".
Le principe de base est assez simple :

  • Dans la troposphère (la partie basse de l'atmosphère, jusque vers 10km et plus précisément pour des pressions supérieures à 0,2 atm), les échanges sont très majoritairement convectifs (et non radiatifs).Cela nous rappelle ce qu'avait dit R. W. Wood en 1909 (voir ci-dessus)
  • Les températures de la troposphère et de la surface terrestre sont majoritairement déterminées par le comportement adiabatique de la colonne d'air. Adiabatique signifie "sans échange de chaleur avec l'extérieur". En bref, c'est l'équivalent d'une sorte d'effet de Foehn : l'air comprimé (donc près de la surface) s'échauffe. Dilaté, il se refroidit.

Tout ceci est expliqué en détail dans le chapitre 3 du livre de O. G. Sorokhtin, G. V. Chilingar et L. F. Khylyuk, qui est paru en 2007 aux éditions Elsevier "Developments in Earth and Envionmental Sciences", sous le titre "Global warming and global cooling -Evolution of climate on earth". Cette théorie "adiabatique" permet, entre autres, de retrouver, avec une précision étonnante (mieux que 1%), la variation quasi linéaire de la température avec l'altitude, de la troposphère. Cette théorie permet aussi d'expliquer l'effet de conservation de la chaleur terrestre, la nuit, par temps nuageux... sans effet radiatif et que j'évoque ci-dessous, et bien d'autres choses encore comme la température de l'atmosphère sur Vénus.
La théorie de l'effet de serre adiabatique montre qu'un doublement du taux de CO2 dans l'atmosphère augmenterait la température de 50 à 100 fois moins que la théorie du GIEC.


Lecteurs curieux : Vous trouverez ce livre, dont je vous conseille la lecture ici.

Mise à jour du 20 décembre 2008 : Un article de G.V.Chilingar, O.G. Sorokhtin, L. Kilyuk et M. V. Gorfunkel vient de paraître (source ici) dans la revue (référée) Environnement Geology (Springer Verlag) ( Environ Geol DOI : 10.1007.s00254-008-1615-3)

On part des mêmes constatations que celles des articles initiaux de Sorokhtin qui sont, je vous les rappelle :

  • L'atmosphère est en équilibre nécessairement instable parce que les gaz chauds se trouvent en bas et donc en dessous des gaz froids qui se trouvent en altitude.
  • Il en résulte nécessairement de puissantes cellules de convection-advection (voir définition de ces termes ici) qui assurent la compression (vers le bas) et la dilatation (vers le haut) des gaz de l'atmosphère. Le processus d'élévation de température par compression de l'air, à proximité de la planète, est un processus adiabatique. C'est lui qui donne une température vivable à notre planète (+15°C) au lieu des -18°C (sans atmosphère)
  • L'équilibre thermique terre-atmosphère-soleil est assuré par ces courants d'advection-convection qui sont efficaces tant que la pression est supérieure à 200mbar (c'est à dire de 0 à 8km d'altitude, environ)
  • Au delà de 8km d'altitude, l'énergie reçue de la part du soleil et remontée dans l'atmosphère par les convections est évacuée par l'émission de radiations vers l'espace.


    Autrement dit, selon cette théorie, les propriétés radiatives des gaz à effet de serre ne joueraient aucun rôle en dessous d'une altitude de 8km environ (c'est à dire pour les pressions supérieures à 200mbar) . C'est la convection qui dominerait. A l'évidence, cette théorie est absolument divergente par rapport à la théorie des gaz à effet de serre habituelle qui considère que tous les échanges sont radiatifs. Inutile de préciser que la théorie de Sorokhtin et al n'a pas les faveurs des tenants du GIEC. C'est le moins que l'on puisse dire.
    Voici un tableau présentant de façon synoptique les différences majeures entre la théorie de l'effet de serre classique (radiative, type Arrhénius ou GIEC) et la théorie de l'effet de serre adiabatique (convective, pour faire court) :
  • Théorie classique (radiative) d'Arréhnius et du GIEC Théorie adiabatique (ou convective) de Sorokhtin et al.
    C'est une théorie d'échanges radiatifs C'est une théorie essentiellement thermodynamique
    Dans tous les cas, ce sont les échanges radiatifs entre la terre, l'atmosphère (gaz à effet de serre) et le soleil qui déterminent la température de la planète. En dessous de 8 km d'altitude, les échanges entre la terre et l'atmosphère se font par convection. Au dessus de cette altitude, ce sont les processus radiatifs qui dominent...
    L'effet de serre naturel : Ce sont les échanges radiatifs avec les gaz à effet de serre qui réchauffent la température de la terre de -18°C à +15°C L'effet de serre naturel qui réchauffe la température de la terre de -18°C à +15°C résulte de la compression adiabatique des masses d'air au dessus de la surface.
    La proportion des gaz à effets de serre dans l'atmosphère tels que le CO2, le CH4, H20 etc. jouent un rôle décisif dans la détermination de la température de la planète. La proportion des gaz à effets de serre dans l'atmosphère tels que le CO2, le CH4, H20 etc. ne joue qu'un rôle négligeable. Ils n'interviennent que par leurs capacités calorifiques et ils changent légèrement la valeur de la pression atmosphérique.
    L'augmentation de température résultant d'un doublement de la proportion de CO2 dans l'atmosphère serait d'environ +0,7°C (sans rétroactions) pour la terre. L'augmentation de température résultant d'un doublement de la proportion de CO2 dans l'atmosphère terrestre serait d'environ +0,025°C (sans rétroactions, voire négative si on tient compte des effets annexes)
    Planète Vénus : Compte tenu de la complexité physico-chimique de l'atmosphère Vénusienne, le calcul de l'effet de serre radiatif est très complexe et les résultats approximatifs. Planète Vénus : La théorie adiabatique rend compte, assez précisément, de la distribution des températures dans l'atmosphère Vénusienne et avec une grande précision pour celle de l'atmosphère terrestre.

Comme vous le voyez, le point clef de la divergence entre les deux théories résulte de la réponse à la question :
Les échanges thermiques atmosphère-surface terrestre, sont-ils dominés par la convection ou par les processus radiatifs ?

A ce propos le lecteur curieux pourra consulter, en particulier, la page 77 du livre (de lecture accessible) de Craig Bohren "What light through Yonder windows break ? More experiments in atmospheric physics" (Dover Ed). Craig Bohren est professeur de météorologie et de sciences de l'atmosphère à l'Université de Pennsylvanie. Entre autres et dans ce petit livre, Craig Bohren décrit une expérience réelle d'échange radiatif pratiquement annihilé par un léger flux d'air, ce qui montre que les échanges convectifs sont beaucoup plus efficaces que les échanges radiatifs (comme le pensait Robert Wood cité ci-dessus)).

Bien que la théorie adiabatique de Sorokhtin et al soit vivement contestée par les tenants de la théorie radiative d'Arrhénius, il faut reconnaître qu'elle passe avec succès un certain nombre de tests critiques. Comme il est indiqué dans le tableau ci-dessus, cette théorie permet de retrouver la distribution de la température de l'atmosphère terrestre (jusqu'à la troposphère) avec une très grande précision (erreur inférieure à 1%) en utilisant un mode de calcul très différent du calcul classique. Ce qui est encore plus étonnant c'est que cette théorie adiabatique retrouve avec une assez bonne précision la distribution des températures de l'atmosphère Vénusienne où les conditions sont pourtant totalement différentes de celles de la terre. Par exemple, la pression atmosphérique sur le sol de Vénus est de 90,9 atm au lieu de 1 sur la terre et sa composition chimique est totalement différente. La figure ci-dessous, extraite de l'article cité, donne une assez bonne idée des performances de cette théorie adiabatique...

 

 

Comparaison des températures en °K observées et calculées (par le modèle de l'effet de serre adiabatique) dans l'atmosphère en fonction de l'altitude (en km) pour la terre et pour Vénus.

Terre : Calculée 5, mesurée 4.

Vénus : Calculée 3, mesurées 1 et 2.

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors, les échanges thermiques planète-atmosphère sont-ils majoritairement radiatifs (comme le pensent les tenants du GIEC), convectifs (comme le pensent Sorokhtin et al) ou, encore, sont-ils un mélange des deux ? Cette question ne pourra être définitivement tranchée que lorsque les instruments de mesure, transportés par les satellites, seront capables de mesurer des déséquilibres radiatifs aussi petits qu'une fraction de 1 watt/m2 ce qui, selon Roy Spencer, cité au début de cette page, est encore hors de notre portée.

Mis à jour le 21 décembre 08

F) Compléments de l'auteur du site pour démonter des idées fausses pour la physique, généreusement propagées sur les nuages, effet de serre et albedo.

On trouve très fréquemment, dans les médias et dans de très nombreux article scientifiques (hélas!), des affirmations plus ou moins erronées concernant "l'effet de serre des nuages". Voici quelques éléments de réflexion qui vous permettront d'y voir un peu plus clair sur cette importante et délicate question :

  • Qu'est ce qu'un nuage ? Tout le monde sait qu'outre les gaz qui constituent l'air (N2 et 02), l'atmosphère contient aussi une proportion notable de molécules d'H2O sous forme de gaz (ou vapeur), très majoritaire par rapport aux concentrations des autres molécules telles CO2, NH4, 03 etc. Ces molécules triatomiques présentent toutes des bandes d'absorption infra rouge et sont dont donc susceptibles de conduire au fameux "effet de serre", s'il existe, comme je l'ai précisé ici. Comme je l'ai dit plus haut, ces molécules de gaz sont certes capables d'absorber certaines parties du spectre infra-rouge mais certainement pas de réfléchir la lumière de quelque nature qu'elle soit. Les nuages sont bien différents !
    Dans certaines conditions de température (point de rosée) et de pression et aussi en présence de noyaux de condensation (tels que SO2, par exemple), les molécules d'eau sont capables de se condenser en minuscules gouttelettes d'eau liquide ou solide (glace). C'est ce qui constitue les nuages. Les nuages ne sont pas des gaz comme certains semblent le croire mais bien des amas de fines gouttes d'eau. Ces amas de gouttelettes font partie de ce que l'on appelle communément les aérosols qui ne sont rien d'autre que des ensembles de particules microscopiques en suspension dans l'air. Ainsi, et à la différence des gaz, les nuages peuvent réfléchir les rayonnemments issus de la terre ou du soleil. Vis à vis du problème qui nous préoccupe, La physique de ces objets est totalement différente de celle du gaz H20. Dépendant des conditions atmosphériques (comme, par exemple le degré d'humidité de l'air), les nuages peuvent se former à différentes altitudes. On les connaît sous les noms de cirrus (les plus élevés, en forme de barbules), les cumulus, les stratocumulus et les redoutables cumulonimbus qui peuvent exister à des faibles altitudes et s'élever jusqu'à plus de 10km. Les stratus, souvent situés près du sol, donnent ce que l'on appelle communément le brouillard. Mais tout cela n'est que de l'eau (ou de la glace comme dans les cumulonimbus). Rien que de l'eau condensée. C'est un liquide ou un solide en suspension et absolument pas un gaz ! A titre d'exemple d'observation courante, notez que lorsque vous faites bouillir de l'eau dans une casserole, c'est bien le gaz vapeur d'eau qui s'élève au dessus du récipient. Mais compte tenu de la température relativement basse de l'air ambiant, ce gaz, cette vapeur d'eau se condense immédiatement en un fin brouillard bleuté qui, lui, est constitué de gouttelettes d'eau condensée qui s'élèvent dans l'air à cause de la convection thermique qui règne au dessus de la casserole. Donc, c'est bien clair : hors les nuages et dans l'atmosphère, H20 est un gaz invisible à l'oeil nu. Les nuages, eux, sont constitués d'eau liquide (ou de glace solide). Ces nuages, visibles à l'oeil nu et qui nous apparaissent comme blanchâtres, bleuâtres ou grisâtres, réfléchissent et diffusent la lumière. La propriété de réflexion est mesuré par l'albedo. Les gaz (comme H20 gaz, CO2, NH4 etc.) n'ont pas d'albedo. Ils ne réfléchissent pas la lumière parce que la taille des molécules est trop petite par rapport à la longueur d'onde des radiations lumineuses, ce qui n'est pas le cas des gouttelettes d'eau qui, elles, sont beaucoup, beaucoup plus grosses.
  • Qu'est ce que l'albedo ? : L'albedo (albedo est masculin contrairement à une opinion très répandue) se définit comme le rapport entre l'énergie lumineuse réfléchie par rapport à l'énergie incidente. Un corps parfaitement noir qui ne réfléchit rien (parce qu'il absorbe tout) a un albedo de 0. Une surface parfaitement blanche se comporte comme un miroir et a un albedo égal à 1. Rappelons une fois encore (pour Al Gore et bien d'autres) qu'il s'agit bien ici de réflexion et non d'absorption ! Cet albedo dépend de la longueur d'onde des rayons incidents. Ainsi, certaines vitres dites athermiques ont été conçues pour avoir un grand albedo pour les radiations infra-rouges (pour réfléchir les rayonnements chauffants) mais un très faible albedo pour les radiations visibles, ce qui permet de voir à travers. Par exemple, l'albedo de la terre, pour les rayonnements infra-rouges, est estimé à 0,31 environ, en moyennant sur les parties foncées de la planète (les forêts, les laves etc.) et les parties plus blanches comme les glaces des pôles.
    L'albedo des nuages varie évidemment suivant leur densité en gouttelettes d'eau. Cependant et pour l'oeil humain, l'apparence est trompeuse. N'oubliez pas que c'est la réflexion (l'albedo) dans les longueurs d'onde infra rouges qui compte pour le réchauffement (ou le refroidissement) de la planète.
  • L'absorption des rayonnements infra-rouges par les nuages. Comme vous le savez, c'est ce qui serait responsable de l'effet de serre causé par les nuages, car selon les modèles en vigueur, cette absorption infra-rouge aurait pour conséquence un émission (back-warming) de radiations infra rouges vers la terre. On sait que l'eau liquide (et donc l'eau des nuages) a un grand pouvoir absorbant vis à vis des radiations infra-rouges mais on éprouve les plus grandes difficultés à inclure les nuages dans les modèles d'effet de serre...au point qu'il sont le plus souvent négligés.
    A en croire les résultats publiés, les nuages à haute altitude, les cirrus (les barbules en forme de langue de chats) auraient un faible albedo (ça se voit à l'oeil nu ! Ils sont très peu denses) et par contre, présenteraient un fort effet de serre, c'est à dire une ré-émission infra rouge très efficace. A l'inverse, les nuages à basse altitude présenteraient un fort albedo (fort pouvoir réfléchissant pour les radiations infra rouges) mais une faible ré-emission infra-rouge, c'est à dire un faible effet de serre. Tout cela est illustré dans le schéma ci-contre extrait d'un article du CNES (dans lequel on mentionne encore les fameux -18°C !) que vous trouverez ici.

 

  • A ce sujet, mentionnons une observation d'expérience très courante que tout le monde connaît.
    Voici le scénario classique : Après une belle journée ensoleillée, le sol s'est gorgé de soleil et la température a augmentée. Le soir venant, le ciel se couvre peu à peu jusqu'à étaler au dessus de notre tête, une épaisse couverture de nuages tels que, par exemple, des strato cumulus, très fréquents sous nos latitudes. La nuit vient et il est d'observation courante de constater que le thermomètre descend assez peu. Tout le monde sait que les nuits à forte couverture nuageuse sont plutôt douces et que la température n'est pas très différente de celle de la journée. En présence de nuages de basse altitude, il et certain que cela provient de l'albedo des nuages qui réfléchissent vers le sol, la chaleur que le sol à acquis pendant la journée. Autrement dit, l'effet de l'albedo des nuages est parfaitement sensible et perçu par tous. Rien à voir avec l'effet de serre, contrairement à ce que l'on vous dit...
    A contrario, nous savons tous qu'un ciel clair, la nuit, provoque un abaissement notable de température. Au printemps, le sol est couvert de gelée blanche. En l'absence de couverture nuageuse à basse altitude, les radiations infra-rouges sont irradiées vers l'espace sans réchauffer la température terrestre. C'est l'expérience contraire de la précédente qui démontre l'efficacité évidente de l'albedo des nuages et non pas de l'effet de serre comme beaucoup s'obstinent à le croire et à le répéter inconsidérément !
    Considérons de nouveau une belle journée ensoleillée qui se termine cette fois-ci par un léger voile, très haut dans le ciel. Ce voile constitué de cirrus est généralement annonciateur d'une perturbation. Il est situé à très haute altitude. Ces cirrus sont censés être des nuages d'albedo très faible mais dont l'efficacité serait redoutable pour produire de l'effet de serre autrement dit pour réchauffer la terre. Qu'observe t'on dans ce cas là ? Si la perturbation n'est pas arrivée dans la nuit et vous a recouvert de nuages, vous constaterez aisément que la température nocturne baisse notablement à peu près comme si le ciel était totalement clair ...
    Autrement dit, si l'effet de serre des cirrus existe, il est peu perceptible pour un observateur attentif.
    L'effet de l'albedo des nuages qui réfléchissent la chaleur durant la nuit, lui, est tout à fait évident.
  • Bref, cher lecteur, ne laissez plus parler autour de vous de "l'effet de serre des nuages" (qui dépende la nature des nuages) sans mentionner le fort pouvoir réflecteur des nuages qui, lui, est très perceptible et qui n'a strictement rien à voir avec l'effet de serre !
    Ce que beaucoup confondent, mais pas vous !

En guise de résumé, le tableau ci-dessous à droite (source ici) vous donne un représentation synoptique de nos connaissances actuelles en matière d'effet des nuages selon leur épaisseur et leur altitude. On observe que, pris dans leur globalité, les nuages refroidissent la planète. Ce refroidissement correspond à -27,7 W/m2 à comparer avec l'effet réchauffant du CO2, généralement donné pour + 1 à 2 w/m2. Il n'y a pas photo ! Les nuages jouent un rôle beaucoup plus important que le CO2 sur la température de la planète. Un peu plus ou un peu moins de nuages et l'effet du CO2 est imperceptible...

 

 

C'est parce que l'effet des nuages doit être considérable que beaucoup de scientifiques sérieux se posent encore des questions au sujet de leur influence sur la température terrestre. Il est très difficile d'avoir des idées très claires à ce sujet et l'importance des nuages dans la température terrestre ne peut être sous-estimée quelle que soit la cause de la formation de ces nuages comme je vous l'explique ici. Les modèles de l'effet de serre sont actuellement gravement déficients sur cette question (voir ici), ce qui n'améliore ni leur crédibilité ni celle de leurs prévisions (prédictions) à 100 ans.

 

C'est pour en savoir plus long sur cette question fondamentale qu'un satellite appelé CALIPSO  (Cloud-Aérosol Lidar Infrared Pathfinder Satellite Observations) vient d'être lancé ( le 28 avril 2006 à 13h02 ) conjointement par la NASA et le CNES. Nous en saurons bientôt beaucoup plus sur les rayonnements infra-rouges que les nuages de haute altitude envoient vers notre planète par simple réflexion (albedo) ou.... par effet de serre (s'il existe et s'il n'est pas saturé !). Encore un peu de patience ...

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Conclusion (provisoire...) : Les modèles de l'effet de serre utilisés par la trentaine de simulation sur ordinateur utilises par le GIEC, souffrent, pour le moins de quelques critiques. Outre que l'on ignore encore l'effet réel de la nébulosité qui est pourtant fondamentale, les bases mêmes des équations posent problème. Il existe aussi des théories alternatives aux théories classiques qui ne manquent pas d'atouts. En bref, affirmer que "the game is over (Donald Kennedy, ex éditeur de Science) ou que "the science is settled" (la science est achevée) comme beaucoup l'ont fait est, pour le moins, faire preuve d'ignorance.

Et que penser de la réponse récente (en 2008) du président du GIEC, le Dr. Rajendra K. Pachauri ( ci-contre) qui est diplômé en économie et auquel on demandait ce qu'il pensait des "sceptiques" ?

"There is, even today, a Flat Earth Society that meets every year to say the Earth is flat. The science about climate change is very clear. There really is no room for doubt at this point."

Soit "Il y a encore de nos jours une Société de la Terre Plate qui organise des rencontres tous les ans pour affirmer que la terre est plate. La science sur le changement climatique est très claire. Il n'y a vraiment pas de place pour le doute dans cette affaire."

Autrement dit, tous ceux qui s'expriment dans ces pages (en particulier ici) et qui sont pourtant des chercheurs chevronnés comme F. Miskolczi, Richard Lindzen, Roy Spencer, R. Pielke Sr, P-M Robitaille, Gehrard Gerlich, Ralf Tscheuschner, Sorokhtin et al etc...ainsi que ceux qui ont rédigé le rapport du NIPCC, ou encore les 9000 et quelques PhD docteurs-ès-sciences qui ont signé cette pétition et des milliers d'autres (voir la fin de la page lien pour les différentes pétitions signées par les chercheurs sceptiques), seraient des "terre-platistes" ?

...ça en fait quand même beaucoup, non ?

"La science sur le changement climatique est très claire", dit Pachauri.

Vraiment ? Vous trouvez ?
Pour un économiste ou un ingénieur en chemin de fer, peut-être. Pour un physicien, elle ne l'est pas...

 

Mis à jour le 13/01/2009 : Compléments sur J-M Robitaille : Emission des océans.
Par Enoch - Publié dans : Ecologie - Communauté : Ecologie par blogs
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