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Selon le rapport de la FAO de l’an 2000, au stade atteint par ses moyens de production agricole, la terre peut nourrir 12 milliards d’êtres humains.
Pourtant, chaque jour sur la planète, environ 100 000 personnes meurent de faim et 826 millions d’individus sont actuellement gravement sous-alimentés.
Comment se fait-il qu’en dépit de nos prouesses technologiques nous ne soyons pas en mesure de répondre à notre besoin le plus vital ?
Pourquoi à l’ère de la surconsommation et du superflu, la perspective d’une pénurie alimentaire mondiale n’a-t-elle jamais été aussi proche ?
Que faire pour reconquérir notre sécurité alimentaire ?
lundi 14 septembre 2009, par Guylain Chevrier
Finalement le Président a fixé la taxe carbone à 17 euros la tonne de CO2, après la mise en scène de la semaine passée où on a voulu le présenter en contradiction avec son Premier ministre selon un scénario bien huilé. Derrière ces faux-semblants on a trouvé l’excuse des arbitrages où les verts se sont encore illustrés pour justifier cette taxe injuste.
Une mise en scène qui a permis à ces messieurs d’arriver à leur fin, pour porter le prix de cette nouvelle taxe au niveau désiré, qui n’est d’ailleurs qu’une première étape. En attendant que les foules se révoltent contre cette énorme manipulation politique, la taxe alourdira le prix du litre de super sans plomb de 4 centimes (+ 3 %), soit 2,3 euros pour un plein de 50 litres, celui du diesel de 4,5 centimes (+ 5 %) et celui du fioul de 4,5centimes (+ 7 %).
Le gouvernement met en avant le fait que les prix des carburants ont davantage baissé depuis un an. Il est bien le seul à s’en apercevoir, car à la veille des vacances et des retours, les prix des carburants ont encore fait du yo-yo, pour flirter avec le pic qu’ils avaient connu lorsque le baril s’envolait l’année passée. Le prix du gaz augmentera de 0,35 centimes par KWh, soit un surcoût moyen de 60 euros par an. « La hausse du tarif du gaz atteindrait 7 % si la taxe carbone était intégralement répercutée lors des prochaines révisions de tarifs », indique l’Elysée.
Le coût global de la taxe (TVA incluse) s’élève à 2,7 milliards d’euros pour les ménages, soit 74 euros en moyenne par foyer fiscal. Selon les calculs de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), un couple vivant dans un appartement de 70 m chauffé au gaz paierait moins de 32 euros, tandis qu’un couple vivant dans une maison individuelle de 150 m chauffée au fioul paierait 132 euros par an. Pour un particulier parcourant chaque jour 100 km en voiture, le surcoût représente 122 euros par an.
Si les couches les plus modestes de la population sont touchées par cette nouvelle taxe, les classes moyennes sont particulièrement visées, une catégorie de la population qu’on est en train de tirer vers le bas sur tous les plans en les faisant payer en lieu et place des gros salaires et des riches qui peuvent compter entre autres, sur le bouclier fiscal. Un très mauvais signe pour l’avenir de notre société, pour laquelle ces classes moyennes représentent la possibilité d’une l’évolution sur l’échelle sociale. C’est un symptôme grave des effets de la crise et de la façon dont on oriente aujourd’hui notre société vers plus d’inégalités, entre autres derrière le prétexte de la taxe carbone.
Le coût ne sera « que » de 2 milliards pour les entreprises. 270 millions pour l’industrie (0,4 % de la valeur ajoutée), les entreprises les plus consommatrices d’énergie (verre, ciment, sidérurgie, etc.) étant exemptées de taxe, car déjà soumises au marché européen des quotas. La part additionnelle de la valeur ajoutée liée à la taxe atteindrait néanmoins 18 % pour la fabrication d’engrais et 5,7 % pour la chimie minérale et les matières plastiques. Pour le secteur tertiaire, le surcoût représente 570 millions d’euros (0,04 % de la valeur ajoutée), les plus exposés étant les cafés, hôtels et restaurants (0,13 % de la VA). Les secteurs de l’agriculture et de la pêche subiraient une ponction de 133 millions d’euros. Enfin, le secteur du transport devra acquitter 1,09 milliard de frais supplémentaires, assumés par les transporteurs français comme par les internationaux de passage (1,9 % de la valeur ajoutée pour le transport de marchandises interurbain).
Qui va payer aussi ces augmentations, le consommateur qui paiera ainsi deux fois. Un véritable hold-up digne des pires malfrats du capitalisme ! Du côté des changements attendus, l’Ademe estime que les émissions de CO pourraient diminuer de 4 % par rapport à la tendance (hors secteur soumis au marché des quotas), et de 14 % en 2020 avec une contribution relevée à… 54 euros. La consommation de carburants ne diminuerait cependant que de 1,25 % avec le prix actuel. L’impact serait plus fort sur les émissions de CO2 liées au chauffage (de 3 % à 6 %) et celles des entreprises (entre 3 % et 7 %).
Mais que représente les changements attendus à l’échelle mondiale en regard de ce qui apparaît comme une goutte d’eau si on considère l’énormité des émissions de pays comme la Chine ou l’Inde, pour ne citer qu’eux !
En réalité, la taxe carbone c’est la décroissance qui s’impose d’elle-même pour des millions de foyers français qui vont devoir se serrer la ceinture. On veut avec cette taxe changer les comportements, mais où sont les alternatives pour les banlieusards qui ne peuvent éviter de prendre leurs voitures, de banlieue à banlieue si mal desservies en Ile de France en transports collectifs, pour travailler ou chercher du travail. Et dans le dédale des taxes et impôts en tous genres qui grèvent le budget des ménages, où sont donc les moyens de se doter pour eux d’une voiture électrique pour la ville où elle peut seulement se trouver à être utilisée en regard des contraintes techniques actuelles, et une autre pour les grands déplacements du week-end ou des vacances ? Faudra-t-il économiser sur la sortie en voiture du dimanche après avoir déjà supprimé le cinéma ou la piscine ?
Les Cohn-Bendit, Hulot et consorts, demandent à ce que progresse cette taxe au plus vite à peine créée au nom de se mettre, selon ces bons apôtres, à la hauteur des enjeux. Voilà une bourgeoisie verte qui est sans complexe, appointant au système qui les met à l’abri du lendemain pendant que paient les autres, que souffrent des millions de familles paupérisées par la crise, avec cette taxe qui entérine une nouvelle injustice sociale à être la même pour tous peut importe sa richesse… C’est une logique de classe implacable et déjà vue !
Dans l’émission « On n’est pas couché » samedi dernier sur France 2, le Professeur Debré qui dénonce les exagérations concernant la grippe A, qu’il présente comme bien d’autres spécialistes comme moins grave que la grippe saisonnière, devait s’exclamer pour donner une explication à cet emballement politico-médiatique : « : « Il est terrifiant le principe de précaution ! » Effectivement, et il est un domaine où il sévit particulièrement, derrière la thèse du réchauffement climatique qui nous promet la fin du monde si on ne renonce pas au progrès, mis en accusation permanente. Il faudrait régresser pour durer !
Eric Zemmour devait surenchérir à propos du réchauffement climatique. Ce sujet avait occupé la dernière émission avec la présence de Claude Allègre, présenté comme un iconoclaste à opposer des arguments à ce phénomène que l’on ne pourrait contester. Le journaliste devait signaler avoir reçu de nombreux mails de chercheurs lui présentant des analyses différentes concernant la thèse dominante en question, qui soulignent leur difficulté à se faire entendre derrière le bruit de cette nouvelle idéologie dominante dont le principe de précaution est un des avatars.
Il est de ce point de vue intéressant de noter que des chercheurs qui eux, ont accepté le principe du réchauffement climatique, proposent face à la taxe carbone une toute autre approche de la chose. Ils avancent qu’il vaudrait mieux s’adapter au lieu de lutter.
Le statisticien prône une adaptation alliée à une réduction progressive et non pas drastique des émissions de CO2 et précise que "le problème du réchauffement ne se produira pas dans le monde développé mais dans les pays en voie de développement".
Une étude publiée par le statisticien danois Bjorn Lomborg et réalisée par des chercheurs italiens, conclut que limiter à 2°C le réchauffement climatique serait particulièrement coûteux et engendrerait une multiplication des taxes sur l’essence. Selon Bjorn Lomborg, ce projet pourrait diminuer de 12,9% le PIB mondial d’ici la fin du siècle. Autrement dit, sans même être sûr d’être sauvé du réchauffement climatique, la planète connaîtrait une catastrophe humanitaire à grande échelle bien réelle en même temps que la démographie poserait des problèmes de développement insolubles.
Investir dans des programmes d’adaptation au changement climatique, spécialement en direction des pays émergeants pressentis comme les plus touchés par le phénomène serait beaucoup plus rentable, estiment certains chercheurs. Un investissement de 10 milliards de dollars ferait selon eux gagner 16 milliards de dollars sur un siècle.
"S’il pleut moins, vous vous adaptez et vous utilisez le goutte-à-goutte. S’il pleut davantage, vous aurez plus de cultures et vous serez plus productifs" explique Bjorn Lomborg qui dirige le Centre de consensus de Copenhague. Il préconise la mise en place d’aides pour inciter les agricultures des pays en voie de développement à modifier leurs méthodes de culture mais aussi pour adapter les habitations aux changements climatiques à venir.
On voit que même du côté des défenseurs de la thèse du réchauffement climatique on propose des réponses différentes et qu’il n’y a pas en la matière une seule réponse.
L’écologie d’aujourd’hui est une pensée unique dangereuse à nous soumettre à une sorte de diktat qui pourrait nous conduire en vérité, à une des plus terribles catastrophes humaines de l’histoire !
Des changements climatiques n’ont cessé depuis l’origine de notre planète de se manifester, avec des périodes de réchauffements et de refroidissements, bien avant que l’homme ne foule la terre qu’il habite aujourd’hui. Le pire ici sans doute est que, derrière les thèses écologistes, on s’interdit de penser la planète comme vivante et poursuivant sa propre trajectoire à laquelle l’homme doit s’adapter pour survivre, pour s’émanciper et non s’y soumettre.
En l’espace de quelques années, les préoccupations écologiques ont envahi la scène publique et pèsent désormais lourd dans la vie politique française. Le consensus paraît total. Pour la communauté scientifique, le triomphe de cet « écologisme » n’est, hélas, en réalité qu’une défaite de la raison.
En 2008, la crise alimentaire mondiale est venue rappeler que l’espèce la plus menacée de la planète c’est l’homme. Face à ce défi, les savants ont une mission essentielle face à la montée des obscurantismes, faire entendre leurs voix à rebours des idées reçues sur ces questions qui engagent résolument l’avenir.
Seul ce qui est dans l‘ordre du sacré obtient ce statut qui est celui de la religion, tel que cette pensée unique et interdite d’opposition, que la thèse du réchauffement climatique qui a succédé à la théorie des trous dans la couche d’ozone qui devait nous réduire tous en cendres. Derrière l’enjeu d’un débat sur ce sujet
Dans ce contexte de crise du capitalisme à la recherche des moyens pour se continuer à tous prix qui pousse au repli de l’histoire, le retour du religieux n’est pas seulement dans le communautarisme mais aussi dans toutes les formes de la pensée, de l’écologie au principe de précaution et à l’obscurantisme ambiant, aux rancunes de la mémoire sacralisées, à l’icône de l’immigré comme exutoire des culpabilités.
Le chemin de notre liberté passe par briser cette pensée qui nous conduit vers le pire, à la défaite de l’homme !
Guylain Chevrier
historien
Carbone, mon AmourDominique GuilletTélécharger l'article en format PDF
L’espèce humaine est maintenant confrontée à un choix fondamental:
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La manipulation climatiqueet les armes de destruction massiveMichel ChossudovskyArticle paru sur Mondialisation.ca
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Par Nicolas Dupont-Aignan le mercredi, septembre 9 2009, 18:03 - Lien permanent
La politique agricole commune (PAC), naguère fer de lance et fierté d’une construction européenne au service des Européens et d’une certaine idée de l’Europe, est à l’agonie. Devenue peu à peu une simple monnaie d’échange dans les discussions de marchands de tapis mercantilistes qui ont lieu à l’OMC, elle est promise, si l’on ne réagit pas, à un lent démantèlement dans le cadre de sa prochaine « remise à plat ».
Indépendance alimentaire, sécurité sanitaire, aménagement harmonieux des territoires ruraux européens, développement de « l’arme verte » pour peser sur l’évolution du monde, aide aux pays en voie de développement ? Que nenni, à force d’avoir été dévoyée, rabotée, la PAC est devenue une usine à gaz aux ambitions rabougries, que s’acharnent à liquider les pays de l’UE aux intérêts agricoles modestes tout comme une Commission de Bruxelles dogmatiquement hostile à toute idée de régulation - le dossier du lait l’a encore tristement illustré avant-hier. La France, qui a laissé faire, porte une très lourde responsabilité dans cet immense gâchis, qui ne met pas seulement en péril ses propres équilibres socio-économiques et territoriaux, mais le projet d’une Europe européenne bénéfique à tous les Européens.
Dernier épisode en date de cette gestion agricole qui marche sur la tête, la Commission de Bruxelles demande aux Etats membres de laisser entrer sur leur territoire du soja américain destiné à l’alimentation animale, auquel a été ajouté du maïs OGM pourtant strictement interdit en Europe !
C’est la Coordination Rurale qui vient de lever ce nouveau « lièvre », expliquant en substance que les multinationales américaines exportatrices de soja y incorporent délibérément du maïs OGM pour en forcer la consommation en Europe et ainsi obtenir la levée de l’embargo décidé à contrecœur par Bruxelles sous la pression des opinions publiques.
Au passage, la Coordination Rurale épingle légitimement l’incroyable politique de la Commission qui a consisté, ces dernières années, à laisser mourir en Europe la culture de protéines végétales destinées à l’alimentation animale, à seule fin de la délocaliser outre-Atlantique pour donner des gages libres échangistes à Washington et à l’OMC.
Le résultat de cette politique désastreuse est sous nos yeux : les éleveurs européens ne peuvent pas se passer du soja américain (c’est la raison invoquée par Bruxelles pour laisser entrer aujourd’hui le soja contaminé) puisqu’il n’y en a plus en Europe, et les entreprises américaines, qui assurent 75% des importations européennes de protéines végétales, peuvent nous imposer leur diktat transgénique - avec la bénédiction de la Commission…
Il est de bon ton aujourd’hui de vanter la modernité de l’interdépendance économique et commerciale, de récuser comme passéiste toute politique d’indépendance stratégique. C’est d’ailleurs au nom de ce slogan que les gouvernements français successifs, de droite comme de gauche, ont infligé aux Français leur politique européenne de capitulation quasi permanente.
Mais, à bien y regarder, le souci de l’indépendance, porté en son temps par le général de Gaulle, est-il si ringard, si inutile ? « Quand on ne veut pas se défendre, ou bien on est conquis par certains ou bien on est protégé par d’autres. De toutes manières, on perd sa personnalité politique, on n’a pas de politique ». Ce propos du Général concernait l’OTAN (dont il est aussi grandement question ces derniers temps), mais on pourrait également l’appliquer à la gestion calamiteuse du soja par la Commission de Bruxelles.
Au lieu de se résigner au démantèlement terminal de toute régulation agricole en Europe, la France doit enfin réagir, se battre pour un renouveau d’une Politique Agricole Commune fidèle à ses principes d’origine.
Les Caniculs-bénis:une nouvelle hystérie religieuseau service de l'Ordre Mondial?Dominique GuilletTélécharger l'article en format PDF (avec références et liens)Global Worming, le Ver est dans le Vert
Je l’avoue, j’y ai cru (un peu) au réchauffement climatique anthropique en me disant, sans y réfléchir beaucoup plus, ce que se disent beaucoup
d’écologistes: lutter contre le CO2, de toutes façons, revient à remettre en question les fondements de la société occidentale mortifère et les méfaits de la globalisation. D’autre part,
les ONGs institutionnelles de la contestation en avaient fait un de leurs chevaux de bataille; ce que se disent beaucoup de jeunes militants, sans plus y réfléchir. Roulez Jeunesse, à
l’assaut de la pétrochimie! Les premiers doutes métaphysiques commencèrent à m’empoigner lorsque je découvris, au Salon de l’Agriculture-Voiture de février 2007, l’arnaque des
“bio-carburants”, que j’appelai à l’époque des “nécro-carburants” [01] (en m’inspirant, il est
vrai, de Jean-Pierre Berlan [02], grand expert du débusquage des arnaques sémantiques). Les
multinationales du sucre, de la pétrochimie et des constructeurs d’automobiles, la bouche en coeur, chantaient l’hymne des agro-carburants qui allaient participer à la lutte contre le
réchauffement climatique, et sauver la planète, (sans compétition, promis-juré, avec la production alimentaire)... de concert avec un grand nombre d’écologistes. Quelques mois plus tard,
c’était l’annonce du Grenelle de l’Environnement dans les bas-fonds, puants d’hypocrisie et de mensonge, duquel, se vautrèrent les institutionnels de la contestation: WWF, Greenpeace,
Amis de la Terre et autres ONGs membres de l’Alliance pour la Planète. Une Alliance plus que molle, faut-il le préciser? [03]
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Ouragans, Inondations, Sécheresses etc.. : Les calamités (mis à jour le 21/03/2009)
On vous répète partout que les pires calamités vont agresser notre pauvre planète. A les en croire, les dix plaies d'Egypte ne seraient que des broutilles à côté de ce qui nous attend du fait du
réchauffement climatique anthropique...
En attendant les pluies grenouilles et de sauterelles, et devant le foisonnement actuel de discours de plus en plus alarmistes qui attribuent désormais tout ce qui nous arrive, absolument tout,
au CO2 que nous expédions inconsidérément dans l'atmosphère, j'ai décidé d'ouvrir cette page, pour ramener les choses à une proportion plus raisonnable. Comme vous allez le voir, de nombreuses
déclarations contredisent carrément les données de la Science. Je compléterai cette page au fur et à mesure de mes trouvailles, comme à l'accoutumé.
Cette page est donc à rapprocher de celle sur les océans, qui est plus spécialisée. Mais l'esprit en est exactement le même : Débusquer, en
s'appuyant sur des articles scientifiques, autant que possible, incontestables, les exagérations infondées et péremptoires dont les médias, les écologistes, Al Gore etc. nous rebattent
quotidiennement les oreilles.
Bien entendu, j'aurais bien du mal à démentir certaines affirmations qui nous disent que le réchauffement climatique énerve les souris, rend les cougars plus agressifs et provoque l'écroulement
d'un pont sur le Mississipi comme cela a été affirmé dans les médias, mais il existe, heureusement, des sujets sur lesquels la Science a déjà parlé. Et il est toujours préférable de se référer
aux articles scientifiques plutôt qu'aux déclarations péremptoires de certains. N'est-ce pas ?
A tout seigneur, tout honneur ! Commençons cette rubrique par une déclaration, pour le moins infondée, pour ne pas dire totalement fausse, du porte-drapeau des alarmistes américains qui est, comme vous le savez, l'ex-futur-président (comme il se présente lui-même) Al Gore...Comme d'habitude, cette déclaration a été largement répercutée par les médias, toujours à l'affût de catastrophes. Voici la déclaration en question. Elle servira de titre.
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"Les sécheresse deviennent plus longues et plus intenses " a déclaré, sans ambages, Al Gore devant la Commission de l'Environnement et des Travaux Publics du Sénat Américain, le 21 Mars 2007. Cette affirmation de "Mr Ozone", comme l'appelait Georges Bush père dans les années 90, visait, sans aucun doute, à rappeler aux braves sénateurs américains que, non seulement, le ciel allait nous tomber sur la tête, mais qu'il avait déjà commencé à le faire. Je ne doute pas un instant que les Sénateurs US ont pris cette déclaration pour argent comptant. Hélas ! En effet, et en l'occurrence, Al Gore qui ne doit pas lire souvent la littérature scientifique avant de parler, tombait mal, très mal. En effet, des chercheurs américains s'étaient tout récemment penchés sur ce problème qui est évidemment particulièrement inquiétant pour un pays qui a souffert, entre autres, du fameux "Dust Bowl" (le chaudron de poussières) des années 1930. A ce sujet, Je vous rappelle que les derniers "ajustements" des mesures de température de la NASA montrent que l'année la plus chaude du siècle aux Etats Unis est 1934 et non pas 1998 comme l'affirme toujours Al Gore dans son célèbre opus "Une vérité qui dérange", primé aux Oscars d'Hollywood. En fait de Vérité, on fait mieux. Hélas encore, Al Gore n'est pas le seul à propager ces désinformations. Même les éditeurs du prestigieux magazine scientifique Science s'y sont mis. Ils évoquent, eux aussi, "l'intensification des sécheresses" dans un éditorial absolument alarmiste que ... la Science dément comme vous allez le voir. C'est un comble !
Les chercheurs américains ( Narisma G.T., Foley J. A., Licker R. et Ramankutty N, Geophysical Research Letters 34, 10.1029/2006GL028628)) qui se sont penchés sur la question des
sécheresses, ont analysé avec beaucoup de précautions, "les données historiques mondiales sur les pluies pour trouver les régions qui ont souffert de vastes et longues périodes de
sécheresses, statistiquement significatives, qui durent au moins 10 ans et qui représentent des diminutions de la pluviométrie d'au moins 10%, ceci sur tout le globe et pendant la période
allant de 1901 à 2000." Le résultat est sans appel ! Il indique exactement le contraire de ce qu'a imprudemment affirmé Al Gore devant le Sénat Américain . En résumé, le nombre de ces périodes de sécheresses bien caractérisées a été de 7 pendant les deux décennies 1901-1920, 7 encore entre 1921 et 1840, puis 8 entre 1941 et 1960. Seulement 5 entre 1961 et 1980 suivies de misérables 3 entre 1981 et 2000. J'ai reporté ces résultats sur un graphique pour que vous voyez bien à quoi correspondent ces chiffres. Le voici : Ce graphique vaut plus qu'un long discours. Il reporte, à la même échelle temporelle, les relevés de température moyenne du globe et le nombre des sécheresses intenses réellement observées sur la planète. On y voit que le nombre des sécheresses intenses a diminué au fur et à mesure que le réchauffement dit "anthropogénique" s'est accentué. Sur la figure du haut, les données "officielles" de température terrestre. En bleu, celles qui étaient en dessous de la moyenne de 1960. En rouge, celles qui la dépassent. La hauteur des colonnes rouges du graphe du bas représentent les chiffres trouvés par l'équipe de Narisma. Outre qu'il contredit absolument la vibrionnante déclaration d'Al Gore, ce résultat est, en soi, assez étonnant et donc intéressant. Mais, en matière de climatologie, ce n'est pas la première fois que les données réelles sur le terrain démentent les prédictions catastrophiques des modèles d'ordinateurs de l'effet de serre.
Q'en concluent les chercheurs impliqués dans cette recherche ? : Tout simplement qu'ils ont observé que les sécheresses se produisaient dans les zones qui sont coutumières du fait et
donc, que cela devait résulter de phénomènes parfaitement naturels qui pourraient se reproduire dans le futur. |
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Dans le prolongement direct de ce qui précède et en ce début Juin 2008, mais cette fois-ci du côté des modélisateurs informatiques, on assiste à un repli élastique des scientifiques alarmistes qui prônaient l'idée que le changement climatique anthropique induirait plus d'ouragans dévastateurs : Leurs modèles informatiques sont loin de reproduire la réalité objective, avouent-ils piteusement... parce que ces derniers, têtus en diable, prédisent exactement le contraire. Le message subliminal est : prudence, prudence...On ne sait jamais ce qui pourrait arriver avec ce sacré climat ! L'illustration la plus parfaite de ce regain de clairvoyance salutaire (et opportuniste) est fournie par le titre d'un éditorial de Richard A. Kerr dans la livraison de la revue Science du 23 Mai 2008 (320, 5879, p.999). Le voici : "Selon les modèles du climat, les ouragans ne vont pas s'affoler" Ce titre est d'autant plus étonnant que, du moins sous la direction précédente de Donald Kennedy, la revue Science et Richard A. Kerr ne faisaient pas vraiment dans la litote dès qu'il s'agissait d'agiter le spectre des catastrophes à venir ...L'introduction de cet article en dit long sur l'état d'esprit de l'auteur sur la validité (ou plutôt, la non validité) des modèles d'ordinateurs qui, je vous le rappelle, sont à l'origine de toutes les prédictions apocalyptiques que nous ont rabâché les grands prêtres de la nouvelle religion. Voici cette introduction : "Si vous avez une grande foi dans les modèles climatiques sophistiqués, voici de bonnes nouvelles à propos du comportement des ouragans dans le contexte du réchauffement climatique". On perçoit un zeste de déception de la part de l'auteur dans ce paragraphe d'introduction. Et aussi un doute : Comme cela ? Des modèles qui ne prévoient pas l'apocalypse ? Ils doivent être douteux...
Quoiqu'il en soit, ce n'est pas un article isolé, ni même deux, mais trois articles successifs pondus par des pointures du GIEC et de la recherche dans ce domaine, qui viennent de doucher
l'enthousiasme des réchauffistes et des activistes anti-CO2, et surtout d'apporter un démenti cinglant au récent prix Nobel Al Gore qui avait basé son fameux op-ed "une vérité qui
dérange" sur des images de tempêtes de plus en plus dévastatrices, censées ravager notre planète dans les années à venir. Certains doivent se dire, à juste titre, que ce n'est rien
d'autre qu'une erreur supplémentaire parmi bien d'autres déjà débusquées (voir ici). Ce qui est certain c'est que ce "grand
oeuvre" n'a vraiment plus rien à voir avec la science. Kerry Emmanuel, quant à lui, visiblement échaudé par ses propres modèles informatiques, déclare "Je suis beaucoup moins optimiste sur la capacité des modèles à résoudre un problème". En d'autres termes, les modèles informatiques de l'atmosphère doivent être douteux...(NDLR : Enfin ! Il était temps qu'il s'en aperçoive) ou alors s'agit-il seulement de ceux qui ne prédisent pas des catastrophes ? Quel aveu de la part de chercheurs qui se sont donnés beaucoup de mal à essayer de démentir les observations et les prévisions de Bill Gray et de Christopher Landsea dont il est question dans le post précédent ! Pour sa part, Thomas Knutson et ses collègues du NOAA Geophysical Fluid Dynamics Laboratory ( GFDL) ont rapporté des conclusions similaires (mais à partir des modèles informatiques différents) dans le dernier numéro de Nature Geoscience. Un bref résumés des trouvailles de ces articles en dit long sur l'état de la question : Le modèle de Knutson et al (GFDL) prédit une décroissance de quelques 18% de la fréquence des cyclones tropicaux atlantiques jusqu'à la fin du XXIème siècle. Knutson et al, constatant que leur modèle réalise une excellente reproduction des ouragans des années passées en concluent que leur travail "contredit l'idée que l'augmentation des gaz à effet de serre conduira à un grand accroissement dans la fréquence des ouragans ou des tempêtes tropicales". NDLR : Mais alors, Al Gore nous aurait menti ?
Le groupe du MIT (Kerry Emmanuel) ne prévoit qu'un maigre 2% d'augmentation en fréquence et +7,5% en intensité, toujours jusqu'à la fin du XXIème siècle. Pour sa part, Kerry Emmanuel
avoue que les modèles prédisent une augmentation en ouragans inférieure à celle qui a prévalu dans un passé récent, " ce qui veut dire que le réchauffement global n'est pas le principal
moteur du regain d'activité récent".(Donc, même conclusion de Knutson ci-dessus) Bien entendu, et c'est de bonne guerre, nos vaillants chercheurs concluent leurs articles en déclarant haut et fort que pour faire mieux, il ont besoin de modèles et d'ordinateurs plus gros, plus sophistiqués etc... ce qui implique, bien entendu, de généreux versements de la part des fonds publics qui ont déjà dépensé des milliards de dollars (et d'euros) pour de bien piètres résultats. Le message pour les autorités est très clair : Continuez à nous donner des sous ! Malgré tous nos efforts, on n'a pas encore réussi à trouver que les ouragans augmenteraient avec l'effet de serre ; c'est plutôt le contraire, mais, promis juré, on fera mieux la prochaine fois ! Et pendant ce temps-là, La Science, tout le reste de la Science, pleure à chaude larmes parce qu'elle n'est plus financée...
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L'accroissement des pertes dues aux ouragans proviennent de l'augmentation de la population dans les zones exposées et non d'une fréquence et d'une violence en augmentation, nous apprend un article récent publié par la NOAA.
La NOAA (La National Oceanic and Atmopsheric Administration) américaine est certes un organisme respectable et respecté. Entre autres, elle se charge d'une mission très délicate : la
prévision des caractéristiques des ouragans qui risquent d'atterrir sur les côtes américaines. Cependant, si vous avez lu ceci (deux articles plus haut), vous avez certainement remarqué que les prévisions de cet organisme sont assez souvent démenties
par la réalité et notamment au cours de ces dernières années. Il faut dire que la NOAA est, avec la NASA (ou du moins le GISS de James Hansen, le Goddard Institute de cette institution),
un des fers de lance du réchauffement climatique anthropogénique aux USA. On s'émerveille donc de voir la NOAA publier, dans ses propres colonnes, un article qui reconnaît franchement que la violence et la fréquence des ouragans n'a pas augmenté (comme elles auraient dû le faire, pensaient-ils) au cours de ces cent dernières années. Ce qui, reconnaissons-le, représente un pavé dans la mare des tenants de l'effet de serre anthropogénique et des modèles d'ordinateurs associés... L'article qui nous raconte tout cela est publié dans The Natural Hazards Review, sous le titre “Normalized Hurricane Damage in the United States: 1900-2005,” Roger A. Pielke Jr. (University of Colorado), Joel Gratz (ICAT Managers, Inc.), Chris Landsea, Douglas Collins (Tillinghast-Towers Perrin), Mark A. Saunders (University College London), and Rade Musulin (Aon Re Australia). L'article (plus compréhensible) correspondant est publié sur le site de la NOAAnews (source). A noter que l'on y retrouve le nom de Christopher Landsea qui est sans doute le meilleur expert actif dans ce domaine. C'est lui qui a démissionné du GIEC en 2005 (voir ci-dessus) en écrivant une lettre fracassante sur les pratiques de cet organisme de l'ONU. Voici ce qu'il déclare à propos de cette étude : “Nous avons trouvé que bien que quelques décennies aient été moins actives et moins dangereuses aux USA tandis que d'autres (NDLR décennies) produisaient plus d'ouragans sur les terres et plus de dommages, le coût économique des ouragans a constamment augmenté au cours de la période (NDLR 1900-2005)".... Il n'y a rien dans l'enregistrement des dommages occasionnés par les ouragans qui indique que le réchauffement climatique a provoqué une augmentation significative des destructions dans nos zones côtières."
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Autres calamités qui devraient s'amplifier, dit-on, mais qui ne le font pas : Les ouragans ! Un article sur ce sujet est paru dans la revue “Science” du 10 Novembre 2006. Je rappelle que la revue “Science” est une revue du niveau de “Nature” dont le sérieux est incontestable. Cet article, signé par Richard H. Kerr, et il est intitulé “ Global warming may be homing in on Atlantic Hurricanes”. En bref, l’entête de cet article nous expose les difficultés que l’on rencontre depuis de nombreuse années pour évaluer avec précision la violence des ouragans qui sévissent régulièrement sur la planète. S’il est maintenant assez aisé de suivre et de mesurer la carte de la vitesse des vents grâce aux satellites d’observation, cela n’a pas toujours été le cas dans le passé. Si l’on veut pouvoir effectuer des statistiques sérieuses sur l’évolution de la la violence des ouragans, il faut être capable de produire des données chiffrées aussi rigoureuses que possible sur ce qui s’est passé, en matière d’ouragans, depuis plusieurs années. Tout cela, bien entendu, dans l’idée d’observer s’il existe bien une corrélation entre la température des océans et la violence des ouragans. L’idée que la violence des ouragans devait être liée au réchauffement climatique global par l’intermédiaire de l’augmentation de la température de la couche superficielle des océans est née dans l’esprit des chercheurs ... des écologistes et des médias, lors de la venue du terrible et fameux Katrina qui, comme chacun le sait, a dévasté la Nouvelle Orléans en 2005. Un groupe de chercheur dirigé par James Kossin de l’Université du Wisconsin a proposé une nouvelle méthode pour rationaliser les différents résultats obtenus par les observations satellitaires et ceci depuis de nombreuses années. Les résultats de cette méthode ont été confrontés aux multiples données que nous possédons par ailleurs sur les paramètres essentiels des ouragans. Les résultats de cette confrontation sont satisfaisants et il semble donc qu’il est enfin possible d’effectuer une statistique sérieuse sur ces dangereuses perturbations climatiques et ceci d’un bout à l’autre de la planète... et de vérifier s’il existe bien (ou non) une corrélation avec le réchauffement climatique global. Les résultats de cette étude sont édifiants et certainement dignes de confiance même (et surtout) s’ils ne répondent visiblement pas aux espérances des responsables de ce travail de recherche. Il apparaît que la violence et la fréquence des ouragans dans le nord de l’océan Indien, la région ouest du Pacifique nord et le Pacifique sud, (régions où se produisent 85% des ouragans de la planète) ont diminué ou sont restés stables, depuis, au moins, les 23 dernières années, bien que la température de ces océans se soit un peu élevée comme celle de l’atlantique. La violence des ouragans dans l’atlantique, (soit 15% du total), elle, a augmenté entre 1983 et 2005. De plus, on observe que la violence des ouragans suit une variation cyclique avec des périodes intenses et des périodes de calme comme dans les années 50-60. Cette variation ne suit donc en aucun cas, la faible croissance régulière de la température des océans ni, bien entendu, celle de la croissance du CO2 dans l'atmosphère. Note added in proof : (comme disent les scientifiques, cad :complément allant dans le sens de l'article ci-dessus) . James Kossin vient de réaliser une vaste étude assez générale sur le même problème (Kossin J.P. et al. (2007), "A globally consistent reanalysis of hurricane variability and trends, Geophysical. Research. Letters., 34, L04815" . Il rapporte en substance, les même conclusions que l'article cité ci-dessus publié dans Science... ce qui n'a pas empêché la presse de publier des comptes-rendus très alarmistes de ce travail, en prétendant exactement le contraire des conclusions de James Kossin, c'est à dire, en affirmant que le réchauffement global accroissait la proportion d'ouragans dévastateurs ! Mais où est donc passée la déontologie des journalistes ? Que sont devenus les enfants de Pullitzer ? Dans le même ordre d'idée, il faut se souvenir que Christopher Landsea, de la Division de la Recherche "ouragans" de l'Administration Nationale Océanographique et Atmosphérique (NOAA) qui est le "leading expert", l'expert mondial, sur la question des ouragans, a démissionné avec fracas des instances du GIEC en 2005, parce que cet organisme avait affirmé, contrairement aux évidences scientifiques que l'intensité et le nombre des ouragans avaient augmenté. Christopher Landsea a rédigé une lettre de démission (ici) destinée aux dirigeants du GIEC qui explique tout cela en détail. Cette lettre restera dans les mémoires même si elle n'a pas fait bouger d'un iota les instances du GIEC, toujours fortes de leurs "certitudes"... même si elles contredisent carrément les résultats de la Science.. Ces études récentes, comme les raisons de la démission du sympathique Christopher Landsea (ci-contre), démentent (encore une fois) les prédictions catastrophiques du film d’Al Gore et les affirmations d’autres prévisionnistes un peu hâtifs. De même, ces résultats mettent en défaut le rapport Stern qui, lui, n’a pas hésité à chiffrer le coût de ces calamités qui sont les conséquences, dit-il, de notre comportement irresponsable !
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D'après les modèles, la forêt amazonienne devait disparaître...Elle a reverdi pendant la sécheresse de 2005 ! C'est ce que nous apprend un article récent publié dans Science express (on line 2007 DOI: 101126/science. 1146663) sous la plume de 4 chercheurs américains et brésiliens : Scott R. Saleska, Kamel Didan, Alfredo R. Huete et Humberto R. da Rocha. Encore une calamité, prévue par les ordinateurs, qui se trouve mise en défaut par la réalité ! La grande sécheresse survenue en 2005 au Brésil laissait prévoir un enchaînement catastrophique, bien sûr, largement diffusé dans les médias, friands d'alarmisme. Le processus envisagé était le suivant : Une grande sécheresse doit entraîner une grave limitation de la photosynthèse et de la transpiration des arbres ce qui ne peut que limiter la capacité de ces immenses forêts, poumon de la planète, à absorber du CO2 qui, comme beaucoup le croient, serait le grand coupable du réchauffement de la planète... Et qui dit, plus de CO2 dans l'atmosphère, dit températures plus élevées, donc sécheresses accentuées et mort des forêts, soit plus de CO2 etc... On le voit, c'est ce qu'on appelle une rétroaction positive typique qui devrait nous conduire tout droit à la catastrophe, disaient les ordinateurs du GIEC et ses zélateurs qui n'en ratent pas une... Manque de chance pour les cavaliers de l'apocalypse, et heureusement pour nous, Mère Nature nous répond que tout cela est faux, au moins pour cet exemple précis mais absolument crucial de la forêt amazonienne. En effet, l'article intitulé "Amazon forests green up during 2005 drought", soit "la forêt amazonienne reverdit pendant la sécheresse de 2005", nous dit très clairement que le processus de rétroaction positive envisagé ci-dessus est totalement faux. Ce n'est pas la première fois que les rétroactions positives envisagées par le GIEC s'avèrent fausses (voir ici, par exemple) mais cet exemple est particulièrement rassurant. Utilisant les données satellitaires de la mission Terra (spectroradiomètre MODIS) qui enregistre les données sur la chlorophylle de la canopée (la partie supérieure de la forêt), nos 4 chercheurs ont découvert, à leur grande surprise, que la forêt amazonienne a connu une période de jouvence et de regain pendant la forte sécheresse de 2005 ! Autrement dit, la forêt amzonienne s'est comportée comme une rétroaction négative, et non pas positive. Exactement comme les planctons des océans étudiés récemment par une équipe espagnole. Pour la petite histoire et votre information, sachez aussi que l'étude par photométrie et traitement d'images de la canopée amazonienne a permis de trouver de nombreux gisements de métaux précieux dans cette partie du Brésil. Les faibles contrastes des images de la canopée, prises en lumière filtrée dans le vert, sont amplifiés par traitement numérique. On voit ainsi apparaître des tâches d'intensités différentes ce qui montre que la couleur des feuillages dépend de la nature des sous-sols et donc de leur contenu en différents minerais. Cette technique est aussi utilisée pour prévoir les sondages pétroliers en accentuant les contrastes des images prises au dessus des déserts. On retrouve ainsi les traces de failles géologiques et donc des forêts englouties qui constituent les réserves de pétrole. C'est tout à fait spectaculaire. Bref, amis lecteur(trice), soyez rassuré(e): Contrairement aux allégations des alarmistes, la forêt amazonienne n'a pas dépéri du fait de la dernière sécheresse. Bien au contraire, elle s'est étoffée !Si on s'abstient de la défricher inconsidérément, elle continuera encore longtemps à jouer un rôle très positif pour nous donner de l'oxygène, absorber le CO2 de notre planète et démentir les prophéties absurdes des catastrophistes. D'autant plus que contrairement à ce qu'on vous dit, le nombre et l'intensité des sécheresses n'a pas augmenté comme cela est indiqué dans un article précédent...
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1er Novembre 2007 et mis à jour le 21 mars 2009 : L'activité des cyclones dans l'Atlantique Nord pendant l'année 2007 (2008) est la plus faible depuis trente ans, à l'inverse des prédictions ! Sauf s'il survenait une série de cyclones totalement catastrophiques dans le courant de ce mois de novembre, l'activité cyclonique (force, fréquence et énergie) de l'année 2007 restera dans les annales comme une année particulièrement clémente en matière de cyclones dévastateurs dans tout l'hémisphère Nord . Bien entendu, il ne s'agit que des statistiques et les malheureux qui ont été durement secoués au cours de l'été et de l'automne (comme par la tempête "Noël", ou les pauvres habitants du delta du Bangladesh par exemple) ne seront pas de cet avis. Le très sérieux COAPS, le Center for Ocean-Atmospheric Prediction Studies de l'Université de Floride vient de faire paraître, sous la plume de Ryan N. Maue (source ici) , des statistiques très rassurantes sur l'évolution de l'activité cyclonique dans l'hémisphère Nord depuis les années 70. Si vous avez lu le texte précédent qui est le résumé d'un article de Science utilisant des mesures réalisées jusqu'en 2005, vous saviez qu'au cours des 23 années passées, l'activité cyclonique mondiale n'a pas augmenté sauf, peut-être dans l'atlantique Nord.Vous savez aussi, parce que les médias et le prix Nobel Al Gore vous le répètent sans cesse que, d'après les modèles d'ordinateurs des zélotes de l'effet de serre anthropogénique, nous serions promis à l'Armaggedon des cyclones et autres tempêtes tropicales. On vous dit aussi que le climat de la terre a atteint son point de non retour en oubliant que l'atmosphère de notre planète a hébergé jusqu'à 20 fois plus de CO2 dans le passé, sans dommages apparents ! Manque de chance pour les alarmistes, une fois de plus, leurs prédictions sont démenties par les faits. Voici une courbe qui vous permettra de vous faire une idée précise sur les statistiques réelles : Cette statistique inclut l'activité cyclonique pour l'année calendaire (Janvier à décembre) et pour des vitesse de vents supérieures à 34 noeuds. Elle se rapporte à l'hémisphère nord et inclue la région Est et Nord-Ouest du pacifique, la partie Nord de l'océan indien, la mer d'arabie et les bassins océaniques Nord atlantiques. La ligne rouge indique la moyenne des données 1970-2006. Les données concernant 1970 sont encore sujettes à caution. Si les cyclones gagnent en intensité avant la fin de cette année, on peut remonter le point correspondant à 2007 de 40 à 70 unités (dans la pire des hypothèses) ce qui ne changera pas la donne. On constate que, selon toute probabilité, l'année 2007, (tout comme l'année 2006 mais dans une moindre mesure), révélera une baisse marquée de l'activité cyclonique dans l'hémisphère nord. Je vous rappelle que la NOOA Américaine avait pronostiqué un accroissement de 140% à 200% de l'activité par rapport à la moyenne, pour l'année 2007. Les prévisionnistes de cette honorable organisation (qui ne fait pas dans la dentelle en matière d'alarmisme climatique), devraient sérieusement revoir leurs modèles... D'autre part, je vous rappelle que la température moyenne des océans a décru sensiblement depuis environ 3 ans ce qui, selon beaucoup de prévisionnistes, devrait s'accompagner d'une baisse de l'activité cyclonique. Les deux années 2006 et 2007 en sont peut-être les signes annonciateurs. Cela annonce t'il un refroidissement prochain de la planète comme le pensent aussi nombre de "solaristes". Nous verrons bien.... En tout cas, Christopher Landsea qui s'égosille, en vain, depuis des années, pour démentir les interprétations et les prédictions catastrophiques de son très alarmiste collègue, Kevin Trenberth (voir la lettre d'explication de Landsea, ici), de la NOOA, et du GIEC, doit se frotter les mains. Nous aussi ! Et voici un tableau mis à jour le 23/11/2007 qui tient compte du cyclone Sidr (Bangladesh)
Toujours tiré du même site officiel, voici le bilan global (actualisé le 30 Nov. 2007, date officielle de la fin des cyclones)
Les prédictions catastrophiques, pour 2006 et 2007, des organisations officielles telles que la NOAA ne se sont pas réalisées. _____________________________________________________________________________________________________________ Mise à jour du 20 mars 2009: LA NOAA n'a manifestement pas tiré les leçons de sa déconvenue de l'année dernière. Sans désarmer le moins du monde, elle avait prévu une année 2008 particulièrement agitée en matière de cyclones et fait le bilan de l'année 2008 (en novembre) par un tonitruant "La saison des ouragans atlantiques établit des records ". Le prévisioniste de la NOAA (Gerry Bell), qui semble très satisfait de ses prévisions conclut que "La saison des ouragans de cette année est dans la ligne de la période riche en ouragans et se trouve être la dixième saison à produire des ouragans au dessus de la normale dans les 14 années récentes " source NOAA reproduite ici. Notez, encore une fois, l'utilisation de la technique du bonneteau)
Bon. A vrai dire, on ne sait pas très bien comment Gerry Bell fait son compte. Voyons plutôt que nous disent les mesures officielles publiées par le COAPS, le Center for Ocean-Atmospheric Prediction Studies de l'Université de Floride qui est à la source des mesures concernant les
ouragans de la planète comme je l'ai écrit ci-dessus. Tout d'abord, comme je vous l'ai dit, il ne suffit pas de dire "il y a X ouragans qui ont atterri aux Etats Unis cette année
etc.." "L'activité cyclonique tropicale du globe et de l'hémisphère Nord est à son plus bas niveau depuis 30 ans" (source)
Le texte commence par une constatation :" L'activité cyclonique tropicale du globe s'est complètement effondrée au cours des deux ou trois dernières années avec des niveau d'énergie des
cyclones (ACE) tombant à des niveaux jamais vus depuis les années 1970 ". L'image ci-dessous qui donne l'indice ACE depuis1974 est assez parlante. A noter que les moyennes glissantes sont
effectuées sur deux ans. Comme on le voit, l'Energie Accumulée des Cyclones (ACE) a subi une chute assez brutale depuis 2006 contrairement aux affirmations et aux prédictions apocalyptiques d'Al Gore. Cela n'empêche d'ailleurs pas les revues et les grands médias, ainsi que nombre de politiciens désinformés, de continuer à perpétrer les bobards d'Al Gore sur l'activité cyclonique .. Qu'en est il maintenant de la répartition de l'activité cyclonique selon les bassins océaniques ? : L'histogramme ci-dessous donne le résultat des mesures pour l'Atlantique Nord (bleu clair), le Pacifique Est (bleu foncé)et les Pacifique Ouest et Océan indien (Nord) (noir) depuis 1950. A noter que ce graphique du COAPS s'achève en Avril 2008 pour la saison des ouragans de l'hémisphère sud. Le petit graphique en insert placé au dessus de l'histogramme représente l'évolution de l'ACE pour l'hémisphère Nord.
A moins d'avoir des yeux de lynx, il est extrêmement difficile de discerner une tendance quelconque à la hausse comme à la baisse dans l'ensemble de ces graphiques alors que pendant la même période et si on se base sur les données publiées, le taux de gaz carbonique contenu dans l'atmosphère est passé de 310 à 387 ppm, ce qui représente une croissance non négligeable. Contrairement aux affirmations d'Al Gore et de nombreux activistes (y compris de quelques scientifiques), l'activité cyclonique n'est aucunement en hausse depuis que le taux de CO2 augmente dans l'atmosphère. Au passage, félicitons Sir Nicolas Stern pour ces célèbres prévisions sur le coût astronomique des dégâts engendrés par les cyclones "anthropique" qui, visiblement, et comme le soutenaient de nombreux chercheurs, ne le sont pas. Pour ce qui concerne les dernières années, l'indice ACE des ouragans de la planète est tombé jusqu'à des niveaux rarement atteints dans le passé, ce qui est conforme avec la baisse ou la stagnation des températures des océans constatée depuis 2003 (voir ici). Note de vocabulaire : Ce texte utilise indifféremment les termes "ouragans" ou "cyclones". En réalité "Ouragan" est le terme souvent utilisé, en place de "cyclone tropical" lorsque l'on parle de l'Atlantique Nord, du Golfe du Mexique, de la mer des Caraïbes et de l'océan Pacifique entre Hawaï et la côte mexicaine. Pour toutes les autres régions on utilise les termes de Typhons ou de Cyclones. Il s'agit évidemment du même phénomène. Pour des détails supplémentaires allez voir cette page. |
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Voici un étude très récente (2008), certes localisée, mais approfondie, qui nous en apprend beaucoup sur l'histoire des sécheresses (en Chine) depuis 1426 ans ! C'est une vraie nouveauté parce qu'il n'existe que très peu de données sur le contenu des sols en humidité sur d'aussi longues périodes de l'histoire. Cet article est à rapprocher de celui sur les statistiques qui montre une diminution des sécheresses mondiales que vous trouverez ci-dessus. Comme vous le savez, le problème de l'eau et de l'irrigation sont des enjeux fondamentaux pour la Chine. Il n'est, dès lors, pas étonnant que les chercheurs chinois consacrent beaucoup d'efforts à la compréhension de ces questions qui sont vitales pour eux. Il est intéressant d'écouter ce qu'il ont à nous apprendre à ce sujet. L'article, dont je vous donne un résumé ci-dessous, résulte du travail d'une équipe de chercheurs chinois de l'Université de San Diego (Calif) et de diverses institutions chinoises (Yin, Z.-Y., X. Shao, N. Qin, and E. Liang. 2008. "Reconstruction of a 1436-year soil moisture and vegetation water use history based on tree-ring widths from Qilian junipers in northeastern Qaidam Basin, northwestern China". International Journal of Climatology, 28, 37-53. Le titre, traduit en français est " Reconstruction de l'histoire de l'humidité des sols et de l'utilisation de l'eau par la végétation à partir de l'étude de l'épaisseur des anneaux de croissance des genévriers de la partie Nord-Est du bassin du Qilian, dans le Nord Ouest de la Chine, sur une période de 1436 ans. Voici, tout d'abord, pour être précis, des renseignements sur l'endroit exact où ont été effectuées ces recherches approfondies : Comme on peut le voir sur cette carte, l'endroit se trouve dans la région centrale de la Chine qui est une région au climat fortement continental et qui est donc particulièrement propice aux périodes de sécheresse. Les équipes chinoises et américaines qui savent que le taux de croissance des genévriers de cette région est particulièrement sensible au degré d'humidité des sols, ont prélevés 1050 carottes dans 493 arbres (sans les blesser gravement !) afin d'en étudier les cernes de croissance en détail. Les chercheurs chinois qui connaissent visiblement très bien les traquenard liés à l'utilisation de la dendrochronologie (étude des cernes des arbres) ont commencé par étalonner leurs mesures en utilisant des données récentes et tabulées sur les taux d'évaporation et d'humidité des sols pendant la période 1955-2002. Ce faisant, ils ont pu confronter les mesures effectives avec les séries de cernes les plus récents des arbres qu'ils avaient échantillonnés. Notons, en passant que ce genre de précaution permet de contourner les graves ennuis que d'autres ont pu rencontrer dans ces études dendrochronologiques (comme pour la crosse de hockey de Michael Mann et al, à titre d'exemple célèbre entre tous. ) Le premier résultat intéressant qui ressort de ces mesures directes, couvre donc la période 1955-2002. Les chercheurs trouvent ainsi que, contrairement aux prédictions (prévisions, scénarios) cataclysmiques dont nos médias sont saturés que le bénin (0,6°C en cent ans) réchauffement climatique actuel non seulement n'a pas entraîné un appauvrissement en eau des sols de cette région, mais, qu'au contraire, l'humidité de sols a augmenté. Ce qui devrait surprendre quelque peu les modélisateurs de l'effet de serre ...qui prévoient le contraire. Voici la courbe correspondante :
Sur cette courbe AE (petits cercles) représente le taux d'évaporation qui est d'autant plus important que la terre est plus humide. DEF (petits carrés) représente le déficit en humidité des sols. RSM (pointillés) humidité relative des sols.
On observe que, bien entendu, les taux DEF et AE varient en sens inverse. " Il y a eu une tendance générale vers des conditions d'humidité croissante pendant la période étudiée comme cela nous est indiqué par les augmentations des facteurs RSM et AE" Voilà qui est très surprenant pour une période de réchauffement global et dans une zone à climat continental où, selon certains, on devrait voir une augmentation dramatique des sécheresses. C'est tout le contraire que l'on observe. Voyons maintenant ce que donne l'étude des anneaux de croissance, les plus internes, des vieux genièvriers de cette région. Elle nous permet d'accéder jusqu'à des temps reculés de notre histoire. Voici, ci-contre, les courbes qu'ils ont obtenus. Elles couvrent quelques 14 siècles c'est à dire la période qui va de 566 à 2002. Les chercheurs notent dans leur article qu' "Il y a eu des périodes sèches de 500 à 800, de 1100 à 1200, de 1425 à 1525, de 1650 à 1750 et une tendance à une humidification croissante depuis les 300 dernières années. "
Nos chercheurs chinois en rajoutent une couche sur les plaies ouvertes des supporters du réchauffement climatique anthropogénique en notant que "La tendance récente vers une humidité croissante est conforme aux enregistrements de l'accumulation de la glace pendant la période 1600-1980 basée sur l'étude des carottages prélevés sur le glacier Dunde qui se trouve au Nord Ouest de la région étudiée. La tendance à l'augmentation de l'humidité est aussi corroborée par une étude récente menée au Nord du Pakistan. Cette étude (NDLR : au Pakistan), basée sur la reconstruction dendrochronologique indique que le 20ième siècle est la période la plus humide du millénaire écoulé." En conclusion, non seulement nos chercheurs trouvent que l'humidité des zones continentales est en constante augmentation, mais aussi signalent que la charge glaciaire du glacier Dunde à aussi augmenté au moins jusqu'en 1980 (Il est difficile de faire des mesures fiables sur de carottages très récents) On peut en déduire que les chercheurs chinois peuvent librement, dans leur pays et aux USA, poursuivre et publier des études qui n'arrangent pas les affaires du GIEC. Ce n'est pas si répandu pour qu'il ne soit pas nécessaire de le noter au passage. On peut aussi parier, sans risquer d'être démenti, que les journaux français comme le Monde, Libération et tous les autres médias, ne souffleront mot de cette histoire, pourtant bien intéressante.. Ce n'est pas vraiment de la censure, mais bon... |
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La montée des eaux : Au contraire de ce qu'avaient prévu les rapports du GIEC, le Bangladesh n'est pas submergé mais augmente, et augmentera encore, sa surface terrestre... Parmi les nombreuses calamités prévues par les ordinateurs du GIEC, la montée des eaux constitue un des piliers fondateurs de l'alarmisme, bien que les derniers chiffres de l'AR4 (2007) du GIEC ne prévoient, au pire, que +42cm en 100 ans.
A titre d'illustration de cette hystérie climatique, voici, ci-contre, une affiche largement diffusée à l'occasion du 4ème Forum Météo à la
Villette, (en octobre 2007) : "Moi Thomas, 8 ans, futur réfugié climatique". Cette affiche porte (hélas) les label de nombreuses institutions comme le CNRS, l'ADEME, l'European Space
Agency, EDF, "Science et Vie", "France-Info" et plusieurs entités gouvernenmentales, l'europe etc.. Plus spécifiquement pour ce qui concerne le Bangladesh (140 millions d'habitants) dont on sait que, depuis des temps immémoriaux, il est sujet à de fréquentes et dévastatrices inondations (dues aux moussons), les prédictions (scénarios) du GIEC et de ses thuriféraires avaient de quoi nous faire frémir d'horreur (ce qui est d'ailleurs le but recherché). En voici quelques exemples. Nous verrons ensuite que la réalité n'a rien à voir, avec ces prédictions : Prédictions (scénarios) pour le Bangladesh :
La réalité objective :
Sur le dessin ci-contre, (à droite) les parties bleues représentent les zones qui ont gagné des terres (du fait de l'accrétion). Les rouges sont celles qui en ont perdu (du fait de l'érosion).
En bref, le Bangladesh, constamment renforcé par le milliard de tonnes de terres transportées annuellement par les rivières, ne sombrera pas et les Bangladeshi ne seront pas de réfugiés climatiques. Les "experts" du GIEC ont encore négligé un petit détail en faisant leur prédictions officielles : l'accrétion des terres continentales qui compensent largement les effets de la montée mineure du niveau de l'eau (-si, d'ailleurs, celle-ci se poursuit, ce qui n'est pas certain). (voir les grands indicateurs)- A suivre .... Mis jour le 21/03/2009 |
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Le Professeur Australien Cliff Ollier est géologue, géomorphologue et spécialiste des sols. Il est actuellement professeur émérite et chercheur honoraire de l'Université Western Australia. Il a rédigé et co-rédigé plus de 500 publications, la plupart dans des revues internationales. Il a écrit 10 livres (quelques uns ici), dont le très connu " Tectonics Landforms : The Origin of Mountains" (couverture ci-contre) . Bref, c'est une sommité dans sa partie. Il est particulièrement à son aise dans le domaine de glaciers.
Cliff Ollier (source : sous le titre : "Le problème de la fonte du Groenland et de
l'Antarctique n'existe pas ") n'hésite donc pas à relever les erreurs manifestes du "pape" de la climatologie, James Hansen du GISS de la NASA (l'alarmiste en chef, disent certains) quant
à ses prédictions catastrophistes sur la montée des océans. En effet, Hansen affirme être certain que le niveau des mers va s'élever de +5 mètres. Al Gore, dont Hansen est le mentor, fait
un peu mieux que lui en annonçant 20 pieds (+6 m environ) Rahmstorf, pour sa part, a prédit une hausse de +52 cm à +1,5 mètres tout en avertissant que si le Groenland et l'antarctique
fondaient, on atteindrait +70 mètres.Un peu plus bas dans cette page, le Professeur Nils-Axel Mörner apporte un démenti
cinglant à toutes ces affirmations... .Le GIEC, lui, après quelques tergiversations, s'est limité, dans le FAR 2007, à une prédiction de +37,5 à 57,5 cm à la fin du XXIème siècle ce qui
constitue une réduction par rapports aux prévisions précédentes. Comme on le voit, les prévisions de James Hansen et d'Al Gore, sans parler de celles de Rahmstorf, sont quelque peu en dehors des clous. Ce sont pourtant ces prédictions ultra-alarmistes que les médias ont répercutées, urbi et orbi, sans se poser de questions. Comme d'habitude.
Alors que nous en dit un spécialiste incontesté de la question, Cliff Ollier ?
"Hansen est un modélisateur et son scénario sur l'effondrement des nappes de glaces est basé sur un modèle faux. Hansen utilise un modèle dans lequel la
nappe de glace glisse le long d'un plan incliné lubrifié par de l'eau de plus en plus présente à cause du réchauffement climatique. Ce même modèle est utilisé dans de nombreux articles de
la même veine tels que ceux de Christoffersen et Hambrey (2006) ainsi que celui de Bamber et al. (2007). Un article populaire, basé sur le même modèle erroné est paru dans le numéro
de Juin 2007 du National Geographic, et cette idée est présentée dans les livres de cours tels que celui de R. C. L. Wilson (2000), le Grand Age Glaciaire.
" Les promoteurs de la fin du monde résultant du réchauffement climatique affirment que le Groenland et les nappes de glace Antarctique sont en train de
fondre et que ceci va causer une hausse brutale du niveau des océans de 5 mètres ou plus. Cette affirmation ignore le fait que les glaciers progressent en rampant. Les glaciers ne fondent
pas à partir de la surface en allant vers le bas. Ils ne s'écoulent pas non plus en glissant sur un plan incliné lubrifié par l'eau fondue. En réalité, Le Groenland et les nappes des
glaces Antarctique se trouvent dans de profonds bassins et ne peuvent pas descendre le long d'un plan incliné. De plus le flux de glace dépend des contraintes (et tout particulièrement
les limites d'élasticité). D'autre part, les températures et aussi la plupart des nappes glacées se trouvent bien dessous du point de fusion de la glace. L'accumulation de kilomètres de
masses de glace intacte au coeur du Groenland et de l'Antarctique (les mêmes qui servent à propager l'idée du réchauffement climatique) montre des centaines de millions d'années
d'accumulation, sans fonte ni écoulement."..."Après trois quart de millions d'années d'accumulation continuelle et documentée, comment pouvons nous croire que, justement maintenant, les
nappes de glace du monde vont disparaître ?"... NDLR : Je ne pense pas que vous entendrez jamais parler des déclarations du Professeur Cliff Ollier dans le journal " de référence" français , ni dans les autres d'ailleurs. Pas plus que vous n'avez jamais entendu parler des déclarations du Professeur et glaciologue renommé, Robert Vivian (malheureusement décédé en mai 2007) qui corroborent celles de Cliff Ollier. Pourtant, elles en disent très long sur la qualité et les compétences de certains travaux encensés par les médias et régurgités sans hésitation par nos hommes et femmes politiques...Hélas.
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Roy Spencer est, sans aucun doute, une figure de proue de la climatologie américaine. Il est Directeur de Recherches sur les questions climatiques à l'Université de l'Alabama (Huntsville). Il a été chef de projet sur la recherche climatique à la NASA. Spécialiste des mesures satellitaires, il est le chef d'équipe du AMRS-E (Advanced Microwave Scanning Radiometer) monté à bord des satellites Aqua de la NASA. Il a co-développé les mesure satellitaires précises de la température des différentes parties de l'atmosphère. Il est le responsable des mesures de température de la basse atmosphère dites UAH que vous retrouverez à la page "indicateurs du climat". Spencer est l'auteur de l'excellent "New York Times bestseller" intitulé "Climate Confusion: Comment l'hystérie du réchauffement climatique a conduit à faire de la mauvaise science, induisant en erreurs les politiques et entraînant des décisions politiques funestes pour les plus pauvres" que vous trouverez par exemple, ici. Il est aussi l'auteur d'un grand nombre d'articles scientifiques qui remettent profondément en cause "les erreurs du GIEC". Son idée de base, confortée par une grande quantité d'observations est que la terre possède une sorte de thermostat, sous la forme d'un système de nuages qui tempère le climat de la planète et exerce donc une rétroaction négative. En cela, il rejoint la théorie d'un autre climatologue de renom Richard Lindzen du MIT (ci-dessous). J'ai utilisé un article de Spencer pour introduire la page sur l'effet de serre.
Roy Spencer est un scientifique particulièrement prolifique. Il a été, à plusieurs reprises, invité à déposer devant le Congrès Américain. En plus de ses
nombreuses publications et de ses responsabilités, il donne de nombreuses conférences. C'est ainsi qu'il a évoqué ses préoccupations concernant l'évolution inquiétante de la science
climatique devant un large public lors d'une conférence donnée le 07 octobre 2008 à Houston. A noter que le Dr Roy Spencer estime à environ 0,4°C la hausse des températures durant le
XXIème siècle ce qui est bien loin des projections du GIEC (de 2 à 6°C). Il pense que ce sont les cycles naturels qui sont responsables du réchauffement du siècle dernier, l'augmentation
du taux de CO2 n'apportant qu'une faible contribution. Après avoir déclaré que les sceptiques avaient beaucoup de mal à se faire publier dans les revues scientifiques (il cite notamment Science et Nature, qu'il appelle des revues "grises" dans son livre, parce qu'elles sont manifestement orientées), il ajoute qu'il est, actuellement, très difficile d'effectuer des travaux qui ne vont pas dans le sens du GIEC, faute de financement.... Q : Alors, c'est simplement une question de financement ? Spencer : Je pense que c'est un problème essentiel. Le Congrès donne de l'argent pour étudier des problèmes. Si le réchauffement climatique est engendré par l'homme, alors c'est là que va l'argent. Si le réchauffement climatique anthropogénique n'est pas un problème, il y a un grand risque de perdre beaucoup de financements pour les contrats de recherche. Q: Vous avez tiré argument du fait que la température ne suit pas nécessairement les émissions de dioxyde de carbone mais n'est ce pas une bonne idée que de ne pas émettre du CO2 ? Spencer : Les niveaux préindustriels de CO2 étaient de 270 parties par millions dans l'atmosphère. Nous en sommes actuellement à 385 ou 390 ppm. Les serres industrielles fonctionnent avec 1000 ppm. Je pense que l'hypothèse selon laquelle le CO2 est nécessairement mauvais est de nature philosophique. Ce n'est pas une certitude scientifique. La Nature a adopté actuellement un certain équilibre mais je ne le vois être ni pré-contraint, ni nécessairement le meilleur statu-quo. Si vous discutez avec des physiologistes des plantes, ils vous diront que la terre est actuellement en train de crever de faim à cause du manque de CO2. Je pense que cette question devrait être étudiée de manière dépassionnée plutôt que de supposer que d'ajouter du CO2 est mauvais parce que ceci n'est pas une affirmation scientifique. Q: Si vous-même et les autres sceptiques du réchauffement global ont raison et que le GIEC a tort, alors pourquoi autant de scientifiques sont-ils aussi affirmatifs vis à vis du changement climatique ? Spencer : La plupart des scientifiques ne comprennent pas les mécanismes de base et ils préfèrent s'en référer aux modélisateurs du climat. Les modélisateurs du climat veulent rentrer toutes les données dans les modèles. Ainsi, les modèles climatiques sont supposés vous donner la solution par un coup de baguette magique. Je parierais qu'un grand nombre de scientifiques sont sceptiques mais ils ne l'admettront pas en public. Si vous en discutez avec la plupart des scientifiques qui sont des ardents supporters de cette question (NDLR : du réchauffement climatique anthropogénique), vous réalisez qu'ils ont une vision politique ou idéologique globale qui nécessite que l'humanité cesse de mettre du CO2 dans l'atmosphère. C'est une croyance religieuse et elle est très répandue dans les milieux scientifiques. Q : Qu'est ce ça fait d'être un sceptique dans ce domaine en l'année 2008 ? Spencer : Et bien, comme j'avance en âge, j'ai de moins en moins d'énergie. Ce débat aide à me maintenir en éveil. Cela n'aurait pas grande importance si ce n'étaient ses implications politiques. La direction dans laquelle nous nous dirigeons, du point de vue politique, va tuer des millions de personnes sans aucune bonne raison. De fait, les environnementalistes ont déjà tué des millions de personnes, sans raison, en bannissant le DDT.
NDLR : Vous ne risquez pas de voir ce genre de confidences dans la presse française ! Plusieurs points des réponses de Spencer recoupent le témoignage très
détaillé et particulièrement inquiétant sur le fonctionnement actuel de la science climatique exposés par Richard
Lindzen, ici. ( disponible en français). |
En Juin 2005, Yury Izrael, Directeur de l'Institut de l'Ecologie et du Climat du Globe de l'Académie des Sciences Russe et, à l'époque, Vice -Président de l'IPCC (GIEC), contredit la position officielle du GIEC (IPCC) qui affirme que la tendance du climat du globe peut être attribuée à des causes résultant de l'activité humaine. A la veille du sommet du G8 de 2005, Yury Izrael a déclaré ceci :
“One issue on the table at the G8 summit at Gleneagles in early July is global climate change. As I see it, this problem is overshadowed by many
fallacies and misconceptions that often form the basis for important political decisions. G8 leaders should pay attention to them. There is no proven link between human
activity and global warming.
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"C'est le Soleil qui est responsable du réchauffement climatique global, le gaz carbonique n'influant pratiquement pas sur ce processus", estime Khabiboullo
Abdoussamatov qui a été le chef du Laboratoire d'études spatiales de l'Observatoire principal (de Poulkovo) de l'Académie des sciences russe et directeur du projet d'Astrométrie de la
Station Spatiale Internationale pour la Russie.
(NDLR : vous retrouverez les résultats des carottages des glaces polaires ainsi que des commentaires d'autres chercheurs ici )
NDLR : Beaucoup avancent l'idée que l'effet de serre agirait comme une sorte de pullover qui envelopperait la terre. D'après Abdoussamatov, ce "pullover" réchauffé remonterait donc constamment vers les très hautes couches de l'atmosphère (où il perdrait son énergie calorifique) en se réchauffant et en se dilatant (ce qui est vraisemblable du point de vue de la physique . Autrement dit, tout se passe comme si vous changiez de pullover toutes les cinq minutes. Croyez vous que cela vous tiendrait chaud ? Et de fait, le CO2 est un gaz qui ne se comporte pas du tout comme le verre à vitres d'une serre de jardin... qui ne s'élève pas en s'échauffant. Cette image d'effet de serre, généreusement propagée, est donc sans doute à prendre avec des pincettes (voir ici) . A noter aussi, cette fuite permanente du CO2 réchauffé vers l'extérieur pourrait expliquer pourquoi les basse couches de l'atmosphère ne s'échauffent peu ou pas du tout, en tous cas, pas autant qu'on aurait pu le penser en appliquant la théorie de l'effet de serre selon lequel la troposphère devrait s'échauffer comme le fait le verre à vitre de la serre. Encore que les discussions aillent bon train sur cette question délicate mais cruciale.
"C'est pourquoi, explique le chercheur, la Terre, au lieu du réchauffement général prédit pour 2012-2015, doit s'attendre à ce que sa température se
mette à baisser lentement. La diminution progressive de l'énergie diffusée par le Soleil, qui atteindra son minimum vers 2040, conduira inévitablement à un profond refroidissement du
climat de la Terre – son minimum climatique – vers 2055-2060", prévoit le scientifique. |
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D'une autre sommité de la climatologie, unanimement respectée, bardée de médailles et de prix prestigieux, le professeur Richard S. Lindzen du (MIT) Massachussets Institute of Technology, membre de l'Académie des sciences américaine et ex-représentant auprès du GIEC, un extrait d'article du Wall Street Journal sous le titre: The Press Gets It Wrong ! "Science, in the public arena, is commonly used as a source of authority with which to bludgeon political opponents and propagandize uninformed citizens. This is what has been done with both the reports of the IPCC and the NAS. It is a reprehensible practice that corrodes our ability to make rational decisions. A fairer view of the science will show that there is still a vast amount of uncertainty--far more than advocates of Kyoto would like to acknowledge--and that the NAS report has hardly ended the debate." C'est à dire : La Presse a tout faux ! " La Science est communément utilisée, auprès du grand public, comme source d'autorité avec laquelle on peut réduire au silence ses opposants politiques et mettre en place une propagande auprès de nos concitoyens peu informés. C'est ce qui a été fait avec les rapports du GIEC et de l'Académie des Sciences. C'est une pratique répréhensible qui détruit notre capacité à prendre des décisions raisonnables. Une vision de la science plus équilibrée montrera qu'il existe encore une très grande marge d'incertitude, bien plus grande que celle que voudraient nous faire croire les supporters du traité de Kyoto, et aussi que le rapport de l'Académie des Sciences est très loin d'avoir clos le débat (NDLR : scientifique)." A noter que Richard S. Lindzen a multiplié les déclarations dénonçant les pratiques en cours dans le GIEC ainsi d'ailleurs que ses conclusions. Au mois de janvier 2008, Richard Lindzen s'est longuement exprimé dans les colonnes d'EcoWorld. Voici quelques extraits de ses déclarations : " L'idée d'un climat statique et invariable est étrangère à l'histoire de la terre ou de toute autre planète enveloppée d'un fluide. Le fait que le monde développé soit devenu hystérique pour un changement de température de quelques dixièmes de degré, sidérera les générations futures. Une telle hystérie résulte simplement de l'inculture scientifique du public et de sa sensibilité au principe Goebbelsien que la répétition finit par faire prendre une chose fausse pour la vérité, ainsi que de l'exploitation de ces faiblesses par des politiciens, par les promoteurs de l'environnement et, après 20 ans de battage médiatique, par beaucoup d'autres aussi. "
Après avoir longuement expliqué pourquoi et comment les mesures réelles démentent les modèles de l'effet de serre (des éléments que vous retrouverez tout au
long de ce site), Richard Lindzen poursuit :
Il donne un exemple :
Enfin, Richard Lindzen conclut : NDLR : Vous voilà informés. Dommage que les médias français ne rapportent jamais ce genre de propos.... Mise à jour Octobre 2008 : Richard Lindzen a rédigé un article très documenté et enrichi par de nombreux exemples réels, pour dénoncer les pratiques délétères qui ont actuellement cours pour imposer l'idée du réchauffement climatique anthropique. Lisez cette page et l'article attaché (traduit en français par Pensée-Unique et ses amis)
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Je ne pouvais pas ne pas évoquer la personnalité de Marcel Leroux qui était un grand climatologue français. Il est décédé en Août 2008. Professeur émérite de climatologie à l'Université Jean-Moulin (Lyon), il était directeur du Laboratoire de climatologie, risques et environnement du CNRS. Il a publié un certain nombre d'ouvrages (en anglais, le plus souvent) très connus dans le monde de la climatologie. Sa notoriété est mondiale. Il est l'auteur d'une théorie importante sur le climat de la planète qui repose sur l'existence de vastes cellules de convection qu'il appelle des AMP (anticyclones mobiles polaires). Il réfutait notamment, et avec énergie, l'idée que l'on puisse réellement définir une température moyenne de la planète comme le fait le GIEC. La suite de cette chronique est tirée en grande partie de Wikipedia/Marcel_leroux. Dans son livre « Global Warming: Myth or Reality? The Erring ways of Climatology » (Réchauffement planétaire : mythe ou réalité ? Les errements de la climatologie), Marcel Leroux explique que les arguments en faveur de la théorie du réchauffement climatique se fondent sur des modèles qui — avec leurs insuffisances dans la compréhension et l'explication des phénomènes météorologiques — ne peuvent pas justifier avec fiabilité cette prédiction : « Nous n'avons ainsi pas de besoin de recourir à des modèles compliqués pour nous dire que le CO2 entraîne, en théorie, une augmentation de la température... Toutefois, l'hypothèse n'a jamais été démontrée en ce qui a trait au climat et demeure dans le domaine du virtuel. » Marcel Leroux se pose également la question de savoir si le réchauffement ne pourrait pas être bénéfique dans certaines régions. Quant aux causes du changement climatique, il écrit dans une section intitulée Conclusion : l’effet de serre n’est pas la cause du changement climatique : « Les causes probables du changement climatique sont donc : des paramètres orbitaux bien établis à l’échelle paléoclimatique, avec des conséquences climatiques freinées par l’effet d’inertie des accumulations glaciaires; l’activité solaire que d’aucuns pensent être responsables de la moitié de l’augmentation de 0,6°C de température et par d’autres, de toute cette augmentation, débat qui appelle certainement un supplément d’analyse; l’activité volcanique et les aérosols associés (plus particulièrement les sulfates), dont les effets (à court terme) sont incontestables; et loin après, l’effet de serre, et en particulier celui causé par la vapeur d’eau, dont l’influence est inconnue. Ces facteurs se conjuguent en permanence et il semble difficile d’établir l’importance relative de ces différents facteurs sur l’évolution du climat. De même, il est tendancieux de faire ressortir le facteur anthropique alors qu’il est, clairement, le moins crédible parmi tous les autres facteurs cités ci-dessus. » (Leroux 2005, p. 120) Ailleurs, Marcel Leroux (2003) résume ainsi son point de vue sur la théorie du réchauffement climatique : " Le réchauffement global est une hypothèse issue de modèles théoriques et fondée sur des relations simplistes, qui annoncent une élévation de la température, proclamée mais non démontrée. Les contradictions sont nombreuses entre les prédictions et les faits climatiques directement observés, l’ignorance délibérée de ces distorsions flagrantes constituant une imposture scientifique."
NDLR : Marcel Leroux ne mâchait pas ses mots : "Une imposture scientifique "?. Il a d'ailleurs rebaptisé le sigle IPCC (C'est le GIEC en anglais) : Je ne peux mieux faire que de vous inviter à visionner ce petit film, tourné peu de temps avant son décès et à lire le texte d'un de ses récents interviews (en français, format pdf). Il dit tout. |
Un de mes collègues chercheur m'a fait parvenir un document amusant et surtout très révélateur des distorsions qu'apportent à la vraie démarche scientifique, les méthodes de financement actuelles qui visent à ne faire travailler les chercheurs que sur des contrats industriels ou sur d'autres formes de pilotage. En matière de recherche comme dans toute autre matière, les crédits c'est à dire l'argent indispensable à la poursuite de ses travaux, est le nerf de la guerre.
Hélas ! Hélas, Hélas, comme je vous l'ai déjà dit dans "ce blog, pourquoi faire", nous en sommes arrivés à des sommets en matière de distorsions et de détournements de la science dont on peut mesurer chaque jour les effets destructeurs : Omniprésence des lobbies, pression des médias, résultats déviants filtrés ou carrément interdits de publication, disparition de l'indépendance intellectuelle des chercheurs, effets de "mode" récurrents etc. Ce n'était pas comme cela, il y a quelques années !
Le plus révélateur de ce petit document c'est qu'il a été composé par un étudiant en PhD (Thèse de doctorat) d'une université américaine.Il s'appelle Jorge Cham et vous pourrez trouver la version
originale (en anglais évidemment) de son petit diagramme sur son site, (www.phdcomics.com) très amusant et très typique des pressions qui s'exercent sur
les jeunes chercheurs outre-atlantique mais aussi sur les nôtres, hélas, depuis peu (notamment par le biais de l'ANR (Agence Nationale de la Recherche)). Si vous êtes anglophone, je vous en
recommande la consultation...
Voici le diagramme original :
Ci-dessous une interprétation libre. Je l'ai un peu adaptée tout en en conservant l'esprit. J'ai rajouté deux flèches inverses autour de "modifier la théorie pour coller aux données " (car, hélas, certains vont jusqu'à modifier les données. Cela s'est vu récemment !):
Une autre illustration de cette même dérive a été relevée par un autre collègue et ami, lecteur espagnol, dans le livre de Pilkey, O.H., and L. Pilkey-Jarvis, 2007 :
"Useless Arithmetic: Why Environmental Scientists Can’t Predict the Future" New York, Columbia University Press. On y trouve cette phrase éclairante :
Le chercheur dit :
"Nous allons faire une analyse objective... Donnez moi les objectifs et je ferai l'analyse !"
.
Alors, quand j'entends ou que je lis partout que telle ou telle commission adhoc est composée de "2000 chercheurs indépendants" (comme le GIEC, par exemple) et que je vois mes contemporains considérer cela comme une preuve que tout ce qui se dira ou s'écrira sera réellement indépendant, je baisse la tête.
Croyez moi, ami lecteur, c'en est à peu près fini de l'indépendance des chercheurs. Ils sont presque tous soumis à de tels impératifs de nos jours que sauf à se condamner à être privés de crédits
et à végéter dans un placard pendant des années comme le dit Richard Lindzen, ils n'ont d'autres choix que d'obtempérer et de se plier à la Pensée Unique. Ils ne sont pas tous comme Galilée, Einstein, Maiman, Darwin, Wegener etc!
Il est d'ailleurs significatif que beaucoup de ceux qui refusent d'adhérer, de nos jours, à la pensée unique en matière de climatologie et qui le clament haut et fort, sont, ou hors d'atteinte ou
retraités comme Richard S. lindzen, Frederick Seitz et Bill Gray, parmi d'autres...
Allez voir la page "paroles de grands chercheurs" . Vous serez étonnés : Il y a de très nombreux résistants parmi les bons spécialistes qui ne se privent pas de parler !
L'effet de serre remis en question par plusieurs physiciens (mis à jour le 21/04/09)Comme je vous l'ai souvent dit, ce site vise à compléter (ou à corriger, le cas échéant) les nombreuse informations que vous assènent les grands médias et les grands prophètes du "réchauffement climatique global", le plus souvent incompétents. Pour eux, -du moins, ils le tiennent pour tel-, le débat est clos. La cause est entendue : Les traces de CO2 présentes dans l'atmosphère sont, via l'effet de serre, les grands responsables du réchauffement global ! D'ailleurs c'est bénéfique, ajoutent-ils (tant que l'homme ne s'est pas ingénié à en rajouter), puisque si l'effet de serre n'existait pas, nous serions condamnés à vivre à -18°C, autrement dit, au Groenland ! Les affirmations de ces cavaliers de l'apocalypse paraissent revêtues du "consensus" de la quasi-totalité des scientifiques et des médias qui, en réalité, n'ont jamais cherché à vérifier ces théories. Alors, une fois encore, vous admettez tout cela comme un fait acquis et vous pensez certainement qu'il n'existe aucune controverse. Eh pourtant, le crédo de l'effet de serre est très sérieusement contesté par des physiciens spécialistes, théoriciens et thermodynamiciens, qui expliquent que la théorie de l'effet de serre traditionnelle ne tient pas la route, viole les lois fondamentales de la physique et que certains calculs de température qui ont conduits aux chiffres mille fois répétés, sont absolument faux... Si vous avez eu la curiosité de lire la page consacré aux théories (au pluriel) du réchauffement climatique, vous avez déjà pu constater qu'il existe, au moins, une explication alternative à celle de l'effet de serre du CO2, qui tient suffisamment la route, comme on dit vulgairement, au point qu'un important projet, doté de gros capitaux, a démarré au CERN en 2007 pour en préciser les mécanismes fondamentaux. Les articles présentés ci-dessous relèvent de la même philosophie qui est de vous expliquer que le débat n'est pas aussi entendu qu'on voudrait vous le faire croire, qu'il existe au contraire de solides arguments qui mettent en doute, cette fois-ci, les thèses actuelles voire l'existence ou l'efficacité de l'effet de serre. L'affaire est d'importance cruciale puisqu'elle touche au coeur même du problème. L'effet de serre que beaucoup (de non-physiciens) considèrent comme une évidence, existe t'il réellement ? S'il existe, est-il vraiment responsable de l'évolution des températures de notre planète et, si c'est le cas, est-il correctement modélisé ? Nous allons voir ce qu'en disent plusieurs physiciens chevronnés. Attention : Cet article est forcément un peu plus "technique" que les autres, mais il est difficile de faire autrement si on veut comprendre. Comme vous le verrez, les idées naïves et les calculs simplistes ou carrément erronés que véhiculent nombre de publications dont quelques uns ont pourtant reçues le fameux label "peer-reviewed" (acceptées par les pairs), méritent le détour. Cette longue page est divisée en cinq parties. En voici le plan : A) Rappels du modèle de l'effet de serre traditionnel (d'après Roy Spencer) B) La théorie de l'effet de serre "saturé" de Miskolczi. D) Les lois du corps noir ne s'appliquent pas aux gaz ni aux liquides (physicien américain) addendum du 10 nov 2008. E) Brève introduction à la théorie de l'effet de serre adiabatique de l'école Russe. F) Quelques rappels sur le rôle des nuages. ____________________________________________________________________________________________________
Etape 1 - Le grand principe : L'équilibre radiatif 1) Placée dans le vide inter-sidéral, la terre ne peut recevoir de chaleur en provenance du soleil que par le biais de radiations lumineuses : le flux solaire incident. 2) Si la terre (ou toute autre planète) n'avait aucun moyen de se débarrasser de cette énergie incidente qui lui parvient perpétuellement du soleil, sa température augmenterait indéfiniment... Mais en fait et heureusement pour nous, la terre ainsi irradiée, parvient à éliminer tout ou partie de l'énergie incidente. Comment fait elle ? 3) La terre réchauffée par les rayons solaires, émet vers tout l'espace des radiations infra-rouges comme tout corps réchauffé au dessus du zéro absolu (0°K). Ce rayonnement émis vers l'espace permet à la terre de se refroidir. 4) L'équilibre est atteint, c'est à dire que la température de la terre reste constante quand la quantité d'énergie incidente (venant du soleil) est égale à la quantité d'énergie perdue par rayonnement infra-rouge émis vers l'espace. Je complète le texte de Spencer en remarquant que la terre se débarrasse aussi d'une partie du flux solaire incident en le réfléchissant suivant un paramètre appelé l'Albedo. L'émission infra-rouge est, elle, caractérisée par un paramètre appelé l'émissivité. 5) Cet équilibre entre ce qui parvient sur la terre et ce qui s'en échappe, s'appelle "l'équilibre radiatif". Notez que, dans ce schéma, et c'est la grande différence avec les idées de O. G. Sorokhtin, G. V. Chilingar et L. F. Khylyuk exposées plus bas, les échanges sont fondamentalement radiatifs et non convectifs. 6) L'introduction des "gaz à effet de serre" générés par les activités humaines est supposée affecter cet équilibre radiatif. Autrement dit, on pense que les gaz à effets de serre, générés par l'activité humaine (et même sa respiration !), empêchent la terre de se refroidir suffisamment, ce qui conduit au réchauffement global. Nous dit-on. Vous verrez ci-dessous que cette idée est énergiquement mise à mal par la théorie de Miskolczi (2008) sans compter les objections fondamentales émises par deux autres physiciens allemands. Etape 2 - Le déséquilibre radiatif en quelques chiffres ... Question : Ainsi, nous (les hommes) sommes supposés avoir détruit l'équilibre radiatif de notre belle planète bleue en injectant inconsidérément du CO2 et d'autres GES (gaz à effet de serre) dans son atmosphère...De combien aurions nous perturbé cet équilibre ? Réponse : On estime que le taux de refroidissement (par émission d'infra-rouges) qui est normalement d'environ 235 Watt/m2 aurait été réduit d'environ 1,6 Watt/m2 par l'accumulation du CO2 anthropogénique dans l'atmosphère depuis le début de l'ère industrielle. Mais nous ne sommes plus au début de l'ère industrielle et compte tenu de l'augmentation de température déjà observée (+0,6 °C /100 ans), nous n'en sommes plus, actuellement, qu'à un déficit de 0,8 Watt/m2 que la terre devrait rattraper en se réchauffant encore plus... disent les tenants de la théorie de l'effet de serre. Question : Sommes nous absolument certains de l'existence et de la valeur de ce déséquilibre radiatif aussi appelé "forçage radiatif" ? L'avons nous mesuré ? Réponse : Non. Les instruments actuels en orbite autour de la planète ne sont ni assez sensibles ni assez précis pour détecter de si faibles variations (je rappelle ici que Roy Spencer qui affirme cela est un spécialiste des mesures satellitaires). Ces déséquilibres radiatifs de 1,6 ou 0,8 watt/m2 résultent de calculs purement théoriques. Nous n'en avons pas la preuve expérimentale directe. Question : Quelle est (ou serait) la conséquence directe de ce "forçage radiatif" sur la planète en terme d'accroissement de température ? Réponse : Si toutes les choses restaient égales par ailleurs, c'est à dire si la terre ne réagissait pas par l'intermédiaire de rétroactions positives ou négatives à un léger réchauffement, l'effet d'un doublement de la proportion du CO2 dans l'atmosphère (peut-être obtenu à la fin du siècle) serait très faible. La température de la planète augmenterait d'environ 0,56°C (Ou 1°F. certains disent 1,2°C). Pour avoir une idée précise de la contribution humaine, pensez que l'homme rajoute une molécule de CO2 pour 100.000 molécules d'air, tous les cinq ans. C'est une contribution minuscule. Question: Mais, alors, comment se fait-il que l'on nous promette des hausses de températures très supérieures, de l'ordre de 2 à 4°C, voire 5 ou 6°C?
Réponse : Le problème c'est que, sans doute, la planète (océans, sol, végétation, biotas etc.) peut réagir à une aussi faible variation de température. Par exemple, on peut assister à une
modification de l'ennuagement à basse altitude qui protège du soleil ou, au contraire, à haute altitude qui augmente l'effet de serre. Les océans réchauffés peuvent dégazer du CO2 et
enrichir encore l'atmosphère en vapeur d'eau qui est un puissant gaz à effet de serre, la végétation peut aussi réagir etc. Ces réactions de la planète peuvent s'opérer soit en essayant
de contrer la montée des températures (rétroactions négatives) soit, au contraire, en l'amplifiant (rétroactions positives). Tout le problème est là. Et là aussi se trouvent les
principales incertitudes des modèles climatiques qui font des prévisions, comme ceux du GIEC. Etape 3 - Les incertitudes des modèles de l'effet de serre :
Tout d'abord, il n'y a pas qu'un seul modèle de l'effet de serre, mais bien plusieurs (voir, par exemple, celui de Lindzen, cité plus bas). Et ces modèles ont considérablement évolué au
cours du temps. Partant de l'hypothèse d'Arrhénius (1896, voir ci-dessous) les modèles font maintenant appel aux principes fondamentaux de la théorie des radiations. Ils impliquent aussi
la convection des masses d'air (et de gaz à effet de serre) dans l'atmosphère.
Compte tenu des ces incertitudes et des données objectives (souvent contrariantes pour les tenants de l'effet de serre) dont nous disposons sur l'histoire du climat de la planète
(voir ici), il est parfaitement sain et naturel que de nombreux scientifiques continuent à s'interroger sur l'exactitude des modèles
de l'effet de serre, même si beaucoup de propagandistes prétendent que "la science a dit son dernier mot !" ou que "l'affaire est réglée". Il n'en est rien, comme va vous le démontrer la
discussion qui suit cette petite introduction. D'autre part, comme vous le verrez en fin de cette page, de nombreux articles
paraissent, jour après jour, pour démonter telle ou telle idée fausse sur les rétroactions supposées positives et qui, en fait, s'avèrent négatives (voir ici aussi, pour un autre exemple).
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B) La théorie "corrigée" de l'effet de serre : L'effet de serre est constamment saturé !
Ferenc Miskolczi est un physicien de l'atmosphère spécialisé dans les transferts radiatifs. Il a longtemps travaillé au sein de la NASA en tant que directeur de recherches, sur plusieurs
projets de mesures à distance (remote sensing) dans l'atmosphère et sur l'évaluation du budget radiatif de la terre. Il est intéressant de remarquer que le Professeur Zagoni qui est, maintenant, un des principaux supporters de la théorie de Miskolczi était, il y a quelques mois à peine, le plus ardent défenseur de la théorie classique du réchauffement anthropogénique en Hongrie. On peut lire cet article du 30 août 2007 dans lequel il fustige les journalistes qui doutent que la cause d'une vague de chaleur sur la Hongrie soit le réchauffement anthropogénique. C'était à peine quelques semaines avant qu'il découvre la théorie de Miskolczi et devienne instantanément sceptique sur la théorie classique de l'effet de serre...Il faut dire que cette nouvelle théorie ne manque pas d'arguments. Notamment, elle prévoit, ex nihilo, que l'effet de serre est déjà saturé et ne pourra plus augmenter et que l'atmosphère a une épaisseur optique constante (c'est à dire quel que soit l'ajout de gaz à effet de serre) de 1,84 et la valeur mesurée est de... 1,87 ! Cet article a fait grand bruit et n'a pas plu à tout le monde parce qu'il met à bas tout l'édifice patiemment installé par le GIEC et ses thuriféraires. Pourtant, à la différence des modèles classiques de l'effet de serre utilisé par le GIEC, le modèle analytique de Ferenc Miskolczi permet d'expliquer un certain nombre d'observations dérangeantes pour les modèles actuels, telles que l'absence de hotspot dans la troposphère, mentionné ci-dessous, entre autres.
A noter aussi que le modèle de Ferenc Miskolczi (publié en 2007) n'est pas un modèle d'ordinateur de l'effet de serre dans lequel on rentre un certain nombre d'équations "plausibles"
ainsi qu'un certain nombre de paramètres qui sont plus ou moins "ajustés" pour obtenir le résultat (désiré ?). Il s'agit, cette fois-ci, d'un modèle mathématique, ou plutôt, analytique
basé essentiellement sur des considérations d'équilibre énergétique. Cela fait une énorme différence. 1) Dans tous les modèles en vigueur, le CO2 et la vapeur d'eau sont traités en étapes successives : Il n' y a aucune raison qu'il en soit ainsi. Les gaz à effet de serre doivent être traités "en bloc" .
Un des points essentiels et qui demeure obscur (pour moi, comme pour de nombreux scientifiques) dans les modèles classiques de l'effet de serre consiste à appliquer un traitement
différent pour les deux gaz à effet de serre principaux : La vapeur d'eau et le gaz carbonique CO2. En effet, pour quelle raison (scientifique, sinon politique) tous les calculs sont
centrés sur le deuxième acteur de l'effet de serre : le CO2 qui se trouve être relativement mineur par rapport à l'effet exercé par la vapeur d'eau H20, beaucoup plus efficace et
infiniment plus présente dans l'atmosphère ? La réponse est pratiquement invariable, même si elle n'est pas satisfaisante : On considère l'effet du CO2 car c'est lui qui piloterait
l'effet de la vapeur d'eau qui ne serait donc qu'une rétroaction liée au réchauffement causé par le CO2. Autrement dit le maître est beaucoup plus petit que son grand esclave... Du point de vue des modèles d'ordinateurs GCM (Global Climate Models) on considère donc -et cela a des implications considérables- que le processus d'évolution du climat se fait par étapes, successives et séparées : Le CO2 réchauffe la planète, puis la teneur en vapeur d'eau de l'atmosphère augmente ce qui à son tour fait monter la température qui, à son tour fait augmenter le taux de vapeur d'eau de l'atmosphère augmentant encore la température etc. Comme on le voit, un tel enchaînement séquentiel ne peut que conduire à une divergence et au fameux "tipping point" (point de basculement) cher à James Hansen, à Al Gore et à leurs admirateurs... Notez au passage que ce faisant, on considère que le taux d'humidité relative reste constant pendant que la concentration du CO2 augmente. C'est la base même du processus séquentiel.
Ferenc Miskolczi fait remarquer que cette procédure n'a aucun sens du point de vue de la physique de l'atmosphère et de l'équilibre des échanges terre-atmosphère-espace. En effet, il ne
peut exister d'équations d'équilibre séparées pour les différents gaz à effet de serre. Il n'existe qu'une seule équation d'équilibre (radiatif) qui implique tous les gaz à effets de
serre, notre planète et l'énergie solaire, d'un seul coup. L'hypothèse (car c'en est une) des événements séquentiels ne pourrait être validée que si l'équilibre était effectivement
atteint par une suite d'échelons distinguables dans le temps. Cette hypothèse n'est pas validée par les observations. Il n'y a donc aucune raison de la faire. 2) Les équations de base de l'effet de serre (sur les avatars desquelles reposent tous les modèles actuels) établies en 1922 par Milne à la suite d'Eddington (1916) sont erronées parce qu'elles sont incomplètes (dans l'article "Radiative equilibrium: The insolation of an atmosphere". Monthly notices of the Royal Astronomical Society, XXIV, 872-896). Ces équations partent de l'hypothèse d'une atmosphère semi-infinie . Elles sont incomplètes parce qu'elles ne contiennent pas les équations d'équilibre énergétique nécessaires. D'autre part, Milne avait déclaré (à tort) que "L'hypothèse d'une épaisseur infinie n'induit qu'un perte très faible ou nulle de généralité"... Ce qui s'avère faux comme le montre le travail de Miskolczi qui lui observe que l'atmosphère est limitée, et d'autre part que le système d'échange de flux entre la terre, l'atmosphère et l'espace extérieur obéit à des lois de conservation de l'énergie qui bouleversent totalement les conclusions. Parmi d'autres anomalies de la théorie classique de l'effet de serre, il en est une qui pose un grave problème et qui n'est toujours pas résolue de manière satisfaisante. Nous allons la rappeler : Paradoxe de la discontinuité de température à la surface de la terre : Ainsi, la théorie en vigueur éprouve bien des difficultés à gérer un paradoxe qui est révélateur d'un grave problème. Il s'agit de la différence, indiquée par les modèles classiquement utilisés, entre la température du sol et celle de l'air qui se trouve immédiatement en contact avec le sol. Cette discontinuité trahit, selon Miskolczi, une anomalie ou une erreur fondamentale du modèle de base qui doit être impérativement corrigée. A titre d'illustration voici une représentation du schéma et des équations actuellement utilisées par les modèles traditionnels de l'effet de serre.
Il est impossible, dans le cadre de cet exposé, de détailler la signification exacte de tous les symboles qui figurent sur cette image. Néanmoins, l'examen de la partie située en bas et à droite ( AIR et GROUND) nous montre que le résultat des calculs résultants de l'approximation de Schwarzchild-Milne, donne une température différente pour l'air situé près du sol et pour le sol lui-même. Par exemple, pour une profondeur optique ( c'est le coefficient d'absorption) de 1,84, proche de la réalité objective, la différence entre la température du sol et de l'air en contact serait de 25°C ! Ce qui est évidemment totalement irréaliste. Les modèles informatiques actuels se tirent de ce mauvais pas à l'aide d'adaptations "ad-hoc" inclues dans les programmes. A l'opposé, la théorie "corrigée" de l'effet de serre avancée par Miskolczi montre que, comme il se doit, cette discontinuité irréaliste n'existe pas. En réalité le paradoxe de la discontinuité à la surface de la terre résulte de la non application de "lois de fermeture" qui imposent des conditions aux limites qui ont été "oubliées" par les théoriciens du siècle dernier, et suivis, sans discussion, par les climatologues actuels. 3) La théorie de Miskolczi considère que l'atmosphère est limitée des deux cotés (haut et bas) et semi-transparente, et non pas semi-infinie et opaque. Il utilise la loi de Kirchhoff. Sans rentrer dans les détails, mais pour donner un simple aperçu, nous allons expliquer brièvement comment Miskolczi établit ses lois de conservation de l'énergie. Ceux qui veulent en savoir plus sont invités à se reporter aux deux sources suivantes qui abondent de détails sur la procédure employée (source1, rédigée par le Professeur Zagoni ) (source2). L'article original de Miskolczi est, évidemment, moins pédagogique que ces deux sources. Miskolczi considère que le système terre-atmosphère n'est rien d'autre qu'un système convertisseur de flux d'énergie de courtes longueurs d'ondes ( flux de lumière visible venant du soleil ) en flux de grandes longueurs d'onde (flux Infra rouge). L'énergie rentre dans le système sous forme de longueurs d'ondes visibles (flux FO ). Il évolue dans le système constitué par l'atmosphère (E) et la surface terrestre (S). Il ressort et s'échappe dans l'espace sous la forme d'un flux Infra Rouge (OLR). Dans la figure ci-contre SU représente le (surface up) le flux émis par la surface vers le haut. FO représente le flux rentrant total dû au soleil. EU représente le flux montant (IR) venant de l'atmosphère et ED le flux descendant (IR) de l'atmosphère. Dans son expression la plus élémentaire, la première loi de conservation de l'énergie s'écrit donc comme suit : OLR = SU -FO + ED -EU Si on suppose que le système atmosphérique est capable d'absorber la totalité du flux rentrant (FO) pour réchauffer le système. ( FO=OLR). Cette équation peut être explicitée si on considère que l'on peut appliquer la loi de Kirchhoff aux couples (Surface-Atmosphère) et (sommet de l'atmosphère-espace). Rappelons que la loi de Kirchhoff (pour les systèmes radiants) est une loi qui concerne les échanges de chaleur (et donc d'infra-rouges). Elle stipule qu'un corps (noir ou gris) a un pouvoir absorbant égal à son pouvoir émetteur. Inutile de dire que l'application de cette loi de thermique à l'atmosphère, pose problème. Miskolczi en est parfaitement conscient et il justifie l'utilisation de cette loi à partir de mesures réelles effectuées dans l'atmosphère, comme nous le verrons ci-dessous. Si on applique la loi de Kirchhoff, on obtient les égalités suivantes : ED = SU (équilibre à la surface) EU = FO = OLR (équilibre au sommet de l'atmosphère). Ce qui, introduit dans l'équation générale précédente, donne : SU= 3/2(OLR) .
Cette équation est illustrée et justifiée ( à 4% près) par Miskolczi sur la figure ci-contre, qui résulte de mesures directes effectuées par radio-sondes. Remarquons au passage que cette loi et les mesures indiquent que le flux émis (mesures à 61km d'altitude) librement vers l'espace est de 250W/m2 tandis que le le flux émis par la terre est de 375W/m2 . Le rapport (AR4 de 2007) du GIEC basé sur les travaux de Kiehl et Trenberth indique respectivement des valeurs de 235W/m2 et 390W/m2 . Ce qui signifie que le GIEC surestime le flux émis par la terre (et donc sa température) et sous estime le flux qui s'échappe dans l'espace, ce qui donne une plus grande importance à l'effet de serre. Bien que faibles ces écarts ne sont pas négligeables : rappelons-nous que nous bataillons pour les rares W/m2 (de 1 à 3,7 W/m2 ) supplémentaires qui parviennent (ou pas) sur la terre du fait de l'effet de serre... Le coefficient 3/2 qui figure dans l'équation précédente est crucial. Il fixe une valeur maximale à l'effet de serre. Cette condition est obtenue à partir de l'équation de conservation des énergies auquel le système ne peut déroger quoiqu'il arrive. Ainsi, pour avoir une idée des réactions du système à une brusque perturbation, comme par exemple l'ajout instantané de CO2 dans l'atmosphère, nous baptisons ce coefficient f. La dérivée partielle de l'équation précédente donne : df/f = d(OLR)/OLR -d(SU)/SU Un brusque ajout de CO2 dans l'atmosphère donnerait df/f >0. C'est à dire que OLR doit croître plus vite que SU autrement dit, en clair, que le flux partant dans l'espace doit croître plus vite que celui qui est émis par la terre. Ceci entraîne une contreréaction négative qui va faire faire revenir f à sa valeur normale de 2/3 après un court délai.Ceci nécessite un abaissement d'une autre composante de l'effet de serre, par exemple celui de la vapeur d'eau (H2O) qu'il est facile d'éliminer (par exemple sous forme de pluie) pour retrouver le niveau normal de f =2/3 et donc restaurer la température de l'atmosphère et par suite, de la terre. En clair , l'introduction de l'équation d'équilibre énergétique impose une limite à l'effet de serre que celui-ci ne peut dépasser.... et qui est déjà atteint. Ceci permet d'expliquer les échecs successifs visant à détecter le fameux hotspot ( décrit ci-dessous plus en détail) prévu par les modèles classiques comme on le voit sur le graphe ci-contre (Douglass et al) (source) qui est montré à plusieurs reprises dans ce site. Autrement dit, il semble bien que la zone troposphérique refuse de se réchauffer 3 à 4 fois plus que la terre comme le prévoient les modèles. Le résultat des mesures (points bleus) est parfaitement conforme avec le modèle de Miskolczi. Ils sont en désaccord avec les résultats des modèles (en rouge).
Après avoir fait usage (et vérifié l'applicabilité) de la loi de Kirchhoff qui constitue une équation de "fermeture" pour l'évolution du système, Miskolczi fait intervenir le théorème du Viriel qui précise que l'énergie cinétique est égale à la moitié de l'énergie potentielle pour un système de particules en interaction gravitationnelle. L'utilisation de ce théorème implique le phénomène de convection qui fait remonter l'air chaud et descendre l'air froid (comme dans la théorie de l'effet de serre adiabatique de Sorokhtin, Chilingar et Khylyuk où la convection est prioritaire, voir ci-dessous). Dans le modèle de Miskolczi, l'atmosphère est en équilibre hydrostatique déterminé par les forces gravitationnelles. A partir de considérations impliquant la pression de radiation, l'énergie cinétique peut être assimilée au flux IR montant de l'atmosphère EU et l'énergie potentielle est assimilée au flux infra-rouge montant de la surface terrestre SU . Cette utilisation du théorème du viriel est délicate. Elle perturbe sérieusement les tenants de la théorie classique, tout comme d'ailleurs l'application de la loi de Kirchhoff.. L'utilisation du théorème du viriel permet de calculer la fraction de SU qui repart librement dans l'espace, c'est à dire celle qui n'est pas absorbée par l'atmosphère. . Les équations ultrasimplifiées rappelées ci-dessus qui permettent de comprendre comment Miskolczi a établi sa loi de conservation de l'énergie n'impliquent nulle part que l'atmosphère ne renvoie pas intégralement le flux reçu par la terre vers l'espace. En effet, une partie est absorbée par l'atmosphère. Ceci est paramètré par l'absorption optique (ou son inverse la transmittance). Cette transmittance est déterminée par le jeu complexe des fenêtres de transmissions infra-rouges des différents gaz à effet de serre (dont Miskolczi est un spécialiste). Bien entendu, ce paramètre fondamental est introduit dans les équations complètes et c'est pour cette raison que cette théorie est qualifiée de théorie "semi-transparente" et non d'infiniment absorbante comme la théorie classique. Pour être plus complet, précisons que la théorie de Miskolczi démontre que l'atmosphère utilise le principe du minimum d'énergie. Ce faisant, elle est caractérisée par une valeur toute particulière de l'absorption optique (appelée profondeur optique égale à 1,84 sachant que la profondeur optique effectivement mesurée est égale à 1,87) qui joue un rôle absolument central dans l'évolution du système. En effet, lors de n'importe quelle perturbation du système (e.g. plus ou moins de CO2 ou de H2O introduits) le système va évoluer pour satisfaire aux équations d'équilibre afin de restaurer cette profondeur optique d'environ 1,84. Par exemple, en retirant de la vapeur d'eau de l'atmosphère pour compenser un ajout de CO2 .
Comme je l'ai fait remarquer, l'application de la loi de Kirchhoff et du théorème du Viriel à l'atmosphère sont conceptuellement délicates. Afin de vérifier la validité de ces applications, Miskolczi présente le tableau ci-contre qui rassemble les résultats de mesures par radiosondes. On constate bien que la loi de Kirchhoff semble bien s'appliquer pour l'atmosphère, de même que le théorème du Viriel ( SU =2EU). Les lois de conservation d'énergie et de d'équilibre radiatif sont également vérifiées par les mesures des radio-sondes. dont Miskolczi était un expert à la NASA.
Remarques sur l'efficacité des rétroactions climatiques (source ici): La survenue de l'évènement El Niño de l'année 1998 nous fournit une illustration directe de la manière dont réagit le système climatique à la suite d'un réchauffement intense et bref. Ceci est illustré sur le graphe ci-contre : A partir des données publiées par la World Meteorological Organisation ou de n'importe quel relevé crédible de températures tels que ceux que vous pourrez trouver dans cette page, vous pourrez observer que le réchauffement causé par El Niño a été "surcompensé" dans les années suivantes par un refroidissement (relatif) de la température qui s'est prolongé jusqu'en 2001 environ. On sait que l'El Niño très intense de 1998 a été suivi par un La Niña (froid) pendant les deux années suivantes. Il est (selon moi) assez étonnant que cet évènement, pourtant révélateur de la manière dont évolue la machine climatique n'ait, à ma connaissance, fait l'objet d'aucune étude attentive. En effet, il est assez rare que la Nature nous fournisse un sujet d'étude aussi pertinent : Une brusque et forte hausse de température liée à des phénomènes océaniques s'est produite en 1998, suivie par un refroidissement énergique nous donnant ainsi l'occasion de voir "en direct" comment le climat à réagi...En fait, c'est une véritable expérience naturelle qui s'est déroulée sous nos yeux.
Il est hors de doute que ce réchauffement brutal de la surface de la planète et surtout de son océan pacifique, a expédié une grande bouffée de vapeur d'eau dans l'atmosphère. Comme
chacun sait, la vapeur d'eau est un puissant gaz à effet de serre et, selon les modèles en vigueur, ce serait elle qui serait responsable des 3/4 ou des 4/5èmes du réchauffement global
(par effet de rétroaction positive, supposée dans les modèles d'ordinateurs).
De fait, si on rapproche le graphique des température de celui de l'occurrence des El Niño et des La Niñas, on ne voit aucune tendance à la divergence lors des réchauffements de la
température. (voir cette page : les effets océaniques) 4) Illustration pédagogique : Il existe une analogie hydraulique de l'effet de serre traditionnel. On peut la modifier pour illustrer la théorie de Miskolczi. (d'après l'auteur du site) Les chercheurs pédagogues ont trouvé une analogie hydraulique de l'effet de serre. Elle est bien connue aux Etats-Unis sous le nom "the bucket analogy", l'analogie du seau. Vous en trouverez une autre explication ici. Cette analogie qui est beaucoup plus astucieuse et plus proche de la réalité des modèles que celle de la serre de jardin, (fausse comme vous le verrez ci-dessous et malheureusement popularisée par certains sites), est représentée sur la partie gauche du dessin ci-contre.
L'idée est la suivante : Vous disposez d'un seau cylindrique en plastique dans lequel vous avez percé des petits trous (disons 2mm de diamètre) équidistants suivant une génératrice
verticale du cylindre, comme représenté sur le dessin. En utilisant un robinet ajustable, vous faites couler de l'eau dans le seau jusqu'à obtenir un équilibre stable à une hauteur h qui
affleure en général à un trou. Ceci peut être facilement obtenu en ajustant le débit d'eau. Inutile de préciser que, comme toutes les analogies de ce genre, celle-ci est susceptible de nombreuses critiques. Ce n'est guère qu'une illustration.
Toujours en gardant à l'esprit qu'il ne s'agit de rien d'autre que d'une illustration pédagogique, on se souvient que le principe de conservation de l'énergie (et de la loi de Kirchhoff) utilisé par Miskolczi impliquent que, parvenu à un certain point, l'effet de serre (et la température) ne peuvent plus augmenter parce que toute augmentation de CO2 (par exemple) est immédiatement compensée par la disparition d'une quantité ad-hoc de vapeur d'eau dans la haute troposphère, c'est à dire à l'endroit où l'effet de serre est le plus efficace. Sur ce dernier point voir le rapport AR4 (2007) du GIEC qui précise au chapitre 8, page 632 que :" Dans de telles circonstances, pour un réchauffement uniforme, la plus grande variation fractionnelle de la vapeur d'eau et donc la plus grande contribution au feedback, se produit dans la haute troposphère"). Cet effet de rétroaction négative qui s'oppose à toute augmentation de l'effet de serre peut-être aisément simulé dans l'analogie du seau en perçant à une hauteur hmax un petit trou de plus grande surface que la somme des surface des petits trous percés auparavant. Sur mon dessin, j'ai choisi une forme triangulaire sur le dessin de manière à montrer que le niveau (la température) peut encore monter faiblement si on bouche de plus en plus en plus de petits trous (si on ajoute de plus en plus en plus de CO2). Ainsi, lorsque l'on a bouché suffisamment de petits trous (i.e. ajouté suffisamment de CO2) le niveau ( la température) est parvenu à cet étiage. Il ne peut plus monter ou très légèrement. L'effet de serre est saturé comme dans le modèle de Miskolczi. Le trou triangulaire (ou d'une forme quelconque) représente la rétroaction négative de la vapeur d'eau qui disparaît si l'effet de serre atteint sa valeur de saturation. Ceci n'est rien d'autre que l'idée du thermostat, chère à Roy Spencer (ici) . Selon ce dernier et aussi selon la théorie de Miskolczi, la pluie et les nuages (de basse altitude) constituent des rétroactions efficaces pour maintenir la température de la terre dans des limites raisonnables... 5) Conclusion et compléments accessibles pour en savoir plus :
Dans l'analyse de cet article pour Friends of Science (source en anglais), (texte en français ici (Merci à JMR pour la traduction) ), Ken Gregory fait remarquer que la théorie de Miskolczi prévoit que les taux des gaz à effet de serre (CO2 et H2O par exemple) doivent se compenser dans la zone de l'atmosphère qui est proche de la stratosphère (où l'effet de serre est majoritaire). Ainsi et en bref, l'augmentation de CO2 continuelle mesurée par le site de mauna Loa (voir ici) devrait, selon cette théorie, s'accompagner d'une baisse continuelle de l'humidité relative. A noter que les théories classiques de l'effet de serre prévoient exactement le contraire c'est à dire que plus de CO2 entraîne plus de H2O.. C'est donc un test discriminant. Alors, voyons ce que nous disent les mesures effectives en haute atmosphère dont on trouve les résultats sur ce site de la NOOA. Les données de la NOAA sont reportées sur le graphique ci-contre. Rappelons que l'humidité relative est la fraction de vapeur d'eau dans un volume donné d'air relative à la quantité totale de vapeur d'eau que ce volume d'air pourrait contenir à la même température et à la même pression. Ce graphique est très parlant : En effet, alors que le taux de CO2 a continuellement augmenté dans l'atmosphère depuis 1948, l'humidité relative de l'atmosphère autour du HOTSPOT dont il est longuement question ci-dessous (c'est à dire autour de 300mb de pression soit à 9-10 km d'altitude), a nettement baissé (de l'ordre de 21,5%) pendant la même période (courbe en bleu foncé). Autrement dit, tout se passe comme si, conformément à la théorie de Miskolczi, la vapeur d'eau exerçait une rétroaction négative lors d' une augmentation du CO2. Je vous rappelle que la théorie classique prévoit, elle, une contre réaction positive... (nécessaire d'ailleurs pour son scénario de +4 ou 5°C en cent ans.) Nous allons en savoir beaucoup plus, et très bientôt sur cette question grâce à la publication prochaine des résultats des sondeurs AIRS (Atmospheric InfraRed Sounders) à bord des satellites AQUA qui vont nous donner la réponse à cette question absolument cruciale : La vapeur d'eau atmosphérique exerce-t-elle une contre réaction positive ou négative dans l'atmosphère. Si la réponse est : rétroaction négative, cela justifie le modèle de Miskolczi et porte un coup fatal aux modèles classiques du GIEC. Nous verrons, mais je crois savoir que les résultats vont en surprendre beaucoup... Pour l'instant, (le 4 août 2008) les chercheurs de l'AIRS travaillent à leur communiqué. En conclusion provisoire pour cette partie B) sur la théorie de Miskolczi, Voici un tableau résumant l'historique de l'évolution de la sensibilité climatique à un doublement du taux de CO2 dans l'atmosphère, selon les différentes théories. La sensibilité climatique est mesurée par l'élévation de température terrestre correspondant au doublement du CO2. (tiré de cette source)
Compléments pour en savoir plus : L'article original est ici (source). En pdf et en anglais. Cet article est de lecture difficile. Un résumé en anglais présenté par le physicien Miklos Zagoni à partir des diapositives présentées à diverses conférences par Miskolczi. Ce résumé nécessite la lecture de l'article complet. Une présentation simplifiée (en anglais et en 4 parties) par David Stockwell de la théorie de Miskolczi, suivie de forum de discussion. Nettement plus accessible quoique complète. (source de la partie 4 ) Une analyse en anglais de l'article de Miskolczi par Ken Gregory pour le site Friends of Science. Très accessible. (texte en français ici, merci à JMR pour la traduction) Une discussion assez approfondie sur cette théorie (en anglais). En 6 parties. Enfin, voici deux phrases extraites des articles de Stockwell et Ken Gregory qui font réfléchir : David Stockwell (source) : "L'énergie du système (surface de la terre / atmosphère) ne peut continuellement augmenter alors que les énergies rentrantes et sortantes doivent rester identiques pour conserver le système en équilibre. Ainsi, la température de l'atmosphère doit rester à peu près constante." Le physicien Miklos Zagoni dit "Cela n'a aucun sens de s'imaginer qu'un système "attend" nos émissions de CO2 pour augmenter sa température, si par ailleurs les conditions énergétiques sont favorables au réchauffement alors que la ressource nécessaire (un réservoir pratiquement infini de gaz à effet de serre sous forme de vapeur d'eau dans les océans), est à sa disposition." (source : Ken Gregory FOS).
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D) Addendum du 10 nov 2008 : Les lois du corps noir ( Kirchhoff, Planck, Stefan et Wien) ne s'appliquent ni aux gaz ni aux liquides. C'est ce que démontre une série d'articles écrits récemment par le professeur Pierre-Marie Robitaille. Le professeur Robitaille (ci-contre) est un spécialiste des radiations de l'Université de Columbus dans l'Ohio.Il s'est intéressé aux radiations comme corrélaire à ses travaux sur l'imagerie par résonance magnétique nucléaire. A noter que Robitaille ne s'est pas intéressé à l'effet de serre mais à l'astrophysique et, plus particulièrement, à la photosphère solaire. (voir son site ThermalPhysics)
Entre 2003 et 2008, il a étudié, en profondeur, le concept d'Universalité des lois de Kirchhoff (autrement dit les limitations du domaine d'application des lois de Kirchhoff et des autres
lois du corps noir (ou gris) à d'autres éléments que les cavités en graphite ou tapissées de noir de carbone pour lesquelles elles ont été initialement établies).Il a cherché, notamment,
à savoir quels étaient les véritables supports théoriques et expérimentaux en faveur de cette "Universalité" qui n'a guère été disputée jusqu'à ce jour.
Voici, en vrac, quelques phrase tirées des articles de P-M Robitaille... Celui-ci remet gravement en cause l'Universalité des lois du corps noir et, en particulier, son application aux liquides et aux gaz (comme Gerlich et Tscheuschner ci-dessus, mais de manière plus fondamentale)
"It is also improper to utilize laws experimentally verified only in the solid and apply them to other states of matter. The belief that blackbody radiation is universal is invalid as
previously discussed "(source)
""As a result, claims of universality can no longer be supported on the basis of Einstein's derivation of the Planckian relation. A solid is required. Therefore, blackbody radiation
remains exclusively a property of the solid state. The application of the laws of Planck [3], Stefan [7] and Wien [8] to non-solids is without both experimental and theoretical
justification." (source pdf)
"Our inability to link Planck’s equation to physical reality is based in large part on the assumption that the perfect reflector was able to produce blackbody radiation. This
erroneous assumption has reinforced the belief that virtually any object can produce a blackbody spectrum."
Voici ce que Max Planck (photo ci-contre), lui-même, a écrit (source) " ...There was a fundamental mistake…namely, the
paying of attention solely to the result given by experimental measurements and entirely ignoring the inner realities of the inner processes". Robitaille fait aussi remarquer que Planck avait prudemment noté que les corps soumis à des convections ne pouvaient obéir aux lois du corps noir (ou gris), ce qui est, bien entendu, le cas des gaz et des liquides chauffés. Il est curieux que ceci ait été oublié par beaucoup de physiciens et par les climatologues et autres physiciens de l'atmosphère...Ces derniers invoquent généralement le LTE (Le local thermodynamic equilibrium) l'équilibre local thermique, ou, pour simplifier, le fait que les molécules contenues dans l'atmosphère sont en équilibre thermique, pour valider l'application des lois du corps noir aux gaz à effet de serre de l'atmosphère. Or même si la condition LTE est valable jusqu'à la troposphère, il n'en reste pas moins que ces gaz conservent la totalité de leurs degrés de liberté et n'en deviennent pas pour autant des solides auxquels seuls s'appliquent les lois du corps noir. A noter que le refroidissement de la stratosphère est généralement expliqué par les climatologues par la disparition du LTE ( l'équilibre thermique local) lorsque la concentration des gaz descend en dessous d'une certaine limite. En bref, ils estiment que les lois de Kirchhoff ne s'appliquent pas aux gaz à effet de serre contenus dans la stratosphère. En réalité et si l'on suit Robitaille, les lois du corps noir ne s'appliquent guère plus aux gaz à effet de serre dans la totalité de l'atmosphère. Autrement dit, si l'équilibre thermique local (LTE) est une condition nécessaire à l'application des lois du corps noir, il n'en est aucunement une condition suffisante. La lecture des articles de P-M Robitaille est un vrai régal pour un physicien qui s'intéresse aussi à l'histoire des découvertes et à la manière dont certaines extensions non prouvées de concepts fondamentaux parviennent à franchir l'épreuve du temps... Inutile de préciser que ces considérations constituent une objection majeure à l'encontre des fondements même de la théorie classique de l'effet de serre .... défendue, en particulier, dans cet article d'A.P Smith qui voudrait être une réponse aux critiques de Gerlich et Tscheuschner et qui utilise, lui aussi, la loi de Stefan pour les gaz à effet de serre... Ceci étant dit, et comme vous le voyez, il n'y a que très peu de certitudes en physique. Autrement dit, avant d'appliquer les lois du corps noir aux gaz à effet de serre comme le font les modélisateurs du GIEC, il conviendrait d'abord de démontrer qu'elles conviennent. Aussi étrange que cela paraisse, ceci ne semble n'avoir jamais été fait. Et ce n'est pas la pseudo "explication" du météorologue PierreHumbert du site RealClimate qui répondait à un internaute avisé qui lui posait la très bonne question sur la difficulté de considérer les gaz à effet de serre comme des corps noirs (ou gris) ainsi que sur la nécessité de considérer les processus quantiques dans les processus d'absorption/émission, qui rassurera un physicien tant soit peu sérieux. Voici ce que répond Pierrehumbert et qui est tout à fait typique de l'état d'esprit des climatologues actuels : "Et pour ce qui est de la première partie de votre question, même si les gaz à effet de serre ne sont pas des corps noirs, les lois de Kirchoff (NDLR sic : il faut deux h à Kirchhoff) s'appliquent quand même. Ceci signifie que l'émission est le produit du coefficient d'absorptivité/émissivité (c'est ici que vos effets quantiques interviennent) par la fonction de Planck ... ". PierreHumbert ne fait rien d'autre ici que d'affirmer une certitude infondée et d'ânonner la loi classique du corps noir de Max Planck, comme si elle s'appliquait aux gaz, en s'autorisant à "bricoler" le coefficient d'absorptivité/emissivité pour essayer de prendre en compte le spectre de raies de ces derniers. Ceci constitue une extension exagérée et injustifiée des lois du corps noir et notamment de celle de Planck et de Stefan qui sont pourtant utilisées, telles quelles et sans sourciller, par les théoriciens de l'effet de serre... Heureusement, des professeurs de physique patentés, comme ceux du départe:ment d'Astrophysique de l'Université du Michigan, enseignent correctement la physique à leurs étudiants. Voici une phrase extraite d'un cours de cette université : "Remember, Wien's law and the Stefan-Boltzmann Law apply only to continuous thermal emission." "Rappelez vous que la loi de Wien et de Stefan-Boltzmann s'applique seulement à l'émission thermique continue." C'est (peut-être) le cas de l'émission du soleil ou des étoiles denses (gaz chauds comprimés) ou encore des gaz des moteurs de fusées. Par contre, ce n'est pas le cas d'un gaz raréfié à basse température comme les gaz à effets de serre contenus dans l'atmosphère qui présentent un spectre de raies distinctes et pour lequel le calcul exact ne peut être fait qu'en utilisant la physique quantique. Ce calcul, trop complexe, est actuellement hors de notre portée tout comme l'est, par voie de conséquence, une théorie correcte de l'effet de serre. Note : Un argument de spectroscopie élémentaire permet de s'inquiéter sur ce genre "d'approximation" qui régit aussi la mise en oeuvre des bilans de transferts radiatifs (évoqués plus haut, tel que celui de Kiehl et Trenberth ) dans lesquels on imagine que toute radiation IR entrante sort, sans aucune perte. Voici le tableau des modes de vibration des molécules de CO2 (tiré du site de l'Univ de Lyon). Comme on le voit, la molécule de CO2 possède un mode de vibration symétrique qui est donc inactif en Infra Rouge (mais actif en spectroscopie Raman). Cela veut dire que si l'on excite une molécule de CO2 par excitation lumineuse directe ou par collision, une partie de l'énergie ainsi transférée à la molécule va se retrouver, lorsque l'équilibre thermique sera atteint, sous la forme de vibration symétrique de la molécule. Ce mode de vibration symétrique étant inactif en IR, cela veut dire que la molécule n'émettra aucun rayonnement IR correspondant à ce mode de vibration. Il y a donc forcément un rendement lumineux inférieur à un.. C'est la négation même du spectre continu du corps noir, de la loi de Planck et de celle de Stefan.
La bande d'absorption/émission du mode v2 se trouve à 15 microns. Celle du mode v3 est à 4,2 microns. La bande correspondant au mode v1qui ne crée aucun moment dipolaire n'existe pas dans
le spectre d'absorption. Ce mode n'émet, ni d'absorbe, d'infra-rouge. Ses états excités sont pourtant peuplés par désexcitation et collision. Il est, pour le moins, étonnant que
l'application universellement répandue des lois du corps noir au CO2 atmosphérique fasse totalement l'impasse sur ce genre de question. On ne peut mieux dire... C'est d'ailleurs très exactement ce qu'en conclut le Prof. Robitaille. Compléments du 13 Jan. 2009 : Le Professeur Robitaille m'a signalé qu'il vient d''écrire deux articles supplémentaires qui concernent la difficulté (ou plutôt, l'impossibilité) d'appliquer les lois du corps noir, dont la loi de Stefan, aux océans de la planète qui constituent quand même 70% de sa surface (sans parler de la surface des continents qui eux aussi...). La démarche de Robitaille est identique à celle que j'indique ci-dessus : Il s'agit de comprendre comment les molécules des océans se désexcitent en émettant des radiations lorsqu'elles sont réchauffés. C'est typiquement une démarche de spectroscopie quantique, conforme à la phrase de Planck citée ci-dessus et qui ne laisse pas "de côté les réalités profondes des processus internes" que s'obstine à ignorer la théorie standard de l'effet de serre . Le premier de ces article (source) analyse en détail les multiples modes de relaxation des molécules d'eau (image ci-contre) . Ces modes de relaxation sont responsables de l'émission d'infra-rouges lointains ou de micro-ondes qui surviennent lorsque ces molécules sont réchauffées et donc placées dans des états excités. On constate immédiatement que ces émissions n'ont rien à voir avec celle du corps noir (ou gris) qui suivent la loi de Planck. Le second article (source) intitulé " Le Réchauffement global et l'émission micro-onde" étudie les implications de l'analyse précédente pour les modèles du réchauffement climatique. Le résumé précise que ".. Parce que les océans sont probablement des émetteurs moins efficaces que ce qui est généralement envisagé"..ou, plus loin, .."De plus les océans se révéleraient être incapables d'augmenter leurs émissions dans le spectre micro-onde en réponse à une élévation de la température comme prédit par la loi de Stefan. Ces résultats sont importants en ce qui concerne la modélisation du réchauffement climatique". C'est donc encore une critique très argumentée de l'application de la loi de Stefan, cette fois-ci, non pour l'atmosphère mais pour la planète elle-même. Elle remet donc en cause le calcul trivial des +33°C attribués à l'effet de serre naturel, puisque ce calcul suppose que l'émission de la planète suit la loi de Stefan, comme indiqué plus haut, ce qui est démenti par l'analyse de P-M Robitaille. Voici ce qu'en conclue le Professeur Robitaille (communication privée et autorisée) : " Considérant le manque de données suffisamment précises sur l'équilibre radiatif de la terre, je crois que très peu de personnes sont en mesure, de nos jours, de s'avancer sur les conséquences du réchauffement de la terre, ou même, de la gravité du problème." C'est dit dans le langage mesuré des scientifiques mais c'est très sévère...
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Mais alors, si on remet en doute l'existence de l'effet de serre comme ci-dessus, va se demander le lecteur attentif, qu'est ce qui réchauffe notre planète et l'empêche de ressembler à un
astre mort comme la lune, très chaude sur sa face éclairée et très froide à l'ombre ? On pourrait répondre que les océans qui recouvrent 71% de la surface de notre planète jouent déjà un
rôle crucial pour répartir et conserver, lors de sa rotation, la chaleur qui lui est dispensée par le soleil. Comme chacun sait, il n'y pas d'océans sur la lune. Mais cela ne suffit
pas.
Tout ceci est expliqué en
détail dans le chapitre 3 du livre de O. G. Sorokhtin, G. V. Chilingar et L. F. Khylyuk, qui est paru en 2007 aux éditions Elsevier "Developments in Earth and Envionmental Sciences", sous
le titre "Global warming and global cooling -Evolution of climate on earth". Cette théorie "adiabatique" permet, entre autres, de retrouver, avec une précision étonnante (mieux que 1%),
la variation quasi linéaire de la température avec l'altitude, de la troposphère. Cette théorie permet aussi d'expliquer l'effet de conservation de la chaleur terrestre, la nuit, par
temps nuageux... sans effet radiatif et que j'évoque ci-dessous, et bien d'autres choses encore comme la température de l'atmosphère sur Vénus.
Mise à jour du 20 décembre 2008 : Un article de G.V.Chilingar, O.G. Sorokhtin, L. Kilyuk et M. V. Gorfunkel vient de paraître (source ici) dans la revue (référée) Environnement Geology (Springer Verlag) ( Environ Geol DOI : 10.1007.s00254-008-1615-3) On part des mêmes constatations que celles des articles initiaux de Sorokhtin qui sont, je vous les rappelle :
Comme vous le voyez, le point clef de la divergence entre les deux théories résulte de la réponse à la question : A ce propos le lecteur curieux pourra consulter, en particulier, la page 77 du livre (de lecture accessible) de Craig Bohren "What light through Yonder windows break ? More experiments in atmospheric physics" (Dover Ed). Craig Bohren est professeur de météorologie et de sciences de l'atmosphère à l'Université de Pennsylvanie. Entre autres et dans ce petit livre, Craig Bohren décrit une expérience réelle d'échange radiatif pratiquement annihilé par un léger flux d'air, ce qui montre que les échanges convectifs sont beaucoup plus efficaces que les échanges radiatifs (comme le pensait Robert Wood cité ci-dessus)). Bien que la théorie adiabatique de Sorokhtin et al soit vivement contestée par les tenants de la théorie radiative d'Arrhénius, il faut reconnaître qu'elle passe avec succès un certain nombre de tests critiques. Comme il est indiqué dans le tableau ci-dessus, cette théorie permet de retrouver la distribution de la température de l'atmosphère terrestre (jusqu'à la troposphère) avec une très grande précision (erreur inférieure à 1%) en utilisant un mode de calcul très différent du calcul classique. Ce qui est encore plus étonnant c'est que cette théorie adiabatique retrouve avec une assez bonne précision la distribution des températures de l'atmosphère Vénusienne où les conditions sont pourtant totalement différentes de celles de la terre. Par exemple, la pression atmosphérique sur le sol de Vénus est de 90,9 atm au lieu de 1 sur la terre et sa composition chimique est totalement différente. La figure ci-dessous, extraite de l'article cité, donne une assez bonne idée des performances de cette théorie adiabatique...
Comparaison des températures en °K observées et calculées (par le modèle de l'effet de serre adiabatique) dans l'atmosphère en fonction de l'altitude (en km) pour la terre et pour Vénus. Terre : Calculée 5, mesurée 4. Vénus : Calculée 3, mesurées 1 et 2.
Alors, les échanges thermiques planète-atmosphère sont-ils majoritairement radiatifs (comme le pensent les tenants du GIEC), convectifs (comme le pensent Sorokhtin et al) ou, encore, sont-ils un mélange des deux ? Cette question ne pourra être définitivement tranchée que lorsque les instruments de mesure, transportés par les satellites, seront capables de mesurer des déséquilibres radiatifs aussi petits qu'une fraction de 1 watt/m2 ce qui, selon Roy Spencer, cité au début de cette page, est encore hors de notre portée. Mis à jour le 21 décembre 08 |
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On trouve très fréquemment, dans les médias et dans de très nombreux article scientifiques (hélas!), des affirmations plus ou moins erronées concernant "l'effet de serre des nuages". Voici quelques éléments de réflexion qui vous permettront d'y voir un peu plus clair sur cette importante et délicate question :
En guise de résumé, le tableau ci-dessous à droite (source ici) vous donne un représentation synoptique de nos connaissances actuelles en matière d'effet des nuages selon leur épaisseur et leur altitude. On observe que, pris dans leur globalité, les nuages refroidissent la planète. Ce refroidissement correspond à -27,7 W/m2 à comparer avec l'effet réchauffant du CO2, généralement donné pour + 1 à 2 w/m2. Il n'y a pas photo ! Les nuages jouent un rôle beaucoup plus important que le CO2 sur la température de la planète. Un peu plus ou un peu moins de nuages et l'effet du CO2 est imperceptible...
C'est parce que l'effet des nuages doit être considérable que beaucoup de scientifiques sérieux se posent encore des questions au sujet de leur influence sur la température terrestre. Il est très difficile d'avoir des idées très claires à ce sujet et l'importance des nuages dans la température terrestre ne peut être sous-estimée quelle que soit la cause de la formation de ces nuages comme je vous l'explique ici. Les modèles de l'effet de serre sont actuellement gravement déficients sur cette question (voir ici), ce qui n'améliore ni leur crédibilité ni celle de leurs prévisions (prédictions) à 100 ans.
C'est pour en savoir plus long sur cette question fondamentale qu'un satellite appelé CALIPSO (Cloud-Aérosol Lidar Infrared Pathfinder Satellite Observations) vient d'être lancé ( le 28 avril 2006 à 13h02 ) conjointement par la NASA et le CNES. Nous en saurons bientôt beaucoup plus sur les rayonnements infra-rouges que les nuages de haute altitude envoient vers notre planète par simple réflexion (albedo) ou.... par effet de serre (s'il existe et s'il n'est pas saturé !). Encore un peu de patience ... _________________________________________________________________________________________________________ Conclusion (provisoire...) : Les modèles de l'effet de serre utilisés par la trentaine de simulation sur ordinateur utilises par le GIEC, souffrent, pour le moins de quelques critiques. Outre que l'on ignore encore l'effet réel de la nébulosité qui est pourtant fondamentale, les bases mêmes des équations posent problème. Il existe aussi des théories alternatives aux théories classiques qui ne manquent pas d'atouts. En bref, affirmer que "the game is over (Donald Kennedy, ex éditeur de Science) ou que "the science is settled" (la science est achevée) comme beaucoup l'ont fait est, pour le moins, faire preuve d'ignorance. Et que penser de la réponse récente (en 2008) du président du GIEC, le Dr. Rajendra K. Pachauri ( ci-contre) qui est diplômé en économie et auquel on demandait ce qu'il pensait des "sceptiques" ? "There is, even today, a Flat Earth Society that meets every year to say the Earth is flat. The science about climate change is very clear. There really is no room for doubt at this point." Soit "Il y a encore de nos jours une Société de la Terre Plate qui organise des rencontres tous les ans pour affirmer que la terre est plate. La science sur le changement climatique est très claire. Il n'y a vraiment pas de place pour le doute dans cette affaire." Autrement dit, tous ceux qui s'expriment dans ces pages (en particulier ici) et qui sont pourtant des chercheurs chevronnés comme F. Miskolczi, Richard Lindzen, Roy Spencer, R. Pielke Sr, P-M Robitaille, Gehrard Gerlich, Ralf Tscheuschner, Sorokhtin et al etc...ainsi que ceux qui ont rédigé le rapport du NIPCC, ou encore les 9000 et quelques PhD docteurs-ès-sciences qui ont signé cette pétition et des milliers d'autres (voir la fin de la page lien pour les différentes pétitions signées par les chercheurs sceptiques), seraient des "terre-platistes" ? ...ça en fait quand même beaucoup, non ? "La science sur le changement climatique est très claire", dit Pachauri.
Vraiment ? Vous trouvez ?
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| Mis à jour le 13/01/2009 : Compléments sur J-M Robitaille : Emission des océans. |
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