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Le contraire du Courage, c’est le conformisme, c’est l’acceptation d’être comme tous les autres ou d’être comme les autres désirent que l’on soit.  Il faut  du Courage pour se tenir debout face à ses rêves, ses principes et ses valeurs.

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Il ne sortira rien du Sommet de Copenhague, sur le plan du climat, car les émissions anthropiques de CO2 ne peuvent contribuer ni au réchauffement planétaire ni au refroidissement planétaire. La science à façon du GIEC est à l’image de la science agronomique moderne qui a oublié que le sol est un organisme vivant et non pas le réceptacle inerte d’un cocktail de poisons et de fertilisants de synthèse; à l’image de la science médicale moderne qui a oublié que le corps humain est un organisme vivant et non pas le réceptacle d’un cocktail d’aliments empoisonnés, de vaccins pourris et transgéniques et de remèdes de synthèse iatrogéniques. La science réductionniste du GIEC a réussi l’exploit de réduire le climat de l’être planétaire à une équation unique à une seule molécule, le dioxyde de carbone; elle a oublié que l’être planétaire est un organisme vivant dont la complexité échappe, et échappera toujours, à la petite compréhension du bipède qui s’est auto-proclamé le maître de la création; et elle a évacué de sa vision globale climatique la présence du soleil et de l’entièreté du cosmos. C’est une immense farce.

Dominique Guillet - Président de KOKOPELLI

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La liste des pratiques agro-écologiques permettant de régénérer les sols agricoles est longue: le compost, les engrais verts, le BRF, les Microorganismes du Professeur Teruo Higa, l’agriculture de Fukuoka, la permaculture, les préparats de la biodynamie, les purins d’ortie et autres extraits fermentés, etc.

Et, bien sûr, la Terra Preta, “Black Earth”, les terres “noires” d’Amazonie. S’il est une technique qui illustre à merveille notre propos, la Révolution par le Carbone, c’est bien celle-là. Le cadre de cet article ne nous permet pas de développer cette technique quasi-miraculeuse (du point de vue de la science qui depuis 20 ans n’a pas réussi à en percer les mystères) et nous renvoyons le lecteur à des articles qui se trouvent sur la toile, ou au chapitre consacré à ce thème dans l’ouvrage “1491” et à un article de Bernard Leclercq, d’Auroville en Inde, sur le site de Liberterre.

N’est-il pas proprement fantastique que la Terra Preta (des “terres noires” créées par l’incorporation de charbons de bois activés en sus de débris de poteries d’argile et d’autres matières carbonées) puisse perdurer dans le sol durant des milliers d’années (qui plus est dans des zones tropicales où le lessivage est tel que les sols sont normalement très pauvres) et se “régénérer” naturellement au fil des années! Un gramme de charbon actif possède une surface “éclatée” de 500 mètres carrés.

Cela fait des années que nous avons mis en application les “Terra Preta” dans le sud de l’Inde: en l’espace d’une saison, des cultures de légumineuses croissent à 20 cm de hauteur, dans des sols hyper pauvres, et à 1m50 dans les mêmes sols agrémentés de ces charbons de bois actifs.

L’auto-régénération des sols agricoles par les charbons de bois actifs: c’est véritablement tout un programme politique.

Dominique Guillet Président de KOKOPELLI

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Nul homme ne peut vous révéler quoi que ce soit qui ne sommeille déjà dans l'aube de votre connaissance.
Car la vision d'un homme ne prête pas ses ailes à un autre homme.
Et comme chacun de vous se tient seul dans le savoir de Dieu ainsi chacun de vous doit rester seul dans sa connaissance de Dieu et dans sa compréhension du monde.
                Le Prophète - Khalil Gibran

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  • 07/04/1963
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  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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Partage de la valeur ajoutée : le hold-up tranquille

fakir

C’est le point aveugle du débat économique. Une donnée clé, et d’autant mieux cachée par les grands médias : de toutes les richesses produites en France, les salariés récoltent aujourd’hui, d’après l’INSEE, 9,3 %de moins qu’en 1983 – autant qui va en plus aux actionnaires. Soit plus de 100 milliards d’euros par an…

« La part des profits est inhabituellement élevée à présent (et la part des salaires inhabituellement basse). En fait, l’amplitude de cette évolution et l’éventail des pays concernés n’a pas de précédent dans les 45 dernières années. »

D’où sont tirées ces lignes ?

On croirait une communication de la CGT ?

Ou un discours d’Olivier Besancenot ?

Au contraire : ce passage est extrait d’un article de la Bank for International Settlements. La Banque des Règlements Internationaux. Une institution qui réunit chaque mois, à Bâle, en Suisse, les banquiers centraux pour « coordonner les politiques monétaires » et « édicter des règles prudentielles ». Dans leur Working Papers N°231, daté de juillet 2007 et titré Global upward trend in the profit share (« Hausse tendancielle mondiale de la part des profits »), eux insistent pourtant sur les « hauts niveaux de la part du profit inhabituellement répandus aujourd’hui », sur cette « marge d’une importance sans précédent », sur cette « preuve à la fois graphique et économétrique d’un fait particulier concernant le partage des revenus dans les pays industrialisés : une poussée à la hausse de la part des profits au milieu des années 80, ou son pendant : une poussée à la baisse de la part des salaires » et ainsi de suite sur vingt-trois pages. Ce sont donc les financiers eux-mêmes qui dressent ce constat, avec étonnement : jamais les bénéfices n’ont été aussi hauts, jamais les salaires n’ont été aussi bas, un déséquilibre inédit depuis au moins un demi-siècle, et vrai pour l’ensemble des pays industrialisés.

Et cette analyse ne souffre d’aucune contestation : d’après le Fonds Monétaire International, dans les pays membres du G7, la part des salaires dans le Produit Intérieur Brut a baissé de 5,8 % entre 1983 et 2006. D’après la Commission européenne, au sein de l’Europe cette fois, la part des salaires a chuté de 8,6 %. Et en France, de 9,3 %. Dans le même temps, la part des dividendes dans la valeur ajoutée passait de 3,2 % à 8,5 %. Un quasi-triplement.

Combien ça coûte ?

Enoncés ainsi, ces 9,3 % paraissent abstraits. Ils représentent en fait des montants colossaux – qui ont des conséquences très concrètes dans notre vie quotidienne. Qu’on les évalue, d’abord :

Le PIB de la France s’élève, aujourd’hui, à près de 2 000 milliards d’euros. « Donc il y a en gros 120 à 170 milliards d’euros qui ont ripé du travail vers le capital, calcule Jacky Fayolle, ancien directeur de l’IRES – Institut de Recherche Economique et Social.

- 120 à 170 milliards par an, alors ?

- Pour aller très vite, c’est ça. »

Même avec des estimations basses, le seuil des cent milliards d’euros est largement dépassé. Soit plus de dix fois le « trou » de la Sécurité sociale en 2007 (dix milliards, l’année d’avant la crise), cinq fois celui de 2009 (22 milliards d’euros, crise oblige). Une vingtaine de fois celui des retraites (7,7 milliards d’euros). Des « trous » amplement médiatisés, tandis qu’on évoque moins souvent celui, combien plus profond, creusé par les actionnaires dans la poche des salariés…

« C’est un hold-up géant dont on ne parle pas, ça ?

- Oui, tempère Jacky Fayolle, sauf que le mot hold-up est trop brutal pour parler d’un changement qui cumule tout un ensemble de facteurs : le poids du chômage, les politiques économique, les changements de la gouvernance des entreprises depuis une vingtaine d’années. »

Ces 9,3 % devraient, par le gigantisme des sommes en jeu, des centaines de milliards d’euros, ces 9,3 % devraient s’installer au cœur du débat.

Quand Nicolas Sarkozy intervient, à la télévision, et déclare « si nous voulons sauver notre système de retraite, nous ne pouvons plus différer les décisions. Tous les chiffres sont sur la table », un chœur devrait s’élever dans le pays citant un chiffre qui n’est pas « sur la table » : 9,3 %. Quand le même revient à la télé, et déclare « Il faut plus d’argent contre Alzheimer, plus d’argent contre le cancer, plus d’argent pour les soins palliatifs, mais où est-ce qu’on les trouve ? où est-ce qu’on les trouve ? », on pourrait lui apporter la solution : qu’il retrouve ces 9,3 % dans les portefeuilles de ses amis du Fouquet’s.

Toute la contestation des « nécessaires réformes en cours » pourrait, inlassablement, s’appuyer sur ces 9,3 %. Or, c’est à l’inverse qu’on assiste : cette donnée majeure est quasiment effacée de la sphère publique, éclipsée dans les médias, à peine mentionnée par les politiques. Un point central de l’économie en devient le point aveugle.

C’est pourquoi Fakir vient apporter ses lumières…

Ce texte fait partie d’un hors-série spécial « hold-up tranquille » de quatre pages de Fakir, dont 50 000 exemplaires ont été distribués lors des manifestations du 1er mai dernier. Devant le succès, une réimpression a été lancée, et il est possible de commander ce hors-série à un tarif ultra-compétitif :
1 000 exemplaires = 70 €
100 exemplaires = 12 €
50 exemplaires = 10 €
10 exemplaires = 6 €.

Les prix de La Poste ne sont pas du tout proportionnels au poids, donc autant en prendre beaucoup. Pour commander, envoyez vos chèques à Fakir – 21, rue Eloi Morel 80 000 Amiens.

FAKIR
http://www.fakirpresse.info/

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Partage-de-la-valeur-ajoutee-le-hold-up-tranquille.html


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Frédéric Lordon nous conte l’apocalypse financière

J’en avais déjà parlé il y a un mois, mais Frédéric Lordon vient de brillamment remettre le sujet sur le devant dans un nouveau papier toujours aussi enlevé. Il montre comment les marchés financiers et les gouvernements européens sont en train de commettre un suicide économique.

Un château de carte de plus en plus bancal

Pourquoi les médias ne s’intéressent pas plus à Frédéric Lordon ? Outre une analyse pointue et des propositions concrètes, il ajoute un style digne d’un scénariste plein d’humour qui donne un piquant formidable à ses interventions, ce qui rend sans doute l’économie accessible à tous. Sa nouvelle livrée est proprement excellente. Il y décrit l’équation impossible que les dirigeants européens cherchent à résoudre, aveuglés qu’ils sont par les dogmes néolibéraux.

Peu d’hommes politiques l’ont souligné (à l’exception notable de Nicolas Dupont-Aignan), mais le plan de stabilisation grec est totalement intenable. En effet, même les hypothèses les plus optimistes envisagent une dette publique de 150% du PIB en 2013. Les plans européens ne reviennent qu’à déplacer les problèmes dans le temps, tout en les rendant plus graves encore. Qui peut croire que les marchés seront plus indulgents vis-à-vis de la Grèce dans trois ans ?

Le problème de la Grèce est que le pays aurait au moins besoin d’une dévaluation pour pouvoir s’en sortir (et probablement d’une renégociation de sa dette), solutions aujourd’hui écartées. Pire, la situation s’étend à l’ensemble de l’Europe, où ne subsistera plus un foyer de croissance de la demande. Car comment la zone euro peut espérer la moindre croissance avec la mise en place de plans de rigueur partout simultanément ? Les gouvernements suivent le contre-exemple du président Hoover.

L’apocalypse à venir

Il faut absolument retenir la description de la séquence qui mène à l’explosion du système tant elle semble probable, la seule question étant de savoir si cela aura lieu dans 6 mois ou dans 5 ans. Il est clair que le monde financier et les gouvernements actuels vont dans le mur. Comme le souligne Joseph Stiglitz, la sévérité des plans d’austérité va entraîner une stagnation économique qui minorera la baisse des déficits et va entraîner une explosion du rapport dette / PIB.

Jusqu’au jour (et les turbulences actuelles indiquent qu’il est peut-être proche) où les marchés jugeront la situation intenable, et que les politiques actuelles interdisent toute sortie de crise. Alors, dans un mouvement suicidaire, les taux se tendront, acculant les Etats européens au défaut, ce qui entrainera l’ensemble des banques dans le sillage, dans une crise qui sera la réplique puissance dix de celle de l’automne 2008, la seule solution viable étant la saisie des banques par les Etats.

Frédéric Lordon souligne malicieusement que les institutions financières pourraient se préserver de l’apocalypse à venir en acceptant une taxe sur les transactions financières qui pourrait grandement améliorer la situation financière des Etats. Il cite une étude affirmant qu’une taxe de 0.1% pourrait rapporter la bagatelle de 920 milliards de dollars à l’échelle de la planète. Mais non, il pense que leur autisme va les mener à l’autodestruction.

La bombe des dettes souveraines est aujourd’hui amorcée. Elle devrait être le déclencheur de la prochaine crise, sans doute plus rapidement que je l’imaginais. Reste à savoir si nous aurons les bonnes personnes pour prendre les bonnes décisions à ce moment.

10:55 Publié dans Actualités, Economie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : frédéric lordon, joseph stiglitz, euro, crise financ


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Europe : Jacques Sapir répond au Nouvel Observateur

L'économiste Jacques Sapir réagit à un article du Nouvel Observateur dans lequel il était mis en causepar des journalistes dont l'européisme confine, selon lui, à la religion.



Mes amis, nous avions tout faux. Quatre journalistes viennent, dans le Nouvel Observateur de cette semaine (du 12 au 18 mai) de nous donner la raison de la spéculation qui frappe la zone Euro : les critiques qui « entretiennent la nervosité des marchés ». Une citation complète de cette sublime prose s’impose  :

« A ce déficit de solidarité s'ajoute l'influence des eurosceptiques anglo-saxons. Regardez les éditoriaux des prix Nobel Paul Krugman ou Joseph Stiglitz dans la presse américaine... Une idéologie anti-euro, incarnée en France par les économistes Jacques Sapir, Christian Saint-Etienne ou Jean-Jacques Rosa, professeur à l'Institut d'Etudes politiques,.. »

et plus loin

« Ces discours ont entretenu la nervosité des marchés : les investisseurs doutent de la réussite du plan grec. Surtout ils se disent que l'Europe n'aura pas les moyens de secourir tous ces maillons faibles, qui risquent, tôt ou tard, de rééchelonner leur dette »
Que cela est bien vu, subtil, et plein de finesse. On reste sidéré par la profondeur de cette intelligence, qui fait immédiatement penser au proverbe chinois : « Quand le Sage montre la Lune, l’idiot regarde le doigt ».
Qu’une telle bavure soit aujourd’hui possible en France nous en dit long sur l’exaspération des « européistes » qui retrouvent spontanément les discours qui furent les leurs avant et surtout après le referendum sur le Traité Constitutionnel Européen.

Mensonges

En fait, on trouve plusieurs mensonges dans cet article. Le premier concerne la position des critiques de la zone Euro, où d’ailleurs un amalgame, pas réellement subtile, est réalisé entre opposants absolus et critiques indiquant la présence de problèmes récurrents dans cette zone.

Qu’il s’agisse de Joseph Stiglitz, de Paul Krugman, de Christian Saint-Etienne ou de ma modeste et très indigne personne, nul d’entre nous n’a récusé le principe de la coordination monétaire ni même le bien fondé d’une zone monétaire en Europe. Nous avons par contre mis en garde de manière constante et répétée les autorités sur le fait que cette zone devait s’accompagner de mesures importantes faute de quoi une crise était inévitable. Aujourd’hui que la crise est là, comme nous l’avions prévu, nous avons fait des propositions pour tenter de trouver une solution.

Dans mon cas, depuis 2006, je ne cesse de tirer la sonnette d’alarme en disant pourquoi et comment les intégristes de la construction européenne sont en train de tuer ce qui était, initialement, une excellente idée. D’ailleurs, certaines de mes remarques sont partagées par des économistes, tel Michel Aglietta (1), qui ne peuvent passer pour des opposants systématiques à la zone Euro. Si se prononcer pour un Euro « monnaie commune » en lieu et place de la « monnaie unique » équivaut, suivant le titre de cet article calomniateur, à vouloir « brûler l’Euro » alors les mots n’ont plus de sens.
 
Et l’on ne sait que trop à quelle dictature conduit la perte du sens des mots.
Le second mensonge consiste à ne parler que de la crise conjoncturelle de la zone Euro. Mais, en réalité, celle-ci vient s’ajouter à une crise structurelle dont le phénomène de l’Eurodivergence, dont j’ai eu l’occasion de parler ici (2), est le principal signal. Cette crise découle de problèmes structurels qui sont bien connus des économistes (3). Mais, les auteurs de cet article préfèrent donner la parole aux pères fondateurs de l’Euro plutôt que d’en examiner honnêtement les contradictions. C’est un second mensonge.
Le troisième mensonge consiste à nier les effets négatifs de l’Euro, pourtant dûment établis par l’INSEE (4). À croire que le fait d’écrire dans le Nouvel Observateur confère la science infuse ! Il y a là un troisième mensonge.

Dire que ce sont ces nos discours qui ont entretenu l’inquiétude des marchés est tout d’abord nous prêter une importance que nous n’avons pas. Les marchés regardent où l’on peut faire ou défaire des fortunes. Ceci constitue un quatrième mensonge.
J’ai dit personnellement qu’il y avait un doute sur le plan de sauvetage des banques européennes se faisant par l’intermédiaire de la Grèce et que l’on appelle très abusivement plan de sauvetage de ce dernier pays. Je n’ai pas été le seul et c’est d’ailleurs une évidence. Il aurait bien mieux valu organiser un défaut partiel de la Grèce, quitte à utiliser une partie de l’argent mis dans le plan pour compenser les pertes des banques européennes.

Et insinuations…

Si cela ne suffisait pas, les auteurs de cet article se livrent aussi à des insinuations détestables.
Tout d’abord, la faute à la crise ne peut être que la « spéculation », qui est naturellement « irrationnelle », et dont on sous-entend qu’elle est soit le fait de gens mal intentionnés soit celui « d’ennemis » de l’Euro. Puis on indique qu’elle est  renforcée par l’influence d’eurosceptiques anglo-saxons. En fin, on procède à une dernière assimilation entre ces soit disants eurosceptiques et des économistes français, au nombre duquel je suis, pour insinuer que nous sommes des « ennemis de l’intérieur ». On aura reconnu ici le déroulement de la stratégie du complot, la paranoïa classique et parfaitement stalinienne qui transforme tout contradicteur en criminel potentiel.

En fait, la spéculation n’est en rien irrationnelle. Dans un contexte donné, elle est parfaitement logique. Ce qui importe est de comprendre que cette logique ne vaut que pour ce contexte donné. Mais cela est visiblement trop compliqué pour nos auteurs. La version policière de l’histoire est certes plus simple, même si elle est fausse. Si la spéculation se déchaîne c’est avant tout parce que, à la différence des Etats-Unis, l’Europe n’est pas un pays fédéral et ne pourra l’être, dans le meilleur des cas avant longtemps. Notons que ceci aurait pu être anticipé par les dirigeants de la zone Euro et les conduire à des mesures restrictives sur les mouvements de capitaux à court terme, justement pour prévenir une telle spéculation. Ils n’en n’ont pas voulu et ils en payent le prix (ou plus exactement ils veulent nous en faire payer le prix) actuellement. Ceux que Jupiter veut perdre, il leur ôte d’abord la raison.
Notons ensuite que, dans la liste des « eurosceptiques anglo-saxons » pour reprendre les termes de cet articles, les deux économistes cités sont…américains. Pourquoi alors ne pas l’avoir dit plus clairement ? D’ailleurs, ni Paul Krugman, ni Joseph Stiglitz, ne sont de près ou de loin des anglo-saxons. Intéressant dérapage de nos quatre auteurs qui sont incapables de nommer ce à quoi ils pensent. Mais ils sont trahis par leur lapsus. Ils voulaient dire des eurosceptiques américains…
Ceci révèle l’imaginaire assez particulier de nos auteurs. En fait, ils sont persuadés d’un « complot » américain contre l’Euro, mais ils n’osent pas le dire. Et voici comment et pourquoi Krugman et Stiglitz se retrouvent baptisés « anglo-saxons », ce qui ne manque pas de sel pour qui les connaît. On notera aussi que ces deux économistes sont des personnalités bien connues de la gauche d’outre-Atlantique et qu’ils ne sont pas particulièrement des « eurosceptiques », s’étant contentés d’émettre des critiques parfaitement légitimes sur le fonctionnement de la zone Euro.

Sur le fond, c’est une erreur de penser que l’Euro et le Dollar s’opposent. Que l’Euro vienne à disparaître, ou la zone Euro à éclater, et la spéculation attaquera immédiatement le Dollar. Il y a aujourd’hui une anxiété des opérateurs de marchés sur toutes les principales monnaies. Croire que le Dollar pourrait profiter de cette crise et de la chute de l’Euro c’est décidemment ne rien comprendre ni au mécanisme de la spéculation, ni au mécanisme de cette crise qui est déjà en train d’induire une forte spéculation sur certaines matières premières ainsi que sur l’Or.
Nous vivons la crise du système monétaire international. Elle était prévisible dès 2007, et j’ai publié de nombreux textes sur ce point dès ce moment. Il faut en finir avec le mythe d’un affrontement entre l’Euro et le Dollar. Il est aujourd’hui probable que les deux couleront, l’un après l’autre.

A-t-on le droit de s’exprimer sur l’Euro ?

Ce lamentable article, qui n’est pas sans rappeler la censure dont je fus l’objet au printemps dernier par l’Hebdo des Socialistes, montre que les européistes sont en train de perdre leurs nerfs. Il faut donc réaffirmer que l’Europe ne doit pas être laissée aux européistes et qu’il convient de défendre le principe d’une coordination monétaire contre ceux qui se révèlent en réalité ses adversaires, les partisans d’un soutien inconditionnel à l’Euro tel qu’il existe.
Nous avons besoin d’un véritable débat politique pour décider quelles sont les options qui nous restent aujourd’hui et non des invectives, des mensonges ou des insinuations des quatre auteurs de cet article.

Oui, vraiment, quand les sages montrent la lune, les idiots regardent le doigt.
(1) M. Aglietta, « Espoirs et inquiétudes de l'Euro » in M. Drach (ed.), L'argent - Croyance, mesure, spéculation, Éditions la Découverte, Paris, 2004, pp. 235-248

(2) Sapir J., « From Financial Crisis to Turning Point. How the US ‘Subprime Crisis’ turned into a worldwide One and Will Change the World Economy » in Internationale Politik und Gesellschaft, n°1/2009, pp. 27-44. On lira aussi le document fait par un économiste allemand, Bibow, J. « Global Imbalances, Bretton Woods II, and Euroland’s Role in all this », The Levy Economics Institute, Annandale-on-Hudson, Working Paper n° 486 Décembre 2006.

(3) I. Angeloni and M. Ehrmann, « Euro Aera Inflation Differentials », The B.E. Journal of Macroeconomics, Vol. 7: Issue 1/2007, Article 24, p.31. Available at: http://www.bepress.com/bejm/vol7/iss1/art24 , J. Gali, M. Gertler and D. Lopez-Salido, « European Inflation Dynamics » in European Economic Review, Vol. 45, n°7/2001, pp. 1237-1270C. Conrad et M. Karanasos, « Dual Long Memory in Inflation Dynamics across Countries of the Euro Area and the Link between Inflation Uncertainty and Macroeconomic Performance », in Studies in Nonlinear Dynamics & Econometrics, vol. 9, n°4, November 2005, http://www.bepress.com/snde.

(4) F. Cachia, « Les effets de l’appréciation de l’Euro sur l’économie française », in Note de Synthèse de l’INSEE, INSEE, Paris, 20 juin 2008
Mercredi 19 Mai 2010 Jacques Sapir - économiste

Source :

http://www.marianne2.fr

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Jean-Jacques Rosa : pourquoi il faut revenir au franc !

Quelle sortie de crise ? Après avoir envisagé la piste de l'inflation, nous donnons la parole à l'économiste Jean-Jacques Rosa, économiste libéral et professeur à l’institut d’études politiques de Paris. Un eurosceptique de la première heure, qui dans son livre paru en 1998, l’Erreur Européenne, dénonçait déjà la création de la monnaie unique comme la plus grave erreur de notre époque.



Marianne : Depuis toujours, vous contestez légitimité de l'Euro. Pourquoi ?


Jean- Jacques Rosa : Adopter une monnaie unique suppose que l'on fasse partie d’une zone monétaire optimale. C'est à dire qu'il y ait entre les pays de cette zone des échanges économiques intenses, des conjonctures et des taux d'inflation semblables, ainsi qu’une réelle mobilité géographique des travailleurs.

 La monnaie unique est contestable lorsque les états concernés ont des structures et des conjonctures dissemblables ou divergentes, comme en Europe.

Une monnaie unique peut éventuellement être gérable, bien que peu indiquée, dans ce dernier cas, s’il existe aussi un mécanisme de redistribution prélevant des ressources dans les états en expansion pour venir aider, par des subventions, aux états en récession. C'est ce qui se passe aux Etats-Unis, par le jeu d’un important impôt fédéral.

Mais précisément l'Allemagne récuse ce principe, bien que son taux d’inflation, plus faible que celui des pays du sud, favorise ses exportations vers ces derniers et réduisent ses importations en provenance d’Espagne ou de Grèce. Comme la politique monétaire est la même pour tous, les « sudistes » ne peuvent pas rétablir leur compétitivité par des dévaluations. Ils n’ont plus d’autre façon de soutenir leur activité qui s’étiole qu’en accroissant la demande par des déficits publics.


Selon vous, il faut donc en sortir?

Cela me semble être la seule solution. Entre partenaires trop différents, comme la Grèce et l'Allemagne, le système ne peut pas fonctionner. L'Allemagne estime que le gouvernement grec a « triché ». Mais la Grèce est en un sens victime de la monnaie unique. L'Euro fort l'a pénalisé en réduisant sa compétitivité envers les pays tiers, et les différences d’inflation ont étouffé ses exportations vers les autres pays membres. Tout cela conduisait nécessairement aux déficits.

Retourner aux monnaies nationales donc, mais comment ? Et à quel prix?

Un retour à des monnaies nationales aurait un coût élevé dans la mesure où la dévaluation qui doit intervenir serait forte, majorant ainsi le montant de la dette extérieure nette. Mais une baisse substantielle de l’euro permettrait de réduire l’importance de la dévaluation nécessaire, et  de plus, rester dans le système euro coûte cher aux pays les plus inflationnistes en continuant à pénaliser leur croissance. Entrer en déflation pour plusieurs années, pour renverser la tendance, conduit droit à la dépression. Ce n’est pas envisageable, et entre deux maux il faut choisir le moindre.
La sortie de la monnaie unique est donc le moindre mal, car si l'on continue dans la voie actuelle le pire n'est pas derrière nous, mais bien à venir.

On peut penser que ce sont la Grèce ou l’Espagne, dont les finances publiques sont les plus dégradées, qui décideront de sortir en premier. Mais cela pourrait aussi être l'Allemagne, qui refuse d’alourdir sa propre fiscalité pour subventionner une Grèce en situation de quasi faillite. Cela dépend de ses priorités politiques: continuer à bénéficier d’exportations faciles vers le sud de l’Europe, ou conserver une monnaie forte et dispenser les Allemands du fardeau d’impôts supplémentaires pour aider les Grecs, ou demain les Espagnols.

C'est donc la fin de l'euro? Ou croyez-vous comme Christian Saint-Etienne en l'émergence de deux zones monétaires européennes ?

L’hypothèse d’une zone monétaire «euro-franc » ou « euro-sud » n'a aucun sens. Elle néglige précisément les enseignements de la théorie comme ceux de l’expérience actuelle. Les caractéristiques économiques de la France, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce et de l'Italie sont assez différentes pour exclure l’adoption d’une monnaie unique entre ces pays. Ils se retrouveraient bientôt devant une crise de « l’euro-franc » ou de « l’euro-sud » répétant par l’absurde les difficultés actuelles.

Une zone monétaire réunissant autour de l'Allemagne certains de ses voisins comme l'Autriche, le Danemark ou les Pays-Bas serait peut-être possible car leurs conjonctures ne sont pas trop différentes. Et avant l’euro, la notion de « zone mark de fait » existait déjà. Mais cela mérite un examen plus précis avant de recommencer les mêmes erreurs.

Jeudi 20 Mai 2010 Samantha Barreto - Marianne


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Un banquier suisse annonce la fin de l’euro

Article placé le 20 mai 2010, par Mecanopolis

Dans un incroyable entretien accordé hier au quotidien suisse La Tribune de Genève, Alexandre Wohlwend, patron d’Arabesque Wealth Management, est convaincu que l’euro ne survivra pas à la crise actuelle. Mieux que ça, il confirme nos prévisions les plus sombres sur les évènements en cours : pour que la monnaie unique se maintienne, il faudrait aligner au même niveau toutes les économies des pays de la zone euro, ce qui est exactement ce que le pouvoir autoritaire européen est en train de mettre en place avec la mise sous tutelle des Etats concernés.

S’exprimant sans langue de bois, M. Wohlwend explique également que « les États-Unis ont planifié et souhaité la création de l’euro, avec la complicité de la Communauté européenne, pour contaminer l’Europe avec leur concept de mondialisation ».

Comme cet entretien n’est pas disponible sur le site internet du quotidien, nous en plaçons ci-dessous les principaux extraits, ainsi que le fac-similé de la version imprimée.

Mecanopolis

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Alexandre Wohlwend à La Tribune de Genève (extraits) :

Je considère que la constitution de l’Europe autour de la monnaie unique est un non-sens politique, économique et culturel. L’Histoire à montré que toute monnaie plurinationale est vouée a exploser s’il y a des déséquilibres dans les économies qui la partagent. (…)

L’euro n’échappera pas à la règle car les différences culturelles et économiques en Europe son énormes. La crise grecque n’est que le premier symptôme. (…)

Cela pourrait être très rapide. J’estime qu’avant cinq ans les pays européens auront largement commencé à se retirer de la zone euro. (…)

[Le plan de 750 milliards est] une fuite en avant. (…) L’Europe est euphorique car elle est droguée à la dette. Cette solution ne fait qu’augmenter la dose de la drogue en créant encore plus de dettes ! Tout cet argent sera finalement ponctionné auprès des contribuables, ce qui risque d’entrainer une crise sociale importante. (…)

Ce sont les États-Unis qui ont planifié et souhaité la création de l’euro, avec la complicité de la Communauté européenne, pour « contaminer » l’Europe avec leur concept de mondialisation et de profits maximum à court terme. Le problème, c’est qu’ils ont créé un endettement abyssal et démantelé leur industrie, rapidement imités en cela par les États européens. En outre, depuis qu’ils ont séparé le dollar de l’étalon-d’or, ils ont créé de la monnaie à tout va, jusqu’à faire baisser de 98% la valeur du billet vert par rapport à l’once d’or. Le dollar est lui aussi moribond et la disparition de l’euro lui profitera en lui permettant de rester momentanément en vie. (…)

Avec 2200 milliards de dollars que la Chine détient en bons du Trésors américains, chaque chinois possède une créance virtuelle de 15′000 dollars envers les États-Unis. Pour l’instant, il n’est pas dans l’intérêt de la Chine de voir chuter la monnaie américaine ; elle continuera donc à augmenter ses réserves en bons du Trésors, qu’elle finira par utiliser pour acheter des pans entiers de l’industrie américaine. Et fera vraisemblablement de même, dans la foulée, avec les pays occidentaux si ces derniers ne se protègent pas par un retour à leur souveraineté monétaire et territoriale, visant à la reconstruction d’un tissu industriel, seul gagnant d’une stabilité économique à long terme.

Propos recueillis par Emmanuel Barraud, pour la TdG

 

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AUX ARMES CITOYENS: L'ATTAQUE SUR LA FRANCE EST EN COURS
du 14 au 15 mai 2010 : Je ne sais pas qui sont les conseillers "financiers et bancaires" de Nicolas Sarkozy hormis Pebreau, mais ils sont nuls, y compris Pebreau. Ceux qui lui ont dit que le plan de sauvetage de dimanche dernier sauvera l'euro, etc, se sont ramassés, alors que je ne cesse de dire ici depuis 2 mois qu'une attaque massive se préparait contre la France pour pousser sa dégradation afin de nous forcer à payer plus cher sur les Bons du Trésor. L'euro est en train de s'écrouler, des infos sortent dans la presse espagnole et anglaise affirmant que Sarkozy a menacé Angela Merkel de quitter l'euro si on ne sauvait pas la Grèce. Le problème n'est pas là. C'est de la poudre aux yeux. Sarkozy a été manipulé et là il va se prendre le bouclier anglo-saxon dans la figure, signé Obama-Dollar. Il y a 55.000 milliards de dollars de "shadow banking" (anglo-saxon pour 80%) en circulation et ce problème n'a pas été réglé. C'est la fusion nucléaire qui continue, mais on veut vous faire croire que c'est la Grèce. C'est faux. Le système américain est en train de détruire l'euro pour sauver le dollar et aspirer tout l'argent de l'Europe pour le ramener vers les US. Obama donne des ordres à Sarkozy, à Merkel, à Zapatero, au Portugal, les obligeant à instaurer des plans d'austérité. C'EST UNE ARNAQUE GEANTE! CETTE REVUE DE PRESSE VOUS L'A MONTRE NOIR SUR BLANC DEPUIS AOUT 2009, IL SUFFIT DE LIRE. C'est une main géante qui s'est abattue sur la Grèce pour déstabiliser l'euro. Et quand la note de la France sera dégradée, vous verrez hélas que seul ce blog vous a tout annoncé à l'avance (avant même Zero Hedge qui a vu aussi l'opération) sur la base d'une dépêche anodine le 8 mars. D'ailleurs, voyez ce papier de Zero Hedge d'aujourd'hui "Euro Plunges As France Downgrade Rumor Emerges. 05/14/2010 08:53. The country that Zero Hedge has long claimed is the glossed over black sheep that will take down the core of the eurozone is about to be downgraded". PETIT RAPPEL DU 8 MARS 2010 que je vous avais demandé d'envoyer, de publier, d'imprimer et de donner à tous ceux que vous connaissez:

 

ALERTE: L'ATTAQUE SUR LA FRANCE A COMMENCE !
du 8 au 10 mars 2010. Je vous l'avais dit, prédit et annoncé maintes fois, et voici, un fil anglo-saxon est tombé signifiant discrétement que les chiens ont été lachés (selon l'expression de François Mitterrand) dans cette guerre financière et qu'ils vont se rassembler en meute dans les semaines à venir pour dépecer la France et la forcer à monter les taux. Attention, ça veut dire "FORCER LA FRANCE A PAYER UN TAUX D'INTERET PLUS ELEVE" aux sociétés de fonds de pension genre Pimco et autres "investisseurs institutionnels" qui achètent nos bons du trésor... C'est Jeremy Gaunt, European Investment Correspondent à Londres pour Reuters qui signe ce papier: "French debt coming under investor scrutiny"... Noooonnn j'y crois pas... Quelle coïncidence... Les "investisseurs", ces gens qui ont été lessivés par Wall Street en 2008 et 2009, se posent des questions métaphysiques sur la France... Ma bonne dame, vous vous rendez compte... Ils se "posent des questions"... et trouvent que nos bons du trésor sont trop chers pour ce que c'est, et surtout que la France va être endettée à presque 84%... Ecoutez la suite: "As a result, other euro zone paper, including Germany's and -- perhaps surprisingly -- Italy's, could be in... "France has been lumped as a core euro zone economy. To our mind the budgetary situation is not as good as the pricing suggests," said Richard Batty, an investment director at Britain's Standard Life Investments. "It is being priced as though there isn't a budget problem" he said. ... The cost of insuring French debt through CDS, meanwhile, is around 43.400 euros per 10.000.000 euros of exposure, less than 10,000 euros more than for German debt and cheaper than the Netherlands". Cela veut dire que les Pimco, et autres grands "fonds" vont acheter du BdT italien, hollandais et allemand, mais pas français. Au secooours. Sauf si Marianne remonte son % à par exemple 4%.... J'ai une idée pour les gens de France Trésor (voir leur pub pathétique plus bas): "Parfumez nos Bons du Trésor avec du Chanel 5 (sur 5 ans), du Chanel 19 (sur 20 ans) et avec du Shalimar sur les bons à 30 ans... Ca devrait marcher"... En dernier recours, France Trésor peut aussi parfumer tous les bains du trésor avec AXE. Mais ca n'attire que les banquières et les investisseuses... Postez, publiez, faxez, affichez, envoyez cet article partout où vous le pouvez, formez vos bataillons, afin que le plus grand nombre de Français soient prévenus: les vampires ont sonné l'assaut sur Marianne comme ils l'avaient fait en toute discrétion il y a un an sur Athéna... La machine média anglo-saxonne va se mettre en route. A nous de la bloquer.

Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2010


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QUI EST LE PATRON DE L'EUROPE ? REPONSE: OBAMA
du 17 au 19 mai 2010 : C'est drôle cet article: "Who's running Europe? Now Obama pressures Spain over cuts after whispers he advised Merkel on saving the euro". L'article explique tout ce que fait Obama pour régler les problèmes monétaires européens, et ma foi, nous sommes revenus en 1944. Plan Marshall. Lire le Daily ici. MAIS: de son côté, l'ancien patron de la Réserve Federale des dollars Mickey, Paul Volcker himself a dit que l'euro va se désintégrer... Tiens, tiens... "A stark warning that the euro could 'disintegrate' came yesterday from key White House adviser and former Federal Reserve chairman Paul Volcker. Speaking at the Mansion House in the City, Volcker said 'there is a great risk of the potential disintegration of the euro' in the wake of the recent crisis in Greece". Lire la suite dans le Daily ici. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2010


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