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  • Enoch
  • L'Esprit d'Enoch
  • Homme
  • 07/04/1963
  • Paris
  • politique écologie économie mes enfants
  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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LES PENSEES D'ENOCH

Texte Libre

Ce  n'est  pas  le  nécessiteux  qui  doit-être  secouru,  mais la misère qu'il faut combattre.

Société

Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /Sep /2009 15:53

Les scandales Polanski

Depuis hier, nous avons droit à un déferlement médiatique de soutiens à Roman Polanski, arrêté à Zurich alors qu’il venait participer à une cérémonie. Artistes et même ministres n’ont pas de mots assez forts pour dénoncer les pratiques de la justice étasunienne. Mais le scandale est-il là ?

Une sombre affaire

Roman Polanski semble être tombé dans un piège. Il était invité en Suisse pour recevoir un prix pour l’ensemble de sa carrière et a donc été arrêté pour une affaire remontant à 1977. Les défenseurs du réalisateur soulignent certaines faiblesses du dossier. La victime déclare ne pas vouloir poursuivre la procédure, d’autant plus qu’elle a été dédommagé par le cinéaste. Et les plus de trois décennies passées font que certains appellent à un droit de prescription.

Mais cette interprétation est un peu trop facile. Car l’examen froid des faits fait froid dans le dos. En 1977, après des séances de photos avec la jeune mannequin de 13 ans (l’âge d’un élève de 5ème), Roman Polanski aurait fait boire l’enfant, l’aurait drogué avant d’avoir des relations sexuelles avec elle, alors qu’il avait plus de 40 ans… Le réalisateur a été poursuivi pour viol sur mineur. Dans le cas d’une gamine de 13 ans, qu’il aurait fait boire et droguée, on pourrait plaider pour des circonstances aggravantes.

Une défense nauséabonde

Et c’est là que les réactions de soutien au réalisateur dépassent les limites de l’indécence. Hier, sur Europe 1, Costa-Gavras affirmait, sans être contredit, que la pauvre gamine faisait 25 ans plutôt que 13 en 1977. Mais bien sûr ! Il a ensuite fait un long couplet sur le fait que Roman Polanski était un des plus grands réalisateurs de cinéma et qu’on ne pouvait pas lui faire ça. Cela signifie-t-il que s’il n’était qu’un péquin moyen, alors la justice devrait suivre son cours ?

Lire la suite du billet de Laurent Pinsolle sur son blog.

Par Enoch - Publié dans : Société
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /Sep /2009 21:09

Vers un Etat sans Etat?

Le Vrai Débat - Blogueur associé | Lundi 28 Septembre 2009 à 11:10 | Lu 3410 fois  Imprimer     Augmenter la taille du texte     Diminuer la taille du texte

RGPP 2. Ce n'est pas un petit robot. C'est une grosse machine. La révision générale des politiques publiques 2 va être lancée par Sarko. Si elle poursuit l'oeuvre entamée par la RGPP 1, on peut s'attendre, selon le blog le Vrai Débat, à voir rapidement et sûrement disparaître les services publics et augmenter les inégalités.



Dessin: Rodho Dans une indifférence médiatique presque totale, Nicolas Sarkozy et le gouvernement s'apprêtent à lancer la deuxième phase de la « réforme de l'Etat », baptisée « RGPP 2 », pour « révision générale des politiques publiques 2 ».

Pour ceux qui n'auraient pas suivi l'affaire, ou qui ne s'y retrouveraient pas dans ce jargon administratif, la « RGPP 1 » avait été inaugurée en juillet 2007, déclinant largement les orientations libérales de l'Europe de Bruxelles.

Elle s'est traduite, à travers plus de 370 mesures, par la suppression d'administrations d'Etat et de services publics dans tous les domaines de la vie publique : restriction de la carte judiciaire au forceps et fermeture de tribunaux dans tout le pays, fermeture de petits collèges (ceux qui comptent moins de 200 élèves), fermeture de maternités, de centres hospitaliers jugés non rentables, fermeture de casernes et suppression entamée de 45 000 postes dans l'armée d'ici 2014, suppression chaque année de 15 000 à 20 000 postes d'enseignants (avec en parallèle l'allègement du nombre d'heures de cours dispensés aux élèves, l'accroissement de la taille des classes, le non-remplacement des professeurs absents et la désincitation à inscrire les enfants en maternelle avant l'âge de trois ans), la fermeture de dizaines de consulats à l'étranger, la suppression de la quasi-totalité des directions départementales de l'Etat, l'amaigrissement des préfectures et sous-préfectures, la suppression de commissariats, de gendarmeries pour accompagner la réduction d'effectifs (- 6 500 policiers et - 3 000 gendarmes d'ici 2011), en n'oubliant pas de mentionner le recul des services publics à l'instar de La Poste, qui ferme chaque jour depuis le 1er janvier 2009 3 bureaux de poste et supprime 42 emplois.

La RGPP ne fut donc rien d'autre qu'une destruction organisée de l'appareil d'Etat et des services publics, dans l'unique objectif d'affaiblir l'Etat nation, seul à même de résister à l'offensive libérale mondialiste, et de réduire le nombre de fonctionnaires d'Etat.

L'argument économique souvent mis en avant (« au moins, on fait des économies ! ») ne tient pas la route, dans la mesure où cette succession de mauvais coups n'ont pour effet que d'économiser 2,3 milliards d'euros par an, de l'aveu même du gouvernement, quand les vraies sources de dépenses inutiles ne sont pas remises en cause : coût exorbitant des décentralisations et train de vie des collectivités locales (notamment des régions qui reconstituent de petites féodalités locales, et des intercommunalités, dont le premier objectif, soyons clairs, est de distribuer des postes de présidents et vice-présidents aux élus locaux), et perte sèche causée par l'Europe, la France versant chaque année au budget européen 7 milliards d'euros de plus que ce qu'elle en reçoit en retour, aides agricoles de la PAC comprises (ce chiffre demeurait raisonnable jusqu'au début des années 2000, aux alentours de 2 milliards par an, avant de déraper du fait de l'élargissement à l'Est. En 2013, la perte sèche atteindra 10 milliards d'euros par an. Les vraies économies sont là).

Un accroissement des inégalités

Les premières victimes de ce désengagement massif de l'Etat et des services publics sont bien sûr les Français les plus démunis, mais également les habitants des lointaines banlieues et des campagnes. Sans gendarmerie, sans bureau de poste, sans collège, sans caserne, un village meurt. Une petite ville n'y résiste pas beaucoup mieux.

L'égalité entre les citoyens et la probité sont les autres grandes victimes de cette destruction de l'Etat nation. Il est évident en effet que seul l'Etat est en mesure de jouer le rôle de redistributeur efficace entre les territoires pauvres et les territoires riches. Quand il s'efface, les inégalités progressent. Quand il s'efface, il est par ailleurs souvent remplacé par les intérêts privés ou ceux des élus locaux, d'abord soucieux de maximiser les profits pour les premiers et de mener une politique clientéliste, pour les seconds.

Que nous réserve donc la « RGPP 2 » ? Sans aucun doute l'accentuation de cette politique, engagée il y a une vingtaine d'années, inscrite dans les Traités européens, poursuivie par l'ensemble des gouvernements du système gauche/droite, et accélérée depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.

Des rumeurs insistantes évoquent une RGPP 2 dans la Défense, elle qui fut très largement secouée par la première phase, après avoir déjà subi 15 000 pertes d'emplois sous Lionel Jospin de 1997 à 2002.

Ce mouvement va à l'encontre des enseignements de la crise que nous traversons et que nos gouvernants ne traitent pas à la racine. Cette crise du libéralisme mondialisé nous démontre que les appareils d'Etat, les protections qu'il peut seul assurer, et la solidité des services publics sont les garants essentiels de notre prospérité. Ils sont des remparts à la toute-puissance des marchés et des spéculateurs. Ils sont la condition de la justice et du développement réel du pays.

Retrouvez les autres articles du blog Le Vrai Débat

Retrouvez les dessins de Rodho sur son blog


MOT-CLÉS : crise, europe, la poste, politiques publiques, rgpp 2, sarkozy, service public
Par Enoch - Publié dans : Société - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /Sep /2009 17:08

Une Société qui ne défend ni ses valeurs, ni son territoire mérite-t-elle de survivre ?

vendredi 25 septembre 2009, par Jack Lucent


C’est en effet une question fondamentale, que personne ou presque ne se pose. Dans le mouvement de l’histoire, des empires qui se constituent et qui chutent, la civilisation occidentale semble persuadée qu’elle survivra à tout. C’était peut être vrai il y a encore une cinquantaine d’années, mais qu’en est il aujourd’hui ?

Toute civilisation passe par son « apogée » puis décline, parfois son enseignement est transmis, ses réalisations reconnues ( comme de fut le cas pour la Grèce, Rome, L’Egypte, les Perses), ou disparaît simplement.

Les raisons de la chute des empires et civilisations du passé sont variables mais connues, que ce soit d’ordre climatique, que ce soit en raison de la taille de l’empire lui-même, comme Rome, de l’empâtement de ses habitants, ne voulant plus se battre pour leurs acquis , cela combiné avec l’arrivée de barbares, certainement peu raffinés et ignares, mais n’ayant rien à perdre, si ce n’est leur vie.

La puissance de la civilisation occidentale, qui se base sur la science, la technologie, l’industrie, ne l’empêche pas de présenter exactement les mêmes symptômes que l’empire romain : un « empâtement » de ses membres qui ne sont prêts ni à se battre pour leur territoire, ni pour leur principes pourtant érigés en lois, ni pour leur liberté, ni pour rien, en fait, et un recentrement sur leurs querelles, distractions internes, un peu comme les romains ivres des jeux du cirque pendant que l’empire se désagrège, que les barbares sont déjà dans la ville et que les maisons sont incendiées.

Ce n’est pas parce que la civilisation occidentale explore l’espace, l’infiniment petit et l’infiniment grand, crée l’inimaginable (pour les autres groupes humains encore restés au moyen age), que cela la protège d’envahisseurs encore au moyen age, quant à lui, au contraire, le différentiel civilisationnel, conceptuel, de prise de conscience et de respect humaniste, environnemental, etc. joue en défaveur de l’occident face aux envahisseurs qui ne s’embarrassent quant à eux d’aucune forme d’humanisme, de relativisme, de respect, de droits, de réflexion complexe sur les droits et devoirs. En ce sens, pendant que l’occident coupera les cheveux en quatre, analysera tous les aspects de droit à, de relativisme, de respect des « cultures » etc. le barbare, lui prendra ce qu’il peut ou l’arrachera sans s’embrasser du moindre respect ou compassion.

Les lois mêmes de l’occident se retournent contre lui, lois conçues pour la démocratie et pour un monde « démocrate » et progressiste, ces lois mènent rapidement à protéger de la même manière les pires ennemis de la liberté et de la démocratie qui soient, contre toute forme d’attaque ou de remise en cause, et m^me à interdire toute forme de critique ou d’action contre ces ennemis…Menant ainsi l’occident à se paralyser lui même.

Ainsi l’humanisme, l’hospitalité, le « respect » culturel sont des luxes que l’occident pouvait offrir dans un cadre de flux migratoires faibles ou contrôlés, mais ne sont plus possibles devant le tsunami que représente l’immigration de peuplement , et qui vise aussi à installer sur ce sol, des pratiques, des contraintes , des modes de vie absurdes , oppressants et absolument contraires à l’ensemble des progrès conquis de haute lutte de l’occident.

Ainsi l’idiot utile qui milite pour les sans papiers, contre les expulsions, pour le muticulturalisme, ne se rend pas compte ( est il si décervelé ?), ou plus précisément ne veux pas voir qu’il scie la branche sur laquelle il est assis.

Ainsi cet idiot utile se tourne pomptement vers l’état pour lui reprocher de ne jamais faire assez pour ceux qui finalement n’ont pas été invités à vivre dans sa « maison », et qu’il faut les acceuillir tous, que c’est un devoir, mais en même temps cet idiot utile reprochera à ce même état les impôts supplémentaires qu’il doit payer pour supporter ces bouches supplémentaires à nourrir, loger, éduquer, soigner (et qui ne sont pas reconnaissantes, ni à l’état, ni à l’idiot utile, à qui ils brûleront un jour ou l’autre sa voiture et obligeront ses filles à porter une prison ambulante, entre autres pertes totales de liberté )

Ce même idiot utile pleurera la perte de son emploi, donné à ceux qu’il a fait entrer, ou verra que le HLM qu’il attend depuis 5 ans, a été attribué, par "humanisme" à cette famille polygame si sympathique avec ses 15 enfants (la polygamie, simple exemple, n’étant jamais mise en cause ou dénoncée par les idiots utiles) et qui recevra tant d’aide de la part de milles associations d’idiots utiles, des mairies, et de l’état (si généreux malgré tout) et qui par contre ne lèveront jamais le petit doigt pour un autochtone dans le besoin… (beurk, il a qu’a pas etre dans le besoin, celui la...).

Ce même idiot utile déplorera de ne pas pouvoir sortir de chez lui sans être agressé, traité de sale « B…c » et qu’il aura réellement l’impression dans son propre quartier, de vivre dans un autre pays, dans un autre temps ( moyen age) et selon d’autres lois ( charia)… et qu’il ne pourra même plus se nourrir , ni boire selon ses propres désirs… sous peine de représailles de la part de « ses protégés »

Ainsi s’en ira et disparaitra le luxe de l’humanisme, quand les idiots utiles se réveilleront ( par force) quand le feu aura déjà atteint les étages de la maison commune, mais il sera trop tard.

La démocratie, le doit de choisir, de décider qui nous dirigera, la liberté, la liberté des femmes, la liberté de penser, ne sont pas des choses acquises et leur défense est nécessaire et fondamentale pour que perdurent ces libertés… Le nombre de « philosophies », « pouvoirs » , fanatismes » qui haïssent la liberté sont nombreux, la démocratie et tout ce qu’elle véhicule est notre bien le plus précieux…. Et pourtant elle est si fragile… la complexité des lois conçues pour nous protéger permet ainsi de laisser croitre et prospérer l’absurde et le criminel.

Hitler en son temps a été élu, ne l’oublions pas. Nous pouvons voir ce que les pays musulmans font de la Démocratie, de la liberté (personne ne pourra dire : nous ne savions pas !, puis que cette réalité nous est présentée chaque jour par les journaux, reportages, livres, et que cette réalité est la même à Londres, Oslo, Vénisseux, Téhéran, ou Karachi, elle est constitutive de l’isalm).

Nous savons tous, sans le moindre doute, que nous soyons simple citoyen, ou politique (le spectacle débile d’un Kadafi, d’un Ahmanedja, ou d’un quelconque responsable musulman est toujours édifiant) , ou œuvrant dans les médias, que si l’islam progresse, alors il faudra dire adieu à la liberté, à toutes nos libertés. Nous le voyons, nous le sentons au plus profond de nous mêmes, comme les Romains saviant ce qu’il adviendraient d’eux avec les barbares, mais les responsables, les journalistes, la plupart des décideurs et finalement les politiques préfèrent tourner la tête et offrir des mosquées, en signes d’apaisement, comme à Hitler à Munich, en 1938. Pourtant tout le monde sait que l’on apaise pas ces gens là, nulle part, on ne fait que retarder l’échéance, et raffermir stupidement le bras qui nous brisera.

Ainsi s’en ira et disparaîtra la vraie démocratie, le droit de critique, le droit de croire ou pas, le droit de penser librement, le droit de manger et de boire ce que l’on veut et quand on veut, le droit d’aimer qui on veut et de changer d’amour, le droit d’écrire, le droit de créer, tous les droits des femmes, le droit de s’habiller comme on veut... et comme les Iraniens qui ont voulu croire au religieux. Vous savez,et pouvez constater la suite de visu chauqe jour.

Ainsi il y a un luxe de la liberté, mais la liberté ne peut s’exercer sans conscience des limites de celles-ci et que cette liberté implique aussi des devoirs, et des responsabilités, pour la défendre de ceux qui partout la combattent (avec les armes que la démocratie leur fourni). Ainsi, tout le monde sait par exemple ce qu’il en est des femmes (sans le moindre doute pour personne) dans l’islam, mais on préfère ergoter sur le « choix » du voile ou de la burqua, en voulant oublier, « escamoter » l’endoctrinement depuis le berceau, l’immense pression sociale et les menaces qui peuvent aller jusqu’au meurtre. Nous voyons tous l’hydre de "l’hyper fascisme" musulman, l’inquisition moyen-âgeuse qui croit de manière exponentielle en Algérie, en Egypte, ou au Maroc quand des gens sont mis en prison pour non respect de l’absurde ramadan, ou atteinte à l’islam (belle croyance qui a besoin d’une police et de menaces de mort pour se maintenir), dans la péninsule arabique, et même jusqu’à la lointaine Indonésie, qui vote une loi permettant de massacrer des femmes à coups de pierre pour crime d’amour (le terme « lapider » est assez « soft » et ne décrit pas de manière factuelle, l’horreur absolue de cette pratique, si chère à l’islam).

L’ignorance volontaire de l’Histoire est ainsi effrayante et la peur de nommer l’ennemi suicidaire. Ainsi l’occident est en train de perdre plusieurs guerres en Afghanistan en Irak, en Palestine (en choisissant le camp de l’ennemi pour beaucoup, et en refusant de voir ce qu’est cet ennemi et quel extrême danger il véhicule partout), par sa peur de nommer/reconnaitre l’ennemi : l’islam. Pourtant les leçons de l’histoire pourraient lui servir et lui permettre de gagner cette guerre.

D’abord les leçons de l’Histoire proche, quand les Alliés se battirent contre le 3e Reich, ce ne sont pas quelques centaines de soldats qui ont perdus la vie, mais des millions qui ont donnnés leur vie pour que la liberté subsiste, et quand la ville de Dresde fut rasée par des semaines de bombardements (ou Hiroshima, par la 1ère bombe atomique) pas un seul journaliste censé, ni idiot utile ne s’est élevé contre ce « crime contre l’humanité ( ?) ».

Quand les alliés occupèrent l’Allemagne, ils ne permirent pas au parti nazi, ni aux écoles nazi, ni a l‘endoctrinement nazi de perdurer, le nazisme fut déclaré hors la loi. Le nazisme n’a pas été « respecté » comme, par exemple, inhérent à la culture germanique.

Ainsi les alliés d’aujourd’hui, par "respect" de la culture, en Afganistan, font face à une production continue de Nazislamistes lobotomisés, un puits sans fin, car l’islam qui est l’idéologie ennemie et qui ne s’en cache pas (mais que l’occident refuse d’entendre et de nommer) est respecté, encouragé, les écoles continuent à enseigner cette horreur (ce qui n’empêche pas l’occident d’être haï, et que le respect n’est compris qu’à sens unique. L’occident est assez masochiste).

Ensuite dans l‘histoire lointaine, lorsque Rome conquerrait une nouvelle province, elle prenait les enfants et les envoyait se former dans l’empire. Devenus adultes, ce sont des « romains de culture » qui revenaient au pays. Si les alliés prenaient ne serait ce que 20% des enfants et les envoyaient étudier en Europe ou aux Etats-Unis, et surtout sans « islam », sans aucune référence à cette horreur, le cout de remise en état de l’Afghanistan serait infiniment moins cher, et mille fois plus efficace. Mais respect (absurde) de cultures criminelles, humanisme mal placé, médias compassionnels, allant jusqu’à dénoncer et villipender ses propres troupes (mais trouvant toutes les excuses à l’ennemi), les mènent droit dans le mur.

Le pouvoir des médias, le culte du compassionnel, du respect des « cultures », de l’auto flagellation occidentale, de honte de sa propre culture et de ses réalisations arrivent ainsi à paralyser toute forme de progrès, de rigueur, d’action... Et conduisent cette si belle civilisation à sa propre perte !

Alors, posons nous la question : une culture, quelle que soit sa puissance, et ses réalisations, qui ne défend pas ses valeurs , qui refuse de voir et nommer son ennemi, qui même pour certains, se mettent au service de l’ennemi sans combattre et sans même y réfléchir, mérite-t- elle de perdurer ?

Si l’occident est ainsi prêt à être renvoyé vers la nuit du moyen âge le plus noir par indolence, lâcheté, dictature du politiquement correct , du compassionnel (à sens unique) des médias, alors tant pis pour lui...

Existe-t-il un challenger, un ou des groupes humains capables de reprendre le flambeau culturel, civilisationnel ? Je dirai : oui … il y a encore des pays en pleine dynamique, non encore gangrénés par le « tout se vaut » et le politiquement correct : l’Australie, mais surtout la Chine et le Japon (même si ce pays vieillit) et qui partagent un certain nombre de valeurs de progrès, et d’éloignement de l’obscurantisme religieux avec l’occident et ont derrière eux près de 5000 ans de civilisation, de culture , sans ce genre de fanatisme religieux. Peut-être aussi la Russie, pour d’autres raisons.

Y a-t-il un moyen de gagner cette guerre ?

Si enfin l’occident se réveille et commence à réellement reconnaitre qu’il y a danger pour son intégrité et qu’il y a une guerre, celle ci ne se gagnera pas en Occident, mais au cœur de l’ennemi : à Téhéran, Ryad, Le Caire, Alger, Islamabad. Si l’occident se réveille et fait le nécessaire, cette guerre est avant tout celle des idées, elle n’a pas besoin d’armes à feu.

L’ennemi n’est pas dans une situation confortable, non plus. Il est très dépendant de l’occident (qui semble ne pas vouloir le savoir ni utiliser ce éatat de faits) et son offensive est aussi une réaction de survie, car la culture occidentale a taillé des croupières à l’idéologie absurdissime de l’islam.

la Télévision, Internet etc. touchent les esprits jeunes , malgré tout et les fait penser un peu plus. Et si le cœur de l’ennemi, les centres qui fabriquent, délivrent, inoculent la peste verte sont touchés, alors le tsunami islamique refluera, encore faut il que l’occident ne pactise pas avec les pires représentants de l’ennemi et lui offre les moyens de gangréner son propre territoire (comme par exemple le regroupement familial, les mosquées, les imams, les accommodements divers, la télévision satellitaire diffusant la haine directement au cœur des villes d’occident ou encore des sites internet comme oumma…) et aide ses alliés sur place (opposants, penseurs).

Mais pour cela, il faut nommer, dénigrer, ridiculiser, démentir, la peste verte dans nos sociétés, nos écoles, sans le moindre frein ni précaution, et aussi directement chez l’ennemi et non respecter cette absurdité (quelle lacheté !). En ce sens, c’est la plus grande erreur de l’occident (Mustapha Kemal, par exemple, fondateur de la Turquie moderne, a eu les mots les plus durs sur l’horreur de l’islam, il ne l’a pas respecté, et il savait de quoi il parlait).

Enfin, et cela n’est pas à négliger en ces temps, la technologie, par la mise au point et l’usage d’autres énergies que le pétrole est un autre moyen, car il assèchera rapidement le nerf de la guerre : l’argent. Néanmoins, il ne faut pas continuer dans la voie de l’aveuglement stupide, comme cet immense projet allemand de centrale solaire dans le désert Algérien. Faut il que les promoteurs de ce projet soient aveugles, et finalement veuillent faire en sorte que l’Europe soit dépendante et sous les menaces, les chantages du fanatisme d’Etat ?

Jack Lucent

Par Enoch - Publié dans : Société
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /Sep /2009 19:38

Sioniste ! L’injure suprème des coucous qui tiennent la Libre Pensée

vendredi 25 septembre 2009, par Alain Rubin


Un récent article que j’ai écrit pour la Riposte Laïque commentait le vote unanime des 200 délégués au dernier congrès de la Libre Pensée ; il semble faire jaser le landerneau « trotskiste orthodoxe ».

Des gens, que je n’ai encore jamais rencontrés, se mettent à causer de ma modeste personne, comme si j’étais un important personnage et, surtout, comme si j’étais un criminel. Se sentiraient-ils menacés par ma critique, « insignifiante et opportuniste » ? et probablement inconnue de la très grosse majorité des gens qu’ils influencent.

Rappelons que le dit vote « unanime » des deux cents « délégués » dénonçait, comme « liberticide », le projet de loi contre la bourqua- tchador-niqab dans l’espace public.

Dans cet article, je reliais ce vote unanime, - qui m’a fait penser à d’autres votes unanimes, en d’autres lieux et d’autres temps, je veux parler des votes « fièrement staliniens » de ces délégués unanimes et « enthousiastes », je veux parler de ces votes des défenseurs de la « ligne générale léniniste » à l’occasion des congrès du parti bolchevique devenu une grosse machinerie bureaucratique et totalitaire-. Je reliais ce vote de délégués « libres penseurs » aux positions pro Hamas, pro Hezbollah, Pro Ahmadinejad du groupe politique pseudo trotskiste*1 qui a pris le contrôle de manettes de la Libre Pensée. Ce groupe utilise la vénérable institution comme un petit nid douillet où il pense pouvoir faire couver ses quelques rares œufs aux fins de renouveler un petit peu son modeste poulailler.

L’oiseau laïque ne devrait pas être trop regardant. Il devrait même, lui aussi, se nourrir du brouet « dialectique » de nos coucous ; il devrait déclarer : « que c’est un libre choix de se vêtir comme on veut » le fait d’enfiler en France la camisole de bagnard des femmes afghanes, saoudiennes et iraniennes, camisole de force que des activistes « volontaires », instrumentalisées par les salafistes, voudraient imposer progressivement à toutes les filles et femmes musulmanes de ce pays, puis à terme, comme à Gaza, à toutes les femmes de France, même les non musulmanes.

Notre coucou pondant dans le nid laïque voudrait que l’on s’incline bien bas devant sa découverte dialectique : la liberté individuelle de certaine femmes passe par la dictature vestimentaire. Le port de l’outil vestimentaire d’affirmation permanente et définitive de l’infériorité de la femme et du caractère satanique de ses courbes doit pouvoir demeurer un droit, quels qu’en soient les effets.

Un droit à se vêtir comme on veut, l’enfermement sous le tchador, la bourqua, le niquab ??

Du fond de leur nid « laïque », c’est ce qu’ont piaillé, en gonflant leurs quelques plumes nos coucous, poussant leur cou vers le ciel pour qu’on les entende mieux et surtout qu’on les écoute, impérativement, sous peine d’être un « liberticide ».

J’ai croisé dimanche dernier un voisin, un ex camarade. Sa réponse à mon salut et à ma poignée de main m’a intriguée : alors comment va l’opportuniste ? (...) Le sionisme mène à tout….

D’autres côtés, me reviennent, depuis plusieurs jours, des échos de militants qui se voient mettre en garde : attention camarade, approcher ce sioniste qui critique « le parti », cela pourrait te créer des problèmes, te nuire même... Menaces ? Non, camarade, seulement d’amicaux conseils, rien de plus.

Il faut les comprendre nos coucous… c’est vrai, j’avoue, j’ai osé critiquer ces bons camarades du POI. C’est un crime, c’est certain ! A tout le moins, si ce n’est pas un crime, cela à l’air d’être déjà devenu un délit, dans une portion du mouvement ouvrier.

Après avoir subi le « grand PCF de Maurice Thorez », qui se déclarait « le parti de la classe ouvrière », nous devrions subir le pouvoir absolutiste d’une nouvelle catégorie d’intouchables politique, placés au-dessus de toute critique au sein du mouvement ouvrier.

D’ailleurs, tout s’explique simplement, avec évidence. Si je me permets de critiquer ces bons camarades, si je relie leur horreur devant le projet « liberticide » envisagé par des parlementaires français, projet visant à préserver la femme de France de la dictature « vestimentaire » afghane, saoudienne et iranienne, si je reliais cela à leur amour unilatéral pour le Hezbollah, pour le Hamas, à leur mansuétude pour la contre révolution en Iran (contre révolution dont le fascisme s’est appelé révolution islamique chiite, qui a écrasé le mouvement ouvrier en 1980-1982 au moyen des prisons, des potences et des bombardements massifs au Kurdistan, -contre révolution qui persécute en 2009 les quelques vrais syndicats ouvriers qui ont réussi à se reconstruire, notamment dans le secteur des transports), si je leur reproche leur condamnation du mouvement populaire révolutionnaire iranien qui a ressurgi depuis juin dernier dans de puissantes manifestations contre le coup d’état « électoral » d’Ahmadinejad et qui s’est traduit la semaine passée encore par des dizaines de milliers de jeunes et moins jeunes utilisant la « journée de la Palestine » pour scander dans les rues : « mort à toi ! » en désignant clairement l’admirateur iranien du chef du Reich hitlérien, si je dénonce ces honteuses positions anti ouvrières et anti syndicalistes, c’est parce que je suis « sioniste ». Sioniste ? L’horreur absolue, cela explique tout. Ouh ! Ouh ! Ne lui parlez pas, c’est un sioniste ! Sioniste ! Sioniste !! Ouh ! Ouh !!

La chute « dialectique » de nos prétendus trotskistes, prétendus militants de la « laïcité », méritait d’être notée. Comme au procès de Rudolf Slansky le secrétaire général du parti communiste de Tchécoslovaquie, comme à Prague en 1952 (2), pour écarter toute évaluation des décisions de la bureaucratie régnante, un argument massif, un argument massue, le seul qui rende superflu tout raisonnement et tout argument factuel : c’est la faute des sionistes. C’est un sioniste. Sioniste ! Sioniste ! Sioniste ! Ouh ! Ouh ! C’est d’ailleurs ce qu’Ahmadinejad a tenté de faire croire hier devant l’assemblée des nations unies : si des choses ne vont pas bien de par le monde, c’est de la faute aux Juifs, et surtout c’est de la faute aux sionistes (3).

Alain RUBIN

(1) Je dis « pseudo trotskistes », cela étonne certains lecteurs. Il faut distinguer. Parce qu’en effet, Leïb Davidovitch Bronstein n’a pas grand-chose à voir avec ces prises de positions qui font penser aux palinodies staliniennes qu’il dénonçait ; celles plus particulièrement de cette époque de la troisième internationale (le comintern) que le fondateur de l’armée rouge qualifia de troisième période du stalinisme. C’était lorsque le parti communiste allemand, sous les coups de fouet de Staline et de ses sbires, recherchait l’unité d’action avec les organisations nationales socialistes berlinoises. L’unité d’action KPD- NSDAP était destinée à faire tomber le gouvernement social-démocrate du land de Prusse. Trotski dénoncera sans complaisance le parti communiste allemand et ses inspirateurs, les satrapes moscovites, qui provoquèrent « la tragédie de la classe ouvrière allemande », créant, par leur politique suicidaire, les conditions politiques qui permirent l’accès d’Hitler au pouvoir et la seconde guerre mondiale.

Trotski fustigea aussi, très clairement, dans plusieurs textes et sans la moindre ambiguïté, le stalinisme en Palestine. Le stalinisme en Palestine du mandat britannique, après avoir d’abord condamné les pogromes sanglants d’août 1929, organisés par le grand mufti de Jérusalem (le « bon et noble » grand père de Leila Shahid), approuvera ces massacres de Juifs, qualifiés d’actions anti impérialistes par Staline et les siens.

Trotski ne condamnait pas le mouvement national juif, au contraire, mais il l’estimait inefficace, utopiste et sans rapport avec la gravité et l’urgence de la situation des Juifs. Trotski était convaincu que la guerre mondiale qui venait signifierait l’anéantissement des Juifs partout où les nazis et leurs auxiliaires pourraient les saisir. De ce point de vue, le Ichouv palestinien, le foyer national organisé par le sionisme politique, majoritairement socialiste, lui apparaissait impuissant face à l’ampleur et à la gravité mortelle de la menace. La parade, pour Trotski, résidait dans l’aide à l’action de la classe ouvrière, en Europe et dans le monde.

Pour empêcher la guerre qui venait, Trotski considérait qu’il n’y avait qu’un moyen efficace : la lutte résolue d’une classe ouvrière unie face à la menace du fascisme, en défendant la démocratie et en affirmant ses propres objectifs socialistes. C’est de ce point de vue qu’il faisait des reproches aux socialistes juifs sionistes, pas du point de vue de la légitimité du mouvement national juif dont ils étaient les organisateurs.

En 2009, de prétendus disciples de Trotski veulent nous faire croire : que défendre la démocratie, comme moyen de défense de la classe ouvrière, c’est dénoncer la défense des jeunes filles et des femmes musulmanes menacées par la prétendue « liberté vestimentaire » des activistes salafistes, que défendre la démocratie ce serait de laisser ces jeunes filles et ces femmes se faire progressivement enfermer sous une prison vestimentaire, en France comme en Iran, comme en Arabie saoudite et en Afghanistan.

(2) En Tchécoslovaquie, la participation active et remarquée au mouvement connu sous le nom de « printemps de Prague », d’intellectuels communistes juifs, tels que Goldstücker et beaucoup d’autres, déterminera la bureaucratie staliniste à se lancer dans une campagne échevelée de calomnies contre les « sionistes » qui auraient été la cause de la chute de Novotny, du développement du mouvement pour le « socialisme à visage humain » pour « vendre la Tchécoslovaquie à l’impérialisme et aux revanchards allemands ».

(3) Dans un récent discours, le chef dynastique du « socialisme arabe », Mouammar Kadhafi, déclarait que derrière tout ce qui ne va pas en Afrique, il y a la main des Juifs, il y a… le sionisme. Eh oui ma chère. S’il y a déjà 35 ans de guerre au Soudan, que plus de deux millions de Soudanais chrétiens et animistes ont été massacrés par le gouvernement de Khartoum, que plus de deux millions et demi de Soudanais sudistes et de Darfouris ont été chassés de leurs villages et interdits d’y revenir, c’est de la faute aux sionistes ! En effet, si le sionisme n’existait pas, les millions de Soudanais qui s’entêtent depuis 35 ans à refuser la dictature de la charia l’auraient accepté tout de suite, dés le premier jour du coup d’état militaire islamiste du général Nimeyri en 1974. Il n’y aurait pas eu ces trente cinq ans de djihad. CQFD.

Alain RUBIN

Par Enoch - Publié dans : Société
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /Sep /2009 19:35

Relocalisation, mode d'emploi

Par Jean Zin

- Politique

-Coop

La relocalisation économique et politique se trouve au coeur de l'écologie-politique et ceci, non pas tant pour économiser de l'énergie, comme le croient ceux qui réduisent la question écologique à celle de l'énergie, mais bien pour équilibrer la globalisation marchande et préserver notre milieu, notre qualité de vie, nos échanges humains, pour réhabiter notre territoire enfin, en traduisant une pensée globale en agir local.

La relocalisation n'a pas les inconvénients d'un protectionnisme national ou européen qui pour être en partie nécessaire ne peut aller trop loin désormais au risque d'attiser les conflits. On peut donc s'étonner qu'on ne parle pas plus de relocalisation alors qu'elle constitue une composante essentielle de la sortie de crise et devrait être centrale au moins dans les programmes écologistes. On aimerait effectivement que les partis écologistes proposent les voies d'une véritable alternative et ne se contentent pas de vouloir accumuler des contraintes et des mesures isolées sensées réduire un productivisme qu'on sait pourtant consubstantiel au capitalisme, ne pouvant absolument pas se passer de croissance !

Changer de système de production

Encore faut-il savoir comment arriver à une relocalisation qui marche ainsi qu'à une sortie du productivisme salarial. Il ne s'agit pas simplement de grands mots ou de petits gestes, ni de prendre ses désirs pour la réalité, mais de nouveaux rapports de production qui doivent faire système et s'adapter aux nouvelles forces productives immatérielles (c'est le travail qui est devenu immatériel bien plus que les produits dont une bonne part reste évidemment matérielle).

Essayer de penser l'après-capitalisme n'est pas s'imaginer que son dépassement puisse être immédiat, comme s'il suffisait d'en prendre le contrôle pour que tout change alors que l'infrastructure resterait inchangée. Il ne peut y avoir de métamorphose immédiate que dans la politique ou les représentations alors que l'inertie matérielle est considérable dans l'économie. Un changement de système de production a besoin de temps pour se construire en suivant sa propre logique avant de pouvoir monter en puissance, tout comme l'économie de marché s'est développée d'abord dans les villes franches de la féodalité. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, c'est donc localement qu'il faut se donner les moyens de sortir du capitalisme et d'adopter un autre mode de travail.

Si André Gorz a pu diagnostiquer avec raison que la sortie du capitalisme avait déjà commencé, c'est sur ce temps long de l'histoire et sous la pression des nouvelles forces productives immatérielles. Nous devons cependant organiser cet exode de la société salariale qui nous condamne sinon à une précarité grandissante. Nous devons essayer de tirer parti de transformations qui se font contre nous si elles ne se font pas avec nous. Heureusement, la relocalisation peut commencer immédiatement, c'est le bon côté du fait qu'il n'y a que des alternatives locales à la globalisation marchande !

Il y a différentes temporalités et si la sortie de crise, qui n'est pas pour demain, ne sera certes pas la fin du capitalisme, cela devrait être tout de même l'occasion d'une large restructuration de l'organisation productive et des protections sociales, comme en 1946 après la terrible crise des années 1930. Le capitalisme ne disparaitra donc pas du jour au lendemain mais il devrait revenir à un régime plus social, comme pendant les 30 glorieuses, et surtout bien plus écologique cette fois. Il ne suffira pas pour autant d'un capitalisme repeint en vert. Il faudra donc profiter de la crise pour mettre en place les conditions d'une sortie du productivisme et du salariat (relocalisation et travail autonome),

Alors que l'absence de réelle alternative a pu susciter toutes sortes d'utopies et de discours idéalistes qui ne font que décrédibiliser l'écologie, il faut essayer d'avoir une représentation concrète de ce que pourrait être un système de production relocalisé dans une économie ouverte et plurielle, afin d'en éprouver toutes les potentialités et les limites. Il s'agit d'évaluer les options qu'il nous reste, les possibilités réelles de la situation mais surtout de les traduire en propositions pratiques. A l'opposé d'une approche technocratique, il s'agit bien de continuer les luttes pour l'émancipation, la justice et la solidarité sans répéter les erreurs du passé mais en tenant compte du nouveau contexte écologique et technologique.

Contexte

Il est bien difficile de hiérarchiser les problèmes comme de faire une évaluation de leur gravité effective. L'extrémisme consistant à noircir le tableau est aussi irresponsable que les inconscients qui minimisent les risques. Tout miser sur le manque d'énergie, c'est n'avoir plus rien à dire si ce n'est pas l'énergie qui manque ! Bien sûr on ne peut avoir aucune certitude sur notre avenir mais on ne se situe pas ici dans l'hypothèse bien peu probable d'une fin catastrophique du capitalisme, qui en a vu d'autres, ni d'une pénurie énergétique générale, encore moins d'une régression aux stades pré-industriels ou pré-numériques auxquels certains voudraient croire.

Nous ne manquerons pas d'énergie, malgré ce qu'on nous serine, sauf dans une période d'adaptation peut-être, mais l'énergie sera peut-être un peu plus chère, une flambée est même probable si la croissance revenait. Cela pourrait participer à limiter les transports mais il le faudra surtout pour réduire les gaz à effet de serre et, à cet égard, il y a encore bien trop de pétrole et de charbon ! Il faut souhaiter l'augmentation du prix des énergies non renouvelables mais après une période d'adaptation plus ou moins longue, le coût de l'énergie devrait s'orienter de nouveau à la baisse. Répétons-le, s'il faut relocaliser l'économie, ce n'est pas seulement pour ces questions énergétiques, c'est pour des raisons écologiques bien plus larges !

La crise est loin d'être terminée et il est illusoire de s'imaginer que tout pourrait repartir comme avant. On ne reviendra pas aux années folles d'un capitalisme financier vivant sur le crédit et la spéculation, ce n'est pas pour autant la fin d'un système qui en a vu d'autres et repart d'autant mieux sur un champ de ruines. On assiste plutôt (de G8 en G20, etc.) au renforcement de la globalisation marchande et d'une sorte de gouvernement mondial qui est en formation surtout depuis l'effondrement du communisme (OMC, conférences sur le climat, TPI, etc). L'unification du monde n'est certes pas achevée, ce n'est pas la fin de l'histoire. Il y aura encore du chemin à parcourir et bien d'autres crises sans doute avant qu'on puisse compter sur une véritable gouvernance mondiale mais il serait déraisonnable de penser que la globalisation puisse ne pas être irréversible et qu'on revienne aux bons vieux Etats-Nations, taillés pour la guerre. On ne peut compter non plus sur une Europe, devenue ingérable, même pour protéger son "marché intérieur", les nations vidées de leur substance restant malgré tout les instances de redistribution par l'impôt.

Il n'y a ni écosocialisme dans un seul pays ni écosocialisme mondial à espérer, ce qui laisse bien peu d'espoir semble-t-il mais, si un autre monde est possible pourtant, c'est en partant du niveau local avec des circuits alternatifs, dans le cadre donc d'une économie plurielle, ce que certains pays d'Amérique latine commencent à comprendre. L'économie a toujours été plurielle, au moins une économie mixte combinant les sphères publiques, privées et familiales auxquels se sont ajoutées les associations, fondations et tout ce qu'on a regroupé sous le terme de "tiers secteur". Il s'agit d'y ajouter un niveau local soustrait au marché mondial, sans avoir besoin de barrières douanières ni vouloir abolir le marché.

L'économie plurielle implique qu'il n'y aura pas de disparition immédiate du capitalisme mais qu'il faut en organiser une sortie civilisée, c'est-à-dire progressive. En se concentrant sur la relocalisation, on ne s'attardera pas ici sur les transformation du capitalisme lui-même, qui devrait se cantonner à une industrie de plus en plus automatisée, ni à la nouvelle économie numérique qui se met en place, économie de valorisation (des travailleurs et de la gratuité numérique).

Bien sûr, même si on ne peut s'en passer, agriculture et industrie devront se reconvertir à des pratiques plus écologiquement soutenables, ce qui est un défi considérable. Les technologies numériques aussi consomment des ressources. Dès lors qu'elles sont généralisées, il faut absolument se préoccuper de leur soutenabilité mais elles font néanmoins partie de la solution plus que du problème, aussi bien en optimisant les régulations (énergétiques entre autres) qu'en dématérialisant une part de la production et des transports (il faudrait banaliser beaucoup plus télétravail, téléconférences, téléachats). Les réseaux numériques font certes parti des acteurs principaux de la mondialisation et de la déterritorialisation mais tout autant de la conscience écologique planétaire. Il ne faut pas négliger non plus leurs potentialités décentralisatrices, favorisant donc la relocalisation ainsi que la constitution de réseaux alternatifs. On ne va pas revenir en arrière et abolir l'informatique de la Terre entière ni les téléphones portables, pas plus que l'industrie ! C'est perdre son temps que d'entretenir de telles illusions. Pas d'autre choix que d'en tirer le meilleur parti, en évitant le pire.

Objectif

On peut regretter qu'André Gorz soit encore trop méconnu des écologistes eux-mêmes car non seulement il est à peu près le seul qui ait su dessiner les voies de l'alternative pour sortir du capitalisme, après l'échec d'une prétendue appropriation collective des moyens de production, mais surtout il avait su clarifier dès le début ce que devaient être les objectifs d'une véritable écologie-politique, ses enjeux politiques contre un catastrophisme qui nous dicterait sa loi. Dans son texte inaugural "Leur écologie et la nôtre", il prend le parti d'une écologie émancipatrice en opposition frontale aux tendances autoritaires, technocratiques ou marchandes de l'écologie, rejetant expertocratie, écofascisme, contrôle des populations aussi bien que société de marché. Il y a bien sûr des écologies de droite, qu'il faut combattre activement !

L'objectif ne peut être de nous sauver à tout prix (notamment au prix de nos libertés), ni une société idéale avec une harmonie naturelle retrouvée encore moins une utopie totalitaire imposant un même mode de vie communautaire à tout le monde. Bien sûr, il faut encourager ceux qui veulent vivre de façon naturelle, au moins le rendre possible mais pas vouloir l'imposer à quiconque. L'objectif reste de rendre compatible la défense de notre autonomie avec les contraintes écologiques, de réduire autant que possible les consommations matérielles tout en améliorant notre qualité de vie. Ce n'est pas par des préceptes moraux, des réglementations, des rationnements, des taxes qu'on pourra changer fondamentalement nos consommations et le fonctionnement du système mais seulement grâce à un système de production relocalisé et plus adapté au travail immatériel, basé sur le développement humain, la pluralité des fins légitimes et le travail autonome. Ce n'est qu'en changeant la production et le travail lui-même qu'on peut changer la vie et l'essentiel de nos consommations.

C'est au nom de cet objectif d'une émancipation du travailleur d'un salariat productiviste, plus que d'une pression sur le consommateur, qu'André Gorz a pu dessiner des alternatives locales avec les principaux dispositifs de la relocalisation qu'il n'a certes pas inventés mais.seulement rassemblés (parfois après les avoir combattus comme le revenu garanti) dans "Misères du présent, richesse du possible" où il leur donne toute leur cohérence. C'est la leçon de toute une vie dédiée à l'écologie et l'analyse du travail mais qui intègre les derniers bouleversement de la production immatérielle. Venu aussi bien du marxisme que de l'existentialisme, il a réussi à donner une toute autre vision d'un écosocialisme à visage humain, basé sur le local et qu'on peut voir comme un retour de la fédération et des communes à l'ère du numérique mais qui s'incarne dans 3 dispositifs principaux : distribution, production, circulation.

Revenu garanti, coopératives municipales et monnaies locales

Le premier instrument de la relocalisation de l'économie, ce sont les monnaies locales. Bien sûr une monnaie locale ne peut être qu'une monnaie complémentaire à la devise européenne, ne pouvant avoir l'ambition d'être une monnaie unique, pas plus que la relocalisation ne peut signifier une impossible autarcie. La monnaie locale vise uniquement à

Par Enoch - Publié dans : Société
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /Sep /2009 22:34
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Guerre démographique et sous-développement : les Etats-Unis contre le tiers monde

 

 

 

Extraits d’un rapport de l’Executive Intelligence Review (1992)

Il n’y pas si longtemps, les Etats Unis se vantaient d’être la première puissance économique mondiale. A l’exception d’une faction de l’establishment dominée par une idéologie typique de l’oligarchie britannique, une vaste majorité des citoyens était favorable à l’idée de progrès.

Avant le milieu des années 60, des concepts tels que la rareté des ressources naturelles, la croissance nulle et l’explosion de la démographie, n’avaient aucune influence sur la plupart des américains. Ces idées étaient soutenues par le noyau dur de l’élite néo-malthusienne américaine. La plupart des américains moyens pensaient que le choix du nombre d’enfant était question de moralité et de mœurs personnelles. Aussi, la plupart des gens à l’époque pensaient à raison - avant qu’ils ne soient convaincus par les brigades qui militent en faveur d’une croissance nulle - que la science et la technologie permettaient de soutenir une croissance continue de la population mondiale.

L’idée qu’il y avait une crise de la démographie, ou que le gouvernement américain devrait intervenir pour réguler le nombre de naissances, aussi bien sur le territoire qu’à l’étranger, eut été reçu comme autant de scepticisme que d’horreur.

Par ailleurs, beaucoup d’américains soutenaient qu’il était de la responsabilité des Etats-Unis d’étendre leur prospérité aux personnes les plus démunies de la planète, un engagement à l’origine du Plan Marshall d’après guerre, de la reconstruction du Japon et de l’Alliance pour le Progrès (Alliance for Progress) du président John F. Kennedy.

Du fait de l’influence de la force de l’opinion publique concernant ces questions, le président Dwight Eisenhower refusa de mettre en œuvre les recommandations d’une commission qu’il avait nommée pour enquêter sur les questions de démographie mondiale. « Le contrôle des naissances n’est pas de notre compétence, » affirma-t-il. « Je ne puis imaginer un quelconque sujet qui relève moins de la politique propre du gouvernement (...) ou de sa responsabilité. »

Eisenhower n’était pourtant pas personnellement opposé à la « planification de la famille ». Quelques années après son mandat, il rejoint la Fédération de planification familiale (Planned Parenthood). Alors, interprétant avec discernement l’opinion publique, il décida que s’il impliquait le gouvernement dans la question très personnelle de la reproduction, il provoquerait une tempête sur l’échiquier politique.

Son successeur, John F.Kennedy, s’opposa également au financement par le gouvernement de la « planification familiale », sur la base que de telles mesures pourraient « sembler favoriser la limitation des naissances des personnes de couleur, dont la population s’accroît plus vite aux Etats-Unis que nulle part ailleurs dans le monde. » (Malheureusement, Kennedy autorisa le Département d’Etat à déclarer officiellement que les Etats Unis étaient concernés par l’accroissement de la population dans les pays en voie de développement).

La guerre démographique des Etats-Unis

Mais ce point de vue allait changer radicalement en l’espace de quelques années. Avec l’assassinat de John Kennedy, les Etats-Unis commencèrent à subir un profond changement de politique, rejetant l’investissement dans l’industrie, l’infrastructure et la recherche et développement, qui avait transformé le pays d’un régime colonial stagnant en un géant industriel en quelques centaines d’années. Plutôt qu’une croissance économique guidée par un vecteur scientifique et technologique, les élites américaines favorisèrent le canular que constitue la société « post-industrielle » - l’équivalent économique du nouvel age des ténèbres - qui a conduit fatalement les Etats-Unis vers l’actuel effondrement économique.

Pour justifier ce changement radical, une nouvelle idéologie fut crée - l’idéologie « Halte à la croissance ». Les experts décidèrent du jour au lendemain que les ressources de la terre s’épuisaient et que la raison principale de cet épuisement était « la bombe démographique ». Ils prétendaient que si l’humanité ne ramenait pas ses taux de reproduction à zéro ou moins, particulièrement dans les pays en voie de développement, alors l’humanité était condamnée. Cette absurdité pseudo-scientifique autorisa un volte-face dans la politique démographique américaine.

Au début des années 60, le lobby du contrôle de la population lança une croisade en vue de réduire la population mondiale, particulièrement les races de couleur dans le tiers monde et aux Etats-Unis même. Une série de nouvelles associations - telle que Croissance de population zéro (Zero Population Growth), le Comité de crise de la population (Population Crisis Committee) et la Campagne pour freiner l’explosion de la population (Campaign to Check the Population Explosion) - émergea. Avec la complicité des principaux médias et dirigeants politiques (parmi eux, le congressiste Georges Bush), ils submergèrent la population de récits terrifiants sur « la bombe démographique », prétendirent que la quantité de ressources naturelles n’était plus suffisante pour tolérer toute augmentation de la population humaine et réclamèrent du gouvernement qu’il prenne les mesures restrictives nécessaires contre la race humaine.

Ces éléments clés de la campagne ne se contentèrent pas seulement de revendiquer des mesures brutales pour limiter l’accroissement de la population ; ils revendiquèrent également l’arrêt de tout progrès économique. Paul Ehrlich, auteur de l’infâme Population Bomb, recommandait dans son Population, Resources, Environment : Issues in Human Ecology (Population, Ressources, Environnement : problèmes de l’écologie humaine) (1970) qu’« une campagne de grande ampleur doit être lancée pour restaurer la qualité de l’environnement en Amérique du Nord et pour dé-développer les Etats-Unis. Dé-développer signifie adapter notre système économique (particulièrement les modèles de consommation) aux réalités écologiques et à l’état des ressources mondiales. Cette campagne serait amplement politique, surtout si l’on considère la surexploitation de nos ressources mondiales, mais la campagne devrait être largement accompagnée de lois et d’actions de boycott contre les pollueurs et contre toute autre activité de dégradation de l’environnement. »

Sous l’impulsion du lobby de la démographie, la politique des Etats-Unis changea radicalement. On cessait l’aide au tiers monde, dont le but était de favoriser le développement économique de ces pays afin qu’ils puissent subvenir aux besoins de leur population en expansion. Le but était dès lors de détruire leur potentiel de vie. Il n’était plus tabou de promouvoir le contrôle des populations, comme cela l’était en 1959 ; désormais, il était tabou de s’y opposer !

Plutôt que d’exporter des technologies vers le tiers monde, le gouvernement américain, en collaboration avec l’Agence pour le développement international et une multitude d’organisations privées telles que la Fédération internationale pour la planification de la famille (International Planned Parenthood), commencèrent à réorienter une proportion sans précédent de fonds étrangers vers des organismes de contrôle des naissances, et vers les techniques d’avortement et de stérilisation, la plupart d’entre elles étant réalisées sous contrainte, comme en Asie, en Afrique et en Ibéro-Amérique.

Sur le territoire, sous l’influence de la stratégie du « dé-développement » d’Ehrlich, de l’argent était investi dans des régions pauvres habitées par les minorités en faveur de cliniques de « planification familiale », où toute sorte d’abus était pratiqués, comme la stérilisation forcée.

Reimert T. Ravenholt, qui dirigea pendant 15 ans l’Agence américaine pour le développement international (AID) à partir du milieu des années 60, résuma l’esprit de cette campagne de la sorte : « Personne ne devrait se reproduire au-delà de sa capacité à élever sa progéniture. » dit-il à Peter Donaldson, auteur de Nature Against Us (La nature contre nous). « Si une famille pauvre désire avoir des enfants et élever des enfants au-delà de toute autre considération, je pense que c’est leur droit du moment de les élever. Mais je suis fortement opposé au fait que des gens pauvres se reproduisent au-delà de leurs moyens et demandent ensuite à leur voisin, « il faut que vous vous occupiez de ces enfants, parce que j’en suis incapable. » »

Le gouvernement américain devint rapidement le principal investisseur des programmes de contrôle de la population dans les autres pays, en avançant l’idée que l’aide financière et matérielle américaine dépendrait de la volonté du pays à restreindre son taux de reproduction.

Selon Donaldson, les fonds américains en faveur du contrôle de la population sont passés de 2.1 millions de dollars en 1965 (15.4% de l’aide étrangère américaine totale) à 185 millions de dollars en 1980, ce qui représente plus de 50% de l’aide étrangère américaine. Mais cela ne reflète pas totalement la quantité réelle d’argent issu des coffres du gouvernement américain investi dans les efforts à réduire les taux de reproduction de la population dans le secteur en développement.

Entre 1981 et 1989 - les années de l’administration « pro-vie » Reagan-Bush - l’AID consacra 3 milliards de dollars aux activités de contrôle de population, plus de trois fois le montant dépensé pendant les 15 années antérieures, depuis que les Etats-Unis ont commencé à financer de telles mesures. Selon un rapport récent de l’AID, l’agence fournit environ 75% des contraceptifs dans les pays en voie de développement, ce qui inclut les contraceptifs oraux, les préservatifs, la stérilisation chirurgicale et 50 millions de stérilets . Le même rapport vante le fait que l’AID finance des programmes de réduction de population dans 95 pays en voie de développement, 45 d’entre eux en Afrique sub-saharienne.

Toutefois, ces dépenses ne traduisent par toute l’ampleur de la volonté du gouvernement américain de réduire la croissance des populations. Comme le signale Donaldson, des sommes colossales ont été déboursées par des agences privées américaines, dirigées par les fondations Ford et Rockfeller et le Conseil de Population , en faveur de programmes de contrôle démographique dans les pays étrangers. Il documente le fait que le gouvernement américain avait passé un accord officieux avec ces institutions privées pour qu’elles deviennent publiquement leader des programmes de réduction de population dans le tiers monde, dans le but de protéger Washington des critiques de la population. Un rapport de l’AID sur les difficultés d’une implication directe du gouvernement dans le financement de campagnes de réduction de population, commente : « Une aide directe du gouvernement américain pourrait engendrer (...) d’indésirables (...) affrontements politiques ».

En décembre 1968, l’administrateur de l’AID Rutherford Poats, écrit à John E. Moss qu’un comité consultatif « d’experts de haut niveau en questions de population et de maîtrise de la fertilité ont grandement affirmé la nécessité que (...) l’AID essaie de tenir à l’écart de l’opinion, de la presse et de la politique en Amérique latine, les programmes de contrôle des naissances. Ils ont recommandé que l’on dirige notre aide autant que possible vers des intermédiaires privés telle que la Fédération internationale pour la planification de la famille (International Planned Parenthood Federation), le Fonds pathfinder (Pathfinder Fund), le Conseil de la population (Population Council) et vers des agences internationales telles que les Nations Unies. (...) Ils ont particulièrement déconseillé de révéler que le gouvernement américain a un programme démographique pour l’Amérique latine. »

Henry Kissinger fut plus explicite dans un document confidentiel qu’il rédigea en 1974, alors qu’il était conseiller à la sécurité nationale du président Ford. Dans ce National security study memorandum 200 (rapport sur la sécurité nationale), Kissinger écrit : « Il y a également le danger que les dirigeants des pays les moins développés considèrent les motivations des pays riches pour la réduction des populations comme une forme d’impérialisme économique ou racial ; cela pourrait créer de sérieuses répercussions. » Il ajouta donc : « Il est vital que les dirigeants des pays les moins développés ne voient pas, dans la volonté de développer et de renforcer un engagement de leur part [pour la réduction de population], une politique des pays industrialisés pour maintenir leur pouvoir ou pour détourner les ressources naturelles en faveur des pays ’riches’. Une telle perception pourrait créer de sérieuses répercussions défavorables au projet de stabilité des populations. »

Surpopulation ou mainmise sur les ressources naturelles ?

Le lobby du génocide aux Etats-Unis à mis en œuvre tous les moyens de propagande et de persuasion à leur disposition pour revendiquer le fait que son unique motivation à promouvoir le contrôle des populations est la santé et le bien-être des peuples du tiers monde. Selon la ligne officielle, les Etats-Unis craignent que le tiers monde soit incapable de développer son économie s’il ne restreint pas la croissance de sa population, et sont soucieux de l’oppression que vivent les femmes du tiers monde du fait d’un trop grand nombre d’enfants.

Cette idée n’est que diversion, pour ne pas dire hypocrisie de la pire espèce. La vérité est que puisque que les Etats-Unis avaient adopté une politique de croissance nulle, il s’ensuivit inévitablement qu’ils empêcheraient toute puissance étrangère de se développer à un point qui pourrait remettre en question la suprématie impériale de Washington. « Nous avons décidé de ne pas nous développer, alors vous ne pouvez pas non plus » a été le message de Washington depuis le milieu des années 60. Et il s’agit d’un message, cela doit être souligné, qui était adressé aussi bien aux pays du tiers monde qu’aux pays industrialisés, tels que le Japon et l’Allemagne, qui ont refusé de suivre les Etats-Unis dans leur politique économique et scientifique suicidaire.

La véritable motivation qui se cachait derrière la politique américaine de contrôle des populations était mise à nue dans une série de trois rapports secrets du Conseil de sécurité nationale, écrits par deux conseillers à la sécurité nationale successifs, Henry Kissinger et Brent Scowcroft (anciennement conseiller à la sécurité nationale de George Bush), entre 1974 et 1976. Le secret sur ces documents n’a été levé que récemment. Le premier, paru le 10 décembre 1974, s’intitule National Security Study Memorandum 200 : Implications de la croissance de la population mondiale sur la sécurité des intérêts américains outre mer. Le second, National Security Decision Memorandum (NSDM 314), paru en 1975, devait établir les lignes d’application de cette nouvelle politique : l’on décidait pour ainsi dire de « passer à l’acte ». Le troisième, First Annual Report, paru en 1976, faisait état des progrès accomplis leur mise en œuvre de cette stratégie. Ainsi il devint soudainement évident que la cause première de l’attaque menée contre les populations du tiers monde était la volonté de la part des américains de maintenir leur accès aux matières premières bon marché, et d’éviter que tout pays du tiers monde ne devienne une puissance mondiale.

Concernant le problème des ressources naturelles, on lit dans NSSM 200 : « La localisation des réserves connues de minerai de qualité supérieure accentue une dépendance croissante de toutes les régions industrialisées sur les imports en provenance des pays les moins développés. Les véritables problèmes d’approvisionnement en minerai ne consistent pas en une simple question d’abondance physique, mais en une question politico-économique d’accès en terme d’exploration et d’exploitation, et de division des profits entre producteurs, consommateurs et gouvernements des pays hôte. »

Traçant une connexion directe entre croissance de population et revendication pour un accord plus équitable sur la distribution des matières premières du tiers monde, le document continue : « Des concessions aux pays étrangers peuvent être vues comme de l’expropriation ou une intervention arbitraire. Aussi bien à travers l’action du gouvernement, des conflits ouvriers, du sabotage, ou des émeutes civiles, le flux régulier des matières premières nécessaires sera mis en péril. Bien que les problèmes de population ne soient pas les seuls facteurs impliqués, ce genre de perturbations est moins probable sous les conditions d’une croissance lente ou nulle de la population. Par conséquent, la réduction de la population dans ces états est une question vitale pour la sécurité nationale des Etats-Unis.

« Quoi qui puisse être fait pour se protéger contre les interruptions d’approvisionnement (...) l’économie américaine va exiger des quantités croissantes de matières premières en provenance de l’étranger, particulièrement des pays les moins développés. Ce fait accroît l’intérêt qu’ont les Etats-Unis à la stabilité politique, économique et sociale des pays fournisseurs. Partout où une réduction de population mise en œuvre via une réduction des naissances peut renforcer l’espérance d’une telle stabilité, la politique démographique devient importante pour l’approvisionnement en ressources et pour les intérêts économiques des Etats-Unis. »

NSSM 200 a aussi exprimé la crainte de Washington que certains pays du tiers monde se développent politiquement et économiquement au point de devenir un point de ralliement contre ce qui était devenu une véritable poussée néo-colonialiste américaine. Le rapport cite 13 « pays-clé » pour lesquels il existe un « intérêt politique et stratégique américain particulier » d’imposer une politique de contrôle et de réduction de la population. La principale raison pour laquelle ces pays sont ainsi cités est que l’effet de l’accroissement de leur population est jugé apte à accroître leur pouvoir politique, économique et militaire régional et même mondial. (Les partisans de la croissance nulle proclament publiquement que l’accroissement de population enfreint le développement, mais NSSM 200 montre qu’ils savent fort bien que l’opposé est vrai.) Les 13 pays-clé identifiés par NSSM 200 sont : l’Inde, le Bengladesh, le Pakistan, le Nigeria, le Mexique, l’Indonésie, le Brésil, les Philippines, la Thaïlande, l’Egypte, la Turquie, l’Ethiopie et la Colombie. L’étude exprime une inquiétude sur le fait que même avec la mise en place de programmes de réduction de la population dans ces pays, « les taux d’accroissement de la population ont tendance à s’élever considérablement avant qu’ils ne commencent à décliner. »

Ainsi, par exemple, « le Nigeria tombe dans cette catégorie. D’ores et déjà le pays le plus peuplé du contient [africain], avec 55 millions de personnes estimées en 1970, la population du Nigeria atteindra 135 millions de personnes à la fin du siècle. Cela suggère un rôle politique et stratégique grandissant pour le Nigeria, au moins en Afrique au sud du Sahara. »

Pareillement, l’Egypte : « La taille grandissante de la population égyptienne est, et restera pendant plusieurs années, une considération importante dans la formulation de beaucoup de politiques étrangères et nationales pas seulement de l’Egypte, mais aussi des pays voisins. » Comme pour le Brésil, il « domine clairement le continent [Ibéro-américain] démographiquement », rapporte l’étude, avertissant qu’en conséquence, il y aurait une « élévation du statut du Brésil en Amérique latine et sur la scène mondiale dans les 25 prochaines années. »

Le rapport NSSM 200 d’Henry Kissinger a exprimé de graves inquiétudes au sujet de la résistance que les Etats-Unis ont rencontré au sujet de leurs plans draconiens de réduction de population à la Conférence mondiale sur la population (World Population Conference) qui eut lieu à Bucarest en août 1974. Lors de cette conférence, plusieurs nations du tiers monde se sont jointes au Vatican, à la Chine et à l’Europe de l’est pour s’opposer vigoureusement à la proposition américaine d’un plan d’action mondial pour réduire la population. Washington espérait que la conférence soit un événement qui change son époque, et devint fou de rage face aux obstacles émergeant sur son chemin. Se référant à cette conférence, le rapport de Kissinger énonce : « Il y eut une consternation générale, quand au début de la conférence, le plan fut sujet à une attaque venant de 5 fronts de la part de l’Algérie, avec le soutien de plusieurs pays africains ; l’Argentine, soutenue par l’Uruguay, le Brésil, le Pérou et de manière plus limitée, d’autres pays d’Amérique latine ; le groupe d’Europe de l’est (moins la Roumanie) ; la RPC (Chine) ; et le Saint-Siège. »

Le rapport en vint à déplorer le fait que les objections au plan étaient basées sur l’idée qu’un « Nouvel ordre économique mondial » pourrait être la base d’un développement économique et social du secteur des anciennes colonies, et aussi la base du respect de la souveraineté des ces pays. Cela ferait apparaître le contrôle des populations inutile ou même dangereux, s’inquiète le rapport, se plaignant de « l’idée utopique selon laquelle le développement économique pourra résoudre le problème » de la population. Ces idées avaient déjà été développées de manière plus aboutie dans les écrits de Lyndon H. LaRouche, que Kissinger, Bush et les autres ont par la suite expédié pour 15 ans dans une prison fédérale américaine. L’effort de Kissinger pour anéantir le mouvement de LaRouche et sa campagne pour le développement économique et la justice sociale remonte à la période en question, quand l’influence de LaRouche était devenue un puissant facteur international avec lequel il fallait compter. Bien que le document du Conseil de sécurité nationale ne mentionne pas ce fait, Helga Zepp, maintenant Madame Helga Zepp-LaRouche, mena une intervention à la conférence de Bucarest autour des idées du « Nouvel ordre économique mondial », défiant personnellement l’interlocuteur John D. Rockfeller III et sa politique de réduction de population aux implications génocides.

Une suite au document NSSM 200 parut en mai 1976, toujours sous l’égide du Conseil de la Sécurité Nationale. Intitulée Premier rapport annuel sur la politique démographique internationale américaine, l’étude fut envoyée à un groupe choisi de représentants officiels de plusieurs gouvernements pour sa mise en œuvre, y compris le directeur de la CIA de l’époque George Bush. Ce document identifiait les diverses entraves politiques, religieuses et culturelles à la promotion du contrôle de la population dans le tiers monde et ébauchait une stratégie pour subvertir la résistance. Le rapport reconnut que « dans la mesure où la planification familiale est identifiée au monde occidental, particulièrement les Etats-Unis, il y a de plus grandes réticences aux planifications familiales dans certains pays. Ce facteur peut être particulièrement perceptible dans les conférences internationales dans lesquelles les pays du tiers monde tendent à joindre leurs efforts contre l’Occident, contre le capitalisme, et en faveur du ’Nouvel Ordre Economique International’. »

Par conséquent, « Il s’ensuit que nos efforts pour promouvoir la planification familiale parmi les pays non-engagés doivent être accordés aux attentes particulières de chacun de ces pays. Cela nous permet de souligner le rôle important de notre ambassadeur et de son équipe dans chaque pays en développement en terme de conseil à Washington sur la façon de mener l’action la plus efficace dans les circonstances particulières de ce pays et qu’il soit informé qu’il se doit de prendre ses propres initiatives pour parvenir à ces objectifs. »

Dès lors, les programmes de population américains mirent davantage l’accent sur des opérations indirectes, qui reposent plutôt sur un plan de recrutement de politiciens indigènes et autres dirigeants, de médecins et autres personnes de la santé, pour réaliser concrètement les opérations. Cette approche est illustrée par des campagnes telles que la campagne de Johns Hopkins discutée plus haut.

NSSM 200 et ses successeurs ne laissèrent pas de doute quant au fait que les Etats-Unis useraient de mesures coercitives si la « persuasion » ne faisait pas l’affaire. Dans NSSM 200, Kissinger esquisse un scénario dans lequel l’aide en nourriture est gelée pour forcer les pays récalcitrants à accéder à la demande américaine concernant le contrôle de la population : « Il y a aussi un précédent établi pour tenir compte de la performance de la planification familiale dans l’estimation de l’aide exigée à l’AID et aux groupes consultatifs. Puisque la croissance de la population est un facteur déterminant dans l’accroissement des demandes en nourriture, l’allocation des rares ressources PL 480 devrait tenir compte du niveau atteint par le pays en terme de contrôle de la population et en terme de production de nourriture. Il est cependant important, dans ces relations sensibles, aussi bien dans la forme que dans le fond, d’éviter d’afficher tout aspect de contrainte ».

Le document de Kissinger évoque la possibilité que « des programmes obligatoires peuvent être nécessaires et que nous devrions maintenant considérer ces trois possibilités », ajoutant : « La nourriture sera-t-elle considérée comme un instrument de pouvoir national ? Serons nous contraints de faire des choix sur les pays que nous devrons raisonnablement aider, et si c’est le cas, les efforts de contrôle de la population devraient-ils être un critère pour une telle aide ? (...) Les Etats-Unis sont-ils prêts à accepter un rationnement de la nourriture pour aider les gens qui ne peuvent/veulent contrôler leur taux de reproduction de population ? »

Poser ce choix en tant que question est extrêmement trompeur, dans la mesure où les Etats-Unis ont déjà utilisé de par le passé la nourriture comme arme dans leur combat sur la population. Julian Simon raconte comment Lyndon Johnson fit en 1966 exactement ce que Kissinger évoquait huit ans plus tard. Dans son ouvrage de 1990, Population Matters, Simon écrit : « Joseph Califano [conseiller des affaires domestiques de LBJ - ed] nous dit que le Président Lyndon Johnson ’rejetait continuellement les demandes unanimes de ses conseillers (...) d’expédier du blé aux Indiens affamés pendant leur famine de 1966. Il demanda que le gouvernement indien accepte d’abord de monter un vaste programme de contrôle des naissances. Finalement, les indiens acceptèrent et Johnson délivra le blé au delà d’une période suffisamment longue pour s’assurer que le programme de contrôle des naissances avait été lancé. Et L.K. Jha, l’ex-ambassadeur d’Inde aux Etats-Unis, se souvient comment les politiques de Johnson en 1988 sont venues s’ajouter à ses [celles d’Indira Gandhi] difficultés politiques. (...) Il (...) tint l’Inde dans une attente insoutenable concernant la livraison de blé qui était désespérément nécessaire en raison de sécheresses répétées dans le milieu des années 60. En conséquence, Indira Gandhi se résolu à mettre fin aux imports de PL 480 en rendant le pays autonome en céréales. »

En réponse aux pressions américaines, le gouvernement indien institua un programme de stérilisation forcée qui contribua au renversement de Mme Gandhi. Un comble pour la prétendue attention que portent les Etats-Unis à l’instabilité politique engendrée par la croissance de la population !

Sous ce programme, des indiens furent poussés à subir une stérilisation après avoir eu trois enfants ; ils furent menacés de perdre leurs subventions pour le logement, leurs traitements hospitaliers gratuits, et leurs allocations de déplacement.

Bien que NSSM 200 et ses documents corollaires furent officiellement tenus secrets jusqu’en 1989, il y eut suffisamment de répercutions publiques de leur contenu pour permettre de conclure que le souci du rapport d’assurer aux Etats-Unis un accès aux matières premières bon marché, même si cela signifiait détruire la population des pays qui les possédaient, représentait le consensus des mouvements de contrôle de la population.

Par exemple, dans des commentaires faits en 1977, Reimert Ravenholt de l’AID insista sur le fait que le contrôle de population était nécessaire pour maintenir « l’exploitation normale des intérêts commerciaux des Etats-Unis à travers le monde. (...) Sans notre tentative d’aider ces pays dans leur développement économique et social, le monde se rebellerait contre la forte présence commerciale américaine. (...) La notion de l’intérêt est un élément obsédant. »

En 1981, le Comité de crise de la population (Population Crisis Commitee), fondé par l’ami de longue date de la famille Bush, Gen. William Draper, prêchait pour une augmentation des fonds en faveur du ralentissement de la croissance de la population sur les territoires suivants : « Quelque 30 pays en voie de développement possèdent des sources de pétrole, de minerai, et d’autres ressources naturelles essentielles à l’économie et à la défense des Etats-Unis, voire occupent une position géographique stratégique importante. Les populations des ces pays doublent tous les 20-35 ans. »

Dans un témoignage au Congrès en 1983, le secrétaire d’Etat de l’époque George Shultz affirma qu’« une croissance excessive de la population (...) est une sérieuse menace à long terme pour la stabilité politique et les ressources de base de notre planète. » Dans le même style, les Services internationaux pour la population (Population Services International) énoncent : « La plupart des experts sont en accord sur le fait que des famines chroniques et généralisées surviendront inévitablement si les taux de reproduction actuels restent incontrôlés. Outre la souffrance de ceux qui meurent (...) nous pouvons nous attendre à des conflits raciaux et sociaux, du terrorisme de grande ampleur, des catastrophes économiques, une baisse brutale de la production de matières premières, (...) et des guerres intermittentes pour la survie. (...) Une telle situation confrontera les Etats-Unis à de dangereux risques militaires ou de sottes embuscades telle que celle du Vietnam. (...) Nous ferons face à la perte des matières premières qui alimente notre économie. »

Et en 1989, l’Institut de population (Population Institute) organisa un briefing public affirmant que « la bataille clé dans le siècle à venir sera la concurrence pour les ressources naturelles entre l’hémisphère nord et l’hémisphère sud, plutôt que la traditionnelle confrontation - Est contre Ouest. (...) L’approvisionnement en ressources critiques et stratégiques sera de plus en plus important pour la sécurité militaire et économique des Etats-Unis. »

Peut-il y avoir le moindre doute sur le fait que les programmes de stérilisation de masse imposés au Brésil, par exemple, ou la destruction sauvage de l’Irak par George Bush père (ainsi que celle planifiée par son fils), sont une implémentation de cette politique ? Et que dire de l’indifférence de l’administration américaine face à l’explosion du Sida et dans d’autres régions du monde ? Ou du déni de l’accès du tiers monde aux médicaments génériques ?

 

Extraits : des documents confidentiels,
déclassifiés de 1974, 1975 et 1976,
montrent la politique de génocide
adoptée par les Etats-Unis

 

NATIONAL SECURITY STUDY MEMORANDUM 200 :
Les implications de la croissance de la population mondiale sur la sécurité des Etats-Unis et les intérêts outre-mer.

Le 10 décembre 1974. Ce rapport, alors confidentiel, fut écrit sous la direction personnelle du conseiller de la sécurité nationale Henry Kissinger.

Le 26 novembre 1975, Kissinger étant Secrétaire d’état, son successeur en tant que conseiller de la sécurité nationale, Brent Scowcroft, rédigea le NSDM (National Security Decision Memorandum) 314, dans lequel fut approuvé officiellement le rapport précédent en tant que politique officielle des Etats-Unis concernant les questions de population.

NSSM 200 fut déclassifié le 6 juin 1990, et se trouve aux Archives nationales des Etats-Unis à Washington D.C. (Les extraits ci-dessous sont des fragments de paragraphes issus du document original ; les accentuations sont celles de l’original.)

 
30. Le plan d’action sur la population mondiale demandera des efforts considérables de la part des pays concernés, des agences des Nations Unies et d’autres institutions internationales pour le rendre efficace. Le leadership américain est fondamental. La stratégie doit inclure les éléments et actions suivants :

(a) La concentration sur les pays clés. L’aide à la réduction de population devra privilégier en priorité les pays en développement dont la croissance de population est la plus rapide, et qui présentent un intérêt politique et stratégique particulier pour les Etats-Unis. Ces pays sont : l’Inde, le Bangladesh, le Pakistan, le Nigeria, le Mexique, l’Indonésie, le Brésil, les Philippines, la Thaïlande, l’Egypte, la Turquie, l’Ethiopie et la Colombie. Réunis, ils comptent pour 47% de l’actuel accroissement de la population mondiale.

Comme le montre le tableau 4, la population des pays à économie planifiée [communiste et socialiste - ed], comprenant environ un tiers du total des pays sous-développés en 1970, est prévu de s’accroître entre 1970 et 2000 à un taux bien en deçà du taux moyen des pays les moins développés qui est de 2.3%. Au-delà de la période de 30 ans, leur taux de croissance moyen avoisinera 1.4%, celui des autres pays sous-développés étant en comparaison de 2.7%. Entre 1970 et 1985, le taux moyen annuel de croissance dans les pays les moins développés d’Asie communiste est estimé à 1.6% et en conséquence déclinera à un taux moyen de 1.2% entre 1985 et 2000. Le taux de croissance des pays sous-développés à économie de marché, d’un autre coté, demeurera pratiquement le même, à 2.7 et 2.6% respectivement. Ainsi, en l’absence d’efforts pour contrôler les naissances à grande échelle ou de changement de cap politique ou économique, les 25 prochaines années ne laisseront aux pays sous-développés communistes que peu de repos face au fardeau que représente l’accroissement exponentiel de l’humanité. Bien sûr, quelques pays sous-développés seront capables de corriger cette croissance moins difficilement que les autres.

De plus, outre des mesures draconiennes il n’est pas possible qu’un pays sous-développé puisse stabiliser sa population à moins du double de sa taille actuelle. Pour la plupart, la stabilité sera atteinte au triple de la population actuelle. (...)

Afrique : L’estimation des orientations démographiques à venir en Afrique est sérieusement entravée par le manque de sources de données fiables concernant la taille, la composition, la fertilité, la mortalité et la migration de la majeure partie de la population du continent. En tenant compte de cette lacune de taille, la population d’Afrique est amenée à s’accroître de 352 millions en 1970 à 834 millions en 2000, un accroissement de presque 2.5. Dans la plupart des pays africains, les taux de croissance de la population peuvent s’accroître rapidement avant de commencer à décliner (...)

D’ores et déjà le plus peuplé des pays du continent, avec une population évaluée à 55 millions de personnes en 1970, la population du Nigeria atteindra le nombre de 135 millions à la fin du siècle. Cela suggère un rôle politique et stratégique grandissant pour le Nigeria, au moins en Afrique sub-saharienne.

En Afrique du Nord, la population égyptienne qui comptait 33 millions de personnes en 1970 doublera aux alentours de l’année 2000. La taille grandissante de la population égyptienne est, est restera pour pendant plusieurs années, un facteur important dans l’élaboration des politiques étrangères et nationales pas seulement de l’Egypte mais aussi de celle des pays voisins.

Amérique latine. Un hausse rapide de la population est attendue en Amérique du Sud tropicale qui inclut le Brésil, la Colombie, le Pérou, le Venezuela, l’Equateur et la Bolivie. Le Brésil, avec une population de plus 100 millions de personnes, domine clairement le contient démographiquement ; à la fin de ce siècle, sa population atteindra le seuil de la population des Etats-Unis en 1974, qui était d’environ 212 millions de personnes. La possibilité d’une forte croissance économique - si elle n’est pas amputée en raison de la surpopulation - laisse présager un statut de plus en plus important du Brésil en Amérique latine et sur la scène mondiale au cours des 25 prochaines années. (...)

La tendance démographique la plus significative du point de vue des Etats-Unis est probablement la possibilité que la population du Mexique augmente de 50 millions en 1970 à environ 130 millions aux alentours de l’année 2000. Même dans les cas les plus optimistes, dans lesquels la moyenne de fertilité du pays chuterait au seuil du renouvellement de la population vers 2000, la population du Mexique pourrait excéder 100 millions à la fin du siècle. (...)

Chapitre III - Minéraux et combustibles.

La croissance de la population en tant que telle n’est pas susceptible d’imposer de sérieuses restrictions à la disponibilité physique globale de minerai combustible et non combustible à la fin du siècle et au delà.

Cette perspective favorable sur les réserves naturelles n’écarte pas le danger de situations de pénurie ponctuelle de minerais spécifiques. Un planning méthodique de progrès scientifique et technologique (incluant le développement de substituts) devrait maintenir les problèmes de disponibilité des ressources physiques dans des proportions raisonnables.

Le principal facteur qui influence la demande de matières premières non-agricoles est le niveau d’activité industrielle, régionale et globale. Par exemple, les Etats-Unis, avec 6% de la population mondiale, consomme à peu près le tiers des ressources globales. La demande de matières premières, contrairement à la nourriture, n’est pas directement fonction de la croissance de la population. Les pénuries actuelles et la flambée des prix de la plupart de ces matières premières résultent principalement de la hausse des conditions de toutes les régions industrialisées des années 1972-73.

La connexion importante entre la hausse rapide de la population et la disponibilité des matières premières est plutôt de nature indirecte. Elle découle de l’effet négatif d’une hausse excessive de la population sur le développement économique et le progrès social, et par conséquent sur la stabilité interne, des pays sous-développés surpeuplés. Les Etats-Unis sont devenus de plus en plus dépendants des importations de minerais en provenance des pays en voie de développement ces dernières décennies, et cette tendance pourrait se poursuivre.

La localisation des réserves connues de minerai de qualité supérieure accentue une dépendance croissante de toutes les régions industrialisées sur les imports en provenance des pays les moins développés. Les véritables problèmes d’approvisionnement en minerai ne reposent pas sur une simple question d’abondance physique, mais sur une question politico-économique d’accès en terme d’exploration et d’exploitation, et sur la division des profits entre producteurs, consommateurs et gouvernements des pays hôte.

Dans les cas extrêmes où les problèmes démographiques mènent à des famines endémiques, des émeutes pour la nourriture et une décomposition de l’ordre social, ces conditions encouragent rarement l’exploration des dépôts de minerai ou l’investissement à long terme requis pour leur exploitation. Outre les famines, à moins qu’un minimum d’aspiration populaire pour l’amélioration des conditions de vie matérielles puisse être satisfait, et à moins que les conditions d’accès et d’exploitation persuadent les gens et les gouvernements que cet aspect de l’ordre économique international présente « quelque chose pour eux « , des concessions aux pays étrangers peuvent être vues comme de l’expropriation ou de l’intervention arbitraire. Aussi bien à travers l’action du gouvernement, des conflits ouvriers, du sabotage, ou des émeutes civiles, le flux régulier des matières premières nécessaires sera mis en péril. Bien que les problèmes de population ne soient pas les seuls facteurs impliqués, ce genre de perturbations est moins probable sous les conditions d’une croissance lente ou nulle de la population (...)

Quoi qui puisse être fait pour se protéger contre les interruptions d’approvisionnement et pour développer des solutions alternatives locales, l’économie américaine va exiger des quantités croissantes de matières premières en provenance de l’étranger, particulièrement des pays les moins développés. Ce fait accroît l’intérêt qu’ont les Etats-Unis à la stabilité politique, économique et sociale des pays fournisseurs. Partout où une réduction de population mise en œuvre via une réduction des naissances peut renforcer l’espérance d’une telle stabilité, la politique démographique devient importante pour l’approvisionnement en ressources et pour les intérêts économiques des Etats-Unis. (...)

Inde - Bengladesh : Le sous-continent sera pendant des années le centre d’inquiétude principal concernant la croissance de la population mondiale. La population de l’Inde est maintenant approximativement de 580 millions, et augmente d’un million à chaque pleine lune. L’ambassade de New Delhi (New Delhi 2115, 17 juin 1994) rapporte : « Il semble n’y avoir aucun moyen d’arrêter l’hémorragie démographique d’un milliards d’indiens, ce qui signifie que l’Inde doit continuer à flirter avec le désastre économique et social.

« Il n’est pas certain que l’économie instable et de faible croissance de l’Inde puisse supporter les énormes dépensesen terme de santé, de logement, d’emploi et d’éducation, ce qui devra être fait si la société veut être capable de maintenir ses performances actuelles modestes. »

(...) Trois paragraphes du rapport de l’ambassade de Dacca expliquent précisément l’impact sur les intérêts politiques américains que nous pouvons anticiper à partir des facteurs de population au Bengladesh etdans d’autres pays qui, si la tendance actuelle n’est pas changée, seront dans les conditions du Bengladesh dans quelques années :

« Les conséquences de l’aggravement de la situation politique, économique et sociale dans les décennies à venir pourraient inquiéter les Etats-Unis. Déjà affligé d’une crise mentale par laquelle le pays attend des pays riches qu’ils soutiennent son économie mouvementée, le gouvernement du Bengladesh continuera à intensifier ses demandes auprès des Etats-Unis, bilatéralement et internationalement pour étendre son aide, aussi bien en biens qu’en argent. Le Bengladesh est maintenant un supporter assez solide des positions du Tiers Monde, et défend une meilleure distribution de la richesse du monde et des concessions des échanges aux nations pauvres.

« Comme ses problèmes s’accroissent et son aptitude à conserver le même rythme d’attribution d’aides s’amenuise, les positions du Bengladesh sur les problèmes internationaux se radicaliseront, inévitablement en opposition avec les intérêts américains du fait qu’il cherche à s’aligner aux autres pour obtenir les aides suffisantes. » (...)

Chapitre VI : La conférence Mondiale sur la Population

Du point de vue du programme et des orientations, le point central de la Conférence Mondiale sur la Population (CMP) à Bucarest en Roumanie, en août 1974, fut le plan d’action pour la population mondiale (PAPM). Les Etats-Unis ont contribué sur plusieurs points à l’élaboration du Plan. Ils ont particulièrement mis l’accent sur l’introduction de facteurs de population dans les programmes de planification nationale démographique des pays en développement afin d’assurer la disponibilité des moyens de planification familiale aux personnes en age de reproduction, des objectifs spécifiques mais volontaires de réduction de la croissance de la population, et un planning de réalisation.

Du fait que le PAPM fut présenté au CMP il fut ordonné en document démographique. Il décrit également les facteurs de population inhérents au bien-être des familles, le développement économique et social, et la réduction de la fertilité. La souveraineté des nations quant à la détermination de leur propre programme et politique démographique était sans cesse reconnue. L’impression générale après cinq réunions consultatives régionales à propos du Plan était qu’il avait un soutien général.

Il y eut une consternation générale, quand au début de la conférence, le plan fut sujet à une attaque venant de 5 fronts de la part de l’Algérie, avec le soutien de plusieurs pays africains ; l’Argentine, soutenue par l’Uruguay, le Brésil, le Pérou et de manière plus limitée, d’autres pays d’Amérique latine ; le groupe d’Europe de l’est (moins la Roumanie) ; la RPC (Chine) ; et le Saint-Siège. Bien que ces attaques ne furent pas identiques, elles englobaient trois éléments essentiels relatifs à l’action et à la politique américaines dans ce domaine :

  1. Des multiples références à l’importance (comme diraient certains, la condition requise) du développement économique et social pour la réduction de la fertilité. Menés par l’Algérie et l’Argentine, la plupart soulignèrent le « nouvel ordre économique international » comme étant primordial au développement économique et social.
  2. Les efforts pour minimiser les références aux programmes démographiques ainsi que leur importance et effacer toute référence aux objectifs en terme quantitatif ou en terme de temps.
  3. Des références à la souveraineté nationale concernant la mise en place des programmes et des politiques démographiques (...)

F. Le développement d’un engagement politique et populaire pour la stabilisation de la population et l’amélioration de la qualité de vie qu’elle implique.

L’élément fondamental dans l’élaboration de la stratégie globale pour traiter des problèmes de population est l’obtention du support et de l’engagement des principaux dirigeants des pays en développement. Cela est possible s’ils perçoivent clairement l’aspect négatif d’un taux de croissance démographique incontrôlé dans leur pays et les avantages qu’apporte la réduction des naissances - et s’ils croient qu’il est possible de survivre aux problèmes de population au travers d’instruments de politique publique. Puisque les plus hauts fonctionnaires sont en mandat pendant des périodes relativement courtes, il doivent percevoir les avantages assez tôt ou la valeur d’une manière de gouverner à plus long terme. Pour chaque cas spécifique, les dirigeants devront considérer leurs problèmes de population dans le contexte des qualités, des ressources et des priorités de leur pays.

Par conséquent, il est vital que les dirigeants des principaux pays les moins développés prennent les devants dans l’élaboration de planifications familiales et de stabilisation de la population, pas uniquement au sein des Nations Unies et autres organisations internationales mais également au travers de contacts bilatéraux avec les dirigeants d’autres pays en développement. La réduction de la population dans les pays les moins développés ne doit pas être soutenue uniquement par les pays développés. Les Etats-Unis devraient encourager un tel engagement dans la mesure où des opportunités apparaissent avec ses contacts de hauts niveaux avec les dirigeants des pays en voie de développement. (...)

Il est vital que les dirigeants des pays les moins développés ne voient pas, dans la volonté de développer et de renforcer un engagement de leur part [pour la réduction de population], une politique des pays industrialisés pour maintenir leur pouvoir ou pour détourner les ressources naturelles en faveur des pays ’riches’. Une telle perception pourrait créer de sérieuses répercussions défavorables au projet de stabilité des populations.

De plus, les Etats-Unis et les autres pays « riches » devraient veiller à ce que les politiques qu’ils défendent pour les pays en voie de développement soient acceptées dans leur propre pays. (Cela pourrait nécessiter un débat public et l’affirmation de nos intentions politiques.) Le leadership « politique » dans les pays en développement devrait, bien entendu, être assumé autant que possible par leurs propres dirigeants.

Les Etats-Unis peuvent aider à minimiser les accusations d’une motivation impériale derrière leur support aux activités démographiques en affirmant continuellement qu’un tel support est animé par le souci :

  1. Du droit qu’a un couple d’individu à déterminer librement et de façon responsable le nombre et la fréquence d’enfants qu’il souhaite ainsi que l’information, l’éducation et les moyens pour agir comme tel ; et
  2. Du développement économique et social fondamental des pays pauvres au sein desquels une croissance rapide de la population est à la fois la cause et la conséquence de la pauvreté. En outre, les Etats-Unis devraient progressivement véhiculer le message que le contrôle de la croissance de la population mondiale est dans l’intérêt mutuel des pays développés et des pays en voie de développement (...)

Outre essayer d’influencer les dirigeants nationaux, l’aide mondiale consacrée à l’amélioration du support de la population mondiale devra mettre l’accent sur les programmes des Nations Unies, de l’USIA (Agence Américaine d’Information) et de l’USAID (l’Agence Américaine pour le Développement International). Nous devrons donner une plus grande priorité à nos campagnes d’informations à travers le monde et envisager de nouveaux accords avec les institutions multilatérales en faveur de programmes d’éducation de la population (...)

Les approches personnelles du Président, du secrétaire d’Etat, d’autres membres du cabinet et leurs principaux députés seraient d’une grande aide. Le congrès et la population devraient être clairement informés que l’exécutif est grandement inquiet du problème et qu’il mérite toute leur attention. Les représentants du congrès à la Conférence Mondiale sur la Population peuvent aider.

Une autre approche

La stratégie décrite ci-dessus présuppose que les formes actuelles de programme d’aide au développement de la population et au développement économique et social seront capables de résoudre le problème. Il existe cependant une autre approche, qui est partagée par un nombre grandissant d’experts. Dans cette approche, le problème est considéré comme plus ardu et moins négociable que l’on ne le perçoit communément. Il est dit que la gravité du problème démographique du siècle, qui englobe déjà la vie de plus de 10 millions de personnes tous les ans, est telle que l’on peut envisager des famines généralisées et d’autres catastrophes démographiques, et dans les termes de C.P. Snow, nous regarderons les gens mourir de faim à la télévision.

La conclusion à cette perspective est que l’on aura besoin de recourir à des programmes obligatoires et que nous devrions dorénavant considérer ces possibilités.


Premier rapport annuel sur la Politique Internationale Démographique des Etats-Unis

 
Ecrit en mai 1976. Alors classifié, il a été écrit sous la direction du Conseiller de la Sécurité Nationale Brent Scowcroft. Le rapport a été décrété par NSDM 314 (voir plus haut), et résume la progression dans la réalisation des politiques de NSSM 200 et NSDM 314. Ce rapport a été transféré au Directeur de la CIA George Bush pour sa mise en œuvre. Le document a été déclassifié le 6 juin 1990 et se trouve aux Archives Nationales Américaines (U.S. National Archives) à Washington D.C.

 
II. Stratégie et Développement des Etats-Unis concernant l’engagement mondial en faveur de la Stabilisation de la Population

A. La stratégie américaine concernant les problèmes de population mondiale découle de la reconnaissance des implications désastreuses des taux de naissance actuels (y compris les menaces pour notre sécurité nationale), et en contre partie la reconnaissance que le problème peut être pallié si les nations du monde prennent des contre-mesures rapides et efficaces. La tache principale incombe aux pays handicapés par une croissance excessive de la population, ce qui inclut presque tous les pays en développement. Mais ces nations ont besoin d’une aide extérieure, et cela doit être notre tache principale que de voir si, en coopération avec d’autres pays et organismes donateurs, nous envisageons une aide efficace, lorsque celle-ci est sollicitée et souhaitable. (...)

B. Dans le cas de pays qui ont une politique nationale de planification et de développement de la famille (désignés dans la suite du texte en « pays engagés »), les Etats-Unis devraient, en plus de ses programmes d’aide actuels, promouvoir discrètement trois approches en corrélation et qui ont prouvé leur haute efficacité :

  1. Encourager les dirigeants nationaux à prendre parti clairement et fermement en faveur de larges plans de population, en maintenant pour l’avenir une discipline pour vérifier que les politiques de population sont correctement gérées et mises en œuvre, particulièrement au niveau des villages où vivent la plupart des gens ;
  2. Encourager ces pays à adopter des approches innovantes (qui ont été adoptées avec succès dans plusieurs pays), destinées à enraciner la planification familiale dans les villages, relatant les intérêts économiques que représentent la planification familiale pour la communauté, créant ainsi de fortes pressions pour limiter la taille des familles ;

E. Dans les cas des pays les moins développés non-engagés dans des plans de populations, nos efforts doivent être en harmonie avec leurs attitudes et leurs sensibilités. Nous devrions essentiellement éviter l’expression de « contrôle des naissances » au profit de « planification familiale » ou « parenté responsable », en mettant l’accent sur l’espacement des grossesses dans le temps, dans l’intérêt de la santé de l’enfant et de la mère ainsi que le bien-être de la famille et de la communauté. L’introduction et l’extension de services de soins primaires sont en fait les méthodes principales pour introduire avec succès la planification familiale dans la plupart de ces pays. Nous devrions aussi trouver des méthodes, telles qu’au travers de contacts personnels informels et de représentations graphiques spéciales, nous puissions montrer aux dirigeants comment les taux actuels de croissance détruisent les espoirs de développement économique de leur pays. Ceci, en coordination avec la formation économique et démographique de dirigeants prometteurs au sein des pays les moins développés, est particulièrement important en vue de la large ignorance des réalités économiques de la vie, incluant l’espérance que le développement économique résoudra automatiquement les problèmes de population (...)

H. Nous devons néanmoins être sélectifs et prudent dans notre approche. Il est important que les pays les moins développés soient les pionniers des problèmes de population lors des conférences internationales et chez eux. Une grande partie de notre travail consiste à impliquer des contacts personnels avec des hommes et des femmes d’influence dans les pays les moins développés et dans les pays donateurs, avec notre Congrès également, les médias, les organismes américains, et les groupes de citoyens concernés. Nous devons faire en sorte que des organismes internationaux comme IBRD, WHO, UNDP, UNICEF et UNFPA, ainsi que des organismes volontaires privés, jouent un rôle positif et actif dans le support des plans de population, quoique nous ne pensons pas que d’autres réunions du type de celle de Bucarest sur les problèmes de population soit d’une quelconque utilité à ce stade. Nous devons nous focaliser sur une mise en œuvre efficace du Plan d’Action de Bucarest.

III. Maximiser les efforts et les contributions des autres donateurs et organismes et améliorer la coordination Les principaux moyens techniques dont dispose l’Agence pour le Développement International (AID) pour soutenir les politiques de population dans ces pays ont été, et continueront certainement à l’être, les fournitures et les systèmes d’approvisionnement. L’AID cherche également à aider à améliorer les données démographiques, développer la recherche en sciences biomédicales appliquées et en sciences sociales, améliorer les projets d’information/d’éducation/de communication de soutien à la planification familiale, et étendre les activités d’éducation et de formation relatives aux plans de population.

Les Etats-Unis soutiennent aussi des mesures touchant à la planification familiale, telles qu’un vaste développement économique, un statut élevé pour les femmes, des réformes de loi et de statuts (telles qu’élever l’age légal du mariage et autres incitations aux familles peu nombreuses.) et une meilleure distribution des revenus. (...)

Cependant, beaucoup de dirigeants reconnaissent que ces mesures, en tant que telles, n’aideront pas à réduire suffisamment les taux de croissance de la population pour empêcher des catastrophes de grande ampleur.

Les facteurs essentiels pour un tel succès passent par trois approches interdépendantes et qui ont prouvé leur efficacité :

  1. Une orientation ferme du sommet ;
  2. Développer une communauté ou une pression des « pairs « par le bas ; et
  3. Fournir des services adéquats et à faible coût de planification de famille et de santé pour les gens.

Concernant le point (1), les programmes de population ont connu le plus grand succès lorsque les dirigeants avaient des propos clairs, sans équivoque, et publics, tout en maintenant une discipline au niveau national et au niveau des villages, en rassemblant les fonctionnaires (y compris les policiers et les militaires), les docteurs, et les agents de stimulation pour vérifier que les politiques de population sont bien gérées et mises en œuvre. Une telle orientation est le sine qua non d’un plan efficace. Dans certains cas, une orientation forte a produit certaines incitations telles qu’une rémunération à ceux qui étaient volontaires pour une stérilisation, ou des effets néfastes tels qu’accorder une priorité secondaire à l’allocation de logements ou d’écoles aux familles nombreuses. (...)

Les pays les moins développés qui ne sont pas engagés dans des programmes de population incluent la majeure partie de l’Afrique, l’Amérique latine et le Moyen Orient, avec une population combinée d’environ 750 millions de personnes. Les politiques de population dans ces pays vont de la pro-natalité de quelques uns au non-engagement de beaucoup d’autres, pour lesquels, à différents degrés, la planification familiale est tolérée et même encouragée. L’avortement est généralement détesté, et la stérilisation défavorisée.

Le relatif manque d’intérêt dont font preuve ces pays pour les problèmes de population peuvent être expliqués par plusieurs facteurs tels que :

  1. Le non discernement du besoin de limiter la croissance de la population ;
  2. Ou, si le besoin est reconnu, l’idée utopique selon laquelle le développement économique résoudra le problème ;
  3. La conviction qu’une grande famille est nécessaire pour la sécurité des personnes âgées ou pour les besoins en main d’œuvre à certains moments du cycle agricole ;
  4. La préoccupation d’autres problèmes plus immédiats ;
  5. L’influence religieuse ; et
  6. L’ignorance, le racisme, le tribalisme et le traditionalisme.

Dans la mesure où la planification familiale est identifiée au monde occidental, particulièrement les Etats-Unis, il y a de plus grandes réticences aux planifications familiales dans certains pays. Ce facteur peut être particulièrement perceptible dans les conférences internationales dans lesquelles les pays du Tiers Monde tendent à joindre leurs efforts contre l’Occident, contre le capitalisme, et en faveur du « Nouvel ordre économique International ». Il devient dès lors particulièrement difficile de proposer quoique que ce soit en terme de « contrôle des naissances » dans de telles conférences internationales, dans lesquelles les pays communistes sont préparés à se joindre aux pays du tiers monde contre l’Occident, même si quelques uns des ces pays communistes pratiquent un sévère contrôle des naissances.

Il s’ensuit que nos efforts pour promouvoir la planification familiale parmi les pays non-engagés doivent être accordés aux attentes particulières de chacun de ces pays. Cela nous permet de souligner le rôle important de notre ambassadeur et de son équipe dans chaque pays en développement en terme de conseil à Washington sur la façon de mener l’action la plus efficace dans les circonstances particulières de ce pays et qu’il soit informé qu’il se doit de prendre ses propres initiatives pour parvenir à ces objectifs.

Par Enoch - Publié dans : Société
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /Sep /2009 22:28

Election d’Irina Bokova à la tête de l’

Au terme de cinq tours de scrutin, c’est finalement la candidate bulgare qui a été élue au poste de directrice générale de l’. Il s’agit de l’ex-ministre bulgare des affaires étrangères et actuelle ambassadrice de la Bulgarie en France, Madame Irina Bokova, qui a été élue mardi 22 septembre par 31 voix contre 27 pour le ministre égyptien de la culture, .

Ce dernier était un candidat très controversé, notamment pour avoir tenu des propos antisémites. C’est ainsi qu’à un parlementaire qui le questionnait en 2008 sur la présence de livres israéliens dans les bibliothèques égyptiennes, il avait répondu:  “Brûlons-les. S’il s’en trouve, je les brûlerai moi-même devant vous.” (lire ici)

 La faute aux Juifs

La presse égyptienne a du mal à admettre l’échec de alors qu’elle le donnait largement favori. La presse et les intellectuels égyptiens attribuent cet échec à “un lobby juif ” et parlent de “choc des civilisations”.

Ce mercredi, au lendemain de l’élection d’Irina Bokova, le grand quotidien égyptien Al-Ahram évoque en première page la victoire de la canditate bulgare à la tête de l’, n’hésitant pas à citer au passage les rumeurs de pots-de-vin qui ont circulé avant le vote :  Al-Ahram accuse ouvertement les Etats-Unis, l’ et les organisations juives d’avoir mené une virulente campagne contre le candidat égyptien. Le fiasco de incomberait donc, selon ce journal, à un complot juif.

Al-Ahram (presse officielle) attribue cet échec cuisant à “des attaques indignes de la part d’intellectuels juifs en France” et aux efforts de sape “de l’ambassadeur américain à l’ et des médias sionistes en et aux Etats-Unis”.

Même son de cloche dans le journal Al-Ahrar (presse d’opposition) qui dénonce une “campagne féroce de l’administration américaine, sous pression juive” qui a abouti mardi à la victoire de la diplomate bulgare Irina Bokova.

Pour Al-Masry al-Youm (presse indépendante), la bataille pour la direction de l’ a été “déterminée par un choc des civilisations” entre Occidentaux et pays en développement.

La France épinglée

Oubliant que la France a voté pour ,  Al-Ahram écrit que “la position ambiguë de la France est également à l’origine de l’hésitation des pays africains francophones à voter pour .”

Notons par ailleurs que Mme Souha Arafat, la veuve du leader palestinien, a pris contact avec Ivonne Baki, la candidate équatorienne d’origine libanaise, pour qu’elle retire sa candidature en faveur de M. Hosni.

Réaction d’Elie Wiesel

Le Prix Nobel de la Paix Elie Wiesel estime pour sa part que l’ échappe à un “désastre” en écartant , le ministre égyptien ayant selon lui un “passé lourd” lié notamment à la prise d’otages de l’Achille Lauro en 1985. “L’ vient d’échapper à un scandale, à un désastre moral. M. ne méritait pas ce travail; il ne méritait pas cet honneur. Ce n’est pas quelqu’un, à mon avis, qui aurait dû même être candidat à ce poste”, a déclaré M. Wiesel à l’antenne de la radio France Inter.

Quant à Madame Irina Bokova, elle a préféré mettre l’accent sur le fait qu’une femme était élue pour la toute première fois à la direction générale de l’. “Je suis la première femme à la tête de l’, c’est un signe important de l’égalité des sexes qui demeure un objectif important”, a-t-elle déclaré.

Source : Le Point, Courrier International.

Par Enoch - Publié dans : Société
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /Sep /2009 18:55

Debout la République en première ligne pour la défense du service public postal

Signataire de l’Appel pour La Poste, Debout la République se mobilisera pour la votation citoyenne contre le changement de statut de l’entreprise publique postale en société anonyme, laquelle se déroulera du 27 septembre au 3 octobre dans toute la France.

Les adhérents et amis de DLR sont dans ce cadre appelés à participer au scrutin contre le changement de statut car, comme le démontrent les précédents de France Télécom et de GDF où les engagements initiaux n’ont pas été tenus, les promesses du gouvernement sur le maintien d’une entreprise postale à capital 100% public n’engagent que ceux qui y croient.

Par ailleurs, DLR invite un maximum de nos concitoyens à faire entendre par leur vote leur attachement à La Poste actuelle, garante :
  d’une présence importante dans les territoires et les communes de France,
  d’un tarif du timbre égal pour tous les Français, quel que soit leur lieu de résidence,
  de la distribution effective du courrier 6 jours sur 7 en tout point du territoire,
  du maintien de la continuité sociale et territoriale, notamment dans les zones rurales.

Enfin, Debout la République propose que les futurs opérateurs qui interviendront sur le marché postal français paient une taxe pour financer le FPNPT (Fonds postal national de péréquation territoriale), afin de garantir effectivement le maintien d’un réseau dense d’agences et de points de contact partout en France.

Nicolas DUPONT-AIGNAN, Député de l’Essonne et président de Debout la République, participera à la conférence de presse de lancement de la votation citoyenne, jeudi 24 septembre à 11h00, à la Bourse du travail 3 rue Château d’eau, Paris 10e.

Laurent PINSOLLE Porte-parole de Debout la République

Retrouvez ici le site de l’appel pour la Poste

Par Enoch - Publié dans : Société
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /Sep /2009 16:45

Lettre ouverte à Guy BEDOS et aux autres pétitionnaires.

Par Sideney TOUATI

 

J’ignore qu’elles furent les motivations profondes qui ont dicté votre réaction à l’égard des propos tenus par le Ministre Brice Hortefeux.
Je ne souhaite pas entrer dans la polémique et tenter de déterminer si les propos du Ministre exprimaient une attitude raciste ou non et si votre réaction était légitime ou non.

Je voudrais plus prosaïquement, faire l’analyse de cet évènement, en décrire les soubassements, en dessiner les conséquences.

 

Sur l’équivocité du langage et le critère de l’intentionnalité.

Le Ministre a tenu des propos qui prêtent à confusion. Pour éviter l’équivocité du langage, les hommes politiques ne prennent pas de risque et adoptent ce que l’on a appelé « la langue de bois ». Toute sortie hors de cette langue de bois présente un danger sérieux. Le langage en effet  est ainsi fait qu’il est la plupart du temps équivoque. Husserl le grand philosophe allemand, s’est longuement penché sur ce qui donne sens à une phrase, ce qui fait qu’une phrase au lieu d’être un tas de mots, a du sens et un sens particulier.

Sa conclusion est la suivante : ce qui donne sens aux mots, aux phrases, c’est l’intentionnalité. La même phrase n’a pas le même sens selon le contexte dans lequel elle est dite et selon qui la prononce et à qui elle est destinée.

A l’évidence, le Ministre n’avait nullement l’intention de tenir des propos racistes. D’ailleurs, l’interlocuteur à qui cette remarque était destinée, l’a bien compris ainsi : Monsieur le Ministre blaguait.

 

Un crime de lèse-majesté envers les humoristes et les « progressistes ».

 

Quel est donc l’enjeu de cette polémique ?

 

La question du pouvoir

Evidemment, comme aurait dit Michel Foucault, il y a nécessairement là-dessous une question de « pouvoir ».

Bedos et les siens, ont voulu manifester bruyamment que le Ministre en blaguant portait doublement atteinte à leur pouvoir.

Tout se passe comme si, le rapport aux immigrés, aux « beurs » était la chasse gardée de la gauche, celle qui a la prétention de les avoir toujours défendus. Les « beurs », les vrais sont à elle. Sous-entendu, comme au bon vieux temps de la guerre d’Algérie, (duquel les gens de gauche ne semblent jamais être sortis) les « beurs » de droite sont fatalement des traîtres, des collabos…d’où le mépris avec lequel est traité le « beur » concerné qui ne se joint nullement aux plaignants.

Evidemment, le point de vue de ce jeune homme, dès lors qu’il s’exprime depuis les rangs de la  « droite », ne peut qu’être frappé de nullité.

 

L’homme politique est un bloc

Les hommes politiques ne doivent pas avoir de vie privée, d’espace intime ; tout ce qu’ils disent est nécessairement politique, et dans le prolongement de leur fonction. Le petit mot lâché par Hortefeux dans un contexte précis (on peut certes le trouver douteux) a la même valeur que s’il avait été prononcé dans une déclaration de politique générale à l’Assemblée Nationale. Comme aux Etats-Unis, l’homme politique est un bloc. Il doit être en cohérence avec sa fonction, 24h/24h.

 

 

 

L’homme politique ne doit pas faire d’esprit.

La gauche veille.

Les hommes politiques ne doivent pas faire de l’esprit, avoir de l’humour. En tous cas pas devant les caméras. Ce privilège est réservé aux comiques patentés, aux vrais professionnels, tel Bedos. Bedos s’arroge le droit de parler des « arabes » comme il l’entend. Il ne s’en est au demeurant pas privé.

Quelle serait sa réaction si les paroles  de son sketch « Marrakech » « ça nous a pas plu » étaient mises  dans la bouche d’un homme de droite ? ( A la place du Ministre attaqué, j’aurais répondu à Bedos en donnant lecture de son sketch !)

Interdiction absolue de faire de  l’humour ! Ce principe est solidement ancré dans la vie politique française. Les  hommes politiques sont d’un sérieux qui confine au sinistre. (Un seul échappe à la règle, André Santini, mais sa carrière s’en est précisément ressentie)

 

Sacralisation des « beurs » et des « immigrés »

Enfin, conséquence majeur de ces interventions intempestives : les « beurs »,  les « immigrés » sont sacrés. Il est interdit d’y « toucher » ; interdit de les critiquer. Ils appartiennent à une sorte de nouvelle caste : la caste des intouchables. On est condamné soit à les ignorer soit à faire leur apologie. Ils ne sont ni sujet de droit, ni concernés par la morale. Toute mise en cause de leur faits ou gestes est jugée déplacée voire criminelle.

On se souvient de cette phrase de Coluche « oui, les arabes sont plus égaux que les autres ».

 

Le délit de blasphème

La condamnation sans appel  de la critique et de l’humour lorsqu’ils portent sur un domaine tabou,  porte un nom : il s’agit du délit de blasphème.

Au fond, ce dont il fait grief au Ministre, c’est d’avoir « blasphémé ».

Le Ministre a très bien reçu le message. Il s’est excusé devant les représentants de l’Islam. Eux seuls ont le pouvoir de l’absoudre de ce péché.

 

Monsieur Bedos, êtes vous satisfait de voir la République et son représentant se prosterner et faire amende honorable grâce à votre intervention ? 

 

Par Enoch - Publié dans : Société
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Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /Sep /2009 18:31

Evacuation de la « jungle » : traiter le problème, non pas le déplacer

L’évacuation de la « jungle » ne va pas résoudre le problème lancinant des étrangers illégaux candidats à l’émigration en Grande-Bretagne, mais seulement le déplacer.

Au-delà des discours musclés et des opérations coup-de-poing devant les caméras, on voit bien ce qui arrive lorsqu’on se contente de traiter les effets du mal et non ses causes.

Successivement ministre de l’Intérieur et président de la République, Nicolas SARKOZY ne cesse de promettre depuis près de 10 ans qu’il va trouver une solution définitive à cette situation lamentable. Il en serait plus que temps, en effet, compte tenu à la fois de l’exaspération très compréhensible des habitants du Calaisis, et de l’image peu reluisante offerte par notre pays dans la gestion de ce dossier.

De deux choses l’une : soit ce problème européen est traité rapidement au niveau européen par l’ensemble des pays concernés, à commencer par la Grande-Bretagne. Soit la France devra prendre des mesures nationales et unilatérales, en vertu de la clause de sauvegarde inscrite dans le traité de Schengen, en refoulant les personnes concernées à ses frontières.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président du rassemblement gaulliste Debout la République

Par Enoch - Publié dans : Société
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