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Il faut redonner au Citoyen le pouvoir de maîtriser à nouveau son Avenir.
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Construire en Terre, l'habitat écologique par excellence !


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Le contraire du Courage, c’est le conformisme, c’est l’acceptation d’être comme tous les autres ou d’être comme les autres désirent que l’on soit.  Il faut  du Courage pour se tenir debout face à ses rêves, ses principes et ses valeurs.

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Le Courage c'est quand la Raison entre en Action,
pour un  Engagement   Altruiste.

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Il ne sortira rien du Sommet de Copenhague, sur le plan du climat, car les émissions anthropiques de CO2 ne peuvent contribuer ni au réchauffement planétaire ni au refroidissement planétaire. La science à façon du GIEC est à l’image de la science agronomique moderne qui a oublié que le sol est un organisme vivant et non pas le réceptacle inerte d’un cocktail de poisons et de fertilisants de synthèse; à l’image de la science médicale moderne qui a oublié que le corps humain est un organisme vivant et non pas le réceptacle d’un cocktail d’aliments empoisonnés, de vaccins pourris et transgéniques et de remèdes de synthèse iatrogéniques. La science réductionniste du GIEC a réussi l’exploit de réduire le climat de l’être planétaire à une équation unique à une seule molécule, le dioxyde de carbone; elle a oublié que l’être planétaire est un organisme vivant dont la complexité échappe, et échappera toujours, à la petite compréhension du bipède qui s’est auto-proclamé le maître de la création; et elle a évacué de sa vision globale climatique la présence du soleil et de l’entièreté du cosmos. C’est une immense farce.

Dominique Guillet - Président de KOKOPELLI

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La liste des pratiques agro-écologiques permettant de régénérer les sols agricoles est longue: le compost, les engrais verts, le BRF, les Microorganismes du Professeur Teruo Higa, l’agriculture de Fukuoka, la permaculture, les préparats de la biodynamie, les purins d’ortie et autres extraits fermentés, etc.

Et, bien sûr, la Terra Preta, “Black Earth”, les terres “noires” d’Amazonie. S’il est une technique qui illustre à merveille notre propos, la Révolution par le Carbone, c’est bien celle-là. Le cadre de cet article ne nous permet pas de développer cette technique quasi-miraculeuse (du point de vue de la science qui depuis 20 ans n’a pas réussi à en percer les mystères) et nous renvoyons le lecteur à des articles qui se trouvent sur la toile, ou au chapitre consacré à ce thème dans l’ouvrage “1491” et à un article de Bernard Leclercq, d’Auroville en Inde, sur le site de Liberterre.

N’est-il pas proprement fantastique que la Terra Preta (des “terres noires” créées par l’incorporation de charbons de bois activés en sus de débris de poteries d’argile et d’autres matières carbonées) puisse perdurer dans le sol durant des milliers d’années (qui plus est dans des zones tropicales où le lessivage est tel que les sols sont normalement très pauvres) et se “régénérer” naturellement au fil des années! Un gramme de charbon actif possède une surface “éclatée” de 500 mètres carrés.

Cela fait des années que nous avons mis en application les “Terra Preta” dans le sud de l’Inde: en l’espace d’une saison, des cultures de légumineuses croissent à 20 cm de hauteur, dans des sols hyper pauvres, et à 1m50 dans les mêmes sols agrémentés de ces charbons de bois actifs.

L’auto-régénération des sols agricoles par les charbons de bois actifs: c’est véritablement tout un programme politique.

Dominique Guillet Président de KOKOPELLI

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Nul homme ne peut vous révéler quoi que ce soit qui ne sommeille déjà dans l'aube de votre connaissance.
Car la vision d'un homme ne prête pas ses ailes à un autre homme.
Et comme chacun de vous se tient seul dans le savoir de Dieu ainsi chacun de vous doit rester seul dans sa connaissance de Dieu et dans sa compréhension du monde.
                Le Prophète - Khalil Gibran

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  • Enoch
  • L'Esprit d'Enoch
  • Homme
  • 07/04/1963
  • Paris
  • politique écologie économie mes enfants
  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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Parle à la Terre et elle t'enseignera.
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Par Yann le 12 août 2009

Un pavé dans la marre. Avec cet article, le vénérable quotidien britannique, le Daily Telegraph, brise la loi du silence sur l’ galopante et le formidable bouleversement démographique que connaît le vieux continent. À quand le même courage ches les gros titres de la presse française ?

 

La Grande-Bretagne et le reste de l’ ignorent une bombe à retardement démographique : un afflux important d’immigrés ces dernières années, dont des millions de musulmans, changera entièrement la face du continent au cours des 20 prochaines années, et cependant aucun décideur politique n’en parle.

Les chiffres sont alarmants. En Espagne, seulement 3,2 % de la population était née à l’étranger en 1998. En 2007 c’était 13,4 %. La population musulmane d’Europe a plus que doublé au cours des 30 dernières années et aura encore doublé d’ici 2015. A Bruxelles, les sept prénoms les plus donnés récemment aux bébés étaient Mohamed, Adam, Rayan, Ayoub, Mehdi, Amine et Hamza.

Le faible taux de natalité des Blancs en Europe, couplé avec l’accroissement plus rapide du nombre d’immigrés, changera complètement la signification de la culture et de la société européennes.

La modification de la composition de la population aura des répercussions considérables sur l’éducation, le logement, la santé, le travail, les arts et dans tous les domaines.

Cela pourrait avoir un impact d’une importance capitale sur la politique extérieure. Une étude a été présentée à l’US Air Force à propos de la possible évolution des relations entre Américains et Européens. Cependant, les responsables de l’ admettent que l’on n’accorde pas suffisamment d’attention à ces sujets.

Selon Jerôme Vignon, directeur à l’emploi et aux affaires sociales de la Commission Européenne, les dirigeants de l’UE ont surtout mis l’accent sur les demandeurs d’asile et le contrôle de l’immigration plutôt que sur l’intégration de ceux déjà présents sur le territoire. « Cela a été certainement sous-estimé – il y a une rhétorique générale qui consiste à dire que l’intégration sociale des immigrés devrait avoir autant d’importance que la surveillance du flux entrant de migrants. » Mais, admet-il, la rhétorique est rarement à l’origine d’une politique.

Les pays de l’ accueillent depuis longtemps des immigrés mais deux tendances importantes sont apparues ces dernières années. Les immigrés sont de plus en plus venus d’en dehors des économies développées et leur nombre n’a cessé d’augmenter.

La croissance de la population musulmane est particulièrement intéressante. Non que les musulmans soient les seuls immigrés à arriver en grand nombre dans l’ : les immigrés arrivent en quantité de tous les points de la planète. Mais les musulmans constituent un ensemble spécial de problèmes, outre le fait que des atrocités ont été commises en Occident au nom de l’Islam.

Aux Etats-Unis, le Pew Forum on Religion and Public Life, qui fait partie d’un organisme apolitique, le Pew Research Centre, a noté dans un rapport : « Ces pays [de l’Union Europénne] possèdent des traditions historiques, culturelles, religieuses et linguistiques enracinées. Jeter dans ces environnements des centaines de milliers, et dans certains cas des millions, de gens qui ont une apparence différente, parlent et agissent différemment, crée souvent un équilibre social difficile. »

Quelle est l’ampleur des changements de population ? Tout le monde est conscient que des zones de certaines villes européennes sont en train de devenir de plus en plus musulmanes, et que le changement est en train de s’accélérer. Mais les données brutes sont difficiles à obtenir car il s’agit d’informations sensibles : beaucoup de pays de l’ ne recueillent pas de statistiques démographiques par religion.

Les chiffres de l’ sur l’immigration en général sont instructifs à eux seuls. Dans les dernières années du XXe siècle, les vingt-sept pays de l’ avaient un excédent migratoire de cinq cent mille personnes chaque année.  « Mais, depuis 2002 », d’après le dernier rapport de l’, « le solde migratoire dans l’Union a en gros triplé pour atteindre entre un million six cent mille et deux millions de personnes par an ».

Ce rythme accéléré a rendu complètement fausses les prévisions antérieures. En 2004, l’ pensait que sa population aurait diminué de 16 millions en 2050. Elle estime à présent qu’elle aura augmenté de dix millions en 2060. On s’attend à ce que la Grande-Bretagne devienne le pays le plus peuplé de l’ en 2060, avec une population de 77 millions d’habitants. A l’heure actuelle, elle compte vingt millions d’habitants de moins que l’Allemagne. On s’attendait à une chute brutale de la population italienne : à présent, on prévoit une stagnation.

L’étude réalisée pour l’US Air Force par Leon Perkowski, en 2006, a trouvé au moins quinze millions de musulmans dans l’, et peut-être jusqu’à vingt-trois millions. Ils ne sont pas, bien sûr, répartis de manière uniforme. D’après le Migration Policy Institute des Etats-Unis, les habitants musulmans représenteront plus de vingt pour cent de la population de l’ en 2050, mais ils atteignent déjà cette proportion dans plusieurs villes. Les Blancs seront minoritaires à Birmingham en 2026, affirme Christopher Caldwell, un journaliste américain, et plus tôt encore à Leicester. D’après une autre prévision, les musulmans pourraient dépasser les non-musulmans en France, et peut-être dans toute l’Europe occidentale, d’ici le milieu du siècle. L’Autriche était à 90% catholique au XXe siècle mais l’Islam pourrait être la religion majoritaire chez les Autrichiens de moins de quinze ans en 2050, déclare M. Cardwell.

Estimer les taux de croissance prête à discussion. Les taux de natalité sont difficiles à prévoir, et le nombre des immigrants peut connaître des flux et des reflux. Mais Karoly Lorant, un économiste hongrois qui a rédigé un rapport pour le Parlement européen, calcule que les musulmans forment déjà 25 pour cent de la population à Marseille et Rotterdam, 20 pour cent à Malmö, 15 pour cent à Bruxelles et Birmingham, et 10 pour cent à Londres, Paris et Copenhague.

Des sondages récents tendent à montrer que la radicalisation redoutée des populations musulmanes sur le sol européen ne s’est pas produite. On peut donc espérer que les nouveaux-venus s’intégreront avec succès. Cependant certains signes semblent indiquer que les deuxième et troisième générations sont plus difficiles à intégrer que leurs parents. Selon une étude réalisée par le think-tank britannique Policy Exchange, si 70 % des musulmans de plus de 55 ans estiment avoir autant en commun avec des non-musulmans qu’avec leurs coreligionnaires, ce chiffre tombe à 62 % dans la tranche d’âge 16-24 ans.

Ces changements démographiques sont une cause de malaise dans toute l’Europe. Les sondés disent souvent ne plus vouloir davantage d’immigration, mais la plupart des hommes politiques préfèrent éviter le débat.

La France a interdit le port du voile à l’école, et défendu également d’y porter de grandes croix ou la kippa, pour éviter qu’on prétende que la loi visait exclusivement les musulmans. La Grande-Bretagne, quant à elle, a durci ses lois sur l’incitation à la haine religieuse, mais ces exemples ne témoignent pas d’une réponse législative globale.

Des partis politiques d’extrême droite, dont le British National Party, qui a emporté deux sièges lors des dernières élections européennes, ont profité de ce vide pour apparaître sur le devant de la scène. Geert Wilders, l’homme politique hollandais, qui tient un discours hostiles à l’Islam et qui s’est vu refusée cette année l’entrée sur le territoire britannique, a figuré en tête des sondages dans son pays.

Le forum de Pew avait identifié le silence du courant majoritaire en 2005 : « Le fait que [les partis extrémistes] se retrouvent sur le devant de la scène révèle de manière crue l’état et la qualité des débats sur l’immigration. [Des universitaires] ont avancé l’idée que les élites européennes n’ont pas encore pris à bras-le-corps les questionnements plus larges de race et d’identité autour des musulmans et autres groupes de peur d’être considérées comme politiquement incorrectes. »

Le point de départ devrait être une discussion plus poussée sur l’intégration. Importe-elle vraiment ? Oui, déclare M. Vignon à la Commission Européenne. Sans cela, la polarisation et les ghettos pourraient voir le jour. « C’est mauvais car cela crée de l’antagonisme. Il oppose des pauvres contre d’autres pauvres : les gens avec un faible niveau d’éducation se sentent menacés » dit-il.

L’UE avance que le taux d’emploi est plus faible chez les résidents non issus de l’UE que pour les autres, ce qui rend difficile leur ascension économique et leur intégration. Le manque de maîtrise de la langue en est une des raisons majeures. L’Institut de la Politique Migratoire (Migration Policy Institute) dit qu’en 2007, 28 pour cent des enfants nés en Angleterre et au Pays de Galles avaient au moins un parent né à l’étranger. Ce nombre grimpe à 54 pour cent à Londres. Globalement en 2008, 14,4 pour cent des enfants à l’école primaire avaient une langue maternelle autre que l’anglais.

Les musulmans, qui constituent un groupe très largement divers, n’ont, jusqu’à présent, montré qu’une faible motivation à s’organiser politiquement selon des critères raciaux ou religieux. Mais cela ne signifie pas que leurs voix ne sont pas écoutées. L’Allemagne a commencé à réformer ses lois électorales depuis 10 ans, donnant certains droits de vote à l’importante population turque. Cela serait étrange si cela ne modifiait pas l’attitude du pays sur la candidature de la Turquie pour entrer dans l’UE. L’étude de M. Perkowski explique : « Confrontés à la rapide croissance d’une population musulmane chez ses plus anciens et plus puissants alliés, population sans droit de vote et ayant un poids politique de plus en plus important, les Etats-Unis pourraient être en butte à des défis majeurs dans leur politique extérieure au Proche-Orient.»

La va forcer les hommes politiques à se frotter à ces questions plus tôt qu’ils ne le pensent. Récemment, certains ont commencé à secouer quelque peu le débat. Angel Gurria, le sécrétaire général de l’OCDE, a déclaré en juin : « L’ immigration n’est pas un robinet qu’on peut ouvrir ou fermer à volonté. Nous avons besoin d’une politique juste et efficace sur l’immigration et l’intégration ; une politique qui marche et qui s’ajuste aussi bien aux bonnes qu’aux mauvaise conjonctures économiques. »

Source : Daily Telegraph (Traduction française de Fdesouche)
nb : Une autre traduction française est disponible sur le blog Lessakel

Rubriques: International

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Le nuage de la grippe A (H1N1) s’est-il arrêté à la frontière française ?

 


 La France est la première destination touristique du monde. D’où très probablement le très faible nombre d’individus contaminés par la grippe A (H1N1) sur notre territoire ...

En tout cas, on a le droit de s’interroger sur le nombre de cas qu’avance le bulletin hebdomadaire de l’Institut national de veille sanitaire, qui affiche au 4 août 2009 le chiffre de 605 cas.

Cependant, la France n’est pas le seul pays à afficher des chiffres étonnants.

Si l’OMS a renoncé à publier un décompte chiffré, l’European Centre for Disease Control (ECDC), en se basant sur les chiffres officiels de chaque pays, rapporte le 7 août 208058 cas confirmés du H1N1 dans le monde dont 1699 décès. Toujours au 7 août, l’UE en dénombre 32375 avec une augmentation de 2065 cas en 24h.

De toute évidence, ces chiffres ne sont qu’un pâle reflet de la réalité. A en croire les statistiques de l’ECDC, l’Allemagne, avec 9213 cas (dix fois plus que la France) serait en voie de rattraper la Grande Bretagne qui ne rapporte que 12470 cas. Pourtant, la British Health Protection Agency (HPA) estimait le 6 août que seulement 30000 personnes avaient été contaminées en une semaine, c’est-à-dire presque quatre fois moins que les 110000 qui avaient attrapé le virus lors de la semaine précédente !

D’après le relevé de l’ECDC du 7 août, la France affiche un chiffre surprenant de 880 cas, tandis que le même jour, en Belgique, sur 8000 patients s’étant présentés avec un état grippal chez leur médecin, on dénombrerait, selon le Commissariat interministériel Influenza, 900 cas de grippe A/H1N1 pour la semaine écoulée. Autre élément de comparaison, rien qu’en Israël, l’on rapporte 2000 cas pour quelque sept millions d’habitants.

Pour sa part, la Chine continentale rapporte 2264 cas de grippe H1N1. Aux Etats-Unis, le CDC d’Atlanta, qui évalue le nombre de personnes contaminées à un million dans le pays, a rapporté vendredi 83 morts supplémentaires pour la semaine écoulée, une hausse spectaculaire de 24% par rapport au total de 353 morts. 992 patients du H1N1 ont du être hospitalisé la semaine dernière, une hausse de 18% qui fait passer leur nombre de 5514 à 6506.

Certains tests de dépistage du virus contribuent également à une sous-estimation massive du nombre de cas. Selon le rapport hebdomadaire du CDC du 7 août, les chercheurs ont testé trois "tests rapides" vendus sur le marché et capables d’identifier la présence du virus en quinze minutes. En cas de résultat positif, le test s’avère fiable à 100%, mais quand le résultat est négatif, sa fiabilité n’est plus que de 40 à 69%.

Pourtant, toute décision, notamment la décision controversée de l’éventuelle fermeture des écoles jusqu’à l’arrivée des vaccins début octobre, sera prise en fonction de l’étendu et la gravité de la pandémie. Alors, pourquoi ne pas dire la vérité ?

Vidéo : Non au triage humain : santé publique et population

Article : A(H1N1), Empêchons le retour de la "grippe espagnole"

 


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Adresse à celles qui portent volontairement la burqa

Après que les plus hautes autorités religieuses musulmanes ont déclaré que les vêtements qui couvrent la totalité du corps et du visage ne relèvent pas du commandement religieux mais de la tradition, wahhabite (Arabie Saoudite) pour l’un, pachtoune (Afghanistan/Pakistan) pour l’autre, allez-vous continuer à cacher l’intégralité de votre visage ?

Ainsi dissimulée au regard d’autrui, vous devez bien vous rendre compte que vous suscitez la défiance et la peur, des enfants comme des adultes. Sommes-nous à ce point méprisables et impurs à vos yeux pour que vous nous refusiez tout contact, toute relation, et jusqu’à la connivence d’un sourire ?

Dans une démocratie moderne, où l’on tente d’instaurer transparence et égalité des sexes, vous nous signifiez brutalement que tout ceci n’est pas votre affaire, que les relations avec les autres ne vous concernent pas et que nos combats ne sont pas les vôtres. Alors je m’interroge : pourquoi ne pas gagner les terres saoudiennes ou afghanes où nul ne vous demandera de montrer votre visage, où vos filles seront voilées à leur tour, où votre époux pourra être polygame et vous répudier quand bon lui semble, ce qui fait tant souffrir nombre de femmes là- bas ?

En vérité, vous utilisez les libertés démocratiques pour les retourner contre la démocratie. Subversion, provocation ou ignorance, le scandale est moins l’offense de votre rejet que la gifle que vous adressez à toutes vos soeurs opprimées qui, elles, risquent la mort pour jouir enfin des libertés que vous méprisez. C’est aujourd’hui votre choix, mais qui sait si demain vous ne serez pas heureuses de pouvoir en changer. Elles ne le peuvent pas... Pensez-y.

Elisabeth Badinter

Source : Le Nouvel Observateur,

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À mon avis, Bernard Kouchner ne comprend strictement rien aux talibans et encore moins à l’idéologie qui les anime. Quelle autre réflexion peut-on avoir lorsqu’on lit sa déclaration, mentionnée dans l’entretien accordé au Figaro de la semaine dernière ?  

Le ministre français des Affaires étrangères qui se targue de bien connaître l’Afghanistan pour s’y être rendu régulièrement durant sept ans, affirme : « Bien entendu qu’il faut négocier avec les talibans. En tout cas, avec ceux qui sont prêts à déposer les armes et à dialoguer ».

Une telle déclaration montre en vérité le degré de méconnaissance du french Doctor et quand bien même il passerait un siècle à Kaboul à appliquer des pansements, il ne semble pas disposer à découvrir la nature réelle de ces fanatiques tant sa sortie, pour le moins inopportune, est basée sur une vision fantasmé et exotique de cette région du monde.

D'abord, il est indispensable, je le pense, de lui préciser qu’est-ce qu’un taliban tant Mister Kouchner donne l’impression d’être à côté de la plaque. Littéralement ce mot qui est le pluriel de Talib, signifie « étudiant ». Or, ces étudiants, croit-on en Occident, apprennent la religion alors qu’en réalité, ils sont embrigadés dans des écoles dites « coraniques » qui enseignent une version du salafisme local, propagé par un courant de pensée appartenant à ce qui est appelé « l’école diobendi ». C’est l’un des courants intégristes les plus obscurantistes et les plus bellicistes qui existent dans le monde musulman. C’est cette école de pensée, présente à Peshawar, dans les zones tribales pakistanaises, à Quetta et à Karachi et du côté afghan au sein des tribus pachtounes, qui a formé les talibans pour en faire les barbares que l’on connaît aujourd’hui. C’est l’école du Mollah Omar et de tous les idéologues locaux qui soutiennent corps et âme le terrorisme, Al-Qaïda et Oussama Ben Laden.

Pour ces gens, que dis-je ? Pour ces illuminés, la question du djihad, de la guerre sainte, est centrale. Elle est consubstantielle à leur idéologie, certains d’entre eux sont même convaincus que c’est le sixième pilier de l’islam. La décapitation d’un otage ou une opération kamikaze revêt pour ces obscurantistes, la même importance que le jeûne du ramadan ou l’aumône obligatoire, si ce n’est davantage.

Tout ceci pour préciser que les talibans ne peuvent renoncer à la violence ; la « modération » comme l’entendent certains Occidentaux est synonyme pour eux d’apostasie, de renoncement à la cause, de manque de fermeté dans l’affirmation de « principes islamiques ». En d’autres termes, le vocable « modéré » n’est pas mentionné dans le dictionnaire des talibans, c’est une question totalement exclue de l’idéologie qui est la leur.

Ensuite, Bernard Kouchner dit qu’il faut négocier « avec ceux qui sont prêts à déposer les armes et à dialoguer ». Il est nécessaire de savoir à ce propos qu’un taliban qui dépose les armes pour dialoguer n’est plus un taliban et ne peut représenter que lui-même. La nature guerrière des pachtounes, tribu formant l’épine dorsale des adeptes du mollah Omar, et la vision qu’ils ont de l’occident en général et des soldats de l’OTAN en particulier sont autant d’éléments qui font qu’ils ne peuvent « déposer les armes » que s’ils sont militairement et politiquement vaincus et anéantis. Dans son dernier message, Ayman Al-Zawahiri a affirmé, au nom du mollah Omar, que les talibans ne discuteront avec les Occidentaux, je cite que s’il faut « leur montrer le chemin qui leur permettra de quitter l’Afghanistan ». Pour ces illuminés, les choses sont claires : ou ils gagnent en poussant les Occidentaux à quitter l’Afghanistan afin qu’ils y instaurent, de nouveau, la République islamique ou alors ils meurent pour aller rejoindre les « vierges du Paradis ».

Pour la France, comme pour les différents pays de la coalition, les choses doivent être tout aussi claires : soit ils continuent cette guerre en y mettant plus de moyens humains et logistiques et une stratégie politique limpide et assumée, soit ils ne veulent plus perdre de soldats ni dépenser d’argent et auquel cas, ils partent en assumant les conséquences qui pourraient découler d’un retour des talibans au pouvoir.

Enfin, il faut quand même arrêter avec cette notion absurde de « talibans modérés » qui doit faire rire aux larmes le mollah Omar et ses amis. Sinon on finirait par aller à la recherche des cannibales végétariens !

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui

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Comment réglementer les banques ?

La crise financière a eu le mérite de révéler au monde que les règles prudentielles encadrant les activités des banques n’étaient clairement pas assez prudentes. Mais où placer la barre aujourd’hui.

Un manque de réglementation

Le montant minimum de capitaux propres dont doit disposer une banque est fixé depuis 1988 par le comité Bâle, qui regroupe les patrons des banques centrales. Les premières règles (ratio Cooke de 8% de fonds propres sur l’ensemble des engagements de crédit) a été remplacé en 2004 par les accords Bâle 2, dont l’idée est de prendre en compte le risque potentiel des différents engagements. Il faut donc noter que les hommes politiques ont abandonné la réglementation de la finance à leurs banques centrales.

Et clairement, l’automne 2008 a montré que les exigences de fonds propres étaient insuffisantes pour affronter la tempête financière que nous avons connue. Cette faiblesse est d’autant plus inexcusable que le monde a connu récemment de nombreuses graves crises financières qui auraient du permettre de fixer des règles suffisantes pour éviter que les Etats ne soient appelés au chevet de banques trop imprudentes. C’est dans ce contexte-là que The Economist étudie le niveau des ratios prudentiels.

Quel niveau pour les ratios prudentiels ?

Première nouvelle, l’hebdomadaire anglais affirme que les règles de Bâle autorise les banques à un ratio de capitaux propres sur actifs de seulement 2%, sachant que les gouvernements anglais et étasuniens demandent en général 4%, pondéré par le risque des actifs. Cela amène deux réflexions. Tout d’abord, le choix d’un mécanisme qui prend en compte le risque est extrêmement dangereux puisque ce même risque était largement sous-estimé avant la crise, ce qui aboutit à des ratios trop faibles.

Ensuite, il n’y a pas besoin d’être un Mozart de la finance pour comprendre qu’avoir des capitaux propres de l’ordre de 2 ou 4% des actifs est complètement insuffisant pour affronter une baisse des cours de bourse de 50% en moins d’un an, même si les actifs des banques sont diversifiés. Bloomberg a ainsi estimé qu’il aurait fallu des ratios de 10%, voir 12% pour que les banques n’aient pas besoin de l’intervention publique, ce qui reviendrait à limiter sérieusement l’effet de levier des banques.

Quelques pistes pour la réforme de la finance

Mais la réforme des ratios prudentiels n’est qu’un élément parmi d’autres pour remettre la finance au service de l’économie réelle, et non l’inverse. Elle est importante car elle limitera l’effet de levier, qui a joué un puissant rôle démultiplicateur de la crise et qu’il convient donc d’encadrer au maximum. Imposer aux banques de détenir 10 à 15% de capitaux propres sur leurs actifs serait un moyen très sûr pour réduire la taille des bilans des institutions financières et donc le risque qu’elles font peser.

Mais cela ne sera possible qu’en interdisant totalement le hors bilan, qui permet de tricher avec les règles (à un point les engagements hors bilan de Citigroup atteignait 1200 milliards de dollars, la moitié du bilan de la banque étasunienne). Ensuite, il faudra sans doute renoncer à la prise en compte du risque, qui n’est qu’un moyen de jouer avec les règles. De puis, il faudra encadrer la rémunération des banquiers pour limiter les comportements dangereux. Enfin, une taxe Tobin permettrait à la fois de limiter la spéculation et de faire davantage contribuer le monde financier à la collectivité.

Malheureusement, il est peu probable qu’un tel changement ait lieu : aucun des grands dirigeants de la planète ne semble être intéressé par une profonde remise en question. La réforme sera malheureusement a minima, ne nous prémunissant donc pas d’une nouvelle crise…

Source : The Economist, le 11 juin


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Par Moshe Dann, journaliste, ancien professeur d'histoire

Jerusalem Post - édition internationale du 31/7-6/8/09

Traduit et aménagé par Albert Soued, écrivain http://symbole.chez.com pour www.nuitdorient.com , que nous remercions.

 

En 1967, dans une guerre défensive (1), Israël a conquis les hauteurs du Golan contre la Syrie, la Péninsule du Sinaï et la bande de Gaza contre l'Egypte, Jérusalem, la Judée et la Samarie contre la Jordanie. Israël était menacé d'un 2ème holocauste et, à l'époque, peu de gens avaient mis en question ses conquêtes. Personne ne parlait d'un état Palestinien et il n'y avait pas de "peuple palestinien" (2).


De nombreux experts juridiques ont accepté le droit d'Israël d'occuper la Terre Sainte et de s'installer sur sa terre historique, conquise pour se défendre. Parce que cette terre était elle-même occupée illégalement par les armées arabes qui l'ont envahie en 1948.

Cependant une seule organisation refusa d'accepter cette analyse, le Comité International de la Croix Rouge (CICR). Réuni secrètement dans les années 70 à Genève, le CICR conclut  qu'Israël avait violé la 4ème Convention de Genève. Basée sur la Convention de la Haye, la 4ème Convention a été conçue après la 2ème Guerre Mondiale pour protéger des civils innocents et pour contenir toute occupation brutale. Unilatéralement, le CICR l'a transformée en une arme pour enlever toute légitimité à Israël et pour faire paraître cet état comme "démoniaque".


Aussi loin qu'on le sache, le CICR ne s'est basé sur aucun précédent légal pour fabriquer "sa loi". Juge et jury, la décision ne découlait d'aucun processus, puisque toutes les décisions et protocoles du CICR sont clos et les identités des participants sont tenues secrètes. Et sans appel… Sans transparence, sans éthique juridique, les règles du CICR sont devenues une "loi internationale". Les condamnations d'Israël sont devenues les bases pour accuser Israël d'occuper illégalement le territoire conquis en 1967.

 

Bien que toute la Communauté internationale, ses ONG et ses institutions acceptent l'autorité du CICR, comme celle de la Cour Internationale de Justice, comme seuls arbitres de ce qui est légal ou non, il est étrange que les politiques et les juristes israéliens ne puissent pas défendre sur le plan légal la revendication israélienne des territoires. Pourtant la position d'Israël est solide.

 

Adoptée en 1945, la Charte de l'Onu dit dans son article 80 "… rien dans ce chapitre ne sera construit de manière à altérer les droits d'aucun état ou aucun peuple ou les termes d'instruments internationaux existants, auxquels appartiendraient les membres des Nations Unies"


Ceci signifie que la désignation du nom "Palestine" comme "Foyer National Juif" incorporé dans le Mandat Britannique et établi par des accords internationaux, adoptés par la Ligue des Nations et le Congrès américain, garantissent la souveraineté israélienne sur cette région. Toutes les implantation étaient et sont ainsi légales.


Deux années plus tard, en 1947, au milieu d'une guerre civile qui grondait, l'Onu proposa la division de la Palestine entre Juifs et Arabes, modifiant les termes du mandat. Les Juifs ont accepté ce partage, les Arabes ont lancé une guerre d'extermination. Quand, terminant son mandat, la Grande Bretagne quitta les lieux, l'état d'Israël fut proclamé, mais les bandes arabes qui attaquaient les Juifs depuis des années furent rejointes par 5 armées arabes. L'armistice de 1949 – pour les Juifs, il est appelé indépendance, pour les Arabes, tragédie ou "naqba" – ne déboucha pas sur un état palestinien, parce que les Arabes n'en voulaient pas ! Les chefs arabes n'ont jamais accepté le droit d'exister d'Israël comme état juif – et aujourd'hui encore, la plupart d'entre eux lui refusent ce droit.

 

En 1967, sous la pression de l'Urss et des états arabes, le Conseil de Sécurité a adopté la résolution 242 qui parle du retrait militaire israélien de certains territoires conquis – pas tous – dans le contexte d'un accord final de paix. La notion de la souveraineté restait problématique, car non mentionnée.

L'échelon politique israélien et la Cour Suprême ont évité de s'engager dans la voie de la totale souveraineté sur ces terres conquises, mais en l'absence de tout geste de réciprocité, ils ont accepté le retour des Juifs là où ils habitaient auparavant, c'est-à-dire la vieille ville de Jérusalem et le Goush Etsion, où de florissantes implantations ont été rayées de la carte en 1947. Dans un compromis, ils ont accepté la création de Qiryat Arbaa' près de Hébron, d'où la Communauté Juive avait été chassée en 1939. Et, pour la 1ère fois en 700 ans, on a autorisé les Juifs à aller prier au caveau de la Makhpélah, ancien édifice abritant les tombeaux des patriarches et des matriarches bibliques.

Bien que libres de quitter les camps de réfugiés de l'UNRWA, avec de nouvelles possibilités de réinsertion, les Palestiniens ont refusé aussi bien la paix avec Israël que de créer leur propre état. L'Olp qui revendiquait la représentation des Palestiniens a choisi le terrorisme au lieu de construire un état.

 

Pour certains, le problème du conflit territorial n'est pas légal, mais moral, les Juifs ne devant pas gouverner des gens qui les refusent. Mais il ne faut perdre de vue qu'Israël s'est retiré de pratiquement tous les villages et villes palestiniens, cédant de très larges territoires à l'AP-OLP, dans le cadre des accords d'Oslo en 1994, puis des accords suivants de Wye Plantation et de Hébron. Quand Israël a quitté la bande Gaza en 2005, celle-ci devint le bastion du Hamas, organisation basée sur la terreur. Ainsi la devise "Territoires pour la paix" a signifié en fait "Territoires pour la terreur".

Encouragés par le terrorisme qui sévissait contre les Juifs, incités par les Islamistes, encouragés par les concessions et les retraits successifs d'Israël et cherchant à se débarrasser d'Israël en le sapant de l'intérieur, les Arabes israéliens s'identifient comme "Palestiniens" et demandent la fin de l'"occupation juive", la fin de la discrimination et même celle de l'état juif.


D'autres prétendent que le caractère juif et démocratique d'Israël est menacé s'il incluait beaucoup d'Arabes, surtout s'ils ne sont pas loyaux et ne s'identifient pas à l'état. Pourtant la très grande majorité des Palestiniens vit aujourd'hui sous un gouvernement palestinien, pas juif. La querelle concerne en fait un territoire, pas des gens.

Et la prévision d'une "bombe démographique à retardement" n'est ni objective, ni réelle. Alors, pour les quelques centaines de milliers d'arabes "occupés" par Israël -- pour la moitié à Jérusalem, capitale d'Israël -- ils peuvent obtenir tous les droits humains et civils, et non politiques, comme cela existe dans de nombreux autres pays. Cette solution est possible avec l'installation des "réfugiés" des camps dans les divers pays arabes, là où ils se trouvent déjà depuis 30 à 50 ans, la fin du terrorisme et des incitations antisémites.

 

Il est évident qu'un 2ème ou 3ème état palestinien arabe sera une menace permanente pour l'existence de l'état d'Israël (3). La solution "Territoire pour la paix" a échoué, pourquoi continuer à la promouvoir ?

 

 

Notes de www.nuitdorent.com

(1) L'Egypte venait de bloquer le golfe d'Eilat, interdisant tout commerce avec l'extrême Orient, puisque le Canal de  Suez était déjà interdit à Israël par Nasser, interdiction illégale par ailleurs.

(2) Israël rendit le Sinaï à l'Egypte, dans un traité de paix qui s'avère très froide. La Syrie qui a hérité en 1946 du Golan, selon un partage des lieux entre la France et la Grande Bretagne suite à la chute de l'empire ottoman en 1918. De 1948 à 1967, elle a militarisé le plateau sans le développer et s'en servit comme tremplin pour attaquer Israël à 3 reprises. Aujourd'hui ce plateau peu habité est annexé par Israël.

(3) La Jordanie qui abrité 60% de citoyens d'origine palestinienne peut être considéré comme un état palestinien qui s'ajoute à Gaza gouverné par le Hamas.


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« La petite soupe »

Par Nicolas Dupont-Aignan le jeudi, août 6 2009, 17:57 - Lien permanent

Philippe de Villiers a cédé ! Il vient de rejoindre la Majorité Présidentielle en acceptant de siéger au Comité de liaison des formations politiques qui soutiennent Nicolas Sarkozy.

Cette décision attriste toutes celles et tous ceux qui, même s’ils ne partageaient pas les convictions de Philippe, lui reconnaissait une certaine constance. Comment le président du MPF peut-il désormais soutenir un Président de la République dont il a contesté récemment les principales décisions (Traité de Lisbonne, retour dans l’OTAN, etc, etc…) ?

Philippe de Villiers pour se justifier, déclare se sentir plus efficace pour incarner le souverainisme à l’intérieur plutôt qu’à l’extérieur. Qui peut sincèrement croire une telle énormité ? Je lui souhaite bon courage !

Ceux qui, lors des élections européennes, me reprochaient de ne pas faire alliance avec Philippe de Villiers, comprennent donc aujourd’hui pourquoi j’étais si méfiant. Je connaissais en effet les contacts réguliers entre Philippe de Villiers et l’Elysée et je me doutais bien qu’un jour ou l’autre cela finirait ainsi. Je ne voulais pas participer à une énième trahison de nos électeurs.

Il nous revient désormais à Debout la République de rassembler toutes celles et tous ceux qui refusent une France abaissée et politicienne. Beaucoup de cadres du MPF nous ont déjà rejoints ou s’apprêtent à le faire. J’ai demandé à toutes nos fédérations de les accueillir à bras ouverts car, n’en doutons pas, la mascarade politique d’aujourd’hui appelle obligatoirement à un sursaut. Il nous revient de le préparer.

Comment croire, en effet, que notre pays puisse continuer à dériver ainsi. La caste dirigeante qui nous gouverne n’osant pas s’attaquer aux racines des problèmes.

Un moment d’ailleurs, nos compatriotes avaient cru que Nicolas Sarkozy en aurait la volonté. Mais les postures ne font pas une politique et la situation se dégrade de jour en jour :

• Sur le plan économique, la compétitivité des entreprises françaises s’effondre (euro cher, charges trop lourdes), les PME ferment les unes après les autres et seules, les banques qui tondent les Français, et les entreprises du CAC 40 qui investissent à l’étranger, masquent ce recul historique.

• Sur le plan budgétaire, les déficits explosent car seul l’assistanat peut éviter la révolte sociale, nos concitoyens supportant, de moins en moins, deux poids deux mesures qui servent de politique. D’un côté les privilèges, notamment fiscaux, de l’autre le chômage de masse.

La cohésion nationale, enfin, est ruinée par une immigration non contrôlée qui nourrit les ghettos de nos banlieues.

Face à cela, la politique gouvernementale se limite à des effets de manche, à des mesurettes pour se donner l’illusion d’agir mais se refuse à porter le fer sur les causes réelles du mal :

• Une Union Européenne qui asphyxie notre économie, par l’Euro cher et le libre échange déloyal. • L’absence de contrôle aux frontières et la pensée unique qui interdisent une vraie politique migratoire. • La proximité avec les grands groupes du CAC 40 et les banquiers, qui empêche de mettre l’économie au service du pays. • La volonté de plaire qui consiste à dépenser toujours plus, sans s’assurer des recettes.

Certains me diront : que peut-on faire ? Les Français ont la tête ailleurs, les principaux médias sont très proches du pouvoir, la Gauche ferait bien pire et même Philippe de Villiers abandonne.

Mais c’est justement parce que le couvercle est vissé fermement sur la marmite que cette dernière explosera.

Gardons alors notre cap, affirmons nos convictions républicaines et gaullistes et proposons des mesures très concrètes pour sortir la France de cette crise.

Car le grand paradoxe est que notre pays dispose de quantités d’atouts ; au premier rang desquels les Français qui aimeraient être considérés comme des adultes.

Redonner à notre pays les moyens de maîtriser leur destin en encadrant l’Union Européenne, renforcer la compétitivité de notre économie en s’appuyant sur nos PME, garantir la cohésion sociale en combattant les privilèges et en restaurant le modèle républicain, voilà les axes de notre projet. Nous en parlerons abondamment à nos Universités de Rentrée.


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