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lundi 21 septembre 2009
Nous sortons ce numéro dans un contexte particulier. Avec une violence inouïe, nous subissons, depuis plusieurs semaines, des attaques diffamatoires graves, de la part de sites laïques ou féministes, qui somment le Mrap de porter plainte contre nous ! Nous savons qu’à chaque numéro, ceux que le Résistant André Dufour appelait les « cafards du net » épluchent chaque mot de notre journal, et, tels des snipers, attendent le bon moment pour appuyer sur la gâchette.
Ainsi, peut-être pour se faire la main, l’organisation présidée par Mouloud Aounit a décidé de poursuivre Ni Putes Ni Soumises, et sa présidente Sihem Habchi, devant les tribunaux. Comble du ridicule, elle pointe du doigt le président de l’Olympique de Marseille Jean-Claude Dassier, parce que ce dernier a osé dire qu’il ne serait pas un président « à la libanaise, ou à l’Africaine ». Dassier au tribunal ?
Anne Zélensky parlait, la semaine dernière, du retour de « Big Brother ». Nous vous recommandons donc particulièrement l’essai, en ligne, de l’éditeur et journaliste Jean Robin. Le titre : « La nouvelle extrême droite » (1). L’auteur, qui condamne sans ambiguïté le parti de Jean-Marie Le Pen, veut démontrer, souvent de manière audacieuse, qu’une nouvelle extrême droite, politique et associative, dirige ce pays, et qu’elle répond totalement aux critères de l’ancienne (refus de la démocratie, autoritarisme, vision raciste de la société, complicité avec l’intégrisme religieux). Une façon pertinente de détricoter le discours de ceux qu’Elisabeth Levy appelle « Les maîtres censeurs ».
Nous approfondissons, dans notre rubrique « Débats laïques », des sujets incontournables, que la montée de l’islam, l’affaire Fanny Truchelut, et la mission parlementaire ont mis sur le devant de la scène. Pour nous, cette rubrique, même longue, est capitale. Nous prenons acte des divergences que nous avons avec la Libre Pensée, l’Ufal, Prochoix, Henri Pena-Ruiz, Respublica, Mohamed Sifaoui et d’autres. Plutôt que de répondre aux injures de quelques-uns, ou de contre-attaquer sur ce que nous savons de quelques détracteurs, nous avons choisi de valoriser le débat, dans la transparence. Mais l’importance de ce débat dépasse les divergences de RL avec quelques contradicteurs. Nous sommes heureux de publier chaque semaine des contributions de fond, écrites par des lecteurs, sur la question laïque.
Notre collaborateur Hubert Sage, auditionné mercredi dernier au Parlement, nous explique les clivages qui traversent aujourd’hui le monde des laïques. Nous ne cherchons pas, dans ces débats, à convaincre la direction de la Libre Pensée, de la Ligue de l’Enseignement, de la LDH ou celle de l’Ufal, ce serait peine perdue. Mais nous savons que beaucoup de leurs militants ne se retrouvent pas dans les positions de leurs directions, et nous lisent attentivement, ce à quoi nous sommes sensibles.
Nous constatons, n’en déplaise à Mohamed Sifaoui, que la période du ramadan, en France et dans d’autres pays européens, provoque des tensions graves. Nous lisons même avec plaisir dans « Le courrier International » qu’un éditorialiste égyptien va encore plus loin, sur ce terrain là, que notre amie Lucette Jeanpierre (2). Et, ne reculant devant aucune provocation islamophobe, notre collaborateur Pascal Hilout ose ironiser sur le cochon, le jour de la fin du ramadan !
Nous avons encore, cette semaine, en lisant Roger Heurtebise, la confirmation que les médias occultent totalement des événements graves, dont les agressions qu’ont connues de nombreux participants à la Techno Parade. Ils furent frappés et dépouillés par des bandes venues faire leur marché, de la même manière que les manifestants du CPE, en 2006, ou certains lycéens. Naturellement, pas un mot sur l’origine, pourtant fort visible, des agresseurs. Qu’aurait-on dit si une fête, ou des manifestations, avaient été attaquées par l’extrême droite lepéniste ? Là, c’est une autre extrême droite, un autre racisme, qui se met en place, dans la violence et dans la haine de notre pays. Nicolas Sarkozy avait été élu en raison de la détermination de son discours, sur une question totalement négligée par la gauche. Deux ans après, ces événements montrent que son action est un véritable fiasco. Ce gouvernement est aujourd’hui incapable de protéger nos concitoyens, et les petites frappes continuent à faire la loi, comme si les socialistes étaient au pouvoir.
Nous sommes ravis que des contributeurs comme Hamid Zanaz, Jean-Pierre Lledo, Lucien Samir Oulahbib viennent compléter le discours de Pascal Hilout. Nous nous retrouvons dans leurs propos, qui épousent, sur la réalité de l’islam, ceux d’Ayaan Hirsi Ali, de Taslima Nasreen, de Wafa Sultan, de Chahdortt Djavann et de tous les libres-penseurs qui osent sortir du politiquement correct, du laïquement correct. Le problème numéro un, celui qui menace nos valeurs, notre culture, c’est l’offensive de l’islam. Ce mouvement politico-religieux totalitaire est parti à l’assaut de l’Europe, et de la France. Nous sommes heureux de publier, sur cette question, des articles d’une grande qualité, qui contribuent à faire prendre conscience de cette réalité effrayante à un maximum de nos concitoyens.
Cela ne nous empêche nullement d’épingler les sectes, qui viennent de bénéficier d’une honteuse procédure parlementaire pour protéger l’Eglise de Scientologie. Nous avons également toujours plaisir à publier des textes de bouffeurs de curés. Nous le faisons en respectant la foi des croyants, mais en défendant mordicus le droit à la libre critique de tous les dogmes, donc de toutes les religions.
Après trente ans de dictature d’une pensée unique totalitaire, nous préparons la Résistance. Elle passe forcément par la reconquête de la liberté de parole, d’expression, de pensée. Elle passe par la victoire des esprits libres contre la dictature du politiquement correct. Elle passera par de nouvelles alliances, qui dépassent un clivage gauche-droite qui n’est plus opérant, vue la dérive communautariste qui sévit dans les deux camps. Bien que d’une culture de gauche, comme André Gérin, nous nous sentons plus en phase avec un vrai laïque comme Jacques Myard qu’avec Martine Aubry et ses piscines communautaristes, Marie-George Buffet et sa laïcité ouverte, Olivier Besancenot et ses co-manifestants du Hamas, ou Daniel Cohn-Bendit, qui incarne à lui tout seul une société dont nous ne voulons pas. Les véritables alliances se feront entre ceux qui, de droite ou de gauche, veulent encore défendre la Nation, la laïcité et la République, et ceux qui veulent continuer à casser la France que nous aimons, en utilisant notamment l’islam.
Nous ne craignons pas d’aborder des sujets comme l’immigration, l’intégration, l’insécurité, l’islam, l’Europe, la souveraineté nationale, la République, la laïcité… Sommes-nous condamnés à entendre que l’immigration, en 2009, est une chance pour la France ? Devons-nous subir un discours communautariste, contraire à celui de l’intégration ? L’Europe est-elle un horizon indépassable ? Etre pour la souveraineté de notre pays, est-ce être un affreux nationaliste d’extrême droite ? La République est-elle un modèle dépassé et ringard ? La défense de la laïcité, aujourd’hui, est-ce le discours de Marc Blondel, qui compare l’interdiction de la burqa à celle, par les colonels grecs, de la mini-jupe ? Il faut détricoter tous ces discours, pour en reconstruire un autre.
Nous assumons totalement notre esprit gaulois. Nous savons que cette liberté de ton, d’expression, de pensée, de débat qui est reconnue à RL séduit de nombreux lecteurs. Nous avons voulu que notre livre, « Les dessous du voile » soit un outil au service des citoyens, pour qu’ils sachent que l’offensive islamiste en France est grave, et que lui résister n’est ni raciste, ni réactionnaire. Faites-le lire, offrez-le à nombre de vos amis, c’est un outil utile, nous l’écrivons sans fausse modestie.
Cette bataille des idées se veut aussi tournée vers l’action. Nous venons d’envoyer notre dernier stock d’autocollants, nous attendons la nouvelle livraison de notre imprimeur, dans les heures qui viennent. Nos premières conférences vont débuter, ce week-end, à Vichy et à Clermont-Ferrand (voir notre agenda). Nous acceptons les invitations de tous ceux qui veulent nous écouter, voire approfondir avec nous certaines questions.
Nous aimons le symbole que représentent Jacques Myard, le gaulliste, et André Gérin, le communiste. Mais nous sommes en 2009, et la Résistance que nous appelons de tout coeur passe déjà par la reconquête de notre liberté de penser, de parler et d’écrire.
Faites-nous confiance pour ne pas mollir, et pour rester nous-mêmes, la lecture de ce numéro vous le confirmera.
(1) http://tatamis.blogspot.com/2009/09/la-nouvelle-extreme-droite-livre.html
(2) http://www.courrierinternational.com/article/2009/09/17/les-exces-du-ramadan
http://www.ripostelaique.com/Halte-a-la-burqa-et-au-voile.html
http://www.ripostelaique.com/Tous-a-vos-autocollants-voile-et.html
http://sitamnesty.wordpress.com/2009/03/11/livre-les-dessous-du-voile/
Nous vous recommandons, pour cela, sur notre site, l’interview donnée à Radio Libertaire par nos deux collaborateurs, Anne Zelensky et Pierre Cassen, qui expliquent fort bien la philosophie de notre journal.
Par Yann le 21 septembre 2009
Une soixantaine (une centaine selon Le Parisien) de «jeunes» voulaient se rendre à Nice pour fêter la fin du ramadan. Le voyage se transforme alors en cauchemar pour les autres passagers : vitres cassée, vandalisme … Quatre arrestations ont eu lieu. Le trafic ferroviaire a été sérieusement perturbé toute l’après-midi.
Ils allaient « à Nice fêter la fin du ramadan »
Les passagers du train n°881195 n’oublieront pas de sitôt leur trajet Saint-Raphaël-Cannes ce dimanche après-midi ! A son arrivée en gare de Fréjus, une soixantaine de jeunes monte à bord de ce train parti des Arcs à 12 h 27 pour aller à Nice fêter la fin du ramadan. Las. Pour une raison encore mal déterminée, les wagons stoppent une demi-heure sous un tunnel entre Fréjus et Mandelieu. Vers 13 heures, dans le train plongé dans le noir, des vitres sont cassées, des actes de vandalisme commis. Bien qu’on ne déplore apparemment ni violence contre les personnes, ni vol, les passagers sont terrorisés.
A Cannes, ils criaient «Nique la France» a dit un témoinA Mandelieu, des gendarmes et des policiers municipaux attendent le train. celui-ci poursuit sa route vers Nice, mais sous escorte des forces de l’ordre. Cependant, l’atmosphère est tellement tendue qu’il n’ira que jusqu’à Cannes. Décision est alors prise de le faire rentrer à Saint-Raphaël avec les fêtards trouble-fête. Les forces de l’ordre ont procédé à plusieurs arrestations. Certains trains ont enregistré jusqu’à 3 heures 30 de retard.
Source : Fdesouche (à partir de Nice Matin, Le Parisien, AFP)
Par Nicolas Dupont-Aignan le lundi, septembre 21 2009, 20:48 - Lien permanent
La décision prise par le Directeur départemental de la Sécurité publique de l’Essonne de mettre à la disposition des citoyens une boîte aux lettres électronique pour signaler à la police, en toute discrétion, certains faits de délinquance, fait couler beaucoup d’encre.
Député-maire dans ce département, j’ai apporté tout mon soutien à cette initiative car je connais bien le défi permanent que représentent certaines incivilités ou infractions (rodéos, occupation de halls d’immeubles, etc.) pour les habitants qui y sont confrontés. Croyez-moi, lorsque vous êtes régulièrement en butte à ce genre de phénomènes, c’est bien légitimement que vous réclamez que tout soit fait pour qu’il y soit mis efficacement un terme.
C’est en tout cas ainsi que je conçois mon rôle d’élu, au côté et au service de mes concitoyens, notamment des plus fragiles. C’est pourquoi je ne me reconnais pas dans les cris d’orfraie poussés par certains élus essonniens, plus prompts à défendre de grands et lointains principes qu’à se soucier de la tranquillité publique.
Néanmoins, cela va de soi, une telle innovation nécessite des modalités de mise en œuvre adaptées aux contraintes des services de police, aux questions desquelles il faudra savoir apporter les bonnes réponses.
Les syndicats de policiers sont partagés sur l’opportunité de cette mesure, beaucoup d’entre eux lui apportant leur soutien, d’autres exprimant des doutes sur le sentiment qu’elle pourrait provoquer parmi la population si elle apparaissait comme de la délation.
Comme pour le « témoignage anonyme » que je soutiens, il faut rappeler que cette possibilité discrète de signalement n’est pas illimitée, la dénonciation calomnieuse étant punie par la loi.
Dès lors, offrir enfin la possibilité à de paisibles habitants, que la peur de représailles empêche trop souvent de se plaindre aux autorités, de signaler efficacement des incivilités récurrentes, ne peut être qu’une innovation positive au bénéfice de tous, à l’exception bien sûr des fauteurs de troubles.
Jusqu’à présent, on avait trop l’habitude de voir les honnêtes gens trembler… Pourquoi donc faudrait-il s’offusquer que la peur change enfin de camp ?
Par Jean-Paul Brighelli
Le Figaro du 5 septembre publie sur l’orthographe -sujet d’actualité s’il en fut, surtout depuis que François de Closets a avoué ne rien y comprendre- un article de votre serviteur.
Chacun a son idée sur la question, depuis les puristes du trait d-union jusqu’aux laxistes du langage SMS. Alors, déchirez-vous : un blog hanté d’« Orthoprofs » ne pouvait rester à l’écart d’une polémique aussi violente…
Pour parler sans ambiguïté (1), le débat sur l’orthographe est le serpent de mer des cinq derniers siècles. L’invention de l’imprimerie a généré le désir d’unifier les graphies, et de les différencier pour éviter tout contresens exorbitant. D’Etienne Dolet à Peletier du Mans en passant par Meigret ou Estienne, les grammairiens du XVIe siècle n’ont eu de cesse de proposer des réformes souvent inspirées de l’italien, afin d’aligner la graphie sur la prononciation. Les codificateurs du XVIIe siècle, Vaugelas ou Furetière, eurent à cœur de rendre la langue française aussi digne que celles qui l’avaient précédée -le latin, principalement. Et l’Académie s’efforce alors de polir la langue afin de donner à la monarchie absolue le véhicule culturel qu’elle exigeait : le code est aussi un corset culturel et politique, et le « bon usage » est la façon de parler de « la plus saine partie de la Cour », conformément à la façon d’écrire de « la plus saine partie des auteurs du temps ».
Toute réforme de l’orthographe doit être entendue sur ce plan-là. Si Voltaire préconise la graphie en –ai des imparfaits, c’est qu’il appartient aux « gens de goût » -l’expression est déjà moins inféodée à une caste sociale- contre les tenants d’usages barbares antérieurs (Rousseau, par exemple : les polémiques orthographiques reflètent les inimitiés personnelles). Les aristocrates au pouvoir écrivent comme ils l’entendent ? Mais la bourgeoisie triomphante, au début du XIXe siècle, entend gagner aussi au niveau orthographique : l’invention de la dictée est une manœuvre démocratique, et l’égalisation des graphies, quoique moins sanglante, vaut bien la machine à raccourcir de Guillotin. La centralisation napoléonienne s’accompagne nécessairement d’une unification linguistique.
L’expansion très rapide de la presse, dans la première moitié du XIXe siècle, contribue encore à généraliser des règles qui n’étaient pas connues de tous, et porte sur la place publique les débats académiques. Ce sont des journaux qui, au tout début du XXe siècle, combattent victorieusement le projet gouvernemental de simplification de l’accord des participes.
POUR ETRE COMPRIS, FRANÇOIS DE CLOSET ECRIT SANS FAUTE
L’orthographe fut et demeure un mode de clivage socio-professionnel, et tant que nous ne changeons pas de système ou de civilisation, il y a fort à parier que les modifications resteront anecdotiques -en retard même sur l’usage, qui disait « évènement » quand on écrivait encore « événement ». Rien d’étonnant à ce que des linguistes issus de Mai 68 (André Chervel, par exemple) fassent de « l’ortografe » un principe « bourgeois »…
Quoi qu’il en soit, les bélîtres du pédagogisme qui ont à peu près mis à genoux l’enseignement français n’avaient pas d’autre souci, et la méthode idéo-visuelle d’apprentissage de la lecture, largement responsable des dysorthographies actuelles, est pré-supposée -et c’est bien à tort- plus « égalitaire » que le b-a-ba bourgeois, alors qu’elle rajoute des inégalités aux injustices.
Retrouvez la suite de ce point de vue sur le blog de Jean-Paul Brighelli.
lundi 14 septembre 2009, par Jean-François Chalot
Dans les années 50, la soumission des enfants était de rigueur, à l’école comme à la maison...Au début des années 70, après la grande explosion sociale de mai juin 68, il était de bon ton d’adopter un comportement plus « libéral » au nom d’un respect de l’enfant pas toujours maîtrisé. Pour l’auteur de ce livre, chaque excès produit ses propres « toxines » : l’autoritarisme peut engendrer l’inhibition et l’excès d’autorisation des troubles comme le trouble oppositionnel avec provocation, le trouble hyperactivité avec ou sans déficit de l’attention ou le trouble des conduites...
Alors que faire ? Quelle conduite tenir ? Quelles relations instituer entre les parents ou le parent et les enfants ?
Toutes ces questions et bien d’autres sont au centre de la réflexion à laquelle nous appelle ce pédopsychiatre qui nous invite à prôner l’obéissance et à refuser la soumission.
Les enfants ont besoin de repères, voire d’interdits afin de pouvoir plus tard désobéir au moment où ils accèdent à la maturité en construction, dès l’adolescence.
Si la soumission par contrainte ou même par séduction conduit à la déstruction ou à l’affaiblissement des capacités d’épanouissement harmonieux de l’enfant, l’obéissance, elle, participe à la construction personnelle et sociale de l’enfant,promesse d’adulte équilibré. Tout en partant de cas concrets étudiés, l’auteur définit avec minutie les différents concepts afin de distinguer ce qui doit faire autorité et l’autoritarisme.
« L’éducation ne consiste pas à tout faire pour que les enfants obéissent, l’éducation consiste à les élever jusqu’à ce point où ils pourront choisir d’obéir ou de désobéir. L’être humain est alors « augmenté » du sentiment de liberté... »
L’auteur donne aux parents des conseils judicieux, notamment dans le chapitre dénommé ; savoir obéir, pouvoir désobéir. Il s’agit là d’apporter plus qu’un éclairage sur le développement psychomoteur de l’enfant , le lecteur pouvant y puiser des idées quant aux comportements qui puissent permettre aux adultes de préparer l’enfant à traverser l’adolescence vers l’âge adulte dans les meilleurs conditions possibles.
L’enfant "aime croquer au fruit défendu, celui de l’arbre de la Connaissance..."Les petites désobéissances font grandir l’enfant et l’aident à accéder à l’autonomie et s’il n’est pas interdit d’interdire, l’ouverture à la relation sociale élargie va" lui permettre de tester les limites de ce bien et de ce mal" dans le cadre d’une protection mesurée et non enfermante de la part des adultes.
Jean-François CHALOT
« Il est permis d’obéir L’obéissance n’est pas la soumission » livre de Daniel Marcelli Editions Albin Michel 264 pages septembre 2009 17 €
lundi 14 septembre 2009, par Alain Rubin
Le racisme n’est-ce pas une théorie de l’inégalité de race ? A ne pas confondre avec le chacun chez soi.
Accepter l’inégalité des droits de groupes humains entiers, au nom des traditions ou au nom de la religion combinée à ces dites traditions, n’est-ce pas une forme particulièrement perfide du racisme que l’on prétend combattre ?
Ce matin, j’ouvre un journal gratuit, 20 minutes. Page 10, j’y lis, un article qui devrait faire la Une des journaux se voulant digne du journalisme façon Albert Londres ou Joseph Kessel.
Cet article fait quinze ligne sur un quart de page avec son titre :
L’épouse de douze ans est morte en mettant au monde. Pour accoucher à douze ans, encore faut-il avoir eu des rapports physiques avec un homme, son époux, à onze ans et quelques mois.
Une question : les droits de la personne humaine, les droits de l’enfance dont on nous a rebattu les oreilles à bon ou à mauvais escient, que deviennent-ils ?
Pourquoi nos défenseurs des droits de l’enfant, qui sont souvent les mêmes personnes que les antiracistes de métier, ne se dressent-ils pas pour pointer d’un doigt vengeur le crime odieux ? Car c’est un crime cet accouchement ?
Sans une fillette livrée sans défense à un homme qui en disposera parce que cet enfant est devenu sa chose, "son épouse", Fawzia ne serait pas morte en couche.
Le racisme, c’est cette bien-pensance hypocrite et veule qui prétend respecter les Yéménites en respectant des traditions livrant des fillettes à des ogres se justifiant au nom de la sunna et de l’exemple du "prophète" MHMD épousant Aïcha quand elle eut neuf ans.
Certains disent, oui mais lui ne consomma pas avant qu’elle eut douze ans...
La question n’est pas celle de la consommation ou pas, elle est celle de la mise en esclavage totale d’un jeune être. On livre une enfant, pour qu’un homme la dresse à sa main, pour que ne puisse jamais monter de sa bouche définitivement close le moindre murmure de refus.
Quel rapport la mort de Fawzia avec les censeurs de la Riposte Laïque ?
Elle est simple : la bourqua, c’est un épisode d’un feuilleton dont on sait par quoi il commence et dont on voit avec la mort en couche de FAWZIA comment cela fini.
Alors la question est simple : faut-il ou nom donner aux élus du peuple le mandat de voter le refus d’un vêtement symbole de l’esclavage des femmes.
Que les causes de l’esclavage soient civiles ou religieuses ne change rien à l’affaire.
Ces femmes frappées, parce qu’elles soulèvent un peu le voile, pour s’essuyer la bouche ou le visage, parce qu’il fait chaud, ou parce qu’elles n’ont pas baissé les yeux, vous n’en avez jamais vu, ici, en France ?
Etre antiraciste, au sens vrai, c’est revendiquer hautement et fièrement qu’il n’y ait plus une seule Fawzia, ni au Yémen ni ailleurs.
Plus une seule Fawzia au Yémen et jamais en France. C’est pour cela qu’il faut dire :
droit à la propriété de soi même par soi même, en France où ce droit à été pour l’essentiel conquis, difficilement, dans le long sillage de la révolution française, et au Yémen, et en Afghanistan, au Soudan, et à Gaza...
Justice pour Fawzia ! non à la bourqua qui est la laisse par laquelle l’époux tient l’épouse en servitude !
Bien sûr il est des femmes qui, tel le mâtin de la fable de La Fontaine, préféreront l’esclavage à la liberté qu’elle redoute, revendiqueront la liberté d’être servile, se sentant comme ces "nègres de maison" attachés à la personne de leur maître et qui redoutaient l’émancipation qui oblige à se prendre en main.
Mais Lincoln et les siens ont-ils aboli à moitié l’esclavage ?
Justice pour toutes les Fawzia ! La bourqua ne passera pas !
Alain RUBIN
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Au Sud comme au Nord, de la grande transformation des années 1980 à la crise actuelle Les excès de quelques banquiers sans scrupules sont-ils responsables de la crise financière mondiale, comme le prétend le président Obama ou l’arbre cache-t-il la forêt ? Les données réunies par l’économiste Éric Toussaint montrent qu’au contraire la crise est l’aboutissement d’un long processus de transformation des règles économiques depuis les années 80. Le capital est toujours mieux rémunéré, le travail toujours moins. Après avoir dévasté les pays du Sud, cette logique détruit à leur tour les pays du Nord. La crise est donc systémique. Qu’on le veuille ou non, elle marque un paroxysme dans la lutte des classes. Faute de changer les règles de répartition des richesses, de vastes affrontements sociaux deviennent inévitables. |
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Après la Seconde Guerre mondiale, les années 1950-60 sont marquées, au Nord, par une période de forte croissante économique (les « Trente glorieuses ») qui permet aux travailleurs d’obtenir par la lutte des avancées sociales importantes : nette augmentation du pouvoir d’achat, consolidation du système de sécurité sociale, amélioration des services publics en particulier dans l’éducation et la santé… L’État procède aussi à bon nombre de nationalisations, ce qui renforce son pouvoir d’intervention économique. Les populations profitent davantage de la richesse créée à l’échelle nationale et la part des salaires dans le revenu national augmente. Dans le même temps, au Sud, alors que les pays latino-américains sont en phase d’industrialisation rapide, l’indépendance —au moins officielle— de la plupart des pays asiatiques et africains est proclamée. Certains d’entre eux ébauchent une véritable autonomie politique et économique : les uns, comme l’Inde, l’Indonésie et l’Égypte, tout en respectant le système capitaliste ; les autres, comme la Chine, Cuba et le Vietnam, optaient pour la rupture avec celui-ci. Mais la majorité des pays nouvellement indépendants sont en fait encore largement soumis aux autorités d’une grande puissance, souvent l’ancienne puissance coloniale. La dette est l’un des plus puissants vecteurs de cette soumission : au moment où l’administration et l’armée des pays colonisateurs doivent quitter physiquement les pays ayant acquis leur indépendance, les gouvernements de ces derniers sont fortement incités à s’endetter massivement, les créanciers ignorant —voire encourageant— les détournements d’argent par les classes dirigeantes locales. Les pays du Sud, de plus en plus endettés, doivent produire de plus en plus pour exporter et récupérer les devises destinées aux remboursements. Ce faisant, ils se font concurrence entre eux en mettant sur le marché des biens primaires (coton, café, cacao, bananes, sucre, arachide, minerais…) dont a besoin l’économie des pays du Nord. Cette surproduction va se révéler dramatique quant à l’évolution des cours, d’autant que les pays du Nord connaissent à partir de 1973 la première grande récession depuis la Seconde Guerre mondiale.
Les années 1980 ont marqué un bouleversement des rapports de force, tant entre pays les plus industrialisés et pays de la périphérie qu’entre capitalistes et salariés. C’est le résultat
de la combinaison de plusieurs facteurs : Acculé à rembourser de plus en plus avec des recettes en baisse, le Mexique, suivi plus tard par d’autres pays d’Amérique latine, doit stopper momentanément le paiement de la dette en août 1982 [1] : c’est la « crise de la dette », qui va toucher tous les pays du Sud au fil des ans. Le nœud coulant se referme autour du cou des peuples du tiers-monde. Par la suite, le stock de la dette extérieure publique des PED s’accroît rapidement. Des transferts massifs s’opérèrent des pays de la périphérie vers les pays les plus industrialisés, notamment via le remboursement de la dette. De positif, le transfert net sur la dette devint négatif au milieu des années 1980 : les pouvoirs publics des pays en développement (PED) durent rembourser beaucoup plus chaque année que ce qu’ils recevaient comme nouveaux prêts de la part des créanciers, sans réussir pour autant à se désendetter. Au contraire, le stock de la dette ne fit que s’accroître. C’est ce que montrent les deux graphiques ci-dessous pour l’ensemble des PED.
L’augmentation du volume de la dette publique et des montants à rembourser affecta aussi durablement les pays les plus industrialisés, ce qui entraîna au Nord un transfert massif des revenus des salariés au bénéfice des capitalistes. En effet, les gouvernements remboursent les dettes qu’ils ont contractées auprès des banques privées et des autres investisseurs institutionnels (assurances, fonds de pension privés, « mutual funds ») en prélevant une part de plus en plus importante sur les impôts qui sont principalement payés par les salariés. Depuis les années 1980 jusqu’à aujourd’hui, les gouvernants néo- ou social-libéraux ont constamment réduit les impôts payés par les capitalistes, ce qui augmenta la part des impôts provenant des travailleurs dans l’ensemble des recettes fiscales servant à payer la dette. Dans les pays les plus industrialisés (c’est vrai également dans les pays du Sud), le patronat multiplia les agressions contre les salariés afin de faire remonter substantiellement leurs bénéfices et, relayé par les gouvernements, il réussit à atteindre son objectif. C’est ce que montre très bien le tableau suivant. Le taux de profit, qui avait connu une tendance baissière au cours des années 1960 et 1970, recommença à augmenter de manière durable à partir de 1981-1982.
De son côté, la part des salaires dans le produit intérieur brut connut une chute accentuée également à partir de 1981-1982 (la tendance baissière qui avait commencé en Europe avec la grande récession de 1974-1975 s’approfondit à partir de 1981). Inversement, la part des revenus empochés par les capitalistes augmenta.
Si on ajoute le Japon et les quelques autres pays industrialisés aux États-Unis et à l’Europe occidentale, on constate grosso modo le même type d’évolution. La masse des salaires en proportion du PIB commença à baisser à partir de 1974-1975. La baisse s’accentua brutalement à partir de 1982. Comme le montre la courbe de Saez (voir graphique 5), la part du revenu national des États-Unis qui revient aux 10 % les plus riches a crû de manière impressionnante. L’accroissement est particulièrement brutal à partir du début des années 1980. Alors que le décile le plus riche s’accaparait 35 % du revenu national en 1982, sa part explose et atteint 50 % vingt-cinq ans plus tard, revenant ainsi à la situation qui précéda le krach boursier de Wall Street en 1929.
La grande transformation des années 1980 se manifesta également par la distance croissante qui sépare le taux de profit (qui augmente) du taux d’accumulation (qui baisse). Exprimé de manière simple : à partir de 1980, une part croissante des profits n’est pas investie dans la production, elle est consommée par les capitalistes ou est déviée vers la sphère financière en lien avec un comportement de rentier.
Une autre évolution complète la grande transformation : aux États-Unis, alors que la part des salaires diminue dans le produit intérieur brut, la consommation privée augmente
fortement à partir de 1981-1982. Cela signifie deux choses :
Ainsi que le montrent les deux graphiques ci-dessus , aux États-Unis, la consommation s’est fortement accrue alors que la masse salariale a baissé. Au sein de l’Union européenne, la part des salaires a baissé de manière plus importante tandis que la consommation s’est maintenue. La différence entre les États-Unis et l’Union européenne en ce qui concerne l’évolution de la consommation tient au fait que si l’on excepte la Grande-Bretagne, l’Espagne et l’Irlande, l’endettement des ménages est resté nettement inférieur à celui des États-Uniens (même s’il progresse également). Donc il a financé la consommation dans une moindre proportion. Le graphique suivant montre qu’aux États-Unis, ce sont les banques, les assurances et les autres investisseurs institutionnels qui ont connu une forte croissance de rentabilité tandis que le taux de profit du secteur industriel a moins progressé.
En résumé, la grande transformation qui a commencé dans les années 1980 suite à l’offensive lancée par le Capital contre le Travail supposait une croissance économique dont les résultats étaient répartis de manière de plus en plus inéquitable. La croissance était soutenue par une accumulation de dettes dans le cadre d’une financiarisation de plus en plus poussée de l’économie. Tôt au tard, ce modèle d’accumulation devait entrer en crise lorsque le maillon le plus faible de la chaîne d’endettement cèderait (le marché des subprimes). Ce fut le cas à partir de la mi-2007. Loin d’être un accident économique ou la conséquence des errements de quelques-uns [2], il s’agit de la suite naturelle de la logique qui prévaut dans le système capitaliste. De plus, comme le dit Michel Husson : « La finance n’est pas un parasite sur un corps sain. Elle se nourrit du profit non investi mais, avec le temps, elle acquiert un degré d’autonomie qui renforce ce mécanisme. Les capitaux libres circulent à la recherche d’une rentabilité maximale (la fameuse norme de 15 %) et ils réussissent, au moins temporairement, à l’obtenir sur certains segments. Les banques elles-mêmes captent une partie croissante des profits. Cette concurrence pour un rendement maximal élève la norme de rentabilité et raréfie un peu plus les lieux d’investissement jugés rentables, dégageant ainsi de nouveaux capitaux libres qui vont à leur tour partir à la recherche d’une hyper-rentabilité financière. Ce cercle vicieux repose encore une fois sur une répartition des revenus défavorable aux travailleurs et à la reconnaissance de leurs besoins sociaux [3]. » Pour comprendre la crise qui a éclaté en 2007, il convient de ne pas s’arrêter à son détonateur. La cascade de faillites financières, si elle en est la partie visible, ne constitue pas la cause fondamentale de la crise. Il y a 160 ans, Karl Marx a mis en garde contre une interprétation superficielle des crises capitalistes : « Les années 1843-1845 furent celles de la prospérité industrielle et commerciale, conséquences nécessaires de la dépression presque permanente de l’industrie dans la période de 1837 à 1842. Comme toujours, la prospérité lança bientôt la spéculation. Celle-ci surgit régulièrement dans les périodes où la surproduction bat déjà son plein. Elle fournit à la surproduction des débouchés momentanés. Elle hâte en même temps l’irruption de la crise et en augmente la violence. La crise elle-même éclate d’abord là où sévit la spéculation et ce n’est que plus tard qu’elle gagne la production. L’observateur superficiel ne voit pas la cause de la crise dans la surproduction. La désorganisation consécutive de la production n’apparaît pas comme le résultat nécessaire de sa propre exubérance antérieure mais comme une simple réaction de la spéculation qui se dégonfle [4]. » La conclusion s’impose : la crise en cours trouve ses racines dans le système capitaliste en tant que tel, et pas simplement dans sa phase néolibérale. Alors, comment en sortir ? Il y a plusieurs issues capitalistes à la crise car ce système ne s’effondrera pas de lui-même. L’issue recherchée aujourd’hui par les gouvernements en place implique un approfondissement de l’offensive du capital contre le travail : austérité ou baisse salariale, augmentation du taux d’exploitation des travailleurs et des petits producteurs, utilisation d’une plus grande part des recettes fiscales pour le sauvetage des capitalistes et pour le remboursement d’une dette publique qui a explosé depuis 2007-2008. Parallèlement à cette offensive en cours, certains mécanismes légers de réglementation des marchés financiers sont en cours d’adoption et une mise sous statut public de quelques entreprises financières a été réalisée (principalement aux États-Unis et en Grande-Bretagne). Des mobilisations populaires massives pourraient déboucher sur une inflexion de la politique gouvernementale plus ou moins comparable à ce que fut la politique du New Deal initiée par Franklin Roosevelt à partir de 1933, près de quatre ans après le krach de Wall Street, suivi par différents gouvernements d’Europe occidentale (Grande-Bretagne, France) [5]. En sera-t-il de même cette fois-ci ? Rien ne le garantit. Tout va dépendre de la vigueur des résistances de celles et ceux qui sont victimes de la crise. C’est la lutte des classes, cette réalité que la pensée unique veut faire disparaître, qui décidera de l’issue. Pour leur part, les peuples des PED sont aussi directement confrontés à un retour en force de l’offensive du capital contre le travail. En effet, les années 2004-2007 avaient signifié dans de nombreux pays, notamment les pays émergents, une légère amélioration des conditions de vie, due principalement au niveau élevé des prix des matières premières (y compris le pétrole) qui généraient des revenus importants pour les pays exportateurs. Dans le cas de la Chine, c’est l’augmentation permanente des exportations de produits manufacturés vers les marchés internationaux qui en était la cause. Les travailleurs chinois et russes avaient obtenu des augmentations de salaires. Les gouvernements de pays comme le Venezuela, l’Équateur, la Bolivie, l’Algérie, l’Argentine, le Brésil, l’Inde augmentaient les dépenses sociales. Les entreprises embauchaient et concédaient des augmentations de salaires. La crise alimentaire du premier semestre 2008, suivie des retombées des crises financières et économiques, a modifié radicalement la situation, même si tous les pays ne sont pas affectés de la même manière. Dans l’ensemble des pays touchés, les luttes populaires seront déterminantes. Car sans attendre l’issue que les capitalistes et les gouvernements à leur service veulent imposer, il faut mettre en avant une sortie anti-capitaliste à cette crise et lutter au plus vite pour avoir une chance d’y parvenir.
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lundi 7 septembre 2009, par Guylain Chevrier
La grippe a encore elle fait des siennes, à travers un chiffre qui fait tourner la tête, 20000… C’est le nombre de personnes « potentiellement » contaminées de Nouvelle-Calédonie, on devrait dire « prétendument », au même moment où on expliquait qu’en France (dont ses territoires d’outremer) il y avait 1223 cas… Il semblerait, selon les lecteurs de challenge que les médecins ne font pas de prélèvements pour confirmer si c’est une grippe classique ou une grippe "A", d’où le manque de cohérence dans ces chiffres donnés par le gouvernement. Le traitement de cette grippe est le même que pour une grippe classique, donc, ça ne nécessite pas plus d’examens complémentaires que ça (ça ne changera pas le traitement de cette grippe) les chiffres dans ce contexte ne peuvent qu’être à prendre avec des pincettes !
C’est encore malgré tout le même chiffre qui désigne la projection du nombre de morts en Italie, par effet de cette grippe A14 juillet 2009. – « Cet automne, la grippe A (H1N1), en pleine expansion, tuera entre 15 000 et 20 000 personnes en Italie », a annoncé Fabrizio Pregliasco, de l’université de Milan. Selon l’expert dont on ne sait s’il appartient au cercle de la Commedia dell’arte, « dès cet automne la grippe frappera un Italien sur quatre, autrement dit 15 millions de personnes tomberont malades ». Les experts… Ce sont des experts qui n’ont pas vu la crise arrivée et aujourd’hui qui sont incapables de dire quand nos allons en sortir, mais leur titre rassure, sert au contraire à inquiéter et à faire tourner la tête, crédibilise artificiellement les pires âneries…
Tout l’été, les journaux régionaux et nationaux n’ont cessé de relayer le nombre de cas supposés ici ou là ! La grippe A a fabriqué des procès en suspicion aux quatre coins de l’hexagone, obsédé la Côte d’Azur comme l’Ile de France. Un véritable jackpot médiatique ! Il n’a été question que d’alerte, de cas suspects, de mise en quarantaine.
Des millions d’antiviraux sont stockés et des dizaines de millions de vaccins commandés contre le nouveau fléau de notre temps, la grippe A… « On en fait trop, c’est la pandémie de l’indécence » a lancé début août Marc Gentilini, ancien président de la Croix –Rouge française et ancien chef des Maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.
Il y a effectivement de l’indécence dans cette exagération et cette surmédiatisation en regard des quatre millions de morts que font chaque année sida, paludisme et tuberculose, particulièrement dans des pays qui n’ont nullement les moyens d’y faire face et qui intéresse bien moins les instances internationales qui dénonce en ce moment la pandémie de cette grippe qui est banale et bénigne pour l’essentiel des gens du commun. !
Cela n’a pas empêché de fermer la première classe déclarée comme contaminée au lendemain de la rentrée scolaire, au Lycée d’Arsonval à Saint-Maur dans le Val de Marne. Selon le témoignage d’une élève dans le journal télévisé de 20 heures du 6 septembre, lors de la rentrée, plusieurs élèves de sa classe toussaient ou avait de la fièvre, du coup on a mis en quarantaine tous les élèves et on les a fait manger dans leur classe puis renvoyés chez eux avec interdiction de sortir y compris ceux sans symptômes. Ils présentaient les symptômes de la grippe… de laquelle d’ailleurs ? Peu importe lorsqu’il est question de principe de précaution et surtout de maintenir un climat de psychose !
Le professeur de médecine Bernard Debré, député UMP de Paris, a estimé dans le Journal du Dimanche que la mobilisation « ne sert qu’à nous faire peur » appelant à « siffler la fin de la partie ».
Mais le meilleur dans ce scénario catastrophe, c’est le retour des fidèles vers Dieu et les Saints dans ce contexte de crise que redouble le spectre de la grippe A H1N1. Record d’affluence dans les pèlerinages, tel celui de Saine-Anne-de-Vinadio le 26 juillet dernier, 4000 personnes, foule à la procession de Notre-Dame du Malonat à Nice, toujours remerciée « d’avoir sauvé » le quartier du choléra, 155 ans plus tard, « à Utelle » confie un prêtre, « on a un service de prière par Internet pour ceux qui ne peuvent se déplacer », comme quoi même Dieu fait buzzer sur le net, peu importe le moyen l’essentiel c’est la crainte plus ou moins fondée qui encourage d’y croire.
On parle d’une recrudescence des fidèles le dimanche matin à la messe… On est en droit de se demander si le gouvernement, dans le cas d’une pandémie, compte enrayer ce mouvement en fermant les Eglises ! Mais relativisons, ce n’est tout de même pas un raz de marée, comme dirait l’autre « faut pas rêver » ! Ce retour modéré et temporaire de la religion dans les chaumières reste moins sûr que le mouvement continu de désaffection qui mine un christianisme périmé par une modernité qu’Internet ne suffira pas à combler. Rien qui ne laisse présager en dehors d’un miracle que la religion catholique ne retrouve sa force d’en temps ! L’opium du peuple fume encore sur les cendres de la religion d’Etat, la peur du lendemain occupant les esprits derrière un parfum de fin du monde entre crise, grippe A et planète en sursit où la peur doit remplacer l’envie de se révolter et l’office à l’Eglise ou à la mosquée la manifestation de rue. La religion est toujours prête à réencadrer la société, il suffit pour cela de savoir y mettre le prix, celui de la peur.
Dans l’émission "L’objet du Scandale" sur France 2, présentée par Guillaume Durand de cette semaine consacrée à la question de savoir si on doit la distribuer la légion d’honneur, comme c’est le cas, à nombre de people, on pouvait entendre que selon Yasmina Benguigui réalisatrice : « lorsqu’on est issu de l’immigration (sous-entendu maghrébine) à diplôme égal, on envoie pas 100 ou 200 CV mais 1000 ou 1200 on n’a pas un entretien ». Un mensonge qui présente la France comme raciste et ségrégationniste qui mériterait une réaction vive des élus de la République et des représentants de l’Etat.
Mme Benguigui n’a aucune idée de ce qu’est notre société à croire qu’elle vit en vase clos, car n’importe quel pekin remarque dans sa boulangerie, derrière l’uniforme de l’agent, au comptoir de sa banque, que toutes les couleurs sont au travail en France et que la plupart des personnes d’origine immigrée travaillent et y vivent normalement, pas moins bien que des français de même rang. La différence essentielle reste une différence de classe qui n’a rien à voir avec l’origine ou à la couleur.
Cette brave dame devrait plutôt se préoccuper du combat pour la liberté des femmes dans notre pays, et musulmanes d’origine immigrée précisément, car trop d’entre-elles se voient aujourd’hui reprises en main par la religion, qui les discrimine de loin mille fois plus que la France première destination au monde comme terre d’accueil.
La meilleure façon de lutter contre le racisme qui est un combat légitime, ne peut être efficace qu’en étant lucide et à la mesure de la réalité, en ne divisant surtout pas la France par un discours de ce type qui est contre productif. Un discours simpliste sur le mode de la martyrologie qui met en accusation la France de racisme qui mériterait des poursuites pour injure publique faite à la France mais aussi pour mauvaise foi !
Les armes de destruction massives introuvables qu’était censée détenir l’Irak, qu’un principe de précaution a justifié de mettre au pas derrière la rumeur, étaient potentiellement moins mortelles que la politique du régime fasciste de Khartoum. En deux décennies, il a supprimé par la guerre et l’arme de la faim des millions de personnes, pour le seul crime qu’elles n’étaient ni arabes ni musulmanes.
Que fait l’Amérique de Monsieur Obama encore une fois, soi-disant garante du monde libre et de ses valeurs universelles… Combien de temps peut-on laisser sévir pareil monstruosité alors qu’on nous informe que ce régime à tué par l’entremise de ses miliciens officiellement au moins 1200 personnes, sachant qu’on précise que les femmes et les enfants sont particulièrement visés ! En réalité, rajouté un zéro à ce chiffre serait encore une gageure. Les Nations-Unies participent de cette mascarade morbide en reflet d’une Conférence de Durban II sur le racisme qui a servi de tribune aux pires régimes islamiques sous l’autorité d’un Khadafi qui est l’antithèse des droits de l’homme !
L’ONU parle dans ce contexte de « violences tribales au Sud-Soudan », entre honte te lâcheté, pendant que des responsables d’organisation du Sud-Soudan accusent le parti au pouvoir à Khartoum d’armer des civils pour provoquer des violences et mettre en cause la capacité de maintien de l’ordre de la région avant les élections.
Ce que redoutent le plus "Les Nations unies », c’est qu’en cas de persistance de la violence, il soit difficile d’acheminer le matériel électoral dans certaines zones.." Il est vrai que sous les bombes les civils ne doivent, sans doute, ne penser qu’à ça ! Les Soudanais sont appelés à « élire » leur président, leurs députés, leurs gouverneurs d’Etats et leurs assemblées régionales en avril 2010. Dans le Sud, les électeurs devront aussi choisir le président du Sud-Soudan et les membres de leur assemblée législative.
Le gouvernement soudanais rejette toutes les accusations de violence dont il est l’acteur direct ou l’instigateur. Rien de bien étonnant lorsqu’on sait que le Président sortant, Omar El-Béchir est l’objet d’un mandat d’arrêt par le Tribunal Pénal International vis-à-vis duquel les Nations-Unis reste sans réaction. La religion est au Soudan une arme de destruction massive ! Stop aux massacres !
A Téhéran, on manifeste toujours autant qu’il est possible côté réformateurs depuis la réélection contestée d’Ahmadinejad le 12 juin dernier, alors que la répression fait rage et a passé lors de l’été un degré dans l’horreur. Moussavi, chef de file de l’opposition a annoncé qu’il compte lancé un « Front politique » alors que côté médias on a déjà rétrogradé ce sujet à un rang qui l’a fait disparaître du journal télévisé.
Une chape de plomb s’est abattu sur Téhéran, depuis que le guide suprême est sorti de sa réserve, en se rangeant derrière Ahmadinejad. Les espoirs d’un nouveau scrutin sont désormais caducs, même si, pour la forme, le Conseil des gardiens a promis un recomptage de certaines voix. La répression a été d’une violence sans précédent. Tuée par balle, Neda, une jeune manifestante de 26 ans, est rapidement devenue la nouvelle icône de cette répression. Quelques jours plus tard, le correspondant de la BBC a été expulsé. Comble de la perversion de ces fous de dieu, certains médias iraniens pro-gouvernementaux accusent le journaliste d’avoir « organisé le meurtre » de la jeune fille pour filmer sa dépouille. Plusieurs reporters ont été arrêtés, dont l’Irano-Canadien Maziar Bahari.
Le pire dans les manifestations ce sont les hordes de Bassidji à moto, témoignent les manifestants, ces milices organisées par le régime. Nos voltigeurs (policiers à moto avec matraques) interdits en France après le décès de l’étudiant Malik Oussekine lors des manifestations étudiantes de 1986, passeraient pour des petites mains en regard de la violence de ces miliciens qui s’attaquent sans discernement à la foule et dont on dit qu’ils ont été « dressés pour tuer ».
Vers l’opposition affluent des témoignages accablants sur la répression expliquant qu’« ils tapent dans le tas : les jeunes, les femmes, les vieux. Ils arrêtent au hasard, fabriquent des preuves ensuite, extorquent des aveux sous la torture ». Ces criminels au service d’un régime islamique fasciste pourchassent tous ceux qui ont des portables, créant une atmosphère de psychose lors des manifestations. Ce que veut le régime, c’est un silence radio sur ce qui se passe en ce moment à Téhéran, où la chape de plomb s’abat ! Ce silence est comme un hurlement, écho sans fond de tous les cris étouffés de ceux pour lesquels le prix de l’espoir du droit à la liberté se paie en vies brutalisées, violentées et en assassinats.
La France a versé 200000 euros pour la libération de la jeune universitaire Clotilde Reiss, qui a passé plus d’un mois et demi en détention à Téhéran, après avoir été arrêtée à l’aéroport le 1er juillet, et qui est accusée d’avoir rassemblé des informations et "encouragé les émeutiers" lors des manifestations qui ont suivi le scrutin présidentiel. Des faits qu’elle a reconnus mais que Paris qualifie d’aveux "sollicités" et qui en fait on été obtenus dans un contexte de violence et de menaces. Un racket digne des pirates somaliens.
Dans Le Parisien, l’ambassadeur de la République islamique d’Iran en France assure que la torture et l’obtention d’aveux forcés ne font pas partie des pratiques iraniennes, tout simplement parce qu’elles sont interdites par la religion (sic !) On en attendait pas moins de lui. Il s’étonne aussi que la jeune femme n’ait pas quitté le pays à l’expiration de son visa et se soit retrouvée dans les rues de Téhéran avec les manifestations consécutives à la réélection de Mahmoud Ahmadinejad. Voilà son crime, d’avoir osé être dans la rue au moment où on y manifestait pour un peu plus de liberté. Une chose insupportable pour ces tyrans de la pire espèce drapés dans la pureté de la religion.
Encouragés par le candidat malheureux à la présidentielle Mehdi Karoubi, les opposants à Ahmadinejad s’efforcent de témoigner des sévices subis par les contestataires lors de leurs interrogatoires. Malgré la répression, les risques de représailles, certains veulent absolument témoigner. « En prison, ils m’ont ligoté les mains et les pieds, ils m’ont battu à mort, puis ils m’ont fait quelque chose qui est un péché même pour les apostats », confie le jeune homme, en allusion au viol subi lors de ses interrogatoires derrière les barreaux de la prison de Kahrizak, au sud de Téhéran.
Dernier exemple en date du silence forcé qui s’abat sur l’Iran : le responsable du cimetière Behecht-é Zahra dément l’enterrement de dizaines de victimes de la violence post-électorale dans des fosses non identifiées. Quelques jours plus tôt, le site d’information réformiste Norooznews avait révélé que plus de 40 corps, d’abord congelés dans une « unité de stockage industriel », avaient été inhumés les 12 et 15 juillet dans des tombes dépourvues d’insignes.
Et dire qu’à la veille des élections en Iran, Obama avait jugé bon d’appeler à ce que ce pays rentre dans le rang des grandes nations libres… Quel beau président les Américains se sont choisi là qui paraît vouloir faire à tout prix la paix avec l’islam au nom du respect des croyances et des traditions, dont le voile et la burqa, comme il l’a déclaré lors de sa tourné dans le monde musulman au Caire en Egypte. L’Egypte, un pays touristique derrière la destination ludique duquel la plupart des femmes sont excisées pour cause de religion. Une barbarie qu’il faudrait relativiser sous le signe du droit à la différence, c’est révoltant !
Le ver est d’ailleurs dans le fruit, si on en croit les reproches de la diplomatie française envers le directeur de l’AIEA qui est accusé d’avoir dissimulé des preuves contre l’Iran. Le ministère des affaires étrangères français a maintenu ce lundi que toutes les informations à la disposition de l’AIEA sur le programme nucléaire iranien "ne sont pas reflétées" dans le dernier rapport de l’organisation sur le sujet.
La France a reçu à l’Agence internationale de l’énergie atomique "un briefing technique ouvert à l’ensemble des Etats membres", a expliqué la porte-parole adjointe du Quai d’Orsay lors d’un point presse régulier du ministère. Mais "toutes ces informations ne sont pas reflétées dans le rapport au Conseil des gouverneurs", a-t-elle ajouté.
Le directeur général de l’AIEA, Mohamed ElBaradei, a lui rejeté lundi à Vienne les accusations d’avoir dissimulé des preuves contre l’Iran. Ces accusations émanaient récemment d’Israël et de France, alors que M. ElBaradei, quitte ses fonctions le 30 novembre. Bernard Kouchner avait demandé pourquoi M. ElBaradei refusait de publier des annexes de son dernier rapport. "Il est clair à la lecture des documents de l’AIEA qu’aucune question n’a trouvé de réponse. Dans les annexes, il y a très précisément des éléments qui nous permettent de nous interroger sur la réalité d’une bombe atomique", avait-il dit, ajoutant sans plus de précisions : "Il y a des problèmes d’ogives, de transport..." D’ailleurs ça s’est confirmé puisqu’on apprend ce lundi que l’Arctic Sea, le cargo battant pavillon maltais détourné fin juillet dans les eaux suédoises, convoyait, outre sa cargaison officielle de bois, des missiles sol-air S-300 pour l’Iran expédiés par un groupe mafieux russe, tel que l’a rapporté vendredi, le quotidien autrichien Salzburger Nachrichten.
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré qu’il ne négocierait pas ses "droits indéniables" en matière nucléaire. "De notre point de vue, la question nucléaire est close", a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. " Selon lui, les pays européens et les Etats-Unis "doivent sortir de leur tour d’ivoire" et "changer leur attitude (...) pour reconnaître les droits" de l’Iran en matière nucléaire. "Ils ne tireront aucun bénéfice de la poursuite de leur politique passée", a-t-il souligné, en forme de menace. Le président iranien a par ailleurs affirmé qu’il était prêt à "discuter" avec le président américain Barack Obama devant les médias internationaux...
Il sait qu’il a ici un allié de poids à travers un Obama qui n’a su devant l’Iran ne faire preuve, dans la perspective des dernières élections, d’aucune anticipation, choisissant la reculade et les courbettes plutôt que la mise en garde. Pourtant, il est le premier informé par ses services de l’état des problèmes en matière de droits de l’homme dans ce pays, en permanence bafoués par la pratique de la torture et des assassinats politiques que l’on a enfin osé révéler dans le contexte de crise du régime. Il est sans doute aussi bien informé quant à la fabrication d’un armement nucléaire qui est sans aucun doute en préparation à moins que cela, grâce aux complicités internes de l’AIEA, ne soit déjà fait.
Il y a du Hitler dans ce président-là, qui élimine physiquement toute opposition en même temps qu’il entretient un antisémitisme primaire et qu’il prépare la guerre avec les démocraties dans le projet d’un islam conquérant qu’il ne renie pas. Certains savent déjà ce que ce régime et l’islam ici nous préparent et reculs comme en d’autres temps, devant le IIIe Reich, préparant l’horreur que l’on connaît. Ceux qui accusent de voir le mal partout à propos de l’islam devraient prendre conscience que le président de l’Iran est déjà dans le choc des civilisations et en prépare concrètement son dénouement meurtrier.
Au contraire de la lâcheté politique ambiante qui conduit le monde à sa perte si on ne réagit pas, il faut mettre cette dictature au ban des nations sans compromis ! Il faut déclarer Ahmadinejad « hors la loi », qui a déjà fait plus de victimes que certains de ceux que le Tribunal pénal international poursuit depuis la guerre en Bosnie ! Les manifestants de Téhéran sont une résistance intérieure à un danger pour le monde et pas simplement en regard d’enjeux Irano-iraniens. Le pire pour ceux qui luttent contre l’oppression c’est d’être oubliés, ne cessons pas de nous en souvenir pour eux, comme pour nous-mêmes !
Barack Obama a rendu hommage vibrant au sénateur Ted Kennedy du Massachusetts, emblématique des combats contre les injustices sociales, enfin dans les limites de la politique aux Etats-Unis, rien de révolutionnaire. Depuis son lieu de vacances, le président américain a salué la détermination dont témoignait Kennedy dans ses combats politiques. Il faut dire que durant la campagne présidentielle, le vieux démocrate avait fait d’Obama son héritier politique après l’avoir adoubé, contribuant à lui construire une image de « Kennedy noir » qui aura largement servi l’ex-sénateur de l’Illinois. On se demande s’il a bien fait de voir en Obama son héritier, car sa présence à la présidence n’arrange pas les affaires du peuple américain.
Le nombre de faillites a bondi de 38% d’avril à juin aux Etats-Unis, montrent des documents publiés par l’administration judiciaire, signe que les particuliers et les entreprises ont payé un lourd tribut à la hausse du chômage et au gel du marché du crédit.
Plus de 16.000 entreprises ont déposé leur bilan d’avril à juin, un chiffre sans précédent depuis le deuxième trimestre de 1993. La hausse des faillites de sociétés a grimpé de 64% par rapport à l’année dernière. Parmi les procédures les plus retentissantes, figurent celles de Chrysler et General Motors.
L’Etat le plus touché est celui du Tennessee où l’on recense 8,1 faillites pour 1.000 habitants, plus du double de la moyenne nationale qui s’inscrit à 3,9 pour 1.000. Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté aux Etats-Unis lors de la semaine au 15 août, à 576.000 contre 561.000 (révisé) la semaine précédente, annonce le département du Travail.
Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s’est élevé à 6,241 millions lors de la semaine au 8 août (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 6,239 millions la semaine précédente (révisé de 6,202).
La recrudescence des combats de clochards aux Etats-Unis va avec cette situation : pour quelques dollars, des sans-abris sont incités à se battre entre eux. Les vidéos sont ensuite diffusées sur Internet. On appelle cela des « bum fights ». Littéralement, des « combats de clochards ». Un phénomène violent et sordide, en nette expansion aux Etats-Unis, selon une association d’aide aux sans-abri.
Interviewée sur France-infos, Mme Boutin, ancien ministre du logement, se dit choqué et dénonce cette pratique qu’elle renvoie aux travers de l’espèce humaine sans évoquer la responsabilité du libéralisme pour lequel l’argent est tout, et par là offre une morale qui conduit tout droit au mépris des valeurs humaines.
En juillet, on comptait sur youtube près de 86.000 vidéos dégradantes sur des clochards, soit 15.000 de plus qu’un an plus tôt, selon un décompte du NCH. Pas moins de 5.700 vidéos -1.400 de plus qu’en avril 2008- montraient spécifiquement les « bum fights ».
Pour le New York Times, « une combinaison de facteurs a donné de l’ampleur au problème : la hausse du chômage et les saisies de logements poussent de plus en plus les gens dans la rue ». Selon une autre association d’aide, la National Alliance to End Homelessness, près de 700.000 personnes dorment chaque nuit dans la rue ou en foyer aux Etats-Unis. Sur un an, on dénombre entre 2,5 et 3,5 millions de personnes qui ont subi ce sort au moins une fois.
150.000 personnes, des milliers de familles avec enfants, sont sans assistance gouvernementale, sans rien, à San-Francisco et vivent dans la rue. On y a récemment distribué des tracts qui invitent à prendre les armes contre les gens qui par millions vivent comme ces personnes démunies pour cause de crise dans la rue aux Etats-Unis…
"Si l’on prend en compte les gens qui voudraient un emploi mais ont cessé d’en chercher un (les travailleurs dits "découragés") et ceux qui travaillent un nombre d’heures inférieur à ce qu’ils souhaiteraient, le taux de chômage passerait des 9,4% officiels à 16%", a affirmé Dennis Lockhart, un des responsables de la banque centrale (Fed) américaine, lors d’un discours à Chattanooga, dans le Tennessee (Sud des Etats-Unis).
Les Etats-Unis, quel phare d’un monde libre où sont censées s’articuler libéralisme et libertés individuelles, « pays où on peut devenir riche si on le veut »… Un pays sur lequel nous devrions prendre exemple selon M. Sarkozy…
Le chômage reste sans pitié, l’emploi est plus que jamais la variable d’ajustement du capitalisme mondialisé défendant des intérêts privés au service duquel il broie quotidiennement combien de vies ! Obama ou pas, hormis l’emballage ne vaut pas mieux que les autres présidents des Etats-Unis, tous de droite, libéraux conservateurs ou démocrates, noir ou blanc.
En France, alors que le chômage atteint des records, comme ailleurs, on s’interroge à propos de la fin de la crise, qui éreinte le porte-monnaie des Français, familles modestes et classes moyennes en première ligne : sœur Anne ne vois-tu rien venir ?
En guise de réponse, on annonce une baisse du taux de remboursement de 35 % à 15 % des médicaments et l’augmentation du forfait hospitalier de…25% pour passer de 16 à 20 euros, rien que ça ! pour cause de déficit de la sécurité sociale. Parallèlement, après la réforme de l’hôpital le dirigeant vers une culture gestionnaire de rentabilité et d’économies, la politique managériale tente de s’y installer malgré de fortes résistances changeant la nature de l’hôpital public passant du statut de service public de la santé à celui d’entreprise.
Pour faire face à un déficit de l’assurance-maladie supérieur à 10 milliards d’euros à la fin de l’année, le gouvernement table sur un plan d’économies de 2 milliards d’euros. Un déficit qui est la conséquence directe de la crise, c’est-à-dire d’un capitalisme financier grâce auquel les actionnaires se sont rempli les poches sur le dos de ceux qui travaillent qui sont ici encore sollicités pour payer encore et encore, alors que l’on ne s’attaque pas le moins du monde aux profits réalisés sous cette logique du marché qui est au-dessus de tout, y compris de la nation et de l’intérêt général.
S’il en existe un effectivement, de déficit, il est aussi tout particulièrement le fait de ces entreprises qui oublient de s’acquitter de leur dû à l’URSSAF, sans compter avec celles qui délocalisent en augmentation permanentes avec des faillites qui font perdre à la sécurité sociale des milliards qu’on entend compenser à coups de nouvelles ponctions sur le pouvoir d’achat des gens, pour faire payer la crise sur la santé du peuple.
Crise oblige suite, voilà qu’on nous annonce un nouvel impôt pour sauver la planète, la taxe carbone, dont on veut nous assurer qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle TIPP. Mais de qui se fiche-t-on !
Michel Rocard a payé de sa personne en se mettant sur ce sujet au service du gouvernement Fillon-Sarkozy, un sujet qui sert de plus en plus d’instrument de propagande pour faire accepter aux Français de nouvelles restrictions de leur pouvoir d’achat. Ce nouveau credo de Michel Rocard qui a fait de la lutte contre les énergies fossiles -pétrole, gaz, charbon, son principal cheval de bataille, fait son effet, sous le signe de se racheter une bonne conduite sur le dos du catastrophisme après avoir participé aux affaires en contribuant au mouvement qui nous a amené là où nous en sommes : à une société sinistrée.
Il exprimait en juillet dernier qu’« On va taxer un certain nombre de comportements, principalement celui qui consiste à utiliser des énergies d’origine fossile » émettrices de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. En voilà un qui prend vraiment les Français pour des imbéciles, car c’est ni plus ni moins mettre en accusation des pratiques vis-à-vis desquels M. Rocard et son ami Sarkozy n’ont rien fait pour autoriser la moindre alternative, façon cynique de piéger les gens dans un élan de mépris du peuple où se retrouvent tous ces faiseurs en politique !
Cet taxe était pressentie, pour faire bonne mesure, englober aussi l’électricité.
Selon Les Echos, l’ancien Premier ministre plaidait « pour une facturation de la tonne de CO2 émise à 32 euros l’an prochain et à 100 euros en 2030 ».
Cela représenterait un surcoût de 7,7 centimes par litre de carburant sans plomb, précise le journal. En revanche, la production d’électricité et les entreprises déjà soumises au système européen des quotas de CO2 (sidérurgie, ciment...) seraient exonérées (sic !). La facture s’établira autour de 300 euros par an « pour un peu plus de la moitié des ménages », a-t-il indiqué.
Il est vrai que ceux qui arrivent encore à vivre normalement en tirant sur les deux bouts doivent nécessairement rejoindre la cohorte de l’appauvrissement généralisé dont la tendance est en permanence alimentée par les prélèvements tous azimuts. La moindre marge pour vivre des familles doit être immédiatement, par un moyen ou un autre captée, pour converger vers les caisses de l’Etat en étant redistribuées ensuite aux entreprises en allègements de charges, ici promises pour compenser la taxe carbone.
Cet émule de la gauche qui a repris du service par la droite, a bien préparé le terrain à cette nouvelle injustice sociale que l’argument écologique justifie, qui reste pourtant largement discutable par les spécialistes indépendants du système médiatico-politique qui nous manipule, tel un Laurent Cabrol, présentateur météo et climatologue, qui dénonce courageusement la supercherie mais qu’on invite pratiquement jamais sur les plateaux de télévision.
On est avec la question de la planète en sursit, dont les hommes seraient les principaux responsables, devant une immense gageure qui est devenue extrêmement dangereuse, car elle a un statut de vérité donnée sur le mode d’une divinisation de la nature qui autorise tous les excès.
Pour qui est un peu informé, il n’est pas difficile d’opposer à cette logique qui veut que l’homme soit désigné comme le responsable du réchauffement climatique (dont on exagère à l’extrême les effets pour s’appuyer sur l’argument et nous faire avaler des pilules du type taxe carbone) de montrer en faisant un petit détour par l’histoire que régulièrement depuis toujours, à une échelle géologique qui n’est pas la nôtre dans le temps, qui se compte en dizaines de milliers d’années, se succèdent en permanence réchauffements et refroidissements avec périodes de glaciations, un mouvement ayant commencé bien avant que l’homme n’ait foulé la terre.
La nature nous impose encore l’humilité de ne pas en détenir toutes les clés et toutes les restrictions imposées au nom de la protéger ne changeront rien à cet état de fait. On devrait plutôt bâtir des réponses à une toute autre échelle en mobilisant l’ensemble des moyens humains pour protéger les populations des changements climatiques qui sont le régime naturel de la planète, y compris en se projetant vers la conquête de l’espace dans un esprit de grande prospective.
Mais il faudrait pour cela s’en donner les moyens, en allant les prendre dans les poches des riches. Des moyens qui font défauts aux sociétés humaines pour le dessein de leur avenir qui impose effectivement non des restrictions mais un changement radical de l’économie et de son sens, en la mettant résolument au service de l’homme et de son développement.
D’ailleurs, si la cause écologique est si essentielle et qu’il y a péril en la demeure à ce point, pourquoi ne propose-t-on pas que les portefeuilles des milliardaires soient déchargés de tout ou partie de leurs richesses ! Non ! Il vaut mieux sans doute au nom d’éduquer les masses pour leur imposer d’autres comportements, dont les moyens ne sont bien sûr pas réunis, imposer la taxe carbone pour faire encore payer les mêmes ! Mais on ne trompe ici personnes, car 66% des Français se déclarent opposés à cette taxe.
La mise en place de cette nouvelle fiscalité écologique, inspirée d’une proposition de Nicolas Hulot lors de la campagne présidentielle de 2007, avait donné lieu la semaine dernière à une passe d’arme entre le président de la République et son Premier ministre. Après avoir affirmé, dans un entretien au Figaro Magazine, que le montant de la tonne de CO2 serait fixé à 14 euros, alors que la commission Rocard préconisait 32 euros, François Fillon avait été contredit par Nicolas Sarkozy. "Rien n’est arrêté", avait fait savoir le chef de l’Etat lors d’une rencontre à l’Elysée avec la représentante des Verts, Cécile Duflot qui sur le sujet fait dans l’intégrisme en n’utilisant pas de mots assez forts pour dire qu’il faut faire payer plus les Français.
Pour divertir les esprits, on nous joue comme d’habitude ici l’illusion d’un différend entre Fillon et Sarkozy, les deux faces d’une même pièce. Un artifice qui participe à ce que ce gouvernement en arrive toujours à ses fins en manipulant outrancièrement l’opinion à force de mise en scène.
Nicolas Hulot demande à ce qu’il puisse il y avoir une augmentation progressive inscrite dans le projet de finance à venir, considérant que ce qui est important est de commencer et d’augmenter après, qu’elle honte ! Voilà les nouveaux papes de l’écologie qui vivent dans les beaux quartiers et ont des comptes en banque largement pourvus, d’autant celui-là qui a fait sa fortune sur des émissions subventionnées par Rhône-Poulenc, il avait déjà choisi son camp contre le peuple.
Son ami, le photographe Arthus-Bertrand, était à l’université du Medef devant les patrons pour leur dire combien il fallait que chacun mette la main à la poche, tout en les rassurant à leur rappeler que pour les entreprises il y aura évidemment des allègements de charge. Les familles populaires et les classes moyennes, toujours plus ponctionnées, peuvent toujours attendre, elles, une hypothétique compensation !
"La taxe carbone est une affaire extrêmement importante qui doit être annoncée dans sa cohérence et dans sa globalité", explique l’Elysée. Devant ses conseillers, Nicolas Sarkozy minimise le rejet de l’opinion, soulignant que "toute grande réforme nécessite un effort d’explication". Il compare la difficulté d’instaurer une fiscalité écologique à d’autres débats historiques : la décolonisation, l’élection au suffrage universel du président de la République ou l’abolition de la peine de mort ! "C’est un choix historique", indispensable face "au désastre environnemental mondial". C’est du grand guignol !
Encore un mot à ce propos concernant le photographe Arthus-Bertrand qui y est allé sur Europe 1 de son discours habituel de culpabilisation pour faire passer la pilule en revenant sur le thème du « nous sommes tous coupables », nous les peuples du nord qui polluons la planète et faisons mourir le sud où les effets du réchauffement se concentrent. Véritable curé de l’écologie qui donne par la croyance qu’il engendre et la culpabilité qui en est le ressort un pouvoir infini sur les individus, qui se gausse de son rôle en ne mettant jamais en cause les riches, le libéralisme, le capitalisme.
L’écologie n’a jamais été à ce point dévolu au système qui détruit les hommes avant de détruire la planète en excluant du droit de vivre des centaines de millions de gens au sud comme au nord !
Guylain Chevrier
historien
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2 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) — Directeur des études et économiste en chef du Fonds monétaire internationale (FMI), Olivier Blanchard qui s’affirme « proche du Parti socialiste » est un économiste « comportementaliste » dans l’orbite de Larry Summers, le conseiller économique principal de Barack Obama.
Selon le néo-keynésien Blanchard, « la reprise a commencé. Pour la soutenir, des actes délicats de rééquilibrage seront nécessaires, aussi bien à l’intérieur des pays qu’au niveau international ».
A l’instar du grand « sorcier de l’économie » des années 1930, le néo-keynésien Hjalmar Schacht (ultérieurement ministre des finances du IIIe Reich), Blanchard estime que parmi ses « actes délicats » figure, non pas l’arrêt des plans de renflouement des banques, mais la réduction de la croissance des dépenses des régimes sociaux (santé, retraites, etc.) !
Ainsi, sur le site du FMI, dans la publication Finance and Development, Blanchard écrit que « la stimulation [de l’économie] peut être prolongée si, au même moment, des mesures sont prises pour limiter la croissance des régimes sociaux [entitlements] des Etats – qu’il s’agisse de l’accroissement des dépenses de santé ou de l’effet du vieillissement des populations sur les dépenses pour les retraites. Le marchandage est plutôt attractif. Les évaluations du FMI indiquent que le coût fiscal de l’augmentation des régimes sociaux est dix fois supérieur au coût de la crise. Ainsi, même des réductions modestes du taux de croissance des régimes sociaux pourraient libérer la marge fiscale nécessaire pour continuer la stimulation [de l’économie] ».
Article : Obama et vous : le péril behavioriste
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