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Il faut redonner au Citoyen le pouvoir de maîtriser à nouveau son Avenir.
DEBOUT LA REPUBLIQUE !
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Construire en Terre, l'habitat écologique par excellence !


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Le contraire du Courage, c’est le conformisme, c’est l’acceptation d’être comme tous les autres ou d’être comme les autres désirent que l’on soit.  Il faut  du Courage pour se tenir debout face à ses rêves, ses principes et ses valeurs.

DEBOUT LA REPUBLIQUE

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Le Courage c'est quand la Raison entre en Action,
pour un  Engagement   Altruiste.

DEBOUT LA REPUBLIQUE !

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Il ne sortira rien du Sommet de Copenhague, sur le plan du climat, car les émissions anthropiques de CO2 ne peuvent contribuer ni au réchauffement planétaire ni au refroidissement planétaire. La science à façon du GIEC est à l’image de la science agronomique moderne qui a oublié que le sol est un organisme vivant et non pas le réceptacle inerte d’un cocktail de poisons et de fertilisants de synthèse; à l’image de la science médicale moderne qui a oublié que le corps humain est un organisme vivant et non pas le réceptacle d’un cocktail d’aliments empoisonnés, de vaccins pourris et transgéniques et de remèdes de synthèse iatrogéniques. La science réductionniste du GIEC a réussi l’exploit de réduire le climat de l’être planétaire à une équation unique à une seule molécule, le dioxyde de carbone; elle a oublié que l’être planétaire est un organisme vivant dont la complexité échappe, et échappera toujours, à la petite compréhension du bipède qui s’est auto-proclamé le maître de la création; et elle a évacué de sa vision globale climatique la présence du soleil et de l’entièreté du cosmos. C’est une immense farce.

Dominique Guillet - Président de KOKOPELLI

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La liste des pratiques agro-écologiques permettant de régénérer les sols agricoles est longue: le compost, les engrais verts, le BRF, les Microorganismes du Professeur Teruo Higa, l’agriculture de Fukuoka, la permaculture, les préparats de la biodynamie, les purins d’ortie et autres extraits fermentés, etc.

Et, bien sûr, la Terra Preta, “Black Earth”, les terres “noires” d’Amazonie. S’il est une technique qui illustre à merveille notre propos, la Révolution par le Carbone, c’est bien celle-là. Le cadre de cet article ne nous permet pas de développer cette technique quasi-miraculeuse (du point de vue de la science qui depuis 20 ans n’a pas réussi à en percer les mystères) et nous renvoyons le lecteur à des articles qui se trouvent sur la toile, ou au chapitre consacré à ce thème dans l’ouvrage “1491” et à un article de Bernard Leclercq, d’Auroville en Inde, sur le site de Liberterre.

N’est-il pas proprement fantastique que la Terra Preta (des “terres noires” créées par l’incorporation de charbons de bois activés en sus de débris de poteries d’argile et d’autres matières carbonées) puisse perdurer dans le sol durant des milliers d’années (qui plus est dans des zones tropicales où le lessivage est tel que les sols sont normalement très pauvres) et se “régénérer” naturellement au fil des années! Un gramme de charbon actif possède une surface “éclatée” de 500 mètres carrés.

Cela fait des années que nous avons mis en application les “Terra Preta” dans le sud de l’Inde: en l’espace d’une saison, des cultures de légumineuses croissent à 20 cm de hauteur, dans des sols hyper pauvres, et à 1m50 dans les mêmes sols agrémentés de ces charbons de bois actifs.

L’auto-régénération des sols agricoles par les charbons de bois actifs: c’est véritablement tout un programme politique.

Dominique Guillet Président de KOKOPELLI

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Nul homme ne peut vous révéler quoi que ce soit qui ne sommeille déjà dans l'aube de votre connaissance.
Car la vision d'un homme ne prête pas ses ailes à un autre homme.
Et comme chacun de vous se tient seul dans le savoir de Dieu ainsi chacun de vous doit rester seul dans sa connaissance de Dieu et dans sa compréhension du monde.
                Le Prophète - Khalil Gibran

Profil

  • Enoch
  • L'Esprit d'Enoch
  • Homme
  • 07/04/1963
  • Paris
  • politique écologie économie mes enfants
  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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DISCOURS DE NICOLAS DUPONT-AIGNAN POUR L’ECOLE REPUBLICAINE

Chers amies, chers compagnons,

1) L’intervention de Luc Ferry – et il nous a dressé un tableau tout aussi brillant que dramatique de la progression de l’illettrisme en France - et les excellentes contributions des auteurs et praticiens qui ont accepté notre invitation aujourd’hui, suffisent - à elles seules - à nous faire comprendre que la situation est grave…

Elles suffisent à nous faire comprendre l’ampleur du problème.

Vous le vivez d’ailleurs au quotidien : vous êtes parents, grands-parents, oncles, tantes … - et vous avez constaté comme nous tous l’évolution regrettable et inquiétante de notre Education nationale.

On pourrait aussi demander aux étudiants et lycéens de Debout les Jeunes – bientôt rassemblés nombreux en Conseil National - de témoigner des lacunes et des obstacles auxquels ils doivent faire face chaque jour, au collège, au lycée, à l’Université… Ils nous diraient certainement combien le système est injuste, combien il favorise la reproduction sociale et combien l’ascenseur républicain est en panne !

Ils nous raconteraient aussi comment les moins favorisés, comment les plus pauvres d’entre eux - en fait - ont dû se battre pour gravir un à un des échelons qui étaient pourtant tellement si faciles à franchir pour d’autres, plus privilégiés qu’eux. Plus riches.

Alors aujourd’hui, face à l’évidence, permettez-moi de ne pas m’attarder sur le constat.

Le constat, nous venons de le voir, et il a été brillamment dressé ce matin. Je ne tiens pas à noircir encore plus le tableau.

Mon rôle, en revanche, comme député de la nation, et aujourd’hui aussi comme candidat à l’élection présidentielle de 2012 - je ne peux plus le cacher désormais, même dans une convention comme celle-ci –

mon rôle, c’est de redonner espoir aux Français,

c’est de proposer les solutions qui nous permettrons de nous en sortir tous ensemble,

Et ces solutions, je serai d’autant plus légitime à les apporter que je vais vous expliquer de façon très franche les causes du désastre actuel.

Je vais vous dévoiler aujourd’hui les véritables raisons de ce « massacre » perpétré dans l’Education nationale – « massacre », pour reprendre l’expression à la une du Point de la semaine dernière.

Laissez-moi donc vous dévoiler les tristes coulisses de ce massacre.

 

 

DEMONTER LES IDEES RECUES ET DEMASQUER LA LOGIQUE QUI EST A L’OEUVRE

2) Ce qui est sûr, tout d’abord, c’est que les coupables de ce fiasco terrible font tout pour ne pas être démasqués.

Ainsi, se propagent depuis 20 ans des idées reçues que je souhaite aujourd’hui démonter une à une.

Tout d’abord, pour mieux se défausser de leurs responsabilités, les tenants de la pensée unique nous expliquent que l’école serait en échec car elle n’a pas su se réformer. Combien de fois entendons-nous cette rengaine ?

Et bien je prétends au contraire que c’est exactement l’inverse. Depuis 30 ans, l’école a subit d’innombrables réformes. C’est un fait objectif.

Plus grave : d’une cohérence redoutable, ces réformes ont en pratique méthodiquement transformé l’école de la République en une véritable école « mai-68 ».

L’enfant roi y a sapé l’autorité du maître,

l’utopie pédagogiste s’est substituée au savoir sacré,

et le mérite par l’effort a sombré dans un laxisme compassionnel.

Cette école « mai 68 » est d’ailleurs admirablement incarnée par l’icône nationale Jack Lang, sempiternel ministre de l’éducation, dont la transgression ultime – vous le savez - fut de ne pas porter de cravate à l’Assemblée Nationale ! Oh, quel courage ! Quel acte subversif ! Un peu comme François Mitterrand, ministre des colonies, certes, mais qui se refusait à porter le casque colonial.

Les belles transgressions que voilà !

Mais la véritable transgression, Monsieur le ministre Jack Lang, la véritable transgression, elle aurait été d’apprendre aux enfants à lire.

Elle aurait été de leur apprendre à écrire et à compter ! Voilà, la véritable transgression. Voilà le véritable le courage républicain !

Alors certes, il est toujours plus facile de se montrer à la techno parade pour s’attirer les lumières médiatiques que de mettre son énergie réellement au service des générations futures.

Vous connaissez la boutade, avant le passage de Lionel Jospin (le faux rigoureux, le trotskiste de l’Ile de Ré) et de Jack Lang à l’Education, il était question - dans les problèmes de mathématiques soumis aux élèves – il était question de volumes, de sac de pommes de terres et de prix au kilo à déterminer pour atteindre le coût de revient. Bref, du calcul, et de la logique. Rien de plus normal. Mais après Jack Lang, en revanche, on ne demandait plus aux élèves de calculer quoi que ce soit, mais le même énoncé de mathématiques était suivi désormais de la question suivante :

soulignez le mot « pomme de terre »

et discutez-en, avec votre voisin.

Pas étonnant que le président de la Cour des comptes ne sache plus aujourd’hui combien font 7 X 9 – vous l’avez peut-être entendu se tromper chez Bourdin (au passage, ça fait 63).

En fait, Lionel Jospin et Jack Lang ont été à l’éducation nationale ce que la tempête Xynthia a été à la Vendée : un drame sans précédent.

Alors face à un tel constat, on pourrait se dire : « la gauche, quelle catastrophe » !

Mais ce qui est terrible, c’est qu’on ne peut même pas dire cela. Car cela serait malheureusement aller bien trop vite en besogne et oublier combien la formule « UMPS » caractérise à merveille l’alliance des bobos et des libéraux, qui dans le domaine de l’Education nationale comme ailleurs, a fait des ravages.

Ainsi, aujourd’hui nous avons affaire au digne successeur du grand Jack : j’ai nommé, Luc CHATEL ! On pensait avoir touché le fond, et bien CHATEL nous démontre qu’on peut toujours creuser sous une piscine.

Ou plutôt, il nous prouve qu’on peut toujours aller plus loin dans le cynisme et la manipulation.

Ainsi, le nouveau ministre de l’éducation nationale nous explique qu’on doit désormais débuter l’enseignement de l’anglais dans les écoles dès l’âge de trois ans. Donc en gros, on doit apprendre l’anglais avant de savoir écrire en français.

Lorsque l’on entend ce que Luc Ferry nous a expliqué ce matin, comment peut-on imaginer sérieusement une seule seconde qu’un ministre nous explique qu’on va apprendre une seconde langue à des gamins sur les ruines de leur langue maternelle. Comment y croire ?!

C’est pourtant la triste réalité. Vous en avez cauchemardé ? Luc CHATEL l’a fait.

Mais bien sûr, apprendre l’anglais dès le plus jeune âge « ça fait bien ». Ça fait « chic ». Il est d’ailleurs très difficile de critiquer cette mesure sans passer pour un horrible « souverainiste ». C’est très malin ce qu’ils font : ils détournent l’attention – par des mesures a priori sympathiques - des baisses d’effectifs et des professeurs non remplacés en cours d’année, des classes qui sont laissées à l’abandon.

Exemple de la circonscription.

Et lorsque l’on demande au ministre comment on peut apprendre l’anglais à de si jeunes enfants sans embaucher des milliers d’enseignants ou d’assistants de langue supplémentaires, alors qu’on en est plutôt à la suppression de postes à la hache, CHATEL nous répond qu’il a la solution : les nouvelles technologies !

Ah, là encore, c’est malin ! Car comment s’opposer aux « nouvelles technologies » ?

Comme si un gamin de 3 ans qui ne parle déjà pas correctement sa langue maternelle, allait se construire grâce à un « Personal Computer » que l’Education nationale n’aura même pas les moyens d’entretenir…

Pa-thé-ti-que Luc CHATEL.

Mais le ministre, outre qu’il supprime à tour de bras les agrégations (lettres modernes, lettres classiques) et les CAPES exotiques (grec, latin : quel exotisme !),

le ministre désormais nous sort de son chapeau que les chefs d’établissement méritants recevraient désormais des primes…

Pourquoi des primes ?

Et bien je vais vous donner la réponse : tout simplement parce qu’il les a chargés d’organiser la pénurie. Bien sûr, les chefs d’établissement ne sont nullement responsables de la pénurie d’enseignants : ils y sont de fait simplement confrontés. Et ils ne font que redistribuer, intelligemment ou non, les moyens dont ils disposent.

Nous avons là toute la méthode sarkozyste en action : on dresse les citoyens les uns contre les autres. Roms, juges, chefs d’établissement, on trouve toujours un coupable avec Nicolas Sarkozy.

C’est cette manière de gouverner, insupportable, que je n’ai cessé de dénoncer dès 2007 en quittant l’UMP. Luc CHATEL, l’un des ministres préféré du président applique à merveille cette méthode, cruelle au possible, le tout avec une tête de chien battu presque digne de celle d’Eric WOERTH.

Fort heureusement, les citoyens ne sont pas dupes, ils ont depuis longtemps démasqué le double langage du gouvernement dans tous les domaines, et la sanction des urnes sera terrible pour ceux qui ont trahi tant de millions d’électeurs qui avaient sincèrement cru en eux en 2007.

Alors tout simplement, et pour conclure sur le ministre, n’oublions pas que Luc CHATEL, c’est en 2011 – rien que pour cette année 2011 – tout bonnement 16 000 postes en moins.

Se débarrasser du gras, pourquoi pas. Mais Xavier Darcos m’avait déjà expliqué après ses propres réductions d’effectifs qu’il n’en pouvait plus, qu’on avait atteint l’os. Désormais, CHATEL s’attaque au nerf !

Et si l’on prend un peu de hauteur, on découvre un tableau encore plus perfide.

Car comprenons bien ce qu’il y a derrière ces coupes budgétaires. En fait, il y a derrière ces suppressions de postes une idéologie ultra libérale qui rejoint parfaitement les lubies libertaires que la gauche de Jack Lang - et de ses amis - a toujours défendues.

Il y a ni plus ni moins que la même alliance entre les bobos et les libéraux que celle qui permet au MEDEF – par exemple - de faire venir de la main d’œuvre bon marché sur notre territoire pour faire baisser les salaires, sous couvert de fraternité entre les peuples.

De la même manière, les bobos ont bonne conscience, et les libéraux font du business.

Qui sont les seuls qui en pâtissent ? Comme toujours, les classes populaires et les classes moyennes qui sont en train de se faire massacrer par ce gouvernement Fillon.

De la même manière qu’il est facile de défendre les sans-papiers quand on habite dans les beaux quartiers, et donc qu’on les voit jamais, il est encore plus facile de prôner l’anglais dès 3 ans à l’école quand on peut payer à ses enfants ACADOMIA tous les soirs, où les mettre dans les meilleures écoles privées.

C’est exactement le pacte dont nous parle Sophie Coignard dans son dernier livre, un « pacte immoral » scellé entre des élites mondialisés qui ne voient pas d’un mauvais œil la libéralisation de l’enseignement - tant que leurs enfants vont à Henri IV et font les meilleures prépas - et des pédagogues bobos libertaires, convaincus de promouvoir l’égalité des chances en tirant tout le monde au même niveau :

c’est–à-dire vers le bas.

3) De même, toujours dans l’optique de rejeter la faute sur les autres, et de masquer la véritable nature de cette alliance tacite, on entend souvent dire que les professeurs seraient des conservateurs.

Là encore, j’ose dire que c’est totalement faux. Il nous faut arrêter de nous défausser sur les enseignants, et vous verrez d’ailleurs que c’est pourquoi nous les plaçons au centre des nos préoccupations et de la révolution que nous proposons pour 2012 dans l’Education nationale.

En fait, les enseignants ne font aujourd’hui qu’appliquer trop docilement les réformes stupides dont je vous parlais,

et ils tentent d’ailleurs bien souvent d’en limiter les dégâts comme ils le peuvent.

De plus en plus ils se font taper sur les doigts par des inspecteurs de l’Education nationale leurs reprochant d’en demander un peu trop aux élèves. C’est dire !

4) Une autre idée reçue que je veux abattre aujourd’hui : le redoublement devrait être supprimé, car il est néfaste.

En vérité, le redoublement a déjà quasiment disparu, et c’est précisément ce qui est néfaste.

Avec des passages en classe supérieure automatiques, c’est la valeur du diplôme et l’élève lui-même, qui sont au final dévalués.

5) Dans la même logique, le collège unique serait la garantie de l’égalité.

Ah le beau tabou que voilà : le collège unique, vecteur de réussite et de progrès social !

C’est bien sûr tout le contraire !

Arrêtons-nous un instant sur le sujet. Car c’est un sujet important.

Pour notre ministre Tartuffe de l’Education nationale « « le collège unique a été (je cite) un progrès extraordinaire ». Je vous jure, ce sont ses mots exacts.

Franchement entre-nous, à ce stade là ça ne peut plus être de l’incompétence. C’est trop gros :

C’est à se demander s’il n’y a pas une volonté assumée de ruiner le modèle public de l’Education nationale, et c’est en tout cas - qu’ils le veuillent consciemment ou non - une garantie objective d’organiser une fuite vers l’école privée et vers le hors contrat, une fuite contrainte et forcée.

On savait déjà que le président de la République a libéralisé les jeux d’argent pour ses amis du Fouquet’s. Il faudrait donc regarder s’il n’a pas des amis chez Acadomia et Complétude…

Dans la même logique, on commence d’ailleurs gentiment mais sûrement à nous vendre « l’autonomie » comme la solution miracle. Mais l’autonomie, c’est la rupture brutale et définitive du pacte du républicain. C’est « toujours plus pour les plus favorisés », et toujours moins pour les autres.

Je le vois dans ma banlieue de l’Essonne, le collège reste malgré tout – encore - l’un des derniers creusets républicains. Malgré tous les problèmes. Et, grâce au travail admirable de véritables hussards de la République, il reste encore un peu d’espoir dans nos quartiers.

L’autonomie, cela serait - certes la garantie pour certains établissements de pouvoir sélectionner leurs élèves et tenir leurs classes - mais cela serait surtout une défaite idéologique en rase campagne, l’acceptation d’une Ecole à deux vitesses alors que nous avons pourtant les moyens humains et techniques de ne pas s’abandonner au terrible modèle américain, qui ne fera que favoriser encore plus la reproduction sociale et élargir encore plus le trou aujourd’hui béant des inégalités.

6) Les mêmes nous expliquent ensuite que le bac devrait se transformer en un « contrôle continu ».

C’est à mon avis une fausse bonne solution.

Je vais vous dire pourquoi : il suffit de dresser le bilan du Brevet - désormais accordé en grande partie par contrôle continu. On peut facilement constater l’ampleur de son discrédit : pas la peine d’un long discours.

En réalité, la multiplication des matières secondaires généreusement notées - associée à la surévaluation systématique des notes dans les matières principales - dope artificiellement les résultats, et pervertit les diplômes.

L’école, le collège, le lycée et l’université sont donc devenus des trompe-l’œil où – pour paraphraser Sophie Coignard une nouvelle fois « se joue la comédie de la réussite ».

7) Enfin, la dernière idée reçue à abattre aujourd’hui, c’est celle qui nous explique – bien entendu – que la prévention vaut mieux que la discipline.

Ah ! La prévention !

Vous l’imaginez facilement, je m’insurge contre cette assertion. L’école de la République c’est l’école du mérite – certes. Mais l’école,

ça se mérite aussi !

Il ne faut pas donner le pouvoir aux agitateurs de nuire aux élèves méritants.

Or, tout le monde sait que dans certains collèges les bons élèves font en sorte de ne pas obtenir de trop bonnes notes, craignant de devenir les souffre douleurs de petits caïds en herbe.

Dans les quartiers difficiles, l’envoi de ces bons élèves vers des internats d’excellence est à ce titre un scandaleux aveu d’échec du gouvernement. Car bien entendu, c’est de chaque établissement scolaire qu’il faut faire un "internat d’excellence" !

Commençons par multiplier le nombre de surveillants par trois, et nos élèves seront bien mieux surveillés… C’est d’ailleurs aussi l’une des raisons pour lesquelles je veux sortir de l’euro : retrouver notre liberté monétaire et pouvoir investir de nouveau dans l’avenir, dans l’Education nationale et le progrès social, plutôt que de laisser l’Etat se faire racketter par les banques privées et payer des intérêts de la dette plutôt que des professeurs dans nos lycées.

Je revendique en tout cas sur ce point par conséquent exactement l’inverse de ce que fait le gouvernement :

c’est aux petits caïds de quitter leur école et non aux bons élèves ! N’en déplaise à Monsieur Sarkozy, lui qui n’a nettoyé aux Kärcher que les effectifs de l’Education Nationale et des commissariats.

Alors oui j’ose le dire, l’Education nationale doit sérieusement envisager de déléguer les graves perturbateurs à des écoles à encadrement militaire.

Et je vais vous raconter une petite anecdote. Car que n’ai-je pas entendu lorsque j’ai décidé de faire nettoyer le tableau chaque soir aux élèves dans les classes de ma ville, et de leur faire mettre la chaise sur la table en partant !

Vous l’avez donc compris, toutes ces idées reçues sont autant de façon de brouiller les pistes, autant de mauvaises voies empruntées par l’Education nationale, au profit de toujours les mêmes et au détriment de toujours les mêmes.

LES SOLUTIONS – LES PROPOSITIONS POUR 2012

8) A ce stade de la convention, je pense que les coupables sont clairement démasqués, les raisons du fiasco clairement mises sur la table, et les principales idées reçues sur l’école complètement démontées.

Alors maintenant, que faire ?

Car une fois dénoncé ce pacte mortel pour notre pays, quelles solutions apporter pour sortir de ce piège ?

Et bien je souhaite conclure mon allocution par des propositions très concrètes, et de nature à redonner espoir aux français.

C’est ce que je ferai maintenant – succinctement, certes, mais avec force et détermination.

Proposer des solutions radicales et exiger leur mise en œuvre, c’est ce que nous devons porter ensemble comme projet commun.

A cet égard, la caisse de résonnance que vous m’offrez aujourd’hui par votre combat, par votre présence, je veux la mettre au service de l’intérêt général et des français – vous le savez - et donc de l’Education nationale.

La dernière convention que nous avions tenue dans ces murs portait sur le plein emploi. C’était salle Victor Hugo et là encore nous étions trop nombreux pour la salle. C’est là que nous avions été les premiers – je dis bien les premiers, souvenez-vous - à évoquer une sortie de l’euro. Et vous le savez, cette proposition a ensuite donné lieu à un débat d’ampleur nationale. En aparté, j’attends d’ailleurs toujours que le président de la République accepte de débattre avec moi, lui qui semble faire de la défense de l’euro une véritable question identitaire, bien plus qu’une simple question d’efficacité économique. Lui qui semble prêt à sacrifier nos emplois et l’idée européenne sur l’autel d’une monnaie de banquiers.

Face au fiasco de l’Ecole, face à tant de vies brisées, tant de carrières compromises et de souffrance engendrées, face à un tel gâchis humain (car il faut aller voir dans les banlieues le gâchis humain, j’invite les technocrates de la rue de Grenelle à venir dans mes quartiers) – et finalement face à un tel coût pour la société (RMI, exclusion sociale, perte de compétitivité du pays) – il faut réagir, enfin réagir, réagir vraiment.

Faire de l’Ecole publique la priorité des priorités. D’ailleurs Danton n’a-t-il pas prononcé le 13 août 1793 à la tribune de la Convention une formule restée célèbre, en expliquant que l’éducation était « après le pain, le premier besoin d’un peuple ».

« Après le pain, le premier besoin d’un peuple » : c’est-à-dire, en pratique, le premier besoin de tout peuple vivant. Le tout premier.

C’est l’éducation.

C’est dire l’ampleur de la tâche qui s’ouvre à nous.

Et là encore, comme dans les autres domaines, face à l’ampleur de cette tâche, nous devons nous faire confiance, arrêter de nous lamenter et trouver en nous-mêmes les ressources pour redresser la barre.

Et nous nous appuierons donc pour cela – une fois n’est pas coutume - sur la communauté nationale, sur la nation,

pour mener à bien ces réformes, s’il le faut par référendum.

Car la nation, c’est le cadre démocratique.

En fait, et en deux mots, l’école doit redevenir une véritable "institution nationale".

Car il n’y a pas de République sans une Ecole publique forte et fière.

C’est-à-dire sans mêler les futur citoyens d’une même nation, sans les nourrir de talents, de savoirs, de science, de culture. En un mot, d’humanité.

Car s’il n’y a plus de nation à l’école, ne nous étonnons pas des affrontements, du rejet et des haines qui meurtrissent nos banlieues.

Nous ne étonnons pas de la disparation du sentiment d’appartenance.

Ne nous étonnons pas de voir l’ascenseur républicain en panne.

En fait, aujourd’hui, le sanctuaire de l’égalité républicaine qu’était l’école autrefois, est devenu le principal lieu d’injustice sociale pour les enfants.

D’ailleurs avez-vous remarqué que ces derniers construisent désormais leur personnalité par le biais de la possession matérielle ? Je veux parler notamment des vêtements de marques.

Or, nous voulons rétablir dans les classes une discipline exigeante et émancipatrice.

C’est pourquoi je proposerai aux établissements qui le souhaitent le retour à l’uniforme pour symboliquement favoriser l’intérêt général face à l’intérêt individuel,

et favoriser l’intégration des plus modestes.

Comme je le lisais dans une tribune de la revue républicaine, « qu’importe les difficultés pratiques, la force symbolique d’une telle mesure marquera les esprits. La République dans son idéal veut que les enfants ne soient pas discriminés par la classe sociale à laquelle ils appartiennent.

Nos valeurs républicaines nous obligent à réduire le terrible sentiment d’injustice sociale qui existe dans les cours d’écoles, et a fortiori quand il est basé sur la fortune. »

9) Dans cette même logique, je veux que chaque enfant quel que soit son milieu ait la chance de pouvoir connaître un jour une relation maître - l’élève où la transmission des savoir, l’accès à la connaissance ouvre l’esprit à l’intelligence.

Mais pour cela, le maître doit être respecté et l’élève encouragé.

C’est pourquoi je veux rétablir l’aura et l’autorité du maître sur sa classe. Ses décisions doivent être souveraines, et soutenues par sa hiérarchie face aux familles.

Là sera la vraie révolution !

Cela implique concrètement deux actions :

  D’abord une revalorisation du salaire des enseignants.

Je veux augmenter de 30% la présence des enseignants (volontaires) à l’école, et augmenter ainsi de 30% leurs salaires.

Les enseignants doivent retrouver leur statut d’avant mai 68, ils doivent être respectés et considérés, et le salaire est un élément déterminant de leur statut.

Il est évident que le collégien ne doit pas gagner plus d’argent en quelques « deals » de « shit » que le professeur, ou plus d’argent de poche que lui dans les beaux quartiers.

Le salaire est donc un élément central du nouveau contrat que nous proposons.

Nous donnerons aux professeurs et aux instituteurs qui le souhaitent la possibilité de travailler plus. Et je vais vous dire pourquoi ça fonctionnera : tout simplement car ils le font déjà !

Je suis en effet très agréablement surpris par la prise de conscience et le réveil du corps enseignant, qui a souvent été manipulé et qui a compris aujourd’hui – du moins je le crois - qu’ils avaient été les idiots utiles d’un système qui ne leur a rien apporté de bon.

Raconter ici ce que vous disent ceux que vous rencontrez sur le terrain.

 il faudra également mettre fin aux conseils de discipline et à la fameuse circulaire Jack Lang.

Là encore, il s’agit tout simplement de replacer le maître au centre du dispositif.

Aujourd’hui, un enseignant a perdu tout pouvoir de direction sur sa classe. S’il veut sanctionner un élève, il ne le peut pas ! Il est contraint de passer par un conseil de discipline où il se retrouve minoritaire, battu par l’administration et même les parents d’élèves !

Et cas exceptionnel, si le conseil de discipline prononce une mesure forte - par exemple d’exclusion - alors c’est carrément l’Académie qui appelle directement pour demander au proviseur de garder l’élève récalcitrant car sinon, « que va-t-il faire » ?

Je l’ai vécu dans ma ville. On croit rêver.

10) Egalement, je veux rendre au bac ses lettres de noblesse en réduisant les coefficients des matières véritablement exotiques, et en imposant des notes éliminatoires aux épreuves majeures de la filière choisie.

Je veux également rendre au brevet sa valeur initiale.

Pour mémoire, un élève en fin troisième de 1976 sortait du collège avec, dans sa besace éducative, 2800 heures de Français depuis le cours préparatoire.

En 2004, il en avait eu 800 de moins - soit deux ans et demi de cours de moins !

Je dis bien deux ans et demi de cours en moins. C’est juste inadmissible.

C’est pourquoi je veux rétablir les 16 heures hebdomadaires d’apprentissage du français qui existaient en 1969 (à la place des 9 heures d’aujourd’hui).

11) Il faudra bien aussi je le concède s’attaquer aux programmes. Nous n’en ferons malheureusement pas l’économie.

Je passe sur l’européisme des programmes qui nous racontent une histoire fantasmée, cheval de Troie de la mondialisation inhumaine, et les agendas scolaire de la Commission européenne qui signalent toutes les fêtes religieuses sauf Noël… Soit c’est volontaire et c’est d’une violence inouïe. Soit c’est involontaire, et c’est-à-dire qu’ils ont tous oublié Noël parmi les fêtes à signaler dans l’année. Je n’arrive toujours pas à savoir ce qui est plus inquiétant.

Autre absurdité : aujourd’hui, les programmes n’ont plus rien de chronologique. Il est vrai qu’on empêche ainsi de comprendre le déroulé de la construction d’une nation, tuant dans l’œuf toute passion pour la patrie, pour le destin collectif. Et que l’on peut mieux vanter les vertus de loi du marché.

Les manuels, eux, deviennent comme CLOSER ou VOICI : beaucoup de photos vides de sens, et … peu de textes !

Je pourrais citer également la suppression de l’histoire-géo en Terminale S… Sans compter le contenu lui-même des cours d’histoire-géo pour ceux qui auraient encore la chance de recevoir cet enseignement quelque part !

Sans parler enfin de toutes ces défaites qu’on nous ressasse et de toute cette repentance qu’on nous rabâche à longueur de pages et de programmes.

Il faudra donc tout revisiter !

12) Je veux aussi que le redoublement devienne la règle dés lors que le conseil de classe constate que le niveau est insuffisant.

Le redoublement doit être à la fois une sanction méritée, et également une deuxième chance offerte à l’élève.

Je recherche le même objectif en proposant un soutien personnalisé pour les élèves en difficulté en cours d’année.

13) Je veux qu’on révoque les proviseurs qui ne font pas régner l’ordre et la sérénité dans leur établissement.

Ils devront notamment respecter une charte nationale de sanctions minimales, parce que l’école doit redevenir impérativement sereine pour les enseignants et les élèves.

14) Enfin, et ce n’est pas rien, je veux rompre avec le collège unique pour que chaque élève puisse précocement cultiver ses points forts dans une spécialité choisie, au lieu de pratiquer l’acharnement thérapeutique dans une filière générale.

A la fin de la 5ème, je propose un certificat validant l’acquisition des savoirs fondamentaux.

Ensuite, les élèves pourront choisir des voies diversifiées en fonction de leurs centres d’intérêts.

 

 

CONCLUSION

15) En conclusion, nous devons donc pour mettre en œuvre cette révolution véritablement nettoyer l’administration du ministère de l’idéologie qui détruit de l’intérieur ce que l’on a maladroitement nommé le « mammouth ».

Car les professeurs - vous l’avez compris - sont comme les élèves et les parents d’élèves, les victimes d’une idéologie contre-productive.

D’ailleurs, quand on nous parle de 16 000 postes en moins dans l’Education nationale, combien de postes en moins dans la haute administration du ministère ? Je pose la question. Zéro, bien sûr.

Alors oui, une fois ces apparatchiks en « grandes vacances », nous pourrons revenir à des programmes scolaires sérieux, et à une pédagogie qui privilégie le savoir.

Nous reviendrons aussi à une meilleure formation des maîtres et des professeurs. Une vraie formation. Il y aurait d’ailleurs beaucoup à dire sur le sujet mais le temps me manque : quant on pense qu’il a fallu réquisitionner un haut fonctionnaire du ministère de l’Education afin qu’il se plie à l’ordre qui lui avait été transmis de donner des directives sur la dictée…

Je ne regrette donc pas, vous l’avez compris, l’emploi du terme : « nettoyer ».

Et c’est aussi pourquoi, symboliquement, nous rebaptiserons l’Education nationale en « INSTRUCTION publique ». Le ministère de la rue de Grenelle deviendra donc le ministère de l’Instruction publique.

Car les professeurs et les instituteurs ne sont PAS des éducateurs.

Ils ont au contraire pour mission d’instruire, et nous remettrons un nom sur cette noble tâche.

On dit parfois que l’éducation est « ce qui manque à l’ignorant pour reconnaître qu’il ne sait rien ».

C’est donc bien d’éducation dont ont manqué les ministres qui se sont succédés rue de Grenelle depuis 25 ans, car ils ne semblent toujours pas avoir conscience des dégâts profonds qu’ils ont causé à notre pays,

eux qui font sembler d’ignorer les conséquences désastreuses de problèmes dont ils chérissent tant les causes.

Alors je ne sais pas si c’est un véritable « pacte » tacite qu’ont passé quelques oligarques ultra libéraux avec les pédagogistes bobos soixante-huitards, mais ce que je sais en tout cas, c’est que nous avons pour mission, jusqu’en 2012, d’expliquer partout et tout le temps combien l’école républicaine est la base de la République,

combien nous devons faire porter tous nos efforts sur l’Education nationale,

pour l’avenir de nos enfants, mais plus largement encore, pour le salut de notre modèle de société.

En pratique, sauver les élèves et les enseignants du naufrage n’est donc pas si difficile.

C’est juste une question de reprise en main de la rue de Grenelle et de son idéologie diabolique.

En fait, c’est finalement une simple question de volonté politique.

A nous désormais de prendre le pouvoir pour remettre le bon sens à l’ordre du jour de l’Education nationale.

Vive l’Instruction publique, vive la République et vive la France !

Nicolas Dupont-Aignan

Député de l’Essonne, président de Debout la République

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Natural News, Jeffrey M. Smith, 28 janvier 2011

 

      Cet article révèle l'impact dévastateur sans précédent de l'herbicide Roundup de Monsanto sur la santé des sols, les plantes, les animaux et la population humaine.

     Au-dessus de ce désastre absolu, trône le ministère de l’Agriculture de Zunie (USDA). Il souhaite à présent homologuer la luzerne Roundup Ready, ce qui ne fera qu'aggraver le cataclysme.

 

      L'automne dernier, passant devant un champ de soja en visitant la parcelle de démonstration de maïs d’un négociant semencier de l'Iowa, le Dr Don Huber a remarqué une ligne de démarcation marquée, avec à droite du soja gravement malade en train de jaunir et à gauche des plants verts sains (photo ci-dessous).

 

      La partie jaunie souffre du syndrome de mort subite, une grave maladie végétale qui, en ravageant le Midwest en 2009 et 2010, a entraîné une baisse des rendements et bénéfices. Quelque chose a rendu cette partie de soja très sensible, et Don a une idée précise de ce dont il s’agit.

 

      Ayant pratiqué 35 ans la phytopathologie à l'université Purdue, Don Huber connaît beaucoup de choses sur ce qui jaunit les plantes vertes et les fait mourir prématurément. Il a demandé au semencier pourquoi le syndrome de mort subite était si grave dans une partie du champ et pas dans l'autre : « Avez-vous l'année dernière planté là quelque chose que vous n'eussiez pas planté dans le reste du champ ? » Effectivement, précisément là où le syndrome a sévit, le semencier avait fait pousser de la luzerne qu'il avait ensuite détruite en fin de la saison en pulvérisant un herbicide à base de glyphosate (comme le Roundup). D'autre part, dans la partie saine du champ, il avait planté du maïs sucré, et ne l'avait pas traité au glyphosate.

 

      C’était encore un fait nouveau confirmant que le Roundup déclenche le syndrome de mort subite des plantes. La preuve est encore plus évidente dans de nombreux autres champs. La maladie a été plus sévère à l'extrémité des rangées où l'applicateur d'herbicide a fait demi-tour pour revenir dans le champ afin de faire un autre passage (photo ci-dessous). À cet endroit, un supplément de Roundup a été appliqué.

 


Le syndrome de mort subite est plus intense aux extrémités des rangées, là où la dose Roundup a été plus importante.
Photo par Amy Bandy.

 

      Don est un scientifique ; il a pris pour lui encore quelques photos afin de tirer des conclusions. Mais il a plus, beaucoup plus. Depuis plus de 20 ans, Don étudie l'ingrédient actif du Roundup, le glyphosate. Et il est capable citer l’une après l’autre les études qui écartent tout doute sur le fait que le glyphosate contribue non seulement à une énorme multiplication du syndrome de mort subite, mais aussi à l'éclosion de nombreuses autres maladies. (Voir la liste des lectures sélectionnée.)



Roundup : Le désastre agricole absolu

 

      Plus de 30% de la totalité des pulvérisations d’herbicides sont à base de glyphosate, le best-seller mondial des désherbants. Breveté par Monsanto, il est incorporé dans son herbicide de marque Roundup, devenu plus populaire à partir de 1996, après que la compagnie a présenté ses cultures « Roundup Ready. » Dans ces plantes génétiquement monstrueuses [1], qui incluent désormais le soja, maïs, coton, colza et betterave à sucre, a été inséré du matériel génétique de virus et de bactéries, qui permet aux plantes de résister à des applications normalement mortelles de Roundup.

 

      (Les agriculteurs qui achètent les semences Monsanto Roundup Ready sont incités à utiliser aussi du glyphosate de sa marque Roundup. Par exemple, cette compagnie ne fournit que des garanties sur ses marques d’herbicide approuvées et offre des rabais à travers son programme de « récompenses Roundup. » Elle a de cette manière étendu son emprise sur le marché du glyphosate, même après l’expiration de son brevet en 2000.)

 

      L'herbicide ne détruit pas les plantes directement. Il crée plutôt les conditions exceptionnelles d’un désastre absolu, qui emballent des germes phytopathogènes dans le sol et anéantissent en même temps les défenses des plantes contre les maladies. Les mécanismes sont bien documentés, mais rarement cités.

 

      Le glyphosate s’accroche aux molécules vitales de nutriments et les neutralise. Appelé chélation, ce processus était en fait la propriété originale pour laquelle le glyphosate a été breveté en 1964. Ce n’est que 10 ans plus tard qu'il a été breveté comme herbicide. Appliqué sur les cultures, il les prive des minéraux vitaux nécessaires à la salubrité de leurs fonctions, en leur ôtant principalement la capacité de résister à de graves maladies du sol. L'importance des minéraux dans la protection contre la maladie est bien établie. En fait, la disponibilité des minéraux est l’unique très importante mesure utilisée par plusieurs sélectionneurs semenciers célèbres pour identifier les variétés résistantes aux maladies.

 

      Le glyphosate détruit les organismes utiles du sol, comme les Pseudomonas et les bactéries Bacillus qui vivent autour des racines. Puisqu’ils facilitent l'absorption des nutriments et font disparaître les organismes pathogènes, leur mort intempestive signifie que la plante sera affaiblie et les agents pathogènes renforcés.

 

      L'herbicide est capable d’interférer dans la photosynthèse, d’abaisser l’efficacité de l'utilisation de l’eau, de réduire la lignine, d’endommager et de raccourcir les racines, de causer d’importante libération de sucres des plantes, et de modifier le pH du sol, ce qui peut affecter négativement la santé des cultures.

 

      Le glyphosate est lui-même peu toxiques pour les plantes. Se décomposant lentement dans le sol, il forme un autre produit chimique également toxique, appelé AMPA (acide aminométhyl). Mais, même combinés, les effets toxiques du glyphosate et de l'AMPA ne sont pas suffisants à eux seuls pour tuer les plantes. Il a été démontré de nombreuses fois depuis 1984 que, si le glyphosate est appliqué dans un sol stérile, la plante pourra être légèrement rabougrie, mais non tuée (photo ci-dessous).

 


A : glyphosate dans un sol stérile, la plante arrête simplement sa croissance. B : dans un sol normal les agents pathogènes tuent la plante. C : la plante témoin montre une croissance normale.

 

      Les véritables assassins des plantes, selon les scientifiques spécialistes en mauvaises herbes de Purdue et d’ailleurs, sont les organismes pathogènes présents dans presque tous les sols. Le glyphosate les favorise considérablement et, à leur tour, ils provoquent des infections mortelles dans les cultures affaiblies.

 

      « C'est le mode de l'action herbicide du glyphosate, » assure Don. « Il augmente la sensibilité à la maladie, réprime la lutte naturelle contre les parasites, par exemple, en faisant disparaître les organismes bénéfiques et favorise en même temps la virulence des agents pathogènes du sol. » En fait, souligne-t-il, « Si vous appliquez certaines fongicides sur des mauvaises herbes, ils annulent l'action herbicide du glyphosate ! »

 

      En affaiblissant les plantes et favorisant la maladie, le glyphosate ouvre la voie à bien des problèmes dans le champ. Selon Don, « Plus de 40 maladies de plantes cultivées sont signalées augmenter avec l'utilisation du glyphosate et, tandis que les gens discernent le lien entre glyphosate et maladie, ce nombre ne cesse de grandir. »



Le Roundup favorise les toxines humaines et animales

 

      Certaines moisissures favorisées par le glyphosate produisent des toxines dangereuses qui peuvent se retrouver dans l'alimentation humaine et animale. Le syndrome de mort subite, par exemple, est dû à la moisissure Fusarium. Robert Kremer, scientifique de l’USDA, a trouvé une augmentation de 500% des infections de Fusarium dans les racines du soja Roundup Ready au moment où le glyphosate est appliqué (photos et graphique ci-dessus). Maïs, blé, et beaucoup d'autres plantes peuvent aussi souffrir de graves maladies à base de Fusarium.

 

      Mais l’agressivité du Fusarium ne se limite pas aux plantes. Selon un rapport de la FAO, les toxines de Fusarium sur différents types de cultures vivrières ont été associées à des flambées de maladies dans toute l'histoire. Elles ont « été liées à l'épidémie de peste » du Moyen Age en Europe, à une « toxicose humaine de grande ampleur en Europe de l'Est, » au cancer de l'œsophage dans le sud de l'Afrique et certaines parties de la Chine, à des maladies articulaires en Asie et Afrique australe, et à un désordre sanguin en Russie. Il a aussi été montré que les toxines de Fusarium provoquent des maladies animales et induisent la stérilité.



L’usage du Roundup déchaîne les maladies végétales

 

      En 1996, présentant ses cultures Roundup Ready, Monsanto affirma avec assurance que leur fruit serait moins de recours aux herbicides. Cela fut légèrement le cas pendant trois ans, mais il augmenta considérablement les 10 années suivantes. La quantité totale d'herbicides utilisée en Zunie a bondi de pas moins de 383 millions de livres (173.726 tonnes) dans les 13 ans qui suivirent l’introduction des OGM dans la nature. La part d’herbicide la plus grande est du Roundup.

 

      Au fil du temps, de nombreuses sortes de mauvaises herbes qui tombaient autrefois raides mortes avec à peine une petite dose de Roundup, exigent désormais des applications de plus en plus lourdes. Certaines sont quasiment indestructibles. En réalité, ces super-mauvaises herbes ne sont pas résistantes au glyphosate lui-même, mais aux agents pathogènes du sol qui normalement font un massacre dans les champs pulvérisés de Roundup.

 

      Avoir des centaines de milliers d'hectares infestés de mauvaises herbes résistantes aux maladies et aux herbicides fut dévastateur pour de nombreux agriculteurs zuniens, dont la première réaction fut de déverser de plus en plus de Roundup. Son usage est désormais en train de se précipiter. Près de la moitié du formidable accroissement de l’usage des herbicides sur 13 ans, s’est fait juste dans les 2 dernières années. Cela a de graves conséquences.

 

      Comme les agriculteurs zuniens arrosent abondamment de Roundup plus de 135 millions d'acres (54 millions d’hectares) de cultures Roundup Ready, une explosion sans précédent des maladies végétales sévit dans les terres de cultures les plus fertiles d'Amérique. Don cite une longue liste de maladies, gérées et contrôlées autrefois efficacement, mais qui créent désormais de graves problèmes. (On trouve dans la liste : syndrome de mort subite ; pourriture des racines de soja due au Corynespora ; chlorose bigarrée des agrumes ; pourriture sèche du coton ; verticilliose de la pomme de terre ; piétin-échaudage des racines, du faîte, et dépérissement de la tige des céréales ; Fusarium des racines et pourriture du faîte ; dépérissement bactérien de l'épi ; pourriture racinaire du Pythium et fonte des semis... et beaucoup d’autres.)

 

      Au Brésil, la nouvelle « maladie du soja fou » fait des ravages sur d’immenses étendues plantées de soja. Bien que les scientifiques n'aient pas encore déterminé la cause, Don relève que les divers symptômes ressemblent à une maladie du riz (maladie de Bakanie) causée par le Fusarium.



Le maïs meurt immature

 

      Ces dernières années, dans le Midwest, des plants et des champs entiers de maïs sont morts prématurément de diverses maladies. Les agriculteurs chevronnés et les observateurs disent n’avoir jamais vu chose pareille.

 

      Selon Bob Streit, un agronome de l'Iowa, « Il y a dix ans, les plants de maïs restaient verts et en bonne santé en septembre. Mais ces trois dernières années, à chaque saison, des maladies ont jauni puis bruni les plants environ 8 à 10 jours plus tôt. En 2010, le jaunissement a commencé autour du 7 juillet et les pertes de rendement ont été dévastatrices pour de nombreux producteurs. »

 

      Bob et d’autres experts en cultures croient que le recours accru au glyphosate est la première cause de cette tendance délétère. Le rendement du maïs a été déjà réduit de façon significative. « Si le maïs meurt beaucoup plus tôt, » dit Bob, « cela peut réduire la récolte de maïs en Zunie, et menacer la chaîne alimentaire dont il est la base. »



Une question d’insectes

 

      En plus de favoriser les maladies végétales, ce qui est bien établi, il se pourrait aussi que la pulvérisation de Roundup serve les insectes. Cela, parce que de nombreux insectes recherchent les plantes malades. Les scientifiques remarquent que les plantes saines produisent des nutriments sous une forme que beaucoup d'insectes sont incapables d’assimiler. Ainsi, dans le monde entier, des agriculteurs signalent moins de problèmes d'insectes dans les cultures de haute qualité, riches en éléments nutritifs. D’autre part, les plantes plus faibles suscitent des collections variées d’insectes. Ceci suggère que les plantes ravagées par les maladies favorisées par le glyphosate peuvent aussi attirer davantage d'insectes, qui à leur tour augmenteront l'usage des pesticides toxiques. Une étude plus poussée est nécessaire pour confirmer cette hypothèse. [2]



Le Roundup persiste dans l'environnement

 

      Vantant la biodégradabilité du Roundup, Monsanto affirme qu'il se décompose rapidement dans le sol. Or, des tribunaux de Zunie et d'Europe pas d'accords ont reconnu la compagnie coupable de publicité mensongère. En fait, les propres données de test de Monsanto ont révélé que seulement 2% du produit se dégrade après 28 jours. [3]

 

      La durée de dégradation du glyphosate varie en semaines, mois ou années. Sa variabilité est due à des facteurs du sol, notamment au pH, à l'argile, aux types de minéraux, aux résidus de cultures Roundup Ready, et à la présence d’enzymes spécialisées nécessaires pour briser la molécule herbicide. Dans certaines conditions, le glyphosate peut s'attacher à des éléments nutritifs du sol et rester stable pendant de longues périodes. Une étude a montré qu'il faut compter jusqu'à 22 ans pour que le glyphosate se dégrader seulement de la moitié de son volume ! Voilà pour la fiabilité des affirmations de Monsanto.

 

      Le glyphosate peut attaquer d'en haut et d’en bas. Il peut dériver dans les fermes voisines et y faire des ravages. Et il peut même être libéré par les mauvaises herbes détruites, voyager dans le sol, et être absorbé ensuite par des cultures saines.

 

      La quantité de glyphosate nécessaire pour créer des dommages est minuscule. Des scientifiques européens ont montré que moins d'une demi-once (14,18 grammes) par acre (0,4 hectare) inhibe la capacité des plantes à absorber et véhiculer les micronutriments essentiels (voir tableau).

 

      Il en résulte que de plus en plus d’agriculteurs découvrent que les cultures plantées dans les années après les applications de Roundup souffrent d’un affaiblissement des défenses et d’une poussée des maladies transmises par le sol. La situation empire pour de nombreuses raisons.

 

      La concentration de glyphosate dans le sol augmente saison après saison à la suite de chaque application. Le glyphosate peut aussi s'accumuler pendant 6 à 8 ans dans les plantes vivaces comme la luzerne, qui en seront encore aspergées.

 

      Dans le sol, les résidus de glyphosate liés et immobilisés peuvent être réactivés par l'application d'engrais phosphatés ou par d'autres méthodes. Dans l'Ouest et le Midwest, les producteurs de pommes de terre, par exemple, ont subi de lourdes pertes à cause de la réactivation du glyphosate.

 

      Le glyphosate peut se propager accidentellement dans les terres agricoles du fait des pulvérisations entraînées par le vent, par l'eau contaminée et même par le fumier de poulets !

 

      Imaginez le choc des agriculteurs qui répandent du fumier de poulets dans leurs champs pour y ajouter des éléments nutritifs, mais découvrent à la place, qu’en s’attachant aux éléments nutritifs du sol, le glyphosate présent dans le fumier favorise des maladies végétales et tue les mauvaises herbes ou les cultures. Des résultats de tests du fumier montrent d’énormes concentrations de glyphosate et AMPA, entre 0,36 et 0,75 parties par million (ppm). Le taux normal d'herbicide à base de glyphosate est d'environ 0,5 ppm par acre [l’acre anglaise fait 0,4 hectare, ndt].

 

      Le fumier des autres animaux peut aussi libérer de l'herbicide, car le bétail absorbe de grandes quantités de glyphosate accumulées dans le maïs et le soja. S’il ne se trouve pas dans le fumier (ou le purin) du bétail, ça pourrait même être pire. Si le glyphosate n'est pas évacué par l'animal, s’accumulant à chaque repas, il finit dans notre steak et peut-être notre lait.

 

      Si nous ajoutons ce péril aux gros résidus de glyphosate dans notre régime alimentaire, dus au maïs et au soja, nous voilà avec un nouveau grave problème qui menace notre santé. Pour ne citer que quelques anomalies dues au glyphosate, il a été associé à la stérilité, à des troubles hormonaux, à de faibles et anormales numérations des spermatozoïdes, à des fausses couches, à la mort des cellules placentaires, à des malformations congénitales, et au cancer. (Voir la liste des effets sur la santé du glyphosate.)



La déperdition de nutriments

 

      Les éléments nutritifs que le glyphosate chélate et prend aux plantes sont aussi vitaux pour la santé humaine et animale. Cela concerne notamment le fer, zinc, cuivre, manganèse, magnésium, calcium, bore, et d'autres. Dans notre alimentation, toute carence de ces éléments, seul ou en association, est connue pour interférer avec les systèmes d'enzymes vitaux et provoquer une longue litanie de désordres et maladies.

 

      La maladie d'Alzheimer, par exemple, est associée à un manque de cuivre et magnésium. Don Huber fait remarquer que cette maladie a bondi de 9000% depuis 1990.

 

      Manganèse, zinc et cuivre sont également vitaux pour le bon fonctionnement du cycle superoxyde dismustase [inhibition des radicaux libres, ndt]. Essentiel pour enrayer les inflammations, c’est un élément important dans la détoxification des composés chimiques indésirables chez l’homme et l’animal.

 

      Le glyphosate induit des carences en minéraux pouvant facilement passer inaperçues, et qui ne sont donc pas traitées. Les taux de minéraux peuvent parfois être détectés adéquats, même en effectuant même des tests de laboratoire. Seulement, les tests ne détectent pas que le glyphosate a déjà rendu les minéraux inutilisables.

 

      Le glyphosate peut se lier à des minéraux pendant des années et des années, en les retirant pour l’essentiel de la réserve de nutriments disponibles pour les plantes, les animaux et les humains. Si nous comptons les plus de 135 millions de livres d’herbicides à base de glyphosate appliquées en Zunie en 2010 avec la totalité des applications des 30 dernières années, nous avons déjà éliminé de notre alimentation des millions de livres de nutriments.

 

      Cette perte est une chose que nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre. Même sans Roundup, nous souffrons déjà d'un manque progressif de nutriments. Par exemple, une étude britannique a constaté que, dans les mêmes aliments, les taux d’éléments nutritifs étaient en 1991 entre 16 et 76% inférieurs à ceux de 1940.



Maladies du bétail et carences minérales

 

      En Zunie, les cultures Roundup Ready prédominent dans l'alimentation du bétail. Soja et maïs sont les plus répandues : 93% du soja et près de 70% du maïs sont Roundup Ready. Les animaux sont aussi nourris de dérivés de trois autres cultures Roundup Ready : colza , betteraves à sucre et coton. La perte d’éléments nutritifs due au glyphosate peut donc être grave.

 

 

 

      C’est particulièrement vrai pour le manganèse (Mn), qui, non seulement est chélaté par le glyphosate, mais est aussi réduit dans les plantes Roundup Ready (voir photo). Un vétérinaire a trouvé un faible tau de manganèse dans le foie de tous les animaux qu’il a contrôlés. Un autre vétérinaire a envoyé le foie d'un veau mort-né pour analyse. Le rapport du laboratoire a déclaré : Niveau de manganèse indétectable, en dépit du fait que ce minéral était en concentration suffisante dans sa région. Quand ce vétérinaire a commencé à rajouter du manganèse à l'alimentation d'un troupeau, l’incroyable taux de 20% de maladies est devenu insignifiant (?%).

 

      Les vétérinaires qui ont commencé à exercer après l’introduction des OGM en 1996 peuvent s’attendre à découvrir communément de nombreux troubles chroniques ou aigus chez les animaux. Mais plusieurs anciens vétérinaires surchargés déclarent que les animaux attrapent beaucoup plus malade depuis l’arrivée des OGM. Et en passant des OGM à nourriture naturelle, l'amélioration de la santé du bétail est spectaculaire. Malheureusement, personne ne suit cela ni ne recherche l’impact de la consommation du lait et de la viande d'animaux nourris d’OGM.



La luzerne infernale que vous proposent Monsanto et l'USDA

 

      Pendant que nous continuons à asperger nos sillons de Roundup, le désastre absolu se déploie de plus en plus. Don pose la question qui tue : « Combien de centaines de millions de livres de glyphosate aspergées sur nos terres agricoles les plus fertiles ces 30 dernières années sont toujours là prêtes à endommager les futures cultures par leurs effets sur la disponibilité des nutriments, l'augmentation des maladies ou la réduction des éléments nutritifs dans l’alimentation humaine et animale ? »

 

      Au lieu de prendre des mesures urgentes pour protéger notre terre et la nourriture, l'USDA dresse juste des plans pour aggraver les choses. En décembre, elle rendra publique sa Déclaration d’impact environnemental sur la luzerne Roundup Ready, que Monsanto espère réintroduire sur le marché.

 

      Cultivée sur 22 millions d'acres (308.000 kilomètres carrés), la luzerne est la quatrième plus grande culture en Zunie. Elle sert surtout en tant que source de protéines élevée pour nourrir les bovins laitiers et les autres ruminants. À l'heure actuelle, les mauvaises herbes ne sont pas un gros problème pour la luzerne. À peine 7% des surfaces de luzerne sont déjà pulvérisées avec un herbicide de quelque nature. Mais, si la luzerne Roundup Ready est homologuée, l'usage d'herbicides passera à une échelle sans précédent, et l'herbicide choisi sera naturellement le Roundup.

 

      Même sans application de glyphosate, la qualité nutritionnelle de la luzerne Roundup Ready sera moindre, car, de par leur nature, les cultures Roundup Ready sont réduites en minéraux. Quand du glyphosate est appliqué, la qualité nutritive se dégrade encore plus (voir tableau).

 

 

 

      Il est quasi-certain que le Roundup augmentera les maladies transmises par le sol dans les champs de luzerne. En fait, la luzerne pourrait être plus perturbée que d'autres cultures Roundup Ready. En tant que plante vivace, elle est capable d'accumuler le Roundup année après année. C'est une plante à racines profondes, et le glyphosate épuise le sous-sol. Et « le Fusarium est un agent pathogène très graves de la luzerne, » explique Don. « C'est aussi le cas du Phytophthora et du Pythium, » qui sont les deux favorisés par le glyphosate. « Pourquoi envisagerions-nous de mettre en péril la productivité et la qualité nutritive de la troisième culture la plus précieuse de Zunie ? » demande-t-il désappointé, « d'autant plus que nous n'avons aucun moyen d'éliminer le gène quand qu'il se sera propagé dans le groupe de gènes de la luzerne. »

 

      Il se propage déjà. Monsanto a commercialisé la luzerne Roundup Ready pendant un an, jusqu'à ce qu'un tribunal fédéral déclare son homologation illégale en 2007. Il a exigé que l'USDA produise une étude d'impact environnemental afin d’évaluer les dommages environnementaux possibles. Mais, même retirée du marché, la luzerne Roundup Ready qui a déjà été plantée a contaminé les variétés naturelles. En 2009, Cal/West Seeds, par exemple, a découvert que plus de 12% de ses lots de semences étaient testées positives à la contamination, en hausse de 3% par rapport à 2008.

 

      Dans leur étude d'impact environnemental, ils reconnaissent à l’USDA que la luzerne génétiquement monstrueuse peut contaminer la luzerne naturelle, et qu’il est possible que cela crée des difficultés économiques. Ils envisagent même l'initiative sans précédent d'imposer des restrictions sur les champs de luzerne Roundup Ready, en exigeant des distances d'isolement. L'expérience montre que cela ralentira sans arrêter la contamination des OGM. En outre, des études confirment que les gènes passent des cultures génétiquement monstrueuses dans le sol et les organismes qui l’habitent, et peuvent se propager dans les champignons par les coupures à la surface des plants d’OGM. Mais l'étude d'impact n’aborde pas adéquatement ces menaces et leurs conséquences.

 

      Au lieu de cela, l'USDA marche pour l’essentiel la main dans la main avec l'industrie biotechnologique et ferme les yeux sur les dommages importants déjà infligés par le Roundup. S'il décide d'homologuer la luzerne Monsanto, le ministère pourra au final être accusé d’une catastrophe de proportion dantesque. [4]



      Auteur international à succès et cinéaste, Jeffrey M. Smith est le directeur exécutif de l'Institute for Responsible Technology. Son premier livre, traduit en français, Semences de tromperies : Dénoncer les mensonges de l'industrie agrochimique et des autorités sur la sécurité des aliments génétiquement modifiés, est un best-seller mondial et nominé numéro 1 des livres sur les OGM.



Original : www.naturalnews.com/031138_Monsanto_Roundup.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard


Notes du traducteur

1) Si l’on se réfère à leur mode de fabrication décrit dans Semences de tromperies, au lieu de plantes génétiquement modifiées, elles devraient être appelées plantes survivantes au mitraillage de gènes étrangers. Mais, j’ai adopté définitivement l’expression plantes génétiquement monstrueuses du biologiste Christian Vélot. Dans cette conférence, Christian Vélot explique la confusion savamment entretenue dans le public par les savants de Marseille qui vantent l’utopie OGM à la radio et à la télévision. Élevés hors-sol et pensant être des machines, ces charlatans célèbres ne savent pas que Mère Nature s’optimise spontanément selon ses besoins. C’est pourquoi ils croient qu’elle a besoin de coups de pouce et se pensent capables d’améliorer les plantes à coup de 22 Long Rifle !

 

2) Une fonction des insectes est de rétablir l’ordre naturel en bouffant par exemple les végétaux non viables. Ce fait explique le problème des ravageurs dans la monstrueuse agriculture moderne, qui n’existe pas à cette échelle dans le bio ou le traditionnel ancien.
      En effet, depuis que des intermédiaires malins se sont accaparés le travail peu salissant et fatiguant du marché semencier, afin de maintenir en vie leur commerce fondamentalement inutile, ils ne vendent que des semences bricolées, dites hybrides (Kokopelli est un cas à part). Ces semences sont croisées de manière à produire des plantes diminuées, dotées de qualités amoindries, de moins de vitamines et nutriments, et surtout qui produisent des semences stériles, en principe. De ce fait, bien qu’on ne le raconte pas trop, les agriculteurs conventionnels cultivent des plantes de type terminator.
      Cette scandaleuse activité inutile de semencier, qu’il faudrait abolir d’urgence, ne semble guère préoccuper les dirigeants attentionnés du bétail qui les élit. Sans doute que, contre des pots-de-vin, ils favorisent ce trafic qui assure la malbouffe d’un public qu’ils vendent de surcroît au marché des dangereux remèdes et vaccins bidons.
      Je soupçonne sérieusement cette trahison des soi-disant élites car, incidemment, elle ressort d’une commentaire de l’ingénieur Marcel Violet, fait lors d’une conférence expliquant son travail pour le moins extraordinaire. En bref, ayant réussi a faire pousser des pommes de terre d’un semencier et à les faire se reproduire indéfiniment en les améliorant constamment jusqu’à leur donner des qualités nutritives jamais vues, il y a eu des interférences politiques suscitées par les craintes du semencier. Ce fait n’est qu’un tout petit incident évoqué dans la conférence. La découverte de Marcel Violet est un procédé qui donne à l’eau des qualités vivifiantes insoupçonnées, hormis peut-être par certains travaux de Wilhelm Reich. J’invite ceux qui ne connaissent pas son œuvre à prendre le temps d’écouter sa longue conférence. Elle leur ouvrira des horizons. Il existe aussi un livre : Le secret des patriarches.

 

3) Dans certaines grandes surfaces spécialisées bricolage, si vous demandez de l’herbicide, on vous propose toujours du Roundup en vous assurant que c’est biodégradable. Il m’est même arrivé un jour d’expliquer à un vendeur que Monsanto avait été condamnée parce que ce n’est pas vrai. Ce mensonge et la confusion persisteront dans le public tant que la condamnation ne sera pas convenablement divulguée par les grands médias.


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La flotille de la haine : où sont les donneurs de leçons ?

mardi 25 janvier 2011, par Mavi Marmara, par Commission Turkel, par Israël, par Juifs

Les médias si prompts à condamner l’Etat juif, plus précisément l’Etat des Juifs, se montrent d’un mutisme total quand ce dernier se voit disculpé dans l’affaire de la flottille pseudo humanitaire, allant soulager d’étranges réfugiés qui depuis plus de soixante années bénéficient d’une aide colossale se chiffrant à plusieurs milliards de dollars par an. Diffamez, diffamez, il en restera toujours quelque chose disait Francis Bacon dans son Essai, sur l’athéisme. Voilà qui est fait.

Etrange chose que de constater en tapant sur Google « Commission Turkel » que seuls des sites proches d’Israël reprennent l’information.

Les donneurs de leçons, ceux qui aboient si vite contre Israël dès qu’ils trouvent un prétexte à le faire, compris nos braves ONG, oublient leur grands principes moraux dont ils savent pourtant si hardiment se vêtir, quand il s’agit de clouer Israël et les Juifs au pilori.

« Indignez-vous » disait l’antisémite de service, quand il s’agit de condamner Israël. Pour le reste dormez tranquilles. Ce préambule après tant de paroles assassines, tant de haines libérées, tant d’hypocrisie criminelle, dont le seul but n’était certainement pas la défense des palestiniens que de délégitimer les juifs pour leur juste aspiration à avoir un petit état, unique pied à terre sur cette planète, paraissait indispensable.

 

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Le commission Turkel a examiné les rallyes provocateurs (organisations de flottille) qui ont eu lieu il y a sept mois en mer. La première partie de ce rapport a été publiée aujourd’hui Dimanche (23/01/2011) et traite principalement de la légalité du blocus sur la Bande de Gaza et le contrôle juridique de l’intervention de l’Armée israélienne face aux rallyes provocateurs en mer appelées flottilles. " Le Comité a salué les opérations de l’armée israélienne pendant l’événement et a déclaré que : "L’assaut était légal"

 

La commission Turkel a estimé que les soldats ont agi de manière professionnelle face à une extrême violence qui n’était pas prévue. Le Comité a examiné, et pendant toutes les sessions, les interventions des forces israéliennes, les témoignages des combattants qui sont intervenus, a analysé les rapports des médias, et déterminé sur la base des règles internationales qu’il s’est produit 127 incidents violents sur 133.

Conformément à la loi internationale sur l’usage de la force, la Commission Turkel a déterminé que les soldats ont agi de manière professionnelle face aux actes très violents non considérés à l’avance, comme par exemple la non utilisation d’armes létales remplacées par des armes non létales appropriées en réponse à ces violences.

 

Selon le juge Turkel, les opérations ont été menées par des commandants de très haut niveau sur la zone, y compris le commandant de la marine, Le Major général Eliezer Marom ce qui souligne l’importance du professionnalisme de Tsahal. " Cela a aidé à prendre les décisions adéquates et mettre en place des tactiques et lancer des escadrons face à 13 organisations internationales utilisées dans des événements comme celui-ci " a déclaré le juge Turkel.

"Le blocus n’a pas été imposé pour empêcher l’entrée de l’aide humanitaire"

La commission a étudié les preuves qui démontrent que le Gouvernement d’Israël a imposé le blocus sur la bande de Gaza uniquement pour des raisons sécuritaires afin d’empêcher l’entrée d’armes et d’argent a des fins terroristes qui sont de réelles menaces pour les citoyens d’Israël.

Le juge Turkel précise que le blocus naval n’a pas été imposé pour empêcher l’entrée d’aide humanitaire et indique qu’il y a un port de commerce sur les plages de Gaza.

Le Juge Turkel a estimé que "l’imposition du blocus a également été considéré comme légitime au vu de la stratégie Globale d’Israël (conflit entre Israël et le ’Hamas) qui consiste à ne pas fournir le ’Hamas et est conforme à la fin du contrôle effectif d’Israël sur la bande de Gaza, et ce depuis la fin du désengagement d’Israël de Gaza en 2005.

Le juge Turkel a souligné que le blocus sécuritaire était imposé contre l’infrastructure terroriste du ’Hamas.

Les restrictions ont été imposées pour limiter la capacité du ’Hamas et surtout celle de frapper Israël par des actes de terreur. Le blocus n’a pas été imposé pour limiter l’apport de fournitures humanitaires a soutenu le Juge Turkel, et a ajouté que le blocus est compatible avec le droit international.

La conclusion du comité est la suivante : "l’imposition du blocus est légale et conforme au droit international compte-tenu de la situation sécuritaire d’Israël"

Les militants de l’ IHH ont utilisé des armes à feu contre des soldats israéliens.

En ce qui concerne la flottille le juge Turkel précise que des efforts diplomatiques et politiques déployés pour faire cesser la préparation du rallye composé de six navires se sont avérés vains

L’organisation IHH, ne cache pas ses relations avec des organisations terroristes et est un soutien du ’Hamas

La Commission a noté que le navire (Mavi Marmara) a reçu plusieurs avertissements de la marine israélienne mais qu’il a ignoré ceux-ci et continué a avancer dans la zone de blocus.

Le Juge Turkel décrit comment les activistes se sont préparés a attaquer les soldats de Tsahal, préparant le navire en stockant des armes dans différents endroits de celui-ci.

La commission a noté que les "soldats ont été agressés par des activistes extrêmement violents, que la plupart d’entre eux portaient des masques à gaz. Trois soldats ont été violemment attaqués, leurs armes et équipements ont été saisis et jetés dans une cale où ils ont été battus et n’ont pas reçu par la suite des soins médicaux appropriés. Il est noté également que deux soldats ont été touchés par des balles réelles. Un soldat a été touché par une balle de 9 mm de diamètre et un autre a été poignardé au genou. La commission a souligné les membres de l’IHH ont utilisé des armes a feu contre les soldats de Tsahal"

Le juge Turkel précise que parmi les forces de Tsahal étaient présents 18 médecins, six ambulanciers et 60 soldats.

Certains passagers du Mavi Marmara se sont opposés à un traitement médical.

Selon le droit international un navire qui tente de forcer un blocus naval peut-être saisi et même dans les eaux internationales, cela reste légal.

Le comité A analysé la réponse apportée par les forces israéliennes face à la violence dirigée contre eux.

Les soldats ont utilisé des grenades assourdissantes et des armes non létales. Les soldats ont été briefés avant l’arrivée de la flottille pour éviter au maximum l’usage de la force

« La conception et la façon dont la mission a été organisée et son application n’a pas entraîné un usage illicite de la force en violation du droit international..

Le Chef d’état-major Ashkenazi : assume la responsabilité de l’action.

Ont témoigné devant la commission, entre autres, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ministre de la Défense Ehud Barak et le chef d’état-major le lieutenant-général Gabi Ashkenazi.

Il y a cinq mois, Le chef d’état-major Gabi Ashkenazi devant la commission a déclaré "En tant que commandant de l’armée, je suis responsable de toutes les opérations militaires. L’Action déployée sur le Mavi Marmara a été proportionnelle à la violence dirigée contre les soldats."

Le lieutenant-général Gabi Ashkenazi a également dit que « les combattants ont risqué leurs vies. Les soldats ont fait preuve de sang-froid, de courage et de moralité. "

 

Les quatre membres israéliens et les deux observateurs étrangers qui composent la commission Turkel se sont exprimés d’une seule voix. Ils ont affirmé à l’unanimité que les restrictions imposées dans le cadre du blocus israélien sur la bande de Gaza, ainsi que ses actions militaires liées au Mavi Marmara, étaient en conformité avec le droit international.

Selon les conclusions rendues, "le blocus maritime imposé sur la bande de Gaza - au vue de la situation sécuritaire et des efforts d’Israël pour se conformer à ses obligations humanitaires - a été effectué conformément aux règles du droit international.

Les opérations menées par l’Etat hébreu le 31 mai 2010 ont eu des conséquences regrettables. Néanmoins, l’utilisation limitée de la force et les mesures prévues, nous mènent à une conclusion : les opérations étaient conformes aux règles du droit international."

La commission chargée d’enquêter sur les incidents survenus à bord du Mavi Marmara, navire de la Flottille pour Gaza, qui tentait de forcer le blocus imposé par l’Etat hébreu, a publié dimanche son premier rapport. Ofer Lefler, porte-parole de la commission, explique que chaque rapport répond à des attentes précises, formulées par le gouvernement.

Fidèle à sa politique générale, Israël a refusé de permettre à quiconque d’autre que son armée, d’interroger les soldats de Tsahal.

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mardi 25 janvier 2011  | 20 Chevat 5771
Quand on a dix pas à faire, neuf font la moitié du chemin.Proverbe chinois




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"Le monde arabe a un problème avec la liberté"

vendredi 14 janvier 2011, par Le Monde Arabe A Un Problème Avec La Liberté

Après la série d’attentats en Irak et en Egypte contre des citoyens de confession chrétienne, le Manifeste des libertés tient à exprimer sa solidarité avec toutes les victimes des violences perpétrées par des groupes extrémistes religieusement fanatisés

Mais, au-delà de cette indispensable solidarité, il nous faut tenter de cerner les causes de cette violence qui, loin de s’atténuer, ne cesse de s’exacerber partout dans le monde arabe : en Irak, des groupes extrémistes musulmans terrorisent depuis des années les chrétiens ; en Egypte, la population de confession copte subit des discriminations de toutes sortes ; au Maghreb, les conversions au christianisme sont punies comme des délits. Partout, du Maroc à l’Arabie saoudite, l’intolérance est la règle, et la liberté de conscience inexistante. Et ne parlons pas d’autres pays musulmans non arabes comme le Pakistan, où le blasphème est puni de mort.

Certes, on peut se réfugier derrière le fait que les exactions auxquelles on assiste sont commises par des groupes fanatisés. L’explication serait trop courte. En effet, ce ne sont pas ces groupes qui ont instauré partout une discrimination d’Etat envers les minorités religieuses, dont les membres sont de fait considérés comme des dhimmi et non comme les citoyens d’un Etat moderne. Ce ne sont pas ces groupes qui ont fait de l’islam la religion de l’Etat et ont, de ce fait, introduit des degrés dans l’appartenance nationale. Ce ne sont pas ces groupes qui ont fait de l’islam l’instance ultime de légitimation dans le monde arabe. Non seulement ils ne sont pas à l’origine des discriminations, mais eux-mêmes ont pu se développer et acquérir l’audience qu’ils ont aujourd’hui en raison du contexte propice à l’intolérance instauré par les pouvoirs en place.

Il faut le répéter : depuis bien longtemps, le monde arabe a un problème avec la liberté, et une partie des musulmans un problème avec ceux qu’ils considèrent comme "les autres". Ces derniers ne sont acceptés que dans une posture d’infériorité et se voient dénier toute aspiration à l’égalité. Hélas, depuis des décennies, seuls quelques individus et quelques militants, trop souvent solitaires, ont défendu dans nos pays les principes de liberté absolue de conscience et d’égalité de tous, quels que soient, entre autres, la religion, le sexe, l’orientation sexuelle et la langue. Les élites politiques, imprégnées d’un "islamo-nationalisme" faisant de l’islam et de l’arabité des critères d’identité intransgressibles, et nombre d’intellectuels qui se sont rangés derrière elles ont brillé, depuis les indépendances, par leur silence devant tous les scandales : ils se sont tus devant toutes les dérives antisémites, devant les massacres de Kurdes dans l’Irak de Saddam Hussein, devant la politique d’extermination menée par le pouvoir soudanais au Darfour.

Il est trop facile actuellement d’afficher sa compassion vis-à-vis des victimes des derniers attentats anti-chrétiens en oubliant que ces violences ne sont pas des accidents et en les attribuant – c’est commode – à la main de l’étranger. Certes, du déni des droits des Palestiniens à l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis et aux destructions qui ont suivi, les citoyens des pays du monde arabe peuvent se sentir, à juste titre, victimes du cynisme des puissants. Mais le mal est plus profond, il vient de loin et s’inscrit dans l’histoire longue de la région. Il serait temps de le reconnaître.

Aujourd’hui, nous voyons avec inquiétude grandir arabophobie et islamophobie dans nombre de pays occidentaux. Mais leur dénonciation ne prend tout son sens que si, en même temps, dans les pays du monde arabe, des voix fortes s’élèvent contre les discriminations et violences que subissent chez eux leurs propres minorités. Le droit ne se divise pas, ni les principes. On ne peut réclamer aux autres l’égalité et la liberté tout en la refusant chez soi à ses propres "autres". Tant que les citoyens, les intellectuels, du monde arabe ne résoudront pas cette contradiction et ne se mobiliseront pas pour donner tout son sens à l’exigence de liberté de conscience, tant qu’ils ne reconnaîtront pas que l’égalité ne se divise pas, ils ne pourront se réclamer légitimement du droit pour eux-mêmes.

par Tewfik Allal

Association du Manifeste des libertés


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Les fuites bien ordonnées d’Al-Jazeera

mardi 25 janvier 2011, par Al Jazeera, par Palestiniens, par Mahmoud Abbas

Qui a intérêt aujourd’hui à faire passer les principaux dirigeants de l’Autorité palestinienne pour des traîtres prêts à tout céder à Israël ?

La chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera et le quotidien britannique The Guardian ont publié, le 23 janvier, plus de 1.600 documents confidentiels relatifs aux négociations israélo-palestiniennes au cours de la dernière décennie qu’ils qualifient de « plus importante fuite dans l’histoire du conflit ». La première vague de documents révélés a pour caractéristique première de présenter les négociateurs arabes comme des traîtres voulant brader les intérêts palestiniens concernant Jérusalem et les réfugiés. Il est difficile d’imaginer que ces « révélations » ne participent pas à l’offensive visant depuis plusieurs mois à discréditer l’Autorité palestinienne et ses dirigeants notamment Mahmoud Abbas et de Saeb Erekat. D’autant plus que la grande sensibilité d’Al-Jazeera aux thèses du Hamas et la proximité du Qatar avec le mouvement islamiste palestinien ne sont un secret pour personne. La question que l’on se pose aujourd’hui en Israël est avant tout de savoir à qui cela profite, d’autant plus que les erreurs, parfois grossières, ne manquent pas dans ces soi-disant révélations.

 

Des erreurs manifestes

Ainsi, selon les textes dévoilés, les Palestiniens seraient prêts à renoncer à des quartiers entiers de Jérusalem notamment ceux de Ramot, Talpiot et Guivat Tsarfatit (la colline française). Ces quartiers, dépeuplés en 1967 et annexés par Israël après la guerre de Six-Jours qui contiennent aujourd’hui des dizaines de milliers d’habitants, ne font l’objet d’aucun contentieux entre les deux parties puisqu’aucun habitant arabe n’y vivait dans le passé. Les Palestiniens n’ont jamais exigé de récupérer ces quartiers qui font partie intégrante de Jérusalem-ouest depuis plus de quarante ans.

Les révélations apportent par ailleurs un éclairage nébuleux sur un certain nombre d’implantations israéliennes de Cisjordanie, les plus importantes : Maaleh Adoumim, Efrat, Givat Zeev et Ariel. Selon les documents, l’ancien Premier ministre Ahmed Korei (au nom de guerre Abou Alaa) aurait fait deux déclarations contradictoires. D’une part, il estime que ces implantations sont profondément ancrées à l’intérieur de la Cisjordanie et que leur intégration à Israël mettrait en danger la continuité du futur Etat palestinien. D’autre part, il admet que leur démantèlement pose un problème et qu’en fait il accepterait de maintenir leur existence sous souveraineté palestinienne. Dialectique classique lors de négociations ! En outre, les Israéliens ont toujours proposé dans ces négociations un échange de territoires en contrepartie de certaines implantations de Cisjordanie. Les documents révélés prétendent que ces initiatives proviennent de l’extrême droite israélienne qui milite pour des « transferts de population » . Les négociations n’ont jamais été menées et guidées par l’extrême droite israélienne et l’amalgame est assez grossier.

Pour les services israéliens, les documents ont été vendus à Al-Jazeera par un membre de la délégation des négociateurs palestiniens, mécontent d’avoir été évincé de l’équipe. En montrant que les dirigeants palestiniens étaient prêts à faire des concessions importantes sans contrepartie israélienne, il règle ses comptes.

Déstabilisation

Car la première vague de révélations n’apporte en fait aucun scoop sur la teneur des négociations israélo-palestiniennes. En revanche, il s’agit clairement d’une tentative de déstabilisation de l’Autorité palestinienne et de ses dirigeants actuels. Menée par qui ?

Elle coïncide aussi avec les manœuvres de Mohammed Dahlan, l’ancien homme fort de Gaza, qui serait en train de recruter, de payer et d’envisager de prendre le commandement d’une nouvelle milice en Cisjordanie. Il est directement accusé de vouloir renverser Mahmoud Abbas.

Des sources du Fatah de Cisjordanie précisent que des hommes ont été recrutés après avoir reçu de l’argent pour acheter des armes. Celui qui aurait été financé par la CIA dans les années 1990 tient absolument à en découdre avec le Hamas pour extirper ses dirigeants de Gaza et retrouver la place qui lui a été ravie. Il ne fait pas mystère des tensions accrues avec le comité central et avec son président Mahmoud Abbas.

Mahmoud Abbas a décidé de prendre des mesures contre Dahlan en lui retirant ses hommes de sécurité et en évinçant ses amis du gouvernement et de l’équipe des négociateurs palestiniens. L’un d’entre eux pourrait bien être l’auteur des fuites qui mettent à mal la réputation de la direction actuelle. Al Manar avait déjà annoncé en décembre 2010 que les partisans de Dahlan avaient menacé de révéler des documents confidentiels concernant Mahmoud Abbas. Il semble bien que la menace ait été mise à exécution et que l’ancien homme fort de Gaza tient à prendre de vitesse ceux qui cherchent à l’éliminer de la scène politique palestinienne.

Jacques Benillouche


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Moubarak en danger.

mardi 25 janvier 2011, par Egypte, par Moubarak

Environ 15.000 personnes ont défilé mardi dans les rues du Caire où la police a tiré des gaz lacrymogènes. D’autres rassemblements ont eu lieu dans tout le pays.

Comme un parfum de jasmin en Égypte. S’inspirant de la révolte tunisienne, des milliers de manifestants ont défilé mardi au Caire et dans d’autres villes du pays en lançant des slogans hostiles au pouvoir. Les protestataires, menés par des mouvements d’opposition, ont fait face à un déploiement policier massif.

 

Au Caire, environ 15.000 personnes ont manifesté dans plusieurs quartiers, notamment aux abords de bâtiments officiels du centre-ville. En face, entre 20 et 30.000 policiers étaient mobilisés. Pour tenter de disperser la foule, ces derniers ont utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau. Des rassemblements ont également eu lieu en province, d’Alexandrie, au nord, à Assouan, au sud, dans le delta du Nil ou dans la péninsule du Sinaï.

Les manifestants, parmi lesquels de très nombreux jeunes, lançaient des slogans en faveur de réformes sociales et politiques. Certains, comme « La Tunisie est la solution » ou « Après Ben Ali, à qui le tour ? », étaient directement inspirés par les événements tunisiens qui ont conduit à la chute du président après 23 ans de règne. Des manifestants ont également scandé « Moubarak dégage », visant directement le président égyptien en place depuis 29 ans.

« Journée de révolte contre la corruption et le chômage » Les manifestants répondaient à l’appel de plusieurs mouvements militant pour la démocratie à faire de mardi une « journée de révolte contre la torture, la pauvreté, la corruption et le chômage ». Cette journée coïncide avec la « Journée de la police », un jour férié destiné à rendre hommage aux forces de l’ordre. L’initiative a été fortement relayée, en particulier auprès des jeunes, sur Internet à travers les réseaux sociaux. Sur Facebook, plus de 90.000 personnes se sont ainsi déclarées prêtes à manifester. La journée a par ailleurs reçu le soutien de l’opposant Mohamed ElBaradei, ancien responsable de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Les Frères musulmans, à la forte capacité de mobilisation, et le Wafd, premier parti d’opposition laïque, ne se sont pas officiellement associés à ce mouvement, tout en indiquant que leurs jeunes militants pourraient se joindre aux cortèges.

Ces appels « n’auront pas d’impact », avait assuré le ministre de l’Intérieur, Habib al-Adli, au journal gouvernemental al-Ahram daté de mardi. Qualifiant les organisateurs des manifestations d’« inconscients », le ministre avait assuré que « les forces de l’ordre sont capables de faire face à toute menace contre la sécurité de la population ». « Nous ne prendrons à la légère aucune atteinte aux biens ni aucune infraction à la loi », avait-il ajouté.

Avec plus de 80 millions d’habitants, l’Égypte est le pays le plus peuplé du monde arabe. Plus de 40% de sa population vit en-dessous d’un seuil de pauvreté de deux dollars par jour. Ces derniers jours, plusieurs immolations par le feu ont eu lieu dans le pays, rappelant celle d’un jeune vendeur ambulant qui avait déclenché la révolte en Tunisie. Suite à celle-ci, le pouvoir égyptien a multiplié les déclarations assurant que l’Égypte ne présentait pas de risque de contagion. Les autorités ont toutefois laissé entendre qu’elles prenaient des dispositions pour éviter toute hausse des prix ou pénurie des produits de base, afin de ne pas aggraver le climat social.


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Qui sont vraiment les "nouveaux fachos" ?

lundi 17 janvier 2011

Comme nous l’avions annoncé, l’émission "Les nouveaux fachos", programmée sur France 4, a été un grand moment de manipulation médiatique, digne des pires pratiques totalitaires. Nous sommes submergés de lettres de protestations de lecteurs indignés. Certains n’hésitent pas à comparer ce type de reportage à la propagande de"Radio Paris" de 1940, d’autres parlent de modèle stalinien ou fasciste de l’information.

http://www.youtube.com/watch ?v=z7CKMq09-Ew

Pour résumer la première partie de l’émission, "Les nouveaux fachos", Sébastien Lafargue, le jeune Rouletabille, est parti à la recherche des vilains fachos racistes (les Identitaires) et de leurs complices (Riposte Laïque), et il espérait bien se faire un nom en les démasquant. Manque de chance, en 80 heures d’entretien (40 heures de chaque côté), il n’a pas trouvé un seul dérapage raciste à se mettre sous la dent. Pire, lors de la journée du 18 décembre, 25 intervenants, plus de 1.000 personnes, et pas un seul "Heil Hitler", "Les bougnoules à la mer", ou "Les Juifs au four" à filmer pour la postérité ! Donc, il lui faut, en voix "off" faire dire ce qu’il espérait entendre, et n’a jamais entendu, quitte à attribuer auxIdentitaires un collage négationniste qu’ils n’ont jamais fait ! Sa conclusion, sur le plateau, est sublime, on peut la résumer ainsi : "Ils sont encore plus dangereux par ce qu’ils ne disent pas !".

 

Rêvons un peu, faisons-nous une planante, et supposons que France 4 nous appelle, et donne à Riposte Laïque une heure et demie pour traiter le même thème : "Les nouveaux fachos". Que ferions-nous ? Il nous semble d’abord indispensable de bien s’entendre sur le mot"fascisme".

Dans un article fort intéressant, à l’époque de Durban 2, Alain Rubin caractérisait l’Iran des ayatollahs comme le symbole du fascisme, tel que le définissait Léon Trotski. Le fascisme, c’est la destruction de tous les éléments de la démocratie politique, et notamment la liberté d’expression et d’organisation. C’est l’anéantissement de toute représentation indépendante du mouvement ouvrier, et la violence physique, de la part des forces répressives de l’Etat, contre tout embryon d’une société civile qui ne doit plus exister. C’est enfin le refus de l’égalité, et une conception élitiste de la société, souvent basée sur une vision raciale du monde stigmatisant un type de population à cause de ses origines.

Dans un autre registre, Jean Robin, dans un livre intitulé "La nouvelle extrême droite" (éditions Xenia), définit, de manière pertinente, ce qu’il appelle les quatre piliers de la nouvelle extrême droite, et y voit plutôt, dans sa définition, une nouvelle extrême gauche.

1) Ils sont contre les principes de la démocratie, à commencer par la représentation nationale et le vote.

2) Ils sont autoritaires, et veulent imposer leur conception de la vérité sans avoir recours au débat.

3) Ils ont une obsession de la race, au détriment de l’égalité républicaine issue des droits de l’homme.

4) Enfin, ils sont des soutiens indéfectibles à l’intégrisme religieux le plus violent et le plus rétrograde.

Et nous, à Riposte Laïque, si nous avions disposé d’une heure et demie, sur France 4 pour traiter ce thème, qu’aurions-nous fait ?

Nous aurions proposé cinq sujets, de 18 minutes chacun.

Nous aurions commencé par un reportage sur les racailles. Nous aurions interviewé Myriam Picard, pour que la France entière connaisse ce qui a failli arriver à son mari, son bébé et elle-même, à Perpignan, information que seule la presse Internet a relayé.

http://www.ripostelaique.com/Interview-de-Myriam-Picard.html

Nous aurions montré des images d’agressions de manifestations citoyennes (lors du CPE), en 2006, ou étudiantes, par des jeunes issus presque tous de la diversité, qui attaquaient, au faciès, des manifestants pour les dépouiller. Nous aurions multiplié les témoignages de personnes de toutes origines, victimes, dans leur quotidien, des agressions verbales et physiques, parfois mortelles, de ces nouveaux fascistes. Nous aurions donné la définition de Marx et d’Engels sur les lumpen-prolétaraires, qualifiés alors d’ennemis des travailleurs, à combattre sans concession, par les grands ancêtres, et démontré que ces racailles en sont le prolongement, au XXIe siècle.

Nous aurions donné la parole à des dizaines de personnes, qui, par leur témoignage, auraient évoqué la peur, la souffrance et l’humiliation qu’ils ont subies, plusieurs fois dans leur vie, dans les transports ou dans la rue. Nous aurions laissé parler des Français minoritaires dans leurs quartiers, pour qu’ils évoquent leur quotidien. Nous aurions donné la parole à des immigrés qui souhaitent s’intégrer, et qui vivent un enfer à cause de la dictature des petits caïds. Nous aurions diffusé les clips de rappeurs haineux, dont les propos appellent à la violence contre les Français d’origine européenne, et contre les policiers.

Nous aurions donné la parole à des enseignants, pour qu’ils révèlent les insultes et les menaces dont ils sont l’objet de la part de jeunes barbares, en classe. Nous aurions interviewé des policiers, pour qu’ils nous racontent la réalité de leur quotidien. Nous aurions démontré ainsi qui tient la rue, dans certains territoires perdus de la République, quelle est leur idéologie, basée sur la loi du plus fort, les pratiques mafieuses, et un antisémitisme qui s’est révélé au grand jour lors du meurtre d’Ilan Halimi par le musulman Fofana et ses complices. Et nous aurions conclu cette partie en montrant que ces racailles correspondent parfaitement à la définition initiale du mot "fasciste", et sont les "nouveaux fachos" de la France, nous aurions terminé en passant une vidéo du sympathique rappeur musulman Cortex.

Dans un deuxième reportage, nous aurions montré la réalité de l’islamisation de la France. Le voile, porté par des femmes de plus en plus nombreuses, et des fillettes de plus en plus jeunes, ce qui n’a pas dérangé Fillon à Argenteuil. Le voile intégral, toujours autorisé en France malgré la loi votée il y a quelques mois, la tenue des hommes, habillés en kamiç. L’offensive du halal, les constructions de mosquées, les écoles coraniques, la réalité des hôpitaux, les prières musulmanes dans les rues de France. La mise sous coupe des quartiers par les islamistes, grâce à la politique immigrationniste de la gauche et d’une partie de la droite.

Nous aurions expliqué, par la lecture de quelques versets du Coran, ce qu’est le projet politique de l’islam. Nous aurions diffusé quelques propos de Youssouf al Qaradawi, d’Erdogan, de Kadhafi, du trésorier de la mosquée de Roubaix, de Tariq Ramadan, de l’illuminé de Limoges de Forsane Alizza, pour expliquer que l’islam ne peut avoir qu’une seule stratégie : la conquête. Nous aurions donné la parole à Jean-Paul Gourevitch, ou à Michèle Tribalat, pour qu’ils expliquent la réalité démographique de la France, et le scenario qui nous attend, si les choses continuent en l’état, en 2050.

Nous aurions naturellement interviewé Wafa Sultan, Ayaan Hirsi Ali et Taslima Nasreen, pour qu’elles expliquent les enjeux civilisationnels du refus de l’islam en France, et en Europe. Nous aurions peut-être rappelé la connivence des islamistes et des nazis, lors de la dernière guerre mondiale, et montré le sort qu’ils réservent aux Juifs, aux homosexuels, aux femmes, aux athées et aux autres croyants, quand ils gouvernent. Et nous aurions conclu cette partie en montrant que les islamistes correspondent parfaitement à la définition du mot "fasciste", et sont, eux aussi, un autre pan des "nouveaux fachos" de la France.

Dans un troisième reportage, nous nous serions occupés des associations dites anti-racistes, qui viennent de se faire laminer lors du procès qu’elles ont intenté à Eric Zemmour. Nous aurions montré, à travers quatre ou cinq affaires révélatrices (dont celle de Fanny Truchelut) comment, depuis qu’on leur a donné la possibilité de se porter partie civile, et le vote de la loi Gayssot, elles ont traîné devant les tribunaux des dizaines de malheureux, parfois déshonorés et ruinés à vie. Nous aurions donné la parole aux Aounit (qui vient de se faire éjecter du Mrap, nous sommes tout tristes), Tubiana, Sopo, pour qu’ils expliquent, devant la France, leur conception de la liberté d’expression, et nous l’opposerions à la conception voltairienne de nos concitoyens.

Nous aurions fait le parallèle entre la propagande des pays totalitaires, qu’ils soient fascistes ou staliniens, et les pratiques de ces associations, et nous laisserions Alain Finkielkraut nous expliquer en quoi elles reproduisent, au XXIe siècle, des schémas de pensée qui ont fait bien des dégâts un siècle plus tôt. Nous aurions montré la sélection de leurs combats anti-racistes, et le fait que les insultes anti-françaises et anti-blancs des racailles ne soient jamais poursuivies par Sopo et les siens, quand ils ont osé traîner devant les tribunaux un Eric Zemmour. Nous aurions naturellement diffusé les appels à la violence d’Houria Bouteldja et des "Indigènes de la République" contre les enfants de colonisateurs que nous sommes, et constaté l’assourdissant silence du commissaire Sopo et ses frères devant de tels propos racistes.

Nous n’aurions pas résisté au plaisir de diffuser Sifaoui réclamant l’interdiction de chaîne publique pour Eric Zemmour. Nous aurions conclu en expliquant qu’il ne peut pas y avoir de démocratie sans liberté d’expression, et que ces associations, en devenant une police politique de la pensée et de la liberté d’expression, constituent, à leur façon, un totalitarisme digne de celui de nouveaux fachos.

 

Dans un quatrième reportage, nous nous serions occupés des journalistes bien-pensants. Nous aurions, sans peine, montré comment ils font peur aux hommes politiques, qui n’osent plus parler spontanément, de peur de se faire lyncher. Nous aurions rappelé quelques hauts faits de leurs glorieuses méthodes. Comment Patrick Sébastien a été sali, pour avoir imité Le Pen et chanté"casser du noir" sur l’air de "Allumer le feu". Comment Jean-Pierre Chevènement a été traîné dans la boue pour avoir utilisé le mot"sauvageon", comment les Renaud Camus, Georges Frêche, et des personnes plus modestes comme cet ophtalmologiste d’Aix en Provence, récemment, ont été victimes de méthodes indignes de journalistes professionnels.

Nous aurions rappelé comment ils ont traité les citoyens français lors du référendum européen, en 2005. Nous aurions demontré les pratiques d’une Caroline Fourest, et sa manière de traiter de"raciste", de "fasciste" et de "faux laïque" quiconque n’accepte pas l’islamisation de la France, voire des électeurs suisses qui osent s’opposer aux minarets. Nous aurions fouillé l’empire de Bernard-Henri Levy, son poids dans les médias, et surtout les dessous de quelques campagnes qu’il a menées, en usant de sa médiatisation. Nous aurions enquêté sur le milieu social des journalistes, sur leur formatage, et sur leurs connivences avec le monde politique. Et il ne nous aurait pas été difficile de démontrer qu’il n’y a pas une grande différence, entre des journalistes en uniforme, dans des pays totalitaires, et nombre de ceux (pas tous, heureusement) que nous avons dans les grands médias, qui, dans une démocratie, se permettent de traiter les mal-pensants avec une brutalité souvent semblable à celle de fascistes de la plume et de la pensée.

Nous aurions conclu par un cinquième reportage, sur les vaillants"anti-fascistes" de gôche et d’extrême gôche. Nous aurions montré les méthodes de Sopo (encore lui), quand il veut faire interdire, au nom de la démocratie, l’apéro saucisson pinard. Nous nous serions interrogés sur la conception de la démocratie d’un Val ou d’un Mélenchon, qui veulent faire interdire le Front national. Nous aurions porté à la connaissance des téléspectateurs les manifestations de l’ultra gauche, en France et en Europe, dès qu’une initiative, comme celle de nos amis de Résistance républicaine à Toulouse, a le malheur de ne pas leur plaire.

Nous nous serions délectés en écoutant Corbière et Delanoé expliquer pourquoi il fallait interdire les "Assises de la haine du 18 décembre", mais pourquoi il faut autoriser les prières musulmanes illégales dans les rues de Paris. Nous aurions montré René Stadtkewitz, ovationné à Paris, le 18 décembre, quand il conclut son discours, et que la salle se lève spontanément, et crie "Liberté" pendant plusieurs minutes... et le spectacle de René, en Allemagne, empêché de tenir sa réunion de création du Parti de la Liberté par les petits nervis de l’extrême gauche, qui, avec les mots d’ordre que les contre-manifestants français, scandent : "Pas de fachos dans nos quartiers, et pas de quartiers pour les fachos".

Nous aurions prouvé également comment ils qualifient de facho quiconque défend la Nation. Nous aurions illustré sans difficulté comment ces petits fascistes qui se réclament de l’extrême gauche exercent la violence contre les patriotes, souvent contre les catholiques, et jamais contre les racailles et les islamistes. Il nous aurait été vraiment aisé de conclure en montrant les pratiques souvent violentes, fascistes et liberticides d’une partie de la gauche extrême, hostile à toute liberté d’expression, sauf à la sienne.

Pour équilibrer, nous aurions pu faire plaisir à Fourest, et parler des intégristes catholiques, rappeler les commandos anti-IVG, les demandes d’interdiction de certaines publicités, ou de certaines oeuvres artistiques, par des personnes qui réclament le retour du délit de blasphème. Mais très franchement, au-delà du côté peu progressiste et peu féministe de leurs revendications, représentent-ils vraiment, en 2011, un danger majeur pour la société française ?

Nous n’aurions pas parlé, dans ce reportage, des horriblesIdentitaires, et pas davantage de Marine Le Pen, qui vient d’être élue à la tête du Front national en tenant un discours qui tourne le dos à celui de l’extrême droite classique. Ils ne nous paraissent pas dangereux pour la démocratie, quelles que soient les divergences qu’on puisse avoir avec eux. Ils aiment la France, leurs militants n’agressent personne gratuitement, et ils n’ont jamais, à notre connaissance, demandé l’interdiction d’une manifestation. Pour nos bobos, l’élection de Marine Le Pen complique le jeu. Il était sans doute bien plus confortable, idéologiquement, de s’opposer aux intégristes catholiques qu’à une femme qui défend le droit à l’IVG, et à des adversaires des idéaux de la Révolution française, plutôt qu’à une nouvelle présidente qui défend les valeurs républicaines et laïques, souvent mieux - hélas - que les postulants actuels aux présidentiels de l’UMPS ou de l’extrême gauche.

Nous n’aurions pas perdu de temps avec de tels sujets, nous aurions parlé du vrai fascisme qui menace la France, du véritable obscurantisme qui gagne du terrain, du vrai racisme qui progresse dramatiquement. Nous n’aurions pas fait du Sébastien Lafargue, et du déni de réalité, nous aurions dit tout haut ce que les Français qui souffrent de plus en plus, et ouvrent les yeux, vivent au quotidien.

Pourquoi, dans ce contexte, nos adversaires s’acharnent-ils avec tant de férocité contre nous ? Pourquoi, au-delà de ce reportage grotesque, une Fiammetta Venner se ridiculise-t-elle, dans le journal de la Licra, en agressant Riposte Laïque d’une manière tellement grossière que cela nous profite, et que Roger Heurtebise a toute latitude pour la pulvériser avec beaucoup de facilité ?

http://www.ripostelaique.com/La-Licra-sous-traite-a-Fiammetta.html

Pourquoi Caroline Fourest a-t-elle la bave aux lèvres, dès qu’elle évoque notre journal, et ne peut s’empêcher, de manière toute aussi ridicule, de dire que nous sommes racistes parce que nous aimons nos traditions et la Nation, et que nous ne sommes pas laïques, parce que nous combattons l’islamisation de nos pays ? Pourquoi Bernard-Henri Levy fait-il rire toute la France, en se trompant de Cassen ? Pourquoi Dominique Sopo, quand il ne se ridiculise pas en demandant l’interdiction de l’apéro saucisson-pinard, ou quand il traîne Eric Zemmour au tribunal, n’a-t-il que le mot "raciste", "extrême droite" à la bouche ? Parce que toute cette bien-pensance, qui a fait la loi dans les médias depuis trente ans, a perdu la partie. Ils tirent leurs dernières cartouches, celles de la haine, et du désespoir.

 

Plus rien ne sera comme avant depuis les Assises du 18 décembre, le sondage du "Monde" et le procès d’Eric Zemmour. Un reportage comme celui de France 4 ne peut qu’être ressenti par la France du peuple que comme le coup de pied de l’âne du système. Les citoyens de ce pays en ont assez des BHL-Sopo-Fourest, de leurs discours culpabilisants, et du déni de réalité.

Si nous étions France 4, nous inviterions Riposte Laïque et nos amis à monter une telle émission, et nous sommes certains que l’audimat exploserait !

En attendant ce jour hypothétique, il faut continuer à enfoncer le clou. La meilleure réponse à faire à nos adversaires, c’est de nous faire connaître encore davantage. Achetez, offrez, le livre des Assises, et le DVD. Nous précisons que ce DVD n’est pas le simple résumé des interventions que vous avez entendues le 18 décembre (bientôt 1 million de visiteurs sur le site), mais qu’il comprend aussi des interviews exclusives des intervenants et organisateurs. Le livre comprend également une valeur ajoutée, par l’introduction de Maurice Vidal, et la conclusion de Christine Tasin, Fabrice Robert et Pierre Cassen, les vedettes du reportage du jeune Rouletabille de France 4.

Continuez également à signer la pétition, et, plus que jamais, en 2011, vous aussi, entrez en Résistance contre l’islamisation de notre pays, et les collabos qui l’encouragent.

http://www.france-petitions.com/petition/19/soutenons-l-appel-de-paris-contre-l-islamisation-de-nos-pays

C’est maintenant ou jamais...


COMMANDER LE LIVRE ET LE DVD DES ASSISES

La promotion exceptionnelle que nous avions proposée, pour le lancement, est terminée depuis le 15 janvier. Mais nous continuons à vous proposer des conditions intéressantes pour l’ensemble Livre-DVD, à 35 euros, frais de port compris.

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Si vous voulez acheter le DVD seul, il coûte 20 euros (et 15 euros par DVD supplémentaire, à envoyer à Enquête et Débats, 5 rue Lalo, 75116 Paris.


COMMENT AIDER RIPOSTE LAIQUE

Nous avons dû puiser dans notre trésor de guerre pour que ces assises puissent se dérouler. Si vous souhaitez nous aider à continuer, plusieurs solutions :

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Contact avec Résistance Républicaine :http://resistancerepublicaine.info/

Commander le livre "Résistance Républicaine" : Envoyer un chèque de 20 euros (16 euros et 4 euros de frais de port) à l’ordre de Riposte Laïque, BP 82035, 13201 Marseille Cedex 1.

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