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  • Enoch
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  • 07/04/1963
  • Paris
  • politique écologie économie mes enfants
  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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LES PENSEES D'ENOCH

Texte Libre

Ce  n'est  pas  le  nécessiteux  qui  doit-être  secouru,  mais la misère qu'il faut combattre.

Société

Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 21:06
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La crise financière transformera toute la France en Grigny

 


1er septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) — Nous l’affirmons ici depuis des mois : la crise systémique est bien plus grave qu’une simple récession et plonge l’économie mondiale dans un effondrement physique bientôt ingouvernable.

Si l’état de faillite avéré de la Californie, ainsi que de nombreux autres Etats américains sont des cas d’espèce, il n’est point nécessaire d’aller aussi loin pour constater cette réalité.

En France, le cas de la ville de Grigny (26000 habitants) dans l’Essonne (91), qui connaît une crise budgétaire sans précédent, devrait provoquer chez nous l’indignation et surtout le sursaut.

Le déficit de cette ville symbole des banlieues françaises est passé de 1,9 million d’euros en 2006 à 15,5 millions en 2009, soit un tiers du budget municipal.

Qualifiée « d’inextricable » par les experts, sa situation a conduit l’Etat français à retirer la gestion de la ville au conseil municipal désormais remplacé par le préfet. Ce dernier a décidé d’augmenter du jour au lendemain de 50% les taxes foncières et de 44,26% la taxe d’habitation, et cela dans une des villes les plus pauvres et les plus sensibles d’Ile-de-France. Cette mesure, qui prolonge des hausses de 3 % en 2007 et 10 % en 2008, également décidées par le préfet, s’accompagne de la réduction autoritaire des dépenses de personnel et des subventions aux associations.

Privée de ressources, « la commune est structurellement dans l’incapacité d’assumer correctement ses missions », s’inquiète Philippe Rio, premier adjoint au maire cité dans le quotidien Le Monde. Notamment face à sa jeunesse : avec près de 750 naissances par an, 4500 élèves en classes maternelles et élémentaires, la ville doit faire face à des dépenses comparables à celles d’une commune de 40 000 voire 50 000 habitants.

Les perdants sont donc les habitants et surtout les derniers représentants des classes moyennes. Ceux que les opérations de rénovation urbaine ont tenté de faire revenir dans les quartiers, à coup de millions d’euros, pour apporter un minimum de mixité sociale. Cependant, en leur infligeant une hausse de 50% des impôts, on fait tout pour les faire fuir.

Programme anti-crise de Jacques Cheminade : mon projet contre les puissances de chantage du fascisme financier

 

Par Enoch - Publié dans : Société
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Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /Août /2009 22:45
article complet et sérieux sur l'affaire de l'"Artic Sea". Le journaliste évoque les invraisemblances entourant cette affaire, et même la thèse défendue par notre rédaction, à savoir une opération du Mossad. Hélas, le journaliste pèche sur la fin : s'il évoque bien une "opération de camouflage bâclé", il se contredit ensuite en écartant le Mossad la liste de commanditaires potentiels en citant l'amateurisme de ces "pirates des mers" montrés à la télévision...

Il ne réalise pas que ces "pirates" n'ont jamais pris d'assaut le navire. Il s'agit vraisemblablement de petites frappes sans envergure - et sans aucun rapport avec l'affaire -
sacrifiées par le FSB pour maquiller l'humiliation d'avoir été abusé par les Israéliens. 

Notre consultant sur le renseignement russe, l'ex-lieutenant-colonel du KGB Konstantin Preobrazhensky, notait avec justesse la semaine passée : "la grande naïveté des Occidentaux est de croire l'information issue d'un pays totalitaire". La Russie n'a pas changé depuis la fin de la guerre froide. S'il semble aberrant pour des journalistes vivant en démocratie que le gouvernement russe organise des arrestations (et bientôt des procès) factices, cela ne choquera aucun connaisseur des sociétés autoritaires - et encore moins un observateur des pratiques du renseignement russe.]

© drzz.info
Nos analyses : Renseignement
 

[LE TEMPS, Jean-Claude Péclet]

La famille d’Andrei Lunev a eu le choc de sa vie en découvrant à la télévision russe, parmi les huit «pirates» présumés de l’Artic Sea, un homme qui lui ressemble vaguement et porte, officiellement, son nom.


Seul problème: Andrei Lunev, un pêcheur, est porté disparu depuis trois ans et présumé mort par noyade suite au naufrage du Pelagial, où il était embarqué.


Vivant ou ressuscité, Andrei Lunev n’a en tout cas pas le physique du militant écologiste qu’il est censé être, d’après la version des autorités russes diffusée ce week-end après l’interrogation des huit hommes arrêtés à bord de l’Artic Sea – cette arrestation étant elle-même sujette à caution. Quand on lui a demandé pour quel groupe écologiste il travaille, Andrei Lunev a répondu: «Je ne sais pas. C’est une sorte d’organisation privée.»


Ses camarades «pirates» présentent des tatouages évoquant davantage les goûts esthétiques de la mafia russe que ceux des défenseurs de causes vertes. Ils sont tantôt lettons, tantôt apatrides, on ne sait pas trop, maçon et métallurgiste pour deux d’entre eux. Andrei Lunev avait quitté Kursk après avoir été impliqué dans des bagarres. Le portrait même d’enfant de chœur…

Quant à la vidéo grand-guignolesque montrant leur arrivée en Russie – traînés au pas de course par des soldats écrasant leur nuque d’une poigne de fer, comme si leur arrestation remontait à deux minutes et non à plusieurs jours – elle n’aurait pas été mise en scène autrement si on avait voulu susciter le sentiment d’une opération de camouflage bâclée.


La thèse du Mossad


Sauf que les Israéliens n’emploient pas les amateurs grotesques qu’a montrés la TV russe. Le mystère reste donc entier. Le seul bout de voile levé, d’abord par l’autorité maritime de Malte puis «des sources» de l’OTAN, concerne la «disparition» du cargo. En fait, nous dit-on depuis la fin de la semaine dernière, on savait toujours où se trouvait le navire, mais l’information n’aurait pas été communiquée pour raisons de sécurité.


Le plus frappant dans cette affaire est la façon dont les autorités de plusieurs pays – Suède et Finlande, averties en premier de l’«attaque», Malte dont le bateau bat pavillon, France et Grande-Bretagne dont il a frôlé les côtes – s’en débarrassent benoîtement pour laisser les Russes l’enterrer à leur guise. Un «deal» entre services secrets?

Par drzz.info - staff

Par Enoch - Publié dans : Société
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Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /Août /2009 15:02

Que  certains musulmans s’entretuent entre eux, Fatah, Hamas, irakiens et autres pakistanais et afghans etc… Cela n’emeuvera jamais la rue et ses manifestants  anti-juifs. Rien de ces tueries.

 

Aujourd’hui nous avons un autre exemple ; Le régime d’Ali Abdullah Saleh, au Yémen, a étendu depuis le dimanche 16 Août  l’assaut mené contre chiites dans le nord du pays. Cette offensive militaire crève l’abcès de ce conflit larvé entre la minorité zaydite chiite et le gouvernement. Bombardements aériens et  tirs d'artillerie sur la population civile dans la province d'Amran se sont intensifiées depuis ce week-end.

 

Les Bombardements des forces gouvernementales au nord du Yémen ont déjà fait des dizaines de morts et de blessés dans la population civile, selon les tribus locales, mais aussi de très nombreux déplacés. Au Yémen  l’armée dit éviter les civils dans son offensive contre les rebelles .L’armée yéménite a affirmé hier, au 10 ème jour de son offensive contre les chiites dans le nord du pays, éviter soigneusement les civils et a nié utiliser des bombes au phosphore.

 

L’offensive du gouvernement yéménite contre les chiites du nord a fait des  milliers de nouveaux déplacés. Et le décompte des tués a déjà commencé. Le Bombardant  de plusieurs districts de la province de Saada, frontalière avec l'Arabie saoudite a alourdit le bilan humain dans ce pays, considéré comme le plus pauvre de la planète.

 

Des affrontements se déroulaient depuis  samedi dans le secteur de Harf Sofiyan, considéré comme un bastion important des  shiites nordistes, à environ 120 km au nord de Sanaa. L’armée a même fait usage  des bombes au phosphore.

 

 

 

Le dirigeant shiite, Abdel Malik al-Hawthi, a dénoncé dans ces attaques gouvernementales  "un crime qui annihile des civils". De leur côté, plusieurs partis d'opposition et organisations de défense des droits de l'homme locales ont exhorté le gouvernement a arrêté ses opérations et condamné le bombardement qui a touché un marché le 12 Août dernier à Haydan, dans la province de Saada, faisant  une dizaine de victimes civiles, un bilan impossible à vérifier de source indépendante, alors que la province de Saada est interdite aux journalistes.

 

L’armée yéménite continue à mener une attaque de grande ampleur. Les forces gouvernementales yéménites ont bombardé  de nouveau  ce week-end la population chiite dans le nord du pays, près de la frontière saoudienne, faisant plusieurs dizaines de morts et de blessés. D'après une représentante de l'ONU dans le nord du Yémen, Claire Bourgeois, l'organisation veille à assister au moins 1.500 familles déplacées dans la région de Malahidh, théâtre des plus violents affrontements.

 

 

Une autre responsable des Nations unies, Lina al-Mujahed, a précisé que plus de 230 autres familles étaient arrivées dans la capitale de la province de Saada après avoir parcouru plusieurs centaines de kilomètres en provenance de différents secteurs.

 

 

 

Une telle disproportion dans le traitement des armées traquant des terroristes et des réfugiés issus de ces combats pourrait interloquer plus d’un. On devrait s’indigner que cette tragédie humanitaire qui ne  donnera pas  lieu à la création d’une commission ad hoc pour enquêter sur ces violations des droits de l’Homme. Deux poids et une mesure oblige

 

 

Rien d’étonnant, dès lors, que ce n’est pas à Gaza,  les responsables onusiens gardent donc le silence. Une dizaine  d’enfants seraient au nombre des victimes du week-end, dans le nord du pays et aucun mot sur l’utilisation des bombes au phosphore ! Les grandes consciences ont décidé de fermez les yeux sur le bain de sang de ces  massacres inter arabes (1).

 

 

 

Le mot d’ordre était  aussi le silence absolue sur les derniers affrontements inter palestiniens à Gaza. Le 16 août dernier au moins 22 personnes ont été tuées dont des enfants et plus d’une centaine de blessés dans des affrontements armés à Gaza. Des terroristes  du Hamas ont encerclé ce vendredi une mosquée où les disciples d’un dignitaire religieux islamiste avaient défié le Hamas. Au cours de la prière du vendredi , à la mosquée Ibn Taymiyya,  le Hamas  a  donné son assaut dans la mosquée. Le Hamas a tiré des roquettes en direction de la mosquée qui se trouve à Rafah, près de la frontière avec l’Égypte. La plupart des victimes étaient rassemblées pour la prière.

 

 

Là aussi la vraie question à poser est de savoir pourquoi  les hypocrites  trahissent  t-ils les victimes des massacres inter palestiniens ? Il est certainement difficile de critiquer les palestiniens au moment où tant d’eux ont trouvé la mort dans des conflits internes. La violence  inter- palestinienne ; c’est celle dont on ne parle pas dans le monde arabe (2).

 

 

Le critique d’Israël est pourtant un rituel mais aucun mot lorsque les palestiniens  s’entretuent n’entre eux. C’est normal puisque c’est Israël qui donne un sens à notre victimisation. Les horreurs que nous nous infligeons les uns aux autres ne comptent pas.

 

 

L’acteur manquant dans l’horrible tragédie de ce vendredi  16 août 2009  à Gaza est le lobby arabe des droits humains. Où sont-ils ?  Il n’y a pas eu une seule manifestation dans une seule capitale arabe en soutien aux victimes ? N’y a-t-il pas, dans les pays arabes et dans le reste du monde, une classe de gens très engagés dans la cause des droits de l’Homme lorsqu’il s’agit des victimes des massacres inter palestiniens ?

 

 

N’y a-t-il pas eu des milliers de manifestants pour protester contre  qui ceux qui font  un raid dans une mosquée  à Gaza ? N’y a-t-il pas eu des milliers de manifestants pour  s'indigner  contre  l’utilisation des bombes au phosphore contre la population au nord du Yémen .Qu’en est-il des groupes qui se consacrent explicitement à la défense des droits humains et exclusivement pour condamner Israël ?

 

 

 

 

Ftouh Souhail, Tunis

 

(1) La guerre civile a fait  déjà 100.000  victimes au Nord Yémen, 1962-70.

 

(2) En 1970, la Jordanie a tué des dizaines de milliers de palestiniens en tentant contrôler des groupes palestiniens [épisode connu sous le nom de Septembre Noir, ndt], forçant ainsi l’OLP à s’exiler au Liban.

Par Enoch - Publié dans : Société
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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /Août /2009 14:14
Samedi 15 août 2009,  dans un article intitulé "Conflit israélo-arabe :  sortir du mensonge",  article paru sur Metula News Agency,  Guy Millière écrit notamment (extraits) :  "Le spectacle odieux et lamentable qui vient d’être donné par le 'Congrès' du Fatah devrait être en soi suffisant pour que l’expression 'Palestinien modéré' apparaisse être ce qu’en rhétorique on appelle un oxymore : l’accolement de deux mots qui se contredisent mutuellement. Cela n’a rien d’étonnant :  comme je l’ai écrit de nombreuses fois,  le peuple palestinien n’existe pas.  Il existe des populations arabes qui se sont trouvées prises en otage et utilisées par les dirigeants des pays de la région autres qu’Israël aux fins de mener leur guerre contre le peuple juif. La prise d’otages est la plus longue des temps modernes, puisqu’elle dure depuis soixante ans.
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Ces gens infortunés ont d’abord reçu le statut de 'réfugiés',  et la communauté internationale a créé pour eux une catégorie à part,  qui leur permet d’être réfugiés de père en fils, et même réfugiés par alliance.  On les a parqués dans des camps avec la complicité et le financement des Nations Unies,  et,  ni le Liban,  ni la Syrie,  ni la Jordanie,  ni l’Egypte ne leur ont donné la possibilité de s’intégrer à leurs sociétés.-Dans les années 1960, les dirigeants syriens et égyptiens de l’époque ont compris que vouloir jeter les Juifs à la mer et détruire Israël ne leur valait aucune popularité dans le monde occidental et les faisait apparaître comme des gens aux appétits génocidaires. Ils ont alors procédé à la falsification de l’histoire la plus couronnée de succès des temps modernes :  l’invention du peuple palestinien.
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Les otages sont devenus,  bien sûr,  membres de ce peuple inventé de toutes pièces.  Tout peuple ayant besoin de dirigeants,  on a recruté divers aventuriers,  formés et formatés à l’intersection du KGB,  du national-socialisme arabe,  façon Nasser,  et de mouvements fondamentalistes,  tels les Frères musulmans.-L’Egyptien Yasser Arafat a été choisi pour devenir le chef du peuple fantoche,  alors qu’en dessous de lui,  il y avait tout un ensemble d’apparatchiks constituant une nomenklatura orientale.  Les actions terroristes ont pu,  dans ce contexte,  se trouver dénommées 'lutte armée', ou 'lutte de libération nationale'.  L’opération de politisation de suppléants terroristes - les fédayoun - aux armées arabes régulières a bénéficié du soutien de l’Union Soviétique et de l’essentiel du monde arabe.  Elle a reçu,  aux Nations Unies,  le soutien des pays 'non alignés',  qui,  comme leur nom ne l’indique pas,  étaient les pays alignés sur l’Internationale communiste.
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L’opération a aussi bénéficié des égards de la 'politique arabe' de la France,  de l’antisémitisme latent en Europe,  de la volonté de nombreux pays de se concilier les grâces des producteurs de pétrole proche-orientaux,  et de bénéficier des contrats qui vont avec les grâces.  (...)  Grâce aux bons soins du président le plus catastrophique à avoir gouverné les Etats-Unis avant Barack Obama,  Jimmy Carter,  l’Iran est devenu une République islamique et les milices shiites libanaises ont pu devenir le Hezbollah.  Le Hamas,  branche 'palestinienne' des Frères musulmans,  a pu voir le jour et,  bien que né sunnite,  se trouver de plus en plus téléguidé,  armé et financé par les mollahs et autres fanatiques iraniens (...).-Les 'réalistes' du Département d’Etat américain (...) ont fait tout leur possible pour que se produise l’avancée en direction des accords d’Oslo,  finalisés sous Bill Clinton.  Dans les années Clinton a eu lieu un 'processus de paix',  qui n’a cessé de revêtir les allures d’un 'processus de guerre',  puisque la logique consistait à répéter qu’il fallait négocier comme s’il n’y avait pas d’attentats, alors que ceux-ci n’ont jamais été aussi nombreux ;  la question que je me suis toujours posée alors à ce sujet était la suivante :  les victimes d’attentats pouvaient-elles faire,  elles aussi,  comme s’il n’y avait pas d’attentats ?
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Ce processus a vu Arafat se doter d’une mini dictature totalitaire ayant son siège à Ramallah. (...) La construction de la barrière de sécurité,  qui a beaucoup frustré ceux qui voulaient s’harnacher des ceintures d’explosifs et se faire sauter en Israël et qui,  bien sûr,  a suscité des 'protestations' de la 'communauté internationale'.  Cette dernière s’est vue privée du spectacle de Juifs morts et mutilés, ce qui semble l’avoir frustrée.
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L’abandon de Gaza par Israël (...)  qui a abouti (...) à (...) une base arrière du terrorisme et de l’islamisme. (...) Et maintenant, Barack Hussein Obama et,  fort heureusement,  pour lui faire face en Israël,  Binyamin Netanyahu.  Barack Hussein Obama est,  ce qui marque un changement radical par rapport aux années Bush et ce qui contribue à le rendre infiniment plus populaire que Bush dans une Europe où l’antisémitisme revient sans être jamais vraiment parti,  le Président le plus hostile à Israël depuis plus de soixante ans.  Sous Bush,  des gens tels que Mahmoud Abbas s’efforçaient de modérer leur langage lorsqu’ils parlaient en anglais (en arabe,  ils disaient tout,  sachant bien que nul dans le monde occidental ne ferait la traduction) ;  aujourd’hui,  tandis que Barack Hussein Obama (qui a une famille musulmane, comme il ne cesse lui-même de le souligner) se trouve à la Maison Blanche,  il n’a plus de raisons de se restreindre,  les autres non plus.
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Ce qui est lamentable dans cette histoire,  est que personne à la Maison Blanche ne semble avoir entendu ce qui s’est dit à Bethlehem ces derniers jours,  au Congrès d’une organisation 'modérée'.  Ce qui est révoltant est que personne en Europe ne semble avoir vu ou entendu non plus.  Ce qui est triste est que les gens qui sont pris en otages depuis soixante ans resteront dans leur situation d’otages,  verront passer les voitures neuves et rutilantes des membres de la nomenklatura des 'dirigeants palestiniens' professionnels,  continueront à être abreuvé de propagande raciste et haineuse et à vivre des subsides de l’UNWRA.
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Bien sûr, on continuera à accuser Israël,  et le peuple israélien devra rester sur le pied de guerre et en situation d’extrême vigilance.  Barack Hussein Obama est allé,  au Proche-Orient,  de déconvenue en déconvenue.  Malgré ses courbettes obséquieuses et ses paroles d’auto-humiliation,  il n’a obtenu aucune concession,  même infinitésimale de la Syrie,  de l’Iran,  de l’Arabie Saoudite ou de l’Egypte.  Il semble même que les dirigeants saoudiens soient furieux contre lui,  car ils discernent l’ombre de l’Iran,  en train de grandir au-dessus de la région.
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Les dirigeants syriens et iraniens ne voient pas pourquoi ils accorderaient quoi que ce soit à un faible.  Les procès staliniens organisés ces jours derniers en Iran montrent à quel point Ahmadinejad et Khamenei craignent la parole américaine.  Si l’expression n’avait été utilisée autrefois par Mao,  ils pourraient dire que les Etats-Unis sont un tigre de papier,  sauf qu’à la Maison Blanche,  il n’y a pas de tigre et que le papier a la consistance du papier mâché.
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La Jordanie elle-même place ses pions,  puisque Nayek al-Kadi,  le ministre de l’Intérieur du royaume,  vient de parler de la volonté du roi de retirer la nationalité jordanienne aux 'Palestiniens' qui en disposent ;  ce qui devrait apparaître comme le sommet de l’imposture ubuesque,  puisque la Jordanie est un Etat créé sur quatre vingt pour cent du territoire du Mandat palestinien et est un Etat arabe 'palestinien'. L es seuls habitants de Jordanie à n’être pas des arabes 'palestiniens' sont des bédouins,  arrivés d’Arabie avec le roi de l’époque lors de la création artificielle du royaume par les Britanniques.
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Si le monde voulait sortir du mensonge,  il faudrait dire que,  pour peu qu’on tienne à appeler un Etat arabe,  'Etat arabe palestinien',  il devrait être demandé au roi de Jordanie de changer le nom de son pays,  qui pourrait devenir ainsi le royaume arabe de Palestine.
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Certes,  aucun Arabe ne se définissait comme Palestinien avant la création du peuple palestinien dans les années 1960…  Le Fatah,  mouvement qui a inventé le 'peuple palestinien',  a été créé par Yasser Arafat en 1964.  Avant cela,  surtout avant la création de l’Etat d’Israël en 1948,  un 'Palestinien' désignait un Juif vivant dans la région mandataire appelée 'Palestine'.  La brigade palestinienne ayant combattu dans l’armée britannique durant la Seconde Guerre Mondiale était exclusivement composée de Juifs.  Si le monde voulait sortir du mensonge,  il faudrait mettre fin à la prise d’otages dont ont été victimes les gens qu’on appelle maintenant 'peuple palestinien'.
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La nomenklatura que constituent les dirigeants du Fatah, et au delà, ceux de l’Autorité Palestinienne,  n’a pas à être entretenue avec l’argent des contribuables européens ou américains.  Elle n’a pas à être reconnue comme représentant un peuple par qui que ce soit :  si les pays du monde arabe et l’Organisation de la Conférence Islamique tiennent à reconnaître cette nomenklatura,  qu’ils le fassent,  mais , jusqu’à nouvel ordre , ni l’Europe ni les Etats-Unis ne font partie du monde arabe ou de l’Organisation de la Conférence Islamique,  même si,  prenant sans doute ses désirs pour des réalités , Barack Hussein Obama a pu dire que les Etats-Unis étaient l’une des grandes puissances musulmanes du monde.
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Si le monde voulait sortir du mensonge,  et se conduire de manière éthique et honorable,  il devrait trouver une issue pour ces gens qui composent ce qu’on appelle désormais le 'peuple palestinien' :   la paix,  si elle doit venir , viendra lorsque ces gens seront délivrés de l’endoctrinement haineux qu’ils subissent depuis des années et lorsqu’ils seront délivrés de la position d’assistés permanents dans laquelle les maintiennent des dirigeants indignes et les Nations Uni es ; quand ils seront incités à comprendre que,  pour gagner sa vie,  il faut avoir une activité créatrice de richesse.   Ensuite et ensuite seulement,  on pourra parler d’une 'issue politique'.
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Les frontières futures,  lorsqu’elles seront tracées,  ne contiendront pas,  je serais prêt à le parier , un deuxième Etat palestinien . Non seulement parce que rien ne justifie qu’on crée un deuxième Etat arabe sur le territoire de l’ancien Mandat palestinien,  mais parce qu’envisager de confier un Etat à des gens tels que Mahmoud Abbas,  aux autres membres de la nomenklatura palestinienne ou,  a fortiori,  aux dirigeants du Hamas ferait autant sens que confier un dépôt d’essence et un briquet à un pyromane multirécidiviste" (Fin des extraits de l'article de Guy Millière sur Metula News Agency).
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Par Michel Garroté - Publié dans : Israël

Par Enoch - Publié dans : Société
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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /Août /2009 08:44

Frédéric Lordon, architecte d’un nouveau monde financier

C’est bien tout l’intérêt de l’ouvrage de Frédéric Lordon que d’aller plus loin que le simple constat et de chercher à structurer des propositions très concrètes pour réformer la finance.

Les coupables

L’auteur en profite pour attaquer tous ceux, au premier rang desquels Nicolas Sarkozy, qui ont présenté les Etats-Unis comme un modèle économique. Leurs bons résultats des dernières années ne sont que la conséquence d’une pyramide de dette. L’endettement des ménages atteint 120% de leurs revenus aux Etats-Unis et 140% en Grande-Bretagne contre 68% en France. Il cite une étude de Jacques Sapir qui montre que la dette a augmenté la consommation de 2,4% par an de 2002 à 2007.

Il s’attaque également aux pays européens en affirmant que « la politique économique étasunienne laisse les inepties de laisser-faire à l’usage des gouvernants européens suffisamment crétins pour les prendre au sérieux ». Il fustige les socialistes, « ne sachant pas vraiment de l’idée triviale et molle d’économie de marché ou de l’idée précise et toxique d’économie à déréglementation concurrentielle généralisée, laquelle ils épousaient vraiment », le qualifiant de « corps mort de la vie politique Française ».

Le constat global

La démonstration de l’auteur est claire : les bénéfices de la titrisation sont beaucoup trop minces par rapport à ses immenses inconvénients. Comme il le soutient brillamment, elle fournit une liquidité illusoire, « une sorte de parapluie pour beau temps, mais qui s’autodétruirait au moment de l’orage ». Il ironise sur les banques d’affaire, « fleurons du capitalisme le plus privé, (…), bien installés dans l’idée que l’intervention publique n’est plus qu’un réflexe reptilien de cerveaux indécrottablement soviétoïdes, (qui) ne doivent d’échapper à la déconfiture qu’à une forme de nationalisation ».

Il souligne le terrible aléa moral de la finance moderne, toujours soutenue par les banques centrales ou les Etats, que ce soit en 1987, en 1990, en 1998, en 2001 ou depuis 2007. Il se demande si « la pratique de la détente monétaire érigée en système n’a pas eu l’effet contreproductif de reconduire indéfiniment les germes des crises financières récurrentes ? ». Il souligne enfin que « si elle transmet généreusement les dégâts du krach, la finance conserve soigneusement pour elle seule les profits de la bulle ».

Les principes d’une réforme de la finance

Même s’il craint que rien ne change, il avance plusieurs principes de réforme. Le premier est une reprise en main par les politiques qui ont laissé le monde financier en autogestion. Il balaie l’argument selon lequel la crise serait uniquement la conséquence de comportements frauduleux pour faire porter la responsabilité à un système qu’il faut réformer. Il balaie également l’argument néolibéral selon lequel les crises seraient inévitables en soulignant que Bretton Woods avait abouti à quarante ans de stabilité.

Il propose donc 6 principes. Le premier est que la finance doit être au service de l’économie productive. Ensuite, comme le contrôle des risques est illusoire, il faut les réduire a priori. Il pense également qu’il faut limiter la formation des bulles, que les normes actuelles (Bâle 2) sont mauvaises et qu’il faut les réformer, quitte à ignorer les anglo-saxons car pour lui, l’Europe continentale est une zone financière autosuffisante. Enfin, il disqualifie par avance les protestations du monde financier.

Comment réformer la finance ?

Sa première proposition consiste en l’introduction de bonus négatifs pour les traders de manière à les contraindre d’agir en appréhendant les risques à long terme. Ensuite, il recommande de revenir sur la titrisation en la limitant drastiquement puisque l’effet de levier induit rend les « rentabilités insolentes à la hausse… et catastrophique à la baisse ». Sa quatrième proposition est de réglementer l’ensemble des opérateurs et d’interdire purement et simplement toute transaction avec les « paradis fiscaux ».

Ensuite, il propose d’établir des normes beaucoup plus sévères pour limiter l’effet de levier, en imposant une couverture d’au moins 50% en cash au lieu du 1% qui pouvait être obtenu avec les règles actuelles. Il suggère de nationaliser les entreprises de bourse. Il conseille également de retourner la politique monétaire sous l’autorité politique, et de créer deux taux d’intérêt. Enfin, il propose de créer une Zone Européenne Financière (ZEF), régulée et autonome, sans la Grande-Bretagne.

Je vous recommande vivement la lecture de ce livre, court, pédagogique, complet et bien écrit. Une synthèse remarquable des dérives qui ont mené le monde financier à son autodestruction.

Source : Frédéric Lordon, « Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières », Raisons d’agir

Par Enoch - Publié dans : Société
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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /Août /2009 07:34

Dès qu'il s'agit d'immigration, l'Insee fait le gros dos: Non, crie-t-elle, cachez ces chiffres que je ne saurais voir! Mais des chiffres sortent malgré tout. Et ils sont assez inattendus. Attention, données sensibles...

(Merci à Emmanuel)

[MARIANNE 2] Un couloir sombre, une porte anodine, une pièce mal éclairée, un placard insoupçonné, et là : des chiffres. Soigneusement planqués par l'Insee. Parce qu'ils lui font peur : 37% de jeunes d'origine étrangère en Ile-de-France, plus de 60% dans une vingtaine de villes, explosion du nombre de jeunes originaires d'Afrique sub-saharienne, proportion de jeunes d'origine étrangère en très forte hausse dans l'ouest de la France...

Attention ! Cela ressemble étrangement à des statistiques ethniques  ! Et ça, on n'y touche pas. Le 14 juillet dans Le Monde, Hervé le Bras, démographe, affirme l'inefficacité et l'inutilité des statistiques ethniques. En tous cas, à court terme. Il craint surtout un effet pervers à long terme : habituer les Français à penser en terme de races. Ou plutôt, légitimer cette tendance, « d'autant plus facilement qu'elle existe déjà à l'état latent. » Le débat n'est donc pas clos, il est béant. Plaie ouverte, terrain glissant. On détourne les yeux.
Peu importe. Ténus, imperceptibles, ces chiffres sont là. Et s'ils sont là, c'est grâce à l'Insee. Même si ça l'emmerde.

Et ça, Michèle Tribalat et Bernard Aubry, les auteurs de l'étude, en savent quelque chose.  « On a voulu rester sobre pour ne pas choquer les sensibilités de l'Insee, pour que ce soit publiable par eux mais ils ont pas envie de le traiter. Toute nouvelle avec des infos de type forte concentration au delà de ce qu'on aurait pu imaginer, l'Insee préfère ne pas informer plutôt que de risquer de publier une nouvelle sensible. Par peur de réveiller le racisme en France », déplore Michèle Tribalat. Qu'importe, l'étude paraît ailleurs, dans le numéro de juin de la revue Commentaire.

Un petit exemple des chiffres que l'étude met en lumière.

 

 
L'Insee, tentaculaire, ne peut pas contrôler absolument tous ses fichiers. Et dans un petit bout de bureau à Strasbourg, Bernard Aubry a confectionné le fichier Saphir. Un fichier historique des recensements qui permettait d'harmoniser les données, « sans rupture, sur une longue période, sans se préoccuper de l'espace géographique et des CSP... Une mine », se souvient Michèle Tribalat. « C'était un fichier hierarchisé, avec un niveau familial et individuel. On pouvait faire des liens entre le niveau enfant et le niveau famille. Et donc, s'intéresser aux jeunes de moins de 18 ans avec au moins un des parents immigré. » Ce sont eux que Michèle Tribalat et Bernard Aubry ont nommé les jeunes d'origine étrangère. « Ce qui m'a étonné le plus, c'est ce mouvement vers l'ouest. Il n'était pas perceptible. Pour l'Ile de France, on savait qu'on allait trouver des concentrations très fortes. Mais ça, on n'avait aucun élément pour le voir.  Alors, on avait d'autres projets, pour creuser... Mais on est tombé en rade. »

Ce fichier a été mis à jour jusqu'en août 2008. Et puis... Et puis Bernard Aubry a pris sa retraite. Et l'Insee a reconquis l'Alsace, laissant Saphir se perdre dans les limbes kafkaïennes de l'Institut. « Ce fichier doit exister quelque part à l'Insee Strasbourg mais hors d'usage. Aujourd'hui, on peut savoir si les personnes sont nées en France ou à l'étranger mais on ne sait pas où. Ce qu'on a fait nous ne peut plus être fait. C'est foutu. »

C'est que l'Insee a peur des chiffres... (le comble, pour l'institut de la statistique !) Alors, il tente de cacher tout ça sous un tapis... Mais, comme le soupire Michèle Tribalat, « ce ne sont pas des bâtons de dynamite », ce sont des chiffres. Et d'une façon ou d'une autre, ils se faufilent et sortent du tiroir. Car les chiffres ne se rangent pas, ils se publient. Même s'ils risquent de faire débat. Par drzz.info - staff -
Par Enoch - Publié dans : Société
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Samedi 15 août 2009 6 15 /08 /Août /2009 14:43

Deux poids deux mesures

Par Nicolas Dupont-Aignan le vendredi, août 14 2009, 14:28 - Lien permanent

En lisant la presse de ces derniers jours, je découvre avec stupéfaction que le Gouvernement veut légiférer très vite pour réduire l’avantage des retraites accordées par le Code de la Sécurité Sociale aux femmes salariées du privé ayant élevé leurs enfants (majoration de durée d’assurance qui leur permet de gagner jusqu’à deux annuités complémentaires pour le calcul de leur retraite). La raison : la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et la Cour de Cassation ont accordé à un père de famille le droit de bénéficier de cet avantage.

Alors que les femmes gagnent moins que les hommes (25% en moyenne), que leur carrière est hachée et qu’elles bénéficient donc d’environ 40 % de pension de retraite en moins, voilà qu’une lecture stupide de la déclaration européenne des droits de l’Homme et du principe d’égalité, conduit le Gouvernement à vouloir agir très vite.

Dans la fonction publique, une astuce avait été trouvée en autorisant les pères ayant pris un congé parental ou réduit leur activité professionnelle à bénéficier d’un avantage de retraite pour pouvoir être conforme à la jurisprudence. Qu’en sera-t-il demain pour les retraites du privé ?

Le Parlement en débattra à l’automne probablement. Là aussi, il faudra combattre pour éviter l’application bête et méchante du principe d’égalité car, que je sache, ce sont encore les femmes qui portent les enfants.

Cela me fait penser d’ailleurs à cette directive européenne qui avait forcé la France, au nom de l’égalité Homme/Femme, à supprimer l’interdiction du travail de nuit des femmes. Quand il s’agit de réduire les droits sociaux, Bruxelles sait très bien invoquer les grands principes !

En cette trêve estivale, j’attendais plutôt du Gouvernement l’annonce d’un projet de loi pour encadrer le versement des bonus et surtaxer les plus hautes rémunérations. Mais je devais plutôt rêver ! Il semble tellement plus utile à certains de rogner l’un des piliers de notre politique familiale.

Et après on s’étonne de voir nos concitoyens écœurés se détourner des urnes …

Par Enoch - Publié dans : Société
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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /Août /2009 14:32
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Brèves /
L’écrivain américain Lee Siegel : Obama prépare l’euthanasie des vieux et des pauvres !
12 août 2009 - 18:36

 


12 août 2009 — Après l’article dévastateur Deadly Doctors paru dans le New York Post le 24 juillet par l’ancien vice-gouverneur de New York Betsy McCaughey, qui dénonce les conceptions fascistes du bio-éthicien Ezekiel Emanuel, un des plus influents conseillers d’Obama pour sa réforme de la santé, c’est maintenant l’une des plumes les plus éclairées de la gauche new-yorkaise, Lee Siegel, qui démasque l’arnaque que cherche à « vendre » le président.

Publié sur son blog, l’article courageux de Siegel s’intitule : Obama’s Euthanasia Mistake (l’erreur d’Obama sur l’euthanasie).

On y lit : « Pour ceux d’entre nous qui croient que l’absence d’une couverture médicale universelle est une honte absolue pour les Etats-Unis, le spectacle de ceux qui s’opposent à la réforme de la santé proposée par Obama parait venir tout droit d’Alice aux pays des merveilles et nous met en colère – sauf que sur un point, les critiques ont parfaitement raison. Un des dispositifs des lois élaborées : envisager positivement l’imposition de limites aux soins en fin de vie – est moralement révoltant. Et surtout aide à tuer la réforme elle-même.

« Détrompez-vous : définir quel type de soins sont [des dépenses]"rentables" (cost effective) ou "pas rentables" pour une personne en situation de fin de vie est une des priorités d’Obama. C’est une des principales façons avec laquelle il compte faire des économies et rendre la couverture universelle abordable. »

Siegel souligne qu’Obama envisage bel et bien la création d’une agence spécifique* constituée de cinq experts en charge de décider en ce sens.

« C’est le cauchemar d’un gouvernement oppresseur, ce fameux Big Brother au sujet duquel les propagandistes malins de la droite nous ont cassé les oreilles. Sauf que cette fois-ci, ils ne se trompent pas. »

Siegel démontre ensuite que ce seront justement les pauvres et les vulnérables – donc ceux à qui Obama prétend vouloir rendre service – qui seront les victimes mortelles de la privation de soins. Ces catégories de populations « seraient les seules auxquelles on interdira l’accès aux technologies coûteuses capables de prolonger la vie. Les riches arriveront toujours à se les payer… Ces technologies pèsent lourd sur les finances ? Alors, faisons des économies ailleurs ».

Siegel estime que les attaques de la droite contre le dispositif sur les « testaments biologiques » sont injustes. « Cependant, leur proximité avec la vérité nous mettent fortement mal à l’aise, » dit-il.

Au-delà d’une simple critique de la réforme, Siegel s’interroge : « D’où Obama vient-il ? Pourquoi un homme d’apparence aussi humaine peut-il envisager une initiative utilitariste venue directement de l’Angleterre victorienne ? » Dans sa réponse, Siegel rappelle qu’Obama a été formaté par la faculté de droit de l’Université de Chicago.

La figure la plus importante de ce milieu universitaire est, de loin, Richard Posner, juge à la cour d’appel du septième circuit et professeur de droit à Chicago. Posner est également l’auteur prestigieux d’une série de livres pompeux dont tout le monde fait l’éloge et que personne ne lit.

« Le juge Posner est un chaud partisan de l’euthanasie et un eugéniste énergique. Il a écrit sur les conceptions d’Oliver Wendell Holmes sur l’eugénisme et sur le fait qu’Holmes croyait qu’une société juste "évitait le maintien [en vie] des inaptes" — et qu’on devrait considérer "l’enthousiasme de Holmes [pour l’euthanasie] plutôt comme une prescience que comme l’opinion d’un dépravé" ».

Richard Posner est aussi l’apôtre de Friedrich Nietzsche et n’a pas hésité à rebaptiser Oliver Wendell Holmes « le Nietzsche américain ». En tant que membre de la Société du Mont Pèlerin, Posner travaille à aligner le droit américain sur celui de l’Empire britannique. Il préconise notamment de remplacer les politiques d’adoption d’orphelins par leur vente ( !) et la légalisation de la drogue, le tout justifié par la nécessité d’exclure toute considération morale du droit.

Cass Sunstein, l’économiste comportementaliste « nommé par Obama pour diriger la nouvelle agence, est un disciple de Posner et croit à ce que le magazine Time a décrit récemment comme la pratique statisticienne qui consiste à tenir compte de l’espérance de vie dans les évaluations de la régulation. En d’autres termes, Sunstein croit que les vies des personnes jeunes ont plus de valeur que celles des personnes âgées. Ceci, de toute évidence, a des implications radicales sur les politiques de fin de vie. »

Le Congrès américain devra statuer dès septembre sur la nomination de Sunstein. Il risque de se retrouver d’ici peu dans la position idéale qui lui permettra de promouvoir les politiques d’euthanasie à but économique qu’il préconise.

D’ici-là, aidez-nous à faire éclater la vérité sur ce qu’il se passe réellement outre-Atlantique. Lyndon LaRouche fut le seul et le premier à sonner le tocsin sur la nature terrifiante de ces réformes à un moment où d’autres dormaient tranquillement en Obamaland. A nous d’encourager le tsunami de la colère citoyenne qui se lève en Amérique contre ces projets. Une nouvelle révolution américaine est en marche.

Article et vidéo : déclaration de Lyndon LaRouche sur la grève de masse aux Etats-Unis


Note :

*C’est la proposition de projet de loi du démocrate Jay Rockefeller qui préconise la création d’un haut conseil médical indépendant (Independant Medical Advisory Committee ou IMAC) qui, supplantant en cela le Congrès, fixera les enveloppes budgétaires à respecter et l’allocation des soins. Obama y voit un moyen excellent pour « trouver de l’argent ». Il a même déclaré que, pour lui, IMAC doit opérer comme un « MedPAC on steroids », c’est-à-dire comme le directoire qui conseille actuellement le Congrès sur les besoins de financement de Medicare (l’assurance maladie pour les personnes de plus de 65 ans), mais « dopé aux hormones » et contrairement à MedPAC, sous le contrôle direct de l’Exécutif.

 

Par Enoch - Publié dans : Société
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /Août /2009 17:53

Par Moshe Dann, journaliste, ancien professeur d'histoire

Jerusalem Post - édition internationale du 31/7-6/8/09

Traduit et aménagé par Albert Soued, écrivain http://symbole.chez.com pour www.nuitdorient.com , que nous remercions.

 

En 1967, dans une guerre défensive (1), Israël a conquis les hauteurs du Golan contre la Syrie, la Péninsule du Sinaï et la bande de Gaza contre l'Egypte, Jérusalem, la Judée et la Samarie contre la Jordanie. Israël était menacé d'un 2ème holocauste et, à l'époque, peu de gens avaient mis en question ses conquêtes. Personne ne parlait d'un état Palestinien et il n'y avait pas de "peuple palestinien" (2).


De nombreux experts juridiques ont accepté le droit d'Israël d'occuper la Terre Sainte et de s'installer sur sa terre historique, conquise pour se défendre. Parce que cette terre était elle-même occupée illégalement par les armées arabes qui l'ont envahie en 1948.

Cependant une seule organisation refusa d'accepter cette analyse, le Comité International de la Croix Rouge (CICR). Réuni secrètement dans les années 70 à Genève, le CICR conclut  qu'Israël avait violé la 4ème Convention de Genève. Basée sur la Convention de la Haye, la 4ème Convention a été conçue après la 2ème Guerre Mondiale pour protéger des civils innocents et pour contenir toute occupation brutale. Unilatéralement, le CICR l'a transformée en une arme pour enlever toute légitimité à Israël et pour faire paraître cet état comme "démoniaque".


Aussi loin qu'on le sache, le CICR ne s'est basé sur aucun précédent légal pour fabriquer "sa loi". Juge et jury, la décision ne découlait d'aucun processus, puisque toutes les décisions et protocoles du CICR sont clos et les identités des participants sont tenues secrètes. Et sans appel… Sans transparence, sans éthique juridique, les règles du CICR sont devenues une "loi internationale". Les condamnations d'Israël sont devenues les bases pour accuser Israël d'occuper illégalement le territoire conquis en 1967.

 

Bien que toute la Communauté internationale, ses ONG et ses institutions acceptent l'autorité du CICR, comme celle de la Cour Internationale de Justice, comme seuls arbitres de ce qui est légal ou non, il est étrange que les politiques et les juristes israéliens ne puissent pas défendre sur le plan légal la revendication israélienne des territoires. Pourtant la position d'Israël est solide.

 

Adoptée en 1945, la Charte de l'Onu dit dans son article 80 "… rien dans ce chapitre ne sera construit de manière à altérer les droits d'aucun état ou aucun peuple ou les termes d'instruments internationaux existants, auxquels appartiendraient les membres des Nations Unies"


Ceci signifie que la désignation du nom "Palestine" comme "Foyer National Juif" incorporé dans le Mandat Britannique et établi par des accords internationaux, adoptés par la Ligue des Nations et le Congrès américain, garantissent la souveraineté israélienne sur cette région. Toutes les implantation étaient et sont ainsi légales.


Deux années plus tard, en 1947, au milieu d'une guerre civile qui grondait, l'Onu proposa la division de la Palestine entre Juifs et Arabes, modifiant les termes du mandat. Les Juifs ont accepté ce partage, les Arabes ont lancé une guerre d'extermination. Quand, terminant son mandat, la Grande Bretagne quitta les lieux, l'état d'Israël fut proclamé, mais les bandes arabes qui attaquaient les Juifs depuis des années furent rejointes par 5 armées arabes. L'armistice de 1949 – pour les Juifs, il est appelé indépendance, pour les Arabes, tragédie ou "naqba" – ne déboucha pas sur un état palestinien, parce que les Arabes n'en voulaient pas ! Les chefs arabes n'ont jamais accepté le droit d'exister d'Israël comme état juif – et aujourd'hui encore, la plupart d'entre eux lui refusent ce droit.

 

En 1967, sous la pression de l'Urss et des états arabes, le Conseil de Sécurité a adopté la résolution 242 qui parle du retrait militaire israélien de certains territoires conquis – pas tous – dans le contexte d'un accord final de paix. La notion de la souveraineté restait problématique, car non mentionnée.

L'échelon politique israélien et la Cour Suprême ont évité de s'engager dans la voie de la totale souveraineté sur ces terres conquises, mais en l'absence de tout geste de réciprocité, ils ont accepté le retour des Juifs là où ils habitaient auparavant, c'est-à-dire la vieille ville de Jérusalem et le Goush Etsion, où de florissantes implantations ont été rayées de la carte en 1947. Dans un compromis, ils ont accepté la création de Qiryat Arbaa' près de Hébron, d'où la Communauté Juive avait été chassée en 1939. Et, pour la 1ère fois en 700 ans, on a autorisé les Juifs à aller prier au caveau de la Makhpélah, ancien édifice abritant les tombeaux des patriarches et des matriarches bibliques.

Bien que libres de quitter les camps de réfugiés de l'UNRWA, avec de nouvelles possibilités de réinsertion, les Palestiniens ont refusé aussi bien la paix avec Israël que de créer leur propre état. L'Olp qui revendiquait la représentation des Palestiniens a choisi le terrorisme au lieu de construire un état.

 

Pour certains, le problème du conflit territorial n'est pas légal, mais moral, les Juifs ne devant pas gouverner des gens qui les refusent. Mais il ne faut perdre de vue qu'Israël s'est retiré de pratiquement tous les villages et villes palestiniens, cédant de très larges territoires à l'AP-OLP, dans le cadre des accords d'Oslo en 1994, puis des accords suivants de Wye Plantation et de Hébron. Quand Israël a quitté la bande Gaza en 2005, celle-ci devint le bastion du Hamas, organisation basée sur la terreur. Ainsi la devise "Territoires pour la paix" a signifié en fait "Territoires pour la terreur".

Encouragés par le terrorisme qui sévissait contre les Juifs, incités par les Islamistes, encouragés par les concessions et les retraits successifs d'Israël et cherchant à se débarrasser d'Israël en le sapant de l'intérieur, les Arabes israéliens s'identifient comme "Palestiniens" et demandent la fin de l'"occupation juive", la fin de la discrimination et même celle de l'état juif.


D'autres prétendent que le caractère juif et démocratique d'Israël est menacé s'il incluait beaucoup d'Arabes, surtout s'ils ne sont pas loyaux et ne s'identifient pas à l'état. Pourtant la très grande majorité des Palestiniens vit aujourd'hui sous un gouvernement palestinien, pas juif. La querelle concerne en fait un territoire, pas des gens.

Et la prévision d'une "bombe démographique à retardement" n'est ni objective, ni réelle. Alors, pour les quelques centaines de milliers d'arabes "occupés" par Israël -- pour la moitié à Jérusalem, capitale d'Israël -- ils peuvent obtenir tous les droits humains et civils, et non politiques, comme cela existe dans de nombreux autres pays. Cette solution est possible avec l'installation des "réfugiés" des camps dans les divers pays arabes, là où ils se trouvent déjà depuis 30 à 50 ans, la fin du terrorisme et des incitations antisémites.

 

Il est évident qu'un 2ème ou 3ème état palestinien arabe sera une menace permanente pour l'existence de l'état d'Israël (3). La solution "Territoire pour la paix" a échoué, pourquoi continuer à la promouvoir ?

 

 

Notes de www.nuitdorent.com

(1) L'Egypte venait de bloquer le golfe d'Eilat, interdisant tout commerce avec l'extrême Orient, puisque le Canal de  Suez était déjà interdit à Israël par Nasser, interdiction illégale par ailleurs.

(2) Israël rendit le Sinaï à l'Egypte, dans un traité de paix qui s'avère très froide. La Syrie qui a hérité en 1946 du Golan, selon un partage des lieux entre la France et la Grande Bretagne suite à la chute de l'empire ottoman en 1918. De 1948 à 1967, elle a militarisé le plateau sans le développer et s'en servit comme tremplin pour attaquer Israël à 3 reprises. Aujourd'hui ce plateau peu habité est annexé par Israël.

(3) La Jordanie qui abrité 60% de citoyens d'origine palestinienne peut être considéré comme un état palestinien qui s'ajoute à Gaza gouverné par le Hamas.

Par Enoch - Publié dans : Société
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 17:59

Le contrat social et l´action citoyenne (de Me Philippe CHANSAY-WILMOTTE)


L’on fustige volontiers les attitudes des acteurs politiques, leur reprochant telle ou telle compromission, avérée ou fantasmée. C’est si facile ! Et c’est souvent injuste. Le propos n’est pas de dresser un tableau idyllique du microcosme, pour reprendre le terme de Raymond BARRE, mais s’il y a un élu, c’est parce qu’il y a eu un électeur. Il incombe à ce dernier d’assumer la légèreté de son vote s’il s’est borné à choisir le plus souriant, le plus démagogique ou le plus retors.

La ritournelle des lamentations, d’élection en élection, est vaine. Elle donne lieu à son corollaire, la ritournelle des promesses électorales, et nul n’ignore ce qu’elles valent. Les activistes musulmans n’occupent le terrain que parce qu’on leur a laissé le champ libre, mais ils peuvent aisément être contrecarrés. Ceux qui réclament le respect des principes qui fondent la démocratie, restent passifs parce qu’ils croient généralement que leurs mandataires agiront comme ils l’imaginent, et c’est un tort.

Tétanisés à l’idée de devoir dire simplement non, et de déplaire, bon nombre d’élus se comportent comme des dhimmis ; c-à-d. qu’ils cèdent aux revendications d’activistes radicaux. Les uns tolèrent que des piscines publiques soient réservées certains jours aux musulmans au mépris de l’égalité entre les citoyens ; les autres concèdent d’autres avantages indus qualifiés, pour la cause, d’accommodements raisonnables.

L’on comprend mal ce comportement lorsque l’on se situe dans la perspective morale, philosophique ou religieuse, et que l’on escompte l’application d’un programme annoncé en campagne électorale, mais l’erreur du citoyen est d’y croire. Ce qui détermine l’élu lambda, c’est sa prochaine élection, pas celle qu’il a déjà remportée, et il est donc amené à satisfaire les plus vindicatifs dès lors que ceux-ci sont susceptibles d’être des courroies de transmission vers de nouveaux électeurs.

Cela ne vaut que s’il pense que ceux qui l’avaient élu auparavant lui resteront acquis quoi qu’il fasse ; cependant, c’est souvent le cas. C’est effectivement une carence de l’électorat : son caractère moutonnier. Les lamentations passées, l’électeur lambda votera à nouveau pour le même. Les scrutins le démontrent avec constance : les changements de majorités résultent de flux marginaux de voix de sorte que lors de la distribution des prix de cette loterie où le microcosme gagne toujours, les uns crient victoire tandis que les autres déclarent n’avoir pas vraiment perdu. C’est un cirque où les pitres se complaisent dans leur rôle tandis que les spectateurs en croient de moins en moins leurs yeux. La législation incline à l’inertie de l’électeur, lequel est incité à émettre un chèque en blanc jusqu’à l’échéance suivante.

Mais un citoyen qui agit, c’est le grain de sable qui peut enrayer le système à condition d’en connaître les rouages, à défaut de les maîtriser. L’affaire des caricatures en est un double exemple : ce sont des citoyens, via le JYLLANDS-POSTEN en l’occurrence, qui, en les publiant, ont réagi à l’assassinat de Théo VAN GOGH par un activiste musulman, et qui ont forcé les démocraties à réagir, et ce sont aussi des citoyens qui ont provoqué la mobilisation du monde musulman. Certes, il est douteux que tout s’explique par une double action citoyenne, mais néanmoins, cette dimension a largement empreint toute cette crise. Grâce à elle, l’opinion publique occidentale a pris conscience du fait que les communautés musulmanes, capables de se mobiliser contre des caricatures, s’abstiennent de telles protestations contre l’invocation de l’islam pour légitimer la violence ; ce qui est lourd de signification.

Lorsque l’élu lambda sent que des électeurs pourraient ne plus lui être acquis, il ne lâche pas la proie pour l’ombre, et les satisfait, eux, plutôt que de s’aventurer à répondre à des sollicitations extérieures. Il appartient donc au citoyen, y compris individuellement, d’exprimer ses exigences, pas seulement lors du vote, mais, comme ces activistes, durant tout le mandat. Un citoyen qui écrit au mandataire public, cela signifie, pour ce dernier, qu’il existe une protestation et qu’elle est probablement partagée par d’autres. Un citoyen qui ouvre un blog, qui organise une manifestation ou qui lance une initiative publique, fédère d’autres électeurs potentiels autour de lui. Et il n’y a pas lieu de désespérer du microcosme : l’on y trouve aussi des élus efficaces, capables de ne pas s’aligner aveuglément sur la discipline de parti, déterminés à faire respecter les valeurs qui fondent la démocratie, et pouvant devenir de précieux interlocuteurs.

A Oslo, début 2009, des citoyens attachés aux valeurs démocratiques ont lancé un appel contre le projet d’autoriser le port du hijab par les policières musulmanes. Ils ont rapidement réussi à créer un malaise au sein du gouvernement norvégien qui a estimé opportun de mettre fin aussitôt à cette concession inouïe aux activistes musulmans. Ce n’est là qu’un exemple parmi d’autres initiatives citoyennes ayant abouti à un résultat.

Les démocraties occidentales sont fondées sur un contrat social qui établit des valeurs non négociables : au nombre de celles-ci, il y a la liberté d’expression, l’égalité entre les citoyens, hommes ou femmes, et la protection des droits des enfants, en particulier à l’égard de la pédophilie, fusse sous prétexte de mariage. Les accommodements prétendument raisonnables ne le sont pas, et l’heure est venue de marquer le tempo par l’action citoyenne afin que le microcosme s’en tienne à la Loi.


Me Philippe CHANSAY-WILMOTTE, Avocat.
Par Enoch - Publié dans : Société
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