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1er septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) — Nous l’affirmons ici depuis des mois : la crise systémique est bien plus grave qu’une simple récession et plonge l’économie mondiale dans un effondrement physique bientôt ingouvernable.
Si l’état de faillite avéré de la Californie, ainsi que de nombreux autres Etats américains sont des cas d’espèce, il n’est point nécessaire d’aller aussi loin pour constater cette réalité.
En France, le cas de la ville de Grigny (26000 habitants) dans l’Essonne (91), qui connaît une crise budgétaire sans précédent, devrait provoquer chez nous l’indignation et surtout le sursaut.
Le déficit de cette ville symbole des banlieues françaises est passé de 1,9 million d’euros en 2006 à 15,5 millions en 2009, soit un tiers du budget municipal.
Qualifiée « d’inextricable » par les experts, sa situation a conduit l’Etat français à retirer la gestion de la ville au conseil municipal désormais remplacé par le préfet. Ce dernier a décidé d’augmenter du jour au lendemain de 50% les taxes foncières et de 44,26% la taxe d’habitation, et cela dans une des villes les plus pauvres et les plus sensibles d’Ile-de-France. Cette mesure, qui prolonge des hausses de 3 % en 2007 et 10 % en 2008, également décidées par le préfet, s’accompagne de la réduction autoritaire des dépenses de personnel et des subventions aux associations.
Privée de ressources, « la commune est structurellement dans l’incapacité d’assumer correctement ses missions », s’inquiète Philippe Rio, premier adjoint au maire cité dans le quotidien Le Monde. Notamment face à sa jeunesse : avec près de 750 naissances par an, 4500 élèves en classes maternelles et élémentaires, la ville doit faire face à des dépenses comparables à celles d’une commune de 40 000 voire 50 000 habitants.
Les perdants sont donc les habitants et surtout les derniers représentants des classes moyennes. Ceux que les opérations de rénovation urbaine ont tenté de faire revenir dans les quartiers, à coup de millions d’euros, pour apporter un minimum de mixité sociale. Cependant, en leur infligeant une hausse de 50% des impôts, on fait tout pour les faire fuir.
Programme anti-crise de Jacques Cheminade : mon projet contre les puissances de chantage du fascisme financier
La famille d’Andrei Lunev a eu le choc de sa vie en découvrant à la télévision russe, parmi les huit «pirates» présumés de l’Artic Sea, un homme qui lui ressemble vaguement et porte, officiellement, son nom.
Seul problème: Andrei Lunev, un pêcheur, est porté disparu depuis trois ans et présumé mort par noyade suite au naufrage du Pelagial, où il était embarqué.
Vivant ou ressuscité, Andrei Lunev n’a en tout cas pas le physique du militant écologiste qu’il est censé être, d’après la version des autorités russes diffusée ce week-end après l’interrogation
des huit hommes arrêtés à bord de l’Artic Sea – cette arrestation étant elle-même sujette à caution. Quand on lui a demandé pour quel groupe écologiste il travaille, Andrei Lunev a répondu: «Je
ne sais pas. C’est une sorte d’organisation privée.»
Ses camarades «pirates» présentent des tatouages évoquant davantage les goûts esthétiques de la mafia russe que ceux des défenseurs de causes vertes. Ils sont tantôt lettons, tantôt apatrides, on
ne sait pas trop, maçon et métallurgiste pour deux d’entre eux. Andrei Lunev avait quitté Kursk après avoir été impliqué dans des bagarres. Le portrait même d’enfant de chœur…
Quant à la vidéo grand-guignolesque montrant leur arrivée en Russie – traînés au pas de course par des soldats écrasant leur nuque d’une poigne de fer, comme si leur arrestation remontait à deux minutes et non à plusieurs jours – elle n’aurait pas été mise en scène autrement si on avait voulu susciter le sentiment d’une opération de camouflage bâclée.
La thèse du Mossad
Sauf que les Israéliens n’emploient pas les amateurs grotesques qu’a montrés la TV russe. Le mystère reste donc entier. Le seul bout de voile levé, d’abord par l’autorité maritime de Malte puis
«des sources» de l’OTAN, concerne la «disparition» du cargo. En fait, nous dit-on depuis la fin de la semaine dernière, on savait toujours où se trouvait le navire, mais l’information n’aurait
pas été communiquée pour raisons de sécurité.
Le plus frappant dans cette affaire est la façon dont les autorités de plusieurs pays – Suède et Finlande, averties en premier de l’«attaque», Malte dont le bateau bat pavillon, France et
Grande-Bretagne dont il a frôlé les côtes – s’en débarrassent benoîtement pour laisser les Russes l’enterrer à leur guise. Un «deal» entre services secrets?
Que certains musulmans s’entretuent entre eux, Fatah, Hamas, irakiens et autres pakistanais et afghans etc… Cela n’emeuvera jamais la rue et ses manifestants anti-juifs. Rien de ces tueries.
Aujourd’hui nous avons un autre exemple ; Le régime d’Ali Abdullah Saleh, au Yémen, a étendu depuis le dimanche 16 Août l’assaut mené contre chiites dans le nord du pays. Cette offensive militaire crève l’abcès de ce conflit larvé entre la minorité zaydite chiite et le gouvernement. Bombardements aériens et tirs d'artillerie sur la population civile dans la province d'Amran se sont intensifiées depuis ce week-end.
Les Bombardements des forces gouvernementales au nord du Yémen ont déjà fait des dizaines de morts et de blessés dans la population civile, selon les tribus locales, mais aussi de très nombreux déplacés. Au Yémen l’armée dit éviter les civils dans son offensive contre les rebelles .L’armée yéménite a affirmé hier, au 10 ème jour de son offensive contre les chiites dans le nord du pays, éviter soigneusement les civils et a nié utiliser des bombes au phosphore.
L’offensive du gouvernement yéménite contre les chiites du nord a fait des milliers de nouveaux déplacés. Et le décompte des tués a déjà commencé. Le Bombardant de plusieurs districts de la province de Saada, frontalière avec l'Arabie saoudite a alourdit le bilan humain dans ce pays, considéré comme le plus pauvre de la planète.
Des affrontements se déroulaient depuis samedi dans le secteur de Harf Sofiyan, considéré comme un bastion important des shiites nordistes, à environ 120 km au nord de Sanaa. L’armée a même fait usage des bombes au phosphore.
Le dirigeant shiite, Abdel Malik al-Hawthi, a dénoncé dans ces attaques gouvernementales "un crime qui annihile des civils". De leur côté, plusieurs partis d'opposition et organisations de défense des droits de l'homme locales ont exhorté le gouvernement a arrêté ses opérations et condamné le bombardement qui a touché un marché le 12 Août dernier à Haydan, dans la province de Saada, faisant une dizaine de victimes civiles, un bilan impossible à vérifier de source indépendante, alors que la province de Saada est interdite aux journalistes.
L’armée yéménite continue à mener une attaque de grande ampleur. Les forces gouvernementales yéménites ont bombardé de nouveau ce week-end la population chiite dans le nord du pays, près de la frontière saoudienne, faisant plusieurs dizaines de morts et de blessés. D'après une représentante de l'ONU dans le nord du Yémen, Claire Bourgeois, l'organisation veille à assister au moins 1.500 familles déplacées dans la région de Malahidh, théâtre des plus violents affrontements.
Une autre responsable des Nations unies, Lina al-Mujahed, a précisé que plus de 230 autres familles étaient arrivées dans la capitale de la province de Saada après avoir parcouru plusieurs centaines de kilomètres en provenance de différents secteurs.
Une telle disproportion dans le traitement des armées traquant des terroristes et des réfugiés issus de ces combats pourrait interloquer plus d’un. On devrait s’indigner que cette tragédie humanitaire qui ne donnera pas lieu à la création d’une commission ad hoc pour enquêter sur ces violations des droits de l’Homme. Deux poids et une mesure oblige
Rien d’étonnant, dès lors, que ce n’est pas à Gaza, les responsables onusiens gardent donc le silence. Une dizaine d’enfants seraient au nombre des victimes du week-end, dans le nord du pays et aucun mot sur l’utilisation des bombes au phosphore ! Les grandes consciences ont décidé de fermez les yeux sur le bain de sang de ces massacres inter arabes (1).
Le mot d’ordre était aussi le silence absolue sur les derniers affrontements inter palestiniens à Gaza. Le 16 août dernier au moins 22 personnes ont été tuées dont des enfants et plus d’une centaine de blessés dans des affrontements armés à Gaza. Des terroristes du Hamas ont encerclé ce vendredi une mosquée où les disciples d’un dignitaire religieux islamiste avaient défié le Hamas. Au cours de la prière du vendredi , à la mosquée Ibn Taymiyya, le Hamas a donné son assaut dans la mosquée. Le Hamas a tiré des roquettes en direction de la mosquée qui se trouve à Rafah, près de la frontière avec l’Égypte. La plupart des victimes étaient rassemblées pour la prière.
Là aussi la vraie question à poser est de savoir pourquoi les hypocrites trahissent t-ils les victimes des massacres inter palestiniens ? Il est certainement difficile de critiquer les palestiniens au moment où tant d’eux ont trouvé la mort dans des conflits internes. La violence inter- palestinienne ; c’est celle dont on ne parle pas dans le monde arabe (2).
Le critique d’Israël est pourtant un rituel mais aucun mot lorsque les palestiniens s’entretuent n’entre eux. C’est normal puisque c’est Israël qui donne un sens à notre victimisation. Les horreurs que nous nous infligeons les uns aux autres ne comptent pas.
L’acteur manquant dans l’horrible tragédie de ce vendredi 16 août 2009 à Gaza est le lobby arabe des droits humains. Où sont-ils ? Il n’y a pas eu une seule manifestation dans une seule capitale arabe en soutien aux victimes ? N’y a-t-il pas, dans les pays arabes et dans le reste du monde, une classe de gens très engagés dans la cause des droits de l’Homme lorsqu’il s’agit des victimes des massacres inter palestiniens ?
N’y a-t-il pas eu des milliers de manifestants pour protester contre qui ceux qui font un raid dans une mosquée à Gaza ? N’y a-t-il pas eu des milliers de manifestants pour s'indigner contre l’utilisation des bombes au phosphore contre la population au nord du Yémen .Qu’en est-il des groupes qui se consacrent explicitement à la défense des droits humains et exclusivement pour condamner Israël ?
(1) La guerre civile a fait déjà 100.000 victimes au Nord Yémen, 1962-70.
(2) En 1970, la Jordanie a tué des dizaines de milliers de palestiniens en tentant contrôler des groupes palestiniens [épisode connu sous le nom de Septembre Noir, ndt], forçant ainsi l’OLP à s’exiler au Liban.
C’est bien tout l’intérêt de l’ouvrage de Frédéric Lordon que d’aller plus loin que le simple constat et de chercher à structurer des propositions très concrètes pour réformer la finance.
Les coupables
L’auteur en profite pour attaquer tous ceux, au premier rang desquels Nicolas Sarkozy, qui ont présenté les Etats-Unis comme un modèle économique. Leurs bons résultats des dernières années ne sont que la conséquence d’une pyramide de dette. L’endettement des ménages atteint 120% de leurs revenus aux Etats-Unis et 140% en Grande-Bretagne contre 68% en France. Il cite une étude de Jacques Sapir qui montre que la dette a augmenté la consommation de 2,4% par an de 2002 à 2007.
Il s’attaque également aux pays européens en affirmant que « la politique économique étasunienne laisse les inepties de laisser-faire à l’usage des gouvernants européens suffisamment crétins pour les prendre au sérieux ». Il fustige les socialistes, « ne sachant pas vraiment de l’idée triviale et molle d’économie de marché ou de l’idée précise et toxique d’économie à déréglementation concurrentielle généralisée, laquelle ils épousaient vraiment », le qualifiant de « corps mort de la vie politique Française ».
Le constat global
La démonstration de l’auteur est claire : les bénéfices de la titrisation sont beaucoup trop minces par rapport à ses immenses inconvénients. Comme il le soutient brillamment, elle fournit une liquidité illusoire, « une sorte de parapluie pour beau temps, mais qui s’autodétruirait au moment de l’orage ». Il ironise sur les banques d’affaire, « fleurons du capitalisme le plus privé, (…), bien installés dans l’idée que l’intervention publique n’est plus qu’un réflexe reptilien de cerveaux indécrottablement soviétoïdes, (qui) ne doivent d’échapper à la déconfiture qu’à une forme de nationalisation ».
Il souligne le terrible aléa moral de la finance moderne, toujours soutenue par les banques centrales ou les Etats, que ce soit en 1987, en 1990, en 1998, en 2001 ou depuis 2007. Il se demande si « la pratique de la détente monétaire érigée en système n’a pas eu l’effet contreproductif de reconduire indéfiniment les germes des crises financières récurrentes ? ». Il souligne enfin que « si elle transmet généreusement les dégâts du krach, la finance conserve soigneusement pour elle seule les profits de la bulle ».
Les principes d’une réforme de la finance
Même s’il craint que rien ne change, il avance plusieurs principes de réforme. Le premier est une reprise en main par les politiques qui ont laissé le monde financier en autogestion. Il balaie l’argument selon lequel la crise serait uniquement la conséquence de comportements frauduleux pour faire porter la responsabilité à un système qu’il faut réformer. Il balaie également l’argument néolibéral selon lequel les crises seraient inévitables en soulignant que Bretton Woods avait abouti à quarante ans de stabilité.
Il propose donc 6 principes. Le premier est que la finance doit être au service de l’économie productive. Ensuite, comme le contrôle des risques est illusoire, il faut les réduire a priori. Il pense également qu’il faut limiter la formation des bulles, que les normes actuelles (Bâle 2) sont mauvaises et qu’il faut les réformer, quitte à ignorer les anglo-saxons car pour lui, l’Europe continentale est une zone financière autosuffisante. Enfin, il disqualifie par avance les protestations du monde financier.
Comment réformer la finance ?
Sa première proposition consiste en l’introduction de bonus négatifs pour les traders de manière à les contraindre d’agir en appréhendant les risques à long terme. Ensuite, il recommande de revenir sur la titrisation en la limitant drastiquement puisque l’effet de levier induit rend les « rentabilités insolentes à la hausse… et catastrophique à la baisse ». Sa quatrième proposition est de réglementer l’ensemble des opérateurs et d’interdire purement et simplement toute transaction avec les « paradis fiscaux ».
Ensuite, il propose d’établir des normes beaucoup plus sévères pour limiter l’effet de levier, en imposant une couverture d’au moins 50% en cash au lieu du 1% qui pouvait être obtenu avec les règles actuelles. Il suggère de nationaliser les entreprises de bourse. Il conseille également de retourner la politique monétaire sous l’autorité politique, et de créer deux taux d’intérêt. Enfin, il propose de créer une Zone Européenne Financière (ZEF), régulée et autonome, sans la Grande-Bretagne.
Je vous recommande vivement la lecture de ce livre, court, pédagogique, complet et bien écrit. Une synthèse remarquable des dérives qui ont mené le monde financier à son autodestruction.
Source : Frédéric Lordon, « Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières », Raisons d’agir
(Merci à Emmanuel)
[MARIANNE 2] Un couloir sombre, une porte anodine, une pièce mal éclairée, un placard insoupçonné, et là : des chiffres. Soigneusement planqués par l'Insee. Parce qu'ils lui font peur : 37% de jeunes d'origine étrangère en Ile-de-France, plus de 60% dans une vingtaine de villes, explosion du nombre de jeunes originaires d'Afrique sub-saharienne, proportion de jeunes d'origine étrangère en très forte hausse dans l'ouest de la France...
Par Nicolas Dupont-Aignan le vendredi, août 14 2009, 14:28 - Lien permanent
En lisant la presse de ces derniers jours, je découvre avec stupéfaction que le Gouvernement veut légiférer très vite pour réduire l’avantage des retraites accordées par le Code de la Sécurité Sociale aux femmes salariées du privé ayant élevé leurs enfants (majoration de durée d’assurance qui leur permet de gagner jusqu’à deux annuités complémentaires pour le calcul de leur retraite). La raison : la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et la Cour de Cassation ont accordé à un père de famille le droit de bénéficier de cet avantage.
Alors que les femmes gagnent moins que les hommes (25% en moyenne), que leur carrière est hachée et qu’elles bénéficient donc d’environ 40 % de pension de retraite en moins, voilà qu’une lecture stupide de la déclaration européenne des droits de l’Homme et du principe d’égalité, conduit le Gouvernement à vouloir agir très vite.
Dans la fonction publique, une astuce avait été trouvée en autorisant les pères ayant pris un congé parental ou réduit leur activité professionnelle à bénéficier d’un avantage de retraite pour pouvoir être conforme à la jurisprudence. Qu’en sera-t-il demain pour les retraites du privé ?
Le Parlement en débattra à l’automne probablement. Là aussi, il faudra combattre pour éviter l’application bête et méchante du principe d’égalité car, que je sache, ce sont encore les femmes qui portent les enfants.
Cela me fait penser d’ailleurs à cette directive européenne qui avait forcé la France, au nom de l’égalité Homme/Femme, à supprimer l’interdiction du travail de nuit des femmes. Quand il s’agit de réduire les droits sociaux, Bruxelles sait très bien invoquer les grands principes !
En cette trêve estivale, j’attendais plutôt du Gouvernement l’annonce d’un projet de loi pour encadrer le versement des bonus et surtaxer les plus hautes rémunérations. Mais je devais plutôt rêver ! Il semble tellement plus utile à certains de rogner l’un des piliers de notre politique familiale.
Et après on s’étonne de voir nos concitoyens écœurés se détourner des urnes …
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12 août 2009 — Après l’article dévastateur Deadly Doctors paru dans le New York Post le 24 juillet par l’ancien vice-gouverneur de New York Betsy McCaughey, qui dénonce les conceptions fascistes du bio-éthicien Ezekiel Emanuel, un des plus influents conseillers d’Obama pour sa réforme de la santé, c’est maintenant l’une des plumes les plus éclairées de la gauche new-yorkaise, Lee Siegel, qui démasque l’arnaque que cherche à « vendre » le président.
On y lit : « Pour ceux d’entre nous qui croient que l’absence d’une couverture médicale universelle est une honte absolue pour les Etats-Unis, le spectacle de ceux qui s’opposent à la réforme de la santé proposée par Obama parait venir tout droit d’Alice aux pays des merveilles et nous met en colère – sauf que sur un point, les critiques ont parfaitement raison. Un des dispositifs des lois élaborées : envisager positivement l’imposition de limites aux soins en fin de vie – est moralement révoltant. Et surtout aide à tuer la réforme elle-même.
« Détrompez-vous : définir quel type de soins sont [des dépenses]"rentables" (cost effective) ou "pas rentables" pour une personne en situation de fin de vie est une des priorités d’Obama. C’est une des principales façons avec laquelle il compte faire des économies et rendre la couverture universelle abordable. »
Siegel souligne qu’Obama envisage bel et bien la création d’une agence spécifique* constituée de cinq experts en charge de décider en ce sens.
« C’est le cauchemar d’un gouvernement oppresseur, ce fameux Big Brother au sujet duquel les propagandistes malins de la droite nous ont cassé les oreilles. Sauf que cette fois-ci, ils ne se trompent pas. »
Siegel démontre ensuite que ce seront justement les pauvres et les vulnérables – donc ceux à qui Obama prétend vouloir rendre service – qui seront les victimes mortelles de la privation de soins. Ces catégories de populations « seraient les seules auxquelles on interdira l’accès aux technologies coûteuses capables de prolonger la vie. Les riches arriveront toujours à se les payer… Ces technologies pèsent lourd sur les finances ? Alors, faisons des économies ailleurs ».
Siegel estime que les attaques de la droite contre le dispositif sur les « testaments biologiques » sont injustes. « Cependant, leur proximité avec la vérité nous mettent fortement mal à l’aise, » dit-il.
Au-delà d’une simple critique de la réforme, Siegel s’interroge : « D’où Obama vient-il ? Pourquoi un homme d’apparence aussi humaine peut-il envisager une initiative utilitariste venue directement de l’Angleterre victorienne ? » Dans sa réponse, Siegel rappelle qu’Obama a été formaté par la faculté de droit de l’Université de Chicago.
La figure la plus importante de ce milieu universitaire est, de loin, Richard Posner, juge à la cour d’appel du septième circuit et professeur de droit à Chicago. Posner est également l’auteur prestigieux d’une série de livres pompeux dont tout le monde fait l’éloge et que personne ne lit.
« Le juge Posner est un chaud partisan de l’euthanasie et un eugéniste énergique. Il a écrit sur les conceptions d’Oliver Wendell Holmes sur l’eugénisme et sur le fait qu’Holmes croyait qu’une société juste "évitait le maintien [en vie] des inaptes" — et qu’on devrait considérer "l’enthousiasme de Holmes [pour l’euthanasie] plutôt comme une prescience que comme l’opinion d’un dépravé" ».
Richard Posner est aussi l’apôtre de Friedrich Nietzsche et n’a pas hésité à rebaptiser Oliver Wendell Holmes « le Nietzsche américain ». En tant que membre de la Société du Mont Pèlerin, Posner travaille à aligner le droit américain sur celui de l’Empire britannique. Il préconise notamment de remplacer les politiques d’adoption d’orphelins par leur vente ( !) et la légalisation de la drogue, le tout justifié par la nécessité d’exclure toute considération morale du droit.
Cass Sunstein, l’économiste comportementaliste « nommé par Obama pour diriger la nouvelle agence, est un disciple de Posner et croit à ce que le magazine Time a décrit récemment comme la pratique statisticienne qui consiste à tenir compte de l’espérance de vie dans les évaluations de la régulation. En d’autres termes, Sunstein croit que les vies des personnes jeunes ont plus de valeur que celles des personnes âgées. Ceci, de toute évidence, a des implications radicales sur les politiques de fin de vie. »
Le Congrès américain devra statuer dès septembre sur la nomination de Sunstein. Il risque de se retrouver d’ici peu dans la position idéale qui lui permettra de promouvoir les politiques d’euthanasie à but économique qu’il préconise.
D’ici-là, aidez-nous à faire éclater la vérité sur ce qu’il se passe réellement outre-Atlantique. Lyndon LaRouche fut le seul et le premier à sonner le tocsin sur la nature terrifiante de ces réformes à un moment où d’autres dormaient tranquillement en Obamaland. A nous d’encourager le tsunami de la colère citoyenne qui se lève en Amérique contre ces projets. Une nouvelle révolution américaine est en marche.
Article et vidéo : déclaration de Lyndon LaRouche sur la grève de masse aux Etats-Unis
Note :
*C’est la proposition de projet de loi du démocrate Jay Rockefeller qui préconise la création d’un haut conseil médical indépendant (Independant Medical Advisory Committee ou IMAC) qui, supplantant en cela le Congrès, fixera les enveloppes budgétaires à respecter et l’allocation des soins. Obama y voit un moyen excellent pour « trouver de l’argent ». Il a même déclaré que, pour lui, IMAC doit opérer comme un « MedPAC on steroids », c’est-à-dire comme le directoire qui conseille actuellement le Congrès sur les besoins de financement de Medicare (l’assurance maladie pour les personnes de plus de 65 ans), mais « dopé aux hormones » et contrairement à MedPAC, sous le contrôle direct de l’Exécutif.
Par Moshe Dann, journaliste, ancien professeur d'histoire
Jerusalem Post - édition internationale du 31/7-6/8/09
Traduit et aménagé par Albert Soued, écrivain http://symbole.chez.com pour www.nuitdorient.com , que nous remercions.
En 1967, dans une guerre défensive (1), Israël a conquis les hauteurs du Golan contre la Syrie, la Péninsule du Sinaï et la bande de Gaza contre l'Egypte, Jérusalem, la Judée et la Samarie contre la Jordanie. Israël était menacé d'un 2ème holocauste et, à l'époque, peu de gens avaient mis en question ses conquêtes. Personne ne parlait d'un état Palestinien et il n'y avait pas de "peuple palestinien" (2).
De nombreux experts juridiques ont accepté le droit d'Israël d'occuper la Terre Sainte et de s'installer sur sa terre historique, conquise pour se défendre. Parce que cette terre était elle-même
occupée illégalement par les armées arabes qui l'ont envahie en 1948.
Cependant une seule organisation refusa d'accepter cette analyse, le Comité International de la Croix Rouge (CICR). Réuni secrètement dans les années 70 à Genève, le CICR conclut qu'Israël avait violé la 4ème Convention de Genève. Basée sur la Convention de la Haye, la 4ème Convention a été conçue après la 2ème Guerre Mondiale pour protéger des civils innocents et pour contenir toute occupation brutale. Unilatéralement, le CICR l'a transformée en une arme pour enlever toute légitimité à Israël et pour faire paraître cet état comme "démoniaque".
Aussi loin qu'on le sache, le CICR ne s'est basé sur aucun précédent légal pour fabriquer "sa loi". Juge et jury, la décision ne découlait d'aucun processus, puisque toutes les décisions et
protocoles du CICR sont clos et les identités des participants sont tenues secrètes. Et sans appel… Sans transparence, sans éthique juridique, les règles du CICR sont devenues une "loi
internationale". Les condamnations d'Israël sont devenues les bases pour accuser Israël d'occuper illégalement le territoire conquis en 1967.
Bien que toute la Communauté internationale, ses ONG et ses institutions acceptent l'autorité du CICR, comme celle de la Cour Internationale de Justice, comme seuls arbitres de ce qui est légal ou non, il est étrange que les politiques et les juristes israéliens ne puissent pas défendre sur le plan légal la revendication israélienne des territoires. Pourtant la position d'Israël est solide.
Adoptée en 1945, la Charte de l'Onu dit dans son article 80 "… rien dans ce chapitre ne sera construit de manière à altérer les droits d'aucun état ou aucun peuple ou les termes d'instruments internationaux existants, auxquels appartiendraient les membres des Nations Unies"
Ceci signifie que la désignation du nom "Palestine" comme "Foyer National Juif" incorporé dans le Mandat Britannique et établi par des accords internationaux, adoptés par la Ligue des Nations et
le Congrès américain, garantissent la souveraineté israélienne sur cette région. Toutes les implantation étaient et sont ainsi légales.
Deux années plus tard, en 1947, au milieu d'une guerre civile qui grondait, l'Onu proposa la division de la Palestine entre Juifs et Arabes, modifiant les termes du mandat. Les Juifs ont accepté
ce partage, les Arabes ont lancé une guerre d'extermination. Quand, terminant son mandat, la Grande Bretagne quitta les lieux, l'état d'Israël fut proclamé, mais les bandes arabes qui
attaquaient les Juifs depuis des années furent rejointes par 5 armées arabes. L'armistice de 1949 – pour les Juifs, il est appelé indépendance, pour les Arabes, tragédie ou "naqba" – ne
déboucha pas sur un état palestinien, parce que les Arabes n'en voulaient pas ! Les chefs arabes n'ont jamais accepté le droit d'exister d'Israël comme état juif – et aujourd'hui encore, la
plupart d'entre eux lui refusent ce droit.
En 1967, sous la pression de l'Urss et des états arabes, le Conseil de Sécurité a adopté la résolution 242 qui parle du retrait militaire israélien de certains territoires conquis – pas tous – dans le contexte d'un accord final de paix. La notion de la souveraineté restait problématique, car non mentionnée.
L'échelon politique israélien et la Cour Suprême ont évité de s'engager dans la voie de la totale souveraineté sur ces terres conquises, mais en l'absence de tout geste de réciprocité, ils ont accepté le retour des Juifs là où ils habitaient auparavant, c'est-à-dire la vieille ville de Jérusalem et le Goush Etsion, où de florissantes implantations ont été rayées de la carte en 1947. Dans un compromis, ils ont accepté la création de Qiryat Arbaa' près de Hébron, d'où la Communauté Juive avait été chassée en 1939. Et, pour la 1ère fois en 700 ans, on a autorisé les Juifs à aller prier au caveau de la Makhpélah, ancien édifice abritant les tombeaux des patriarches et des matriarches bibliques.
Bien que libres de quitter les camps de réfugiés de l'UNRWA, avec de nouvelles possibilités de réinsertion, les Palestiniens ont refusé aussi bien la paix avec Israël que de créer leur propre état. L'Olp qui revendiquait la représentation des Palestiniens a choisi le terrorisme au lieu de construire un état.
Pour certains, le problème du conflit territorial n'est pas légal, mais moral, les Juifs ne devant pas gouverner des gens qui les refusent. Mais il ne faut perdre de vue qu'Israël s'est retiré de pratiquement tous les villages et villes palestiniens, cédant de très larges territoires à l'AP-OLP, dans le cadre des accords d'Oslo en 1994, puis des accords suivants de Wye Plantation et de Hébron. Quand Israël a quitté la bande Gaza en 2005, celle-ci devint le bastion du Hamas, organisation basée sur la terreur. Ainsi la devise "Territoires pour la paix" a signifié en fait "Territoires pour la terreur".
Encouragés par le terrorisme qui sévissait contre les Juifs, incités par les Islamistes, encouragés par les concessions et les retraits successifs d'Israël et cherchant à se débarrasser d'Israël en le sapant de l'intérieur, les Arabes israéliens s'identifient comme "Palestiniens" et demandent la fin de l'"occupation juive", la fin de la discrimination et même celle de l'état juif.
D'autres prétendent que le caractère juif et démocratique d'Israël est menacé s'il incluait beaucoup d'Arabes, surtout s'ils ne sont pas loyaux et ne s'identifient pas à l'état. Pourtant la
très grande majorité des Palestiniens vit aujourd'hui sous un gouvernement palestinien, pas juif. La querelle concerne en fait un territoire, pas des gens.
Et la prévision d'une "bombe démographique à retardement" n'est ni objective, ni réelle. Alors, pour les quelques centaines de milliers d'arabes "occupés" par Israël -- pour la moitié à Jérusalem, capitale d'Israël -- ils peuvent obtenir tous les droits humains et civils, et non politiques, comme cela existe dans de nombreux autres pays. Cette solution est possible avec l'installation des "réfugiés" des camps dans les divers pays arabes, là où ils se trouvent déjà depuis 30 à 50 ans, la fin du terrorisme et des incitations antisémites.
Il est évident qu'un 2ème ou 3ème état palestinien arabe sera une menace permanente pour l'existence de l'état d'Israël (3). La solution "Territoire pour la paix" a échoué, pourquoi continuer à la promouvoir ?
Notes de www.nuitdorent.com
(1) L'Egypte venait de bloquer le golfe d'Eilat, interdisant tout commerce avec l'extrême Orient, puisque le Canal de Suez était déjà interdit à Israël par Nasser, interdiction illégale par ailleurs.
(2) Israël rendit le Sinaï à l'Egypte, dans un traité de paix qui s'avère très froide. La Syrie qui a hérité en 1946 du Golan, selon un partage des lieux entre la France et la Grande Bretagne suite à la chute de l'empire ottoman en 1918. De 1948 à 1967, elle a militarisé le plateau sans le développer et s'en servit comme tremplin pour attaquer Israël à 3 reprises. Aujourd'hui ce plateau peu habité est annexé par Israël.
(3) La Jordanie qui abrité 60% de citoyens d'origine palestinienne peut être considéré comme un état palestinien qui s'ajoute à Gaza gouverné par le Hamas.
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