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  • Enoch
  • L'Esprit d'Enoch
  • Homme
  • 07/04/1963
  • politique écologie économie mes enfants
  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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LES PENSEES D'ENOCH

Texte Libre

Ce  n'est  pas  le  nécessiteux  qui  doit-être  secouru,  mais la misère qu'il faut combattre.
Samedi 7 mars 2009 6 07 /03 /Mars /2009 20:50





Sortir du féodalisme monétaire,

préalable incontournable à une refondation économique, sociale et écologique



La nation doit pouvoir émettre la monnaie dont elle a besoin, en proportion de son développement.

Et la monnaie qu'elle crée, elle doit pouvoir l'affecter aux projets qu'elle décide pour demain, non pas au paiement de ceux qu'elle se voit imposer, aujourd'hui, impuissante, endettée.

Le droit "régalien" de l'Etat de battre monnaie, les Européens l'ont aboli en 1992. La grande majorité l'a fait sans le savoir : tandis qu'on focalisait les débats sur l'euro, on mettait en jeu la décision de libérer plus que jamais, totalement, ce qui consistue peut-être le plus grand "aspirateur" du régime capitaliste.

L'article 104 du Traité de Maastricht, transposé en France dans la loi du 4 août 1993, interdit aux Banques centrales d'autoriser des découverts, d'accorder tout type de crédit au Trésor public et à tout autre organisme ou entreprise publics, de même que l'acquisition directe de titres de leur dette.

Parallèlement, les banques ne subissent plus aucune règle sur les réserves obligatoires, et peuvent ainsi allouer autant de crédits qu'elles le souhaitent (que demandé), sur de l'argent qui n'existe pas.

Ce régime a de multiples conséquences catastrophiques.

Il n'est pas simplement insupportable parce que les actionnaires des banques tirent indûment de très gros dividendes... d'une monnaie créée ex nihilo.

Il implique aussi et surtout une situation qui assoit dans l'avenir la domination du marché : le volume d'emprunts en cours excède toujours plus celui de l'argent en circulation pour les rembourser. D'où un surendettement (une impuissance) des Etats et d'un nombre croissant d'individus, ainsi qu'un pouvoir sans cesse accru pour les principaux détenteurs de capitaux : pouvoir d'achat, de rente, de décision sur les orientations de l'économie. D'où un régime dans lequel les forts taux d'intérêts ne nuisent pas, au contraire, aux premiers prêteurs. D'où un afflux de monnaie excédentaire alimentant les bulles spéculatives, moteurs d'un marché condamné à croître toujours pour survivre. Excédent par ailleurs non mesuré dans une inflation qui n'est plus qu'un leitmotiv idéologique, conduisant une masse croissante de victimes à prêcher sans discernement pour les intérêts d'un petit nombre de rentiers.

Comme les « taux directeurs » de la BCE pilotent les taux d'intérêts du crédit bancaire, ces derniers donnent le "La" de cascades d'intérêts financiers. Or, ces intérêts pèsent de tout leur poids sur notre vie au quotidien. En tant que consommateurs : répercutés dans tous les prix, à tous les niveaux de l'équipement, du développement et de la production , ils sont toujours répercutés sur les prix et réduisent de plus de 30% notre pouvoir d'achat. En tant que travailleurs : sans minimiser les multiples facteurs nouveaux de la mondialisation sauvage, il faut rappeler qu'il n'y a de domination du capital sur une entreprise que si celle-ci est contrainte de rechercher des capitaux... réclamant de l'intérêt. Enfin, en tant que citoyens participants par l'impôt direct ou indirect au fonctionnement des services publics: sur les 861 milliards d'euros d'accroissement de la dette de l'Etat français entre 1980 et 2004 (en euros constants 2004) le nouveau capital emprunté représente 211 milliards seulement : 650 milliards sont des intérêts que la collectivité, contrainte à emprunter sur les marchés financiers une monnaie qu'elle pourrait créer, doit payer à des "particuliers", ceux qui sont déjà les plus riches, qu'ils soient français ou étrangers .

On sait comme la mondialisation a fait exploser les fondements de la fiscalité. Mais la récupération des biens détournés, quand bien même elle serait envisageable, ne rendrait pas pour autant à la nation le contrôle qualitatif de la croissance, à savoir celui de sa destinée. Contrairement à l'idée reçue, les impôts d'hier ne font pas les services publics de demain. Dans une économie effondrée, se demande-t-on s'il faut cesser de financer l'instruction des enfants, la recherche, le Parlement, une presse libre ? Et si la violence des exclus s'accroît, qui demandera qu'on coupe les vivres de la police ? Se demande-t-on, dans une société où le quart des actifs souffrent directement du chômage, alors qu'elle regorge de biens futiles, s'il faut cesser de construire, de pacifier, d'éduquer ? Se demande-t-on encore, en l'an 2007, pourquoi l'humanité voit venir l'asphyxie de son environnement naturel en subissant la domination d'une instance abstraite, absurde, sans avoir idée de ce qui en est le premier fondement ?

Celui qui a le contrôle de la création monétaire est celui qui décide avant tout autre de ce que produit la nation.

Or, ce peuple qui ne tolère plus un régime consacrant l'impuissance du politique, la mort de l'Etat social, et la croissance aveugle, ce peuple qui subit à tout instant la domination du dieu marché, méconnaît grandement l'aliment de base de son bourreau : la monnaie. Ce peuple qui croit que l'argent n'a pas d'odeur, qui croît qu'il a aboli les privilèges voilà deux siècles, ignore depuis plus longtemps encore celui des banquiers.


La suite, sur http://www.fauxmonnayeurs.org

Par Enoch - Publié dans : politique
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