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  • Enoch
  • L'Esprit d'Enoch
  • Homme
  • 07/04/1963
  • politique écologie économie mes enfants
  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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LES PENSEES D'ENOCH

Texte Libre

Ce  n'est  pas  le  nécessiteux  qui  doit-être  secouru,  mais la misère qu'il faut combattre.
Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /Mars /2009 18:15
 Lorsqu'on sait que le petit Louis (dernier de Sarkosy)
 est scolarisé depuis septembre à Dubaï l'article s'éclaire d'un jour
 nouveau !
 
C'est intéressant.  
 
 Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs, Sarkozy
 veut imposer une réforme géniale. Il a décidé d'offrir aux expatriés
 la gratuité des écoles et lycées français de l'étranger. Un cadeau
 sympa, non ? Sauf qu'il va surtout profiter aux plus aisés, et que
 l'addition, pour l'Etat, s'annonce carabinée. Ces écoles, très cotées
 étaient jusqu'à présent payantes. Certains lycées sont des
 établissements publics, d'autres, privés sous contrat. En tout 160
 000 élèves y sont scolarisés, dont 80 000 français. Sous la tutelle du
 Quai d'Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et
 ça atteint des sommets: 5 500 euros l'année à Tokyo, 6 500 à Londres,
 15 000 à New York et 17 000 euros -le record- à San  Francisco.
 
 Au diable l'avarice! Pour les expatriés modestes, un système de
 bourses plutôt généreux est déjà en place.
 
 A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an
-pas vraiment le smic- pour décrocher 4 500 euros d'aide. Environ un
 quart des élèves français bénéficient d'une bourse. Mais pour Sarko,
 ce n'était pas assez. Depuis l'an dernier et à la demande express de
 l'Elysée, l'Etat prend en charge l'intégralité des frais de scolarité
 des élèves français de terminale... quels que soient les revenus des
 parents. Plus besoin de bourse ! A la rentrée de septembre, ce sera le
 tour des premières, puis des secondes l'an prochain, et ainsi de
 suite. "
 
 J'aurais pu commencer la gratuité par la maternelle, a expliqué Sarko,
 le 20 juin dernier, devant la communauté française d'Athènes. Mais
 j'ai voulu commencer par l'année la plus chère pour que vous puissiez
 constater la générosité des pouvoirs publics français." Encore merci !
 
 Mais générosité pour qui ? A Londres, l'une des familles concernées
 par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d'euros de revenus
 annuels. Et deux autres gagnent plus d'un million. Jusqu'alors, une
 partie du financement était assurée par des grandes entreprises
 françaises désireuses d'attirer leurs cadres vers l'étranger. Ces
 boites, comme Darty ou Auchan, rentrent déjà leur chéquier : pourquoi
 payer les frais de leurs expat' si l'Etat régale ? Un coût qui fait
 boum Au Quai d'Orsay, l'Agence française de l'enseignement à
 l'étranger a simulé le coût de cette plaisanterie mais s'est bien
gardé d'en publier le résultat. Lequel est tout de même tombé dans les
 palmes du "Canard". D'ici dix ans, appliquée du lycée jusqu'au CP
(sans parler de la maternelle), la gratuité coûterait à l'Etat la
 bagatelle de 713 millions d'euros par an !
 
 Intenable ! La vraie priorité, c'est l'ouverture de nouveaux
 établissements, pas la gratuité. Mais pourquoi Nicolas Sarkozy s'est
 lancé la dedans ? Peut-être parce qu'il se sent  personnellement
 concerné par la question : après avoir été annoncé à New York puis à
 Londres, petit Louis est finalement inscrit au lycée français de
 Doha... Et il va falloir payer ! Auditionné par le Sénat à la fin
  juin, Bernard Kouchner n'a pas nié ces menus "inconvénients". Son
 cabinet songe d'ailleurs à couper la poire en deux : une gratuité
 partielle... mais toujours sans conditions de revenus. Sauf que, pour
 le moment, Sarko n'en veut pas. "Je tiens beaucoup à la gratuité",
 s'entête-t-il à chaque déclaration à l'étranger. Sans prendre le temps
 de préciser comment sera financée cette très généreuse gratuité !
 
Puisqu'il faut faire des économies à l'Education Nationale, je vous
 laisse juges.
 
 Tout va bien. Surtout pour certains.
Par Enoch - Publié dans : politique
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