Samedi 15 août 2009, dans un article intitulé "Conflit israélo-arabe : sortir du mensonge", article paru sur Metula News Agency, Guy Millière écrit notamment
(extraits) : "Le spectacle odieux et lamentable qui vient d’être donné par le 'Congrès' du Fatah devrait être en soi suffisant pour que l’expression 'Palestinien modéré' apparaisse être ce
qu’en rhétorique on appelle un oxymore : l’accolement de deux mots qui se contredisent mutuellement. Cela n’a rien d’étonnant : comme je l’ai écrit de nombreuses fois, le peuple
palestinien n’existe pas. Il existe des populations arabes qui se sont trouvées prises en otage et utilisées par les dirigeants des pays de la région autres qu’Israël aux fins de mener leur
guerre contre le peuple juif. La prise d’otages est la plus longue des temps modernes, puisqu’elle dure depuis soixante ans.
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Ces gens infortunés ont d’abord reçu le statut de 'réfugiés', et la communauté internationale a créé pour eux une catégorie à part, qui leur permet d’être réfugiés de père en
fils, et même réfugiés par alliance. On les a parqués dans des camps avec la complicité et le financement des Nations Unies, et, ni le Liban, ni la Syrie, ni la
Jordanie, ni l’Egypte ne leur ont donné la possibilité de s’intégrer à leurs sociétés.-Dans les années 1960, les dirigeants syriens et égyptiens de l’époque ont compris que vouloir jeter les
Juifs à la mer et détruire Israël ne leur valait aucune popularité dans le monde occidental et les faisait apparaître comme des gens aux appétits génocidaires. Ils ont alors procédé à la
falsification de l’histoire la plus couronnée de succès des temps modernes : l’invention du peuple palestinien.
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Les otages sont devenus, bien sûr, membres de ce peuple inventé de toutes pièces. Tout peuple ayant besoin de dirigeants, on a recruté divers aventuriers,
formés et formatés à l’intersection du KGB, du national-socialisme arabe, façon Nasser, et de mouvements fondamentalistes, tels les Frères musulmans.-L’Egyptien Yasser
Arafat a été choisi pour devenir le chef du peuple fantoche, alors qu’en dessous de lui, il y avait tout un ensemble d’apparatchiks constituant une nomenklatura orientale. Les
actions terroristes ont pu, dans ce contexte, se trouver dénommées 'lutte armée', ou 'lutte de libération nationale'. L’opération de politisation de suppléants terroristes - les
fédayoun - aux armées arabes régulières a bénéficié du soutien de l’Union Soviétique et de l’essentiel du monde arabe. Elle a reçu, aux Nations Unies, le soutien des pays 'non
alignés', qui, comme leur nom ne l’indique pas, étaient les pays alignés sur l’Internationale communiste.
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L’opération a aussi bénéficié des égards de la 'politique arabe' de la France, de l’antisémitisme latent en Europe, de la volonté de nombreux pays de se concilier les grâces des
producteurs de pétrole proche-orientaux, et de bénéficier des contrats qui vont avec les grâces. (...) Grâce aux bons soins du président le plus catastrophique à avoir gouverné
les Etats-Unis avant Barack Obama, Jimmy Carter, l’Iran est devenu une République islamique et les milices shiites libanaises ont pu devenir le Hezbollah. Le Hamas, branche
'palestinienne' des Frères musulmans, a pu voir le jour et, bien que né sunnite, se trouver de plus en plus téléguidé, armé et financé par les mollahs et autres fanatiques
iraniens (...).-Les 'réalistes' du Département d’Etat américain (...) ont fait tout leur possible pour que se produise l’avancée en direction des accords d’Oslo, finalisés sous Bill
Clinton. Dans les années Clinton a eu lieu un 'processus de paix', qui n’a cessé de revêtir les allures d’un 'processus de guerre', puisque la logique consistait à répéter qu’il
fallait négocier comme s’il n’y avait pas d’attentats, alors que ceux-ci n’ont jamais été aussi nombreux ; la question que je me suis toujours posée alors à ce sujet était la suivante :
les victimes d’attentats pouvaient-elles faire, elles aussi, comme s’il n’y avait pas d’attentats ?
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Ce processus a vu Arafat se doter d’une mini dictature totalitaire ayant son siège à Ramallah. (...) La construction de la barrière de sécurité, qui a beaucoup frustré ceux qui
voulaient s’harnacher des ceintures d’explosifs et se faire sauter en Israël et qui, bien sûr, a suscité des 'protestations' de la 'communauté internationale'. Cette dernière
s’est vue privée du spectacle de Juifs morts et mutilés, ce qui semble l’avoir frustrée.
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L’abandon de Gaza par Israël (...) qui a abouti (...) à (...) une base arrière du terrorisme et de l’islamisme. (...) Et maintenant, Barack Hussein Obama et, fort
heureusement, pour lui faire face en Israël, Binyamin Netanyahu. Barack Hussein Obama est, ce qui marque un changement radical par rapport aux années Bush et ce qui
contribue à le rendre infiniment plus populaire que Bush dans une Europe où l’antisémitisme revient sans être jamais vraiment parti, le Président le plus hostile à Israël depuis plus de
soixante ans. Sous Bush, des gens tels que Mahmoud Abbas s’efforçaient de modérer leur langage lorsqu’ils parlaient en anglais (en arabe, ils disaient tout, sachant bien que
nul dans le monde occidental ne ferait la traduction) ; aujourd’hui, tandis que Barack Hussein Obama (qui a une famille musulmane, comme il ne cesse lui-même de le souligner) se trouve
à la Maison Blanche, il n’a plus de raisons de se restreindre, les autres non plus.
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Ce qui est lamentable dans cette histoire, est que personne à la Maison Blanche ne semble avoir entendu ce qui s’est dit à Bethlehem ces derniers jours, au Congrès d’une
organisation 'modérée'. Ce qui est révoltant est que personne en Europe ne semble avoir vu ou entendu non plus. Ce qui est triste est que les gens qui sont pris en otages depuis
soixante ans resteront dans leur situation d’otages, verront passer les voitures neuves et rutilantes des membres de la nomenklatura des 'dirigeants palestiniens' professionnels,
continueront à être abreuvé de propagande raciste et haineuse et à vivre des subsides de l’UNWRA.
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Bien sûr, on continuera à accuser Israël, et le peuple israélien devra rester sur le pied de guerre et en situation d’extrême vigilance. Barack Hussein Obama est allé, au
Proche-Orient, de déconvenue en déconvenue. Malgré ses courbettes obséquieuses et ses paroles d’auto-humiliation, il n’a obtenu aucune concession, même infinitésimale de la
Syrie, de l’Iran, de l’Arabie Saoudite ou de l’Egypte. Il semble même que les dirigeants saoudiens soient furieux contre lui, car ils discernent l’ombre de l’Iran, en
train de grandir au-dessus de la région.
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Les dirigeants syriens et iraniens ne voient pas pourquoi ils accorderaient quoi que ce soit à un faible. Les procès staliniens organisés ces jours derniers en Iran montrent à quel
point Ahmadinejad et Khamenei craignent la parole américaine. Si l’expression n’avait été utilisée autrefois par Mao, ils pourraient dire que les Etats-Unis sont un tigre de
papier, sauf qu’à la Maison Blanche, il n’y a pas de tigre et que le papier a la consistance du papier mâché.
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La Jordanie elle-même place ses pions, puisque Nayek al-Kadi, le ministre de l’Intérieur du royaume, vient de parler de la volonté du roi de retirer la nationalité
jordanienne aux 'Palestiniens' qui en disposent ; ce qui devrait apparaître comme le sommet de l’imposture ubuesque, puisque la Jordanie est un Etat créé sur quatre vingt pour cent du
territoire du Mandat palestinien et est un Etat arabe 'palestinien'. L es seuls habitants de Jordanie à n’être pas des arabes 'palestiniens' sont des bédouins, arrivés d’Arabie avec le roi de
l’époque lors de la création artificielle du royaume par les Britanniques.
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Si le monde voulait sortir du mensonge, il faudrait dire que, pour peu qu’on tienne à appeler un Etat arabe, 'Etat arabe palestinien', il devrait être demandé au roi
de Jordanie de changer le nom de son pays, qui pourrait devenir ainsi le royaume arabe de Palestine.
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Certes, aucun Arabe ne se définissait comme Palestinien avant la création du peuple palestinien dans les années 1960… Le Fatah, mouvement qui a inventé le 'peuple
palestinien', a été créé par Yasser Arafat en 1964. Avant cela, surtout avant la création de l’Etat d’Israël en 1948, un 'Palestinien' désignait un Juif vivant dans la
région mandataire appelée 'Palestine'. La brigade palestinienne ayant combattu dans l’armée britannique durant la Seconde Guerre Mondiale était exclusivement composée de Juifs. Si le
monde voulait sortir du mensonge, il faudrait mettre fin à la prise d’otages dont ont été victimes les gens qu’on appelle maintenant 'peuple palestinien'.
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La nomenklatura que constituent les dirigeants du Fatah, et au delà, ceux de l’Autorité Palestinienne, n’a pas à être entretenue avec l’argent des contribuables européens ou
américains. Elle n’a pas à être reconnue comme représentant un peuple par qui que ce soit : si les pays du monde arabe et l’Organisation de la Conférence Islamique tiennent à
reconnaître cette nomenklatura, qu’ils le fassent, mais , jusqu’à nouvel ordre , ni l’Europe ni les Etats-Unis ne font partie du monde arabe ou de l’Organisation de la Conférence
Islamique, même si, prenant sans doute ses désirs pour des réalités , Barack Hussein Obama a pu dire que les Etats-Unis étaient l’une des grandes puissances musulmanes du monde.
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Si le monde voulait sortir du mensonge, et se conduire de manière éthique et honorable, il devrait trouver une issue pour ces gens qui composent ce qu’on appelle désormais le
'peuple palestinien' : la paix, si elle doit venir , viendra lorsque ces gens seront délivrés de l’endoctrinement haineux qu’ils subissent depuis des années et lorsqu’ils seront
délivrés de la position d’assistés permanents dans laquelle les maintiennent des dirigeants indignes et les Nations Uni es ; quand ils seront incités à comprendre que, pour gagner sa
vie, il faut avoir une activité créatrice de richesse. Ensuite et ensuite seulement, on pourra parler d’une 'issue politique'.
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Les frontières futures, lorsqu’elles seront tracées, ne contiendront pas, je serais prêt à le parier , un deuxième Etat palestinien . Non seulement parce que rien ne
justifie qu’on crée un deuxième Etat arabe sur le territoire de l’ancien Mandat palestinien, mais parce qu’envisager de confier un Etat à des gens tels que Mahmoud Abbas, aux autres
membres de la nomenklatura palestinienne ou, a fortiori, aux dirigeants du Hamas ferait autant sens que confier un dépôt d’essence et un briquet à un pyromane multirécidiviste" (Fin des
extraits de l'article de Guy Millière sur Metula News Agency).
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Par Michel Garroté - Publié dans :
Israël
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