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  • Enoch
  • L'Esprit d'Enoch
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  • 07/04/1963
  • Paris
  • politique écologie économie mes enfants
  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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LES PENSEES D'ENOCH

Texte Libre

Ce  n'est  pas  le  nécessiteux  qui  doit-être  secouru,  mais la misère qu'il faut combattre.
Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /Oct /2009 19:52

Dossier : la violence et l’islam (Deuxième partie)

Posted: 02 Oct 2009 03:21 AM PDT

 

Deuxième partie : l’ conquérant à l’assaut de l’

(Trouvez ici la première partie de ce dossier)

Dans l’interprétation actuelle, une religion, cela signifie quelque chose relevant uniquement de la sphère privée de chaque individu. Donc, par là même, quelque chose à propos de quoi il serait inconvenant et antidémocratique de légiférer. Au demeurant aussi quelque chose appelé à s’effacer devant le Progrès si l’on en croit Auguste Comte et Karl Marx. Pour qui veut analyser un fait de civilisation, les Européens ont commis la faute, gravissime, d’ethnocentrisme.

Emmurés dans leurs idées fausses, ils n’ont pas vu naître et enfler la ré en cours à la fois dans les pays musulmans et au sein de la diaspora. Ils n’ont pas mesuré l’ampleur du phénomène ni saisi sa nature.

Ils n’ont pas compris que les peuples musulmans étaient en train de récupérer leur identité, affaiblie et malmenée par la parenthèse colonisation-décolonisation. Ils n’ont pas compris non plus qu’il s’agit là de l’expression contemporaine de la dynamique fondamentaliste involutive, qui est un des traits génétiques de l’.

Un aveuglement de confort du même ordre amène les Européens à nier l’existence d’une intention de de leur continent. Ils ne redoutent le danger islamique que sous la forme des attentats désordonnés de la nébuleuse terroriste.

 

Pour avoir eu connaissance de ce plan de la bouche d’un « islamiste » en 1994 et en avoir suivi la réalisation quasiment au jour le jour depuis quinze ans, je suis en mesure d’affirmer son efficacité.

« Si les indigènes européens se révoltent, les Américains et leur alliés sauront vous imposer une solution de compromis. »Mon interlocuteur m’avait révélé une stratégie de subversive, “en peau de panthère”, portant sur les lois, les coutumes et modes de vie, puis sur les territoires eux-mêmes : « Un jour, nous exigerons l’équivalent des “places de sûreté” qui furent accordées aux protestants au XVIème siècle », m’avait-il dit.

Dans un premier temps, deux objectifs étaient prioritaires :

-faire venir sur le continent le maximum d’originaires des pays musulmans et les réislamiser;

-banaliser l’ en .

Dans cette phase, la devait être évitée. Cependant, elle pouvait être décidée ponctuellement : pour faire pression sur un gouvernement, rappeler aux pouvoirs publics la puissance de la “communauté”… À un certain moment, les peuples indigènes se rebellant, elle deviendrait inéluctable. Mais, avait conclu mon informateur, « Si les indigènes européens se révoltent, les Américains et leur alliés sauront vous imposer une solution de compromis. »

Dans ce conflit, nous avons jusqu’à maintenant perdu tous les combats sans même savoir qu’ils nous étaient livrés. Ainsi, nous avons subi une véritable déroute dans la bataille des prénoms : tout enfant immigré reçoit désormais un prénom musulman, ce qui le rattache, à jamais, ainsi que ses descendants, à la communauté musulmane.

Nous sommes en train de perdre la bataille du ramadan, qui permet de détecter les mauvais croyants et de les punir en conséquence…

Cette action, qui ne pouvait pas ne pas être dès lors que l’ constatait notre avilissement selon ses critères et notre faiblesse à son égard, est conduite par des mouvements nés dans les villes pour contrer la colonisation et l’occidentalisation. L’un des principaux est celui des Frères musulmans, apparu en Égypte dans les années 1920, avec le concours des services secrets britanniques, qui voulaient faire pièce aux nationalistes. Ces hommes sont des stratèges sachant jouer avec le long temps, des tacticiens rusés. Ils nous connaissent bien, alors que nous ne savons rien d’eux. Ils reçoivent des subsides des pétrodynasties, obligées de se dédouaner de leurs alliances commerciales et militaires avec l’Occident. Ils sont assurés par ailleurs du soutien des dirigeants américains, républicains et démocrates pour qui l’ de l’ est un moyen radical d’empêcher la création d’une puissante (le discours prononcé au Caire le 4 juin 2009 par Barack Hussein Obama est révélateur). Enfin, ils bénéficient de ces outils de hors pair que sont les télévisions satellitaires. Confortés par leurs succès incessants et l’absence de réaction de l’adversaire, ils sont persuadés que l’ sera musulmane avant la fin de ce siècle et ont convaincu de leurs certitudes la grande majorité des musulmans dans le monde.

Face à cette offensive, quelle peut être la réaction des Européens ?

Tout d’abord, apprendre l’ et l’arabe (sa langue matricielle) qui, non indo-européenne, véhicule des concepts qui ne sont pas les nôtres et dont la traduction peut être source d’erreurs catastrophiques.

Sortir de nos islams rêvés : l’ auquel  nous avons à faire face n’est pas l’ en repli et sous contrôle de l’Algérie ou de la kémaliste, ni l’ mystique de René Guénon ou de Massignon.

Toute identité forte offre un cadre pour la réalisation de soi, un projet de développement personnel et de dépassement.

Renoncer à l’espoir d’une réforme de l’, qui n’est demandée par aucun musulman sinon, en , par de petits malins - et qui est sans doute impossible.

Nous interroger aussi sur ce qui attire, exalte, meut les musulmans en guerre, particulièrement les new Born et les convertis agissant en .

La réponse est difficile à comprendre pour nos dirigeants et nos intellectuels formatés sur l’idée de la primauté de l’économie. L’ apporte avant tout une identité à des individus ou à des peuples bousculés ou humiliés dans leurs valeurs et manières d’être, étrangers à notre culture ou la récusant. Cette identité a prévalence sur toute autre : ethnique ou nationale… On en hérite ou on s’y rallie, mais on ne peut en sortir sous peine de mort (le péché-crime d’« apostasie »). Elle est exigeante, avec une hiérarchie claire des valeurs. Elle comporte de multiples devoirs, qui, immédiatement, structurent et mettent fin à la névrose des interrogations et des changements née de notre relativisme. C’est bien autre chose qu’un papier de naturalisation ou une carte de séjour.

Le retour à cette identité ancestrale, originelle, suscite la fierté d’appartenance, par la distinction nette avec les autres, tous les autres, mais aussi par la référence à des siècles de gloire, à des victoires sur l’ancien colonisateur (le croisé), cela dans un système linguistique sémitique où l’histoire de l’ prend place dans un inaccompli, un en-cours, qui place les faits d’hier sur le même plan que l’actualité d’ici et maintenant.

Autrement dit, l’ offre un cadre pour la réalisation de soi (”un besoin vital de l’individu”, selon le psychologue américain Abraham Maslow), un projet d’ontogenèse, et sous le signe valorisant du sacré, qui appelle au dépassement, jusqu’au sacrifice de la vie.

«L’islam représente, pour des centaines de millions d’hommes, et pour longtemps, ce qui précisément nous quitte, un ordre spirituel et moral» (Claude Imbert, Ce que je crois).

Ajoutons que l’ apporte  aussi dans nos banlieues la justification d’une “virilité” affirmée, de l’esprit de bande, de la transgression et de la en territoire de … plus les flots d’argent venus du Proche-Orient.

Face à ces facteurs de ré, que peuvent les luttes contre la , les ”plans-banlieue”, les tentatives de constitution d’un à la , compatible (comment?) avec les lois de la République ? Rien. Strictement rien.

 

Seule la prise de conscience nette de la stratégie de et la mise en œuvre d’une stratégie de contre-offensive peuvent arrêter la déferlante. Les Européens ont à sortir du piège “-religion”, véritable cheval de Troie des conquérants. Il leur appartient de définir un statut juridique de l’ en qui prenne en compte toutes les composantes de cette entité complexe.

À l’intérieur de leur territoire, qu’ils appliquent leur justice - la justice, une notion forte en - et ne cèdent rien, non seulement sur leurs valeurs, mais aussi sur leurs manières d’être (deux volets indissociables au regard de l’), sous peine de passer pour des hommes sans honneur, donc vaincus d’avance.

Pour l’extérieur, “justice” se dit “réciprocité” : encore une notion qui sera facilement comprise par les musulmans.

À ces conditions, nous pourrions arriver très vite à une coexistence entre et sur la base de la considération, du respect mutuel (« respect » : un mot à connotation sacrée en ).

Comme le prévoyait mon interlocuteur “islamiste”, il est probable que l’ se réveillera. Un jour, les peuples refuseront de se laisser asservir, de laisser tuer leur civilisation. Ils relèveront le “défi” (au sens fort que donnait à ce mot Arnold Toynbee). Alors, la confrontation sera plus ou moins ample et longue.

Tirons sans attendre les leçons de l’histoire de nos défaites. Pensons au sort des Byzantins et des Perses, qui sous-estimèrent la capacité de de ces Arabes qu’ils croyaient connaître et qu’ils méprisaient.

Source : René Marchand, La Nouvelle Revue d’Histoire ( N° 44, septembre 2009 )

- Merci encore à WhiteKnight qui nous a communiqué ce document -

Par Enoch - Publié dans : Religions - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
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