1er octobre 2009 : Au cours d'une série de conférences, un grand scientifique français, toujours en activité, Vincent Courtillot, exprime publiquement des doutes sérieux sur les conclusions du GIEC et sur les modèles du réchauffement climatique. Depuis le décès du regretté Marcel Leroux, c'est une première, en France...
Le
CV ou la Bio (comme on dit maintenant), de Vincent Courtillot est assez remarquable dans le milieu
scientifique français qui ne manque pourtant pas de personnalités éminentes. Entre autres titres et fonctions, Courtillot est actuellement Professeur à Paris VII et à l'Institut Universitaire de
France ainsi que Directeur de l'IPGP, l'Institut de Physique du Globe de Paris, qui rassemble une grande partie de ce qui se fait en physique du globe dans notre pays. Il est membre de l'Académie
des Sciences, et Président du Conseil Scientifique de la Ville de Paris.
Bien qu'ayant exercé de nombreuses responsabilités au cours de sa brillante carrière, Vincent Courtillot n'a jamais délaissé la recherche. De fait, Vincent Courtillot est toujours resté un
chercheur assidu et passionné comme en témoigne sa liste de publications.
Vincent Courtillot est géologue-géophysicien. Entre autres, il est un spécialiste du géomagnétisme (le magnétisme de la terre) ou plus précisément du paléomagnétisme. Il s'est aussi beaucoup intéressé aux causes de la disparition des espèces qui s'est produite il y a quelques 65 millions d'années (les dinosaures, entre autres) sur notre planète.Il est l'auteur d'un livre sur ce sujet : "Evolutionary Catastrophes : The Science of Mass Extinction"(Cambridge. Univ. press 1999 et Fayard 1994)
Concernant la thématique du réchauffement climatique, le parcours de Vincent Courtillot nous rappelle celui du Professeur de paléoclimatologie Canadien Tim Patterson qui avoue avoir longtemps enseigné à ses étudiants " que le CO2 est le moteur principal du changement climatique" avant de découvrir, par lui-même, au cours d'une campagne de recherche sur les fossiles de poissons, que l'activité solaire jouait un rôle essentiel sur le climat de la planète et de devenir un sceptique convaincu. Tim Patterson rapportait : "Au fur et à mesure que les résultats des mesures nous parvenaient, nous étions stupéfaits de constater que les enregistrements paléoclimatiques et de productivité (NDLR : en poissons) étaient remplis de cycles qui correspondaient aux différentes cycles des taches solaires."...
Vincent Courtillot confesse lui-même qu'il ne voyait pas d'objections aux affirmations du GIEC, jusqu'à ces dernières années.
Sa découverte (avec ses collègues) d'un lien net entre le magnétisme terrestre et l'évolution du climat ainsi qu'une analyse critique des données utilisées par le GIEC et ses affidés, l'ont fait
basculer du côté du scepticisme.
Comme le savent les lecteurs (trices) qui ont parcouru ce site, la publication de ses premiers résultats (en 2007) a donné lieu à
une polémique tout à fait inhabituelle dans le milieu scientifique en ce sens que les trois grands médias nationaux (Le Monde, Libération, Le Figaro) ainsi que plusieurs activistes de l'écologie
ou de la décroissance, s'en sont emparé d'une manière particulièrement venimeuse à l'égard de Courtillot et de ses collègues. En bref, on reprochait à Courtillot et al l'utilisation
d'une base de donnée erronée ou "tronquée"...Ce qui n'était guère qu'un épisode banal et fréquent en matière de sciences "inexactes" où les différends sur les bases de données sont très
fréquents, est devenu une affaire nationale. Alors que l'essentiel était évidemment de savoir si le lien (géomagnétisme/température terrestre) trouvé par Courtillot et ses collègues était réel ou
non, cette polémique, qui aurait dû rester scientifique, se dévoya en une série d'attaques ad hominem avec des arrières-pensées politiques : Triste épisode pour la Science Française..
Courtillot répliqua sereinement en publiant une réponse en 2007 puis, en 2008, un
article qui montrait que cette corrélation géomagnétisme-température terrestre existait bien (ce qui relève des thèses des
"solaristes" qui sont longuement exposées dans ce site) et se retrouvait dans les bases de données de nombreux territoires de la planète tels que l'Europe, les USA et l'Australie. De fait,
ces travaux ont poussé Vincent Courtillot à porter une attention toute particulière à l'analyse critique des données disponibles et notamment celles qui sont utilisées par le GIEC. Une part
notable de ses conférences lui est consacrée.
Le résultat de cette analyse est particulièrement inquiétant sur le fonctionnement et la crédibilité de cet organisme Onusien et ceci est tout à fait cohérent avec les observations qui sont
faites dans le présent site.
Les conférences de Vincent Courtillot, organisées à l'occasion de la publication récente de son dernier ouvrage "Nouveau voyage au centre de la terre" (Odile Jacobs) ont connu un succès mérité.
C'est ainsi qu'elles ont rassemblé 1500 personnes à Nantes, 400 personnes à l'EOST Strasbourg et 500 personnes à Brème.
Celle qui a été donnée à l'occasion des Journées Scientifiques de l'Université de Nantes est disponible sous trois formats.
En format audio seul
La vidéo de la présentation :
Si votre connection est assez lente (mois de 2 Mo), vous ne risquez pas grand chose du côté de la loi Hadopi2, mais vous aurez du mal avec le "streaming" (régulation du flux) qui provoque des
interruptions pour le "buffering" assez pénibles. Dans cette hypothèse, je vous suggère de charger le vidéo
complète qui pèse quelques 370 Mo sur ce site ; Il s'agit du format flash vidéo (flv). Cela vous prendra du temps mais en vaut la peine.
Je vous suggère de lire cette vidéo en utilisant VLC qui est un logiciel gratuit disponible sur
le WEB.
De même pour la table ronde sur le changement climatique et la biodiversité, qui a suivi cette conférence et à laquelle a également participé Vincent Courtillot.
L'audio :
La vidéo :
Et pour l'enregistrer en cas de streaming défaillant :
La conférence donnée à Strasbourg est accessible sur ce site. Et aussi sur dailymotion (plus agréable, mais encore incomplète à l'heure ou j'écris ce billet).
Je vous conseille vivement de voir ou d'écouter ces très bonnes conférences dans lesquelles Vincent Courtillot fait preuve d'une grande maîtrise du sujet ainsi que d'une rigueur qui n'est pas superflue dans ce domaine. De plus les qualités d'orateur et la pédagogie de Vincent Courtillot ne sont plus à démontrer.
Voici une brève liste de quelques questions analysées par V. Courtillot :
Il est inutile d'ajouter que les conférences de Vincent Courtillot n'ont pas fait plaisir aux thuriféraires du GIEC, comme on peut le constater lors de la table ronde...On pourrait répondre (gentiment) en leur rappelant l'avertissement de Mojib Latif (membre parmi les plus influents du GIEC), s'adressant aux participants du tout récent WCC3 (voir billet suivant)
" ..nous devons nous poser les questions dérangeantes nous-mêmes, sinon d'autres le feront."
Certes ! Bravo Vincent !
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