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  • Enoch
  • L'Esprit d'Enoch
  • Homme
  • 07/04/1963
  • Paris
  • politique écologie économie mes enfants
  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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LES PENSEES D'ENOCH

Texte Libre

Ce  n'est  pas  le  nécessiteux  qui  doit-être  secouru,  mais la misère qu'il faut combattre.
Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 15:33
L'ARNAQUE de la dette publique



Le mardi 1 mai 2007, Étienne Chouard écrivait sur son blog.
Je suis en train de découvrir le détail d'une situation financière incroyable. Vous croyez que la monnaie est créée par l'État ? Vous vous trompez : ce sont les banques privées qui créent la monnaie, et qui en perçoivent le prix (l'intérêt). Si c'était l'État qui créait la monnaie, il pourrait l'investir directement lui-même (sans devoir payer le moindre intérêt jusqu'au remboursement) ; il pourrait aussi prêter cette monnaie nouvelle aux banques (charge à elles de la prêter à leur tour) et en percevait le premier intérêt (des milliards d'euros), ce qui pourrait aussi financer les services publics, au lieu de garnir des poches de soie au prix d'un déficit paralysant pour l'État.
L'État (c'est-à-dire nous tous) a perdu le droit de battre monnaie et ce sont des banques privées à qui nos soi-disant "représentants" ont abandonné ce pouvoir décisif. Vous pensez que la monnaie est un outil qui sert l'intérêt général ? Vous vous trompez : la monnaie est devenu (discrètement) un outil qui sert d'abord des intérêts privés.
Vous pourrez lire la suite sur ce lien

Frédéric Lordon présente ainsi son blog la pompe à phynance
« Quelle est la puissance despotique d’aujourd’hui qui soumet absolument le corps social et le laisse exsangue d’avoir capté la substance de son effort ? Certainement pas l’État – dont on rappellera au passage qu’il restitue en prestations collectives l’ensemble de ses prélèvements… – mais le système bancaire-actionnaire qui, lui, conserve unilatéralement le produit intégral de ses captations.»

Et le 30/09/2009 l'AFP annonçait:
La dette publique de la France (État, sécurité sociale et collectivités locales) a augmenté de 61,1 milliards d'euros au deuxième trimestre 2009 par rapport au trimestre précédent pour atteindre 1.428 milliards, soit "approximativement" 73,9% du PIB, a annoncé mercredi l'Insee. La dette brute des administrations publiques, calculée selon les critères de Maastricht, a ainsi augmenté de 3,5 points de PIB par rapport à la fin mars 2009, précise l'Institut national de la Statistique. Selon les prévisions du gouvernement, la dette publique devrait dépasser 83% du PIB à la fin de 2010 après 68% fin 2008, sous l'effet de l'envolée du déficit public gonflé par la crise économique qui frappe la France.



On ne parle plus que de cela: la dette, la dette, la dette... en essayant par la même occasion de culpabiliser chacun de nous.

Nous avons payé l'an dernier, en 2008, plus de 55 milliards aux prêteurs, pour les seuls intérêts, ce qu'on appelle "la charge de la dette". C'est l'équivalent de 270 airbus A350, ou de 3 portes-avions, ou de 55 000 belles villas sur la Côte d'Azur, ou de l'isolation (en comptant 10 000 euros par foyer) de 5 500 000 logements, ou un salaire net de 18000 euros annuel (salaire médian en France) pour plus de 3 000 000 personnes ... mais vous pouvez trouver d'autres exemples, il n'en manque pas!

C'est transférer sur notre travail et notre production 150 millions d'euros par jour, oui, par jour, à ceux qui sont déjà les plus riches, qui d'ailleurs peuvent ainsi nous les reprêter à nouveau contre intérêt.. Mais cette monnaie qu'ils nous prêtent, elle est, comme 93% de la monnaie en circulation, issue de la création monétaire par les banques privées, monnaie évidemment payante bien que créée à partir d'une simple ligne d'écriture lors de "monétisation" de créances ( voir le site http://monnaie.wikispaces.com/ pour les détails concernant l'émission de monnaie par les banques de second rang).

Le recours à l'emprunt par l'État, qui pouvait se concevoir lorsque la monnaie était représentative d'une certaine quantité de métal (or ou argent) qui à un moment pouvait manquer dans les caisses, n'a maintenant plus aucune justification depuis que la monnaie est totalement dématérialisée. Il reste seulement important qu'elle ait, comme toute monnaie, une contrepartie en "biens réels" ou en créances recouvrables.

Depuis 1973 (l'article 25 de la loi du 3 janvier 1973 précise "Le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France", ce qui signifie que le trésor public ne peut présenter les garanties que lui, l'État ou les collectivités publiques auraient émis, à l'escompte de la Banque de France ) la France s'est interdite de permettre à la Banque de France de financer le Trésor Public, c'est-à-dire de créer la monnaie dont elle a besoin pour pour son développement (écoles, routes, ponts, aéroports, ports, hôpitaux, bibliothèques, etc..) annuellement proches de son "déficit". De ce fait, alors qu'avant elle avait le choix, la France s'est obligée d'emprunter sur les marchés monétaire en émettant des "obligations" auprès des plus riches, des rentiers, et des investisseurs institutionnels (assurances, banques, etc). L'État, c'est-à-dire nous tous, doit payer un intérêt à ceux qui achètent les instruments de cette dette (40% du montant par des résidents, 60% par des non-résidents). Au fil des années, cet argent distribué aux plus riches plombe les finances publiques et il faut couvrir par l'emprunt le déficit toujours justement proche du montant des intérêts.

Et le Traité de Maastricht a entériné pour l'Europe cet état de fait par l'article 104 qui précise " Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées "banques centrales nationales", d'accorder des découverts ou tout autre type de crédits aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite." Ce qui signifie en clair que les États sont obligés de financer leurs investissements sur les marchés financiers, en augmentant leur dette compte tenu des intérêts qu'ils ont à payer...

Et au total, c'est plus de 1300 milliards d'euros d'intérêts que nous avons payé entre 1980 et 2008!
Mais vous pouvez vous demander comment nous arrivons à ce chiffre faramineux ?.. C'est assez simple et voici le "pas à pas" du calcul qui nous permet d'affirmer que, si nous n'avions pas eu d'intérêts à payer, nous n'aurions pas de dette!!!.

(Ce document a été mis à jour fin septembre 2009 en intégrant les réactualisations récentes des données de l'INSEE, en particulier celles concernant le montant de la dette des Administrations Publiques au sens de Maastricht avec des variations parfois importantes par rapport aux anciennes données de 2007. Ces Administrations Publiques souvent dénommées APU sont l'État, les Organismes divers d'administration centrale, les Administrations publiques locales et les Administrations de sécurité sociale. )

Les intérêts cumulés de la dette publique

Il faut d'abord pouvoir traduire en "euros 2008" les données de l'INSEE qui sont en "euros courants" . Pour ceci nous utilisons l'IPC (Indice des Prix à la Consommation - http://www.insee.fr/fr/themes/indicateur.asp?id=29&page=achatfranc.htm ) lequel permet de déterminer le coefficient à appliquer aux montants fournis en francs ou en euros courants pour obtenir les "euros 2008".

Sur le même tableau ci dessous apparait les taux moyens annuels calculés des emprunts d'État à long terme, issus des tableaux mensuels de la Banque de France ( http://www.banque-france.fr/fr/stat_conjoncture/series/statmon/telnomot/mt.m.h30030.b.m.t.b.x.csv ). Il ne peut s'agir que d'une estimation car la dette varie à chaque instant et les taux d'intérêts ne sont pas fixes au cours d'une année. Le fait de prendre un taux d'intérêt moyenné amène surement des distorsions mais qui s'appliquent probablement dans les deux sens: néanmoins cette estimation est sans doute très proche de la réalité. Bien évidemment certains ne manqueront pas de chipoter sur les chiffres moyennés et donc surle résultat. Nous n'essayons pas ici de faire un impossible calcul parfaitement précis mais d'apporter une approximation suffisante à l'appui de notre thèse.



Les données de l'Insee nous informent de la dette publique cumulée en milliards d'euros courants, à laquelle nous avons appliqué chaque année les coefficients de transformation pour obtenir les valeurs "euros 2008". Ne disposant pas sur le site de l'INSEE des données antérieures, nous avons commencé ce calcul à la date du 1 er janvier 1980 avec une dette initiale de 82,80 Md € (euros courants) soit 239,10 Md € (en valeur 2008), ce qui ne justifie pas évidemment pour autant l'accumulation antérieure de la dette.

Dans le tableau qui suit, vous trouvez donc, dans l'ordre:

- Col 1 - La dette publique en euros "courants" ( Dette publique au sens de Maastrisch ( 1978 – 2008) http://www.insee.fr/fr/indicateurs/cnat_annu/base_2000/secteurs_inst/xls/t_3341.xls )- Col 2 - La dette publique transformée en euros 2008 par multiplication du coefficient (3° colonne) de l'image précédente (exemple, en 1985, la dette en euros 2008 était de 227,70 x 1,6094 = 366,46 )
- Col 3 - Les intérêts sur la dette s'obtiennent, en valeur euros 2008, en multipliant la moyenne entre la fin de l'année qui précède et l'année sur lequel s'applique ce taux qui est celui de la 4° colonne de l'image précédente.(exemple, toujours pour 1985: montant de la dette fin 1984 = 343,04, montant de la dette fin 1985 = 366,46, moyenne (343,04 + 366,46) / 2 = 354,75 que nous multiplions par le taux de la BdF soit 10,94% = 38,81 Md€
- Col 4 - Cependant, la colonne 4 nous donne la variation annuelle de la dette (toujours en augmentation, sauf pour les 2 années 1980 et 2006). Par exemple, entre 1984 et 1985 elle a été de 366,46 - 343,04 = 23,42 Md€
- Col 5 - Puisque la dette a varié du montant indiqué dans la colonne 4 et que nous avons payé les intérêts indiqués dans la colonne 3, on en déduit que SI NOUS N'AVIONS PAS EU D'INTÉRÊTS A PAYER, la dette aurait varié des montants indiqués dans la colonne 5 (les chiffres positifs représentent une diminution de la dette, les négatifs représentant une augmentation) . Toujours dans notre exemple, entre 1984 et 1985, 38,81 - 23,42 = 15,39 Md€
- Col 6 - ... et la dette, ayant diminuée de 15,39 Md€ en 1985, serait donc devenue 150,18 - 15,39 = 134,79



Le total de la colonne 3 nous indique globalement que les intérêts payés entre 1980 et 2008 représentent 1306 milliards d'euros, et que la dette sur la même période est passée de 239 à 1327 milliards d'euros, soit une augmentation de 1088 milliards d'euros..

Nous voyons aussi clairement que si nous n'avions pas eu d'intérêts à payer, la dette initiale de 239 milliards d'euros à fin 1979 aurait totalement disparue entre 2005 et 2007 (l'année 2008 correspondant à un endettement anachronique comme le seront également 2009 et 2010). Tout au long de ces années, les soldes auraient été positifs ( le total de la colonne 5 représente un solde positif de 217,8 milliards d'euros qui auraient pu être utilement utilisé pour le bien être collectif de la population.)

On peut montrer ces résultats sous forme d'un graphique, peut être plus parlant..
Voici l'évolution de la dette publique constatée, et ce qu'elle serait devenue dans un système monétaire où la banque Centrale aurait pu, à partir de 1980 (en partant d'une dette de 239 milliards d'euros fin 1979, déjà litigieuse), récupérer son droit de monétiser les besoins de financement de l'État et des administrations publiques.



Dette à fin 1979 = 239 Md€, dette à fin 2008 = 1327 Md€.
Augmentation de la dette sur cette période: 1088 Md€
Montant total des intérêts payés de 1980 à 2008 = 1306 Md€

La dette à fin 2008 aurait été de # 21 Md€ dans l'hypothèse que nous proposons (après un solde de trésorerie positif de 7,7 milliards fin 2007).

Ce second graphique montre les variations annuelles de la dette 1980 à 2006 avec charge d'intérêts et sans charge d'intérêts. La dette constatée a augmenté de la somme des variations annuelles, soit 1088 Md€, alors que la somme de ces variations annelles sans intérêts l'aurait réduite de 218 Md€



Ainsi, entre 1980 et 2008, la dette a augmenté de 1088 milliards d'euros,
alors que nous avons néanmoins payé 1306 milliards d'euros d'intérêts .
Si nous n'avions pas eu à emprunter ces 1088 milliards d'euros sur les marchés monétaires,
c'est-à-dire si nous avions pu créer notre monnaie, faire exactement ce qu'ont le droit de faire les banques privées,
la dette qui était de 239 milliards d'euros début 1980 serait quasiment inexistante aujourd'hui.


(NB: Certains pourront argumenter que notre méthode consistant à actualiser en euro constants la dette publique de chaque année puis à utiliser la moyenne arithmétique entre l'année N et l'année N-1 pour y appliquer le taux d'intérêt moyen est moins précise que de calculer d'abord les intérêts sur cette moyenne en monnaie courante, puis d'appliquer le coefficient issu de l'IPC. Nous leur accordons cette possibilité et nous avons évidemment procédé également à ce calcul selon cette méthodologie: dans ce cas le total des intérêts payés entre 1980 et 2008 apparait à 1285 milliards d'euros).






Complément

(en 2007, nous nous étions amusés à ce petit essai..)
Alors on nous dit que nous allons rembourser la dette, d'ailleurs,"la cession de 5% du capital de France Télécom par le gouvernement français a rapporté 2,65 milliards d'euros et le montant sera intégralement affecté au désendettement de l'État et des administrations publiques", a annoncé la ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi Christine Lagarde en juin 2007.

Imaginez cette "similitude"
Vous êtes propriétaire de biens divers (dont un vieux vélo) qui représentent environ 19.600 euros (1), mais vous avez une dette (2) qui s'élevait à 11.420 euros fin 2006, sur laquelle vous payez un intérêt annuel (3) de 3,70% payable chaque semestre (les intérêts se montent donc à 211 euros au 30 juin 2007).

Hélas, vous n'avez pas ces 211 euros disponibles en excédent de revenus et vos dépenses sont incompressibles: vous êtes obligé de les emprunter, ce qui évidemment augmente votre dette d'autant.

Votre dette à fin juin 2007 est donc devenue 11.631 (11.420 + 211)

Le 30 juin, vous décidez de vendre votre vélo à un acheteur pour 26,5 euros (4) afin de réduire un peu votre dette.

Votre capital personnel est donc réduit à 19.573,5 (19.600 - 26,5) ce qui en soi est peu sensible, mais comment utiliser au mieux ces 26,5 euros pour le but que vous vous êtes fixé?

En fait, vous avez deux choix :

1 - Rembourser du capital dû, qui devient donc 11.604,5 euros (11.631 - 26,5) au début du second semestre. Vous aurez à payer 214,5 euros d 'intérêts le 31 décembre , mais comme vous ne les aurez toujours pas, votre dette sera donc devenue 11.819 (11.604,5 + 214,5) à fin décembre.

2 - Affecter ces 26,5 euros au remboursement d'intérêts sur le second semestre. Toutes choses restant égales par ailleurs, vous n'aurez plus qu'à payer 188,5 euros que vous serez néanmoins également obligé d'emprunter .. mais en fin d'année votre dette sera de 11.819,5 (11.631 + 188.5).

Aucune de ces deux solutions beaucoup trop partielle (5) ne règle évidemment le problème global de votre dette qui aura de toute façon augmenté de 399,5 ou de 400 euros, suivant votre choix (et vous n'avez plus votre vieux vélo auquel, quoi que vous en disiez, vous teniez). Et ce sera encore pire, si par malheur, vos prêteurs décident d'augmenter les taux d'intérêts pour le second semestre et les années qui viennent.

Ah, tiens, vous avez oublié que vous aviez le droit le plus absolu de créer vous même la monnaie qui vous permettrait dans un premier temps de payer les intérêts dus, dans un second de rembourser par exemple en deux décennies, le capital dû.- ou bien beaucoup plus simplement de décider que, à partir de ce jour, toute la monnaie devient la votre au lieu de celle des banques et que les détenteurs de cette monnaie (qui par ailleurs sont vos créanciers) vous doivent, eux aussi, un intérêt au lieu de le payer aux banques -

(1) Patrimoine des administrations publiques 1.960 milliards d'euros (estimation minimale de l'Insee pour 2005 )
(2) Dette cumulée des administrations publiques en 2006 : 1.142 milliards d'euros (données Insee de 2007)
(3) Prévision de la charge de la dette pour 2007; 43 milliards d'euros, soit environ 118 millions d'euros par jour
(4) Rapport (« similitude ») de la cession de 5% de France Télécom pour 2,65 milliards d'euros
(5) A part la reprise du droit de création monétaire, la seule solution qui permettrait l'effacement de la dette serait la vente dans un délai bref de plus de 60% des « bijoux de famille », c'est à dire les biens des administrations publiques qui font évidemment partie du « capital collectif » qui fait notre richesse, la « valeur France » estimée pour elle à 10.000 milliards d'euros, soit près de 170.000 euro par français.




En conclusion, nous préconisons...

- soit, au niveau national, une reprise du droit de seigneuriage avec un retour au franc (ou, au minimum, l'émission d'une monnaie complémentaire sociétale telle que proposée ici http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=EMS )

- soit, au niveau de la zone euro:
1 - La Banque Centrale Européenne (BCE) doit pouvoir procéder à une émission monétaire centrale (sans intérêt) au bénéfice des États, par une décision de la Commission, ou du Conseil Européen (c'est à dire les chef d'État), ou des Députés européens des pays de la zone euro.
2 - Les critères de Maastricht doivent être revus et spécifier par exemple:
a) que les budgets des États doivent être équilibrés en "fonctionnement" + "amortissements".
b) que les États peuvent financer leurs équipements (budgets d'investissements) et le remboursement de leur dette aux échéances, par un appel à création monétaire sans intérêt de la BCE. Néanmoins pour garder une égalité de traitement entre tous les États de la zone euro, les émissions monétaires pourraient être réparties par exemple au prorata de la population de chaque État.

Même Patrick Artus (Natixis) commence a envisager cette possibilité: http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=48836
Extrait:
" Que se passe-t-il si seule la demande publique peut augmenter ?
Nous pensons que, pendant plusieurs années, la demande privée (de biens et de services) va rester faible dans les pays de l’OCDE avec les caractéristiques nouvelles de ce cycle :
- le désendettement des ménages et des entreprises ;
- l’ajustement à la baisse du niveau nécessaire de facteurs deb production ;
- la compression des salaires.
Tant que cette situation dure, les Etats vont continuer à accroître la demande publique pour soutenir l’économie. On va donc observer, comme au Japon, une substitution durable de la dette publique à la dette privée.
Pour éviter que ceci ne dégrade la qualité de la signature des Etats, cette substitution impose la monétisation de la dette publique, c’est-à-dire que la dette publique est portée par les Banques Centrales (est mise à l’actif du bilan des Banques Centrales) et pas par les agents économiques privés
."


Maurice Allais - prix Nobel d'économie - propose : " Toute création monétaire doit relever de l'État et de l'État seul : Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les " faux droits " résultant actuellement de la création de monnaie bancaire. " et il ajoute " Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n'hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents " .

Nous précisons que cette création monétaire "ex nihilo" par les banques commerciales dont parle Maurice Allais représente 93% de la masse monétaire M3 en circulation dans la zone euro à ce jour, mais évidemment que le "ex nihilo" ne signifie pas "sans règles" ou "sans garanties" ... en ce qui concerne les banques il s'agit bien d'une "monétisation" de créances ou d'actifs existants.

James Robertson va encore plus loin ( http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Robertson ), et propose de créer immédiatement toute la monnaie centrale en contrepartie de toute la monnaie déjà en circulation, en considérant que celle-ci a été empruntée par les banques à la Banque Centrale et en exigeant que les banques de second rang (commerciales) versent à la Banque Centrale les intérêts annuels en cours, aucune autre pratique financière n'étant modifiée (au moins au début...). Ces intérêts sont reversés à l'État, la Banque Centrale étant (ou devenant préalablement) l'une de ses institutions. En d'autres termes, le gain généré par la création de monnaie (seigneuriage) ne devrait plus revenir aux banques commerciales mais être attribué aux recettes publiques.

Vous trouverez plus de précisions tout au long de ce site


13 juin 2007 => maj V2: 16 juin2007=> V3: 1 er juillet 2007 => V4-: 5 décembre 2007 => V5 : 20 février 2008 =>V6 : 30 septembre 2009
Par Enoch - Publié dans : politique
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Commentaires

la dernière phrase parle d'un site... Lequel ?
Commentaire n°1 posté par Marianne le 08/10/2009 à 20h58
Le site est en lien sur ma page d'acceuil. Il faut allez dans l'écosociétalisme ou( http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Robertson
Réponse de Enoch le 08/10/2009 à 21h43
Merci. Infos intéressantes sur ce site !
Commentaire n°2 posté par Marianne le 08/10/2009 à 22h17
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