Samedi 28 avril 2007
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Peut-on croire sincèrement que c'est l'amélioration de notre niveau de vie qui est responsable de la dette publique française ?
En 1980, la dette de notre pays était de 206 milliards d'Euros (en valeur 2004). Aujourd'hui, elle dépasse allègrement les 1200 millards d'Euros. Notre niveau de vie ne s'est pas amélioré
pour autant ; plus de 4 millions de chômeurs et 7 millions de travailleurs pauvres, nous rappellent tous les jours à la réalité.
Ce qui explique notre endettement, ce n'est pas tant les emprunts fait par l'Etat ; ceux-ci peuvent et doivent se justifier par des investissements sur l'avenir, mais c'est l'ensemble des
intérêts financiers qui eux représentent 75 % de l'ensemble de la dette.
Pour mieux comprendre, pourquoi nous en sommes là, il faut remonter au 7 février 1992 , date à laquelle les pays européens ont décidé d'abolir le "droit régalien" d'un état à battre sa propre
monnaie. Cette abolition est prolongée par l'article 104 du traité de Maastricht qui
interdit aux
Banques centrales Nationales d'autoriser des découverts, d'accorder tout type de crédit au Trésor Public et à tout autre entreprise publique.
Parallèlement à cette restriction, les banques privées n'ont plus aucune régle sur les réserves obligatoires qui garantissaient les crédits qu'elles accordaient et peuvent en conséquence
allouer autant de crédits quelles le souhaitent sur de l'argent qui n'existe pas.
Ce qui était d'utilité publique, devient de la rentabilité privée. Le volume d'emprunts excède toujours le volume de l'argent en circulation pour le rembourser.
Les Etats et un nombre important d'individus se retrouvent surendettés, et ce surendettement entraine un transfert des pouvoirs (économique, social, politique et environnemental) vers ceux qui
détiennent des capitaux, ce qui est une atteinte majeure à nos propres libertés.
Si vous regardez les bilans et résultats financiers des banques sur les 20 dernières années, vous comprendrez aisément à qui profitenotre dette.
Les Taux Directeurs sont pilotés par la banque centrale Européenne et leurs conséquences sur les taux d'intérets du crédit bancaire pèsent de tout leurs poids sur notre vie quotidienne.
Les intérêts étant appliqués de façon pyramidale à tous les produits commercialisés, ils représentent aujourd'hui 30 % de notre pouvoir d'achat.
30 % de votre salaire représente des intérêts financiers en faveur des banques. Nous ne pouvons plus dire que nous travaillons la moitié de notre temps pour payer des impôts, mais bien pour
accroître le pouvoir de la "bulle financière".
On peut donc se demander à juste titre, si les programmes politiques de nos chers candidats à l'élection présidentielle, sont fondés à combattre la dette de notre pays en appliquant uniquement des
restrictions budgétaires ou en ne remplaçant pas 1 fonctionnaire sur deux qui part à la retraite ; un fonctionnaire à la retraite ou en activité est toujours indemnisé par le budget de l'état et
souvent pour les retraites par le poste déficit public (sur lequel nous payons des intérêts) ce qui revient pratiquement à dire qu'un fonctionnaire actif couterait moins cher qu'un f'onctionnaire à
la retraite. Que l'on fasse des économies de fonctionnement, ou que l'on réforme les retraites cela est normal et absolument nécessaire, mais leurs conséquences sont moins importantes que si nous
avions conservé notre droit régalien.
Puisque les accords de Maastricht ne sont pas révisables (sauf à sortir de l'Europe, qui ne semble pas non plus un bon choix) il serait souhaitable que notre Pays puissent battre la monnaie dont
elle a besoin pour tout ce qui est financement d'infrastructure d'utilité publique pour maintenant et les générations futures.
Cela peut-être fait en créant une monnaie (seconde monnaie) à utilisation unique et interne à la France ; elle peut-être envisagée à parité de valeur à l'Euro (1 franc = 1 euro). Elle n'entrave
donc pas la valeur de l'Euro à l'international, ne nous fait pas dépendre des banques et des conséquences de leurs intérêts.
Maurice Allais, prix Nobel des Sciences Economiques, considère la création monétaire pratiquée par les banques est semblable à de la
fausse monnaie et aboutit aux mêmes résultats, mais cela en toute impunitée.
La création d'une seconde monnaie, met notre démocratie à l'abri des intérêts de puissance financière et politique étrangère.
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