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  • Enoch
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  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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LES PENSEES D'ENOCH

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Ce  n'est  pas  le  nécessiteux  qui  doit-être  secouru,  mais la misère qu'il faut combattre.
Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 10:44

PHILIPPE SEGUIN OU LA SOLITUDE EN POLITIQUE

Par François Morvan

Je n’ai pas connu Philippe Seguin, mais rencontré certaines et certains qui ont l’ont accompagné à des périodes diverses et qui tous ont été profondément marqués par ses qualités humaines, sa lucidité, son courage, la largeur de sa pensée. Jusque dans ses dernières fonctions à la cour des comptes, il aura démontré sa rigueur, son dévouement à l’intérêt général et sa fidélité à la France comme nation.

L’hommage unanime de l’oligarchie politico-médiatique est donc justice, mais c’est une canaillerie. Toutes celles et ceux qui s’exercent depuis trente ans à vendre la France par appartements à la globalisation financière et à ses serviteurs zélés de l’Union Européenne, quand bien même pour pleurnicher ensuite sur l’identité nationale qui se débine, n’ont pas raté l’occasion de présenter sa disparition comme celle du dernier des Mohicans. Leur soupirs se veulent ceux des regrets, mais on y entend l’écho du soulagement d’un système qui avait depuis bien longtemps organisé sa disparition politique, en le poussant à rentrer dans le rang, comme l’ont fait avec lui les autres leaders passés de “ l’autre politique” : Jean-Pierre Chevènement, Philippe De Villiers, Charles Pasqua. Car après avoir claqué les portes, porté le drapeau du “non” au traité de Maastricht, il aura cédé en 1995 aux sirènes de Jacques Chirac, qui avait pourtant démontré sur les sujets essentiels sa capacité sans limite à retourner ses vestes et qui le fera à nouveau à ses dépends en nommant à sa place Alain Juppé à Matignon.

Nous qui voulons continuer la tentative à laquelle Philippe Seguin avait apporté sa pierre sommes donc dans la même contradiction où il fut placé. Pour proposer une alternative à la politique et à la pensée uniques, dévouées au capitalisme financier, et dès lors qu’on réfute une logique révolutionnaire sans issue, peut-on à la fois accepter la nécessaire participation à un système politico-médiatique dominant et cadenassé, mais sans se laisser au bout du compte dévorer ?

Le système oligarchique du bipartisme d’aujourd’hui est en effet une machine à moudre les opposants. Il leur fait une place le temps où c’est nécessaire, et de cette façon il leur ouvre les portes de son monde où l’on perd, à proximité du pouvoir , le contact avec la réalité, où l’on vous enserre dans un réseau de relations et de représentations, d’intérêts et d’amicales pressions, tout convergeant vers une seule recommandation : faire la part des choses, ne pas casser la baraque, accepter les compromis nécessaires, ne pas gâcher l’avenir et en premier lieu le sien. Jusqu’au jour où ces conseils, qui n’ont rien en eux-mêmes de déraisonnables, vous poussent au faux-pas vécu par un peuple meurtri comme une trahison et l’abandon à un monde politique qui prétend vouloir le bien commun mais défend surtout le sien.

Avec Debout La République et Nicolas Dupont-Aignan, nous avons choisi la voie difficile et escarpée pour surmonter cette redoutable épreuve. Charles De Gaulle en a eu le tempérament nécessaire en rompant les ponts quand il le fallait, particulièrement en juin 1940 où il a choisi le risque d’une retraite définitive à Colombey plutôt que l’enlisement. Mais il avait surtout cette largeur de vue, cette constance, cette patience, cette cohérence qui ont créé sur la durée entre lui et le peuple la confiance qui est la clef de tout.

Voilà exactement ce qu’attendent les Françaises et les Français : une force politique qui leur redonne confiance. Elle ne peut se gagner en un jour, ni en quelques mois, mais se chiffre en années. Voilà pourquoi nous existons, voilà pourquoi portés par un programme solide et une volonté intérieure, nous voulons réussir ce que Philippe Seguin a tenté.

Par Enoch - Publié dans : politique
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