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  • Enoch
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  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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LES PENSEES D'ENOCH

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Ce  n'est  pas  le  nécessiteux  qui  doit-être  secouru,  mais la misère qu'il faut combattre.
Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 22:15

Les fuites bien ordonnées d’Al-Jazeera

mardi 25 janvier 2011, par Al Jazeera, par Palestiniens, par Mahmoud Abbas

Qui a intérêt aujourd’hui à faire passer les principaux dirigeants de l’Autorité palestinienne pour des traîtres prêts à tout céder à Israël ?

La chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera et le quotidien britannique The Guardian ont publié, le 23 janvier, plus de 1.600 documents confidentiels relatifs aux négociations israélo-palestiniennes au cours de la dernière décennie qu’ils qualifient de « plus importante fuite dans l’histoire du conflit ». La première vague de documents révélés a pour caractéristique première de présenter les négociateurs arabes comme des traîtres voulant brader les intérêts palestiniens concernant Jérusalem et les réfugiés. Il est difficile d’imaginer que ces « révélations » ne participent pas à l’offensive visant depuis plusieurs mois à discréditer l’Autorité palestinienne et ses dirigeants notamment Mahmoud Abbas et de Saeb Erekat. D’autant plus que la grande sensibilité d’Al-Jazeera aux thèses du Hamas et la proximité du Qatar avec le mouvement islamiste palestinien ne sont un secret pour personne. La question que l’on se pose aujourd’hui en Israël est avant tout de savoir à qui cela profite, d’autant plus que les erreurs, parfois grossières, ne manquent pas dans ces soi-disant révélations.

 

Des erreurs manifestes

Ainsi, selon les textes dévoilés, les Palestiniens seraient prêts à renoncer à des quartiers entiers de Jérusalem notamment ceux de Ramot, Talpiot et Guivat Tsarfatit (la colline française). Ces quartiers, dépeuplés en 1967 et annexés par Israël après la guerre de Six-Jours qui contiennent aujourd’hui des dizaines de milliers d’habitants, ne font l’objet d’aucun contentieux entre les deux parties puisqu’aucun habitant arabe n’y vivait dans le passé. Les Palestiniens n’ont jamais exigé de récupérer ces quartiers qui font partie intégrante de Jérusalem-ouest depuis plus de quarante ans.

Les révélations apportent par ailleurs un éclairage nébuleux sur un certain nombre d’implantations israéliennes de Cisjordanie, les plus importantes : Maaleh Adoumim, Efrat, Givat Zeev et Ariel. Selon les documents, l’ancien Premier ministre Ahmed Korei (au nom de guerre Abou Alaa) aurait fait deux déclarations contradictoires. D’une part, il estime que ces implantations sont profondément ancrées à l’intérieur de la Cisjordanie et que leur intégration à Israël mettrait en danger la continuité du futur Etat palestinien. D’autre part, il admet que leur démantèlement pose un problème et qu’en fait il accepterait de maintenir leur existence sous souveraineté palestinienne. Dialectique classique lors de négociations ! En outre, les Israéliens ont toujours proposé dans ces négociations un échange de territoires en contrepartie de certaines implantations de Cisjordanie. Les documents révélés prétendent que ces initiatives proviennent de l’extrême droite israélienne qui milite pour des « transferts de population » . Les négociations n’ont jamais été menées et guidées par l’extrême droite israélienne et l’amalgame est assez grossier.

Pour les services israéliens, les documents ont été vendus à Al-Jazeera par un membre de la délégation des négociateurs palestiniens, mécontent d’avoir été évincé de l’équipe. En montrant que les dirigeants palestiniens étaient prêts à faire des concessions importantes sans contrepartie israélienne, il règle ses comptes.

Déstabilisation

Car la première vague de révélations n’apporte en fait aucun scoop sur la teneur des négociations israélo-palestiniennes. En revanche, il s’agit clairement d’une tentative de déstabilisation de l’Autorité palestinienne et de ses dirigeants actuels. Menée par qui ?

Elle coïncide aussi avec les manœuvres de Mohammed Dahlan, l’ancien homme fort de Gaza, qui serait en train de recruter, de payer et d’envisager de prendre le commandement d’une nouvelle milice en Cisjordanie. Il est directement accusé de vouloir renverser Mahmoud Abbas.

Des sources du Fatah de Cisjordanie précisent que des hommes ont été recrutés après avoir reçu de l’argent pour acheter des armes. Celui qui aurait été financé par la CIA dans les années 1990 tient absolument à en découdre avec le Hamas pour extirper ses dirigeants de Gaza et retrouver la place qui lui a été ravie. Il ne fait pas mystère des tensions accrues avec le comité central et avec son président Mahmoud Abbas.

Mahmoud Abbas a décidé de prendre des mesures contre Dahlan en lui retirant ses hommes de sécurité et en évinçant ses amis du gouvernement et de l’équipe des négociateurs palestiniens. L’un d’entre eux pourrait bien être l’auteur des fuites qui mettent à mal la réputation de la direction actuelle. Al Manar avait déjà annoncé en décembre 2010 que les partisans de Dahlan avaient menacé de révéler des documents confidentiels concernant Mahmoud Abbas. Il semble bien que la menace ait été mise à exécution et que l’ancien homme fort de Gaza tient à prendre de vitesse ceux qui cherchent à l’éliminer de la scène politique palestinienne.

Jacques Benillouche

Par Enoch - Publié dans : politique - Communauté : DEBOUT LES REPUBLICAINS
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