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  • Enoch
  • L'Esprit d'Enoch
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  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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LES PENSEES D'ENOCH

Texte Libre

Ce  n'est  pas  le  nécessiteux  qui  doit-être  secouru,  mais la misère qu'il faut combattre.
Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 12:14

L'arnaque de la dette publique...


Que serait la dette publique devenue si nous n'avions pas abandonné notre droit de seigneuriage, le droit de création monétaire, au profit des banques?

Cet article a été réactualisé fin 2009 : vous pouvez en trouver la synthèse et l'introduction sur la page Arnaque dette 2



Etienne Chouard écrivait sur son blog le mardi 1 mai 2007...

Je suis en train de découvrir le détail d'une situation financière incroyable. Vous croyez que la monnaie est créée par l'État ? Vous vous trompez : ce sont les banques privées qui créent la monnaie, et qui en perçoivent le prix (l'intérêt). Si c'était l'État qui créait la monnaie, il pourrait l'investir directement lui-même (sans devoir payer le moindre intérêt jusqu'au remboursement) ; il pourrait aussi prêter cette monnaie nouvelle aux banques (charge à elles de la prêter à leur tour) et en percevait le premier intérêt (des milliards d'euros), ce qui pourrait aussi financer les services publics, au lieu de garnir des poches de soie au prix d'un déficit paralysant pour l'État.

L'État (c'est-à-dire nous tous) a perdu le droit de battre monnaie et ce sont des banques privées à qui nos soi-disant "représentants" ont abandonné ce pouvoir décisif. Vous pensez que la monnaie est un outil qui sert l'intérêt général ? Vous vous trompez : la monnaie est devenu (discrètement) un outil qui sert d'abord des intérêts privés.

Vous pourrez lire la suite de l'article d'Etienne Chouard sur ce lien

Page 103 et 104 du livre " Les 10 plus gros mensonges sur l'économie " Philippe Derudder et moi-même présentions le calcul du montant des intérêts cumulés dans " la dette des administrations publiques" en ayant pris pour hypothèse un taux moyen de 5% depuis 1980, et nous étions arrivés à la conclusion suivante: " Ainsi, entre 1980 et 2004, la dette a augmenté de 861 milliards d'euros, lesquels sont répartis en 211 milliards d'euros de nouveau capital emprunté et 650 milliards d'euros d'intérêts (...) Si nous n'avions pas eu à emprunter cette monnaie sur un marché monétaire, la dette cumulée ne serait que d'environ 417 milliards d'euros à fin 2004, au lieu de 1067"

Nous avons affiné ce calcul en appliquant, sur la dette, les taux d'intérêts réels de chaque année et non une moyenne: les prochaines éditions de ce livre seront corrigées..

Lisez l'article complet en html : http://www.societal.org/docs/dette-publique.htm

Mais voici quand même la conclusion..


De fin 1979 à fin 2006 (en euros constants 2006)

Augmentation de la dette de 913 milliards d'euros

Intérêts payés: 1142 milliards d'euros


Nous pourrons donc écrire dans la prochaine édition de "les 10 plus gros mensonges sur l'économie": « Ainsi, entre 1980 et 2006, la dette a augmenté de 913 milliards d'euros, alors que nous avons payé 1142 milliards d'euros d'intérêts (...) Si nous n'avions pas eu à emprunter ces 913 milliards d'euros sur les marchés monétaires, c'est-à-dire si nous avions pu créer notre monnaie, faire exactement ce qu'ont le droit de faire les banques privées, la dette qui était de 229 milliards d'euros début 1980 serait totalement remboursée en 2006 »

Pensez-y: 1142 milliards d'euros d'intérêts payés pendant 27 ans, c'est à peu près 117 millions d'euros par jour (oui, par jour) que nous payons aux déjà plus riches qui d'ailleurs peuvent ainsi nous les reprêter à nouveau contre intérêt..

Et ces 43 milliards par an, sont l'équivalent de 240 airbus A350, ou de 3 portes-avions "Charles de Gaulle", ou de 40 000 belles villas sur la Côte d’Azur, ou de l'isolation (en comptant 10 000 euros par foyer) de 4 270 000 logements, ou un salaire net de 18000 euros annuel, salaire médian en France, à 2 380 000 personnes ... mais vous pouvez trouver d'autres exemples!

Le recours à l’emprunt par l’État, qui pouvait se concevoir lorsque la monnaie était représentative d’une certaine quantité de métal (or ou argent) qui à un moment pouvait manquer dans les caisses de l’État, n’a maintenant plus aucune justification depuis que la monnaie est totalement dématérialisée.

Nous préconisons au niveau national, soit une reprise du droit de seigneuriage - droit régalien d'émettre la monnaie, éventuellement par émission d'une monnaie complémentaire (voir EMS )-, soit, au niveau de la zone euro:

1 - Le gouverneur de la Banque Centrale Européenne (BCE) doit pouvoir être contraint à une émission monétaire centrale (sans intérêt) par une décision conjointe de la commission ou du conseil européen (c'est à dire les chef d'Etat), ET des députés européens des pays de la zone euro.

2 - Les critères de Maastrischt doivent être revus et spécifier:

a) que les budgets des Etats doivent être équilibrés en "fonctionnement" + "amortissements". Nul Etat de la zone euro ne peut déroger à cette régle.

b) que les Etats peuvent financer leurs équipements (budget d'investissements) par un appel à création monétaire sans intérêt de la BCE. Néanmoins pour garder une égalité de traitement entre tous les Etats de la zone euro, les émissions monétaires seront réparties égalitairement au prorata de la population de chaque Etat.

Pour justifier cette nécessité, le lecteur doit savoir que depuis 1973 la France ne crée plus de monnaie ni pour combler ses propres déficits, que ce soit en fonctionnement ( salaires et retraites des fonctionnaires, loyers, etc.) ou en investissements pour son développement (écoles, routes, ponts, aéroports, ports, hopitaux, bibliothèques, etc..) mais emprunte sur les marchés monétaire en émettant des obligations (bons du Trésor) sur lequel évidemment elle doit payer un intérêt à ceux qui souscrivent (40% du montant par des résidents, 60% par des non-résidents), ce qui a pour conséquence, comme nous l'avons vu plus haut, qu'au fil des années la dette s'alourdit d'un montant sensiblement égal au "déficit", qu'il faut couvrir par l'emprunt, c'est-à-dire par l'émission d'obligations nouvelles auprès du public et surtout des investisseurs institutionnels (assurances, banques, etc).

Le déficit public, différence entre les recettes fiscales et les dépenses publiques, inclus évidemment dans ces dernières ce recours à l'emprunt qui équivaut à un cumul des besoins en capital nouveau, mais aussi en intérêts à payer sur la dette existante.

Et sur cette page http://www.societal.org/dette/interets.htm, le montant en temps réel des intérêts payés depuis le 1er janvier 2007

Par Enoch - Publié dans : politique
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