Lundi 1 février 2010
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LA GRECE COMME ANDROMAQUE...
du 1 au 3 février 2010 : La dette de la Grèce, une tragédie ou non? "
A test of fire for the euro zone and Greece. It must raise €54 billion this year or face default" nous avertit
le Wall Street Journal... ajoutant que les 6 prochains mois seront cruciaux... C'est sûr que 54 milliards c'est pas fréquent, surtout par les temps qui courent à Marathon. Ha ha ha. Bref, à 7% par
an, les gens de Cetelem, Cofidis et autres minus du crédit à 1.000 euro remboursables sur 75 ans vont y souscrire en masse (voir plus bas) sans qu'on leur demande quoi que ce soit... "
His
international bond issue to raise €5 billion was oversubscribed five times, allowing the government to expand the issue to €8 billion. The debt was expensive, but the government got the money in
the bag. Then the government became embroiled in what Greek officials are calling the China syndrome" écrit le Financial Times. Simone Wapler, elle, écrit dans
Money Week: "
Epargnants, vendez vos obligations souveraines! Déjà plus de 6% en Grèce. A combien faudra-t-il monter pour que l'Angleterre, l'Espagne,
le Portugal et la France casent les leurs? Que deviendra la vieille dette émise à des taux ridicules ?"... De son côté, Ambrose Evans Pritchard (qui n'a jamais été censuré) explique que le
moment de la déchéance grecque est proche puisque les fonds ont quitté le pays, l'Allemagne ayant semé la panique (et justement ça arrange le dollar): "
Germany has triggered a near-panic flight
from southern European debt markets by warning that there will be no EU bail-outs, even though it fears the region's economic crisis has turned dangerous and could prove "fatal" for the entire
eurozone". Le BdT sur 10 ans grec est à 7,15%. C'est du Pyrrhus ça, comme l'a très justement noté le Figaro. "
Contagion hit Portuguese, Spanish, Irish, and Italian bonds" que George
Papandreou a qualifié à Davos d'une attaque par les spéculateurs: "
We are being targeted, particularly by those with an ulterior motive". Regardez: il suffit aux américains de sortir en
planche à billets 70 milliards pour racheter en sous-main leur dette et observer leur chute, ça s'appelle des prêts prédateurs, rien n'a changé mon bon monsieur. Et AEP explique qu'au sommet de
l'UE, les avis sont partagés sur le sauvetage de la Grèce, particulièrement les Allemands qui veulent que la crise éclate pour faire le ménage. "
Nouriel Roubini said Spain is too big to
contain: "If Greece goes under that's a problem for the eurozone. If Spain goes under it's a disaster," he said". Lire avec attention
le WSJ et
Ambrose Evans Pritchard, et profitons
en pour retrouver nos racines avec Pyrrhus.
PYRRHUS: Allons aux Grecs livrer la dette d'Hector.
ANDROMAQUE,se jetant aux pieds de Pyrrhus:
Ah! Seigneur, arrêtez! Que prétendez-vous faire?
Si vous livrez celle du fils, livrez-leur celle de la mère.
Vos serments m'ont tantôt juré tant d'amitié!
Dieux! Ne pourrai-je au moins toucher votre pitié?
Sans espoir de pardon m'avez-vous condamnée?
Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2010
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