Plus de 40% des actifs franciliens sont en situation financière vulnérable, une situation financière généralement tendue pour les classes moyennes qui devient très préoccupante pour les locataires du secteur privé, près de 70% des locataires actifs franciliens préfèrent rester locataire d’un logement bien situé que propriétaire.
La société PERL présidée par Alain Laurier entend faire savoir aux élus franciliens qu’il existe depuis quelques années des outils permettant de construire sans subvention des logements élégants et durables, bien placés avec la particularité d’être accessibles aux actifs des classes moyennes. PERL est promoteur de logements locatifs socialement responsables. Elle est pionnier et leader de l’Usufruit Locatif Social, un dispositif novateur plaçant l’épargne des ménages au service des politiques locales de l’Habitat. A l’heure de l’examen du projet de loi Grand Paris essentiellement consacré au métro automatique et aux questions institutionnelles, ce sondage montre qu’il sans doute tout aussi important de se préoccuper du logement des actifs franciliens des classes moyennes qui font au quotidien la vie la future « ville monde ». Ce nouvel éclairage confirme l’analyse du rapport « loger les classes moyennes » publié l’année dernière par Jacques Mistral et Valérie Plagnol dans le cadre du Conseil d’Analyse Economique : « les classes moyennes sont à la peine, deux sur trois ont théoriquement droit d’accéder au logement social mais un sur cinq y est effectivement logé ». Ce sondage réalisé auprès de personnes 100% éligibles au logement social, mais souvent trop aisées pour y accéder effectivement, illustre cette peine : 43% des actifs franciliens consacrent plus de 30% de leur revenu pour se loger, c’est selon les experts le seuil de vulnérabilité au moindre souci professionnel ou personnel. Cette proportion s’envole à 62% pour les locataires du parc privé. Une analyse plus précise des résultats montre que les actifs franciliens des classes moyennes privilégient la qualité du logement lui-même, la qualité de l’environnement mais aussi la faible durée du trajet avec le lieu de travail. Ainsi 40% des actifs vivent déjà à moins d’une demi-heure de leur lieu de travail. Evidemment tout cela a un prix et c’est là que le bât blesse. On aurait pu croire que ces actifs des classes moyennes sacrifient leur revenu disponible pour accomplir le rêve de leur vie : devenir propriétaire. C’est peut-être le cas en province, ce n’est manifestement pas le cas en région francilienne. 70% des locataires actuels préfèrent être locataire que d’être propriétaire. Leurs priorités sont le prix du loyer, la taille du logement et la qualité du quartier.
Résumé des Résultats du sondage IFOP-PERL
Plus de 40% des actifs franciliens sont en situation financière vulnérable en dépensant plus du tiers de leurs revenus mensuels pour se loger et préserver un minimum de qualité de vie
Le logement locatif privé : une variable d’ajustement entre l’accession et le logement social o 43% des interviewés sont locataires, 52% sont propriétaires.o Les actifs de moins de 35 ans et les personnes aux revenus entre 1000 € et 3000 € nets mensuels sont surreprésentés parmi les locataires du secteur privé.
En effet, si l’offre de logement social accueille correctement une partie de la classe moyenne, il existe pour les moins de 35 ans une réelle difficulté à rentrer dans le parc social: ils représentent 10% des locataires sociaux alors que le taux moyen du sondage est de 17%.o Il ressort que le parc locatif privé est la variable d’ajustement pour pouvoir se loger en Ile de France.
Une situation financière généralement tendue pour les classes moyennes qui devient très préoccupante pour les locataires du secteur privé
La mise en danger financière est réelle pour 38% des propriétaires et pour 42% des locataires sociaux qui consacrent plus de 30% de leurs revenus nets mensuels pour leur logement.
Le chiffre s’envole à plus de 60% des locataires du secteur privé qui dépensent plus du tiers de leur revenu mensuel dans leur loyer (12% d’entre eux déclarent dépenser plus de 40% de leur budget mensuel) Près de 70% des locataires actifs franciliens préfèrent rester locataire d’un logement bien situé que propriétaire dans un environnement qui ne corresponde pas à leur souhait
Un sacrifice financier consentis par les locataires pour vivre selon leur souhait o Près de 70% des locataires (du secteur privé ou du secteur social) préfèrent rester locataires dans un logement bien situé que propriétaire dans un environnement de moindre qualité à leurs yeux. Le sacrifice financier pour se loger est consenti pour préserver les conditions de confort et d’environnement. o Plus généralement, les actifs franciliens choisissent leur logement sur 3 critères : un prix abordable (pour 68%), un logement de qualité (67%), la qualité de vie proposé par le quartier choisi (58%).
Dans un contexte où une écrasante majorité des franciliens jugent satisfaisant le confort de leur logement et sont très satisfaits de leur environnement de vie (écoles, commerces, espaces verts, sécurité), 60% des interviewés souhaitent changer de logement et pour un quart de ceux qui souhaitent changer, le logement idéal est hors de l’Ile de France.
Le désir de quitter l’Ile de France est équitablement réparti parmi les différentes catégories d’actifs. Mais au-delà de cet équilibre général, parmi les interviewés souhaitant quitter la région francilienne, 3 catégories sont surpondérées. Les professions intermédiaires, les familles avec enfants et les actifs les plus âgés sont les plus enclins à souhaiter quitter l’Ile de France. Près de 45% des actifs franciliens résident déjà à moins d’une demi-heure de leur travail et 85% à moins d’une heure.
52% des actifs parisiens résident à moins d’une demi-heure de leur travail, c’est également le cas pour de 41% des actifs de la Petite Couronne comme de la Grande Couronne.
La distance logement/travail n’a de répercussion particulière, ni dans le souhait de changer de résidence ou de quitter la région francilienne, ni dans le choix d’un nouveau logement où ce critère de choix se place en 4ème position avec seulement 35% de citations.
Sondage IFOP-PERL Réalisé entre le 2 et le 5 novembre 2009 auprès de 600 actifs des classes moyennes résidant dans l’agglomération francilienne définie par l’INSEE. Ont été retenus comme actifs de la classe moyenne, les personnes ayant un emploi rémunéré et les chômeurs ayant déjà travaillé dont les ressources sont comprises entre deux plafonds :- supérieures aux plafonds du logement social d’insertion (PLAI) - inférieures aux plafonds maximum du logement social (PLS)
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