Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.
On a déjà pu apprécier les conséquences de l’offensive des lobbies agroalimentaires des USA à travers la création d’une instance internationale non élue et dotée d’un pouvoir exorbitant,
l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Cet instrument de dérégulation a été mis en place essentiellement par les grandes firmes agroalimentaires états-uniennes à seule fin de conquérir des
marchés et d’imposer partout leur production, au détriment des économies et des agricultures locales. Des industriels français de l’agroalimentaire, échaudés par les cycles de négociations sans
fin sans aucune concession des Etats-Unis, ont compris tout le parti qu’ils ne pourraient pas –comme ils l’avaient escompté- tirer de l’OMC. En toute discrétion, ils ont donc créé le Mouvement
pour une Organisation Mondiale de l’Agriculture (MOMA), déclaré officiellement le 8 décembre 2005. Quel est donc ce lobby qui ne dit pas son nom et tente de s’imposer de façon totalement
anti-démocratique comme interlocuteur privilégié sur les questions agricoles et environnementales ?
Initié et présidé par Pierre Pagesse, président du leader français des OGM, Limagrain (Biogemma, Meristem Therapeutics), le MOMA (initialement baptisé Nouvel Ordre Mondial
de l’Agriculture !!), comprend des gens comme Christian Pèes, Président d’EURALIS, Vice Président de Coop de France, Trésorier de l’AGPM; Henri de Benoist,
Président d’UNIGRAINS, Président de l’AGPB (l’Association Générale des Producteurs de Blé et autres céréales), Président d’INTERCEREALES, Président d’AGRICEREALES,
Président de la Compagnie Financière du Nord-Est, Président d’UNIFIPAR, Président du Groupe Céréaliers de France, Président du Crédit Agricole du Nord-Est, Président
d’honneur d’ARVALIS, Président de la section des problèmes économiques généraux et de la conjoncture du Conseil Economique et Social (CES), Premier Vice-Président de la
FNSEA, Représentant du CES à la délégation française auprès de la FAO, Président de l’Association Pluriagri, Maire de Bouconville-Vauclair ; Bernard Delsuc, Président de la
Fédération nationale de la production de semences de maïs et de sorgho (FNPSMS). Membre du Comité Directeur de l’Unité Economique et Sociale Maiz’Europe, aux côtés de Christian Pèes
(Euralis) ; Pierre Fabre, Président-directeur général des Laboratoires Pierre Fabre, entreprise nationale et multinationale implantée également aux USA.
www.pierre-fabre-medicament.com ; Luc Guyau, Président de l’Assemblée permanente des Chambres d’Agriculture (APCA), vice-président du Conseil économique et social (CES), Président
de la Chambre d’Agriculture de la Vendée ; Bernard Layre, Président des Jeunes Agriculteurs de Juin 2004 à Juin 2006 (JA) ; Emmanuel Coste, Président-directeur général de Sica de
Grillon, Ingénieur et membre du CA d’ISARA-Lyon (Institut supérieur d’agriculture et d’agroalimentaire Rhône-Alpes), représentant FNSEA/FNO (Fédération Nationale Ovine) ; Jacques
Hubert, Directeur général de Coop de France ; Denis Manach, Président de Coopagri Bretagne , Président de la holding Socopa SA, également président adjoint de la
Confédération des coopératives de l’Ouest (CCAOF) ; Gilbert Herpe, Président d’AGRIAL ; Pierre Mille, Président de NORIAP ; Michel Fosseprez, Président
d’INVIVO, Président de 110 Bourgogne, Membre du Groupe de la Coopération, Vice-Président de la Section des Relations extérieures du Conseil Economique et Social. René Carron,
Président Directeur Général. du Crédit Agricole SA est également membre du MOMA, et dans la sphère politique on trouve : Pascal Chaigneau, Administrateur général du Centre d’études
diplomatiques et stratégiques (CEDS) ; Jacques Carles, Associé gérant du cabinet Carles Rheims. (Le Groupe de prospective du Sénat a confié au cabinet Carles-Rheims la mission de
concevoir et d’organiser ses différentes activités) ; Jean Bizet, Sénateur de la Manche, responsable de la mission parlementaire sur les OGM et co-auteur du rapport RAPPORT D’INFORMATION
440 (97-98) - COMMISSION DES AFFAIRES ECONOMIQUES, truffé d’inexactitudes et de partis pris en faveur de l’industrie biotech, et qui a servi de référence aux députés pour se forger une opinion
sur l’utilisation des organismes génétiquement modifiés en agriculture ; François Leblond, Président de la Confédération française pour l’habitation, l’urbanisme, l’aménagement du
territoire et l’environnement (CFHUAT), ancien Préfet de Région ; Georges Fenech, Député UMP du Rhône, (Monsieur « Tolérance Zéro ») ; Jacques Godfrain, Député maire UMP de Millau,
ancien Ministre de la Coopération…
Une concentration de pouvoir des agroindustriels, alliée au tout puissant Crédit Agricole, à la FNSEA, aux Chambres d’agriculture, avec une entrée de plein pied dans le Conseil Economique et
Social et le CEDS qui modèle les stratégies politiques, un cabinet de communication qui « gère » le Sénat, des députés UMP droite dure, et un pied dans l’aménagement du territoire : un lobby en
bon et due forme. Pour faire quoi ? Promouvoir un « modèle agricole », celui tant prisé par Pierre Pagesse, qui insiste sur « la nécessité de promouvoir des ruptures techniques et soutenues,
en particulier, l’utilisation judicieuse des plantes génétiquement modifiées. »
Le dernier communique du MOMA sur son site : www.moma.org montre que sa pugnacité n’est pas à mettre en doute et qu’il progresse
dangereusement. Une délégation du MOMA, emmenée par Alain Catala (vice président du MOMA et de Limagrain) et Jacques Carles (délégué général) s’est rendue à Washington D.C.
du 10 au 14 Avril 2007, afin de « prendre contact avec des think tanks, des responsables du monde agricole, des journalistes, des économistes et des staffers du Congrès, dans la perspective
de tenir prochainement une conférence de presse présentant le MOMA à la communauté internationale. » Un partenariat étroit Europe/USA se dessine : « Lors de nos entretiens, il est apparu
que l’idée de cette coopération internationale pourrait reposer sur une association entre les Etats-Unis et l’Europe pour la promouvoir ».
Le MOMA affirme se situer « dans la perspective d’une régulation destinée à améliorer le fonctionnement des marchés plutôt qu’à les encadrer. Cette régulation doit être comprise comme une
régulation économico - stratégique par le pouvoir de l’information, et non par la réglementation juridique ou la contrainte ». C’est-à-dire dans la perspective d’une économie néo-libérale et
selon les procédés chers aux multinationales.
Les instigateurs du MOMA ont parfaitement bien compris comment on prend le pouvoir aujourd’hui : en maîtrisant la communication sur les sujets sur lesquels on désire que les politiques
modifient la législation, en leur assénant des contre-vérités jusqu’à ce qu’ils y croient suffisamment pour faire ce que l’on attend d’eux. L’idée est donc de s’instituer comme interlocuteur
unique sur les questions agricoles et de protection de l’environnement, afin de contrôler et orienter les messages qui devront circuler sur ces enjeux.
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On a déjà pu apprécier les conséquences de l’o ...
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