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  • Enoch
  • L'Esprit d'Enoch
  • Homme
  • 07/04/1963
  • Paris
  • politique écologie économie mes enfants
  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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LES PENSEES D'ENOCH

Texte Libre

Ce  n'est  pas  le  nécessiteux  qui  doit-être  secouru,  mais la misère qu'il faut combattre.
Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 09:18

Dans cette économie mondialisée, les grandes entreprises (multinationales) investissent massivement dans les pays développés ou émergents et elles ne créent plus beaucoup, voire pas du tout, d’emplois en France. Elles déplacent massivement les emplois dans  des pays à moindres coûts et à plus faibles protections sociales pour y gagner de nouvelles parts de marchés.

Lorsqu’une de ces entreprises gagne un contrat à l’export, elle est contrainte contractuellement d’employer des nationaux (ce qui est normal), de produire in-situ (également légitime) et de transférer le maximum de technologies, parfois sensibles, et même les fonctions de Recherches et Développements (ce qui est souvent dangereux économiquement sur le moyen/long terme).

La France compte environ 2 700 000 entreprises (ce qui représente environ 2 chômeurs par entreprise). Les médias ne parlent en générale que des multinationales du CAC 40 (sauf peut-être TF1 et son journal de 13h00 pour la fabrication des sabots au fin fon de la Lozère).

Ce dont nous souffrons le plus en France, c’est de ne pas avoir su promouvoir le tissu des PME et ETI à l’instar de l’Allemagne. Notre pays Jacobin, régalien dans sa pratique est très, pour ne pas dire trop, centralisé au contraire de l’Allemagne.

Or les petites entreprises sont par nature locales, et créent de l’emploi localement.

L’appareil d’Etat relayé par une fonction publique culturellement adaptée aux grands groupes ne sait pas s’y prendre pour aider au développement de notre tissu de PME. Il n’a ni les outils ni la culture (ayant plus la culture du prestige rayonnant mondialement, que la culture de la nécessité locale). Le développement régional est donc une des nécessaires réformes à mettre en place pour aider à la création d’emploi en France.

A cela s’ajoute évidemment le besoin de croissance. Mais de quel genre de croissance ? Une croissance de 3 %  telle que préconisée par les économistes, revient à doubler les consommations en 25 ans ; à l’échelle d’un pays cela est viable et souhaitable, mais à l’échelle de la planète avec ses 6,5 milliards d’individus qui devraient doubler dans les décennies à venir, on voit rapidement que ce modèle de développement n’est pas possible.

Tout le monde prend conscience aujourd’hui, que le modèle consumériste ne peut pas fonctionner pour tous, car ce système engendre une minorité de riches (toujours plus riches) et une majorité de pauvres (toujours plus pauvres, même si ils travaillent, et la France en est un exemple parlant).

La croissance telle qu’elle est conceptualisée est antinomique d’un développement durable, aux niveaux social, économique, écologique et démocratique.

En dehors de la nécessaire ré-industrialisation de notre pays dans des technologies innovantes (fission à froid, sustentation magnétique, solaire, géothermie, gestion de l’eau, agriculture etc…), nous avons une chance immense de pouvoir développer une croissance de l’immatériel dans les services de base tels que la santé, la culture et l’éducation pour lesquels nous avons les moyens d’être les leaders mondiaux et pourtant nous n’en profitons pas, nous voyant même dans certains cas rattrapés par des pays bien plus faibles que nous économiquement.

La restructuration de la France passe donc par un nouveau paradigme ne faisant ni l’impasse sur l’industrialisation et la recherche et développement, bien au contraire, mas mettant en avant ses atouts immatériels.

Plus que d’un débat sur « l’identité nationale », c’est d'un débat philosophique, au sens premier du terme, en vue de définir et de construire un nouveau projet de société, que nous devons engager.

Je pense que c’est le genre de débat national que Debout la République doit engendrer auprès de nos concitoyens afin de préparer ensemble notre avenir et celui des générations futures.

Par Enoch - Publié dans : politique
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