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  • Enoch
  • L'Esprit d'Enoch
  • Homme
  • 07/04/1963
  • Paris
  • politique écologie économie mes enfants
  • Passionné d'habitat écologique depuis plus de 20 ans et précurseur dans ce domaine, je me bats surtout pour la qualité sanitaire des produits utilisés dans l'habitat. Passionné d'économie, de politique et de transversalité des religions.

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LES PENSEES D'ENOCH

Texte Libre

Ce  n'est  pas  le  nécessiteux  qui  doit-être  secouru,  mais la misère qu'il faut combattre.

politique

Lundi 23 mai 2011 1 23 /05 /Mai /2011 09:30

Manifeste : Une Vraie Démocratie Maintenant !
Voici le texte qui a lancé le mouvement en Espagne

Nous sommes des personnes normales et ordinaires. Nous sommes comme toi : des personnes qui se lèvent le matin pour étudier, pour travailler ou pour chercher du travail, des personnes qui ont une famille et des amis. Des personnes qui travaillent dur tous les jours pour vivre et permettre à ceux qui nous entourent d’avoir un meilleur futur.
Certains d’entre nous se considèrent progressistes, d’autres plus conservateurs. Certains sont croyants, d’autres non. Certains ont des idéologies bien définies, d’autres se considèrent apolitiques… Mais nous sommes tous préoccupés et indignés par le panorama politique, économique et social actuel ; par la corruption des politiques, des chefs d’entreprises, des banquiers… Par le manque de défense des citoyens normaux et ordinaires.
Cette situation nous blesse quotidiennement. Mais si nous nous unissons, nous pouvons la changer. Il est temps de bouger, de construire tous ensemble une société meilleure. Pour cela nous soutenons fermement ce qui suit :
Les priorités de toute société moderne doivent être l’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, l’écologie durable et le développement, le bien être et le bonheur des personnes.
Des droits basiques existent et ils devraient être protégés dans ces sociétés : droit au logement, au travail, à la culture, à la santé, à l’éducation, à la participation politique, au libre développement personnel, et droit à la consommation des biens nécessaires à une vie saine et heureuse.
Le fonctionnement actuel de notre système économique et gouvernemental ne s’occupe pas de ces priorités et cela est un obstacle pour le progrès de l’humanité.
La démocratie appartient au peuple (demos = peuple ; cratie : gouvernement) le gouvernement doit alors être celui du peuple, mais dans ce pays la majeure partie de la classe politique ne nous écoute même pas. Sa fonction devrait être celle d’apporter notre voix jusqu’aux institutions, en facilitant la participation politique citoyenne (…) et en procurant le plus grand bénéfice à la majorité de la société. Sa fonction ne doit plus être celle de s’enrichir et de prospérer sur notre dos, en s’occupant uniquement du diktat des grands pouvoirs économiques et en s’occupant du pouvoir à travers une dictature de la particratie menée par les inamovibles sigles du PPSOE (contraction du PP parti populaire (droite) et PSOE parti socialiste ouvrier espagnol).
L’avidité et l’accumulation de pouvoir entre les mains de quelques uns génèrent inégalités, crispation et injustice, ce qui conduit à la violence, que nous rejetons. L’obsolète et antinaturel modèle économique en vigueur bloque le mécanisme social qui se consume lui-même en enrichissant quelques uns et en augmentant la pauvreté et l’indigence du reste. Jusqu’à la paralysie.
La volonté et l’objectif du système est l’accumulation de l’argent, en le faisant prévaloir sur l’éfficacité et le bien être de la société. Le système gaspille les ressources, en détruisant la planète, et en générant du chômage et des consommateurs frustrés.
Nous les citoyens, nous faisons parti de l’engrenage d’une machine destinée à enrichir une minorité qui ne connaît rien de nos besoins. Nous sommes anonymes, mais sans nous rien de cela n’existerait, puisque nous faisons bouger le monde.
Si comme société, nous apprenons à ne pas faire crédit de notre futur à une abstraite rentabilité économique qui ne tourne jamais à l’avantage de la majorité, nous pourrons éliminer les abus et les manques dont nous souffrons tous.
Une Révolution Éthique est nécessaire. Nous avons placé l’argent au-dessus de l’Être Humain, et nous devons le mettre à notre service. Nous sommes des personnes, pas des produits du marché. Je ne suis pas seulement ce que j’achète, je dois savoir pourquoi je le fait et à qui je l’achète.
Pour tout ce qui a été écrit, je suis indigné.
Je crois que je peux le changer.
Je crois que je peux aider.
Je sais qu’unis nous pouvons le faire.
Viens avec nous. C’est dans ton droit.

Par Enoch - Publié dans : politique - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
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Lundi 23 mai 2011 1 23 /05 /Mai /2011 09:27

Lettre d'un Jérusalémite
par Eliezer Ben Yisrael
© primo, 18-05-2011
 
Je ne suis pas un extraterrestre, comme vous semblez le croire. Je suis un jérusalémite, un homme en chair et en os, comme vous. Je suis un citoyen de ma ville, une partie intégrante de mon peuple.
J'ai certaines choses sur le cœur dont je dois me débarrasser. N'étant pas diplomate de mon état, je n'ai pas à peser mes mots. Je ne vois pas la nécessité ni de vous être agréable, ni de vous persuader.
 
 
Je ne vous dois rien. Vous n'avez pas construit cette ville. Vous n'y habitez pas et vous n'étiez pas présent pour la défendre lorsqu'elle était entourée d'ennemis qui voulaient l'anéantir.
 
 
Et nous serons perdus si nous vous permettons de nous la reprendre. Longtemps avant que New York existât, Jérusalem fut. Au temps ou Berlin, Moscou, Londres et Paris n'étaient encore que des forêts et régions marécageuses et malsaines, vivait à Jérusalem une communauté juive jeune et florissante.
 
 
Cette communauté dota le monde -ce qu'en tant que nations solidement établies sur cette terre vous rejetez - d'un vieux code de morale humaine.
 
 
C'est ici que marchèrent les prophètes dont les paroles illuminèrent le pays comme des éclairs. Ici demeurait un peuple qui ne demandait qu'à vivre en paix et qui dut se défendre contre les vagues successives d'attaquants, un peuple qui saigna et mourut sur les champs de bataille, un peuple qui se jeta dans son temple en flammes plutôt que de se rendre; et lorsque finalement, submergé par le nombre, il fut vaincu et emmené en captivité, il jura :" Si je t'oublie, Jérusalem, que ma main droite m'oublie ! que ma langue s'attache à mon palais si je ne me souviens de toi, si je ne fais de Jérusalem le principal sujet de ma joie !" (Psaume 137)
 
 
Pendant 2000 ans empreints de souffrances, alors que nous vivions parmi vous comme des hôtes indésirables, nous intercédions journellement pour un retour dans cette ville.
 
 
Trois fois par jour, nous présentions cette requête devant le Tout Puissant :"Rassemble-nous des quatre coins de la terre, dirige-nous sur le chemin montant qui conduit dans notre pays, dans ta miséricorde reviens à Jérusalem, dans la ville et habite dans ses murs comme tu l'as promis !".
 
 
Chaque année, au jour du grand pardon et à chaque fête de la Pâque, nous avons élevé nos voix dans l'espérance que nous nous retrouverons l'an prochain à Jérusalem.
 
 
Vos inquisitions, pogroms, expulsions et ghettos dans lesquels vous nous avez parqués, vos contraintes au baptême, votre système de contingentement, votre subtil antisémitisme et finalement l'inexprimable règne de terreur, l'holocauste -et ce qui est plus terrible encore, votre incroyable indifférence - tout cela ne nous a pas brisé.
 
 
Il est possible que ces méfaits vous aient enlevés votre dernière force morale. Quant à nous, ils nous ont forgés comme du fer.
 
 
Croyez-vous vraiment qu'après avoir du passer par toutes ces terribles étapes, nous puissions maintenant être brisés ?
 
 
Pensez-vous qu'après Dachau et Auschwitz, vos menaces, vos blocages et autres mesures puissent nous effrayer ? Nous étions en enfer - nous en sommes revenus - un enfer que vous nous aviez préparé.
 
 
Que pourriez vous encore trouver dans votre arsenal qui serait susceptible de nous infliger la terreur ? Deux fois, j'ai vu la ville souffrir sous une grêle de bombes propulsées par des nations qui se disent civilisées.
 
 
En 1948, alors que vous étiez des spectateurs non concernés, j'ai vu des femmes et des enfants déchiquetés par des éclats d'obus, ceci après que nous avons souscrit à votre désir d'internationaliser" la ville. Ce fut une alliance porteuse de mort : officiers britanniques, canonniers arabes utilisant des canons américains.
 
 
Et peu après, le pillage et la destruction sauvage de la vieille ville.
 
 
Les massacres sciemment organisés, la cynique dévastation des synagogues et des écoles religieuses, la profanation des cimetières juifs et la vente par le gouvernement des pierres tombales pour la construction de poulaillers et d'entrepôts militaires et même, tenez-vous bien, de lieux d'aisance publics.
 
 
Et vous n'avez jamais élevé la voix pour dénoncer ces abominations.
 
 
Vous n'avez jamais élevé la moindre protestation lorsque les Jordaniens, au mépris des promesses faites après la guerre, guerre qu'ils firent malgré une décision de l'ONU à ce sujet, verrouillèrent le lieu le plus saint de nos lieux saints, le Mur des Lamentations.
 
 
Aucune voix ne se fit entendre parmi vous lorsque les mercenaires coiffés de leur casque à pointe, à l'abri dans leurs positions derrière les murs, ouvrirent le feu sur nos citoyens.
 
 
Vos cœurs saignèrent lorsque Berlin fut bloquée.
 
 
Vous vous êtes empressés d'organiser un pont aérien pour venir en aide aux courageux berlinois, mais vous n'avez pas envoyé une once de nourriture dans la Jérusalem assiégée et affamée.
 
 
Vous avez tempêté lors de la construction par les Allemands de l'est d'un mur au travers de Berlin mais il n'y eut pas le moindre piaillement de votre part à cause de l'autre mur qui divisait le cœur de Jérusalem.
 
 
Puis, lorsque vingt ans plus tard, de semblables évènements se reproduisirent, alors que les Arabes, sans aucune provocation, bombardèrent sauvagement la Ville Sainte, lequel d'entre vous a entrepris quelque chose ?
 
 
Ce n'est qu'au moment où la ville fut enfin et définitivement unifiée que vous vous êtes réveillés.
 
 
Alors, en vous tordant les mains, vous avez prononcé de pompeuses paroles sur le droit et la morale, particulièrement sur le fait de tendre l'autre joue. Préfériez vous voir la ville détruite plutôt que de la savoir entre les mains juives ?
 
 
Malgré la tournure toujours très diplomatique de vos phrases, les préjugés établis depuis fort longtemps percent dans chacune de vos paroles. Au cas ou le retour de la ville au peuple juif provoquerait un noyau de difficultés dans votre théologie, il serait temps pour vous de réviser votre catéchisme.
 
 
Après tout ce que nous avons souffert, nous ne nous conformerons pas passivement à vos fausses idées selon lesquels nous devons accepter d'être éternellement apatrides.
 
 
Pour la première fois depuis l'an 70 après J.C., il y a la liberté religieuse dans tout Jérusalem. Pour la première fois depuis que les romains jetèrent leurs torches incendiaires sur le Temple, il y a, en terre d'Israel,les mêmes droits pour chacun.
 
 
Nous avons en horreur l'usage de l'épée mais vous nous avez contraints à la prendre dans les mains. Nous désirons ardemment la Paix mais nous ne reviendrons pas à l'état de paix de 1948, comme vous l'exigez de nous.
 
 
Nous sommes enfin chez nous, dans notre pays.
 
 
C'est pour nous une merveilleuse certitude en tant que nation, nous qui fûmes contraints par vous de voyager sur toute la surface du globe.
 
 
Nous ne partirons pas. Nous avons retiré le gage déposé par nos ancêtres. Jérusalem sera construite. L'an prochain, et l'an prochain et l'an prochain, ceci jusqu'à la fin des temps, "à Jérusalem".
 
 
Ce texte, diffusé par Primo en Janvier 2003, est toujours d'actualité
 
 
 
 
 

 

 

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Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 12:15

Rarement les responsables politiques européens se seront comportés de manière aussi peu responsable que vendredi 6 mai. À Berlin, Bruxelles, Rome, Paris et Luxembourg, on s’est tu, on a trompé le monde, quand on n’a pas ouvertement menti. Et tout cela, dans le seul but de garder secrète une réunion de quelques ministres des finances, pendant laquelle – comme on l’apprendra par la suite – on n’aura pris aucune décision et l’on n’aura fait qu’échanger quelques vues sur la situation de la Grèce, qui n’en finit plus de s’enfoncer dans la crise.

En l’espace de quelques heures, les gouvernements des pays de la zone euro sont parvenus à ruiner le peu de confiance que les citoyens plaçaient encore dans leurs plans de sauvetage. Qui croira désormais les déclarations selon lesquelles les Grecs n’ont aucune envie de sortir de l’union monétaire, quand on sait que c’est le président de l’Eurogroupe, le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui était à la tête de cette duperie ? Il commence par nier par écrit que les ministres des finances se sont réunis à Luxembourg. Puis il proclame publiquement sa confiance envers la Grèce. Et enfin, l’on apprend qu’il a invité personnellement les ministres en question.

Tout citoyen qui s’intéresse un tant soit peu à l’Union se demandera désormais, avec étonnement ou agacement, quel est le degré de gravité réel de la crise grecque. Le pays est-il à deux doigts de la faillite en dépit de toutes les aides et des discours discordants ? Cela voudrait dire qu’une autre promesse des gouvernants a fait long feu : celle qui voulait que les Hellènes remboursent l’intégralité des crédits qui leur ont été accordés, intérêts compris. Or, s’ils ne paient pas, c’est le contribuable [européen] qui couvrira les dégâts.

On a menti à dessein au grand public Ce n’est pas la première fois que les citoyens se sentent floués. Déjà, voilà un an, alors que la crise de la dette se faisait de plus en plus menaçante en Grèce et que tout portait à croire qu’Athènes avait besoin de l’aide étrangère, les responsables politiques de Berlin, Bruxelles, et d’autres capitales minimisaient la gravité de la situation. In extremis, ils ont garanti une enveloppe de 110 milliards d’euro de crédits.

Le sauvetage de l’Irlande a suivi le même type de scénario. Pour commencer, les grands pays de la zone euro n’ont pas voulu admettre que le gouvernement de Dublin n’était plus capable de gérer seul la situation. Et puis, tout à coup, on a entrepris de négocier un plan de sauvetage. Enfin, cela a été le tour du Portugal. Le pays se serre la ceinture, le pays réforme, la situation est tendue, certes, mais non désespérée, nous a-t-on servi une fois de plus. Et puis l’on a appris que Lisbonne n’était même pas en mesure de payer les salaires de ses fonctionnaires – et le pays s’est abrité derrière l’aide internationale.

Un mensonge sans explication ni excuses Pour être honnêtes, reconnaissons que les pays de la zone euro, la Banque centrale européenne et la Commission ont été – au début de la crise tout au moins – dépassés par les événements, et ont peut-être longtemps cru, en effet, que ces pays s’en sortiraient sans aide extérieure. Mais, depuis le 6 mai, les choses ont changé. Ce vendredi là, on a menti à dessein au grand public. On en a la preuve, pour la première fois. Et deux jours plus tard, toujours ni explication, ni excuses pour ce mensonge. Les responsables politiques concernés gardent le silence.

S’ils sortent indemnes de cette affaire, l’union économique et monétaire en sortira en revanche affaiblie. Car cette tromperie apporte de l’eau au moulin de tous ceux qui aimeraient se débarrasser de l’euro. Et enflamme l’imagination des contribuables qui doutent de revoir un jour la couleur de l’argent qu’ils ont prêtés.

La scène politique peut peut-être ignorer encore les états d’âmes des citoyens, mais les responsables ne pourront pas échapper à la loi des marchés. Pendant la grossière erreur de communication du 6 mai, l’euro perdait encore jusqu’à deux centimes sur le dollar, et les investisseurs se réfugiaient sur les valeurs américaines. Une chose est sûre : pour faire revenir la confiance, la duperie délibérée du 6 mai doit avoir des conséquences.

Cerstin Gammelin

SÜDDEUTSCHE ZEITUNG

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Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 17:46

L’arnaque de la dette

mardi 10 mai 2011 à 16h56

Jusqu’en 1973, lorsque l’État avait besoin de trésorerie, il demandait à la Banque de France de le financer, de la même manière que procède toute entreprise ou ménage envers sa banque commerciale : en lui signant une « reconnaissance de dette ».

L’exception européenne C’est à Valéry Giscard d’Estaing, alors ministre des finances, que nous devons la loi du 3 janvier 1973 dont l’article 25 précisait "Le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France", interdisant donc le financement direct de l’État par la Banque de France. Cette loi a été confirmée par l’article 104 du Traité de Maastricht - devenu 123 du Traité de Lisbonne. Cette interdiction, n’est, dans aucune autre zone monétaire, gravée ainsi dans le marbre d’un Traité !

En clair la France (de même que les pays de la zone euro) est obligée d’emprunter sur les marchés financiers, en payant des intérêts, les besoins monétaires qu’elle ne peut couvrir par des recettes budgétaires. Pourtant, des pays tels les USA, la Grande Bretagne ou le Japon, n’hésitent pas à se servir de la possibilité de monétisation directe par leur Banque Centrale lorsque les besoins de leur économie le nécessitent. Chez nous, les banques peuvent emprunter à 1% à la BCE et prêter aux États à 3, 5 ou 7% et parfois plus.

L’augmentation annuelle de cette dette publique de 1980 à fin 2009 correspond, bon an mal an, aux intérêts de la dette, dans un effet boule de neige. En euros constants la dette est passée de 239 milliards d’euros (21% du PIB) fin 1979 à 1489 milliards d’euros (78% du PIB) fin 2009, soit une augmentation de 1250 milliards d’euros. Sur la même période, nous avons payé environ 1340 milliards d’euros d’intérêts aux différents prêteurs privés (banques et établissements de crédits, fonds de pension, assurances-vie…).

Mais direz vous, nous sommes bien obligés de payer des intérêts à nos prêteurs ! Oui, et justement puisque nous devons, dans le système actuel, emprunter chaque année sensiblement l’équivalent de ces intérêts qu’il faut payer, non seulement nous ne pourrons jamais rembourser, mais en plus la dette continuera à croitre alors que nous avons une obligation d’honnêteté envers les épargnants qui ont fait confiance à la signature de la France.

Pourtant, nous pourrions imposer à la Banque de France de monétiser chaque année une somme raisonnable pour alléger le poids de cette dette dont le paiement des intérêts pèse aujourd’hui sur les services publics essentiels de notre nation (éducation nationale, sécurité sociale, sécurité…) .

Ah, je vous entends « mais c’est la planche à billet, c’est l’inflation assurée… » Tout d’abord, il faut noter qu’aujourd’hui, ce sont les banques privées qui ont la responsabilité de la création de la monnaie et qui ont provoqué une immense inflation du prix des actifs pendant les années 2000, qui a mené à la pire crise économique depuis 80 ans. En effet, la masse monétaire a progressé de près de 10% par an dans la zone euro jusqu’à la crise.

Aujourd’hui, la quantité de monnaie en circulation en France est d’environ 1900 milliards d’euros (agrégat M3). La BCE considère qu’une augmentation annuelle de plus ou moins 5% n’est pas inflationniste. C’est donc une centaine de milliards de monnaie nouvelle qui peuvent être émis chaque année sans effet inflationniste.

Comment pourrons-nous rembourser ces épargnants qui détiennent cette « dette de la France » sans les léser, qu’ils soient français ou étranger, qu’ils aient placés leur épargne au sein de fonds de pensions ou d’obligations détenues par des assurances vies ?

Bien que la vente par les administrations publiques des actifs monétaires qu’elles détiennent permettrait instantanément la réduction de plus de 700 milliards d’euros de la dette, restons dans l’hypothèse d’une nécessité de remboursement de la dette brute "au sens de Maastricht" estimée au début de cette année 2011 à 1600 milliards d’euros.

En fait la solution est simple et ne nécessite que la volonté politiquePrenons les hypothèses d’un budget global dont le solde primaire est équilibré (recettes – dépenses hors charges d’intérêts) et d’un taux d’intérêt moyen sur les obligations d’État de 3%.

Si nous décidions de monétiser chaque année 100 milliards d’euros, la première année, 48 milliards d’euros serviront au paiement des intérêts et il resterait 52 milliards en remboursement du capital de la dette. Le solde résiduel deviendrait donc 1548 milliards d’euros. L’année suivante, c’est 46 milliards d’euros d’intérêts, 54 milliards de remboursement du capital et une dette ramenée à 1494 milliards d’euros. Et ainsi de suite.

En 22 ans la dette serait totalement remboursée aux actuels détenteurs, sans en léser aucun ni sur le capital investi, ni sur les intérêts attendus chaque année. La dette et les intérêts payés pendant cette période de remboursement seront simplement transférés sous forme de nouvelles obligations à l’actif du bilan de la Banque de France. Il est à noter qu’il faudrait 39 ans avec une monétisation annuelle de 70 milliards d’euros.

D’ailleurs, Maurice Allais, notre seul prix Nobel d’économie affirmait que : « La création monétaire doit relever de l’État et de l’État seul. Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les « faux droits » résultant actuellement de la création de monnaie bancaire ». Cette création monétaire, bien public, actuellement confiée à des banques privées auxquelles il est pourtant difficile de faire confiance doit revenir dans le giron de la collectivité. C’est aussi ce qui permettra d’honorer la dette sans asphyxier notre économie.

André-Jacques Holbecq

Economiste et auteur de :

Argent, dettes et banques, éditions Yves Michel, 2010

La dette publique, une affaire rentable, en collaboration avec Philippe Derudder (préface d’Étienne Chouard) - éditions Yves Michel 2008

 

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Dimanche 8 mai 2011 7 08 /05 /Mai /2011 12:44

Indispensables dettes et circulation monétaire

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-UnisEuropeMonétarisme

Les dettes hypothécaires, des consommateurs et des Etats sont proches d’un tournant historique. Elles devront bientôt s’ajuster aux capacités d’endettement qui ne sont pas infinies

Dans son livre, The age of turbulence, ce bon vieux Greenspan rapporte cette citation (que je modifie légèrement) d’un article de Fortune en… 1956 !

Tout le monde s’affole des dettes de tout le monde et partout depuis plus de 50 ans et c’est pire que jamais.
Ce bon vieux Greenspan explique justement qu’il est normal que les dettes augmentent car la richesse augmente : le PIB annuel réel a été multiplié par plus de 7 au cours de ces 60 dernières années en France comme aux Etats-Unis (cf. mon article à ce sujet).

Dans les pays développés, les ménages ont augmenté leur épargne dans les mêmes proportions et ils ont alimenté des fonds de pension dont les en-cours sont très importants, les capitaux propres et les trésoreries des entreprises ont augmenté davantage encore au cours de la même période.
L’argent gagné, épargné et sain donc, est abondant. Il est donc normal, souhaitable et indispensable même qu’il soit prêté par les uns, c’est-à-dire emprunté par d’autres.

Comme le disait fort justement Keynes (qui pour une fois avait raison !) : l’épargne doit être égale à l’investissement (c’est-à-dire prêtée aux investisseurs) pour que le système productif fonctionne à son optimum.
Ce sont les banques qui font fonctionner ce marché, c’est-à-dire qui mettent en relation l’offre et la demande d’argent, ce qu’elles font très bien… quand elles respectent les règles prudentielles d’endettement.

A contrario, si l’argent gagné, épargné et sain n’était pas prêté donc emprunté, cela créerait de gros problèmes : d’après un certain nombre d’économistes qui ont étudié de près la crise de 1929, dont notre bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, la cause principale de cette crise a été l’achat massif d’or par la France car elle a retiré du circuit économique une part très importante de l’épargne libre mondiale qui ne pouvait donc pas être investie.

L’argent a été stérilisé, bloqué et ne circulait plus, ce qui a créé un arrêt brusque de la croissance dans le monde entier avec les conséquences dramatiques qui ont suivi.
Dans ce cadre, les lois (économiques), les règles et les normes doivent être respectées par tous les intervenants afin qu’il n’y ait pas de création monétaire ni de défauts de paiements dépassant les normes sinon ce serait l’écroulement de ce système.

Le problème majeur est en amont : l’argent sain est le premier pilier des Reaganomics.
L’argent est sain aux Etats-Unis où il n’y a pas (ou plus) de création monétaire.
Il ne l’est pas dans la zone euro ni au Japon (cf. mes articles à ce sujet).

Ensuite, cet argent doit circuler pour que la croissance du PIB réel atteigne son potentiel optimal.
La politique monétaire menée par la Fed, la QE2, contribue à faire circuler cet argent.
Dans la zone euro, la masse monétaire M1 est hypertrophiée, c’est-à-dire inerte : cet argent non-gagné ne circule pas, ce qui y accentue les problèmes en maintenant la croissance en-deçà de son potentiel optimal.

Par CHEVALLIER
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Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 09:11

  Jacques Sapir vient de publier un nouveau texte sur la sortie de l'euro. Il s'agit d'un texte proposant des stratégies à adopter en pratique pour l'éventuelle sortie de la monnaie unique. Risque auquel nos dirigeants risquent d'être confrontés dans les années qui viennent. Jacques Sapir avait critiqué il n'y a pas longtemps les propositions du FN, des critiques qui se voulaient constructives et non fondées sur des assertions morales auxquels certains défenseurs de la pensée unique font appel dès qu'il s'agit du FN. Le document de Jacques Sapir est au format PDF que vous pouvez télécharger sur  ce lien (merci à Malakine qui a signalé le document en question sur son blog). Je ne le mets pas en texte entier sur mon blog le texte serait trop long et il est plus agréable à lire dans son format d'origine. Nous allons tout de même voir ensemble les propositions de Jacques Sapir. Je fais quand même une critique sur sa stratégie concernant un éventuel maintien de la zone euro actuelle, les propositions qu'il fait sur cette éventualité me semblant soulever un problème à plus long terme. Je reviendrai dans d'autres textes sur les propositions que Jacques Sapir fait ici, car je n'ai pas le temps ni la place de tout traité en un seul billet. C'est en tout cas un texte et un travail formidable que vient de faire Jacques Sapir. Et même si l'on peut être en désaccord avec quelques propositions, il est tellement rare de nos jours d'avoir des propositions aussi rationnellement construites en terme de programme économique qu'on ne peut que se réjouir d'avoir de telles propositions à lire. Les partis politiques français seraient bien inspirés d'être aussi cartésiens dans leurs propositions.

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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 17:11

MARIANNE2 Que vous inspire ce premier tour des élections cantonales ?

Emmanuel TODD Les observateurs ne semblent pas percevoir la poussée du Front national dans sa véritable dimension historique. Les commentaires se focalisent sur les transferts de voix entre l’UMP et le Front national, et nous devons constater la persistance dans les analyses produites, d’une thématique imposée de l’immigration de l’islam, de la sécurité, de l’identité nationale conçue en un sens étroit. Or, les résultats dont nous disposons témoignent plutôt d’une prédominance des déterminations socio-économiques dans les votes. Le Front national a franchi son plafond ancien du vote à 30% dans la classe ouvrière et s’approche de 40%. Deux signes confirment le caractère secondaire des thématiques identitaires (immigration, sécurité, etc.) : le score plus modeste (à 20%, ce qui n’est quand même pas mal) réalisé parmi les artisans et commerçants et la progression importante du Front national vers l’ouest, là où l’immigration demeure un phénomène insignifiant.

Vous décrivez un vote de crise…

La poussée du FN intervient après deux ans et demi d’une crise économique qui a appris à la population française et à d’autres populations dans le monde que leur classe dirigeante était incompétente. Ou totalement indifférente à leur sort. Les plans de « relance » ont abouti à quelques résultats merveilleux (sic), compréhensibles par tous : la relance du CAC 40, la baisse des salaires, l’accélération des délocalisations et l’aggravation du chômage de masse… Soyons sérieux : la grande nouveauté de la situation politique et idéologique est une radicale délégitimation des élites, phénomène qui autorise toutes les embardées politiques imaginables. Les Français sentent que la France est devenue un canard sans tête… L’ampleur générale du score frontiste et sa pénétration non insignifiante dans les classes « moyennes inférieures » et « moyennes moyennes », dans des cantons sans tradition industrielles et sans immigration, suggère l’idée que les gens n’ont plus confiance dans la gestion économique du pays. Même s’il survient des accidents dans l’histoire (pour moi, l’intervention en Libye, que j’approuve, en est une), un président tel que Nicolas Sarkozy incarne à merveille cette situation de vide. Mais ce vide n’est pas confiné à l’Elysée. Les classes dirigeantes au sens le plus large, incluant les responsables de l’UMP et les dirigeants sociaistes, ont été les défenseurs acharnés de deux options dont tout le monde sait aujourd’hui qu’elles sont obsolètes : le libre-échange et l’euro. J’utiliserais volontiers, pour décrire l’état de ces concepts, une expression du sociologue allemand Ulrich Beck, celle de « concept zombie » : un concept mort mais que l’on croit vivant. C’est très important. Les gens comprennent que le libre-échange détruit leur vie. Ils ont très bien compris depuis les crises budgétaires européennes que le système monétaire actuel est victime d’un acharnement thérapeutique. Les hommes de médias de ma génération ont aussi une responsabilité dans cette déroute des élites françaises. Quand je vois Jean-Michel Aphatie face à Marine Le Pen sur le plateau de Canal +, ou quand je lis Laurent Joffrin qualifiant de lepéniste « Ce soir ou Jamais », la meilleure émission de débat du paysage audiovisuel, menacée de surcroît par l’Elysée, il s’agit moins de journalistes que d’idéologues purs qui tentent de perpétuer une vision du monde totalement archaïque. Mais ils font partie des classes dirigeantes et particulièrement Laurent Joffrin dont les aller-retour entre le Nouvel Observateur et Libération, en tant que directeur, ont significativement contribué à la paralysie idéologique de deux grands journaux de gauche très importants et contribué à la non prise en compte par la gauche des intérêts économiques des milieux populaires.

Sauf que la plupart des responsables et des économistes affirment que l’abandon de l’euro se traduirait par une véritable catastrophe pour les populations européennes.


Certains économistes – pas tous heureusement – disent cela, mais les gens ne les croient plus et mes conversations privées avec certains membres de l’establishment me font soupçonner qu’eux-même n’y croient pas davantage. Mais il est extrêmement difficile de l’avouer parce que l’aveu, pensent-ils sans doute, produirait une délégitimation des classes dirigeantes. Or, le score du Front national nous indique que cette précaution devient superflue : s’ils avouent maintenant, mais sans trop tarder, ils seront pardonnés. J’ai été absolument fasciné, lors des commentaires post-électoraux, par le fait que Jean-François Copé et Christian Jacob ont rappelé que la nécessité de garder l’euro était le clivage premier qui les séparait du Front national. Au fond, la tendance sarkozyste de l’UMP suit pleinement le Front national sur les thématiques identitaires et de sécurité, ce qui rend la situation ingérable. La relance des thématiques identitaires a d’ailleurs été décidée à l’Elysée. Mais cette stratégie aboutit à mettre l’UMP dans une sorte de seringue : alors que le Front national peut aussi se déployer sur les thèmes économiques et sociaux en prônant la sortie de l’euro, la tendance sarkozyste de l’UMP qui représente au plus haut degré l’oligarchie économique, ne peut que défendre l’euro qui est l’argent des riches. Là réside sans doute la véritable explication des transferts de voix de l’UMP vers le Front national.

L’idée du Front républicain resurgie entre les deux tours vous paraît-elle utile, efficace ou au contraire contre-productive pour enrayer la poussée mariniste ?

Voilà bien un autre concept-zombie ! L’important n’est plus la tactique politique. Le Front national ne va pas prendre le pouvoir à l’occasion de ces élections cantonales, les électeurs sont libres. L’important est le renversement de l’hégémonie idéologique des concepts-zombies que sont le libre-échange et l’euro. L’UMP et le Parti socialiste, les dirigeants de grandes entreprises (ceux des PME ont compris) et les responsables des grands médias doivent être capables de penser en terme de protectionnisme économique, européen si possible. Ils doivent accepter l’idée que s’il y a un problème d’identité nationale pour la France, il réside dans sa relation à l’Allemagne et non dans ses rapports avec les Arabes. Les élites doivent accepter l’inévitabilité, si l’Allemagne refuse l’idée d’un protectionnisme européen, d’une sortie de l’euro. La réalité économique est que cette sortie poserait, certes, quelques problèmes techniques, mais ouvrirait mille possibilités de renouvellement et d’expérimentation, et des solutions originales aux problèmes posés par la dette publique, quoique peu agréables pour les détenteurs de capitaux.

On nous présente la sortie de l’euro comme une garantie absolue d’une baisse rapide du franc rétabli.

Mais c’est exactement l’effet recherché. Une dévaluation est toujours défavorable à ceux qui ont beaucoup d’argent, mais favorable, après ajustement, à la compétitivité économique des secteurs qui reposent sur un travail réel, à l’industrie, aux nouvelles technologies. D’ailleurs, honnêtement, plus j’y pense en tant que démographe plus je pense que la France, avec son taux de fécondité parfaitement satisfaisant, à deux enfants par femme, au milieu d’une Europe minée par des fécondités très basses, aurait intérêt à prendre quelque distance avec un continent menacé de sénilité. L’un des paradoxes fondamentaux du comportement du Front national dont rien ne nous garantit d’ailleurs qu’il aurait le courage de ses propositions économiques, est que l’analyse économique sérieuse conduit à constater que le protectionnisme et la dévaluation ramènent à la notion de solidarité nationale mais d’une solidarité nationale territoriale plus tôt qu’ethnique. L’une des implications paradoxales du programme frontiste est que la sortie de l’euro aurait pour effet pratique de contribuer à la réconciliation de toutes les classes sociales françaises et de Français de toutes origines. Les enfants d’immigrés seraient, autant que ceux des classes moyennes, les premiers bénéficiaires de la sortie de l’euro. Je reconnais que voir le FN en défenseur des enfants d’immigrés a quelque chose de surréaliste si l’on pense à l’ignoble proposition de préférence nationale qui fait partie du bagage idéologique du Front national. Symétriquement, des socialistes qui se battent contre la préférence nationale mais adhèrent à des politiques économiques qui détruisent en priorité les enfants d’immigrés ne sont pas des républicains sincères. En vérité, l’attachement des partis dits républicains à des concepts économiques qui détruisent la vie des Français pourrait faire bientôt du mot République un concept zombie. On peut toutefois ressusciter la République en changeant de politique économique.

Le plus spectaculaire et inquiétant dans le score de Marine Le Pen, est sa performance dans les catégories actives : selon l’iFOP, alors que l’électorat sarkozyste reste dominant parmi les catégories âgées, les intentions de vote de la tranches 34-49 ans est passée de 16 à 29% en un an ; parmi les 24-39 ans elle est passée de 20 à 25%.

Effectivement, ce contexte est tout à fait typique des situations de basculement idéologique. La fragmentation de la droite peut être perçue par des différences d’attitude entre sarkozystes fillonistes et marinistes. Mais au-delà de la confusion, ce sont les basculements générationnels qui importent. La fragilité initiale du sarkozysme était que le Président a été l’élu des vieux, très effrayés par les émeutes de 2005 dont il était largement responsable, et actuellement, la fuite hors de l’électorat UMP s’effectue dans ce qui restait de jeunes au sein de l’électorat de droite.

Votre diagnostic est à la fois convaincant et inquiétant. Que va-t-il se passer et qu’est ce qui est possible ? Comment en sortir ?

J’aimerais profiter de l’occasion pour définit mon attitude personnelle vis-à-vis de la crise que nous vivons. Je suis considéré comme un intellectuel critique radical du système. Mais je ne suis pas intéressé par les propositions irréalistes protestataires de la gauche de la gauche, et je ne crois pas une minute à la possibilité pour le Front national d’arriver au pouvoir en France. Je pense tout à fait que la France doit continuer à être gérée par une alternance entre les grands partis décents de la droite et de la gauche. Je ne suis pas partisan d’une destruction ou d’un rejet des élites. Je plaide simplement pour le retour des élites à la responsabilité et à la raison. Même si ça n’est pas enthousiasmant d’un point de vue utopique, je pense que le projet protectionniste européen ou la sortie de l’euro ne peuvent, dans le contexte français, être gérés que par des gens sortis des grandes écoles. Je demande simplement que la méritocratie française fasse son boulot, s’occupe de la démocratie française, et justifie ainsi ce qu’a coûté leur formation à la nation. J’admire la capacité du peuple français à résister à des élites devenues irresponsables – y compris malheureusement par un vote Front national - mais je ne crois pas à la possibilité d’une démocratie sans élites. La bonne démocratie fonctionne quand une partie importante des élites prend en charge les intérêts économiques et moraux de l’ensemble de la population.

Par Enoch - Publié dans : politique - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
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Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 22:20

La flotille de la haine : où sont les donneurs de leçons ?

mardi 25 janvier 2011, par Mavi Marmara, par Commission Turkel, par Israël, par Juifs

Les médias si prompts à condamner l’Etat juif, plus précisément l’Etat des Juifs, se montrent d’un mutisme total quand ce dernier se voit disculpé dans l’affaire de la flottille pseudo humanitaire, allant soulager d’étranges réfugiés qui depuis plus de soixante années bénéficient d’une aide colossale se chiffrant à plusieurs milliards de dollars par an. Diffamez, diffamez, il en restera toujours quelque chose disait Francis Bacon dans son Essai, sur l’athéisme. Voilà qui est fait.

Etrange chose que de constater en tapant sur Google « Commission Turkel » que seuls des sites proches d’Israël reprennent l’information.

Les donneurs de leçons, ceux qui aboient si vite contre Israël dès qu’ils trouvent un prétexte à le faire, compris nos braves ONG, oublient leur grands principes moraux dont ils savent pourtant si hardiment se vêtir, quand il s’agit de clouer Israël et les Juifs au pilori.

« Indignez-vous » disait l’antisémite de service, quand il s’agit de condamner Israël. Pour le reste dormez tranquilles. Ce préambule après tant de paroles assassines, tant de haines libérées, tant d’hypocrisie criminelle, dont le seul but n’était certainement pas la défense des palestiniens que de délégitimer les juifs pour leur juste aspiration à avoir un petit état, unique pied à terre sur cette planète, paraissait indispensable.

 

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Le commission Turkel a examiné les rallyes provocateurs (organisations de flottille) qui ont eu lieu il y a sept mois en mer. La première partie de ce rapport a été publiée aujourd’hui Dimanche (23/01/2011) et traite principalement de la légalité du blocus sur la Bande de Gaza et le contrôle juridique de l’intervention de l’Armée israélienne face aux rallyes provocateurs en mer appelées flottilles. " Le Comité a salué les opérations de l’armée israélienne pendant l’événement et a déclaré que : "L’assaut était légal"

 

La commission Turkel a estimé que les soldats ont agi de manière professionnelle face à une extrême violence qui n’était pas prévue. Le Comité a examiné, et pendant toutes les sessions, les interventions des forces israéliennes, les témoignages des combattants qui sont intervenus, a analysé les rapports des médias, et déterminé sur la base des règles internationales qu’il s’est produit 127 incidents violents sur 133.

Conformément à la loi internationale sur l’usage de la force, la Commission Turkel a déterminé que les soldats ont agi de manière professionnelle face aux actes très violents non considérés à l’avance, comme par exemple la non utilisation d’armes létales remplacées par des armes non létales appropriées en réponse à ces violences.

 

Selon le juge Turkel, les opérations ont été menées par des commandants de très haut niveau sur la zone, y compris le commandant de la marine, Le Major général Eliezer Marom ce qui souligne l’importance du professionnalisme de Tsahal. " Cela a aidé à prendre les décisions adéquates et mettre en place des tactiques et lancer des escadrons face à 13 organisations internationales utilisées dans des événements comme celui-ci " a déclaré le juge Turkel.

"Le blocus n’a pas été imposé pour empêcher l’entrée de l’aide humanitaire"

La commission a étudié les preuves qui démontrent que le Gouvernement d’Israël a imposé le blocus sur la bande de Gaza uniquement pour des raisons sécuritaires afin d’empêcher l’entrée d’armes et d’argent a des fins terroristes qui sont de réelles menaces pour les citoyens d’Israël.

Le juge Turkel précise que le blocus naval n’a pas été imposé pour empêcher l’entrée d’aide humanitaire et indique qu’il y a un port de commerce sur les plages de Gaza.

Le Juge Turkel a estimé que "l’imposition du blocus a également été considéré comme légitime au vu de la stratégie Globale d’Israël (conflit entre Israël et le ’Hamas) qui consiste à ne pas fournir le ’Hamas et est conforme à la fin du contrôle effectif d’Israël sur la bande de Gaza, et ce depuis la fin du désengagement d’Israël de Gaza en 2005.

Le juge Turkel a souligné que le blocus sécuritaire était imposé contre l’infrastructure terroriste du ’Hamas.

Les restrictions ont été imposées pour limiter la capacité du ’Hamas et surtout celle de frapper Israël par des actes de terreur. Le blocus n’a pas été imposé pour limiter l’apport de fournitures humanitaires a soutenu le Juge Turkel, et a ajouté que le blocus est compatible avec le droit international.

La conclusion du comité est la suivante : "l’imposition du blocus est légale et conforme au droit international compte-tenu de la situation sécuritaire d’Israël"

Les militants de l’ IHH ont utilisé des armes à feu contre des soldats israéliens.

En ce qui concerne la flottille le juge Turkel précise que des efforts diplomatiques et politiques déployés pour faire cesser la préparation du rallye composé de six navires se sont avérés vains

L’organisation IHH, ne cache pas ses relations avec des organisations terroristes et est un soutien du ’Hamas

La Commission a noté que le navire (Mavi Marmara) a reçu plusieurs avertissements de la marine israélienne mais qu’il a ignoré ceux-ci et continué a avancer dans la zone de blocus.

Le Juge Turkel décrit comment les activistes se sont préparés a attaquer les soldats de Tsahal, préparant le navire en stockant des armes dans différents endroits de celui-ci.

La commission a noté que les "soldats ont été agressés par des activistes extrêmement violents, que la plupart d’entre eux portaient des masques à gaz. Trois soldats ont été violemment attaqués, leurs armes et équipements ont été saisis et jetés dans une cale où ils ont été battus et n’ont pas reçu par la suite des soins médicaux appropriés. Il est noté également que deux soldats ont été touchés par des balles réelles. Un soldat a été touché par une balle de 9 mm de diamètre et un autre a été poignardé au genou. La commission a souligné les membres de l’IHH ont utilisé des armes a feu contre les soldats de Tsahal"

Le juge Turkel précise que parmi les forces de Tsahal étaient présents 18 médecins, six ambulanciers et 60 soldats.

Certains passagers du Mavi Marmara se sont opposés à un traitement médical.

Selon le droit international un navire qui tente de forcer un blocus naval peut-être saisi et même dans les eaux internationales, cela reste légal.

Le comité A analysé la réponse apportée par les forces israéliennes face à la violence dirigée contre eux.

Les soldats ont utilisé des grenades assourdissantes et des armes non létales. Les soldats ont été briefés avant l’arrivée de la flottille pour éviter au maximum l’usage de la force

« La conception et la façon dont la mission a été organisée et son application n’a pas entraîné un usage illicite de la force en violation du droit international..

Le Chef d’état-major Ashkenazi : assume la responsabilité de l’action.

Ont témoigné devant la commission, entre autres, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ministre de la Défense Ehud Barak et le chef d’état-major le lieutenant-général Gabi Ashkenazi.

Il y a cinq mois, Le chef d’état-major Gabi Ashkenazi devant la commission a déclaré "En tant que commandant de l’armée, je suis responsable de toutes les opérations militaires. L’Action déployée sur le Mavi Marmara a été proportionnelle à la violence dirigée contre les soldats."

Le lieutenant-général Gabi Ashkenazi a également dit que « les combattants ont risqué leurs vies. Les soldats ont fait preuve de sang-froid, de courage et de moralité. "

 

Les quatre membres israéliens et les deux observateurs étrangers qui composent la commission Turkel se sont exprimés d’une seule voix. Ils ont affirmé à l’unanimité que les restrictions imposées dans le cadre du blocus israélien sur la bande de Gaza, ainsi que ses actions militaires liées au Mavi Marmara, étaient en conformité avec le droit international.

Selon les conclusions rendues, "le blocus maritime imposé sur la bande de Gaza - au vue de la situation sécuritaire et des efforts d’Israël pour se conformer à ses obligations humanitaires - a été effectué conformément aux règles du droit international.

Les opérations menées par l’Etat hébreu le 31 mai 2010 ont eu des conséquences regrettables. Néanmoins, l’utilisation limitée de la force et les mesures prévues, nous mènent à une conclusion : les opérations étaient conformes aux règles du droit international."

La commission chargée d’enquêter sur les incidents survenus à bord du Mavi Marmara, navire de la Flottille pour Gaza, qui tentait de forcer le blocus imposé par l’Etat hébreu, a publié dimanche son premier rapport. Ofer Lefler, porte-parole de la commission, explique que chaque rapport répond à des attentes précises, formulées par le gouvernement.

Fidèle à sa politique générale, Israël a refusé de permettre à quiconque d’autre que son armée, d’interroger les soldats de Tsahal.

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mardi 25 janvier 2011  | 20 Chevat 5771
Quand on a dix pas à faire, neuf font la moitié du chemin.Proverbe chinois



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Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 22:17

"Le monde arabe a un problème avec la liberté"

vendredi 14 janvier 2011, par Le Monde Arabe A Un Problème Avec La Liberté

Après la série d’attentats en Irak et en Egypte contre des citoyens de confession chrétienne, le Manifeste des libertés tient à exprimer sa solidarité avec toutes les victimes des violences perpétrées par des groupes extrémistes religieusement fanatisés

Mais, au-delà de cette indispensable solidarité, il nous faut tenter de cerner les causes de cette violence qui, loin de s’atténuer, ne cesse de s’exacerber partout dans le monde arabe : en Irak, des groupes extrémistes musulmans terrorisent depuis des années les chrétiens ; en Egypte, la population de confession copte subit des discriminations de toutes sortes ; au Maghreb, les conversions au christianisme sont punies comme des délits. Partout, du Maroc à l’Arabie saoudite, l’intolérance est la règle, et la liberté de conscience inexistante. Et ne parlons pas d’autres pays musulmans non arabes comme le Pakistan, où le blasphème est puni de mort.

Certes, on peut se réfugier derrière le fait que les exactions auxquelles on assiste sont commises par des groupes fanatisés. L’explication serait trop courte. En effet, ce ne sont pas ces groupes qui ont instauré partout une discrimination d’Etat envers les minorités religieuses, dont les membres sont de fait considérés comme des dhimmi et non comme les citoyens d’un Etat moderne. Ce ne sont pas ces groupes qui ont fait de l’islam la religion de l’Etat et ont, de ce fait, introduit des degrés dans l’appartenance nationale. Ce ne sont pas ces groupes qui ont fait de l’islam l’instance ultime de légitimation dans le monde arabe. Non seulement ils ne sont pas à l’origine des discriminations, mais eux-mêmes ont pu se développer et acquérir l’audience qu’ils ont aujourd’hui en raison du contexte propice à l’intolérance instauré par les pouvoirs en place.

Il faut le répéter : depuis bien longtemps, le monde arabe a un problème avec la liberté, et une partie des musulmans un problème avec ceux qu’ils considèrent comme "les autres". Ces derniers ne sont acceptés que dans une posture d’infériorité et se voient dénier toute aspiration à l’égalité. Hélas, depuis des décennies, seuls quelques individus et quelques militants, trop souvent solitaires, ont défendu dans nos pays les principes de liberté absolue de conscience et d’égalité de tous, quels que soient, entre autres, la religion, le sexe, l’orientation sexuelle et la langue. Les élites politiques, imprégnées d’un "islamo-nationalisme" faisant de l’islam et de l’arabité des critères d’identité intransgressibles, et nombre d’intellectuels qui se sont rangés derrière elles ont brillé, depuis les indépendances, par leur silence devant tous les scandales : ils se sont tus devant toutes les dérives antisémites, devant les massacres de Kurdes dans l’Irak de Saddam Hussein, devant la politique d’extermination menée par le pouvoir soudanais au Darfour.

Il est trop facile actuellement d’afficher sa compassion vis-à-vis des victimes des derniers attentats anti-chrétiens en oubliant que ces violences ne sont pas des accidents et en les attribuant – c’est commode – à la main de l’étranger. Certes, du déni des droits des Palestiniens à l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis et aux destructions qui ont suivi, les citoyens des pays du monde arabe peuvent se sentir, à juste titre, victimes du cynisme des puissants. Mais le mal est plus profond, il vient de loin et s’inscrit dans l’histoire longue de la région. Il serait temps de le reconnaître.

Aujourd’hui, nous voyons avec inquiétude grandir arabophobie et islamophobie dans nombre de pays occidentaux. Mais leur dénonciation ne prend tout son sens que si, en même temps, dans les pays du monde arabe, des voix fortes s’élèvent contre les discriminations et violences que subissent chez eux leurs propres minorités. Le droit ne se divise pas, ni les principes. On ne peut réclamer aux autres l’égalité et la liberté tout en la refusant chez soi à ses propres "autres". Tant que les citoyens, les intellectuels, du monde arabe ne résoudront pas cette contradiction et ne se mobiliseront pas pour donner tout son sens à l’exigence de liberté de conscience, tant qu’ils ne reconnaîtront pas que l’égalité ne se divise pas, ils ne pourront se réclamer légitimement du droit pour eux-mêmes.

par Tewfik Allal

Association du Manifeste des libertés

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Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 22:15

Les fuites bien ordonnées d’Al-Jazeera

mardi 25 janvier 2011, par Al Jazeera, par Palestiniens, par Mahmoud Abbas

Qui a intérêt aujourd’hui à faire passer les principaux dirigeants de l’Autorité palestinienne pour des traîtres prêts à tout céder à Israël ?

La chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera et le quotidien britannique The Guardian ont publié, le 23 janvier, plus de 1.600 documents confidentiels relatifs aux négociations israélo-palestiniennes au cours de la dernière décennie qu’ils qualifient de « plus importante fuite dans l’histoire du conflit ». La première vague de documents révélés a pour caractéristique première de présenter les négociateurs arabes comme des traîtres voulant brader les intérêts palestiniens concernant Jérusalem et les réfugiés. Il est difficile d’imaginer que ces « révélations » ne participent pas à l’offensive visant depuis plusieurs mois à discréditer l’Autorité palestinienne et ses dirigeants notamment Mahmoud Abbas et de Saeb Erekat. D’autant plus que la grande sensibilité d’Al-Jazeera aux thèses du Hamas et la proximité du Qatar avec le mouvement islamiste palestinien ne sont un secret pour personne. La question que l’on se pose aujourd’hui en Israël est avant tout de savoir à qui cela profite, d’autant plus que les erreurs, parfois grossières, ne manquent pas dans ces soi-disant révélations.

 

Des erreurs manifestes

Ainsi, selon les textes dévoilés, les Palestiniens seraient prêts à renoncer à des quartiers entiers de Jérusalem notamment ceux de Ramot, Talpiot et Guivat Tsarfatit (la colline française). Ces quartiers, dépeuplés en 1967 et annexés par Israël après la guerre de Six-Jours qui contiennent aujourd’hui des dizaines de milliers d’habitants, ne font l’objet d’aucun contentieux entre les deux parties puisqu’aucun habitant arabe n’y vivait dans le passé. Les Palestiniens n’ont jamais exigé de récupérer ces quartiers qui font partie intégrante de Jérusalem-ouest depuis plus de quarante ans.

Les révélations apportent par ailleurs un éclairage nébuleux sur un certain nombre d’implantations israéliennes de Cisjordanie, les plus importantes : Maaleh Adoumim, Efrat, Givat Zeev et Ariel. Selon les documents, l’ancien Premier ministre Ahmed Korei (au nom de guerre Abou Alaa) aurait fait deux déclarations contradictoires. D’une part, il estime que ces implantations sont profondément ancrées à l’intérieur de la Cisjordanie et que leur intégration à Israël mettrait en danger la continuité du futur Etat palestinien. D’autre part, il admet que leur démantèlement pose un problème et qu’en fait il accepterait de maintenir leur existence sous souveraineté palestinienne. Dialectique classique lors de négociations ! En outre, les Israéliens ont toujours proposé dans ces négociations un échange de territoires en contrepartie de certaines implantations de Cisjordanie. Les documents révélés prétendent que ces initiatives proviennent de l’extrême droite israélienne qui milite pour des « transferts de population » . Les négociations n’ont jamais été menées et guidées par l’extrême droite israélienne et l’amalgame est assez grossier.

Pour les services israéliens, les documents ont été vendus à Al-Jazeera par un membre de la délégation des négociateurs palestiniens, mécontent d’avoir été évincé de l’équipe. En montrant que les dirigeants palestiniens étaient prêts à faire des concessions importantes sans contrepartie israélienne, il règle ses comptes.

Déstabilisation

Car la première vague de révélations n’apporte en fait aucun scoop sur la teneur des négociations israélo-palestiniennes. En revanche, il s’agit clairement d’une tentative de déstabilisation de l’Autorité palestinienne et de ses dirigeants actuels. Menée par qui ?

Elle coïncide aussi avec les manœuvres de Mohammed Dahlan, l’ancien homme fort de Gaza, qui serait en train de recruter, de payer et d’envisager de prendre le commandement d’une nouvelle milice en Cisjordanie. Il est directement accusé de vouloir renverser Mahmoud Abbas.

Des sources du Fatah de Cisjordanie précisent que des hommes ont été recrutés après avoir reçu de l’argent pour acheter des armes. Celui qui aurait été financé par la CIA dans les années 1990 tient absolument à en découdre avec le Hamas pour extirper ses dirigeants de Gaza et retrouver la place qui lui a été ravie. Il ne fait pas mystère des tensions accrues avec le comité central et avec son président Mahmoud Abbas.

Mahmoud Abbas a décidé de prendre des mesures contre Dahlan en lui retirant ses hommes de sécurité et en évinçant ses amis du gouvernement et de l’équipe des négociateurs palestiniens. L’un d’entre eux pourrait bien être l’auteur des fuites qui mettent à mal la réputation de la direction actuelle. Al Manar avait déjà annoncé en décembre 2010 que les partisans de Dahlan avaient menacé de révéler des documents confidentiels concernant Mahmoud Abbas. Il semble bien que la menace ait été mise à exécution et que l’ancien homme fort de Gaza tient à prendre de vitesse ceux qui cherchent à l’éliminer de la scène politique palestinienne.

Jacques Benillouche

Par Enoch - Publié dans : politique - Communauté : DEBOUT LES REPUBLICAINS
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