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Natural News, Jeffrey M. Smith, 28 janvier 2011
Cet article révèle l'impact dévastateur sans précédent de l'herbicide Roundup de Monsanto sur la santé des sols, les plantes, les animaux et la population humaine.
Au-dessus de ce désastre absolu, trône le ministère de l’Agriculture de Zunie (USDA). Il souhaite à présent homologuer la luzerne Roundup Ready, ce qui ne fera qu'aggraver le cataclysme.
L'automne dernier, passant devant un champ de soja en visitant la parcelle de démonstration de maïs d’un négociant semencier de l'Iowa, le Dr Don Huber a remarqué une ligne de démarcation marquée, avec à droite du soja gravement malade en train de jaunir et à gauche des plants verts sains (photo ci-dessous).
La partie jaunie souffre du syndrome de mort subite, une grave maladie végétale qui, en ravageant le Midwest en 2009 et 2010, a entraîné une baisse des rendements et bénéfices. Quelque chose a rendu cette partie de soja très sensible, et Don a une idée précise de ce dont il s’agit.
Ayant pratiqué 35 ans la phytopathologie à l'université Purdue, Don Huber connaît beaucoup de choses sur ce qui jaunit les plantes vertes et les fait mourir prématurément. Il a demandé au semencier pourquoi le syndrome de mort subite était si grave dans une partie du champ et pas dans l'autre : « Avez-vous l'année dernière planté là quelque chose que vous n'eussiez pas planté dans le reste du champ ? » Effectivement, précisément là où le syndrome a sévit, le semencier avait fait pousser de la luzerne qu'il avait ensuite détruite en fin de la saison en pulvérisant un herbicide à base de glyphosate (comme le Roundup). D'autre part, dans la partie saine du champ, il avait planté du maïs sucré, et ne l'avait pas traité au glyphosate.
C’était encore un fait nouveau confirmant que le Roundup déclenche le syndrome de mort subite des plantes. La preuve est encore plus évidente dans de nombreux autres champs. La maladie a été plus sévère à l'extrémité des rangées où l'applicateur d'herbicide a fait demi-tour pour revenir dans le champ afin de faire un autre passage (photo ci-dessous). À cet endroit, un supplément de Roundup a été appliqué.
Le syndrome de mort subite est plus intense aux extrémités des rangées, là où la dose Roundup a été plus importante.
Photo par Amy Bandy.
Don est un scientifique ; il a pris pour lui encore quelques photos afin de tirer des conclusions. Mais il a plus, beaucoup plus. Depuis plus de 20 ans, Don étudie l'ingrédient actif du Roundup, le glyphosate. Et il est capable citer l’une après l’autre les études qui écartent tout doute sur le fait que le glyphosate contribue non seulement à une énorme multiplication du syndrome de mort subite, mais aussi à l'éclosion de nombreuses autres maladies. (Voir la liste des lectures sélectionnée.)
Roundup : Le désastre agricole absolu
Plus de 30% de la totalité des pulvérisations d’herbicides sont à base de glyphosate, le best-seller mondial des désherbants. Breveté par Monsanto, il est incorporé dans son herbicide de marque Roundup, devenu plus populaire à partir de 1996, après que la compagnie a présenté ses cultures « Roundup Ready. » Dans ces plantes génétiquement monstrueuses [1], qui incluent désormais le soja, maïs, coton, colza et betterave à sucre, a été inséré du matériel génétique de virus et de bactéries, qui permet aux plantes de résister à des applications normalement mortelles de Roundup.
(Les agriculteurs qui achètent les semences Monsanto Roundup Ready sont incités à utiliser aussi du glyphosate de sa marque Roundup. Par exemple, cette compagnie ne fournit que des garanties sur ses marques d’herbicide approuvées et offre des rabais à travers son programme de « récompenses Roundup. » Elle a de cette manière étendu son emprise sur le marché du glyphosate, même après l’expiration de son brevet en 2000.)
L'herbicide ne détruit pas les plantes directement. Il crée plutôt les conditions exceptionnelles d’un désastre absolu, qui emballent des germes phytopathogènes dans le sol et anéantissent en même temps les défenses des plantes contre les maladies. Les mécanismes sont bien documentés, mais rarement cités.
Le glyphosate s’accroche aux molécules vitales de nutriments et les neutralise. Appelé chélation, ce processus était en fait la propriété originale pour laquelle le glyphosate a été breveté en 1964. Ce n’est que 10 ans plus tard qu'il a été breveté comme herbicide. Appliqué sur les cultures, il les prive des minéraux vitaux nécessaires à la salubrité de leurs fonctions, en leur ôtant principalement la capacité de résister à de graves maladies du sol. L'importance des minéraux dans la protection contre la maladie est bien établie. En fait, la disponibilité des minéraux est l’unique très importante mesure utilisée par plusieurs sélectionneurs semenciers célèbres pour identifier les variétés résistantes aux maladies.
Le glyphosate détruit les organismes utiles du sol, comme les Pseudomonas et les bactéries Bacillus qui vivent autour des racines. Puisqu’ils facilitent l'absorption des nutriments et font disparaître les organismes pathogènes, leur mort intempestive signifie que la plante sera affaiblie et les agents pathogènes renforcés.
L'herbicide est capable d’interférer dans la photosynthèse, d’abaisser l’efficacité de l'utilisation de l’eau, de réduire la lignine, d’endommager et de raccourcir les racines, de causer d’importante libération de sucres des plantes, et de modifier le pH du sol, ce qui peut affecter négativement la santé des cultures.
Le glyphosate est lui-même peu toxiques pour les plantes. Se décomposant lentement dans le sol, il forme un autre produit chimique également toxique, appelé AMPA (acide aminométhyl). Mais, même combinés, les effets toxiques du glyphosate et de l'AMPA ne sont pas suffisants à eux seuls pour tuer les plantes. Il a été démontré de nombreuses fois depuis 1984 que, si le glyphosate est appliqué dans un sol stérile, la plante pourra être légèrement rabougrie, mais non tuée (photo ci-dessous).
A : glyphosate dans un sol stérile, la plante arrête simplement sa croissance. B : dans un sol normal les agents pathogènes tuent la plante. C : la plante témoin montre une
croissance normale.
Les véritables assassins des plantes, selon les scientifiques spécialistes en mauvaises herbes de Purdue et d’ailleurs, sont les organismes pathogènes présents dans presque tous les sols. Le glyphosate les favorise considérablement et, à leur tour, ils provoquent des infections mortelles dans les cultures affaiblies.
« C'est le mode de l'action herbicide du glyphosate, » assure Don. « Il augmente la sensibilité à la maladie, réprime la lutte naturelle contre les parasites, par exemple, en faisant disparaître les organismes bénéfiques et favorise en même temps la virulence des agents pathogènes du sol. » En fait, souligne-t-il, « Si vous appliquez certaines fongicides sur des mauvaises herbes, ils annulent l'action herbicide du glyphosate ! »
En affaiblissant les plantes et favorisant la maladie, le glyphosate ouvre la voie à bien des problèmes dans le champ. Selon Don, « Plus de 40 maladies de plantes cultivées sont signalées augmenter avec l'utilisation du glyphosate et, tandis que les gens discernent le lien entre glyphosate et maladie, ce nombre ne cesse de grandir. »
Le Roundup favorise les toxines humaines et animales
Certaines moisissures favorisées par le glyphosate produisent des toxines dangereuses qui peuvent se retrouver dans l'alimentation humaine et animale. Le syndrome de mort subite, par exemple, est dû à la moisissure Fusarium. Robert Kremer, scientifique de l’USDA, a trouvé une augmentation de 500% des infections de Fusarium dans les racines du soja Roundup Ready au moment où le glyphosate est appliqué (photos et graphique ci-dessus). Maïs, blé, et beaucoup d'autres plantes peuvent aussi souffrir de graves maladies à base de Fusarium.
Mais l’agressivité du Fusarium ne se limite pas aux plantes. Selon un rapport de la FAO, les toxines de Fusarium sur différents types de cultures vivrières ont été associées à des flambées de maladies dans toute l'histoire. Elles ont « été liées à l'épidémie de peste » du Moyen Age en Europe, à une « toxicose humaine de grande ampleur en Europe de l'Est, » au cancer de l'œsophage dans le sud de l'Afrique et certaines parties de la Chine, à des maladies articulaires en Asie et Afrique australe, et à un désordre sanguin en Russie. Il a aussi été montré que les toxines de Fusarium provoquent des maladies animales et induisent la stérilité.
L’usage du Roundup déchaîne les maladies végétales
En 1996, présentant ses cultures Roundup Ready, Monsanto affirma avec assurance que leur fruit serait moins de recours aux herbicides. Cela fut légèrement le cas pendant trois ans, mais il augmenta considérablement les 10 années suivantes. La quantité totale d'herbicides utilisée en Zunie a bondi de pas moins de 383 millions de livres (173.726 tonnes) dans les 13 ans qui suivirent l’introduction des OGM dans la nature. La part d’herbicide la plus grande est du Roundup.
Au fil du temps, de nombreuses sortes de mauvaises herbes qui tombaient autrefois raides mortes avec à peine une petite dose de Roundup, exigent désormais des applications de plus en plus lourdes. Certaines sont quasiment indestructibles. En réalité, ces super-mauvaises herbes ne sont pas résistantes au glyphosate lui-même, mais aux agents pathogènes du sol qui normalement font un massacre dans les champs pulvérisés de Roundup.
Avoir des centaines de milliers d'hectares infestés de mauvaises herbes résistantes aux maladies et aux herbicides fut dévastateur pour de nombreux agriculteurs zuniens, dont la première réaction fut de déverser de plus en plus de Roundup. Son usage est désormais en train de se précipiter. Près de la moitié du formidable accroissement de l’usage des herbicides sur 13 ans, s’est fait juste dans les 2 dernières années. Cela a de graves conséquences.
Comme les agriculteurs zuniens arrosent abondamment de Roundup plus de 135 millions d'acres (54 millions d’hectares) de cultures Roundup Ready, une explosion sans précédent des maladies végétales sévit dans les terres de cultures les plus fertiles d'Amérique. Don cite une longue liste de maladies, gérées et contrôlées autrefois efficacement, mais qui créent désormais de graves problèmes. (On trouve dans la liste : syndrome de mort subite ; pourriture des racines de soja due au Corynespora ; chlorose bigarrée des agrumes ; pourriture sèche du coton ; verticilliose de la pomme de terre ; piétin-échaudage des racines, du faîte, et dépérissement de la tige des céréales ; Fusarium des racines et pourriture du faîte ; dépérissement bactérien de l'épi ; pourriture racinaire du Pythium et fonte des semis... et beaucoup d’autres.)
Au Brésil, la nouvelle « maladie du soja fou » fait des ravages sur d’immenses étendues plantées de soja. Bien que les scientifiques n'aient pas encore déterminé la cause, Don relève que les divers symptômes ressemblent à une maladie du riz (maladie de Bakanie) causée par le Fusarium.
Le maïs meurt immature
Ces dernières années, dans le Midwest, des plants et des champs entiers de maïs sont morts prématurément de diverses maladies. Les agriculteurs chevronnés et les observateurs disent n’avoir jamais vu chose pareille.
Selon Bob Streit, un agronome de l'Iowa, « Il y a dix ans, les plants de maïs restaient verts et en bonne santé en septembre. Mais ces trois dernières années, à chaque saison, des maladies ont jauni puis bruni les plants environ 8 à 10 jours plus tôt. En 2010, le jaunissement a commencé autour du 7 juillet et les pertes de rendement ont été dévastatrices pour de nombreux producteurs. »
Bob et d’autres experts en cultures croient que le recours accru au glyphosate est la première cause de cette tendance délétère. Le rendement du maïs a été déjà réduit de façon significative. « Si le maïs meurt beaucoup plus tôt, » dit Bob, « cela peut réduire la récolte de maïs en Zunie, et menacer la chaîne alimentaire dont il est la base. »
Une question d’insectes
En plus de favoriser les maladies végétales, ce qui est bien établi, il se pourrait aussi que la pulvérisation de Roundup serve les insectes. Cela, parce que de nombreux insectes recherchent les plantes malades. Les scientifiques remarquent que les plantes saines produisent des nutriments sous une forme que beaucoup d'insectes sont incapables d’assimiler. Ainsi, dans le monde entier, des agriculteurs signalent moins de problèmes d'insectes dans les cultures de haute qualité, riches en éléments nutritifs. D’autre part, les plantes plus faibles suscitent des collections variées d’insectes. Ceci suggère que les plantes ravagées par les maladies favorisées par le glyphosate peuvent aussi attirer davantage d'insectes, qui à leur tour augmenteront l'usage des pesticides toxiques. Une étude plus poussée est nécessaire pour confirmer cette hypothèse. [2]
Le Roundup persiste dans l'environnement
Vantant la biodégradabilité du Roundup, Monsanto affirme qu'il se décompose rapidement dans le sol. Or, des tribunaux de Zunie et d'Europe pas d'accords ont reconnu la compagnie coupable de publicité mensongère. En fait, les propres données de test de Monsanto ont révélé que seulement 2% du produit se dégrade après 28 jours. [3]
La durée de dégradation du glyphosate varie en semaines, mois ou années. Sa variabilité est due à des facteurs du sol, notamment au pH, à l'argile, aux types de minéraux, aux résidus de cultures Roundup Ready, et à la présence d’enzymes spécialisées nécessaires pour briser la molécule herbicide. Dans certaines conditions, le glyphosate peut s'attacher à des éléments nutritifs du sol et rester stable pendant de longues périodes. Une étude a montré qu'il faut compter jusqu'à 22 ans pour que le glyphosate se dégrader seulement de la moitié de son volume ! Voilà pour la fiabilité des affirmations de Monsanto.
Le glyphosate peut attaquer d'en haut et d’en bas. Il peut dériver dans les fermes voisines et y faire des ravages. Et il peut même être libéré par les mauvaises herbes détruites, voyager dans le sol, et être absorbé ensuite par des cultures saines.
La quantité de glyphosate nécessaire pour créer des dommages est minuscule. Des scientifiques européens ont montré que moins d'une demi-once (14,18 grammes) par acre (0,4 hectare) inhibe la capacité des plantes à absorber et véhiculer les micronutriments essentiels (voir tableau).
Il en résulte que de plus en plus d’agriculteurs découvrent que les cultures plantées dans les années après les applications de Roundup souffrent d’un affaiblissement des défenses et d’une poussée des maladies transmises par le sol. La situation empire pour de nombreuses raisons.
La concentration de glyphosate dans le sol augmente saison après saison à la suite de chaque application. Le glyphosate peut aussi s'accumuler pendant 6 à 8 ans dans les plantes vivaces comme la luzerne, qui en seront encore aspergées.
Dans le sol, les résidus de glyphosate liés et immobilisés peuvent être réactivés par l'application d'engrais phosphatés ou par d'autres méthodes. Dans l'Ouest et le Midwest, les producteurs de pommes de terre, par exemple, ont subi de lourdes pertes à cause de la réactivation du glyphosate.
Le glyphosate peut se propager accidentellement dans les terres agricoles du fait des pulvérisations entraînées par le vent, par l'eau contaminée et même par le fumier de poulets !
Imaginez le choc des agriculteurs qui répandent du fumier de poulets dans leurs champs pour y ajouter des éléments nutritifs, mais découvrent à la place, qu’en s’attachant aux éléments nutritifs du sol, le glyphosate présent dans le fumier favorise des maladies végétales et tue les mauvaises herbes ou les cultures. Des résultats de tests du fumier montrent d’énormes concentrations de glyphosate et AMPA, entre 0,36 et 0,75 parties par million (ppm). Le taux normal d'herbicide à base de glyphosate est d'environ 0,5 ppm par acre [l’acre anglaise fait 0,4 hectare, ndt].
Le fumier des autres animaux peut aussi libérer de l'herbicide, car le bétail absorbe de grandes quantités de glyphosate accumulées dans le maïs et le soja. S’il ne se trouve pas dans le fumier (ou le purin) du bétail, ça pourrait même être pire. Si le glyphosate n'est pas évacué par l'animal, s’accumulant à chaque repas, il finit dans notre steak et peut-être notre lait.
Si nous ajoutons ce péril aux gros résidus de glyphosate dans notre régime alimentaire, dus au maïs et au soja, nous voilà avec un nouveau grave problème qui menace notre santé. Pour ne citer que quelques anomalies dues au glyphosate, il a été associé à la stérilité, à des troubles hormonaux, à de faibles et anormales numérations des spermatozoïdes, à des fausses couches, à la mort des cellules placentaires, à des malformations congénitales, et au cancer. (Voir la liste des effets sur la santé du glyphosate.)
La déperdition de nutriments
Les éléments nutritifs que le glyphosate chélate et prend aux plantes sont aussi vitaux pour la santé humaine et animale. Cela concerne notamment le fer, zinc, cuivre, manganèse, magnésium, calcium, bore, et d'autres. Dans notre alimentation, toute carence de ces éléments, seul ou en association, est connue pour interférer avec les systèmes d'enzymes vitaux et provoquer une longue litanie de désordres et maladies.
La maladie d'Alzheimer, par exemple, est associée à un manque de cuivre et magnésium. Don Huber fait remarquer que cette maladie a bondi de 9000% depuis 1990.
Manganèse, zinc et cuivre sont également vitaux pour le bon fonctionnement du cycle superoxyde dismustase [inhibition des radicaux libres, ndt]. Essentiel pour enrayer les inflammations, c’est un élément important dans la détoxification des composés chimiques indésirables chez l’homme et l’animal.
Le glyphosate induit des carences en minéraux pouvant facilement passer inaperçues, et qui ne sont donc pas traitées. Les taux de minéraux peuvent parfois être détectés adéquats, même en effectuant même des tests de laboratoire. Seulement, les tests ne détectent pas que le glyphosate a déjà rendu les minéraux inutilisables.
Le glyphosate peut se lier à des minéraux pendant des années et des années, en les retirant pour l’essentiel de la réserve de nutriments disponibles pour les plantes, les animaux et les humains. Si nous comptons les plus de 135 millions de livres d’herbicides à base de glyphosate appliquées en Zunie en 2010 avec la totalité des applications des 30 dernières années, nous avons déjà éliminé de notre alimentation des millions de livres de nutriments.
Cette perte est une chose que nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre. Même sans Roundup, nous souffrons déjà d'un manque progressif de nutriments. Par exemple, une étude britannique a constaté que, dans les mêmes aliments, les taux d’éléments nutritifs étaient en 1991 entre 16 et 76% inférieurs à ceux de 1940.
Maladies du bétail et carences minérales
En Zunie, les cultures Roundup Ready prédominent dans l'alimentation du bétail. Soja et maïs sont les plus répandues : 93% du soja et près de 70% du maïs sont Roundup Ready. Les animaux sont aussi nourris de dérivés de trois autres cultures Roundup Ready : colza , betteraves à sucre et coton. La perte d’éléments nutritifs due au glyphosate peut donc être grave.
C’est particulièrement vrai pour le manganèse (Mn), qui, non seulement est chélaté par le glyphosate, mais est aussi réduit dans les plantes Roundup Ready (voir photo). Un vétérinaire a trouvé un faible tau de manganèse dans le foie de tous les animaux qu’il a contrôlés. Un autre vétérinaire a envoyé le foie d'un veau mort-né pour analyse. Le rapport du laboratoire a déclaré : Niveau de manganèse indétectable, en dépit du fait que ce minéral était en concentration suffisante dans sa région. Quand ce vétérinaire a commencé à rajouter du manganèse à l'alimentation d'un troupeau, l’incroyable taux de 20% de maladies est devenu insignifiant (?%).
Les vétérinaires qui ont commencé à exercer après l’introduction des OGM en 1996 peuvent s’attendre à découvrir communément de nombreux troubles chroniques ou aigus chez les animaux. Mais plusieurs anciens vétérinaires surchargés déclarent que les animaux attrapent beaucoup plus malade depuis l’arrivée des OGM. Et en passant des OGM à nourriture naturelle, l'amélioration de la santé du bétail est spectaculaire. Malheureusement, personne ne suit cela ni ne recherche l’impact de la consommation du lait et de la viande d'animaux nourris d’OGM.
La luzerne infernale que vous proposent Monsanto et l'USDA
Pendant que nous continuons à asperger nos sillons de Roundup, le désastre absolu se déploie de plus en plus. Don pose la question qui tue : « Combien de centaines de millions de livres de glyphosate aspergées sur nos terres agricoles les plus fertiles ces 30 dernières années sont toujours là prêtes à endommager les futures cultures par leurs effets sur la disponibilité des nutriments, l'augmentation des maladies ou la réduction des éléments nutritifs dans l’alimentation humaine et animale ? »
Au lieu de prendre des mesures urgentes pour protéger notre terre et la nourriture, l'USDA dresse juste des plans pour aggraver les choses. En décembre, elle rendra publique sa Déclaration d’impact environnemental sur la luzerne Roundup Ready, que Monsanto espère réintroduire sur le marché.
Cultivée sur 22 millions d'acres (308.000 kilomètres carrés), la luzerne est la quatrième plus grande culture en Zunie. Elle sert surtout en tant que source de protéines élevée pour nourrir les bovins laitiers et les autres ruminants. À l'heure actuelle, les mauvaises herbes ne sont pas un gros problème pour la luzerne. À peine 7% des surfaces de luzerne sont déjà pulvérisées avec un herbicide de quelque nature. Mais, si la luzerne Roundup Ready est homologuée, l'usage d'herbicides passera à une échelle sans précédent, et l'herbicide choisi sera naturellement le Roundup.
Même sans application de glyphosate, la qualité nutritionnelle de la luzerne Roundup Ready sera moindre, car, de par leur nature, les cultures Roundup Ready sont réduites en minéraux. Quand du glyphosate est appliqué, la qualité nutritive se dégrade encore plus (voir tableau).
Il est quasi-certain que le Roundup augmentera les maladies transmises par le sol dans les champs de luzerne. En fait, la luzerne pourrait être plus perturbée que d'autres cultures Roundup Ready. En tant que plante vivace, elle est capable d'accumuler le Roundup année après année. C'est une plante à racines profondes, et le glyphosate épuise le sous-sol. Et « le Fusarium est un agent pathogène très graves de la luzerne, » explique Don. « C'est aussi le cas du Phytophthora et du Pythium, » qui sont les deux favorisés par le glyphosate. « Pourquoi envisagerions-nous de mettre en péril la productivité et la qualité nutritive de la troisième culture la plus précieuse de Zunie ? » demande-t-il désappointé, « d'autant plus que nous n'avons aucun moyen d'éliminer le gène quand qu'il se sera propagé dans le groupe de gènes de la luzerne. »
Il se propage déjà. Monsanto a commercialisé la luzerne Roundup Ready pendant un an, jusqu'à ce qu'un tribunal fédéral déclare son homologation illégale en 2007. Il a exigé que l'USDA produise une étude d'impact environnemental afin d’évaluer les dommages environnementaux possibles. Mais, même retirée du marché, la luzerne Roundup Ready qui a déjà été plantée a contaminé les variétés naturelles. En 2009, Cal/West Seeds, par exemple, a découvert que plus de 12% de ses lots de semences étaient testées positives à la contamination, en hausse de 3% par rapport à 2008.
Dans leur étude d'impact environnemental, ils reconnaissent à l’USDA que la luzerne génétiquement monstrueuse peut contaminer la luzerne naturelle, et qu’il est possible que cela crée des difficultés économiques. Ils envisagent même l'initiative sans précédent d'imposer des restrictions sur les champs de luzerne Roundup Ready, en exigeant des distances d'isolement. L'expérience montre que cela ralentira sans arrêter la contamination des OGM. En outre, des études confirment que les gènes passent des cultures génétiquement monstrueuses dans le sol et les organismes qui l’habitent, et peuvent se propager dans les champignons par les coupures à la surface des plants d’OGM. Mais l'étude d'impact n’aborde pas adéquatement ces menaces et leurs conséquences.
Au lieu de cela, l'USDA marche pour l’essentiel la main dans la main avec l'industrie biotechnologique et ferme les yeux sur les dommages importants déjà infligés par le Roundup. S'il décide d'homologuer la luzerne Monsanto, le ministère pourra au final être accusé d’une catastrophe de proportion dantesque. [4]
Auteur international à succès et cinéaste, Jeffrey M. Smith est le directeur exécutif de l'Institute for Responsible Technology. Son premier livre, traduit en français, Semences de tromperies : Dénoncer les mensonges de l'industrie agrochimique et des autorités sur la sécurité des aliments génétiquement modifiés, est un best-seller mondial et nominé numéro 1 des livres sur les OGM.
Original : www.naturalnews.com/031138_Monsanto_Roundup.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard
Notes du traducteur
1) Si l’on se réfère à leur mode de fabrication décrit dans Semences de tromperies, au lieu de plantes génétiquement modifiées, elles devraient être appelées plantes survivantes au mitraillage de gènes étrangers. Mais, j’ai adopté définitivement l’expression plantes génétiquement monstrueuses du biologiste Christian Vélot. Dans cette conférence, Christian Vélot explique la confusion savamment entretenue dans le public par les savants de Marseille qui vantent l’utopie OGM à la radio et à la télévision. Élevés hors-sol et pensant être des machines, ces charlatans célèbres ne savent pas que Mère Nature s’optimise spontanément selon ses besoins. C’est pourquoi ils croient qu’elle a besoin de coups de pouce et se pensent capables d’améliorer les plantes à coup de 22 Long Rifle !
2) Une fonction des insectes est de rétablir l’ordre naturel en bouffant par exemple les végétaux non viables. Ce fait explique le problème des ravageurs dans la monstrueuse agriculture moderne,
qui n’existe pas à cette échelle dans le bio ou le traditionnel ancien.
En effet, depuis que des intermédiaires malins se sont accaparés le travail peu salissant et fatiguant du marché semencier, afin de maintenir en vie leur
commerce fondamentalement inutile, ils ne vendent que des semences bricolées, dites hybrides (Kokopelli est un cas à part). Ces semences sont croisées de manière à produire des plantes diminuées,
dotées de qualités amoindries, de moins de vitamines et nutriments, et surtout qui produisent des semences stériles, en principe. De ce fait, bien qu’on ne le raconte pas trop, les agriculteurs
conventionnels cultivent des plantes de type terminator.
Cette scandaleuse activité inutile de semencier, qu’il faudrait abolir d’urgence, ne semble guère préoccuper les dirigeants attentionnés du bétail qui les
élit. Sans doute que, contre des pots-de-vin, ils favorisent ce trafic qui assure la malbouffe d’un public qu’ils vendent de surcroît au marché des dangereux remèdes et vaccins bidons.
Je soupçonne sérieusement cette trahison des soi-disant élites car, incidemment, elle ressort d’une commentaire de l’ingénieur Marcel Violet, fait lors d’une conférence expliquant son travail pour le moins
extraordinaire. En bref, ayant réussi a faire pousser des pommes de terre d’un semencier et à les faire se reproduire indéfiniment en les améliorant constamment jusqu’à leur donner des qualités
nutritives jamais vues, il y a eu des interférences politiques suscitées par les craintes du semencier. Ce fait n’est qu’un tout petit incident évoqué dans la conférence. La découverte de Marcel
Violet est un procédé qui donne à l’eau des qualités vivifiantes insoupçonnées, hormis peut-être par certains travaux de Wilhelm Reich. J’invite ceux qui ne connaissent pas son œuvre à prendre le
temps d’écouter sa longue conférence. Elle leur ouvrira des horizons. Il existe aussi un livre : Le secret des patriarches.
3) Dans certaines grandes surfaces spécialisées bricolage, si vous demandez de l’herbicide, on vous propose toujours du Roundup en vous assurant que c’est biodégradable. Il m’est même arrivé un jour d’expliquer à un vendeur que Monsanto avait été condamnée parce que ce n’est pas vrai. Ce mensonge et la confusion persisteront dans le public tant que la condamnation ne sera pas convenablement divulguée par les grands médias.
(..)
* Tout d’abord, nous préparons le sol en le travaillant sur 60 cm de profondeur, au lieu de 15 cm de profondeur tel que le fait l’agriculture, en faisant pour ainsi dire du quadruple bêchage. La finalité est d’améliorer la structure du sol et lorsqu’elle est améliorée, il n’est plus nécessaire de réaliser un double bêchage. Il est ensuite suffisant d’ameublir le sol sur 5 cm et de travailler en surface.
* Secondement, nous utilisons du compost. Si vous avez dans la main un morceau de compost de la taille d’une grosse pièce de monnaie, ce que vous tenez est approximativement 6 milliards de formes de vie microbienne. Que la Force soit avec vous!
* Troisièmement, du fait que le sol soit travaillé très en profondeur, ce qui permet aux racines de s’étendre en profondeur plutôt que vers la périphérie, et du fait de la fertilité générée par le compost et la vie microbienne, nous pouvons planter nos plantes de façon si rapprochée que leurs feuilles se touchent quasiment. Lorsque les plantes sont mâtures, le rendement est de deux à six fois supérieur, en comparaison avec une pratique conventionnelle de jardinage. Le résultat semble être une scène de la nature plutôt qu’un tableau de peinture abstraite plein de petits déserts entre les rangs. La racine est l’organe de contrôle de la plante. Dans les années 1950, le Professeur Snyder de l’Université de Californie à Berkeley, découvrit que lorsque l’on améliore la vitalité des racines, de la plupart des plantes cultivées traditionnellement dans nos champs, dans une toute petite mesure, de 2 à 4 %, la productivité de ces plantes peut augmenter de deux à quatre fois. Une petite amélioration du système racinaire génère une très grande augmentation de productivité et de nutrition. Pour résumer, le troisième élément est donc un espacement très serré, parce que les racines des plantes ont la capacité de s’étendre en profondeur plutôt que de façon horizontale.
* Quatrièmement, nous pouvons mettre en oeuvre le compagnonnage des plantes. C’est une association de culture des plantes qui croissent mieux ensemble que séparément. Par exemple, les haricots verts et les fraises croissent plus harmonieusement ensemble que séparément. Il en est de même avec les laitues pommées qui ont une meilleure saveur lorsqu’on les associe avec des épinards, à raison d’un plant d’épinard pour quatre têtes de laitues. Elles ont de plus une meilleure saveur lorsqu’on les cueille tôt le matin avant même que le soleil ne se lève, non pas avant que le soleil levant les effleure mais plutôt avant que le soleil ne se lève.
* Cinquièmement, ces pratiques agricoles Biointensives constituent un système global. Il ne suffit pas de préparer un sol épuisé sur 5, ou 10, ou 15 cm et de placer les plantes de façon très serrée. Si vous n’utilisez pas de compost, le système ne peut pas fonctionner.
* Le sixième point concerne la production de carbone à la ferme ou dans le jardin.
* Le septième point concerne la production de calories pour un équilibre nutritionnel total.
* Le huitième point qui est le dernier, mais non le moindre, concerne l’utilisation de semences de variétés fixées, afin de promouvoir la protection de la diversité génétique.
Régime très carné : 9350 m2 par année et par personne.
Régime moyen : 4700 m2 par année et par personne.
Régime végétalien : 1100 m2 par année et par personne.
Régime moyen en 1988: 2420 m2 par année et par personne.
Régime moyen en projection de l'an 2000 : 1760 m2 par année et par personne.
Régime moyen en projection de l'an 2014 : 990 m2 par année et par personne.
Avec des rendements moyens et un régime végétalien: 440 m2 par année et par personne.
A l'origine, Pierre Morel était un physicien théoricien (Mécanique quantique statistique). Engagé très tôt dans la recherche spatiale, il s'est spécialisé dans l'étude de la circulation atmosphérique globale et du climat. Il est le fondateur du Laboratoire de Météorologie Dynamique (LMD) de Paris VI, ENS, CNRS. Entre autres éminentes fonctions, Pierre Morel a été Directeur Général de l'Agence Spatiale Française en charge de la science et de la technologie (1975-1982), puis Directeur du Programme de recherche International sur le climat mondial (1982-1994). De 1995 à 2000 il a été "Visitor Senior Scientist'" au Quartier Général de la NASA. (voir The Earth Observer août 06). Il est aussi un ancien secrétaire général du programme mondial de recherche sur le climat.
Pierre Morel n'est évidemment pas un sceptique du climat au sens où l'entend aujourd'hui. Par contre, et comme on peut s'y attendre de la part d'un scientifique de ce niveau qui voit les choses
avec le recul qu'apporte une longue expérience, il parle sans aucune contrainte et n'hésite pas à mettre le doigt où ça fait mal et à insister sur les incertitudes, tout à l'inverse de ce que
l'on entend généralement.
Voilà qui nous change de la litanie habituelle.
Il va de soi qu'il est pratiquement impossible de redonner, par écrit, le texte complet de la conférence en question.
J'en ai extrait quelques citations particulièrement "hétérodoxes" en essayant, autant que possible de les replacer dans leur contexte. Les critiques systématiques du "hors contexte" pourront
toujours se référer à l'enregistrement complet de la conférence dont j'ai donné le lien ci-dessus. Bien entendu, et compte tenu du fait qu'il s'agit d'une conférence, le langage de Pierre Morel
est assez "familier". On ne saurait le lui reprocher. A l'exception de quelques répétitions et interjections propres au langage parlé, j'ai retranscris, aussi fidèlement que possible, ses propres
paroles.
Quelques extraits de la Conférence de Pierre Morel (avec indications du compteur relevés sur le lecteur mp3)
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En guise d'introduction, Pierre Morel replace les préoccupations humaines sur le climat, dans un contexte historique. Après avoir rappelé qu'aux temps anciens (les Grecs..) les gens ne se
préoccupaient pas du changement climatique et qu'ils avaient bien d'autres soucis, Pierre Morel évoque les soucis climatiques depuis la Renaissance jusqu'à nos jours.
Sa rétrospective et sa vision des choses ne manquent pas d'humour...
Compteur 2'21" :
"Plus tard, c'est à dire vers le 15ème-16ème siècle, les choses se sont gâtées. Les gens ont vu un certain nombres de signes de changements inquiétants de cet environnement que l'on croyait
stable. En particulier, dans les vallées alpines, les langues de glace commençaient à s'avancer sérieusement au point de menacer les champs puis les maisons et les villages.
Devant cette menace, on a eu recours aux grands moyens. On a organisé des processions avec la croix et la bannière, au sens strict. Alors, ça a marché. En effet, depuis ce temps-là, les glaciers
sont en récession..
Récemment nous sommes confrontés à des avertissements, des indices -disons- tout aussi substantiels... on voit, par exemple, les glaces polaires, les glaces arctiques, les glaces de mer de la
banquise reculer régulièrement depuis trente ans. Et ça on le sait très bien parce qu'on l'observe avec des satellites. La glace d'été en tout cas. En hiver, non.
Alors, face à ces avertissements inquiétants, nous avons eu recours aux mêmes moyens, c'est à dire qu'on a organisé de grandes réunions. J'appelle ça des messes politico-médiatiques. A Rio de
Janeiro, à Kyoto, A Bali et autres endroits. Et on peut espérer que ce que j'appelle des "processions aéroportées" auront le même effet heureux que celles de nos ancêtres. Donc vous voyez que
c'est un sujet dont on parle depuis longtemps. Il a donné lieu à un folklore assez important...."
Morel nous explique ensuite que s'agissant du climat, celui-ci est bien global (contrairement à ce que soutenait Marcel Leroux) et on peut ainsi avoir des idées, des indications, même avec des mesures locales, comme les carottes prélevée en antarctique par exemple, mais il ajoute qu'elles n'ont qu'un caractère indicatif et non explicatif. Compteur 6' 59": " Je n'ai encore jamais vu l'explication réelle, physique, d'un phénomène climatologique fondé sur des données paléoclimatiques. Jamais. Il y a toujours une indication, une base sur laquelle on peut réfléchir, mais ce n'est pas une explication quantitative."
Pierre Morel explique ensuite les grandes difficultés qu'il y a à obtenir des données quantitatives crédibles, notamment sur l'évolution de la température :
Morel explique que même aux Etats-Unis, la méthodologie très contrôlée se heurte à de nombreuses difficultés : changement d'appareil, sauts instantanés. " ça peut être un degré ou un degré et
demi en plus ou en moins"... Il faut corriger ça. On moyenne. Il y a aussi des biais systématiques. On corrige.
Compteur 10'20'' : "On voit un réchauffement progressif qui se monte à 0,6°C en un siècle. mais sur ce 0,6°C en un siècle, il y en a 0,4 qui sont des corrections "
Compteur 10'38" : "Le signal est faible. S'il y en a un, il est bruité. Très bruité. Donc c'est pour vous dire que ce n'est pas évident de mesurer ça et par conséquent la scrutation extrêmement
attentive pour ne pas dire obsessionnelle de ces diagrammes de variations séculaires de tel ou tel paramètre, notamment la température est un tout petit peu... dangereuse, si vous voulez. Il n'y
a pas assez d'information pour en tirer des conclusions. On peut peut-être voir des tendances, bon d'accord. Mais pour y voir des explications c'est beaucoup plus difficile. Le signal est trop
petit. Il y a trop de fluctuations suite à des tas de choses dont je n'ai pas le temps de vous parler mais qui existent et par conséquent, en tirer des conclusions, ce n'est pas facile.
Les signaux sont trop faibles et l'information est trop débile. En d'autres termes, cet effort qui est largement pratiqué par des organismes officiels, le GIEC etc. , tous ces chers amis qui se
réunissent dans des endroits paradisiaques, effectivement passent beaucoup de temps à regarder ces diagrammes. On voit des tendances on discute sur chaque petit truc. On y voit même des
empreintes digitales. L'empreinte de tel ou tel processus, que ce soit le gaz carbonique ou les éruptions volcaniques [...] on imagine beaucoup de choses."
Compteur 12' 12": "On y voit, on y trouve ce qu'on veut. Il suffit de vouloir quelque chose : on le trouve [...] Donc je pense que ce n'est pas possible de faire un diagnostic quelconque sur les mécanismes du climat, explicatif encore moins prévisionnel, simplement sur la base des données. Pas possible. En un mot malheureusement, on ne peut pas faire l'économie d'essayer de comprendre quelque chose. Si on ne comprend rien au système, on ne peut pas comprendre ce qu'il se passe. Il faut aller dans un degré de détails suffisamment bas dans le système pour que les signaux commencent à être gros."
Compteur 12'49" : "A petite échelle, aux temps courts, on voit des signaux considérables. Il n'y a qu'à se promener dans les rues. On voit le temps qui change constamment. Donc, dans le détail
micro météorologique, les signaux sont énormes ...néanmoins plus on fait de moyennes moins on comprend, plus c'est lissé, plus l'information a disparu. Par conséquent, il faut qu'on descende dans
la mécanique du système. Sinon on n'avance pas. C'est une première conclusion à laquelle je tiens beaucoup. Puisqu'on prend des valeurs moyennes qui ne dépendent évidemment ni de la latitude ni
de la longitude, ni du temps puisque ce sont des moyennes sur le temps aussi, il n'y a plus qu'une coordonnée, c'est la coordonnée verticale. Donc nous avons un modèle climatique à une seule
dimension. Une colonne d'air. L'atmosphère. Partant du sol, jusqu'au sommet de l'atmosphère. "
Compteur 13' 53" : Morel nous décrit ensuite la structure de l'atmosphère (stratosphère, tropopause, troposphère). La stratosphère est stratifiée et calme. Les échanges d'énergie s'y font par des processus radiatifs. Par contre ...
Compteur 18'12'' :" La troposphère (NDLR : La partie de l'atmosphère qui se trouve en dessous de la tropopause (vers 9-16 km) jusqu'au sol) est un endroit excessivement complexe.Il s'y passe des tas de choses que l'on ne décrit pas très bien même avec les meilleurs moyens d'observation et que l'on modélise encore moins bien"[....] "On a évidemment de gros doutes sur les nuages. Ça se passe dans la troposphère donc on ne comprend rien. Tout ce qui est bien calculé, ce sont les effets des gaz qui se trouvent dans la stratosphère."
Compteur 34' à 37'51, Pierre Morel nous donne une estimation/description en vigueur de l'effet de serre (type Lindzen) et conclut :
"Bon. Ça nous donne un ordre de grandeur de l'effet de ce réchauffement dû aux gaz à effet de serre et cet ordre de grandeur c'est un degré jusqu'à présent sans compter les phénomènes de couplage avec l'océan et avec la glace de mer etc. Tout ce qu'on appelle des feedbacks, des feedbacks positifs dans ces cas là. Et puis ça ne tient pas compte non plus de l'effet de tampon des océans. L'océan absorbe de la chaleur et ça a pour effet principal de retarder les manifestations et donc ça fait un peu plus petit parce que c'est retardé par l'océan.[...] Donc si on prend en compte tout ça, c'est très raisonnable ça fait de bons ordres de grandeur. Donc si on se base là dessus qui n'est pas miraculeux on a une petite idée du réchauffement que l'on a déjà observé et que l'on va observer dans le futur.
Compteur 37'52" : Morel poursuit : "Alors maintenant que penser du reste ?
Premièrement, il faut savoir que tous les modèles du climat sont absolument essentiels. Car sans modèle on ne peut rien faire. Vraiment si on veut comprendre les choses de façon quantitative, il
nous faut des modèles. Le problème c'est que les modèles ne représentent pas la réalité. Ils font des moyennes sur des surfaces de l'ordre de 10000km2 minimum ou 100000 km2. Et par conséquent
bien entendu dans un bloc de fluide de cette ampleur, on ne peut pas représenter les détails. Donc au lieu de représenter les détails, ils utilisent des formules empiriques pour représenter plus
ou moins l'effet sur les différents flux mais alors ces formules empiriques, elles ont des coefficients, arbitraires, qu'il faut ajuster. Effectivement, on les ajuste. Mais comment est-ce qu'ils
les ajustent. Ils les ajustent plus ou moins en essayant de reproduire le cycle saisonnier et comme on fait ça depuis tout le temps, depuis toujours, on a toujours le même résultat.
En effet, il y a trente ans, les premiers modèles, les plus simples, vraiment primitifs, extrêmement simplistes donnaient exactement les mêmes résultats que maintenant.
La fourchette, la fameuse fourchette de 1,5 à 4,5°C qui est publiée partout, existait, il y a trente ans. C'était la même fourchette parce que c'est le même cycle saisonnier. Implicitement, ils ont tous fait la même chose. Ce que je fais devant vous avec les mains eux, ils le font avec des ordinateurs et des valeurs numériques mais c'est la même chose.. ils ont le même résultat. Alors ça veut dire que leurs prédictions de réchauffement ne sont pas mauvaises puisqu'elles sont fondées sur l'observation empirique [...]
Malheureusement, ça ne nous renseigne pas beaucoup sur le reste. Tout ce qui dépend en détail de phénomènes météorologiques intenses et localisés comme les pluies en particulier, est plus ou
moins massacré dans les modèles. Et par conséquent toutes les prédictions des conséquences de l'impact du réchauffement global sur l'environnement sont plus ou moins ratées.
Pour vous donner une idée, prenons un bout de terrain, un région sur lequel il pleut une certaine quantité d'eau de pluie en un mois. Si cette pluie tombe tous les jours, elle s'infiltre un petit
peu et quand le soleil réapparaît, elle s'évapore. Donc la pluie se réévapore, il n'y a pas de ruissellement. Si au contraire ça tombe d'un seul coup en un ou deux gros événements sporadiques, à
ce moment là, ça fait une petite inondation locale, ça ruisselle et ça remplit les rivières. Donc suivant la distribution dans le temps, dans ce cas là différentes, pour la même quantité moyenne,
on obtient des résultats tout à fait différents.
C'est exactement ce qu'il se passe avec nos modèles c'est à dire que d'accord, ils font des moyennes mais le résultat qu'ils obtiennent n'a aucune raison d'être vraiment le résultat que l'on
souhaite de la réalité parce qu'ils ne représentent pas la réalité."
Compteur 41'05 jusqu'à la fin : "On lit dans les documents officiels "les modèles climatiques découlent des lois de la physique" Je le cite parce que je l'ai lu. Mais c'est pas vrai ! Les modèles climatiques ne sont pas fondés sur les lois de la physique.
Les lois de la physique sont des lois microscopiques. Et le fait que les modèles en question aient un hiatus entre ce qu'ils représentent effectivement c'est à dire des moyennes à l'échelle d'un
bloc de 100 par 100 km ou plus et puis la réalité détaillée, locale, si vous voulez, ce hiatus fait qu'il y a déconnexion. Les lois de la physique ne s'appliquent plus. Alors c'est vrai que les
modélisateurs aiment bien croire que leurs modèles sont fondés sur les lois de la physique parce que si c'était vrai, à ce moment là, il n'y a pas besoin de vérifier leurs formules. Leurs
formules seraient automatiquement bonnes puisqu'elles seraient appuyées sur les lois de la physique. Mais malheureusement elles ne le sont pas..
C'est là le pied d'argile du système. Le gros danger c'est que ces modèles ne sont pas vraiment reliés de façon solide, appuyés, fondés sur les lois de la physique.
Donc il faut aller vérifier les lois empiriques. il faut aller les regarder de près. Et ça c'est malheureusement très difficile parce que si vous prenez la moyenne sur 100 par 100km d'une série
de nuages convectifs, si vous faites la moyenne vous ne voyez plus rien du tout. l'air qui monte est très humide, celui qui descend est plus sec.On fait la moyenne, on trouve un truc
intermédiaire, c'est tout, mais on ne trouve rien du détail du fonctionnement mécanique du système.
Donc on ne peut pas prédire les événements. Ces formules sont entachées de doute et ça malheureusement je crains que la voie sur laquelle s'est engagée la recherche climatique actuelle ne
conduise pas une résolution de ces points là parce que les modèles climatiques n'ont pas les moyens d'exploiter les observations qu'on peut faire de phénomènes de petite échelle.. On peut très
bien aller observer un nuage cumulus ou un ouragan et ramener un tas d'informations mais un modèle climatique ne peut pas comparer cette information expérimentale à l'objet qui est prédit par le
modèle parce que ce n'est pas la même histoire, ce n'est pas la même météorologie, ce n'est pas la même situation. Et par conséquent un modèle climatique qui représente une histoire théorique de
la planète n'a aucune chance de représenter un ouragan particulier qu'on aura été mesurer. Ces modèles climatiques n'ont pas le moyen d'exploiter ces informations. Les météos, oui. Les
météorologistes exploitent cette observation, l'injectent dans les modèles. On appelle ça l'assimilation des données. Il l'appellent l'initialisation d'une prévision déterministe. Si on veut
comparer les résultats de modèles à des phénomènes réels, il faut un modèle météorologique. Un modèle qui absorbe les données instantanément et qui initialise les prévisions. Alors là on peut
voir si ça donne la bonne pluie ou pas. On peut vérifier le lendemain s'il a plu ou pas. Mais autrement, non.
Par conséquent, actuellement, les modèles de la science climatique théorique, tout cela est engagé sur une voie sans issue.
On ne progresse plus depuis au mois dix ans. Alors voilà la situation de la recherche, si je peux me permettre de le dire : Nous avons de bonnes idées sur la façon du comment ça marche. On a pas
mal d'observations, d'ingénieurs, de techniciens même de scientifiques qui font des observations mais on n'arrive pas à passer la barrière. La barrière qui a été érigée entre la science du climat
-je parle de mes collègues américains surtout-. Les scientifiques du climat d'un côté et les ingénieurs ou autres techniciens de la météorologie de l'autre. Et entre les deux ça ne passe pas.
Pour des tas de raisons techniques (plus philosophiques) et par conséquent tant que ça ne passe pas, on a un vrai problème et on ne va pas le résoudre en cinq minutes.
Merci beaucoup !"
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Je pense que ce texte se passe de commentaires. Le franc-parler et, souvent, l'humour de Pierre Morel font mouche.
Pierre Morel n'hésite pas à relever un certain nombre de points délicats et même décisifs, pour beaucoup d'entre eux, qui sont à la base des multiples interrogations des sceptiques du climat mais
qui demeurent, le plus souvent, cachés au grand public et aux politiques.
Comme d'habitude, il n'est hélas pas étonnant que nos grands médias nationaux n'aient jamais évoqué cette conférence remarquable, donnée pourtant par un des fondateurs de la recherche climatique
dans notre pays.
Pour la sauvegarde des abeilles exigeons l’interdiction de tous les néonicotinoïdes, insecticides neurotoxiques et systémiques...
Veuillez lire le descriptif de la pétition (pdf) avant de signer.http://www.apipro-ffap.fr/sapb/IMG/pdf/Petition_contre_les_pesticides_012010.pdf
Pour signer cette pétition remplissez le formulaire suivant en indiquant une adresse mail valide car il vous sera adressé un mail de confirmation. N’oubliez pas de confirmer votre signature. Dans
le cas contraire celle-ci ne sera pas prise en compte.
Vous pouvez diffuser cette pétition :
- en imprimant le pdf
- en copiant le lien vers cet article : http://www.apipro-ffap.fr/sapb//spip.php?article21
ATTENTION ! : n’oubliez pas de surveiller vos mails et de valider votre signature ! Nous vous demandons de faire très attention pour ne pas faire d’erreur en tapant votre adresse mail. Car si
l’adresse mail n’est pas valide, la signature ne peut être validée. C’est chaque jour le cas pour un certain nombre.
Pétition en ligne
http://www.apipro-ffap.fr/sapb/spip.php?article21
04 Avril 2010 : James Lovelock, le père de la théorie dite Gaïa, est un grand totem des environnementalistes. Il nous donne son avis sur l'affaire du CRU, sur les climato-sceptiques, sur la pratique de la science du climat etc...Très surprenant et plutôt rassurant. Enfin... presque tout. Sauf la fin.
James Lovelock est mondialement connu pour avoir enfanté, il y a près de 40 ans, la théorie dite de Gaïa selon laquelle la Terre serait, en gros, un gigantesque organisme vivant attaqué par une espèce (la nôtre). Entre autres, il a écrit un livre,"La revanche de Gaïa", dont le titre est explicite. Lovelock est considéré par beaucoup comme l'un des pères tutélaires de l'environnementalisme.
Ci-contre la photo de James Lovelock avec, en arrière plan, la statue de Gaïa, la déesse tutélaire de notre planète.
Si l'on m'avait prédit, il y a quatre ans, que je rapporterais, un jour, les propos de James Lovelock dans cette page, je n'y aurais pas cru. De fait, ce scientifique britannique, aussi atypique qu'indépendant, était l'auteur de propos apocalyptiques sur l'avenir de la planète, tels que celui-ci :
En Janvier 2006 dans le journal anglais 'The Independant" James Lovelock affirmait sans ambages que, du fait du réchauffement climatique, : " des milliards d'entre nous périront et
quelques rares couples d'humains reproducteurs survivront seulement en Arctique où le climat sera tolérable", vers la fin du XXIème siècle ...Rien que ça.
Selon James Lovelock, la température devait augmenter de 8°C dans les régions actuellement tempérées ce qui supprimera toute possibilité de survie du fait de la disparition de l'agriculture...ce
qui excédait largement les prévisions (scénarios, projections) du GIEC les plus pessimistes....
En Septembre 2007, James Lovelock a sérieusement modéré son discours en affirmant que, peut-être, rien n'était perdu, que les problèmes pouvaient être réglés, grâce, notamment, à sa dernière invention avec laquelle il espérait obtenir le méga-prix Virgin-Branson.
A la fin Mars 2010, James Lovelock (toujours bon pied bon oeil, à 90 ans) a donné un nouvel interview au Guardian
UK et il tient, cette fois-ci, des propos sur un certain nombre de questions de science contemporaine qui me semblent frappés au coin du bon sens et que j'ai voulu partager avec vous.
Ci-dessous, je donne une traduction (approximative, car Lovelock utilise parfois un langage familier) de quelques unes de ses réponses lors de l'interview du Guardian. Vous trouverez le texte original complet de l'interview de Lovelock, ici. En gras, les réponses de Lovelock. En maigre italique, les
questions ou commentaires de l'interviewer du Guardian. En petits caractères, les déclarations en anglais de Lovelock.
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"Sa réaction à la première lecture au sujet des Emails volés du CRU (Il a confessé plus tard qu'il n'avait pas lu les originaux en disant " Bizarrement, j'étais fortement réticent à y fourrer mon nez)"
"I was utterly disgusted. My second thought was that it was inevitable. It was bound to happen. Science, not so very long ago, pre-1960s, was largely vocational. Back when I was young, I didn't
want to do anything else other than be a scientist. They're not like that nowadays. They don't give a damn. They go to these massive, mass-produced universities and churn them out. They say:
"Science is a good career. You can get a job for life doing government work." That's no way to do science.
I have seen this happen before, of course. We should have been warned by the CFC/ozone affair because the corruption of science in that was so bad that something like 80% of the measurements
being made during that time were either faked, or incompetently done.
Fudging the data in any way whatsoever is quite literally a sin against the holy ghost of science. I'm not religious, but I put it that way because I feel so strongly. It's the one thing you do
not ever do. You've got to have standards.
You can make mistakes; they're helpful. In the old days, it was perfectly OK to make a mistake and say so. You often learned from it. Nowadays if you're dependent on a grant – and 99% of them are
– you can't make mistakes as you won't get another one if you do. It's an awful moral climate and it was all set up for the best of reasons. I think it was felt there was far too much inequality
in science and there was an enormous redress. Looking around the country [at the wider society] this was good on the whole, but in some special professions you want the best, the elite. Elitism
is important in science. It is vital."
J'ai été profondément dégoûté. Ma seconde pensée a été que c'était inévitable. Cela devait arriver. La Science, il n'y a pas si longtemps, avant 1960, était surtout une affaire de vocation. Quand, j'étais jeune, je ne voulais rien faire d'autre que d'être un scientifique. Il n'y en a plus des comme ça, de nos jours. Ils n'en ont rien à faire. Ils s'en vont dans ces énormes universités, produites en masse et ils suivent les enseignements mécaniquement. Ils disent "la Science, c'est une bonne carrière. Vous pouvez trouver un travail pour la vie en faisant du boulot pour le gouvernement". Ce n'est pas comme ça qu'on fait de la science.
Bien sûr, j'avais déjà vu ça auparavant. Nous aurions dû être avertis par l'affaire CFC/Ozone parce que la corruption de la science y était si mauvaise que quelque chose comme 80% des mesures qui
étaient faites à cette époque étaient soient truquées soient faites de manière incompétente.
Trafiquer les données de quelque façon que ce soit et quelle qu'en soit la raison, est un péché contre l'esprit saint de la science. Je ne suis pas religieux mais je le dis de cette manière parce
que je le ressens si intensément. C'est une chose que vous ne devez jamais faire. Vous devez avoir des règles.
Vous pouvez commettre des erreurs: Elles sont utiles. Autrefois, c'était parfaitement OK de commettre des erreurs et de le dire. Vous en tiriez souvent un enseignement. De nos jours si vous
dépendez d'une dotation -et 99% d'entre eux sont dans ce cas- vous ne pouvez pas faire d'erreur parce que vous n'aurez pas d'autre dotation si vous le faites. Cela crée un climat moral affreux et
cela a été mis en place pour les meilleures raisons. Je pense qu'il avait été ressenti qu'il y avait beaucoup trop d'inégalité en science et il y a eu une énorme correction. Si on regarde tout
autour dans le pays [et dans l'ensemble de la société ] c'était globalement une bonne chose, mais dans certaines professions particulières, ce que vous voulez c'est le meilleur, l'élite.
L'élitisme est important en science. C'est vital. "
[.....]
Sur la confiance excessive portée aux modèles informatiques :
"I remember when the Americans sent up a satellite to measure ozone and it started saying that a hole was developing over the South Pole. But the damn fool scientists were so mad on the models that they said the satellite must have a fault. We tend to now get carried away by our giant computer models. But they're not complete models. They're based more or less entirely on geophysics. They don't take into account the climate of the oceans to any great extent, or the responses of the living stuff on the planet. So I don't see how they can accurately predict the climate. It's not the computational power that we lack today, but the ability to take what we know and convert it into a form the computers will understand. I think we've got too high an opinion of ourselves. We're not that bright an animal. We stumble along very nicely and it's amazing what we do do sometimes, but we tend to be too hubristic to notice the limitations. If you make a model, after a while you get suckered into it. You begin to forget that it's a model and think of it as the real world. You really start to believe it."
"Je me souviens quand les américains ont envoyé un satellite pour mesurer la couche d'ozone et quand il commença à dire que le trou se développait au dessus du pôle Sud. Mais ces bougres d'idiots de scientifiques étaient si fous de leurs modèles qu'ils ont dit que le satellite devait se tromper. Nous avons tendance à nous laisser entraîner par nos modèles d'ordinateurs géants. Mais ce ne sont pas des modèles complets. Ils reposent plus ou moins complètement sur la géophysique. Ils ne prennent pas en compte le climat des océans de manière suffisamment importante, ou la réponse des choses qui vivent sur la planète. Ainsi, je ne vois pas comment ils peuvent prédire le climat avec précision. Ce n'est pas la puissance de calcul qui nous manque aujourd'hui mais notre capacité à prendre ce que nous savons et le mettre sous une forme que les ordinateurs comprendront. Je pense que nous avons une trop bonne opinion de nous mêmes. Nous ne sommes pas des animaux si brillant que ça. Nous avançons à tâtons avec succès et il est parfois étonnant que nous le fassions, mais nous avons tendance à être trop sûrs de nous pour nous rendre compte de nos limites. Si vous faites un modèle, après un certain temps, il va vous engloutir. Vous commencez à oublier que c'est un modèle et vous allez le voir comme s'il était le monde réel. Vous commencez réellement à le croire."
A propos des climato-sceptiques :
We're very tribal. You're either a goodie or a baddie. I've got quite a few friends among the sceptics, as well as among the "angels" of climate science. I've got more angels as friends than
sceptics, I have to say, but there are some sceptics that I fully respect. Nigel Lawson is one. He writes sensibly and well. He raises questions. I find him an interesting sceptic. What I like
about sceptics is that in good science you need critics that make you think: "Crumbs, have I made a mistake here?" If you don't have that continuously, you really are up the creek. The good
sceptics have done a good service, but some of the mad ones I think have not done anyone any favours. Some of them, of course, are corrupted and employed by oil companies and things like that.
Some even work for governments. For example, I wouldn't put it past the Russians to be behind some of the disinformation to help further their energy interests. But you need sceptics especially
when the science gets very big and monolithic.
I respect their right to be sceptics. Nigel Lawson is an easy person to talk to. He's more like a
defence counsel for the sceptics than a right-winger banging the drum. His book is not a diatribe or polemic. He tries to reason his case.
There is one sceptic that everyone should read and that is Garth Paltridge. He's written a book called the Climate Caper. It is a devastating, critical book. It is so good. This impresses me a
lot. Like me, he's convinced that if you put a trillion tonnes of carbon dioxide into the atmosphere, which we will have done in 20 years' time, it's going to have some nasty effects, but what we
don't know if how nasty and when. If you look back on climate history it sometimes took anything up to 1,000 years before a change in one of the variables kicked in and had an effect. And during
those 1,000 years the temperature could have gone in the other direction to what you thought it should have done. What right have the scientists with their models to say that in 2100 the
temperature will have risen by 5C? There are plenty of incidences where something turns on the heat, but temperatures actually go down perversely, before eventually going up. A cold winter may
mean nothing, as could 10 cold winters in a row.
The great climate science centres around the world are more than well aware how weak their science is. If you talk to them privately they're scared stiff of the fact that they don't really know
what the clouds and the aerosols are doing. They could be absolutely running the show. We haven't got the physics worked out yet. One of the chiefs once said to me that he agreed that they should
include the biology in their models, but he said they hadn't got the physics right yet and it would be five years before they do. So why on earth are the politicians spending a fortune of our
money when we can least afford it on doing things to prevent events 50 years from now? They've employed scientists to tell them what they want to hear. The Germans and the Danes are making a
fortune out of renewable energy. I'm puzzled why politicians are not a bit more pragmatic about all this.
We do need scepticism about the predictions about what will happen to the climate in 50 years, or whatever. It's almost naive, scientifically speaking, to think we can give relatively accurate
predictions for future climate. There are so many unknowns that it's wrong to do it.
Nous sommes très tribaux. Vous êtes soit un bon, soit un méchant. J'ai quelques amis parmi les sceptiques, tout comme parmi les "anges" de la science climatique. Je dois dire que j'ai plus
d'anges comme amis que de sceptiques mais il y a quelques sceptiques que je respecte tout à fait. Nigel Lawson en fait partie. Il écrit intelligemment et bien. Il soulève des questions. Je trouve
que c'est un sceptique intéressant. Ce que j'aime chez les sceptiques c'est que dans la bonne science, vous avez besoin de critiques qui vous font réfléchir : "Zut ! Est ce que j'ai fait une
erreur, là ?" Si vous n'avez pas cela continuellement, vous êtes réellement mal. Les bons sceptiques ont rendu un grand service, mais certains parmi les fous, je pense qu'il n'ont fait du bien à
personne. Certains d'entre eux, bien sûr, sont corrompus et employés par les compagnies pétrolières ou des choses comme ça. Certains même travaillent pour les gouvernements. Par exemple, je ne
mettrais pas ma main au feu que les Russes ne sont pas derrière une partie de la désinformation dans le but de faire la promotion de leurs intérêts énergétiques. Mais vous avez besoin des
sceptiques, tout particulièrement quand la science grossit beaucoup et devient monolithique.
Je respecte leur droit d'être critique. Nigel Lawson est une personne avec laquelle il est facile de
discuter. Il est plus comme une avocat de défense des sceptiques qu'un homme de droite tapant sur un tambour. Son livre n'est pas une diatribe ou une polémique. Il essaye de raisonner son
affaire.
Il y a un sceptique que tout le monde devrait lire. C'est Garth Paltridge (NDT : Un climatologue Australien sceptique , cité dans cette page). Il a écrit un livre qui s'appelle la Farce du Climat (NDT : "Climate Caper" : traduction collins. Ce peut-être
aussi, le détournement, la blague etc..). C'est un bouquin critique et dévastateur. Il est si bon. Il m'impressionne beaucoup. Comme moi-même; il est convaincu que si vous envoyez mille milliards
de tonnes de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, ce que nous aurons fait dans 20 ans, cela aura quelques effets néfastes. Mais ce que nous ne savons pas, c'est dans quelle proportion ils seront
néfastes, ni quand. Si vous regardez dans l'histoire du passé du climat, cela a pris quelquefois jusqu'à mille ans avant qu'un changement dans les variables se produise brusquement et a eu un
effet. Et pendant ces mille années, la température aurait pu aller dans le sens inverse de ce que vous auriez pu penser. Quelle est la justification pour que des scientifiques, avec leurs
modèles, nous disent qu'en 2100 la température aura monté de 5°C ? Il y a plein de situations où quelque chose fait monter la chaleur, mais, en fait, la température descend de manière perverse,
avant de finalement remonter. Un hiver froid ne signifie rien tout comme dix hivers froids à la suite.
The great climate science centres around the world are more than well aware how weak their science is. If you talk to them privately they're scared stiff of the fact that they don't really know
what the clouds and the aerosols are doing. They could be absolutely running the show. We haven't got the physics worked out yet. One of the chiefs once said to me that he agreed that they should
include the biology in their models, but he said they hadn't got the physics right yet and it would be five years before they do. So why on earth are the politicians spending a fortune of our
money when we can least afford it on doing things to prevent events 50 years from now? They've employed scientists to tell them what they want to hear. The Germans and the Danes are making a
fortune out of renewable energy. I'm puzzled why politicians are not a bit more pragmatic about all this.
We do need scepticism about the predictions about what will happen to the climate in 50 years, or whatever. It's almost naive, scientifically speaking, to think we can give relatively accurate
predictions for future climate. There are so many unknowns that it's wrong to do it.
"Les grands centres de recherche sur le climat, tout autour du monde, sont plus que conscients à quel point leur science est faible. Si vous leur parlez en privé, ils ont une peur bleue du fait
qu'ils ne savent pas réellement ce que font les nuages et les aérosols. Ils pourraient être absolument décisifs pour toute cette affaire. Nous n'avons pas encore compris cette physique. Un de
leurs chefs m'a dit un jour qu'il était d'accord qu'ils devraient inclure la biologie dans leurs modèles, mais il m'a dit qu'ils n'ont pas encore la physique correcte à ce sujet et qu'il faudrait
encore cinq ans pour y arriver. Alors pourquoi, bon sang, les politiciens sont-ils en train de dépenser une fortune avec notre argent alors que nous en avons moins les moyens [NDT, en ce moment],
pour faire des choses destinées à empêcher des événements qui se produiront dans 50 ans ? Ils ont embauché des scientifiques pour qu'ils leur disent ce qu'ils voulaient entendre. Les Allemands et
les Danois sont en train de se faire une fortune avec les énergies renouvelables. Je suis étonné que les politiciens ne soient pas un peu plus pragmatiques sur tout ça.
Nous avons vraiment besoin de scepticisme sur les prédictions de ce qui va arriver au climat dans 50 ans, ou quoi que ce soit. C'est tout à fait naïf, scientifiquement parlant, de penser que nous
pouvons fournir des prédictions relativement précises sur le climat du futur. Il y a tant d'inconnues qu'il est absurde de le faire.. "
[....]
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Stupéfiant ! N'est-ce pas ? Lovelock tient un langage que ne renierait certainement pas un scientifique climato-sceptique. Aussi bien sur la fragilité des modèles théoriques que sur la fragilité
des modélisations informatiques et des prédictions... "qu'il est absurde de faire" tant sont nombreuses les inconnues.
La fin de l'interview portait sur les solutions à apporter au changement climatique; Quoique, quand on a lu ce qui précède on peut se demander où est la logique d'un raisonnement qui commence par
affirmer qu'il existe d'énormes incertitudes dans les prédictions du changement climatique jusqu'à en arriver au point qu'on ne peut pas prédire le climat futur ...et qui se termine en proposant
des solutions pour le moins draconiennes pour lutter contre le changement climatique. ..
Voyons cela :
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Sur la manière dont les humains vont s'y prendre pour gérer le changement climatique.
We need a more authoritative world. We've become a sort of cheeky, egalitarian world where everyone can have their say. It's all very well, but there are certain circumstances – a war is a
typical example – where you can't do that. You've got to have a few people with authority who you trust who are running it. And they should be very accountable too, of course.
But it can't happen in a modern democracy. This is one of the problems. What's the alternative to democracy? There isn't one. But even the best democracies agree that when a major war approaches,
democracy must be put on hold for the time being. I have a feeling that climate change may be an issue as severe as a war. It may be necessary to put democracy on hold for a while.
"Nous avons besoin d'un monde plus autoritaire. Nous sommes devenus une sorte de monde égalitaire et effronté où chacun a son mot à dire. Tout ça c'est très bien, mais il y a certaines circonstances -une guerre est un exemple typique- où nous ne pouvons pas faire ça. Il vous faut quelques personnes qui ont l'autorité, auxquelles vous faites confiance et qui se chargent de l'affaire. Et ils devraient aussi, bien sûr, rendre des comptes.
Mais cela ne peut pas se faire dans une démocratie moderne. Ceci est un des problèmes. Quelle est l'alternative à une démocratie ? Il n'y en a pas. Mais même les meilleures démocraties sont
d'accord pour que quand une guerre majeure approche, la démocratie soit suspendue pendant le temps nécessaire. J'ai le sentiment que le changement climatique pourrait être aussi sévère qu'une
guerre. Il est peut-être nécessaire de suspendre la démocratie pour quelque temps."
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Quelques commentaires : Comme je l'ai écrit plus haut, James Lovelock s'exprime, dans bien des domaines comme le feraient beaucoup de scientifiques climato-sceptiques y compris sur l'affaire du trou de l'ozone, pour certains d'entre eux. Ainsi, Lovelock est-il est parfaitement conscient des imperfections, des faiblesses, des nombreuses inconnues et du caractère hasardeux des résultats des modèles actuels qui sont pourtant présentés comme des quasi certitudes ( à 90%) par le GIEC, au grand public et aux politiques.
A l'évidence, le discours de Lovelock a beaucoup évolué au cours de ces dernières années, alors qu'il n'hésitait pas, en 2006, à nous prédire une hausse de température de +8°C et que " des milliards d'entre nous périront et quelques rares couples d'humains reproducteurs survivront seulement en Arctique où le climat sera tolérable". Nul doute, comme il l'avoue lui-même, que la lecture du livre de Garth Paltridge qui est effectivement critique et dévastateur pour la science climatique actuelle, y soit pour quelque chose.
Pourtant, bien qu'il soit manifestement pétri d'incertitudes comme la majorité des scientifiques raisonnables, James Lovelock, jugeant que notre société démocratique, "égalitaire et effrontée où chacun a son mot à dire", ne peut convenir pour résoudre un problème qu'il sait pourtant imprévisible, suggère l'avènement imminent d'un régime autoritaire, parce qu'il a "le sentiment que le changement climatique pourrait être aussi sévère qu'une guerre". C'est assez curieux comme raisonnement. Je ne relèverais pas si ce genre d'affirmation n'était aussi fréquemment entendue et partagée par les tenants d'une certaine frange de la "deep ecology" dont le réchauffement climatique est le cheval de bataille ...
Est-il nécessaire de rappeler à ces fans (plus nombreux qu'on ne le pense) d'un "régime autoritaire" au nom d'un état de guerre contre le changement climatique, que c'est justement au nom de la survie de la démocratie que les pays alliés ont combattu contre l'autoritarisme pendant la dernière guerre et qu'aucun des pays démocratiques engagés au côté des alliés n'a jamais "suspendu la démocratie", même pendant cette dure période ?
Ce texte de Lovelock mérite d'être lu et médité. Il est éclairant sous bien des aspects, pour le débat actuel.
Dès sa réélection, le Président de la Commission européenne, M. Barroso, avait dévoilé son ambition de relancer le développement des Organismes génétiquement modifiés (OGM) en Europe. La mise en œuvre n’a pas tardé : le 2 mars 2010, la pomme de terre transgénique Amflora commercialisée par l’entreprise allemande BASF était autorisée à la culture. Cette date marque un tournant dans les politiques communautaires sur les biotechnologies pour deux raisons. D’une part, il s’agit de la première autorisation accordée à la culture d’une variété de plante transgénique depuis le maïs Monsanto MON 810 en 1998. Un moratoire de fait vient donc d’être levé après douze ans. D’autre part, la décision sur la pomme de terre concerne cette fois une entreprise européenne et non plus américaine. L’argument de la compétitivité internationale pourra jouer à plein pour justifier cette manœuvre pro-OGM.
Mais il y a encore plus grave. Si le contexte politique le permet, la Commission pourrait réviser la procédure d’autorisation des OGM en court-circuitant les États et en se basant seulement sur les avis pseudo-scientifiques de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (AESA). Ceci constituerait un nouveau déni de démocratie dans une Union européenne où les peuples refusent très majoritairement les produits transgéniques.
Par la voix de la secrétaire d’Etat française à l’écologie, Chantal Jouanneau, le gouvernement Fillon a manifesté son opposition à la décision communautaire sur la pomme de terre Amflora. Mais ne nous y trompons pas. Avec l’abandon de la scandaleuse taxe carbone et le recul global sur les questions écologiques, la posture gouvernementale sur le dossier des OGM est plus que jamais le fil ténu par lequel tient encore le Grenelle de l’environnement. Aucune conviction anti-OGM chez Nicolas Sarkozy et ses ministres, mais plutôt une stratégie politique de circonstances...
Le M’PEP propose d’en finir avec la guérilla juridique qui oppose depuis des années plusieurs États membres (notamment l’Autriche, la Hongrie ou l’Irlande) à la Commission européenne et à l’Organisation mondiale du commerce. Il faut faire de la désobéissance européenne, c’est à dire dénoncer la directive 2001-18 et le règlement 1829/2003 sur les OGM, dénoncer le Traité de Lisbonne, et interdire purement et simplement les cultures et les importations de plantes transgéniques. Interdire les importations d’OGM doit s’accompagner d’une réorientation radicale des productions agricoles : désintensification de l’agriculture, diversification, relocalisation, contrôle des prix et des quantités... ce qui générera des bénéfices sociaux et environnementaux conséquents. Aucun gouvernement de gauche ne pourrait gouverner sans pratiquer la désobéissance européenne, comme l’illustre très bien le dossier agricole.
Dans l’immédiat, le M’PEP appelle à signer deux textes concernant les OGM en Europe :
la pétition lancée par Inf’OGM, intitulée « Le gouvernement français doit réclamer à la Commission européenne une réévaluation des OGM ! » : http://www.infogm.org/
l’Initiative Citoyenne Européenne sur la régulation des OGM lancée par le mouvement Avaaz : http://www.avaaz.org/fr/eu_health_and_biodiversity/ ?vl
06-04-2010 |
Substances chimiques : gare aux cocktails explosifs |
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à un ami |
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S.v.p. commandez des pétitions supplémentaires et renvoyez les remplies jusqu’au 15 avril 2010 à:
Forum Civique Européen, F-04300 Limans. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site des initiateurs de cette pétition: www.saatgutkampagne.org, ou écrire à
forumciviqueeuropeenkarola@yahoo.fr
Depuis des millénaires les hommes ont cultivé cette diversité. Elle appartient à tous et en premier lieu aux populations indigènes qui l’ont cultivée. Qu’elle soit accessible à tous est la base de notre pain quotidien et de la souveraineté alimentaire. Dans beaucoup de pays ce sont encore aujourd’hui surtout les paysans et les paysannes qui améliorent et multiplient, échangent et vendent les semences.
L’UE veut adopter une législation commune concernant les semences pour tous les pays membres d’ici 2010. Les transnationales des semences exigent le renforcement de leurs droits de propriété intellec-tuelle, par la possibilité d’inscrire des brevets sur les variétés et par la restriction sinon l’interdiction de toutes les semences paysannes et variétés non enregistrées.
Les dix plus grandes transnationales comme Bayer, Monsanto, Limagrain et Syngenta, contrôlent déjà 67% du marché mondial des semences. Pour étendre leur marché, elles veulent imposer au reste du
monde leurs variétés dites modernes qui rendent les paysans dépendant des engrais et des pesticides produits par ces mêmes transnationales, et de l’irrigation artificielle.
Ce ne sont pas leurs variétés industrielles qui pourront nourrir la population mondiale à l’avenir, mais la grande diversité des variétés adaptées aux conditions spécifiques de chaque région et
capables de s’adapter aux changements climatiques.
Les négociations sur une nouvelle législation en Europe se passent jusqu’à présent à huis clos entre les représentants des transnationales et les fonctionnaires européens et nous craignons le pire. Pour influer sur ces négociations une participation la plus large possible à cette campagne est nécessaire.
Nous exigeons
• le droit de produire nos propres semences, de les multiplier et de les échanger
• le renforcement de la diversité régionale par un soutien à ceux qui améliorent et cultivent des variétés biologiques
• L’interdiction des OGM dans l’agriculture
• L’interdiction des brevets sur les plantes
• Une nouvelle procédure pour l’inscription de nouvelles variétés, excluant les OGM et les va-riétés dépendantes de produits chimiques
• L’arrêt du gaspillage d’énergies dans l’agriculture en renonçant à l’utilisation des variétés nécessitant une multitude de produits chimiques, par les monocultures et les transports à travers
le monde
Pétition pour la vérité sur les conséquences de Tchernobyl
Abrogation de l'accord OMS-AIEA
L'Organisation Mondiale de la Santé doit oeuvrer pour la santé publique. L' Agence Internationale de l'Energie Atomique est chargée de promouvoir le développement de l'énergie nucléaire. Deux missions antagonistes, et pourtant ! En 1959, ces deux organismes ont signé un accord qui les oblige à coopérer étroitement. Depuis lors, les populations du monde entier payent au prix fort l'existence de cet accord incestueux. Signez vous aussi la pétition pour abroger l'accord qui lie l'OMS à l'AIEA.
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