L'Esprit d'Enoch
Ceux qui lisent régulièrement Rebelles.info, et surtout notre dossier sur la crise financière, savent que cela fait plus d'un an que j'ai prévenu que l'explosion de la "bulle" des dettes publiques
allaient frapper les économies occidentales encore plus fortement que les "subprimes". Ils savent également qu'à Rebelles.info nous n'avons jamais cru à la petite musique sur la reprise que
nos hommes politiques, les spéculateurs et les médias tentent de nous vendre depuis le printemps. J'ai toujours dit et écrit qu'aucun des problèmes à l'origine de la crise financière de 2007-2008
n'avait été réglé. Ils ont juste été balayés sous un tapis.
Je pense que les événements de ces derniers heures montrent que nous sommes entrés dans la seconde phase de la crise économique. La faillite de Lehman Brothers avait déclenché la crise bancaire. Celle de Dubaï préfigure la faillite des Etats. D'ailleurs le journal "Le Monde" sent le vent tourner (http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/11/25/l-explosion-de-la-dette-publique-menace-les-economies-occidentales_1271759_1101386.html) : "Selon l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), les trente pays les plus avancés du globe verront leur dette grimper jusqu'à 100 % de leur richesse produite en 2010, signalant le quasi-doublement de leur endettement en vingt ans (...) "Une dette à 100 % du PIB signifie que tout ce qui a été produit pendant un an devrait être consacré au remboursement. Les gouvernements sont-ils en situation de le faire ?", s'interroge le Center for European Policy Studies, à Bruxelles. La question n'est pas purement rhétorique. Si les marchés venaient à douter de la capacité de remboursement des Etats développés, ils pourraient se détourner de leurs titres publics (obligations, bons du Trésor…) et assécher leur circuit d'approvisionnement en argent frais (...). La conséquence de tout cela ? Une récession encore plus forte et la faillite de plusieurs nations. Tout cela provoquant bien entendu une explosion du chômage et des troubles sociaux d'une intensité incalculable.
Déjà l'Emirat de Dubaï est sur la paille. La nouvelle a fait l'effet d'une bombe dans le monde de la finance internationale provoquant la chute des bourses mondiales. La faillite de ce paradis fiscal et des fonds souverains, qui soit dit en passant devaient être l'un des moteurs de la reprise, prouve que le monde n'est pas au bord de la reprise mais proche du gouffre. L'exposition des banques européennes à la dette de Dubaï et des sociétés qui lui sont rattachées est estimée entre 13 et 26 milliards d'euros selon les sources. Quant à la Banque des règlements internationaux (BRI) elle évalue à 93 milliards de dollars l'exposition des banques européennes aux Emirats arabes unis, dont 11 milliards pour les établissements français (0,1% de leurs engagements), dans des documents publiés sur son site. Toujours selon la BRI, le pays le plus exposé est de loin le Royaume-Uni, avec 51 milliards de dollars. Qui disait que la crise financière était derrière nous ?!!!
Vient s'ajouter à cette nouvelle la rumeur de plus en plus persistante sur une faillite assez proche de la... Grèce. Le premier ministre lui-même, le socialiste Georges Papandréou, agite la menace de la banqueroute ce qui ne fait que renforcer la nervosité des marchés financiers. Mais si la situation de la Grèce inquiète c'est surtout parce que ce pays est membre de l'Euro. Sa banqueroute aurait des répercussions énormes sur la monnaie européenne et donc sur tous les membres de l'euroland. Accrochez vos ceintures !
Et c'est dans ces conditions que l'on vient d'apprendre que le chômage en France vient de progresser de 2% en octobre soit 52.400 chômeurs supplémentaires. Il y a désormais 2.627.300 en métropole en métropole et même 3.788.200 en tenant compte des personnes ayant exercé une activité réduite. Cette progression mensuelle est énorme au regard des discours optimistes de nos dirigeants ces dernières semaines. Ce qui prouve une nouvelle fois que nos élites n'ont absolument pas mesuré la gravité et la profondeur de la crise et qu'elles racontent n'importe quoi.
David Bescond pour Rebelles.info
NDLR : Je viens d'apprendre qu'un ménage américain sur quatre est endetté jusqu'au cou. Il est donc inutile d'attendre des Etats-Unis une hypothétique reprise. Lorsqu'on est endetté et au chômage on ne consomme pas ! Par David Bescond - Publié dans : Dossier crise financière
Je pense que les événements de ces derniers heures montrent que nous sommes entrés dans la seconde phase de la crise économique. La faillite de Lehman Brothers avait déclenché la crise bancaire. Celle de Dubaï préfigure la faillite des Etats. D'ailleurs le journal "Le Monde" sent le vent tourner (http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/11/25/l-explosion-de-la-dette-publique-menace-les-economies-occidentales_1271759_1101386.html) : "Selon l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), les trente pays les plus avancés du globe verront leur dette grimper jusqu'à 100 % de leur richesse produite en 2010, signalant le quasi-doublement de leur endettement en vingt ans (...) "Une dette à 100 % du PIB signifie que tout ce qui a été produit pendant un an devrait être consacré au remboursement. Les gouvernements sont-ils en situation de le faire ?", s'interroge le Center for European Policy Studies, à Bruxelles. La question n'est pas purement rhétorique. Si les marchés venaient à douter de la capacité de remboursement des Etats développés, ils pourraient se détourner de leurs titres publics (obligations, bons du Trésor…) et assécher leur circuit d'approvisionnement en argent frais (...). La conséquence de tout cela ? Une récession encore plus forte et la faillite de plusieurs nations. Tout cela provoquant bien entendu une explosion du chômage et des troubles sociaux d'une intensité incalculable.
Déjà l'Emirat de Dubaï est sur la paille. La nouvelle a fait l'effet d'une bombe dans le monde de la finance internationale provoquant la chute des bourses mondiales. La faillite de ce paradis fiscal et des fonds souverains, qui soit dit en passant devaient être l'un des moteurs de la reprise, prouve que le monde n'est pas au bord de la reprise mais proche du gouffre. L'exposition des banques européennes à la dette de Dubaï et des sociétés qui lui sont rattachées est estimée entre 13 et 26 milliards d'euros selon les sources. Quant à la Banque des règlements internationaux (BRI) elle évalue à 93 milliards de dollars l'exposition des banques européennes aux Emirats arabes unis, dont 11 milliards pour les établissements français (0,1% de leurs engagements), dans des documents publiés sur son site. Toujours selon la BRI, le pays le plus exposé est de loin le Royaume-Uni, avec 51 milliards de dollars. Qui disait que la crise financière était derrière nous ?!!!
Vient s'ajouter à cette nouvelle la rumeur de plus en plus persistante sur une faillite assez proche de la... Grèce. Le premier ministre lui-même, le socialiste Georges Papandréou, agite la menace de la banqueroute ce qui ne fait que renforcer la nervosité des marchés financiers. Mais si la situation de la Grèce inquiète c'est surtout parce que ce pays est membre de l'Euro. Sa banqueroute aurait des répercussions énormes sur la monnaie européenne et donc sur tous les membres de l'euroland. Accrochez vos ceintures !
Et c'est dans ces conditions que l'on vient d'apprendre que le chômage en France vient de progresser de 2% en octobre soit 52.400 chômeurs supplémentaires. Il y a désormais 2.627.300 en métropole en métropole et même 3.788.200 en tenant compte des personnes ayant exercé une activité réduite. Cette progression mensuelle est énorme au regard des discours optimistes de nos dirigeants ces dernières semaines. Ce qui prouve une nouvelle fois que nos élites n'ont absolument pas mesuré la gravité et la profondeur de la crise et qu'elles racontent n'importe quoi.
David Bescond pour Rebelles.info
NDLR : Je viens d'apprendre qu'un ménage américain sur quatre est endetté jusqu'au cou. Il est donc inutile d'attendre des Etats-Unis une hypothétique reprise. Lorsqu'on est endetté et au chômage on ne consomme pas ! Par David Bescond - Publié dans : Dossier crise financière
Jeu 26 nov 2009
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